Réunion du conseil d’administration pour la première fois en présentiel depuis 15 mois

En général, les réunions du conseil d’administration de SUISA et de ses commissions ont lieu la veille de l’Assemblée générale, et ce au même endroit. Cette année, et pour la deuxième fois, ce n’était pas le cas. Nouvelles du Conseil par Andreas Wegelin

Réunion du conseil d’administration pour la première fois en présentiel depuis 15 mois

Panneau d’exposition de SUISA sur un site : la réunion du conseil d’administration, presque au complet lors des réunions régulières de juin, a eu lieu à Muri près de Berne. (Photo: Natalie Schlumpf et Wolfgang Rudigier)

En raison des mesures de précaution liées à la pandémie de coronavirus, pour la deuxième fois, l’assemblée générale n’a pu se tenir que par correspondance. Le conseil d’administration a quant à lui décidé de se réunir à nouveau en présentiel pour la première fois depuis 15 mois. Cette réunion s’est déroulée les 24 et 25 juin 2021 à Muri près de Berne, cela dans le respect des mesures de protection données.

À l’exception d’un membre du conseil d’administration qui n’a pas voulu s’exposer à un risque accru d’infection en raison de ses apparitions imminentes en concert et a donc participé par vidéo, tous les membres se sont joints à la direction et ont apprécié l’occasion d’échanger des idées en marge des réunions et en soirée.

Des perspectives encourageantes dans le secteur des licences en ligne

Le conseil d’administration a reçu des informations détaillées sur les résultats annuels de Mint Digital Services, filiale détenue conjointement avec SESAC, dont l’exercice s’est terminé le 31 mars. Le résultat est encourageant, même si la société doit encore être soutenue. Les perspectives pour le nouvel exercice sont bonnes et permettront d’améliorer encore les revenus. Il est important de noter que le regroupement des droits d’auteur de nos membres avec les droits des grands éditeurs et des sociétés sœurs signifie pour nous plus de pouvoir sur le marché des licences en ligne. Nous pouvons ainsi négocier de meilleures conditions avec les fournisseurs de musique en ligne.

Le 1er juillet 2021, la loi sur les sociétés de gestion collective est entrée en vigueur dans la Principauté du Liechtenstein. Celle-ci contient des dispositions relatives, entre autres, à la transparence des sociétés de gestion collective. Cette mesure met en œuvre la directive européenne de 2014. Afin que ces directives soient également respectées chez SUISA, il s’est avéré nécessaire d’adapter le code de conduite et les règles relatives à la divulgation des conflits d’intérêts à l’intérieur du conseil d’administration. Les obligations de divulgation s’appliquent désormais aussi aux membres du conseil d’administration. Le conseil d’administration a approuvé les documents pertinents.

Ajustements du budget liés au coronavirus

Le conseil d’administration a ajusté le budget de l’année en cours pour refléter la situation actuelle liée au coronavirus. Un budget provisoire pour 2021 avait déjà été approuvé en décembre 2020. Néanmoins, du côté des recettes, il faut s’attendre à un recul de 1,5% par rapport au budget initial. Les dépenses devraient être inférieures de 2,2%.

La situation concernant l’exécution des règles de double imposition entre la société sœur italienne SIAE et SUISA a également été abordée lors de la réunion. Comme d’autres sociétés sœurs européennes, SUISA interviendra auprès des autorités fiscales italiennes afin que les déductions de l’impôt à la source soient aussi faibles que possible pour les membres de SUISA ayant droit à des redevances et résidant hors de Suisse.

Enfin, le conseil d’administration a approuvé une modification du règlement relatif à la distribution des revenus de licence provenant des plateformes de streaming et de téléchargement. Il attendra des précisions de la direction générale quant au délai pendant lequel SUISA peut établir des décomptes ultérieurs pour les utilisations en ligne.

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Il suono della montagna

Al San Bernardino nei Grigioni quest’anno si terrà per la prima volta il Floating Notes Festival. Il Floating Notes si caratterizza per la sua proposta di musica sperimentale. In questo post pubblicato sul blog, gli organizzatori e gli artisti del festival descrivono di quanto possa essere influente un paesaggio suggestivo sulla musica e sulle esibizioni. La SUISA è sponsor del festival. Contributo ospite di Elena Rotondi – Vous trouvez le texte en français en dessous.

Floating Notes Festival: Il suono della montagna

Il Floating Notes Festival si terrà dal 23 al 25 luglio 2021 a Mesocco nei pressi di San Bernardino. (Foto: Sebastiano Piattini)

Kety Fusco, fondatrice e programmatrice del Floating Notes Festival, ha un’idea ben precisa di quello che sarà il cuore pulsante del suo festival: gli artisti realizzeranno una ricerca sonora, sperimentale ed inedita, che nel rispetto del proprio background artistico e musicale si adatti al luogo della performance, rendendo così impossibile staccare il contenuto dell’esibizione dal luogo nel quale è nata. Per questo motivo il Floating Notes Festival sarà un evento del tutto originale, perché musica e luogo verranno fusi in una performance irripetibile.

Kety Fusco, con la sua arpa elettrica, aprirà la serata inaugurale del festival all’interno della fonte dell’acqua di San Bernardino, venerdì 23 luglio. Questo, ci dice, vuole essere un manifesto dell’idea che muove il festival: l’esigenza di unire estetica e storia di San Bernardino, di far rivivere un luogo che, storicamente, è sempre stato un punto di attrazione per viaggiatori internazionali e che ancora oggi, grazie alla bellezza incontaminata dei suoi spazi, attrae molti visitatori. Il tutto con uno sguardo rivolto al futuro, attraverso la musica evocativa, innovativa e sperimentale che abiterà quegli spazi, riempiendoli così d’un significato nuovo.

Agli artisti in programma è stato chiesto in che modo il loro processo creativo guida la loro preparazione al festival e la performance una volta saliti sul palco. Camilla Sparksss, che seguirà nella serata alla Fonte Minerale, ci racconta come sta sperimentando un live set apposta per il Floating Notes Festival: “Escono sonorità che sento molto vicine al suono della montagna nella sua imponenza, con i suoi echi e i suoi pericoli. Sarà una performance che per qualcuno potrebbe risultare molto sperimentale, ma basterà chiudere gli occhi e immaginarsi un viaggio all’interno delle rocce per sentirsi una cosa sola con le montagne”.

Anche interessante scoprire come Adriano Koch, il giovane musicista che chiuderà la serata di venerdì 23 luglio, lega la sua performance al luogo in cui verrà eseguita: “È sempre motivante vedere come una location può cambiare l’energia e il messaggio artistico di una canzone. Quindi è importante per me registrare uno spettacolo, per conservare la testimonianza di quel momento specifico che non ci sarà mai più.”

Il giorno successivo, sabato 24 luglio, il festival grigionese non poteva continuare senza la presenza del pioniere della ricerca strumentale e sonora: Simon Berz, che eseguirà sul Passo del San Bernardino una live performance suonando delle pietre. “Ho costruito – ci spiega il musicista – il mio strumento Tectonic da pietre vulcaniche sonore che ho trovato in Islanda. Le pietre ora suoneranno in un’altra ‘stanza di pietra’, quella a San Bernardino.”

Il Floating Notes Festival si distingue anche per un evento che lega musica e corpo, in una meditazione guidata di Keri Gonzato, che sarà accompagnata dalla musica registrata di Federica Furlani, in arte Effe Effe. Un soundscape cucito su misura per meditare a più di 2000 metri di altitudine.

Sabato 24 luglio invece ci sarà la prima assoluta della colonna sonora del Festival, commissionata alla musicista ticinese Chiara Dubey che descrive così il processo creativo della sua composizione: “sono partita con l’idea che, probabilmente, mi sarei lasciata ispirare dal suono degli elementi naturali in cui mi sarei trovata immersa una volta arrivata a San Bernardino, ad esempio il fruscio degli aberi o lo scrosciare dell’acqua. Siccome questo concerto rappresenta il mio primo assaggio di montagna dopo un anno strano fatto di solitudine condivisa e quiete assordante, per questo brano ho deciso di guardare verso l’interno: ho ascoltato i miei pensieri ed è stato come ritrovare una vecchia amica dopo tanto tempo. Sono certa di non essere stata la sola a vivere quest’esperienza e spero che lasciar tuonare questa canzone, Stranger – “estraneo” – nella notte del festival sarà liberatorio sia per me che per tutti i presenti, anche perché il nostro palco sarà circondato da un paesaggio montano spettacolare, di una bellezza grezza, naturale, libera”.

Chiuderanno la serata di sabato i Peter Kernel, assodato duo ticinese che ha deciso di misurarsi con un contesto e una performance inediti. Infatti, Aris Bassetti e Barbara Lehnhoff non si esibiranno con la loro tipica formazione rock, ma prepareranno un dj set esclusivo fatto di musiche ripescate dal passato e lanciate nel futuro, facendole riverberare al meglio tra i solchi delle montagne attorno: “Per noi è fondamentale instaurare una certa connessione con il pubblico, perché dobbiamo capirci a vicenda per creare un’esperienza indimenticabile. Per il Floating Notes abbiamo deciso di fare qualcosa di esclusivo, qualcosa che non facciamo mai. Non suoneremo un concerto normale, ma faremo un dj set sperimentale. Proporremo musica che in qualche modo si sposa bene in un contesto di montagna e aria fresca; e cercheremo di mixarla a modo nostro, alternando momenti eterei a situazioni molto concrete. Poi sul momento vedremo che strada percorrere in modo più marcato. L’idea però è quella di mostrare un lato inedito di Peter Kernel e di rispettare le montagne attorno”.

Domenica mattina, a chiudere questa prima edizione del Floating Notes Festival, ci penserà Leoni Leoni allietando il pubblico con il suo storto-ma-dolce live set. L’artista, ci fa sapere che di solito, per la preparazione dell’esibizione cerca di non avere troppe idee iniziali: “Non appena sono sul palco, e mi connetto con il luogo e il pubblico, tutto può cambiare a seconda dell’umore. A San Bernardino, per il Floating Notes Festival, farò quindi quello che faccio di solito per entrare in sintonia con un luogo: mi metto a terra come una pianta. Faccio crescere delle radici temporanee per raggiungere l’essenza di un luogo e delle persone che ci sono intorno”.

Il Floating Notes Festival si terrà dal 23 al 25 luglio 2021 a Mesocco nei pressi di San Bernardino. Il programma prevede esibizioni degli svizzeri Kety Fusco, Camilla Sparksss, Chiara Dubey, Leoni Leoni, Peter Kernel e Adriano Koch, dell’italiana Federica Furlani (Effe Effe) e del musicista Simon Berz. Tra le proposte vi sarà anche una meditazione guidata con Keri Gonzato. Maggiori informazioni sono pubblicate all’indirizzo www.facebook.com/floatingnotesfestival.

Le son de la montagne

Cette année, le Floating Notes Festival a lieu pour la première fois au Col du San Bernardino dans les Grisons. Ce festival est dédié à la musique expérimentale. Dans cet article, les organisateurs du festival et les artistes décrivent comment ce paysage unique influence la musique et les représentations. SUISA est un partenaire de sponsoring du festival. Texte d’Elena Rotondi, contributrice invitée

Floating Notes Festival: Le son de la montagne

Le Floating Notes Festival aura lieu du 23 au 25 juillet 2021 à Mesocco (GR) près du Col du San Bernardino. (Photo: Sebastiano Piattini)

Kety Fusco, fondatrice et programmatrice du Floating Notes Festival, a une idée bien précise de ce que sera le cœur de son festival: les artistes effectueront une recherche sonore expérimentale et inédite qui s’adaptera à l’environnement de la performance, tout en intégrant leur propre parcours artistique et musical, rendant ainsi le contenu de la performance indissociable du lieu où elle a été créée. Le Floating Notes Festival sera donc un événement tout à fait novateur, puisque la musique et le cadre seront réunis dans une performance unique.

Kety Fusco donnera le coup d’envoi du festival avec sa harpe électrique à la source du San Bernardino (GR) lors de la soirée d’ouverture, le vendredi 23 juillet. Cette initiative, affirme-t-elle, se veut un manifeste de l’idée qui fait partie du festival, à savoir le besoin d’unir l’esthétique et l’histoire du col du San Bernardino, de faire revivre un lieu qui, historiquement, a toujours attiré les voyageurs internationaux et qui, aujourd’hui encore, grâce à la beauté intacte que l’on rencontre à certains endroits, attire de nombreux visiteurs. Tout cela dans une perspective d’avenir, à travers la musique vibrante, innovante et expérimentale qui imprègnera cet environnement et lui conférera un nouveau sens.

Nous avons demandé aux artistes comment leur processus créatif les guide dans la préparation du festival et de leur performance sur scène. Camilla Sparksss, qui se produira en soirée à la Fonte Minerale, nous parle des expériences qu’elle mène sur un live set spécialement conçu pour le Floating Notes Festival: «Je crée des sons qui, à mon avis, sont très proches de ceux de la montagne, dans toute sa majesté, avec ses échos et ses dangers. Ce sera une performance qui pourrait sembler très expérimentale pour certains. Mais il suffira de fermer les yeux et d’imaginer un voyage au cœur des rochers pour se sentir en symbiose avec les montagnes».

Adriano Koch, qui clôturera la soirée du vendredi 23 juillet, lie sa performance au lieu de son concert également de manière très intéressante: «C’est toujours motivant de voir à quel point un lieu peut changer l’énergie et le message artistique d’une chanson. Voilà pourquoi il me tient à cœur de réaliser une performance qui capturera ce moment spécial qui ne se reproduira plus jamais».

Ce festival dans les Grisons ne saurait se poursuivre sans la présence du pionnier de la recherche instrumentale et sonore: le lendemain, samedi 24 juillet, Simon Berz réalisera une performance live avec des pierres sur le Col du San Bernardino. Le musicien explique: «J’ai fabriqué mon instrument TECTONIC à partir de pierres sonores volcaniques que j’ai trouvées en Islande. Ces pierres vont maintenant résonner dans un autre “environnement de rochers”, celui du Col du San Bernardino».
Le Floating Notes Festival se distingue également par une manifestation qui allie la musique et le corps: une méditation guidée par Keri Gonzato, accompagnée par la musique enregistrée de Federica Furlani, alias Effe Effe. Un paysage sonore tout à fait propice à la méditation à plus de 2000 mètres d’altitude.

Le samedi 24 juillet, la bande sonore du festival sera présentée pour la toute première fois. Celle-ci a été commandée auprès de la musicienne tessinoise Chiara Dubey. Cette dernière décrit le processus créatif de sa composition comme suit: «Au début, il y avait l’idée que je me laisserais probablement inspirer par les sons des éléments naturels dans lesquels je m’immergerais à mon arrivée à San Bernardino. Par exemple, le murmure des sapins ou le clapotis de l’eau. Ce concert étant mon premier rendez-vous avec la montagne après une année étrange de solitude partagée et de silence assourdissant, j’ai décidé pour ce morceau de me tourner vers l’intérieur: j’ai écouté mes pensées et c’était comme retrouver un vieil ami après une longue période de séparation. Je suis sûre de ne pas être la seule à avoir vécu cette expérience. Et j’espère que faire résonner cette chanson, “Stranger”, dans la nuit du festival sera une expérience libératrice pour moi ainsi que pour toutes les personnes présentes, d’autant plus parce que notre scène sera entourée d’un paysage montagneux spectaculaire, d’une beauté brute, naturelle et libre».

La soirée du samedi sera clôturée par Peter Kernel, un duo tessinois bien connu qui participera au Festival dans un contexte inhabituel et présentera une performance tout aussi atypique. Ainsi, Aris Bassetti et Barbara Lehnhoff ne se produiront pas comme un groupe de rock typique, mais prépareront un DJ set exclusif, composé de musique du passé et projetée vers l’avenir, afin qu’elle résonne pleinement dans les sillons des montagnes environnantes: «Pour nous, il est essentiel d’établir un certain lien avec le public; nous devons nous comprendre mutuellement afin de créer une expérience inoubliable. Pour le Floating Notes Festival, nous avons décidé de réaliser quelque chose d’exclusif, quelque chose que nous ne faisons jamais habituellement. Nous ne donnerons pas un concert normal, mais un DJ set expérimental. Nous jouerons de la musique qui, en quelque sorte, s’intègre bien dans le contexte des montagnes et de l’air pur; et nous essaierons de la mixer à notre manière».

Le Floating Notes Festival aura lieu du 23 au 25 juillet 2021 à Mesocco (GR) près du Col du San Bernardino. Il accueillera les artistes suisses Kety Fusco, Camilla Sparksss, Chiara Dubey, Leoni Leoni, Peter Kernel et Adriano Koch, l’Italienne Federica Furlani (Effe Effe) ainsi que le musicien islandais Simon Berz. Une séance de méditation guidée sous la conduite de Keri Gonzato sera également proposée. De plus amples informations sont disponibles sur www.facebook.com/floatingnotesfestival.
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Le projet «Get Going!» lance sa quatrième édition

Depuis 2018, «Get Going!» fait partie intégrante du programme de contributions à la création de la FONDATION SUISA. La quatrième édition qui récompensera les processus créatifs innovants est désormais lancée. Texte de FONDATION SUISA

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Les lauréats de l’édition 2020 de «Get Going!» (en haut à gauche, dans le sens des aiguilles d’une montre): Isandro Ojeda-García, OY, Réka Csiszér, Pirmin Huber. (Photos: Caio Licínio; Sash Seurat Samson; Romina Kalsi; Gian Marco Castelberg)

Lorsque le projet «Get Going!» a été lancé en 2018, «nous ne savions pas où cela nous mènerait», confie Urs Schnell, directeur de la FONDATION SUISA. À l’époque, l’objectif était de se tourner vers l’avenir. «Plutôt que de simplement féliciter des artistes en leur remettant un Prix, désormais nous investissons dans l’avenir en leur octroyant des subventions».

Depuis la création de «Get Going!», quatre lauréats sont désignés chaque année et reçoivent une contribution de 25 000 francs. L’évolution des conditions de travail des acteurs de la scène musicale explique le vif intérêt que les artistes portent à chaque édition. Aucun résultat particulier n’est attendu à la suite de cette incitation financière, ce qui permet aux musiciens de travailler sans pression financière et sans contrainte de temps. «Le secteur a connu une véritable effervescence ces dernières années, mais la pandémie a marqué un temps d’arrêt pour beaucoup d’artistes. Quoiqu’on en dise, le facteur temps est un atout qu’il ne faut pas sous estimer», précise Urs Schnell.

Candidatures à la 4e édition de «Get Going!» ouvertes jusqu’au 30 août 2021

«Get Going!» est consacré aux projets créatifs et innovants qui repensent totalement la configuration des représentations artistiques habituelles. Avec «Get Going!», l’objectif de la FONDATION SUISA est de se rapprocher des artistes en tant que promotrice, déclare U. Schnell et ajoute: «nous souhaitons remettre le processus créatif libre au centre de nos priorités.»

Dès à présent, les auteurs, compositeurs et musiciens démontrant un lien clair avec la création musicale actuelle de Suisse ou du Liechtenstein peuvent à nouveau déposer leur candidature au concours «Get Going!». Cette année encore, un jury d’experts donnera un coup de pouce financier d’un montant de 25 000 francs à quatre lauréats. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 août 2021.

Afin de démontrer les possibilités offertes par «Get Going!», les portraits des gagnants de l’année dernière seront publiés au cours des prochaines semaines sur le site Internet de la FONDATION SUISA ainsi que sur le SUISAblog.

«Get Going!» sur le site de la FONDATION SUISA

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Assemblée générale 2021: la Conseillère aux Etats Johanna Gapany rejoint le Conseil de SUISA

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Assemblée générale 2021: la Conseillère aux Etats Johanna Gapany rejoint le Conseil de SUISA

L’Assemblée générale de SUISA a élu la Conseillère aux Etats PLR de Fribourg Johanna Gapany (photo) en tant que nouveau membre du Conseil. (Photo: Luan Bardi)

Comme en 2020, SUISA a été contrainte cette année encore de renoncer à tenir une Assemblée générale «physique» en raison de la pandémie de Covid-19. Au lieu de cela, l’AG 2021 a eu lieu par correspondance. Cette année également, les membres de SUISA ont eu la possibilité de voter par écrit ou sous forme électronique.

Comme à l’accoutumée, les membres de SUISA se sont prononcés sur les affaires statutaires de leur coopérative et du groupe SUISA. Ils ont notamment approuvé les comptes annuels et donné décharge au Conseil de SUISA et à l’organe de révision BDO.

La Conseillère aux Etats Johanna Gapany rejoint le Conseil de SUISA

L’Assemblée générale a élu la Conseillère aux Etats PLR de Fribourg Johanna Gapany au Conseil de SUISA jusqu’en 2023, pour succéder à Géraldine Savary, démissionnaire.

Johanna Gapany a passé son enfance en Gruyère et commencé très tôt sa carrière politique. Elle a notamment occupé plusieurs années la présidence des Jeunes Libéraux-Radicaux du canton de Fribourg, puis a été vice-présidente des Jeunes Libéraux-Radicaux suisses. En 2019, Johanna Gapany a été la première femme du canton de Fribourg élue au Conseil des Etats. Elle est vice-présidente de la Commission des finances, membre de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture (CSEC), de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique (CSSS) et de la délégation auprès de l’Union interparlementaire.

Dans son message vidéo à l’Assemblée générale, elle explique la raison de sa candidature au Conseil de SUISA par le fait que «la musique a une valeur particulière sur le plan personnel, ainsi que pour notre culture et notre pays». SUISA compte désormais dans son Conseil en la personne de Johanna Gapany une politicienne engagée qui s’impliquera en faveur des revendications des musiciens. Dans la vidéo, elle déclare : «Je veux vous aider à faire reconnaître votre travail. Une carrière musicale ne devrait pas être considérée comme un caprice, un rêve d’enfant ou une vocation, mais comme un véritable métier.»

Madame Gapany succède à Géraldine Savary (PS, VD), ancienne Conseillère aux Etats, qui a défendu les intérêts des musiciens avec force dix ans durant en tant que membre du Conseil de SUISA. Le postulat de Madame Savary intitulé «La Suisse a-t-elle besoin d’une loi contre le téléchargement illégal de musique?» a été à l’origine de la révision de la loi sur le droit d’auteur en 2010 et de l’adaptation de la loi suisse à l’ère numérique.

Géraldine Savary souhaite à l’avenir se consacrer entièrement à ses nouvelles fonctions de rédactrice en chef du magazine féminin romand «Femina» et a donc décidé de quitter le Conseil de SUISA.

Le règlement général sur les placements de SUISA prend en compte désormais le critère de «durabilité»

Le règlement général sur les placements de SUISA était aussi un point à l’ordre du jour. Le Conseil de SUISA a demandé à l’Assemblée générale de prendre désormais en compte le critère de «développement durable» en plus des deux critères «sécurité» et «liquidité» lors des décisions d’investissements. Les investissements durables sont répartis en fonction des critères ESG: Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (gestion responsable des entreprises). SUISA tiendra compte de ces critères pour toute nouvelle décision d’investissements.

Au total, 1486 compositeurs, paroliers, éditeurs de musique et héritiers ont voté par correspondance. Le compte rendu de l’Assemblée générale de SUISA 2021 est disponible sur: www.suisa.ch/assembleegenerale

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Comme à l’accoutumée, les membres de SUISA se sont prononcés sur les affaires statutaires...Continuer

SUISA est une interlocutrice fiable même en cette période difficile

Chers membres, nous traversons depuis 15 mois la crise du coronavirus et essayons autant que possible d’être pour vous un partenaire fiable pour la gestion de vos droits d’auteur. Pour la deuxième fois, nous sommes obligés de tenir notre Assemblée générale par voie de circulaire. Par Andreas Wegelin, CEO

SUISA est une interlocutrice fiable même en cette période difficile

SUISA est une lueur d’espoir et une interlocutrice fiable pour ses membres même en cette période sombre. (Photo: Tabea Hüberli)

Le fait que l’Assemblée générale ne puisse à nouveau pas avoir lieu physiquement cette année est très douloureux pour le Conseil, la Direction et tous les collaborateurs. L’Assemblée générale constitue le point culminant du cycle annuel de notre entreprise. Seule la rencontre directe avec vous nous permet de savoir si nous sommes sur la bonne voie, si nos prestations satisfont à vos besoins et ce que nous pouvons encore améliorer le cas échéant.

Nous aurions également aimé vous expliquer en personne de manière plus détaillée l’évolution de la situation financière de votre coopérative en cette période difficile suite à l’arrêt des concerts et à l’absence de recette en lien avec les licences correspondantes.

Le résultat annuel 2020 s’est situé à un niveau relativement acceptable (-12%). Pour le résultat de l’année en cours, nous espérons un assouplissement prochain des interdictions d’événements et l’ouverture des cafés, des bars et des restaurants afin que la perte soit de nouveau de l’ordre de 10% par rapport à 2020.

Impact des interdictions d’événements visible seulement avec retard

Vous constaterez sans doute également ce recul des recettes de SUISA dans vos décomptes. Le manque à gagner dû aux prestations live annulées aura pour conséquence des montants plus faibles dans les décomptes que nous adresserons au cours de l’année 2021reposant sur les recettes de 2020. Les décomptes de 2021 mettront donc en évidence, avec un certain retard, l’impact des mesures Corona imposées par les autorités sur le paiement des droits d’auteurs.

Cela vaut également pour les mesures ayant conduit à un deuxième confinement en lien avec la deuxième vague de la pandémie depuis le 21 déc. 2020. Les versements seront également affectés par cet état de fait en 2022.

Aide d’urgence Coronavirus pour les membres de SUISA

L’Assemblée générale 2020 a approuvé la création d’un fonds d’urgence pour les membres recevant moins de recettes de la part de SUISA en raison de la crise du Coronavirus. Ce fonds continue à exister. SUISA offre à ses membres d’autres options pour faire face à un manque de liquidités: il est également possible de recevoir des avances sur des décomptes futurs. Enfin, les auteures et les auteurs en situation d’urgence peuvent également recevoir des prestations de soutien de la part de la Fondation de prévoyance en faveur des auteurs et éditeurs.

Etendue des services en ligne

SUISA reste donc votre interlocutrice pendant la crise. Nous essayons de vous proposer nos services en respectant une discipline stricte en matière de dépenses, notamment sur le plan des frais de personnel.

Nous y parvenons entre autres en renforçant la numérisation des opérations commerciales entre vous et SUISA. Depuis la mi-mai 2021, notre outil de «Business Intelligence», le Royalty Report, est activé pour tous ses bénéficiaires. Il est donc grand temps que vous vous dotiez d’un accès en ligne à votre compte SUISA afin de bénéficier le plus rapidement possible de nos services en ligne. Malgré la pandémie, nous sommes ainsi en mesure d’améliorer continuellement la transparence et les prestations que nous offrons à nos membres.

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SUISA est une interlocutrice fiable même en cette période difficile

SUISA est une lueur d’espoir et une interlocutrice fiable pour ses membres même en cette période sombre. (Photo: Tabea Hüberli)

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Le Royalty Report est en ligne

Du nouveau dans «Mon compte»: par le biais de graphiques clairs et compréhensibles, le Royalty Report offre une vue d’ensemble de l’évolution des recettes SUISA pour les cinq dernières années et donne accès à des analyses individuelles en un seul clic. Texte de Claudia Kempf – La versione italiana del testo si trova sotto.

Le Royalty Report est en ligne

L’interface utilisateur du Royalty Report de SUISA. L’outil d’analyse de données est accessible à tous les membres via le portail «Mon compte». (Photo: SUISA)

Les membres de SUISA apprécient beaucoup le portail «Mon compte» et s’en servent activement. Plus de deux tiers d’entre eux disposent d’un accès au portail et profitent déjà de ses avantages. Depuis mai 2021, «Mon compte» accueille une nouvelle fonctionnalité essentielle: le Royalty Report. Ce nouvel outil d’analyse permet de procéder à des analyses statistiques des recettes SUISA, présentées sous forme de graphiques.

Les décomptes SUISA rassemblent de nombreuses informations. Dans «Mon compte», ces décomptes peuvent être consultés au format PDF. L’analyse cumulée de ces données nécessitait jusqu’à présent une intervention manuelle, ou technique pour les maisons d’édition qui travaillent avec des décomptes électroniques.

Cette étape n’est désormais plus nécessaire. Avec le Royalty Report, un clic suffit pour savoir quelle œuvre enregistre le plus grand succès à l’étranger, quelle œuvre a généré le plus gros chiffre d’affaires l’an passé, ou encore le domaine dans lequel cette œuvre est le plus souvent utilisée: à la radio, en ligne ou dans les discothèques.

Le Royalty Report est interactif

Les paramètres par défaut proposent une vue d’ensemble de toutes les utilisations d’œuvres au cours des cinq dernières années et de l’exercice en cours. Les membres obtiennent donc instantanément la réponse aux questions suivantes: quel chiffre d’affaires ai-je généré avec combien d’œuvres? Quand et où les œuvres ont-elles été utilisées? Quelles sont les meilleures œuvres et quel chiffre d’affaires ont-elles généré pendant cette période? Ai-je gagné davantage en tant que parolier ou que compositeur? En tant qu’éditeur principal ou que sous-éditeur? Mes œuvres sont-elles plus utilisées sur Spotify ou sur Apple Music?

Le Royalty Report est interactif. Il suffit par exemple de cliquer sur une œuvre ou un pays pour que tout l’affichage s’adapte à l’œuvre ou au pays sélectionné-e. Le symbole du lien (maillon de chaîne) dans la liste d’œuvres conduit directement à la banque de données des œuvres et indique comment l’œuvre en question est enregistrée auprès de SUISA.

Diverses fonctions de filtrage permettent de trier les recettes selon différents critères tels que la date de décompte, la période d’utilisation, le pays, la classe de répartition, l’œuvre ou les plateformes proposant de la musique sous forme numérique. Pour obtenir un aperçu plus détaillé, les critères de sélection sont combinables au choix. Le programme offre par ailleurs la possibilité d’exporter les données filtrées au format Excel. En cliquant sur les flèches situées devant les différents critères de sélection, les décomptes et périodes d’utilisation peuvent être affinés. L’analyse d’un décompte en particulier est ainsi également possible.

En cas de question sur l’utilisation du Royalty Report, les fonctions suivantes peuvent être utiles:

  • Info-Buttons: ils apparaissent en faisant passer le curseur de la souris sur les champs en haut à droite dans l’interface utilisateur, et contiennent des informations sur les données affichées dans la rubrique correspondante.
  • Un manuel reprend les principales fonctions ainsi que des conseils et astuces pour l’utilisation du Royalty Report. Il explique également les différents affichages et les classes de répartition.
  • Une vidéo a également été réalisée pour présenter les consignes d’utilisation les plus importantes:

Le Royalty Report est disponible en anglais. Des traductions de tous les termes et des Info-Buttons utilisés dans le Report sont proposées dans le manuel.

Le Royalty Report repose sur le programme d’analyse de données de Microsoft Office. Le développeur du logiciel recommande d’utiliser le Royalty Report sur un ordinateur équipé d’un navigateur de dernière génération. Les appareils mobiles tels que les smartphones et les tablettes ne sont pas adaptés au traitement de grandes quantités de données.

Le portail des membres deviendra à court terme l’interface d’échange principale des membres, pour que SUISA puisse mener à bien ses tâches essentielles plus rapidement et à moindres coûts. Le Royalty Report représente une étape importante vers un avenir numérique. Dans une prochaine étape, la procédure de connexion sera elle aussi modernisée afin que les membres puissent gérer leur compte en ligne en parfaite autonomie.

L’accès à «Mon compte» et donc au Royalty Report est ouvert à tous les membres de SUISA. Demandez dès maintenant l’accès à un compte en ligne personnel: www.suisa.ch/mon-compte


Il Royalty Report è online

Notizie da «Il mio conto»: Grazie a grafici di facile comprensione, il Royalty Report fornisce una rapida panoramica dello sviluppo dei proventi derivanti dai diritti d’autore negli ultimi cinque anni e permette valutazioni individuali con un click del mouse. Testo di Claudia Kempf

Il Royalty Report è online

L’interfaccia utente del Royalty Report della SUISA. Lo strumento di analisi dei dati è disponibile per tutti i membri attraverso il portale «Il mio conto». (Foto: SUISA)

Il portale per i membri della SUISA è popolare e molto utilizzato. Più di due terzi di tutti i membri hanno accesso a «Il mio conto» e utilizzano i vantaggi del portale. Da maggio 2021, il portale si è arricchito di una funzione essenziale: il Royalty Report. Con questo nuovo strumento di analisi introdotto, le valutazioni statistiche delle entrate proprie della SUISA possono essere create ed elaborate graficamente.

I conteggi della SUISA contengono molte informazioni. In «Il mio conto» i conteggi possono essere visualizzati come PDF navigabili. Finora, una valutazione cumulativa di questi dati richiedeva uno sforzo manuale o – per gli editori con conteggi elettronici – uno sforzo tecnico.

Questo sforzo aggiuntivo appartiene ormai al passato: con il Royalty Report, tutti i membri possono ottenere risposte con un click del mouse a domande come: Quale delle mie opere ottiene più successo in un determinato paese? Quale opera ha generato più fatturato l’anno scorso? In quali settori un’opera è stata utilizzata maggiormente: radio, online o discoteca?

Il Royalty Report è interattivo

L’impostazione di base fornisce una panoramica di tutti gli utilizzi delle opere degli ultimi cinque anni e dell’anno d’esercizio in corso. Basta un’occhiata per vedere: Che fatturato ho raggiunto con quante opere? Quando sono state usate le opere e dove? Quali sono le opere più importanti e quale fatturato hanno generato in quel periodo. Ho guadagnato di più come paroliere o compositore, come editore originale o come sub-editore? Le mie opere vengono più utilizzate su Spotify o Apple Music?

Il Royalty Report è interattivo. Cliccando su un’opera o un paese, per esempio, l’intera visualizzazione si adatta all’opera o al paese selezionato. Il simbolo del link (catena) nell’elenco delle opere conduce direttamente alla banca dati delle opere e fornisce informazioni su come l’opera corrispondente è registrata presso la SUISA.

Grazie a varie funzioni di filtro, le entrate possono essere visualizzate secondo diversi criteri come la data di conteggio, il periodo di utilizzo, il paese, la classe di ripartizione, l’opera o i fornitori di musica online. Per ottenere una visione più approfondita, i criteri di selezione possono essere combinati a piacere. Il programma permette inoltre di esportare i dati filtrati in Excel. I conteggi e i periodi di utilizzo possono essere ulteriormente specificati cliccando sulle frecce davanti ai rispettivi criteri di selezione, in modo che una valutazione sia possibile anche per un singolo conteggio.

In caso di domande su come utilizzare il Royalty Report, le seguenti funzioni potranno essere d’aiuto:

  • Pulsanti informativi: Questi appaiono quando il mouse passa sopra un campo nell’angolo in alto a destra dell’interfaccia utente e contengono informazioni sui dati visualizzati in quell’area.
  • Un manuale riassume le funzioni più importanti e contiene suggerimenti e trucchi per l’utilizzo del Royalty Report, nonché spiegazioni delle diverse viste e classi di ripartizione.
  • Un video mostra le istruzioni d’uso più importanti:

Il Royalty Report è offerto in inglese. Il manuale contiene le traduzioni di tutti i termini e pulsanti informativi utilizzati nel rapporto.

Il Royalty Report è basato sul programma di analisi dei dati di Microsoft Office. Lo sviluppatore del software raccomanda di utilizzare l’applicazione su un computer con un browser di ultima generazione. I dispositivi mobili come gli smartphone e i tablet non sono adatti per elaborare grandi quantità di dati.

A medio termine, il portale per i membri sarà ampliato per diventare il punto di contatto centrale per i nostri membri, in modo che i compiti principali della SUISA possano essere offerti in modo più rapido ed economico. Il Royalty Report è un passo importante verso il futuro digitale. Un prossimo passo sarà il rinnovo della procedura di login in modo che i membri possano gestire l’account online in modo completamente indipendente.

L’accesso a «Il mio conto» e quindi al Royalty Report è aperto a tutti i membri della SUISA. Ordinate ora un login per il vostro conto utente online personale: www.suisa.ch/il-mio-conto

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L’interface utilisateur du Royalty Report de SUISA. L’outil d’analyse de données est accessible à tous les membres via le portail «Mon compte». (Photo: SUISA)

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L’octroi de licences par SUISA pour les Livestreams

Depuis le début de la pandémie, la diffusion des Livestreams a progressé dans tous les domaines de l’événementiel. Cette technologie permet en effet de partager un événement avec un public virtuellement présent en dépit des restrictions ou des interdictions en place. Cet article dresse un état des lieux des pratiques en vigueur en matière d’octroi de licences et des conditions appliquées aux Livestreams par SUISA. Texte de Martin Korrodi

L’octroi de licences par SUISA pour les Livestreams

Un concert bien au chaud chez soi: les organisateurs et organisatrices qui diffusent un événement incluant de la musique en temps réel sur Internet doivent déclarer le Livestream à SUISA et demander une licence. (Photo: Scharfsinn / Shutterstock.com)

Pendant la pandémie de coronavirus, les leçons de danse, les sessions de fitness, les offices religieux, les assemblées générales et, de plus en plus, les concerts ont été diffusés sur Internet en Livestream en remplacement des événements annulés. En octobre 2020, un concert virtuel du boys band sud-coréen BTS a rapporté 44 millions de dollars et attiré plus de 900 000 fans dans le monde.

Ces événements en ligne sont un sujet de discussion régulier dans les médias, y compris parmi les acteurs du milieu musical et, bien sûr, entre les organisatrices et organisateurs qui proposent ces Livestreams. À cette occasion, la question revient souvent de savoir à quelles conditions les droits requis pour la diffusion doivent faire l’objet d’une licence.

Qu’est-ce qu’un Livestream?

On parle de Livestream quand un événement unique est retransmis en temps réel sur Internet. Le public peut ainsi se connecter au stream à l’heure du début et suivre l’événement en direct, gratuitement ou contre rétribution. Le Livestream doit être distingué des offres on demand (à la demande), où le public peut consulter le contenu quand il le souhaite. Le Livestream n’est pas non plus une émission. Même si dans le cas d’une émission, les contenus sont diffusés en temps réel, il ne s’agit toutefois pas d’événement individuel, mais de programmes avec une suite d’émissions. Ainsi, il est toujours nécessaire d’obtenir une licence de Livestream quand un événement unique est filmé et diffusé simultanément sur Internet, et dans la mesure où le public ne peut pas décider lui-même du moment auquel il accède au flux.

Les conditions d’octroi de licences pour les Livestreams varient en fonction des tarifs de représentation

Ces événements diffusés en streaming étant très souvent des manifestations qui pourraient tout aussi bien avoir lieu avec un public présent sur place, ou en remplacement d’un tel événement, les conditions d’octroi des licences sont basées sur les conditions des tarifs de représentation correspondants. Par exemple, les pourcentages appliqués à un concert diffusé en continu sont les mêmes que ceux appliqués dans le cadre du tarif commun K (TC K) pour un concert avec un public physiquement présent. Cette procédure alignée sur les tarifs de représentation garantit que les organisateurs de concerts virtuels et physiques soient traités de la même manière, puisque les événements qu’ils organisent tendent à se substituer les uns aux autres.

Les conditions d’octroi de licences distinguent plusieurs catégories: concerts, DJ sets, spectacles et ballets, ainsi que pièces de théâtre. Dans chaque cas, le pourcentage correspondant est calculé sur la base des recettes brutes ou des coûts, comme prévu dans les tarifs de représentation (TC K et TC Hb). L’adaptation proportionnelle du pourcentage à la durée d’utilisation de la musique protégée utilise également le même principe que pour les tarifs de représentation (règle dite pro rata temporis). En sus, la catégorie autres événements regroupe d’autres types de manifestations tels que les événements sportifs, les soirées, les conférences, les offices religieux, les événements organisés dans les foyers et les hôpitaux, etc. Cette catégorie se voit appliquer un forfait de 2% des recettes brutes ou des coûts.

Si les recettes sont inférieures aux coûts ou si aucune recette n’a été générée, les pourcentages sont appliqués aux coûts. Comme pour les tarifs de représentation, on se base ici sur les coûts bruts relatifs à la musique, soit les éléments suivants: cachets et frais d’entretien des artistes, location du matériel de sonorisation et de streaming (microphones, table de mixage, caméra, etc.), location des instruments et location de la salle.

Événements réunissant du public et diffusés en plus en streaming

Il arrive souvent qu’un événement live soit organisé sur place avec un public réduit et diffusé simultanément en Livestream sur Internet afin d’élargir l’impact. Dans ce cas, l’organisateur ou l’organisatrice a besoin d’une licence «normale» pour les droits d’éxecution, et d’une licence supplémentaire pour le Livestream. En règle générale, cela signifie qu’en plus de la facture établie selon le tarif applicable à l’événement, nous facturons pour le Livestream une redevance minimale à hauteur de 40 francs, les recettes ou les coûts de l’événement étant déjà entièrement pris en compte lors de l’octroi de la licence pour la représentation. Il n’y a qu’une situation dans laquelle la règle est différente: si des recettes distinctes sont générées pour le Livestream, la licence pour celui-ci sera calculée sur la base de ces recettes.

Consultation des vidéos après l’événement diffusé en Livestream

Nombreux sont les organisateurs de Livestreams qui mettent les enregistrements de ces retransmissions à disposition sur Internet pendant un certain temps après l’événement en direct pour que les personnes intéressées qui ont raté la date de diffusion puissent accéder au contenu à une date ultérieure. Si le Livestream a été déclaré dans les règles et fait l’objet d’une licence, SUISA autorise l’enregistrement du Livestream en vue d’une consultation ultérieure, moyennant un forfait de 100 francs pour les concerts et les DJ sets et de 50 francs pour toutes les autres catégories.

Quels sont les droits couverts par la licence?

Si l’organisatrice ou l’organisateur se trouve en Suisse ou au Liechtenstein et que les Livestreams s’adressent essentiellement à un public local (Suisse et Liechtenstein), SUISA peut attribuer une licence pour le répertoire mondial dans le domaine des droits d’auteur. S’il s’agit d’un organisateur international qui destine ses streams notamment au public en Suisse et au Liechtenstein, nous pouvons également accorder une licence pour le répertoire mondial pour les utilisations sur notre territoire, mais nous baserons alors le calcul de la licence uniquement sur le chiffre d’affaires réalisé en Suisse et au Liechtenstein.

Dans le domaine des Livestreams, SUISA détient uniquement les droits d’auteur sur la musique. Tous les autres droits susceptibles d’être affectés, tels que les droits voisins ou les droits de synchronisation, doivent être obtenus directement auprès des ayants droits concernés.

Les Livestreams incluant de la musique doivent être déclarés à SUISA

Vous trouverez les conditions d’octroi de licences, le formulaire de déclaration et des informations complémentaires au sujet des Livestreams sur notre site Internet:
www.suisa.ch/fr/clients/online/video/livestreams.html

Les informations suivantes doivent être fournies pour une déclaration complète:

  • Coordonnées du client/de la cliente
  • Catégorie du Livestream
  • Informations concernant le stream: Titre, durée, date, URL du site Web, nombre de vues
  • Recettes brutes totales
  • Coûts (bruts)
  • Y a-t-il un enregistrement destiné à être visible ultérieurement par les spectateurs? (oui/non)
  • Liste des œuvres musicales utilisées dans le Livestream

Une licence est également requise quand le stream est géré via une plateforme externe et intégré au site Web de l’organisateur (p. ex. Facebook Live, Instagram Live, Youtube Live ou Twitch).

Les exceptions possibles concernant les Livestreams, dues aux mesures temporaires prises par le gouvernement fédéral pour lutter contre la pandémie de coronavirus, figurent sur notre site Internet:
www.suisa.ch/fr/suisa/mesures-contre-la-pandemie-du-coronavirus/informations-pour-les-clients.html

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Les redevances de droits d’auteur sont-elles soumises à l’AVS?

Les revenus issus des redevances de droits d’auteur sont-ils considérés comme les revenus d’une activité professionnelle? Les caisses de compensation suisses répondent différemment à cette question. Texte de Michelle Moser

Les redevances de droits d’auteur sont-elles soumises à l’AVS?

Epargne pour l’assurance vieillesse: les caisses de compensation suisses n’ont pas toutes la même réponse à la question de savoir si les redevances de droits d’auteur sont soumises à l’AVS. (Photo: Nattapol Sritongcom / Shutterstock.com)

De nombreux musiciens et musiciennes connaissent différentes sources de revenus: cachets provenant de concerts, salaire provenant d’un emploi dans une école de musique, honoraires pour des commandes de composition ou redevances de droits d’auteur perçues par SUISA en leur faveur.

La question de savoir si les redevances de droits d’auteur perçues par SUISA doivent être considérées comme un revenu provenant d’une activité professionnelle – et donc être soumises à ce titre à l’AVS – est interprétée différemment d’une caisse de compensation cantonale à l’autre.

AVS – Assurance obligatoire pour tous

Toutes les personnes qui résident en Suisse ou qui y exercent une activité professionnelle sont obligatoirement assurées au titre de l’assurance vieillesse et survivants. Toutes les personnes assurées (à l’exception des enfants) sont donc tenues de verser des cotisations AVS. Les revenus provenant d’une activité professionnelle constituent généralement la base de calcul.

Dans le cas d’une activité indépendante, les cotisations sont dues sur la partie des revenus générés par les activités entrepreneuriales, corporatives ou commerciales organisées par l’artiste.

Fondamentalement, on peut adopter la ligne directrice suivante: les cotisations AVS doivent être acquittées sur la partie déclarée comme revenu de l’activité dans la déclaration d’impôt. La situation est différente pour les revenus tels que les placements ou les biens immobiliers qui sont considérés comme des revenus fiscaux, mais pas comme des revenus provenant d’une activité soumis à l’AVS.

Redevances de droits d’auteur: revenu provenant d’une activité ou placement?

L’institution Sozialversicherungsanstalt Zürich (SVA Zürich) défend le point de vue selon lequel les redevances de droits d’auteur sont considérées en principe comme un revenu provenant d’une activité indépendante et doivent être déclarées en tant que telles. Les auteurs doivent donc s’inscrire en tant qu’indépendants.

La SVA Zürich opère toutefois une distinction selon que l’auteur participe activement ou non à l’exploitation de ses œuvres après leur création. S’il est actif après la création de ses œuvres (p. ex. en participant comme musicien au sein d’un groupe qui interprète ses morceaux), on est en présence d’une activité lucrative. Cela inclut également la gestion collective par SUISA. Les revenus issus de cette activité lucrative sont soumis à l’AVS.

Cependant, si l’auteur n’exploite pas activement ses œuvres après leur création et que les droits d’auteur génèrent des revenus à une date ultérieure, ces revenus sont considérés comme des gains en capital et ne sont pas soumis à l’AVS.

En résumé, on peut dire que pour la SVA Zürich, le critère déterminant consiste à savoir si l’auteur participe à l’exécution de ses œuvres ou s’il récolte uniquement les revenus de compositions antérieures.

Une vision différente d’un canton à l’autre

La question de savoir si les cotisations AVS sont dues sur les redevances des sociétés de gestion est tranchée de manière différente par les caisses de compensation en fonction de la personne et de la rémunération.

Par exemple, la caisse de compensation du canton de Vaud, à la différence de la SVA Zürich, stipule que les redevances de droit d’auteur pour la création d’œuvres sont soumises à l’AVS et que les redevances provenant de l’utilisation ultérieure des sociétés de gestion sont des gains en capital non soumis à l’AVS. On peut donc en conclure que les redevances de droits d’auteur réparties par les sociétés de gestion ne sont pas toutes soumises à l’AVS.

L’appréciation de cette question relevant du droit de l’assurance sociale n’appartient pas en dernier ressort aux sociétés de gestion, mais aux caisses de compensation. Par conséquent, les sociétés de gestion suisses recommandent à leurs membres de tirer au clair la nature de leurs obligations vis-à-vis de l’AVS auprès de leur caisse de compensation.

La différence de traitement d’un canton à l’autre concernant l’assujettissement à l’AVS pour les redevances de droits d’auteur n’offre aucune garantie et n’est pas satisfaisante. Les sociétés de gestion suisses continuent par conséquent de suivre ce dossier et informeront les intéressés des dernières évolutions.

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Les revenus issus des redevances de droits d’auteur sont-ils considérés comme les revenus d’une activité professionnelle? Les caisses de compensation suisses répondent différemment à cette question. Texte de Michelle Moser

Les redevances de droits d’auteur sont-elles soumises à l’AVS?

Epargne pour l’assurance vieillesse: les caisses de compensation suisses n’ont pas toutes la même réponse à la question de savoir si les redevances de droits d’auteur sont soumises à l’AVS. (Photo: Nattapol Sritongcom / Shutterstock.com)

De nombreux musiciens et musiciennes connaissent différentes sources de revenus: cachets provenant de concerts, salaire provenant d’un emploi dans une école de musique, honoraires pour des commandes de composition ou redevances de droits d’auteur perçues par SUISA en leur faveur.

La question de savoir si les redevances de droits d’auteur perçues par SUISA doivent être considérées comme un revenu provenant d’une activité professionnelle – et donc être soumises à...Continuer

Modifications dans l’organigramme de SUISA

Dans le cadre du départ à la retraite de notre responsable de la Division Documentation internationale, la direction a décidé de procéder à plusieurs modifications dans l’organigramme de SUISA à partir du 1er mars 2021. Ces changements ont également entraîné des transferts en termes de responsabilités du personnel. Texte d’Irène Philipp Ziebold

Modifications dans l’organigramme de SUISA

Brigitte Küng (photographiée ici lors d’un séminaire de cadres en 2012) a travaillé pendant près d’un demi-siècle pour SUISA et a finalement dirigé la Division Documentation internationale. (Photo: Günter Bolzern)

Après plus de 48 ans au service de SUISA, Brigitte Küng a pris sa retraite à la fin du mois de février 2021.

Ayant commencé son apprentissage chez SUISA en 1972, elle est restée fidèle à SUISA pendant près d’un demi-siècle! Elle a d’abord travaillé à la distribution des licences des supports sonores, à l’époque chez MECHANLIZENZ, avant de poursuivre à partir de 1973 sa mission au sein de la SUISA fusionnée. Elle a ensuite été affectée à la Documentation internationale, Division qu’elle a dirigé avec succès jusqu’à son départ à la retraite.

Brigitte Küng était également chargée du répertoire mondial des «Compositeurs, Auteurs et Éditeurs (CAE)», qui s’appelle aujourd’hui IPI (Interested Party Information) et qui représente tous les titulaires de droits d’auteurs dans le monde. Elle était une interlocutrice très appréciée de ses collègues à travers le monde pour tout ce qui concerne les questions de documentation. Brigitte Küng a également donné des cours portant sur la structuration et la gestion des données documentées auprès des sociétés de gestion des droits d’auteur. Cette activité l’a menée à voyager sur plusieurs continents.

Nous tenons à remercier de tout cœur Brigitte Küng pour la fidélité qu’elle nous a témoignée tout au long de ces années et pour l’excellente qualité de son travail chez SUISA!

Wolfgang Rudigier reprend la direction de la Division Documentation internationale

Il revient désormais à Wolfgang Rudigier de poursuivre le précieux travail entamé par Brigitte Küng. Depuis le 1er mars 2021, il est responsable de la Documentation internationale en plus de la Division Répartition dont il avait déjà la charge. Les nombreuses années d’expérience qu’il a accumulées à la tête de la Division Répartition valent à Wolfgang Rudigier de très bonnes connaissances dans le domaine de la documentation. Ces compétences serviront à créer des synergies, d’autant plus que la documentation et la répartition présentent de fortes similarités dans les procédures appliquées.

Claudia Kempf désormais responsable du groupe Renseignements sur les décomptes de Suisse

En échange, le groupe Informations sur les décomptes nationaux rattaché jusqu’à présent à la Division Répartition, passe en mains de la Division Membres sous la tutelle de Claudia Kempf dès le 1er mars 2021. Cette réorganisation permet à la Division Membres de fournir un service complet et de conseiller les membres de SUISA aussi bien sur le contrat de gestion et les déclarations d’œuvres que sur les questions liées aux décomptes.

Hansruedi Jung responsable de l’IPI

L’IPI (Interested Party Information) est désormais rattaché à la Division Informatique et placé sous la responsabilité de Hansruedi Jung, responsable de la Technologie d’exploitation. L’IPI est notre base de données internationale d’auteurs/autrices et d’éditeurs/éditrices, qui contient des contrats de membres du monde entier. L’infrastructure technique de l’IPI appartient à SUISA. Elle facture ce service annuellement aux sociétés-sœurs qui utilisent le système.

Réorganisation des chefs/cheffes d’équipe

Ces modifications au sein de l’organigramme de SUISA ont également entraîné une réorganisation au niveau des chefs et cheffes d’équipe. Simon Klopfenstein a pris en charge le groupe Informations sur les décomptes nationaux à la date du 1er mars 2021 et est donc passé à la Division Membres.

Eva Bisaz reste responsable, au sein de la Division Répartition, du groupe Répartition étrangère et Informations sur les décomptes étrangers (sociétés-sœurs), mais elle a repris le groupe Répartition des droits de diffusion nationaux à partir du 1er mars 2021.

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Dans le cadre du départ à la retraite de notre responsable de la Division Documentation internationale, la direction a décidé de procéder à plusieurs modifications dans l’organigramme de SUISA à partir du 1er mars 2021. Ces changements ont également entraîné des transferts en termes de responsabilités du personnel. Texte d’Irène Philipp Ziebold

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Quel avenir pour l’exportation de la musique?

Covid-19, transition numérique, crise climatique: comment la musique s’exporte dans une période qui ne ressemble à aucune autre. Responsable de la présence à l’étranger et de la promotion des exportations au sein de la FONDATION SUISA, Marcel Kaufmann nous fait part de ses expériences et réflexions sur le sujet.

Fondation Suisa: Quel avenir pour l’exportation de la musique?

Y aura-t-il un retour à la normale? Le stand commun de la Suisse à jazzahead! Brême 2019. (Photo: Marcel Kaufmann)

Depuis la révolution Internet des années quatre-vingt-dix, la création de valeur sur le marché de la musique s’est déplacée dans une large mesure vers le domaine du Live. Les concerts sont devenus la principale source de revenus pour bon nombre de musiciens et de musiciennes. L’une des conséquences a été l’émergence de nombreux événements de type «showcase». Les artistes avaient par ce biais la possibilité de se présenter à un public professionnel international dans le cadre de performances en direct de durée réduite. Ils espéraient ainsi être retenus par de plus grands clubs ou de plus grands festivals ou être pris sous contrat par des agences opérant à l’international. En association avec différents partenaires, la FONDATION SUISA soutient les efforts d’exportation des musiciens locaux. Depuis de nombreuses années, la fondation organise des plateformes de réseautage suisses à l’occasion de foires et événements internationaux.

Pourtant, ce système bien rodé de déplacements, de performances et de poignées de mains a été brutalement freiné par la pandémie. Les musiciens et musiciennes ont perdu une grande partie de leurs revenus du jour au lendemain, ainsi que leurs filières d’exportation.

Alors que faire? Comment surmonter cette période? Et si l’on ne revenait jamais à la vie d’avant?

L’an dernier, la FONDATION SUISA a participé à de nombreux projets pilotes, testé des outils de chat, encouragé la diffusion des vidéos de showcase par streaming et négocié de nouvelles approches possibles en matière de financement avec les organisateurs. «Une expérience intéressante», «une solution temporaire bienvenue», mais «certainement pas un substitut à un événement en direct»: tel était notre verdict à la fin 2020 – en accord avec une large majorité de musiciens et d’organisateurs.

«Réseauter par Internet n’est pas encore entré dans les habitudes.»

La pandémie a entraîné l’annulation de la quasi-totalité des salons de musique physiques en 2020. Quelques-uns comme le Midem ou le WOMEX ont tenté d’organiser une version virtuelle. Mais les incertitudes liées à la planification étaient encore trop grandes à l’époque. Il était inimaginable d’envisager que des concerts puissent avoir lieu dans un avenir proche. Par conséquent, les organisateurs ont engagé beaucoup moins d’artistes pour ces événements en ligne que pour les spectacles en présentiel. D’autre part, il est impossible de recréer l’ambiance d’un concert Live avec le numérique. Et puis le réseautage par Internet n’est pas encore entré dans les habitudes.

La dernière édition de jazzahead!, organisée tout récemment à Brême de façon virtuelle, l’a d’ailleurs confirmé. Il est vrai qu’il est plus facile d’établir des contacts entre personnes accréditées sur Internet que dans un salon d’expositions bondé. Mais sans l’énergie du collectif autour de soi, on se retrouve vite isolé. Il faudra attendre encore quelques semaines, après des enquêtes approfondies et des discussions avant de pouvoir jauger le succès réel de la présence suisse au plus grand salon mondial du jazz cette année. Autrefois, on pouvait dresser le bilan dès la clôture du salon.

Les deux groupes suisses figurant au programme officiel des showcases de jazzahead! ont choisi deux approches différentes: La formation The True Harry Nulz s’est produite sur une scène à Brême devant une poignée de journalistes qui se sont au moins donné la peine d’applaudir après chaque morceau, ce qu’on pouvait entendre en direct dans le flux. Le showcase du groupe Luzia von Wyl Ensemble, a lui été produit en amont à Zurich, sans public, puis diffusé en flux. Le silence entre les morceaux et l’absence de réactions ont créé le vide autour des artistes.

«Nous devons en permanence inventer de nouveaux scénarios, rester ouverts et remettre en question notre ressenti.»

À l’heure où les campagnes de vaccination redonnent des raisons d’espérer, il serait facile de se contenter d’attendre et de voir dans l’univers en ligne une simple solution temporaire. Mais à une époque où la totalité de notre travail est modifiée en profondeur par la numérisation, de nombreuses questions se posent: l’univers en ligne offre-t-il plus de potentiel que ce qu’on ne croyait en matière d’exportations? Pouvons-nous nous offrir le luxe d’un simple «retour à la normale» à l’heure où la crise climatique mondiale dépasse toutes les pandémies possibles? Une crise qui pourrait avoir un impact durable sur les générations de futurs musiciens et musiciennes et les priver de nombreuses possibilités?

Nous n’avons pas encore de réponses définitives à toutes ces questions. Les changements les plus profonds n’ont pas lieu en ligne, mais dans nos têtes. Et ceux-là mettent plus de temps à opérer que les changements technologiques. D’ici-là, nous devons constamment inventer de nouveaux scénarios, rester ouverts et remettre en question notre ressenti. La priorité absolue reste d’écouter les musiciens et les musiciennes. Car leurs créations doivent pouvoir outrepasser les frontières, aujourd’hui comme demain. C’est en leur nom que la FONDATION SUISA continuera de suivre et de façonner les changements en matière d’exportation musicale.

Nouvel appel à candidatures Get Going!
Pour la quatrième fois, la FONDATION SUISA lancera un appel à contributions Get Going! fin juin/début juillet. Pour tout savoir sur le coup de pouce financier donné à des projets exceptionnels, rendez-vous sur le site Internet de la fondation: www.fondation-suisa.ch
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