Archive de tag: Sponsoring

Congrès suisse sur la musique de film et de médias

«SoundTrack_Zurich», Congrès suisse sur la musique de film et de médias, aura lieu du 29 septembre au 2 octobre 2020, durant le Zurich Film Festival. Les artistes suisses créateurs-trices de musique de film et de médias peuvent mettre à profit cet événement pour développer leur réseau, affiner leurs connaissances spécialisées et s’entretenir avec des acteurs du domaine, expérimentés et actifs au niveau international. Texte d’Erika Weibel

Sountrack Zurich: Congrès suisse sur la musique de film et de médias

SUISA soutient la première édition de «SoundTrack_Zurich», Congrès sur la musique de film et de médias, dont le programme est accessible ici: www.soundtrackzurich.com. (llustration: SoundTrack_Zurich)

Des compositrices et compositeurs de Suisse et de l’étranger partageront avec le public leur expérience et leurs connaissances, dans deux lieux proches l’un de l’autre. Les participant-e-s au Congrès pourront durant l’événement avoir des échanges avec des invités internationaux du Zurich Film Festival (ZFF), dans le cadre de workshops, panels, case studies et conférences, sur des sujets d’actualité de la scène suisse et européenne de la musique de film.

«SoundTrack_Zurich» est en contact étroit aussi bien avec le ZFF et ses invités qu’avec la ZHdK (Haute école zurichoise des arts) où, dans le cadre de l’«International Media Music Competition» et de l’Immsane («International Media Music & Sound Arts – Network in Education»), des échanges internationaux intenses ont lieu au sujet de la formation universitaire pour les créateurs-trices de musique de film et de médias.

Ray Parker Jr. en invité vedette

L’invité vedette de «SoundTrack_Zurich» est Ray Parker Jr., qui a composé la chanson-titre du film «Ghostbusters» et qui, à cette occasion, présentera en première mondiale le film documentaire «Who You Gonna Call», un film sur sa carrière.

Ray Parker Jr. a participé à des centaines de hits «top-25», en tant que compositeur et musicien. Il a composé des chansons, est monté sur scène et a travaillé comme musicien de session avec les plus grandes icônes de l’industrie musicale: Barry White, Aretha Franklin, Diana Ross, Tina Turner, The Temptations, The Carpenters et The Supremes.

Questions de droits dʼauteur en lien avec la création de musique de film et de médias

Le 29 septembre en matinée, il y aura des exposés et des séances d’information sur des thèmes liés au droit d’auteur. Par exemple, des spécialistes de SUISA répondront à des questions sur la documentation et les cue sheets, et donneront des renseignements sur le travail d’établissement de décomptes par SUISA.

En outre, un panel aura lieu sur les «digital challenges» de l’ère actuelle, lors duquel des experts en informatique discuteront avec des acteurs du monde des affaires de ce à quoi pourrait ressembler la future création de valeur numérique dans le domaine de la création de musique de film.

Sponsoring de SUISA

«Soundtrack_Zurich» est organisé par la SMECA, dirigé par Michael P. Aust («SoundTrack_Cologne») et organisé en collaboration avec «SoundTrack_Cologne», le Forum Filmmusik, la ZHdK (Haute école zurichoise des arts) et IMMSANE. «Soundtrack_Zurich» est indépendante du Zurich Film Festival sur les plans organisationnel et financier.

Il est prévu que «SoundTrack_Zurich» devienne une nouvelle plateforme pour les acteurs importants de la création internationale de musique de film. La création de musique de film et de médias occupe également une place très importante dans le monde du business de la musique en Suisse. Dans ce contexte, SUISA est heureuse de contribuer à l’organisation de cet événement en tant que sponsor.

Liens Internet vers l’événement et les partenaires:

SoundTrack_Zurich
Zurich Film Festival
International Film Music Competition
Immsane.com
Smeca
Forum Filmmusik
ZHdK
SoundTrack_Cologne

Articles en relation
«La musique de film suisse est dotée d’une grande diversité et d’une haute qualit黫La musique de film suisse est dotée d’une grande diversité et d’une haute qualité» Avec trois CD, un DVD et un livre, le coffret «Swiss Film Music», édité par la FONDATION SUISA, offre un aperçu fascinant de l’histoire de la musique de film suisse de 1923 à 2012. Nous nous sommes entretenus avec le musicologue et expert en médias Mathias Spohr, qui a agi comme directeur artistique. Continuer
Diffusion musicale numérique: un sou est un sou!Diffusion musicale numérique: un sou est un sou! Les affaires dans le domaine online se caractérisent par des changements constants – et cela pas seulement pour les sociétés d’auteurs. Dans cette seconde partie d’interview, le CEO de SUISA, Andreas Wegelin, donne un aperçu de la situation actuelle et des scénarios envisagés. Continuer
La révision de la loi sur le droit d’auteur est entrée en vigueurLa révision de la loi sur le droit d’auteur est entrée en vigueur La crise du coronavirus a certes éclipsé l’événement. Mais la loi sur le droit d’auteur révisée est entrée en vigueur le 1er avril 2020, la tentative du Parti Pirate de lancer un référendum ayant échoué. Continuer
Réduire article
  1. Hallo Erika,
    vielen Dank für die ganzen Infos zum Event. Auf Ray Parker Jr. freue ich mich besonders.
    Werdet ihr im Anschluss wieder darüber berichten?
    Freue mich wieder davon zu lesen.
    Liebe Grüße,
    Christoph

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

«SoundTrack_Zurich», Congrès suisse sur la musique de film et de médias, aura lieu du 29 septembre au 2 octobre 2020, durant le Zurich Film Festival. Les artistes suisses créateurs-trices de musique de film et de médias peuvent mettre à profit cet événement pour développer leur réseau, affiner leurs connaissances spécialisées et s’entretenir avec des acteurs du domaine, expérimentés et actifs au niveau international. Texte d’Erika Weibel

Sountrack Zurich: Congrès suisse sur la musique de film et de médias

SUISA soutient la première édition de «SoundTrack_Zurich», Congrès sur la musique de film et de médias, dont le programme est accessible ici: www.soundtrackzurich.com. (llustration: SoundTrack_Zurich)

Des compositrices et compositeurs de Suisse et de l’étranger partageront avec le public leur expérience et leurs connaissances, dans deux lieux proches l’un de l’autre. Les participant-e-s au Congrès pourront durant l’événement avoir des échanges avec des invités internationaux du Zurich Film...Continuer

Avec Label Suisse et SUISA, la musique suisse s’exprime | avec vidéo

La 9ème édition du Festival Label Suisse aura bien lieu à Lausanne, du 18 au 20 septembre 2020. La programmation de ce festival bisannuel met l’accent sur le talent et la diversité du monde musical suisse. Le clou de l’événement: des artistes de différents genres musicaux ont composé des œuvres tout spécialement pour Label Suisse. Ces œuvres seront exécutées en direct pour la première fois lors du festival. SUISA est à nouveau l’un des partenaires principaux du festival. Texte d’Erika Weibel

Label Suisse est unique en son genre dans notre pays: tous les deux ans à Lausanne, ce festival permet au public de se faire une idée de la richesse de la création musicale suisse actuelle, en oubliant quelque peu les frontières géographiques et de genres; il présente un aperçu actuel du large éventail des musiciennes et musiciens à l’œuvre en Suisse dans des genres musicaux tels que pop, rock, jazz, musique classique et nouvelle musique populaire, adoptant différentes formes d’expression. Dans le cadre d’un programme diversifié, plus de 60 artistes, bien établis ou émergents, se produiront durant trois jours dans différents lieux en ville de Lausanne.

De passionnants projets de compositions viendront compléter une offre de concerts éclectique. Des compositrices et compositeurs de différents genres musicaux ont créé des œuvres pour le festival; elles y seront présentées en création mondiale.

Le festival ne s’adresse pas seulement à un public amateur de musique, il constitue également un lieu de rendez-vous incontournable pour les agents et organisateurs de concerts de Suisse et de l’étranger. SUISA, coopérative des compositeurs, paroliers et éditeurs de musique, est à nouveau présente, et figure parmi les partenaires principaux du festival. Avec Label Suisse, elle permet ainsi à la musique suisse de s’exprimer et de s’épanouir.

Projets de composition

Les compositions suivantes ont été créées tout spécialement pour l’édition 2020 du Label Suisse:

Jazz
Nik Bärtsch, composition et clavier.
Projet en partenariat avec la Haute école des arts de Zurich et le Jazzcampus de Bâle, avec la participation de jeunes musiciens.
Création: samedi 19 septembre 2020, Salle Paderewski
Autres concerts dans les villes partenaires: Festival Klangbasel (Bâle) et Moods (Zurich)

Musique classique
Antoine Chessex, commande de composition pour grand orgue, orgue positif et orgue Hammond
Interprètes: Simone Keller et Dominik Blum
Projet d’une durée de 35 minutes intitulé «Technosphère & Fragmentation».
Création: dimanche 20 septembre 2020, Eglise St-François

Isabel Mundry, composition
Collegium Novum Zürich (CNZ) ; Brian Archinal, percussion solo
Titre de l’œuvre: Noli me tangere (2020)
Création: samedi 19 septembre 2020, Salle Paderewski

Cod.act – André et Michel Décosterd
«Von Roll Twist 4» – Installation pour 6 haut-parleurs et un performer (Francesco Biamonte)
André et Michel Décosterd combinent leurs talents; le premier est musicien, compositeur et artiste du son, le second est architecte et artiste visuel. Ensemble, ils développent un travail artistique prenant la forme de performances et d’installations interactives. A l’origine de leur démarche, il y a une réflexion sur le son et le mouvement, et les interactions possibles entre ces réalités.
Création: samedi 19 septembre 2020, D! Club

Nouvelle musique populaire
Michel Godard
Plusieurs œuvres ont été créées tout spécialement pour cet événement par Michel Godard; elles seront dirigées par Pascal Emonet, avec comme exécutants des musicien-ne-s de fanfare du Valais et du Conservatoire (jazz) du même canton. L’approche sonore choisie, la banda italienne, est peu connue sous nos latitudes. Cet orchestre sera accompagné par Michel Godard, Pierre Favre, Isa Wiss et Matthieu Michel.

Venez et découvrez comment les sons d’œuvres entièrement neuves sont présentés au public pour la toute première fois.

www.labelsuisse.ch

Articles en relation
Zwahlen / Bergeron, le duo qui révèle ce qu’on n’a encore jamais entenduZwahlen / Bergeron, le duo qui révèle ce qu’on n’a encore jamais entendu D’un côté, la tradition séculaire de la musique chorale; de l’autre, les possibilités presque infinies de la musique électronique. Dans le champ de tension entre ces deux pôles, Jérémie Zwahlen et Félix Bergeron se livrent à des expériences pour donner naissance à quelque chose de totalement nouveau. La contribution Get Going! les soutient dans ce projet. Continuer
Toute la diversité de la musique suisse réunie à Label SuisseToute la diversité de la musique suisse réunie à Label Suisse Le festival Label Suisse s’est tenu pour la huitième fois à Lausanne, du 14 au 16 septembre 2018. Organisé tous les deux ans, cet événement, dédié à la création musicale en Suisse, offre au public un large panorama de l’actuel paysage musical dans notre pays. Continuer
«En route pour la Romandie» à la Fête fédérale de la musique populaire«En route pour la Romandie» à la Fête fédérale de la musique populaire En mai, cinq jeunes musiciens populaires se sont retrouvés à Crans-Montana, sous la direction de Dani Häusler, afin de composer un hymne pour la Fête fédérale de la musique populaire 2019. Ce week-end de composition, lancé par SUISA en collaboration avec le comité d’organisation de la FFMP, a été un grand succès. Continuer
Réduire article

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

La 9ème édition du Festival Label Suisse aura bien lieu à Lausanne, du 18 au 20 septembre 2020. La programmation de ce festival bisannuel met l’accent sur le talent et la diversité du monde musical suisse. Le clou de l’événement: des artistes de différents genres musicaux ont composé des œuvres tout spécialement pour Label Suisse. Ces œuvres seront exécutées en direct pour la première fois lors du festival. SUISA est à nouveau l’un des partenaires principaux du festival. Texte d’Erika Weibel

Label Suisse est unique en son genre dans notre pays: tous les deux ans à Lausanne, ce festival permet au public de se faire une idée de la richesse de la création musicale suisse actuelle, en oubliant quelque peu les frontières géographiques et de genres; il présente un aperçu actuel du large...Continuer

Helvetiarockt: SUISA soutient la voix des femmes musiciennes en Suisse |avec vidéo

De nos jours, les femmes sont encore sous-représentées dans l’industrie musicale, sur scène et dans le monde de la production. Par conséquent, l’association Helvetiarockt s’engage depuis dix ans pour les femmes dans les univers pop, jazz et rock en Suisse. Depuis 2019, SUISA soutient Helvetiarockt en tant que partenaire et a participé en août dernier au «Female* Songwriting Camp» au Fri-Son à Fribourg. Texte de Giorgio Tebaldi; vidéo de Sibylle Roth

Actuellement, un peu plus de 15% des membres de SUISA sont des femmes. La tendance est certes en légère hausse – au cours des dernières années la proportion des femmes parmi les nouveaux membres se situait autour de 20-21% – mais il n’en demeure pas moins qu’avec plus de 50% de femmes au sein de la population, celles-ci sont toujours sous-représentées dans l’industrie de la musique en Suisse. Un constat d’autant plus étonnant que les métiers dans ce secteur ne sont pas spécialement considérés comme des métiers «d’homme».

En 2009, l’association Helvetiarockt a été fondée afin de contrecarrer ce déséquilibre et faire entendre les préoccupations des musiciennes. Depuis 10 ans, elle aide les musiciennes à s’intégrer dans l’industrie musicale et à rencontrer d’autres artistes. Une vaste palette d’ateliers est ainsi proposée pour des (futures) interprètes, productrices et compositrices. Helvetiarockt offre également des possibilités de réseautage pour les musiciennes et réalise un travail important de sensibilisation afin de promouvoir l’égalité des chances dans ce secteur. L’association sensibilise les organisateurs/trices d’événements et place aussi parfois des musiciennes, des femmes DJ et des groupes de musique dans des festivals, des clubs et des événements professionnels.

SUISA, partenaire de Helvetiarockt

Partenaire d’Helvetiarockt depuis 2019, SUISA apporte un soutien financier et de la visibilité à l’association par un engagement de sponsoring. En qualité de coopérative des compositrices, auteurs et éditrices de musique, la collaboration avec SUISA est principalement axée sur les «Female* Songwriting Camps». Cette année, Helvetiarockt et SUISA collaborent également au Cully Jazz Festival (du 27 mars au 4 avril 2020).

Depuis 2015, Helvetiarockt organise les «Female* Songwriting Camps»; ils ont désormais lieu deux fois par an en août dans deux villes différentes: au Kulturzentrum Galvanik à Zoug et au Fri-Son à Fribourg. Lors de ces camps sur cinq jours, des femmes auteurs-compositrices expérimentées apportent leur soutien aux participantes dans le cadre d’ateliers de groupe, de coaching individuel et d’auto-apprentissage autour de la composition, de l’écriture et de l’arrangement. L’objectif principal de cet événement ne consiste pas à ce que les participantes repartent avec des chansons terminées, mais plutôt qu’elles développent leurs compétences en matière de composition et élaborent un réseau avec d’autres musiciennes.

A ce jour, 42 musiciennes ont participé aux «Female* Songwriting Camps» et beaucoup d’entre elles à l’instar de Kimbo, Sasa ou encore Anna Mae sont très actives. «Nous avons déjà pu apporter de la force à plusieurs auteurs-compositrices, c’est génial», nous confie Muriel Rhyner, responsable notamment des «Female* Songwriting Camps» et des «Female* Producing Circles» au sein de l’association. C’est elle qui a créé également les «Songwriting Camps» il y a cinq ans et qui les dirige depuis lors – avec Elodie Romain, alias Billie Bird depuis 2019.

SUISA a participé au «Female* Songwriting Camp» au Fri-Son et a suivi les coachs de même que les huit participantes pendant deux jours. L’événement a plu aux musiciennes : «J’étais à un stade où il était vraiment important pour moi de rencontrer d’autres personnes qui font la même chose et de pouvoir bénéficier de conseils et d’avis de professionnels», explique par exemple l’une des participantes, Ines Martenet. Une autre participante, Emelyne Pannatier, est quant à elle venue au camp avec des questions concrètes sur l’enregistrement d’une chanson, car elle avait «des problèmes en particulier avec la structure de quelques chansons».

Deux nouveaux «Female* Songwriting Camps» sont prévus pour août 2020

En 2020, Helvetiarockt organise à nouveau deux «Female* Songwriting Camps»: du 3 au 7 août au Kulturzentrum Galvanik à Zoug et du 17 au 21 août au Fri-Son à Fribourg. Inscriptions en ligne sur: www.helvetiarockt.ch/songwritingcamp

Comme le dit Ines Martenet dans la vidéo: «Rejoins-nous!»

Articles en relation
«Répondez-moi»: troisième chanson suisse pour le CEC créée dans le cadre du Camp de Composition de chansons SUISA«Répondez-moi»: troisième chanson suisse pour le CEC créée dans le cadre du Camp de Composition de chansons SUISA | avec vidéo Avec «Répondez-moi», pour la première fois depuis 2010, la Suisse envoie une contribution francophone au Concours Eurovision de la Chanson. Le titre a été écrit lors du Camp de Composition SUISA par Gjon Muharremaj (Gjon’s Tears) et les membres SUISA Alizé Oswald et Xavier Michel du duo Aliose, en collaboration avec le producteur belge Jeroen Swinnen. Continuer
10 ans d’Helvetiarockt: Renforcer la voix des femmes·x10 ans d’Helvetiarockt: Renforcer la voix des femmes·x L’association Helvetiarockt s’engage depuis dix ans pour que les femmes·x soient mieux représentées sur la scène musicale. Il est temps de faire un petit bilan. Continuer
«En tant qu’auteur-compositeur, on est une sorte de loup solitaire»«En tant qu’auteur-compositeur, on est une sorte de loup solitaire» Debrah Scarlett était déjà connue sur la scène internationale avant de sortir son premier EP «DYS(U)TOPIA» à la mi-mars. Au préalable, cette musicienne norvégo-suisse a rejoint SUISA. Continuer
Réduire article

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

De nos jours, les femmes sont encore sous-représentées dans l’industrie musicale, sur scène et dans le monde de la production. Par conséquent, l’association Helvetiarockt s’engage depuis dix ans pour les femmes dans les univers pop, jazz et rock en Suisse. Depuis 2019, SUISA soutient Helvetiarockt en tant que partenaire et a participé en août dernier au «Female* Songwriting Camp» au Fri-Son à Fribourg. Texte de Giorgio Tebaldi; vidéo de Sibylle Roth

Actuellement, un peu plus de 15% des membres de SUISA sont des femmes. La tendance est certes en légère hausse – au cours des dernières années la proportion des femmes parmi les nouveaux membres se situait autour de 20-21% – mais il n’en demeure pas moins qu’avec plus de 50% de femmes au sein de la population, celles-ci sont toujours sous-représentées...Continuer

«Répondez-moi»: troisième chanson suisse pour le CEC créée dans le cadre du Camp de Composition de chansons SUISA

Avec «Répondez-moi», pour la première fois depuis 2010, la Suisse envoie une contribution francophone au Concours Eurovision de la Chanson. Le titre a été écrit lors du Camp de Composition SUISA par Gjon Muharremaj (Gjon’s Tears) et les membres SUISA Alizé Oswald et Xavier Michel du duo Aliose, en collaboration avec le producteur belge Jeroen Swinnen. Texte de Giorgio Tebaldi; vidéo de Manu Leuenberger

Le 4 mars 2020, la télévision suisse RTS a annoncé la contribution suisse au Concours Eurovision de la Chanson (CEC) de cette année. Cette fois-ci, la Suisse participera à la compétition avec «Répondez-moi», un morceau chanté par l’auteur-compositeur-interprète suisse romand Gjon’s Tears. Après «Stones» de ZiBBZ (2018) et «She Got Me» de Luca Hänni (2019), c’est la troisième fois de suite que la chanson suisse pour le CEC est issue du camp de composition de chansons organisé par Pele Loriano Productions et SUISA.

C’est en juin 2019 dans les Powerplay Studios de Maur / ZH, lors d’une session d’écriture d’une journée, que le titre «Répondez-moi» a été composé par l’interprète de la chanson, Gjon Muharremaj (Gjon’s Tears) et les membres de SUISA Alizé Oswald et Xavier Michel du duo genevois Aliose, en collaboration avec l’auteur et producteur belge Jeroen Swinnen. La chanson a remporté la procédure de sélection interne de la télévision suisse RTS.

«Trop d’idées et pas assez de temps»

«On garde le souvenir d’une bonne ambiance entre nous», dit Xavier Michel. Dans le même temps, les quatre compositeurs étaient sous pression, poursuit-il. «En un jour, il faut faire connaissance. Il faut ensuite commencer à travailler ensemble. Et puis, le soir, il faut avoir rendu quelque chose de terminé.» Et Jeroen Swinnen ajoute : «Il nous manquait du temps, tout le temps! Il y avait trop d’idées et pas assez de temps. C’est mieux que pas d’idée».

«Il y a eu assez vite une mélodie,», déclare Alizée Oswald dans l’interview vidéo. «On s’est dit mais quels mots vont bien sonner? Parce que c’est toujours ça avec le français. c’est une langue qui est très exigeante pour la faire sonner, par exemple, comme l’anglais.»

Un langage simple et naïf pour des thèmes universels

Pour transmettre le message universel du titre, trouver les bons mots était d’une importance capitale pour les quatre auteurs. «Le challenge c’était d’avoir une apparence comme ça, assez simple dans les paroles, presque naïve, comme si c’était le discours d’un enfant», explique Alizée Oswald. On peut entendre dans la chanson que recevoir des réponses à nos questions est un thème universel. Cette simplicité était particulièrement importante pour Gjon Muharremaj: «La première discussion qu’on avait eue, je m’en rappelle, j’avais dit que pour moi, la valeur la plus importante, en tout cas à mes yeux, c’est l’innocence», dit-il. «C’est retrouver en fait cet état. Quand on apprend quelque chose, quand on découvre la beauté d’un côté, on voit un enfant qui découvre que tout d’un coup, la planète est ronde ou qu’il y a plusieurs continents.». Et de poursuivre : «La chanson, elle veut juste dire, je pense, à l’auditeur: même si on a plein de questions auxquelles on n’a pas de réponses, on doit pouvoir continuer à se poser des questions toute notre vie.»

Pour la première fois depuis 2010, une chanson chantée en français est proposée par la Suisse pour le CEC

Avec «Répondez-moi», la Suisse envoie une chanson francophone au CEC pour la première fois après «Il pleut de l’or» de Michael von der Heide en 2010. «Je pense que pour nous, d’avoir une chanson en français à l’Eurovision, c’est un des aspects clés», déclare Xavier Michel dans l’interview vidéo. «Se battre pour une langue, qui est belle et qui est la nôtre.»

«Une chanson qui me prend, c’est vraiment l’alchimie entre un texte, une musique et une voix», confie Alizée Oswald. «Dans le cas de cette chanson, il y a un moment donné où quand Gjon chantait, par exemple, le refrain qui commençait à avoir les premiers mots, les premiers arrangements. Tout à coup je me suis dit, là ça pourrait être vraiment super.»

Gjon’s Tears s’est notamment fait connaître en Suisse et en France grâce à sa participation à la huitième saison de «The Voice France», où il a atteint la demi-finale. En 2018, l’auteur-compositeur-interprète a également participé à la Gustav Akademie, dirigée par Gustav – musicien fribourgeois et membre de SUISA – qui promeut les jeunes musiciens suisses tant sur le plan musical que linguistique.

Le Concours Eurovision de la Chanson est probablement le concours musical le plus célèbre au monde. En 2019, plus de 182 millions de téléspectateurs du monde entier ont regardé les deux demi-finales et la grande finale à la télévision. La Suisse a atteint la 4e place avec la chanson «She Got Me» de Luca Hänni. Cette année, le CEC se tiendra du mardi 12 mai au samedi 16 mai à Rotterdam, aux Pays-Bas. Pour atteindre la grande finale du CEC, la Suisse participera à la deuxième demi-finale, le 14 mai.

SUISA organisera à nouveau cette année un camp de composition de chansons en collaboration avec Pele Loriano Productions. Des informations relatives à la procédure de candidature seront bientôt publiées sur le SUISAblog.

Articles en relation
La Suisse participe au Concours Eurovision de la chanson avec Luca Hänni et une chanson issue du camp de composition de chansons SUISA | avec vidéoLa Suisse participe au Concours Eurovision de la chanson avec Luca Hänni et une chanson issue du camp de composition de chansons SUISA | avec vidéo Pour la deuxième fois consécutive, la contribution suisse au Concours Eurovision de la chanson provient du camp de composition de chansons SUISA. La chanson «She Got Me» a été composée en juin dernier aux Powerplay Studios par le membre de SUISA Luca Hänni assisté des auteurs-compositeurs canadiens Laurell Barker et Frazer Mac ainsi que du producteur suédois Jon Hällgren. Continuer
«Swiss Music Awards»: Les compositeurs reçoivent le prix du «Best Hit»«Swiss Music Awards»: Les compositeurs reçoivent le prix du «Best Hit» Cette année encore, les «Swiss Music Awards» récompenseront la meilleure chanson suisse de l’année écoulée. Grâce à SUISA, ce prix ne sera pas remis uniquement à l’interprète du titre gagnant, mais également à sa compositrice ou son compositeur, et ce, pour la cinquième année consécutive. Les interprètes et les compositeurs ont raconté en interview le processus d’écriture de leur chanson. Continuer
Travail d’équipe créatif lors du camp de composition SUISA 2018 | avec vidéoTravail d’équipe créatif lors du camp de composition SUISA 2018 | avec vidéo Un camp de composition, organisé par SUISA en collaboration avec Pele Loriano Productions, s’est tenu pour la deuxième année consécutive aux Powerplay Studios à Maur. 36 musiciennes et musiciens de 8 pays ont pris part aux 3 jours de cet événement en juin 2018. Résultat: 19 chansons pop aux inspirations et styles différents. Continuer
Réduire article

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Avec «Répondez-moi», pour la première fois depuis 2010, la Suisse envoie une contribution francophone au Concours Eurovision de la Chanson. Le titre a été écrit lors du Camp de Composition SUISA par Gjon Muharremaj (Gjon’s Tears) et les membres SUISA Alizé Oswald et Xavier Michel du duo Aliose, en collaboration avec le producteur belge Jeroen Swinnen. Texte de Giorgio Tebaldi; vidéo de Manu Leuenberger

Le 4 mars 2020, la télévision suisse RTS a annoncé la contribution suisse au Concours Eurovision de la Chanson (CEC) de cette année. Cette fois-ci, la Suisse participera à la compétition avec «Répondez-moi», un morceau chanté par l’auteur-compositeur-interprète suisse romand Gjon’s Tears. Après «Stones» de ZiBBZ (2018) et «She Got Me» de Luca Hänni (2019), c’est la troisième fois de suite que la chanson suisse pour le CEC...Continuer

«Swiss Music Awards»: Les compositeurs reçoivent le prix du «Best Hit»

Cette année encore, les «Swiss Music Awards» récompenseront la meilleure chanson suisse de l’année écoulée. Grâce à SUISA, ce prix ne sera pas remis uniquement à l’interprète du titre gagnant, mais également à sa compositrice ou son compositeur, et ce, pour la cinquième année consécutive. Les interprètes et les compositeurs ont raconté en interview le processus d’écriture de leur chanson. Texte de Giorgio Tebaldi

«Swiss Music Awards»: Les compositeurs reçoivent le prix du «Best Hit»

Les nominés de la catégorie «Best Hit» aux Swiss Music Awards»: «Punto» de Loco Escrito, «She Got Me» de Luca Hänni et «Für immer uf Di» de Patent Ochsner. SUISA récompense également les compositeurs. (Photos: Nina Müller)

L’année dernière, les chansons «She Got Me» de Luca Hänni, «Punto» de Loco Escrito et «Für immer uf Di» de Patent Ochsner ont été les titres les plus plébiscités du hit-parade suisse et se voient donc nominés aux Swiss Music Awards 2020 dans la catégorie «Best Hit». On ne parle jamais des compositeurs, mais sans eux, ces hits n’existeraient pas. Au nom de SUISA, les compositeurs du «Best Hit» seront également mis à l’honneur lors de la remise des prix le 28 février 2020 au KKL de Lucerne.

Cette récompense a pour but de mettre en lumière et de faire reconnaître le travail des auteurs à l’origine de grands succès de la chanson. Pour Luca Hänni, qui s’exprime dans une interview vidéo, c’est une démarche importante: «Je trouve qu’il est essentiel d’intégrer les compositeurs. Ils sont l’alpha et l’oméga de nos œuvres. Ils sont notre âme en studio, écrivent les textes et nous aident à faire passer nos émotions sur papier.»

Trois chansons, neuf compositeurs

Pour le titre «She Got Me», outre Luca Hänni, cinq autres compositeurs sont également nominés dans la catégorie «Best Hit». Ce titre a été composé lors du Camp de Composition de chanson SUISA 2018 par Luca Hänni, Laurell Barker (CAN), Jon Hällgren (SWE) et Frazer Mac (CAN) en à peine une journée. La chanson a été peaufinée avec Lukas Hällgren (SWE) et Jenson Vaughn (CAN) jusqu’à sa version finale, qui a permis à la Suisse d’obtenir une excellente quatrième place au Concours de l’Eurovision l’année dernière.

Büne Huber, chanteur du groupe Patent Ochsner, se réjouit lui aussi du fait que la composition soit récompensée par le prix du «Best Hit»: «Dans l’histoire de la musique, les personnes qui apportent une contribution importante aux chansons sont rarement citées», déplore Huber dans l’interview vidéo. «Für immer uf Di» est la seule chanson parmi les trois nominées à avoir été écrite par une seule personne, Büne Huber lui-même. La première ébauche de ce titre est née en 1994, mais ce n’est qu’après le décès de sa mère, 24 ans plus tard, qu’Huber termina la chanson.

Henrik Amschler, co-compositeur et producteur, espère autant que Loco Escrito remporter le trophée de béton pour le titre «Punto». Voilà des années qu’ils écrivent ensemble les chansons de Loco Escrito et ils ont déjà reçu le prix du «Best Hit» en 2019 pour la chanson «Adiòs». Henrik Amschler est ravi d’être à nouveau nominé cette année aux côtés de l’interprète: «Cette deuxième nomination constitue une véritable reconnaissance pour nous», déclare-t-il dans un entretien avec SUISA. La chanson, qui parle de rupture, a été écrite lors d’une session spontanée entre Amschler et Loco Escrito, une façon de faire plutôt habituelle pour ce duo bien rodé.

La chanson gagnante sera choisie par le public par vote téléphonique durant l’émission.

  • «She Got Me»: Luca Hänni
    Compositeurs: Laurell Barker, Luca Hänni, Jon Hällgren, Lukas Hällgren, Frazer Mac, Jenson Vaughn
  • «Punto»: Loco Escrito
    Compositeurs: Henrik Amschler, Loco Escrito
  • «Für immer uf Di»: Patent Ochsner
    Compositeur: Büne Huber

Interview vidéo avec les nominés

Loco Escrito, Henrik Amschler, Büne Huber et Luca Hänni nous ont raconté comment leurs chansons à succès sont nées et quelles histoires se cachent derrière ces hits. Les vidéos de ces interviews peuvent être visionnées sur la chaîne YouTube de SUISA Music Stories:

Büne Huber du groupe Patent Ochsner à propos de la chanson «Für immer uf Di»
Henrik Amschler et Loco Escrito parlent de «Punto»
Luca Hänni parle de «She Got Me»

www.swissmusicawards.ch

Articles en relation
La Suisse participe au Concours Eurovision de la chanson avec Luca Hänni et une chanson issue du camp de composition de chansons SUISA | avec vidéoLa Suisse participe au Concours Eurovision de la chanson avec Luca Hänni et une chanson issue du camp de composition de chansons SUISA | avec vidéo Pour la deuxième fois consécutive, la contribution suisse au Concours Eurovision de la chanson provient du camp de composition de chansons SUISA. La chanson «She Got Me» a été composée en juin dernier aux Powerplay Studios par le membre de SUISA Luca Hänni assisté des auteurs-compositeurs canadiens Laurell Barker et Frazer Mac ainsi que du producteur suédois Jon Hällgren. Continuer
«Adiós»: tube de l’été de style caribéen avec clavecin | avec vidéo«Adiós»: tube de l’été de style caribéen avec clavecin | avec vidéo Loco Escrito et les quatre co-compositeurs de la chanson «Adiós» ont des chances de remporter le trophée en béton tant convoité des «Swiss Music Awards» 2019 dans la catégorie «Best Hit». Hans Feigenwinter, musicien et professeur au conservatoire de musique, nous explique ce qui fait la force de cette chanson dans son analyse en vidéo. Continuer
Sampling et remixesSampling et remixes Dans la série d’articles de la section «Bon à savoir» sur les arrangements, nous nous sommes précédemment intéressés aux arrangements «classiques» d’œuvres musicales. Le sampling et les remixes constituent deux autres formes d’arrangements, plus spécifiques. Quels droits doivent être clarifiés si des enregistrements existants sont utilisés pour la création d’une nouvelle œuvre dans ce contexte? Quels sont les accords contractuels à conclure? Continuer
Prix pour compositeurs lors des Swiss Music Awards | avec vidéoPrix pour compositeurs lors des Swiss Music Awards | avec vidéo Le jeune artiste Nickless et le producteur bien connu Thomas Fessler ont été les lauréats du tout premier prix pour compositeurs décerné en 2016 lors des Swiss Music Awards. «Waiting», la chanson qui leur a permis de gagner ce prix n’est pas tombée du ciel, mais a nécessité un grand travail de collaboration. Lors des Swiss Music Awards 2017, SUISA distinguera une nouvelle fois le travail des compositeurs et des paroliers au moyen d’un prix. Continuer
Réduire article

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Cette année encore, les «Swiss Music Awards» récompenseront la meilleure chanson suisse de l’année écoulée. Grâce à SUISA, ce prix ne sera pas remis uniquement à l’interprète du titre gagnant, mais également à sa compositrice ou son compositeur, et ce, pour la cinquième année consécutive. Les interprètes et les compositeurs ont raconté en interview le processus d’écriture de leur chanson. Texte de Giorgio Tebaldi

«Swiss Music Awards»: Les compositeurs reçoivent le prix du «Best Hit»

Les nominés de la catégorie «Best Hit» aux Swiss Music Awards»: «Punto» de Loco Escrito, «She Got Me» de Luca Hänni et «Für immer uf Di» de Patent Ochsner. SUISA récompense également les compositeurs. (Photos: Nina Müller)

L’année dernière, les chansons «She Got Me» de Luca Hänni, «Punto» de Loco Escrito et «Für immer uf Di» de Patent Ochsner ont été les titres les plus plébiscités du hit-parade suisse...Continuer

Comment parvient-on à réaliser un tube pour les plateformes de streaming?

Echange de conseils et de réflexions sur les structures modernes d’un morceau, en présence d’auteurs et compositeurs/trices à succès et de professionnels de l’industrie de la musique. Ce riche moment de partage sera tiendra lors du panel de SUISA «How Streaming is Changing Songwriting» dans le cadre du festival M4music, le samedi 21 mars 2020 au Moods. Texte d’Erika Weibel

M4music 2019 SUISA Panel Hit the World

Discussion entre KT Gorique, Laurell Barker et Shelly Peiken (de g. à dr.) sur la création de chansons lors du panel de SUISA «Hit the World – le travail des compositeurs/trices de hits internationaux» lors du festival M4music 2019. (Photo: Ennio Leanza / M4music)

Peu importe leur talent, même les auteurs et compositeurs/trices les plus créatifs restent dans l’ombre s’ils n’ont pas la possibilité de faire entendre leur musique. Dans un milieu saturé et très concurrentiel, il faut se faire entendre et se démarquer parmi d’innombrables professionnels. Dans le domaine de la musique pop/urbaine notamment, il faut également plaire à un public fortement influencé par la consommation de musique sur les plateformes de streaming musical.

A l’occasion du panel de SUISA qui se tiendra lors du festival M4music 2020, des auteurs et compositeurs/trices de renom ainsi que des professionnels de l’industrie de la musique discuteront des caractéristiques que doivent comporter une chanson aujourd’hui pour séduire, voire conquérir le public toujours plus friand du streaming.

Le panel de SUISA «How Streaming is Changing Songwriting» se tiendra le
samedi 21 mars 2020 de 13h45 à 15h00 au Moods, dans le Schiffbau, à Zurich.

Les grands défis d’une nouvelle ère

En avril 2019, le fondateur de Spotify, Daniel Ek, a annoncé que près de 40 000 titres étaient mis en ligne chaque jour sur la plateforme Spotify, soit 280 000 chansons par semaine, 1,2 million de titres par mois et, en une année, 14,6 millions. Par conséquent, sortir du lot n’est pas une mince affaire.

Un tremplin possible pour un auteur ou compositeur/trice, serait de voir sa chanson apparaître dans une playlist. Les chansons qui figurent parmi une playlist sont regroupées pour atteindre un public ciblé. Résultat: plus d’auditeurs/trices, plus de partages et plus d’entrées d’argent pour les ayants droit. Cela signifie également plus de chances à la chanson en question d’être choisie par un «music supervisor» qui recherche dans les playlists des chansons pour des productions télévisuelles et cinématographiques actuelles. Cependant, seule une petite partie des chansons publiées sur ces plateformes en font une playlist.

Un autre nouveau défi lié au streaming: une chanson doit être écoutée pendant au moins 30 secondes pour que les artistes perçoivent leurs droits d’auteur. Si les auditeurs/trices passent à une autre chanson trop vite, l’écoute ne génère pas d’argent. Pour la radio et la télévision, par exemple, plus une chanson est longue, plus les recettes sont importantes. En revanche, sur les plateformes de streaming, c’est différent: les ayants droit perçoivent un revenu par stream.

Dans quelle mesure ces nouvelles règles influencent-elles les compositeurs/trices? N’y aura-t-il plus désormais que des chansons courtes sans intro avec des accroches dès la première mesure? De nos jours, quel rôle le texte d’un morceau joue-t-il? Quelles doivent être les caractéristiques d’une chanson pour qu’elle intègre une playlist?

Rejoignez-nous au panel de SUISA pour participer à nos échanges!

Panel SUISA au festival M4music 2020
«How Streaming is Changing Songwriting»
Samedi 21 mars 2020, de 13h45 à 15h00
au Moods, dans le Schiffbau, à Zurich

Invités:

  • Janine Cathrein, Auteure-compositrice-interprète, Zurich
    L’auteure-compositrice-interprète Janine Cathrein fait partie du groupe Black Sea Dahu. Après un premier album à succès intitulé «White Creatures», le groupe est sans cesse en tournée et a donné 120 concerts rien qu’en 2019.
  • Julie Born, Directrice générale, Sony Music Entertainment Switzerland S.à.r.l., Zurich
    Julie Born travaille depuis plus de 30 ans dans l’industrie de la musique en Suisse. En tant que Directrice de Sony Music Suisse et entourée de son équipe, elle gère la carrière d’artistes dans les genres musicaux les plus variés.
  • Henrik Amschler, Producteur et Auteur-compositeur, Zurich
    Né en 1989 à Zurich, Henrik Amschler est plus connu sous le nom de HSA. Célèbre producteur et auteur-compositeur de musique pop/urbaine, il a contribué à de nombreux disques d’or et de platine et a remporté des distinctions de renom, telles que le Swiss Music Award du meilleur auteur-compositeur. Il est notamment le producteur de Loco Escrito et de Mimiks.
  • Loris Cimino, producteur et auteur-compositeur, Reinach (AG)
    Ce producteur de 22 ans a déjà comptabilisé plus de 2,5 millions de streams rien que pour l’année 2019. Il produit de grands artistes et connaît également un succès international en tant que DJ grâce à ses remix officiels pour des artistes comme David Guetta et Meghan Trainor. Par ailleurs, il est le coauteur de la chanson du trailer de l’émission «America’s got Talent» (équivalent aux Etats-Unis de l’émission «Incroyable Talent Suisse»).

Animation: Nina Havel

www.m4music.ch

Articles en relation
«079»: une histoire tragi-comique à succès | avec vidéo«079»: une histoire tragi-comique à succès | avec vidéo Avec «079», Lo & Leduc et leur co-compositeur Maurice «Dr. Mo» Könz ont écrit l’histoire: l’an dernier, le titre est resté en tête du hit-parade suisse pendant 21 semaines, établissant ainsi un nouveau record suisse. «079» est l’une des trois chansons nominées dans la catégorie «Best Hit» aux «Swiss Music Awards» 2019. Le musicien et professeur en musicologie Hans Feigenwinter a analysé la composition de ce tube. Continuer
Toute la diversité de la musique suisse réunie à Label SuisseToute la diversité de la musique suisse réunie à Label Suisse Le festival Label Suisse s’est tenu pour la huitième fois à Lausanne, du 14 au 16 septembre 2018. Organisé tous les deux ans, cet événement, dédié à la création musicale en Suisse, offre au public un large panorama de l’actuel paysage musical dans notre pays. Continuer
La première année de SUISA Digital Licensing SALa première année de SUISA Digital Licensing SA Il y a un peu plus d’un an et demi, SUISA a fondé sa filiale SUISA Digital Licensing SA. Cette filiale a maintenant son premier exercice complet derrière elle. Une année riche en enseignements, qui a été entièrement consacrée au développement de cette structure. Il est temps de jeter un coup d’oeil en arrière et d’émettre un premier bilan intermédiaire. Continuer
Réduire article

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Echange de conseils et de réflexions sur les structures modernes d’un morceau, en présence d’auteurs et compositeurs/trices à succès et de professionnels de l’industrie de la musique. Ce riche moment de partage sera tiendra lors du panel de SUISA «How Streaming is Changing Songwriting» dans le cadre du festival M4music, le samedi 21 mars 2020 au Moods. Texte d’Erika Weibel

M4music 2019 SUISA Panel Hit the World

Discussion entre KT Gorique, Laurell Barker et Shelly Peiken (de g. à dr.) sur la création de chansons lors du panel de SUISA «Hit the World – le travail des compositeurs/trices de hits internationaux» lors du festival M4music 2019. (Photo: Ennio Leanza / M4music)

Peu importe leur talent, même les auteurs et compositeurs/trices les plus créatifs restent dans l’ombre s’ils n’ont pas la possibilité de faire entendre leur musique. Dans un milieu saturé...Continuer

10 ans d’Helvetiarockt: Renforcer la voix des femmes·x

L’association Helvetiarockt s’engage depuis dix ans pour que les femmes·x soient mieux représentées sur la scène musicale. Il est temps de faire un petit bilan. Texte de Markus Ganz, contributeur invité

10 ans d’Helvetiarockt: Renforcer la voix des femmes·x

Isabella Eder (à gauche) et Muriel Rhyner, du groupe zougois Delilahs, en pleine action lors du festival PFF FFS open air de Menzingen en 2015. (Photo: Tabea Hüberli)

Toute personne assistant à des concerts ou consultant des informations relatives à des productions musicales ne sera probablement pas surprise de constater que les femmes·x sont fortement sous-représentées dans le monde de la musique. L’association Helvetiarockt estime que, dans le domaine de la pop, du rock et du jazz, la proportion de femmes·x sur les scènes est de 15%, et dans la production musicale de 2% seulement.

Des chiffres précis sont fournis par SUISA, qui soutient Helvetiarockt, notamment en participant au financement de certains de ses projets: à fin 2018, la proportion de femmes·x parmi les auteurs·x était de 15,7% seulement. Dans une étude réalisée précédemment sur la proportion de femmes·x dans la scène pop bâloise, le résultat obtenu était encore moins bon: seules 10% des personnes actives musicalement entre 2008 et 2017 étaient des femmes·x. Ces chiffres sont encore plus décevants si l’on prend en compte le fait que, selon une estimation d’Helvetiarockt, la proportion de femmes·x dans les écoles de musique est d’environ 50% pour la même période.

Encouragement et sensibilisation

Helvetiarockt s’engage depuis 2009 pour «une augmentation significative de femmes·x dans l’industrie musicale suisse». Pour ce faire, l’association organise de plus en plus d’ateliers, de manifestations et d’événements, tels que des «songwriting camps» et des tables rondes.

Par ses démarches, Helvetiarockt veut motiver les jeunes femmes·x à devenir active sur la scène musicale. D’autre part, l’association souhaite promouvoir de manière ciblée les musiciennes·x professionnelles·x, les mettre en réseau et sensibiliser l’industrie à ce sujet. Il est important de noter que les nombreuses femmes·x membres de l’association sont également actives dans l’industrie de la musique.

Créer une conscience

Chantal Bolzern est avocate·x et a travaillé pour SUISA entre 2004 et 2017. Depuis 2015, elle est active pour Helvetiarockt, en donnant des conférences dans le domaine «musique et droit» et est coprésidente·x de l’association depuis début 2018. Selon elle, l’une des réalisations les plus importantes est qu’Helvetiarockt a été en mesure de sensibiliser le grand public à la principale préoccupation de l’association. «Il n’est aujourd’hui généralement plus nécessaire de se demander si l’égalité entre femmes et hommes est importante dans le monde de la musique. Nous disposons ainsi d’une bonne base pour en faire davantage »

Cadre protégé

Manuela Jutzi constate avec satisfaction que, désormais, elle n’entend plus la question de savoir si Helvetiarockt est nécessaire ou non. Elle est co-responsable·x de l’association et a repris la direction du «Female·x Bandworkshop» en 2014. «Lors de la mise en œuvre, l’importance pour les jeunes femmes·x de pouvoir faire leurs premiers pas en musique dans un cadre protégé devient de plus en plus évidente.» Beaucoup sont encore inhibées au début, que ce soit à cause de la socialisation ou de vieux modèles de rôle. «Mais je constate une amélioration au fil des ans, et à mon avis, cela est dû en grande partie au fait que les jeunes femmes·x peuvent de plus en plus côtoyer des modèles sur scène.»

Fonction de modèle

La réalité ne correspond plus à celle de la fin du dernier millénaire, où seules quelques musiciennes·x suisses sûres d’elles comme Vera Kaa, Betty Legler ou Sina faisaient sensation avec leurs chansons – en devenant ainsi des modèles à suivre. Aujourd’hui, les exemples de musiciennes·x suisses à succès sont nombreux: Nicole Bernegger, Heidi Happy, Stefanie Heinzmann, Sophie Hunger, Anna Rossinelli, Valeska Steiner (Boy), entre autres. Et cela même dans des genres plutôt atypiques par le passé pour les musiciennes·x suisses; pensons à Anna Aaron, Big Zis, KT Gorique, Anna Murphy (Eluveitie) et Steff la Cheffe.

Muriel Rhyner peut également être mentionnée comme exemple; elle s’est engagée auprès d’Helvetiarockt dès le début, en tant que membre de l’équipe et en dirigeant dès 2019 le «Female·x Songwriting Camp», soutenu par SUISA. Elle aussi constate un changement significatif: «Lorsque, en 2005, à l’âge de 17 ans, je débutai ma carrière musicale avec le groupe The Delilahs, un groupe de filles·x, je me suis sentie très isolée. Je ne pouvais pas avoir des échanges avec d’autres musiciennes·x, ce qui est très important d’un point de vue humain également, comme je peux l’expérimenter de manière répétée lors des événements Helvetiarockt.» Lors du «Female·x Songwriting Camp», je dois à chaque fois constater que les participantes·x sont très peu sûres d’elles au départ. «Mais, petit à petit, elles s’encouragent entre elles ‒ et c’est une telle dynamique propre que je souhaite pour les efforts entrepris par Helvetiarockt.»

Evolution et perspectives

Il est difficile de dire dans quelle mesure la proportion de femmes·x actives dans le monde de la musique s’est améliorée. Une évaluation de SUISA a montré que la proportion de femmes·x parmi les nouveaux membres a été supérieure à celle de tous les auteurs·x au cours des cinq dernières années (fin 2018: 15,7%): le nouveau chiffre se situe entre 19% et 21%. C’est un bon point de départ pour la suite des travaux d’Helvetiarockt.

Après des années de construction et d’explication, Helvetiarockt peut maintenant faire un plus grand effort pour atteindre les véritables objectifs de l’association, estime Chantal Bolzern. «Nous disposons également de bons nouveaux instruments à cet effet, tels que la «Diversity Roadmap», créée avec des institutions partenaires, qui indique aux organisateurs comment ils peuvent tenir compte de la diversité et de l’égalité dans les clubs et les festivals.» A cela s’ajouteront bientôt de nouvelles offres pour les musiciennes·x professionnelles·x ainsi qu’une extension du pool de contacts existant.

L’objectif principal de l’association

«Nous créons une nouvelle base de données qui ne se limitera pas aux musiciennes·x», révèle Manuela Jutzi. «Elle devrait également être accessible pour d’autres femmes·x travaillant dans le monde de la musique. Cela nous permettra d’accroître la visibilité des femmes·x dans le monde de la musique et en même temps de faciliter les échanges entre elles.» Pour Manuela Jutzi, l’objectif principal est pourtant le suivant: «qu’Helvetiarockt ne soit un jour plus nécessaire». Selon elle, ce serait le cas si, dans le monde de la musique, une personne sur trois était une femme.

Pour de plus amples informations: www.helvetiarockt.ch

·x Exceptionnellement, dans ce texte, la manière d’écrire adoptée par Helvetiarockt, avec le «·x» de prise en considération des genres, a été utilisée.

Articles en relation
Les membres de SUISA en chiffresLes membres de SUISA en chiffres Plus de 38 000 auteurs et éditeurs ont confié à SUISA la gestion de leurs droits. D’où viennent-ils, quel est leur âge et quel est le pourcentage de compositions entre femmes et hommes? Les chiffres et graphiques ci-dessous donnent des renseignements sur la structure des membres de SUISA. Continuer
KT Gorique, à la conquête de l’EstKT Gorique, à la conquête de l’Est KT Gorique, membre de SUISA, a été invitée à participer au panel «Hit the World» organisé par SUISA au M4music Festival 2019 en tant qu’experte en composition de chansons dans le domaine du rap. Peu de temps après, elle est lauréate du Prix suisse de la musique 2019. Rencontre avec la rappeuse vivant en Valais qui diffuse son rap dans toute la Suisse. Continuer
Du plaisir sans fin d’expérimenterDu plaisir sans fin d’expérimenter Le duo Eclecta, composé d’Andrina Bollinger et Marena Whitcher, qui vivent à Zurich et à Winterthour, réalise des expérimentations sonores ne répondant à aucune définition usuelle, et recherche l’échange interdisciplinaire avec d’autres formes d’art. La FONDATION SUISA soutient financièrement ce projet par une contribution Get Going!. Continuer
Réduire article
  1. Gut möglich, dass Musikerinnen als Urheberinnen noch stark untervertreten sind: Komponieren und Song-Texte schreiben, ist offensichtlich nicht jederfrau’s Interesse und Talent. Hingegen sind gerade Sängerinnen als Interpretinnen (oftmals in Kombination mit Gitarren oder Piano/Keyboards) im Grunde wesentlich zahlreicher, als ihre männlichen Pendants! Wenn sie zudem – wie meistens – auch noch attraktiver aussehen, als singende Männer, verdienen sie auch noch entsprechend besser, als letztere…

    • Elia Meier dit :

      Guten Tag Jean-Pierre E. Reinle

      Es ist schön, dass Sie den Fakt anerkennen, dass es weniger Musikerinnen und Urheberinnen gibt. Wir denken aber nicht, dass ein Geschlecht etwas darüber aussagt, welche Themen sie oder ihn interessieren oder worin ein Mensch talentiert ist oder nicht. Natürlich kann es sein, dass aufgrund von gesellschaftlichen Normen Menschen gehemmt sein können, ein für sie unbekanntes/untypisches Terrain zu betreten. Dieses Verhalten hat jedoch nichts damit zu tun, dass diese Menschen nicht wollen. Es hat damit zu tun, dass Netzwerke ausschliessend wirken können. Es braucht uns alle um diese Normierungen und Stereotypen aufzubrechen und Menschen zu ermutigen zu machen was sie lieben. So haben wir in einer gleichgestellten Welt hoffentlich auch bald mehr Männer am Gesang und mehr Frauen am Schlagzeug. Ihrem Punkt bezüglich konventioneller Attraktivität, pflichten wir insofern bei, dass es durchaus so ist, dass leider Äusserlichkeiten zu Erfolg beitragen können. Wir sehen diesen Aspekt aber für alle Geschlechter. Nur wird es bei Männern nie herausgehoben. Frauen werden, so wie hier an Ihrem Beispiel, immer wieder systematisch auf ihr äusseres reduziert. Dabei wird ihnen jegliche Expertise abgesprochen. Wir wünschen uns genauso wie Sie, dass es ausschliesslich um Expertise geht. Und, dass diese Expertise unabhängig von äusserlichen Merkmalen und unabhängig von Geschlecht, allen Menschen zugetraut wird. Dafür müssen wir uns alle tagtäglich an der Nase nehmen, gelernte Strukturen zu durchbrechen. Es würde uns freuen Sie dabei an unserer Seite zu wissen.

      Freundliche Grüsse Elia Meier, Helvetiarockt

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

L’association Helvetiarockt s’engage depuis dix ans pour que les femmes·x soient mieux représentées sur la scène musicale. Il est temps de faire un petit bilan. Texte de Markus Ganz, contributeur invité

10 ans d’Helvetiarockt: Renforcer la voix des femmes·x

Isabella Eder (à gauche) et Muriel Rhyner, du groupe zougois Delilahs, en pleine action lors du festival PFF FFS open air de Menzingen en 2015. (Photo: Tabea Hüberli)

Toute personne assistant à des concerts ou consultant des informations relatives à des productions musicales ne sera probablement pas surprise de constater que les femmes·x sont fortement sous-représentées dans le monde de la musique. L’association Helvetiarockt estime que, dans le domaine de la pop, du rock et du jazz, la proportion de femmes·x sur les scènes est de 15%, et dans la production musicale de 2% seulement.

Des chiffres précis sont fournis par SUISA, qui...Continuer

Découvertes et concerts captivants au festival Zeiträume

Souhaitez-vous voir à l’œuvre des compositrices et compositeurs pendant qu’ils travaillent? Vous voulez leur demander ce qui les inspire et les pousse à nous dévoiler de nouveaux univers avec leurs œuvres? En collaboration avec SUISA, la biennale musique contemporaine et architecture de Bâle vous offre la possibilité de vous entretenir personnellement avec des auteurs d’œuvres jouées pendant le festival. Texte d’Erika Weibel

Découvertes et concerts captivants au festival Zeiträume

Le Zeiträume Basel Pavillon, lieu de rencontre du festival. C’est le festival Zeiträume de Bâle qui l’a construit avec le soutien de SUISA et de la Banque cantonale bâloise en coproduction avec la Haute école de musique FHNW/ Académie de musique de Bâle. (Photo: Johanna Köhler)

En coopération avec SUISA, le festival Zeiträume dévoile de manière attractive comment la musique prend vie. En 2019, le programme du festival met spécialement l’accent sur le processus créatif des compositions. Lors des tables rondes organisées par SUISA avec des compositrices et compositeurs dont les œuvres pourront être entendues lors du festival, les festivaliers auront l’occasion de s’imprégner de leur univers et de se faire une idée sur leur motivation, leur inspiration et sur leurs différentes méthodes de travail. Les spectateurs pourront également poser des questions aux compositrices et aux compositeurs dans une ambiance détendue.

La participation au concert qui suit ou précède ces tables rondes deviendra ainsi un peu plus captivante, et permettra d’attiser les joies ou d’approfondir l’expérience musicale. Les tables rondes seront gratuites pour le public, elles seront animées par des professionnels et auront lieu sur différents sites.

Les Tables rondes organisées par SUISA au festival Zeiträume 2019

DIM 15.09 Katharina Rosenberger, Baldur Brönnimann | Wir sind Meer | Mitteldeck
LUN 16.09 Membres de FIM Basel | Das grosse Rauschen| Entreprise Mitte
LUN 16.09 Marianne Schuppe | Die Summe | Pavillon Zeiträume
MER 18.09 Elisabeth Flunger et invités | Das grosse Rauschen | Unternehmen Mitte
MER 18.09 Team Rohrwerk. Fabrique sonore | Musée d’art
JEU 19.09 Team Rohrwerk. Fabrique sonore | Musée d’art
SAM 21.09 Team Rohrwerk. Fabrique sonore | Musée d’art
SAM 21.09 Hannes Seidel, Andreas Wenger | Überläufer* | Zollhalle St. Johann
SAM 21.09 Collectif Mycelium | Cyber String Species | Gare du Nord
SAM 21.09 Mike Svoboda | Freude | Eglise St-Antoine
DIM 22.09 Team Ivan Wyschnegradsky: La Coupole | Marché couvert de Bâle

Des tables rondes auront également lieu tous les jours de 16h30 à 19h00 au pavillon. Le festival Zeiträume publiera le programme exact sur son site Internet peu avant.

Animation: Bernhard Günther, Dorothea Lübbe, Johannes Joseph, Anja Wernicke

Le Pavillon du festival

L’architecte bâlois Marco Zünd (Buol & Zünd Architekten), a conçu, avec le soutien de SUISA, un lieu de rassemblement temporaire situé à un endroit bien en vue sur la rive du Rhin près du pont central. Un cube dépliable servira pendant deux semaines de centre d’information, de point de rencontre pour les diverses activités du festival et de lieu de prestations artistiques. Le public y rencontrera également des compositrices et des compositeurs en action pendant toute la durée du festival.

Horaires d’ouverture du pavillon
MAR 10.09 – DIM 22.09 | tous les jours de 11h00 à 19h00 | Wohlterasse, près du pont central

Tables rondes organisées au cube avec des artistes du festival: tous les jours de 16h30 à 19h00
(sauf pendant les représentations)
MAR 10.09 | SUISA Talk avec Marco Zünd
LUN 16.09 | SUISA Talk avec Marianne Schuppe

Représentations: MER 11.09, JEU 12.09, MAR 17.09, MER 18.09 | de 12h30 à 14h00 et de 17h00 à 18h30

www.zeitraeumebasel.com

Articles en relation
L’arrangement d’œuvres protégéesL’arrangement d’œuvres protégées Les œuvres musicales libres de droits peuvent être arrangées sans autre formalité. Si une œuvre est encore protégée, c’est-à-dire si son auteur n’est pas décédé depuis plus de 70 ans, le titulaire des droits doit donner son accord avant tout arrangement. Comment obtenir une telle autorisation d’arrangement et quels aspects doivent être réglés pour qu’un arrangement puisse être déclaré auprès de SUISA? Continuer
Echo positif de la «Journée SUISA» au festival Murten ClassicsEcho positif de la «Journée SUISA» au festival Murten Classics Une journée complète a été consacrée à l’univers de la musique contemporaine lors de la série de concerts «Offen für Neues» du festival Murten Classics, le 25 août 2018. Cette journée de concerts soutenue par SUISA a été enregistrée par la Radio SRF 2 Kultur et a suscité des réactions positives de toutes parts. Continuer
Beat Gysin: Jouer avec l’espace et dans l’espaceJouer avec l’espace et dans l’espace Le lieu, le temps et l’espace jouent un rôle central dans le travail du compositeur Beat Gysin. Dans son œuvre en six parties intitulée «Leichtbautenreihe», il conçoit des lieux particuliers dans le but de confronter le public à des expériences sonores et spatiales changeantes. La deuxième partie de son ambitieux projet verra le jour dès 2021. La FONDATION SUISA le soutient financièrement par une contribution Get Going!. Continuer
Réduire article

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Souhaitez-vous voir à l’œuvre des compositrices et compositeurs pendant qu’ils travaillent? Vous voulez leur demander ce qui les inspire et les pousse à nous dévoiler de nouveaux univers avec leurs œuvres? En collaboration avec SUISA, la biennale musique contemporaine et architecture de Bâle vous offre la possibilité de vous entretenir personnellement avec des auteurs d’œuvres jouées pendant le festival. Texte d’Erika Weibel

Découvertes et concerts captivants au festival Zeiträume

Le Zeiträume Basel Pavillon, lieu de rencontre du festival. C’est le festival Zeiträume de Bâle qui l’a construit avec le soutien de SUISA et de la Banque cantonale bâloise en coproduction avec la Haute école de musique FHNW/ Académie de musique de Bâle. (Photo: Johanna Köhler)

En coopération avec SUISA, le festival Zeiträume dévoile de manière attractive comment la musique prend vie. En 2019, le programme du festival met spécialement l’accent...Continuer

«En route pour la Romandie» à la Fête fédérale de la musique populaire

En mai, cinq jeunes musiciens populaires se sont retrouvés à Crans-Montana, sous la direction de Dani Häusler, afin de composer un hymne pour la Fête fédérale de la musique populaire 2019. Ce week-end de composition, lancé par SUISA en collaboration avec le comité d’organisation de la FFMP, a été un grand succès. Texte de Sibylle Roth et Manu Leuenberger; vidéo de Sibylle Roth

Après avoir mandaté Hanspeter Zehnder en 2015 pour composer en solo l’hymne de la Fête fédérale de la musique populaire à Aarau, l’idée était, cette année, de faire appel à la relève. Les musiciens ont ainsi été choisis et contactés par le CO de la FFMP. «Au début, j’ai cru qu’il s’agissait d’une erreur et que l’invitation au week-end de composition m’avait été envoyée par inadvertance. Mais je suis très honorée et je me réjouis terriblement», a déclaré Alessia Heim en interview.

La sélection s’est faite en veillant à ce que les instruments les plus courants de la musique populaire soient représentés. C’est ainsi qu’Eva Engler, clarinettiste, Alessia Heim, hackbrettiste, Jérôme Kuhn, contrebassiste, Florian Wyrsch, joueur de schwyzerörgeli, et Siro Odermatt, accordéoniste, se sont retrouvés un samedi matin de mai à Crans-Montana.

Certains se connaissaient déjà et avaient joué ensemble auparavant, tandis que d’autres vivaient leur première expérience en dehors de leur formation habituelle. A l’exception de Siro Odermatt, membre SUISA depuis 2017 et déjà compositeur de plusieurs morceaux, les jeunes musiciennes et musiciens avaient peu d’expérience en composition. Dani Häusler, musicien populaire expérimenté, a donc été appelé en renfort pour diriger le week-end. Une tâche nouvelle pour le compositeur chevronné: «Mon plus grand défi a été d’avoir le courage de venir à ce week-end de composition sans préparation», a-t-il avoué a posteriori.

Les participants au week-end de composition

Les participants au week-end de composition, de g. à dr.: Florian Wyrsch, Alessia Heim, Siro Odermatt, Eva Engler, Jérôme Kuhn, Dani Häusler. (Toutes photos: Sibylle Roth)

Les débuts sur la page blanche

Avant de produire les premiers sons avec les instruments rapportés dans la salle de séminaire de l’hôtel «La Prairie» où s’est tenu l’atelier, le groupe s’est réuni autour d’une table pour commencer le travail sur une page blanche. Le premier échange fut empreint d’idées confuses et d’incertitudes: un hymne, c’est un bien grand mot. Quelle est l’essence d’un hymne? Quelle doit être sa mélodie? Qu’attend-on de nous? Comment allons-nous procéder? Quel type de danse est adapté? Comment trouver des mélodies et des accords? Et: arriverons-nous vraiment à composer un morceau d’ici demain dimanche?

Le directeur de l’atelier Dani Häusler a fourni des pistes de réflexion et condensé les questions. Ensemble, ils ont cherché des réponses, consigné idées et pensées sur le papier, concrétisé les conceptions et, ainsi, rapidement défini les bases pour le morceau – mais d’abord seulement sur le papier.

Suite aux discussions initiales sur le type de danse approprié, les participants optèrent pour une écossaise, la «discipline reine» selon Jérôme Kuhn. Ils voulaient également avoir un texte à chanter ensemble.

Feuille avec notes

Les premières idées pour le morceau sont couchées sur le papier.

Les jeunes ont ensuite commencé à jouer de leurs instruments: ils se sont mis à deux ou à trois pour mettre en commun des idées musicales. Ce qui a d’abord été élaboré dans des petits groupes fut ensuite présenté devant les autres participants et complété par d’éventuelles voix d’accompagnement. Néanmoins, l’inspiration n’est pas toujours au rendez-vous lorsqu’on le souhaite: «Nous avons eu quelques difficultés au démarrage, puis cela s’est soudain mis à fonctionner», a expliqué Eva Engler en interview.

L’expérience de Siro Odermatt en matière de composition fut d’une grande aide pour l’ébauche musicale correspondante qui a été progressivement travaillée pour devenir le morceau final: «Je joue souvent des morceaux existants et dérive vers d’autres mélodies. C’est ainsi que naissent le plus souvent mes propres compositions», explique Siro. Après des débuts difficiles, les idées se sont ainsi mises à fuser le samedi après-midi et, le soir venu, la charpente de l’hymne était prête.

Elle était également accompagnée d’une ébauche de texte, avec parallèlement à l’appel aux compositeurs devenu titre -«Ab is Wälschland…!» (En route pour la Romandie…!)- une ligne centrale qui reste particulièrement en tête: «Glich oder glich ned glich». Jérôme Kuhn a déclaré à ce sujet: «On trouve de la musique populaire dans toute la Suisse, mais les styles varient selon les régions.» Les curieux pourront découvrir si cela est «pareil ou pas vraiment pareil» à la prochaine Fête fédérale de la musique populaire à Crans-Montana.

Photo de groupe des musiciens au travail

La formation «Wälschland Express» durant l’élaboration du morceau.

La première exécution

Dimanche matin, les différentes parties du morceau ont été retravaillées, surtout au niveau de l’arrangement. Les musiciennes et musiciens ont répété leurs partitions en groupe ou seuls. Dani Häusler se tenait à leurs côtés pour leur apporter son aide en cas de petits doutes avec les diverses tonalités ou de problèmes pour trouver sa voix.

Feuilles de musique

Dani Häusler durant l’écriture des premières notes.

Suite à la finalisation des voix des différents instruments et des notes du morceau par Dani Häusler, l’œuvre nouvellement créée fut d’abord écoutée une fois dans son ensemble, puis affinée au fur et à mesure des répétitions. «Nous avons créé une pièce sans artifice, qui a quelque chose d’unique tout en étant adaptée au grand public», a déclaré Siro Odermatt à l’issue de ce week-end de composition réussi.

Tous les participants sont hautement satisfaits du résultat final et attendent avec impatience la Fête fédérale de la musique populaire en septembre. A la question de savoir ce qu’il espère pour le morceau, Dani Häusler a répondu: «Le must serait bien entendu que le morceau soit joué dans la rue à la Fête fédérale de la musique populaire et par d’autres formations présentes, et qu’il soit déjà connu du grand public grâce à sa diffusion dans des émissions de radio.»

Vous trouverez un bref portrait des jeunes musiciens sur les canaux de nos réseaux sociaux «SUISA Music Stories» sur Facebook, Instagram et Youtube.

L’hymne a ensuite été enregistré dans un studio professionnel par les musiciens et Dani Häusler. Il est disponible en CD. Les recettes des ventes seront entièrement reversées au fonds pour la relève de l’Association suisse de la musique populaire (VSV).

La 13e Fête fédérale de la musique populaire aura lieu à Crans-Montana du 19 au 22 septembre 2019. www.cransmontana2019.ch

Articles en relation
Comment est né l’hymne de la Fête fédérale de la musique populaire 2015 à Aarau?Comment est né l’hymne de la Fête fédérale de la musique populaire 2015 à Aarau? La Fête fédérale de la musique populaire 2015 à Aarau a son propre hymne: il s’agit de la danse écossaise «Z’Aarau esch de Adler los» («L’aigle d’Aarau vibre au son de la musique populaire»). Le Comité d’organisation de la fête a confié la composition de la nouvelle œuvre à Hanspeter Zehnder. Ce dernier nous a donné rendez-vous à son domicile de Sins (AG) pour nous parler de la création de l’hymne festif et de son activité musicale. Continuer
Arrangement d’œuvres libres de droitsArrangement d’œuvres libres de droits Dans le cas d’un projet d’arrangement musical, il vaut la peine de connaître les pièges existants en lien avec le droit d’auteur, car un faux pas peut parfois coûter cher. Trouver son inspiration auprès d’autres compositeurs, adapter des œuvres existantes pour d’autres instrumentations ou même utiliser dans une œuvre nouvelle des parties entières d’une composition existante: ce sont là des traditions déjà anciennes. Continuer
Dani Häusler: «De nombreux éléments de notre musique populaire viennent du classique»«De nombreux éléments de notre musique populaire viennent du classique» Dani Häusler est l’un des trois nominés dans la catégorie Musique populaire du Prix Walo 2018. Il a commencé très tôt à jouer de la clarinette. Aujourd’hui, il est actif dans plusieurs formations musicales. SUISA remettra le prix de la catégorie Musique populaire lors du 44e Prix Walo. Nous avons posé des questions par écrit à l’artiste. Continuer
Réduire article

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

En mai, cinq jeunes musiciens populaires se sont retrouvés à Crans-Montana, sous la direction de Dani Häusler, afin de composer un hymne pour la Fête fédérale de la musique populaire 2019. Ce week-end de composition, lancé par SUISA en collaboration avec le comité d’organisation de la FFMP, a été un grand succès. Texte de Sibylle Roth et Manu Leuenberger; vidéo de Sibylle Roth

Après avoir mandaté Hanspeter Zehnder en 2015 pour composer en solo l’hymne de la Fête fédérale de la musique populaire à Aarau, l’idée était, cette année, de faire appel à la relève. Les musiciens ont ainsi été choisis et contactés par le CO de la FFMP. «Au début, j’ai cru qu’il s’agissait d’une erreur et que l’invitation au week-end de composition m’avait été envoyée par inadvertance. Mais je suis...Continuer

Faire de la musique à l’ère de la contamination

Une discussion sur le thème – simple seulement au premier abord – de la «contamination en musique» a engendré de nombreuses contributions, prouvant une nouvelle fois la volonté de parler de la musique et des idées pour essayer de mieux se comprendre et de manière plus approfondie. Texte de Zeno Gabaglio, contributeur invité – La versione italiana del testo si trova sotto.

Jazz in Bess: Faire de la musique à l’ère de la contamination

Table ronde autour du thème Faire de la musique à l’ère de la contamination: Zeno Gabaglio, Nadir Vassena, Maurizio Chiaruttini (animateur), Gabriele Pezzoli et Carlo Piccardi (de gauche à droite). (Photo: Giorgio Tebaldi)

Rédiger un rapport sur une manifestation où la participation fut active présente un unique gros problème: le conflit d’intérêts – cet être partial qui exclut toute attente justifiée d’objectivité. Vous, lecteurs, êtes donc avertis du fait que, dorénavant, chaque aspect du compte rendu sera marqué par la subjectivité la plus totale.

Petit retour en arrière: le 7 juin dernier à Lugano, sur le site accueillant de Jazz in Bess (ce qui se rapproche le plus d’un club de jazz en Suisse italienne, mais il faudrait consacrer un article entier à ce lieu magique…), une table ronde a eu lieu sur le thème Faire de la musique à l’ère de la contamination. Quatre représentants différents de la vie musicale tessinoise ont pris la parole: Nadir Vassena (compositeur, professeur et animateur de la scène culturelle depuis maintenant des décennies, ayant fait ses preuves à l’échelle européenne), Gabriele Pezzoli (compositeur et pianiste de jazz, ayant suivi un parcours d’auteur personnel et varié), Carlo Piccardi (musicologue et directeur de Rete Due durant des années – un des plus fervents connaisseurs et défendeurs de la culture historico-musicale en Suisse italienne) et le rédacteur, Zeno Gabaglio.

Un groupe hétéroclite – dans un autre contexte, on pourrait dire comme les boîtes de chocolats: tous différents les uns des autres – qui, de par leur parcours respectifs différents, laissait imaginer des divergences dans les idées concernant la musique. Une richesse d’opinions apparaît rapidement grâce au travail de médiation – mais aussi d’incitation – assuré par Maurizio Chiaruttini, journaliste et ex-producteur chez RSI.

Chercher sa propre identité musicale

«Dans tous les domaines de l’expression artistique, la contamination semble presque être devenue impérative: contamination entre des genres différents, contamination entre les langues – cultivé et populaire, académique et commercial, acoustique et technologique –, contaminations entre idiomes culturels de provenance variée. Dans un contexte comme celui-ci, que signifie chercher sa propre identité musicale, son propre style, sa propre expression authentique?».

Ce fut le point de départ et – contrevenant à toutes les règles dramaturgiques – nous dévoilons déjà qu’il n’y eut pas de point d’arrivée, ou du moins il n’y en a pas eu qu’un seul. Déjà en ce qui concerne le sens du terme «contamination», les idées allaient dans de nombreuses directions: souligner sa connotation essentiellement négative (la même racine que «contagion», rappelle Vassena) ou établir son altérité par rapport à des concepts tels que «pureté» ou «identité». Le musicien «contaminé» ne peut inévitablement pas être pur et perd inévitablement un peu de son identité en faveur de quelque chose d’autre.

Toujours sur le plan terminologique, Gabriele Pezzoli a proposé un synonyme – «hybridation» – moins connoté négativement et plus ouvert à la variété de stimuli qu’offre le monde contemporain et dans lequel Pezzoli se reconnaît.

Les chefs-d’œuvre sont souvent le fruit de processus

Carlo Piccardi a ensuite commencé en rappelant que la contamination est un phénomène historique vaste qui va bien au-delà de la contemporanéité. Les grandes œuvres historiques – ces chefs-d’œuvre incontestés que tout le monde reconnaît comme unitaires – ont souvent été le fruit de processus. Mais les processus nécessaires pour obtenir une œuvre ne sont presque jamais rapportés, et sont encore plus souvent oubliés: et c’est justement dans ces processus – au cours des deux derniers millénaires de l’histoire de la musique européenne – que la contamination a toujours eu un rôle significatif.

Il a été dit que nous ne sommes pas parvenus à une seule conclusion. Mais la discussion autour d’un thème apparemment simple et restreint tel que «la contamination dans la musique» – à une époque où le contraire semblerait plus vrai – a déclenché des thèmes et des observations secondaires qui ont affirmé le désir de parler de musique, de discuter des idées aussi bien que des sons, d’essayer de mieux se comprendre et de manière plus approfondie.

www.jazzinbess.ch

L’auteur invité – Zeno Gabaglio – est un musicien/compositeur et fait partie du Conseil de SUISA.


Creare musica nell’era della contaminazione

Una discussione attorno al tema – semplice solo all’apparenza – della “contaminazione in musica” ha innescato numerosi spunti, riaffermando la voglia di parlare di musica e di idee, per provare a capirsi meglio e più a fondo. Contributo ospite di Zeno Gabaglio

Creare musica nell’era della contaminazione

Tavola rotonda attorno al tema Creare musica nell’era della contaminazione: Zeno Gabaglio, Nadir Vassena, Maurizio Chiaruttini (moderazione), Gabriele Pezzoli e Carlo Piccardi (da sinistra a destra). (Foto: Giorgio Tebaldi)

Scrivere un rapporto su una manifestazione in cui si è avuto parte attiva presenta un unico grande problema: il conflitto d’interessi – quell’essere parziale che preclude ogni giusta aspettativa di oggettività. Sappia chi legge che, da qui in avanti, ogni aspetto del resoconto sarà marchiato dalla più totale soggettività.

Ma facciamo un passo indietro: lo scorso 7 giugno si è tenuta a Lugano, nell’ospitale sede di Jazz in Bess (la cosa più simile a un jazz club nella Svizzera italiana, ma su questo magico luogo bisognerebbe spendere un intero articolo …), una tavola rotonda attorno al tema Creare musica nell’era della contaminazione. Invitati a prender parola erano quattro diversi esponenti della vita musicale ticinese: Nadir Vassena (compositore, professore e animatore della scena culturale ormai da decenni, con significativi riscontri su scala europea), Gabriele Pezzoli (compositore e pianista jazz, protagonista di un percorso autoriale assai personale e pure variegato), Carlo Piccardi (musicologo e per anni direttore di Rete Due – uno dei più strenui conoscitori e difensori della cultura storico-musicale nella Svizzera italiana) e lo scrivente, Zeno Gabaglio.

Un gruppo assortito – si direbbe in contesti altri, come quello delle scatole di cioccolatini: tutti diversi tra loro – che già nella differenza dei rispettivi percorsi poteva lasciar immaginare una differenza nelle idee attorno alla musica. Una ricchezza di opinioni che è velocemente emersa grazie al lavoro di mediazione – ma anche di istigazione – garantito da Maurizio Chiaruttini, giornalista ed ex produttore RSI.

Cercare una propria identità musicale

«In tutti i campi dell’espressione artistica la contaminazione sembra essere diventata quasi un imperativo: contaminazione fra generi diversi, contaminazioni fra linguaggi – colto e popolare, accademico e commerciale, acustico e tecnologico –, contaminazioni fra idiomi culturali di provenienza disparata. In un contesto come questo, cosa significa cercare una propria identità musicale, un proprio stile, una propria autenticità espressiva?».

Questo è stato il punto di partenza e – contravvenendo a ogni regola drammaturgica – già sveliamo che non c’è stato nessun punto di arrivo, o perlomeno non ce n’è stato uno solo. Già sul senso del termine “contaminazione” le idee si sono mosse in direzioni molteplici: dal sottolinearne la connotazione sostanzialmente negativa (la stessa radice di “contagio”, ha ricordato Vassena) allo stabilire una sua alterità rispetto a concetti come quello di “purezza” o di “identità”. Il musicista “contaminato” inevitabilmente non può essere puro, inevitabilmente perde un po’ della sua identità in favore di qualcos’altro.

Rimanendo sempre su un piano terminologico Gabriele Pezzoli ha suggerito un sinonimo – quello di “ibridazione” – meno connotato negativamente, e più aperto alla varietà degli stimoli che il contemporaneo offre e nei quali Pezzoli si riconosce.

Capolavori sono stati frutto di processi

Carlo Piccardi ha poi esordito ricordando come la contaminazione sia un fenomeno storico di ampio respiro, che va ben oltre la contemporaneità. Le grandi opere storiche – quei capolavori indiscussi che tutti riconoscono come unitari – sono spesso stati frutto di processi. Ma i processi necessari a un’opera non vengono quasi mai riportati, e ancora meno vengono ricordati: e proprio in quei processi – per gli ultimi due millenni di storia della musica europea – la contaminazione ha sempre avuto un ruolo determinante.

Non si è arrivati a un’unica conclusione, si diceva. Ma la discussione attorno a un tema apparentemente semplice e circoscritto come quello della “contaminazione in musica” ha innescato temi e osservazioni secondarie che – in un periodo in cui sembrerebbe vero il contrario – hanno affermato la voglia di parlare di musica, di confrontarsi sulle idee oltre che sui suoni, di provare a capirsi meglio e più a fondo.

www.jazzinbess.ch

L’autore ospite – Zeno Gabaglio –è musicista/compositore e fa parte del Consiglio SUISA.

Articles en relation
Bertrand Denzler: Arpenteur et explorateur d’espaces sonoresArpenteur et explorateur d’espaces sonores Le saxophoniste Bertrand Denzler, qui se meut à l’intersection de l’improvisation et de la composition, recherche constamment de nouvelles possibilités d’expression. Ce Genevois de 55 ans établi à Paris entend à présent repousser les frontières de son dialogue avec d’autres artistes dans le cadre d’une «résidence en mouvement». La FONDATION SUISA soutient financièrement ce projet par une contribution «Get Going!». Continuer
Marco Zappa: 50 anni di musicaMarco Zappa: 50 anni di musica Cinquante ans de succès : la seule carrière durable de Suisse dans la «canzone italiana» – dans toutes ses dimensions. C’est un fait indéniable, mais essentiel quand on parle du chanteur Marco Zappa de Bellinzone, qui revient cette année sur le devant de la scène de la culture musicale suisse italienne. Son nouvel album «PuntEBarrier» contient 18 chansons inédites et sa tournée suisse débutera le 14 mars 2017 au Teatro Sociale de Bellinzone. Continuer
Echo positif de la «Journée SUISA» au festival Murten ClassicsEcho positif de la «Journée SUISA» au festival Murten Classics Une journée complète a été consacrée à l’univers de la musique contemporaine lors de la série de concerts «Offen für Neues» du festival Murten Classics, le 25 août 2018. Cette journée de concerts soutenue par SUISA a été enregistrée par la Radio SRF 2 Kultur et a suscité des réactions positives de toutes parts. Continuer
Réduire article

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Une discussion sur le thème – simple seulement au premier abord – de la «contamination en musique» a engendré de nombreuses contributions, prouvant une nouvelle fois la volonté de parler de la musique et des idées pour essayer de mieux se comprendre et de manière plus approfondie. Texte de Zeno Gabaglio, contributeur invité – La versione italiana del testo si trova sotto.

Jazz in Bess: Faire de la musique à l’ère de la contamination

Table ronde autour du thème Faire de la musique à l’ère de la contamination: Zeno Gabaglio, Nadir Vassena, Maurizio Chiaruttini (animateur), Gabriele Pezzoli et Carlo Piccardi (de gauche à droite). (Photo: Giorgio Tebaldi)

Rédiger un rapport sur une manifestation où la participation fut active présente un unique gros problème: le conflit d’intérêts – cet être partial qui exclut toute attente justifiée d’objectivité. Vous, lecteurs, êtes donc avertis du fait que, dorénavant, chaque...Continuer