Mint Digital Services: réponses aux principales questions

SUISA et la société américaine SESAC ont fondé une joint-venture nommée Mint Digital Services. Celle-ci se chargera des licences transfrontalières octroyées aux prestataires de musique en ligne. Elle offrira également ses services aux éditeurs et aux sociétés de gestion. Warner/Chappel Music est un éditeur major qui fait déjà appel aux prestations de Mint Digital Services. Voici les principales questions et réponses. Texte de Fabian Niggemeier, Martin Korrodi, Sebastian Spring et Erika Weibel

Mint Digital Services: réponses aux principales questions

Avec Mint Digital Services et grâce à son infrastructure informatique performante, SUISA développe de nouveaux secteurs d’activité. (Graphisme: Hej – Büro für Strategie und Gestaltung in Kultur und Wirtschaft, Zurich)

Qu’est-ce que Mint Digital Services?
Mint Digital Services est une joint-venture de l’organisation américaine SESAC et de SUISA. Elle fournit des prestations dans le domaine de l’octroi de licences transfrontalières aux prestataires de musique en ligne. Cela concerne essentiellement le traitement des rapports d’utilisation des plates-formes en ligne, l’identification du répertoire et l’établissement de factures.

Mint Digital Services permet à SUISA et à SESAC de gérer plus efficacement l’octroi de licences en ligne pour leur propre répertoire. La joint-venture peut en outre proposer ses services aux grands éditeurs de musique ainsi qu’à d’autres sociétés de gestion.

Pourquoi SUISA et SESAC ont-elles fondé Mint Digital Services?
Voici les trois raisons principales:

  1. Avec Mint Digital Services et grâce à son infrastructure informatique performante, SUISA développe de nouveaux secteurs d’activité.
  2. La joint-venture permet à SUISA de mieux exploiter son infrastructure informatique. Jusqu’ici, l’important travail de SUISA pour l’octroi de licences et la répartition dans le domaine en ligne était cantonné à son propre répertoire. Mint Digital Services pourra désormais gérer également les répertoires de SESAC ainsi que ceux d’autres éditeurs, voire de sociétés de gestion.
  3. Grâce à la joint-venture, SUISA est parée pour l’avenir. Ces prochaines années, les monopoles des sociétés de gestion seront mis à rude épreuve. Le principe selon lequel une seule société se charge des licences pour le répertoire mondial au sein d’un pays (principe de territorialité) s’érode progressivement. Outre le secteur de la musique en ligne, la tendance va aujourd’hui déjà vers l’octroi de licences directes, c’est-à-dire par-delà les frontières mais uniquement pour le répertoire d’une société de gestion.

Les membres doivent-ils également faire appel à Mint pour l’utilisation en ligne de leurs œuvres?
Non. Rien ne change pour les membres de SUISA. Celle-ci restera leur interlocuteur et continuera d’envoyer les décomptes aux membres. Mint Digital Services fournit ses prestations uniquement pour SUISA.

Construire une nouvelle entreprise coûte. Les membres verront-ils leurs recettes de droits d’auteur baisser à cause de frais d’administration plus élevés?
Non. Ces dernières années, SUISA a effectué la majeure partie des investissements requis en améliorant continuellement son système informatique, indépendamment du projet de joint-venture. Les coûts à engager pour la création d’une nouvelle entreprise sont relativement faibles et seront selon le business plan amortis en quelques années.

Cette joint-venture avec l’organisation américaine SESAC permettra-t-elle aux membres de toucher plus rapidement leur argent pour les utilisations aux Etats-Unis?
La coopération avec SESAC n’a aucune influence sur les droits perçus aux Etats-Unis. La joint-venture concerne uniquement les utilisations en ligne en dehors des Etats-Unis. SUISA s’efforce d’améliorer les recettes en provenance de tous les pays étrangers, mais il faut rappeler que notre marge de manœuvre pour influencer le travail de nos sociétés-sœurs est limitée.

Warner est à présent un client de Mint. Cela signifie-t-il que les majors deviennent prioritaires et que les besoins des membres de SUISA passeront au second plan?
Non. Warner est un client de Mint Digital Services et non de SUISA. En outre, l’objectif de SUISA est de toujours faire preuve dans son travail de la meilleure orientation client possible, que ce soit pour une major, un label indépendant ou un auteur.

L’octroi des licences pour le répertoire en ligne passera-t-il également par Mint Digital Services?
Non. La joint-venture fournit uniquement des prestations d’administration et de décompte. L’octroi de licences pour les répertoires de SESAC et de SUISA sera confiée à deux entreprises qui seront fondées dans les prochaines semaines: Mint SESAC Licensing et Mint SUISA Licensing, sociétés-sœurs l’une de SESAC, l’autre de SUISA. Toutes deux octroieront séparément des licences dans leurs domaines respectifs.

SUISA peut-elle désormais négocier de meilleurs contrats pour les plates-formes en ligne?
Il est possible que de meilleurs contrats puissent être négociés avec certaines plates-formes en ligne. Celles-ci décident elles-mêmes si elles veulent négocier sur une base individuelle avec SUISA, SESAC ou les deux entreprises en même temps. Dans le deuxième cas, Mint SUISA Licensing profiterait évidemment du répertoire plus vaste de SESAC et ainsi de conditions plus favorables.

SUISA, respectivement Mint SUISA Licensing, renégocie régulièrement les contrats avec les plates-formes en ligne, afin d’obtenir de meilleures conditions pour les auteurs et les éditeurs.

Communiqué de presse: «SUISA et SESAC lancent Mint et ont pour premier client Warner/Chappell Music»
Pour de plus amples renseignements, nous vous prions de bien vouloir consulter le site de la joint-venture: www.mintservices.com

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Services de SUISA à l’attention des membres: un coup d’œil en arrière, un coup d’œil en avant

Des versements plus rapides grâce aux décomptes trimestriels, une saisie des données plus simple grâce aux déclarations d’œuvres en ligne, un accès numérique aux décomptes via «Mon compte», davantage d’efficacité grâce aux formulaires en ligne … Allons-nous vers des décomptes en temps réel? Renoncerons-nous bientôt à l’envoi de documents en format papier? Par Irène Philipp Ziebold, Directrice

Services de SUISA à l’attention des membres: un coup d’œil en arrière, un coup d’œil en avant

Déclarer une œuvre auprès de SUISA à l’aide d’une tablette, directement depuis le local de répétition, ou jeter un œil à un décompte électronique? Oui, c’est possible grâce au portail Internet «Mon compte». (Photo: Archimede / Shutterstock.com)

Au cours de ces dernières années, SUISA a déjà mis en œuvre d’importantes mesures améliorant l’efficacité et la qualité des services proposés à ses membres. La présentation des décomptes a été revue. Ceux-ci contiennent désormais des informations plus détaillées, ce qui garantit plus de transparence. En automne 2015, SUISA a introduit des décomptes trimestriels. Depuis, les redevances de droits d’auteur dues aux membres leur sont versées au moins quatre fois par an.

Depuis 2015, les membres ont accès à leurs décomptes électroniques via le portail Internet «Mon compte». Au début du mois de mars 2017, nous avons également procédé à des améliorations de l’offre de services en ligne que les membres peuvent utiliser via «Mon compte»: la déclaration d’œuvre a été simplifiée. Il est désormais possible de faire une recherche spécifique par catégorie (p. ex.: arrangeur) pour les autoproductions, les contrats de sous-édition peuvent être annoncés en ligne et, enfin, la mise en page du portail Internet a été optimisée pour que celui-ci puisse être utilisé sur différents appareils.

Déclarer une œuvre auprès de SUISA depuis sa tablette lors d’un déplacement, depuis le local de répétition ou encore durant une discussion avec les co-auteurs depuis l’étranger? Tout cela est possible grâce à «Mon compte».

De l’envoi de documents papier à l’envoi électronique

Pour l’envoi de formulaires, la saisie en ligne prend le pas sur le papier. Le traitement électronique des données permet une gestion efficace des documents. SUISA étudie régulièrement ce qui est faisable et pertinent d’un point de vue technique pour tout ce qui a trait aux services proposés aux membres. Ce faisant, les intérêts et les souhaits des membres sont au cœur des préoccupations de SUISA.

Les membres de SUISA veulent-ils recevoir tous les décomptes ou le détail des décomptes sur papier? Ou sont-ils d’avis que les décomptes doivent être disponibles uniquement dans un format électronique?

Il est évident que le fait de renoncer à l’envoi des décomptes par la poste permettrait d’épargner des coûts. Toutefois, seule une petite moitié des membres actifs dispose d’un login à «Mon compte» et nous savons que certains membres considèrent les décomptes sur papier comme indispensables.

En tenant compte de ces différents aspects, les services proposés aux membres font actuellement l’objet de discussions et les avantages et inconvénients des différentes offres sont analysés avec soin. Les décisions à ce sujet seront prises dans le courant de l’année 2017.

Décomptes «en temps réel»?

Nos membres nous demandent régulièrement si nous prévoyons de mettre en place des décomptes «en temps réel». Cela signifierait concrètement, que dès que la redevance de droit d’auteur est perçue, par exemple pour un concert, elle est immédiatement répartie aux ayants droit. Les décomptes à date fixe seraient supprimés, et chaque membre recevrait sa redevance dès que celle-ci est à disposition.

Les conditions techniques nécessaires à ce service pourraient être développées, mais elles ont un prix considérable. L’ensemble du processus de traitement – de l’encaissement à la répartition – devrait alors faire l’objet d’une toute nouvelle analyse. Notre règlement de répartition devrait notamment être complètement modifié car la plupart des dispositions actuelles ne sont pas compatibles avec un décompte «en temps réel».

Il reste donc à savoir si un tel changement correspondrait réellement aux besoins de la majeure partie de nos membres. Il se peut en effet que les décomptes trimestriels soient déjà suffisamment satisfaisants et efficaces.

Plus de service, plus de conseil

Dans tous les cas, SUISA poursuit sa phase de test en vue d’améliorer les services proposés aux membres. Notre devise : un maximum de services! Comme déjà mentionné, bon nombre de processus d’automatisation du traitement des données ont déjà pu être introduits grâce à de nouvelles applications informatiques. Cela permet d’obtenir plus d’efficacité dans la gestion et les ressources ainsi gagnées peuvent être utilisées ailleurs.

Ce temps disponible est dès lors mis à disposition de nos membres, à qui nous proposons un conseil professionnel et personnel. En effet, en plus de l’amélioration de l’efficience, le contact personnel avec nos membres reste une priorité absolue pour SUISA. Nous ne perdons pas de vue l’assurance qualité des services proposés aux membres de SUISA.

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Au cœur de l’action et mettant tout en œuvre pour améliorer les prestations en faveur des membres Un coup d’œil aux prestations que SUISA propose à ses membres le montre: les nouveautés apparues ces dernières années ont amené davantage d’efficacité et de qualité. On pense notamment aux décomptes plus détaillés, au portail web «Mon Compte» et à la numérisation des dossiers des membres. Il existe chez SUISA un processus continu en vue de l’amélioration de l’offre de prestations; à noter la concrétisation des décomptes trimestriels, le développement constant de «Mon Compte» et la modernisation technologique de la banque de données des œuvres. De plus, les services aux membres font l’objet d’une réflexion approfondie. Continuer
Nouveaux formulaires en ligne pour les clients de SUISA Depuis début 2016, SUISA met à la disposition de ses clients de nouveaux formulaires en ligne. L’objectif de cette nouvelle prestation est de faciliter les déclarations pour les utilisateurs de musique. Pour SUISA, la saisie des données en ligne est également intéressante, en raison de l’amélioration de l’efficacité de traitement des données qu’elle apporte. Continuer
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Révision du droit d’auteur en Suisse: SUISA à la tête d’un groupe de travail

Suite aux réactions divergentes provoquées par l’avant-projet de révision de la loi sur le droit d’auteur, la Conseillère fédérale Simonetta Sommaruga a fait une nouvelle fois appel, en été 2016, à l’AGUR12, un groupe de travail des milieux intéressés. Celui-ci a reçu pour mission d’essayer de trouver des solutions consensuelles. Texte de Vincent Salvadé

Révision du droit d’auteur en Suisse: SUISA à la tête d’un groupe de travail

L’exposition «Oh Yeah! La musique pop en Suisse», au Musée de la Communication de Berne, montrait 60 ans de culture pop suisse en présentation multimédia (voir image). Une exposition comme celle-ci pourrait plus facilement acquérir les droits nécessaires grâce à la licence collective étendue (LCE). L’introduction d’une telle licence était l’un des sujets discutés dans le cadre de la possible révision du droit d’auteur en Suisse (Photo: Musée de la Communication / Hannes Saxer)

A cette fin, plusieurs sous-groupes de travail ont été constitués, chargés d’examiner différents sujets. SUISA a dirigé l’un de ces sous-groupes (groupe de travail 1), qui devait s’occuper de quatre thèmes: l’institution de la licence collective étendue, la réglementation des œuvres dites «orphelines», une éventuelle nouvelle exception au droit d’auteur pour la science et la question d’un droit de deuxième publication pour les œuvres scientifiques financées par des fonds publics.

Le groupe de travail 1 était constitué de représentants d’auteurs (Suisseculture), d’utilisateurs d’œuvres (DUN), de bibliothèques (BIS), de producteurs de musique (IFPI), d’éditeurs de livres (SBVV), de l’Office fédéral de la Culture et de sociétés de gestion collective (Swissperform et SUISA). Il a réalisé ses travaux entre octobre 2016 et février 2017, en parvenant aux résultats expliqués ci-après.

Licence collective étendue

La licence collective étendue (LCE) est une institution juridique connue des pays du nord, par laquelle les sociétés de gestion ont le pouvoir légal d’agir pour tous les ayants droit, pour autant qu’elles soient suffisamment représentatives. Le groupe de travail a considéré que la LCE présentait des avantages aussi bien pour les ayants droit que pour les utilisateurs et les consommateurs. Elle permet en effet aux premiers d’obtenir une rémunération pour des utilisations massives de leurs œuvres et prestations, qui sont difficilement maîtrisables de manière individuelle. Pour les utilisateurs, la LCE est un moyen de faciliter le processus d’acquisition des droits pour des projets portant sur un grand nombre de biens protégés par la loi sur le droit d’auteur (LDA). Cela est particulièrement important à l’heure de la numérisation. Enfin, pour les consommateurs, la LCE pourrait contribuer à accroître les offres légales de biens culturels.

Le groupe de travail a donc présenté un projet de disposition légale instaurant la LCE. Par la formulation choisie, il a veillé à ce que l’institution ne soit pas utilisée pour licencier des utilisations faisant concurrence à des offres autorisées par les ayants droit de manière individuelle; de même, le groupe de travail a fait en sorte que la liberté des titulaires de droits soit sauvegardée, en leur donnant une possibilité de sortir d’une LCE dont ils n’accepteraient pas les termes («opt out»).

Œuvres orphelines

Une œuvre est dite «orpheline» lorsque les ayants droit sur celle-ci sont inconnus ou introuvables. La loi actuelle contient une disposition sur les œuvres orphelines (art. 22b LDA), qui permet aux utilisateurs d’obtenir les autorisations dont ils ont besoin auprès des sociétés de gestion collective, puisque le titulaire des droits ne peut pas être contacté. Cette réglementation est toutefois limitée aux phonogrammes et aux vidéogrammes.

Le groupe de travail propose d’étendre cette solution à tous les types d’œuvres orphelines, pourvu qu’elles se trouvent dans des stocks de bibliothèques, d’écoles, de musées ou d’autres institutions de sauvegarde du patrimoine. Il propose en outre une solution pour le cas où les sociétés de gestion ne pourraient toujours pas rémunérer les ayants droit au bout de dix ans: l’argent perçu devrait alors être utilisé à des fins prévoyance sociale et d’encouragement à la culture.

Exception pour la science

Le groupe de travail considère qu’une exception au droit exclusif peut se justifier lorsque des œuvres sont reproduites à des fins de recherche scientifique par un procédé technique. Ce qui est visé ici est la fouille de données (Text and Data Mining, TDM) ou d’autres actes semblables, par lesquels des œuvres sont reproduites automatiquement afin (par exemple) d’en identifier certaines caractéristiques communes. L’Union européenne prévoit aussi d’introduire une telle exception. Le groupe de travail n’a toutefois pas réussi à s’entendre sur la question de savoir si cette exception devait être accompagnée d’un droit à rémunération en faveur des créateurs concernés. Les auteurs des milieux littéraires le soutiennent, tandis que les utilisateurs plaident pour une exception gratuite.

Les procédés techniques facilitent la lecture et la préparation des sources du chercheur. Or, la lecture d’une œuvre échappe au droit d’auteur. SUISA est donc d’avis qu’un droit à rémunération, pour l’utilisation de sources à l’origine d’un travail scientifique, n’est pas approprié. En revanche, il faut faire en sorte que l’exploitation du résultat de la recherche n’échappe pas au droit d’auteur, si ce résultat contient des œuvres protégées reconnaissables. De plus, le droit moral des auteurs doit être préservé et l’enseignement ne doit pas être concerné par la nouvelle exception, puisqu’il fait l’objet d’une réglementation spéciale aux art. 19 et 20 LDA (prévoyant une redevance en faveur des auteurs). La formulation proposée par le groupe de travail tient compte de ces impératifs.

Droit de deuxième publication

Les utilisateurs d’œuvres, plus particulièrement les milieux universitaires, souhaiteraient modifier le code des obligations, pour interdire à l’auteur d’une œuvre scientifique de céder à son éditeur le droit de mettre cette œuvre gratuitement à disposition, lorsqu’elle est en majorité financée par des fonds publics. Le but est de permettre à l’auteur de publier son travail en libre accès sur internet, parallèlement à la publication par l’éditeur.

Le groupe de travail n’a pas pu faire de proposition sur ce thème, les positions des participants étant trop éloignées. En particulier, les éditeurs considèrent qu’une telle disposition serait pour eux une véritable expropriation, les décourageant de réaliser des investissements dans le domaine scientifique.

Et maintenant?

Le groupe de travail 1 a soumis ses propositions à l’AGUR12. Celui-ci les a traitées conjointement aux autres thèmes concernés par la révision de la LDA (par exemple la lutte contre le piratage ou la copie privée). Le 2 mars 2017, l’AGUR12 est finalement parvenu à trouver une solution d’ensemble équilibrée et consensuelle, dans laquelle les trois propositions du groupe de travail 1 ont trouvé leur place.

Le groupe de travail 1 était représentatif de milieux très divers et il a réussi à rapprocher les points de vue. Cela a certainement contribué à améliorer la compréhension mutuelle, nécessaire pour aboutir à un compromis d’ensemble. Nous espérons donc que celui-ci sera tôt ou tard repris par la loi.

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  1. Maruchka dit :

    Droit d’auteur – révision
    Je ne suis pas sure d’avoir compris le chapitre ‘pour la science’

    Une petite vraie interrogation/apréhension : où s’arrête l’exception, ‘pour la science’ ?
    peut-on réquisitionner quelqu’un – juste pour la science – ?

    la science c’est des mio de personnes…
    la science ne sait-elle pas aller demander de la même façon, que n’importe quelle personne, qui veut diffuser une oeuvre ?
    si le scientifique aspirait à travailler gratuit, pour sa bonne cause ; reste que prendre c’est voler et obliger c’est très rarement bien.

    suggestion D : le scientifique fait sa demande à l’auteur et lui demande son prix/propose un tarif le scientifique informe l’auteur, qui a 10-15 jours (vs. poste) pour exprimer et exposer un éventuel désaccord et définir un autre tarif, que celui proposé par le scientifique
    + un tarif minimum mentionné dans les articles – calculé en fonction de la valeur ajoutée par l’oeuvre et des tarifs en vigueur dans le secteur du scientifique ou de l’artiste (l’oeuvrier) ; le tarif le plus élevé étant appliqué
    – en effet, dans ce genre de situation, ne faudrait-il normalement demander un audit par l’artiste ou un contrat de travail pour le scientifique-artiste ?
    pourquoi pas ?
    + subventions sont à disposition du scientifique, qui voudrait investir dans une recherche, p.ex. musicale

    Souvenez-vous quand nous montions aux fronton, pour défendre l’idée, le droit à la réflexion.
    Rappelez-vous quand le propriétaire du piano ou des toiles et de la peinture était le propriétaire de l’oeuvre, car l’esprit n’avait que peu de valeur, c’était le bien matériel qui comptait et qui recevait la somme totale des mérites, l’artiste vivant d’amour de son art et d’eau fraîche, rosée
    jusqu’à ce que sa toile ou sa musique finisse par lui rapporter argent…, enfin…, à ceux qui détenaient ses oeuvres ; lui n’ayant pas connu le jeans

    certains sont montés aux barricades, ce ne fut ni simple, ni rapide, peut-être y a-t-il eu des vies risquées mais la raisons a eu le dessus et le droit d’auteur est né, affaiblissant sans doute l’esclavagisme (ancrage du concept)
    cela a pris du temps, pour nous apporter le droit d’auteur, donc, à présent, que nous pouvons en profiter, faut-il vraiment le concéder, sans tenir compte des autres outils et données scientifiques comme un travail artistique ?
    mais pourquoi ?

    Voilà pour la science.

    Par contre se prendre un droit d’auteur sur quelque chose de visible (=/= créé par l’homme), comme par exemple une plante brésilienne brevetée aux USA/par USA c’est inconcevable…

    C’est un sujet qui me tient à coeur… 🙂

    • Nicolas Pont dit :

      La restriction en faveur de l’utilisation à des fins scientifiques a été notamment conçue pour favoriser la fouille de textes et de données (text and data mining ou TDM).

      Il s’agit par exemple de pouvoir analyser et découvrir d’éventuels liens entre les nombreuses publications scientifiques, afin de trouver de nouvelles pistes de recherche, notamment dans le domaine de la médecine.

      Sans restriction en faveur de l’utilisation à des fins scientifiques, les chercheurs devraient, pour fouiller et compiler des extraits de textes, demander l’autorisation préalable des auteurs de ces textes, protégés par le droit d’auteur. Cela n’est tout simplement pas possible d’un point de vue pratique.

      SUISA est favorable à la restriction, qui ne devrait toutefois que peu concerner les oeuvres musicales.

      Ce qui se fait dans le secret du laboratoire du chercheur est difficilement contrôlable et il est donc également complexe de faire valoir un droit d’auteur sur cet acte.

      En revanche, il est capital que le résultat de la recherche scientifique ne puisse pas être exploité librement, s’il reproduit des oeuvres protégées. Les auteurs de ces oeuvres protégées doivent avoir leur mot à dire sur cette exploitation et avoir les moyens de demander une rémunération. C’est l’une des priorités de SUISA.

      L’exception pour la science ne doit pas concerner l’enseignement, y compris dans les universités, puisque la loi prévoit un droit à rémunération en faveur des auteurs dans ce cadre. Ce droit à rémunération fait l’objet du tarif commun 7, lequel ne doit pas être touché par une exception pour la science. C’est l’autre priorité de SUISA.

      Nicolas Pont / Service juridique SUISA Lausanne

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Festival Archipel: rendez-vous avec la musique d’aujourd’hui

Organisé pour la 26e fois déjà, du 24 mars au 2 avril 2017 à Genève, le Festival Archipel se présente comme une invitation à rencontrer la création musicale contemporaine. SUISA s’engage cette année pour la première fois dans le cadre du Festival Archipel. Une journée d’information à l’attention des jeunes créateurs de musique aura lieu avec le soutien de SUISA le 1er avril 2017, ainsi qu’une discussion publique avec des compositeurs. L’interview du Directeur du festival, Marc Texier, réalisée par écrit, vous en dira plus. Texte/interview de Manu Leuenberger

Festival Archipel: rendez-vous avec la musique d’aujourd’hui

«La mission du festival Archipel est double: repérer de jeunes artistes de talent et présenter la musique d’aujourd’hui dans toute sa diversité», écrit Marc Texier, Directeur du Festival genevois Archipel. (Photo: Festival Archipel / Isabelle Meister)

Marc Texier, la 26e édition du Festival Archipel qui se tiendra à Genève du 24 mars au 2 avril 2017 a pour thème «Ensemble». Que se cache derrière ce slogan?
Marc Texier: Sous cet intitulé «Ensemble», mot d’ordre et nécessité, Archipel 2017 célèbre un art de la concorde que l’on aimerait voir transposé à d’autres communautés, et qui est massivement pratiqué par la jeune génération des musiciens à laquelle nous ouvrons largement nos concerts.

Quelle est la plus grande motivation pour l’organisation du festival: le désir d’offrir une vitrine aux compositeurs et interprètes contemporains ou le fait de pouvoir enthousiasmer un public plus large amateur de nouvelle musique?
La mission d’un festival est double. Repérer de jeunes artistes de talent et les aider à passer de leurs études à la vie professionnelle. Présenter la musique d’aujourd’hui dans toute sa diversité et en donner des clefs de compréhension au plus large public. Enfin, un festival se construit selon une dramaturgie, il donne à entendre la matière vivante d’un art en train de se réinventer.

Les oeuvres de compositeurs contemporains vivent souvent dans l’ombre des programmes des salles de concerts traditionnelles. Pour quelle raison préfère-t-on interpréter Bach plutôt que de la nouvelle musique?
Et encore si c’était Bach, mais c’est plutôt Tchaïkovski. Il faudrait poser cette question aux responsables des orchestres et des salles. Pourquoi y a-t-il tant de frilosité vis-à-vis de la modernité musicale? Ce n’est pas le public qui la dicte, j’ai toujours constaté sa curiosité. Ce sont les structures, orchestres, opéras, radios, qui veulent perpétuer la musique qui prévalait à l’époque de leur création, XIXe, début du XXe, en oubliant qu’elles étaient à l’époque les principaux vecteurs de la modernité. Une approche muséale s’est substituée à la découverte. Il y a heureusement de nombreuses exceptions.

Dans le cadre de la première «Académie Archipel Ose!», sous la direction de Kaija Saariaho et Daniel Kawka, six jeunes compositeurs peuvent bénéficier d’un cours d’une semaine dans le domaine de la composition symphonique. Pour quelle raison avons-nous encore besoin de formation, alors qu’il n’y a de toute façon plus de règles et que tout est désormais permis dans la musique?
Edgar Varèse, l’un des pères de la musique moderne, voulait abolir les règles (c’est de la grammaire) pour ne plus suivre que les lois (notamment celles de l’acoustique). Nous en sommes là aujourd’hui. Il n’y a effectivement plus vraiment de règles, sinon celles qu’on se crée comme des contraintes afin de canaliser son imagination. Mais il y a toujours les lois physiques du son, de son émission, de sa propagation. Il y a mille techniques d’écriture nécessaires à la construction d’une œuvre, maîtrise de sa forme, conduite du discours musical. Il y a enfin toute la technologie informatique qui s’est ajoutée à la nécessaire connaissance pragmatique de l’écriture instrumentale. Quand tout cela est acquis, reste l’essentiel: trouver sa voix, bâtir son originalité. C’est ce qu’offrent les académies en brassant les origines et les parcours, après avoir appris les «lois» au conservatoire, les jeunes musiciens découvrent leur «moi» par la confrontation aux autres créateurs de leur génération.

Quelles exigences doit avoir un jeune compositeur suisse pour que ses oeuvres soient entendues au niveau international?
Elle ne sont pas différentes de celles d’un Français ou Coréen. Depuis la chute du mur et l’accession de nombreux pays à une relative prospérité, la création musicale s’est totalement internationalisée. Pas moins de 30 pays différents, couvrant les cinq continents, étaient représentés parmi les candidats de l’Académie Archipel Ose! On attend d’eux de solides bases théoriques et pratiques, de l’inventivité, de l’originalité, puis qu’ils parcourent le monde, d’académie en académie, afin de parfaire leur formation tout en se faisant connaître à l’international.

Le samedi 1er avril 2017, une «Journée d’orientation professionnelle» destinée aux jeunes compositeurs et interprètes est organisée en coproduction avec SUISA. L’entrée à cette manifestation à «L’Abri» est gratuite. Qu’est-ce que cela peut apporter à un jeune créateur de musique?
Débutant un métier, nous avons tous éprouvé l’inquiétante distance entre l’idée que nous nous faisions de ce travail, et la réalité de son exercice. On ne peut pas totalement réduire cela, mais aider de jeunes musiciens, compositeurs et interprètes, à prendre conscience de l’environnement au sein duquel il vont faire carrière et des contraintes administratives, juridiques, technologiques, humaines qu’ils auront à gérer en plus de la pratique musicale à laquelle ils ont été spécifiquement formés. L’informatisation de la création, la dématérialisation des supports, l’abolition des frontières entre les arts, la substitution des réseaux sociaux aux anciens canaux de diffusion, télés, radios, journaux, modifient profondément l’exercice de tous les métiers de la musique, du critique musical à l’éditeur de partition, du musicien d’orchestre au créateur sonore. Les spécialistes invités à cette journée répondront à ces interrogations.

Quels événements du festival ne manquerez-vous en aucun cas cette année?
Comme je n’en manquerai bien sûr aucun, j’ai un peu de mal à répondre. Si je suis un connaisseur de la musique contemporaine, je ne manquerais sous aucun prétexte les créations de quatre compositeurs majeurs de notre temps: Murail, Kyburz, Gervasoni, Blank lors du concert du Lemanic Modern Ensemble le 1er avril. Si je souhaite m’initier à une musique contemporaine que je ne connais pas, et découvrir un peu en butinant, dans une ambiance conviviale, si je souhaite poser des questions aux artistes, alors je ne manquerais pas l’après-midi du 2 avril et ses «salons de musique» consacrés à la clarinette contrebasse et aux percussions.

www.archipel.org, site Internet du festival

Journée d’orientation professionnelle
Je suis un jeune compositeur, un interprète qui débute. Où puis-je compléter ma formation? Auprès de quelle académie? Comment m’y présenter? J’ai constitué un ensemble, comment le promouvoir, le développer, le gérer? Dois-je m’inscrire auprès d’une société de gestion? Préférer l’édition papier ou dématérialisée? Puis-je librement diffuser ma musique sur Internet ? Comment collaborer avec d’autres disciplines? Où diffuser mon travail? Ces questions, et beaucoup d’autres que se posent les jeunes artistes au début de leur vie professionnelle, nous tentons d’y répondre au cours d’une série de rencontres avec des spécialistes du droit, de l’édition, de l’enseignement, de la production musicale.Cette journée, sous l’égide de SUISA, est destinée à l’insertion professionnelle des jeunes musiciens. Elle est ouverte à tous. (Text: Festival Archipel)
Samedi 1er avril 2017, L’Abri – A2, Entrée libre
10h00 – 10h10 Welcome speech Bernard Meier – président de l’association Archipel, responsable des ateliers de la profession HEM
10h10 – 10h30 Nicolas Pont – chef du service juridique de SUISA
10h30 – 10h50 David Johnson – responsable de l’antenne romande de Swissperform
10h50 – 11h10 Johannes Knapp – directeur de l’ASM-STV
11h20 – 11h40 Damien Pousset – fondateur du label Aeon
11h40 – 12h00 Andri Hardmeier – responsable musique de Pro Helvetia
12h00 – 12h20 François Passard (directeur) et Alain Renaud (responsable du studio de production) de L’Abri
Pause
13h30 – 13h50 Marc Texier – directeur d’Archipel
13h50 – 14h10 Daniel Zea – compositeur et membre fondateur de l’ensemble Vortex
14h10 – 14h30 Tzairi Santos Garcia – responsable du développement digital chez Outhere Music
14h30 – 14h50 Lucas Fagin – compositeur et co-directeur de Babelscores
15h00 – 15h20 Bruno Serrou – critique musical
15h20 – 15h40 Marie-Christine Papillon – directrice des éditions Papillon
15h40 – 16h00 Synthèse/Débriefing
Discussion entre compositeurs
Avec Hanspeter Kyburz, Stefano Gervasoni, William Blank, Tristan Murail, Xavier Dayer. Animée par Marc Texier.

Samedi 1er avril 2017, 20h
Alhambra, entrée libre

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Organisé pour la 26e fois déjà, du 24 mars au 2 avril 2017 à Genève, le Festival Archipel se présente comme une invitation à rencontrer la création musicale contemporaine. SUISA s’engage cette année pour la première fois dans le cadre du Festival Archipel. Une journée d’information à l’attention des jeunes créateurs de musique aura lieu avec le soutien de SUISA le 1er avril 2017, ainsi qu’une discussion publique avec des compositeurs. L’interview du Directeur du festival, Marc Texier, réalisée par écrit, vous en dira plus. Texte/interview de Manu Leuenberger

Festival Archipel: rendez-vous avec la musique d’aujourd’hui

«La mission du festival Archipel est double: repérer de jeunes artistes de talent et présenter la musique d’aujourd’hui dans toute sa diversité», écrit Marc Texier, Directeur du Festival genevois Archipel. (Photo: Festival Archipel / Isabelle Meister)

Marc Texier, la 26e édition du Festival Archipel qui se tiendra...Continuer

La Tessinoise: vibrez aux sons du Tessin

A Pâques, le Tessin a bien plus à offrir que ses palmiers et sa météo au beau fixe: pendant trois jours, de nombreux concerts permettent de découvrir la scène indie pop/rock du canton. Texte d’Erika Weibel

La Tessinoise: vibrez aux sons du Tessin

Les musiciens Barbara Lehnhoff (à gauche) et Aris Bassetti (à droite) sont principalement connus pour leurs projets Peter Kernel et Camilla Sparksss. Mais ils gèrent aussi leur propre label, «On the Camper Records», et organisent le festival La Tessinoise. (Photo: Robert Huber)

L’an dernier, le label tessinois «On the Camper Records» a célébré son dixième anniversaire avec un festival. Pour l’occasion, les fondateurs du label – Aris Bassetti et Barbara Lehnhoff – ont invité des artistes des quatre coins de l’Europe, et organisé plusieurs concerts dans la région de Lugano. Ce festival a permis de réunir l’industrie musicale et de nombreux artistes; il a rencontré un tel succès qu’ils ont décidé de continuer à l’organiser sous le nom «La Tessinoise».

Ainsi, du 14 au 16 avril 2017, de nombreux groupes se produiront dans divers lieux près de Lugano lors d’un évènement qui mettra la musique tessinoise sur le devant de la scène. Des artistes venus de toute la Suisse et de l’étranger seront également de la partie. Ce festival est unique, car les groupes y jouent les nouvelles chansons de leur répertoire en les présentant chaque soir au public en exclusivité.

A Pâques, Lugano est donc la destination idéale pour profiter de la musique indie sous le soleil suisse et rencontrer en même temps de manière informelle des personnes du monde de la musique venant de toute l’Europe.

Informations complémentaires:
Programme des concerts, tickets et autres informations: www.latessinoise.com, site Web du festival
Site Web du label On the Camper Records: www.onthecamper.com

SUISA et la FONDATION SUISA, fondation pour la promotion de la musique de SUISA, soutiennent le festival La Tessinoise. Dans le cadre du festival, SUISA vous invite à un brunch le samedi 15 avril 2017 à 10h30 – entrée sur invitation.

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Marco Zappa: 50 anni di musica

Cinquante ans de succès : la seule carrière durable de Suisse dans la «canzone italiana» – dans toutes ses dimensions. C’est un fait indéniable, mais essentiel quand on parle du chanteur Marco Zappa de Bellinzone, qui revient cette année sur le devant de la scène de la culture musicale suisse italienne. Son nouvel album «PuntEBarrier» contient 18 chansons inédites et sa tournée suisse débutera le 14 mars 2017 au Teatro Sociale de Bellinzone. Interview/texte de Zeno Gabaglio – La versione italiana del testo si trova sotto.

Marco Zappa: 50 anni di musica

Interview avec Marco Zappa au studio MarcoZappaMusic à Sementina. (Photos: Manu Leuenberger)

Cinquante ans de musique: c’est une bonne occasion de rencontrer Marco et de passer en revue le chemin parcouru. Nous lui avons demandé de nous raconter comment tout a commencé et comment il a développé son rapport à la création musicale dans une région – le Tessin – qui ne s’est jamais particulièrement distinguée dans la «canzone italiana», autrement dit la chanson en italien.

Marco Zappa: Tout a commencé avec ma mère qui voulait que je devienne pianiste classique. Nous habitions à l’époque à Bellinzone et j’étais encore un enfant. J’ai joué du piano pendant deux ans, plus ou moins à contrecœur, et je me souviens que je n’aimais pas ça. Je devais faire des gammes tous les jours et, à cet âge, j’avais bien d’autres choses en tête. Chez les scouts, j’ai commencé à jouer de l’harmonica, un instrument que l’on peut emmener avec soi, contrairement au piano, et qui permet de partager sa musique avec d’autres. La sœur de ma mère jouait de la guitare. Elle m’a montré les premiers accords précisément à l’époque où Adriano Celentano et les premiers «chanteurs hurleurs» sévissaient en Italie. J’ai été séduit dès le début et je me suis immédiatement identifié à eux. J’ai fondé un petit groupe avec mes camarades du gymnase et nous jouions aux fêtes scolaires.

Marco Zappa (g.) et Zeno Gabaglio.

Zeno Gabaglio: Quelles étaient les possibilités, pour ceux qui faisaient de la musique, de la partager avec d’autres?
Il y avait effectivement le besoin de se réunir autour de la musique, mais il s’agissait le plus souvent de musique folklorique. Moi aussi, j’ai passé plusieurs années à chanter et à jouer la Verzaschina, il Boccalino et d’autres chansons que l’on qualifie aujourd’hui de folk. Pour la musique live, il y avait au Tessin encore un grand nombre d’orchestres qui jouaient de la musique légère. Le répertoire de ces groupes, composés de seulement 4 à 5 musiciens, naviguait entre jazz, swing et variété. En rentrant de l’école, je m’arrêtais toujours devant les bars de Locarno pour les entendre jouer. J’étais complètement sous le charme et j’ai appris de nouveaux accords.

Mais la musique de ces orchestres de bal était une musique «ancienne». Comment Marco Zappa a-t-il trouvé le chemin de la modernité et du rock?
Grâce à la guitare électrique. Un soir, alors que je devais me produire avec mon groupe dans la chapelle de Minusio, le prêtre qui avait organisé la rencontre nous a joué Apache des Shadows avec ces superbes premières notes de guitare électrique saturée. Ce fut un vrai coup de cœur. Et puis il y avait aussi les chansons des Beatles!

Nouvel album «PuntEBarrier».

Marco Zappa doit donc sa carrière dans le rock à un prêtre moderne?
D’une certaine façon oui, grâce à un prêtre éclairé ! Mais nous, les jeunes qui venions d’être contaminés par le virus de la guitare électrique, avions un problème : comment modifier nos instruments pour obtenir exactement le même son ? Un ami, qui était électricien, m’a dit qu’il suffisait de dévisser un combiné téléphonique (la partie inférieure où l’on parle) pour avoir un microphone. C’est ce que j’ai fait. Puis j’ai fixé la pièce à ma guitare, j’ai connecté les deux fils à l’ampli de la vieille radio de mes parents et voilà: j’avais ma première guitare électrique. Je me souviens encore que, pour aller aux répétitions, je traversais la ville avec la radio attachée au vélomoteur …

Peu après, tu as commencé à faire de la musique sérieusement avec ton groupe, The Teenagers, mais tu n’as atteint le centre de gravité de ton univers musical que quelques années plus tard en passant de l’anglais à l’italien. Est-ce que tu peux nous en dire plus sur ce tournant?
J’ai grandi avec du rock anglais que j’écoutais sur mon tourne-disque. J’écoutais les chansons des milliers de fois pour pratiquer les solos de guitare et apprendre les paroles par cœur. Même si nos connaissances en anglais n’étaient pas exceptionnelles, nous écrivions et chantions dans cette langue parce qu’à l’époque nous écoutions surtout du rock anglais. Paradoxalement, je critique un peu aujourd’hui les musiciens qui ne chantent qu’en anglais alors que leur langue maternelle est l’italien. Je me permets de le faire justement parce que moi aussi, j’ai commencé ainsi ! Nous avons sorti nos deux premiers 33 tours en anglais et nous étions fiers qu’EMI (la maison de disques des Beatles!) soit notre producteur. Elle n’aurait jamais produit nos disques dans une autre langue que l’anglais.

«Les mots que tu choisis sont comme des doigts sur une guitare: tu dois sentir qu’ils sont à toi. Lorsque ce n’est pas le cas, le résultat musical n’est pas sincère.» – Marco Zappa

Quand es-tu passé à l’italien?
Le passage à l’italien a eu lieu en 1979. Autour de nous, les goûts en matière de musique avaient changé ainsi que certains liens avec le concept de «canzone italiana», mais surtout j’avais pris conscience d’une chose: la langue que tu utilises doit être comme un instrument qui t’appartient. Les mots que tu choisis sont comme des doigts sur une guitare: tu dois sentir qu’ils sont à toi. Lorsque ce n’est pas le cas, le résultat musical n’est pas sincère. Depuis, lorsque je vis une expérience en dialecte, je dois l’écrire en dialecte et quand je la vis en italien, je l’écris en italien. Il en va de même pour les autres langues. Ce n’est pas une décision que je prends à l’avance. C’est l’histoire même que je veux raconter qui impose une expressivité particulière.

Passons à la musique pour terminer. Tu t’es très vite libéré de la convention adolescente de l’anglais et cela a été pareil avec ta vision de la musique uniquement orientée vers le rock. Tu as cherché des solutions moins évidentes et incontestablement plus audacieuses. Qu’est-ce qui t’a amené dans cette direction?
En passant à l’italien, j’ai choisi une configuration musicale hors du commun: un trio avec une flûte et un violoncelle. Peut-être qu’à l’époque, je voulais inconsciemment faire quelque chose qui plairait aussi à ma mère. L’orientation du groupe semblait classique, mais l’esprit était clairement rock, même si beaucoup pensaient alors que l’on ne pouvait faire du rock qu’avec une Stratocaster modifiée. Depuis, j’ai toujours essayé de m’ouvrir à la collaboration musicale avec des musiciens, des idées et des instruments toujours nouveaux. Le principe s’applique aussi aux paroles. L’histoire que tu veux raconter suggère, voire impose des solutions techniques et poétiques différentes. Si tu utilises toujours les mêmes pierres et que tu les empiles toujours de la même manière, tu finis par construire toujours le même mur.

www.marcozappa.ch, site officiel


Marco Zappa: 50 anni di musica

Cinquant’anni di carriera: l’unica duratura carriera della canzone svizzera che si sia svolta dentro (ma anche sopra, sotto e accanto) alla lingua italiana. Questo è il dato incontrovertibile – e incontrovertibilmente fondamentale – che riguarda Marco Zappa, e che ancora una volta in questo inizio di 2017 ripropone il cantautore bellinzonese al centro della cultura musicale della Terza Svizzera. Con un nuovo disco con 18 inediti – «PuntEBarrier» – e con un tour nazionale che inizierà il prossimo 14 marzo al Teatro Sociale di Bellinzona. Intervista/testo: Zeno Gabaglio

L’occasione è dunque imperdibile per incontrare Marco e fare qualche passo indietro, per farci raccontare com’è iniziato e come si è sviluppato il suo rapporto con la creatività musicale; in una regione – il Ticino – che dal punto di vista della canzone in lingua italiana non aveva mai offerto esempi illuminanti.

Marco Zappa: È iniziato tutto da mia madre, che mi vedeva come interprete-pianista in ambito classico. Abitavamo ancora a Bellinzona ed ero appena un bambino. Ho suonato due anni quasi per forza il pianoforte e mi ricordo che non mi piaceva: dovevo studiare ogni giorno ma avevo ben altre cose per la testa, a quell’età. Negli scout ho poi cominciato a suonare l’armonica a bocca, uno strumento che, a differenza del pianoforte, si poteva portare in giro e con cui si poteva condividere la musica. La sorella di mia madre suonava invece la chitarra, e fu lei a mostrarmi i primi accordi, proprio nel periodo in cui in Italia imperversavano Celentano e i primi “cantanti urlatori”. Mi sono subito appassionato e immedesimato, raccogliendo i miei compagni di ginnasio in un piccolo gruppo con cui suonavamo alle feste degli studenti.

Zeno Gabaglio: Che possibilità c’erano per chi voleva fare musica, e magari anche condividerla con gli altri?
Il bisogno di trovarsi attorno al fare musica effettivamente c’era, ma in genere si rivolgeva alla musica popolare. Anch’io ho passato diversi anni a cantare e suonare la Verzaschina, il Boccalino e le varie canzoni che oggi diremmo folk. Per la musica dal vivo in Ticino c’era però ancora una buona offerta di orchestre di musica leggera, cioè gruppi (di anche solo 4-5 elementi) che si esibivano in repertori tra il jazz, lo swing e la canzone; tornando a casa da scuola mi fermavo sempre ad ascoltarli davanti ai bar di Locarno in cui si esibivano, restando sempre affascinato dalla musica che facevano ed imparando accordi nuovi.

Ma quella delle orchestrine era comunque una musica «vecchia»! Cosa portò invece Marco Zappa sulla strada ben più moderna del rock?
La chitarra elettrica. Durante una serata in cui – con il mio gruppo – suonammo all’Oratorio di Minusio, il prete che organizzava l’incontro diffuse dall’impianto il brano Apache degli Shadows, con quei meravigliosi suoni iniziali di chitarra elettrica riverberata. Fu un colpo di fulmine, e poi, naturalmente, le canzoni dei Beatles! …

Quindi all’origine del percorso rock di Marco Zappa ci fu la modernità di un prete?
In un certo senso sì: di un prete illuminato! Ma contagiato così – all’improvviso – dal germe della chitarra elettrica, per noi giovanissimi rimaneva un problema: come trasformare i nostri strumenti per cercare di ottenere esattamente quel suono lì? Un amico elettrotecnico mi disse che dalla cornetta del telefono, svitando la parte inferiore (cioè quella in cui si parlava), si poteva ricavare un microfono. Così feci, togliendolo e incollandolo alla chitarra, collegai poi i due fili risultanti all’amplificatore della radio dei miei genitori e ottenni la mia prima chitarra elettrica. Ancora mi ricordo quando attraversavo la città con la vecchia radio legata sul motorino per andare a fare le prove …

Di lì a poco – con la band Teenagers – avresti cominciato a fare le cose decisamente sul serio, anche se il centro gravitazionale del tuo universo musicale lo avresti raggiunto qualche anno più tardi, passando dalla lingua inglese a quella italiana. Ci puoi spiegare questa tua fondamentale evoluzione?
Ero cresciuto ascoltando pezzi rock inglesi sul mio giradischi, ascoltando mille volte i 45 giri per imparare gli assoli di chitarra e memorizzare i testi. E se anche la conoscenza della lingua era per tutti approssimativa, si scriveva e si cantava in inglese proprio perché i nostri ascolti di quel periodo erano focalizzati sul rock britannico. Oggi paradossalmente critico un po’ quei musicisti che – pur essendo di lingua madre italiana – cantano solo in inglese, e credo di poterlo fare proprio perché anch’io, in fondo, ho cominciato così. I primi due LP li realizzammo in inglese, e l’orgoglio fu che a produrceli c’era la EMI (la casa discografica dei Beatles!) che senza l’inglese non ce li avrebbe mai prodotti.

«Le parole che scegli sono come le tue dita su una chitarra: devi sentirle tue, e se non è così il risultato musicale non sarà sincero.» – Marco Zappa

E l’italiano quando arrivò?
Il passaggio all’italiano è avvenuto nel 1979. Attorno a noi erano cambiati certi gusti musicali e certi rapporti con l’idea della canzone; ma soprattutto avevo maturato io una nuova consapevolezza: la lingua che usi è come uno strumento, che ti deve appartenere. Le parole che scegli sono come le tue dita su una chitarra: devi sentirle tue, e se non è così il risultato musicale non sarà sincero. Da allora se una storia la vivo in dialetto, non posso che scriverla in dialetto, e se la vivo in italiano, devo scriverla in italiano, e così per le altre lingue. Non si tratta di una scelta obbligatoria e a priori che mi impongo prima di scrivere qualcosa, ma è la stessa storia che voglio raccontare a portarmi sull’inevitabile strada linguistico-espressiva.

Infine la musica. Perché se è vero che ti sei presto allontanato dalla convenzione giovanilistica dell’inglese, altrettanto hai fatto da una visione musicale esclusivamente rock, andando a cercare soluzioni meno scontate e – indubbiamente – più ardite. Chi ti ha spinto in questa direzione?
Proprio per la svolta testuale in italiano scelsi una veste musicale inusitata: un trio con flauto e violoncello. Forse inconsciamente volevo fare qualcosa che piacesse anche a mia madre. La formazione sembrava classica, ma lo spirito era chiaramente rock, anche se per molti si poteva fare rock solo usando una Stratocaster con distorsione. Da allora ho sempre cercato di aprirmi a collaborazioni musicali con musicisti, strumenti e idee ogni volta diversi, e il principio è lo stesso che vale per il testo: è la storia da raccontare che suggerisce – a volte imponendole – soluzioni tecniche e poetiche differenti. Perché altrimenti se usi ogni volta gli stessi mattoni e ogni volta li sovrapponi allo stesso modo, il risultato sarà sempre lo stesso muro.

www.marcozappa.ch

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SUISA à la 20e édition du Festival m4music

Au cours des vingt dernières années, le Festival m4music est devenu un rendez-vous incontournable de la pop suisse. Pour son jubilé, le Festival offre en 2017 de nombreuses opportunités de networking, des réunions d’information, des soirées de concerts ainsi qu’une Showcase Stage pour les jeunes talents suisses. Grâce à ces multiples activités, le public pourra découvrir la diversité de la scène musicale actuelle. Texte d’Erika Weibel

SUISA à la 20e édition du Festival m4music

En 2016, plus de 700 chansons ont été envoyées pour la Demotape Clinic. Veronica Fusaro (photo) a reçu le premier Prix «Demo of the Year» pour sa chanson «Come To Naught» et le «FONDATION SUISA Award» dans la catégorie Pop. (Photo: Alessandro Della Bella)

SUISA soutient le Festival m4music depuis de nombreuses années. Cette année encore, les musiciens pourront profiter de l’expertise des collaborateurs de SUISA à l’occasion de deux tables rondes et étoffer leur réseau lors de l’apéritif destiné aux professionnels. En outre, SUISA sponsorise la Showcase Stage, où les jeunes talents suisses peuvent présenter leur musique au public du Festival.

La FONDATION SUISA pour la promotion de la musique est le principal partenaire de la Demotape Clinic – un événement dont la réputation n’est plus à prouver – qui a lieu dans le cadre du Festival m4music. Dans les domaines Rock, Pop, Urban et Electronic, les meilleures chansons parmi les démos reçues seront récompensées par les «FONDATION SUISA Awards». Le premier Prix «Demo of the Year» sera également remis en partenariat avec le «Pour-cent culturel Migros». La cérémonie des Awards se tiendra le samedi 1er avril 2017 à 19h00, au Box de Schiffbau. En parallèle, la FONDATION SUISA remettra, en collaboration avec les Journées de Soleure et m4music, les Prix récompensant les «Best Swiss Video Clips 2017».

Toutes les réunions d’information et les représentations de la Showcase Stage sont gratuites.

Tables rondes m4music 2017 avec la participation de SUISA

Vendredi 31 mars 2017, 14h45, Matchbox
Discussion sur les questions de droits d’auteur: extrait, remix, mashup

Les extraits et remix sont monnaie courante dans la branche musicale. Cependant, ce thème est au cœur de discussions animées et soulève des interrogations auprès des professionnels de la musique: qu’est-ce qui est autorisé, qu’est-ce qui ne l’est pas? Quels sont les droits à acquérir, où les trouver, quand et auprès de qui? Autant de questions qui prennent une nouvelle dimension en ces temps de révolution numérique. La loi régissant le droit d’auteur est-elle en mesure d’y répondre de manière adaptée? Cette table ronde sera présentée par SUISA.

Samedi 1er avril 2017, 17h45, Matchbox
Blockchain: plus qu’une tendance?

La blockchain est la technologie du moment. Aucun autre sujet ne déchaîne autant les passions des fondateurs, investisseurs et experts en stratégie informatique que le concept de monnaie digitale Bitcoin. Dans le secteur financier, il se murmure que la blockchain aurait le potentiel pour révolutionner la branche économique. Elle permet en effet des transactions ultra-rapides et entièrement sécurisées, le tout sans intermédiaire. C’est également un débat dans l’industrie musicale: les recettes pourraient être réparties automatiquement et en toute sécurité entre les ayants droit, ce qui pourrait considérablement modifier les rapports de force qui existent au sein de l’industrie. Mais comment fonctionne exactement la blockchain? Cette discussion permettra de présenter le sujet et de débattre des opportunités et défis pour les musiciens et les sociétés de gestion. Andreas Wegelin, Directeur général de SUISA, sera l’un des participants au débat.

www.m4music.ch

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Au cours des vingt dernières années, le Festival m4music est devenu un rendez-vous incontournable de la pop suisse. Pour son jubilé, le Festival offre en 2017 de nombreuses opportunités de networking, des réunions d’information, des soirées de concerts ainsi qu’une Showcase Stage pour les jeunes talents suisses. Grâce à ces multiples activités, le public pourra découvrir la diversité de la scène musicale actuelle. Texte d’Erika Weibel

SUISA à la 20e édition du Festival m4music

En 2016, plus de 700 chansons ont été envoyées pour la Demotape Clinic. Veronica Fusaro (photo) a reçu le premier Prix «Demo of the Year» pour sa chanson «Come To Naught» et le «FONDATION SUISA Award» dans la catégorie Pop. (Photo: Alessandro Della Bella)

SUISA soutient le Festival m4music depuis de nombreuses années. Cette année encore, les musiciens pourront profiter de l’expertise des collaborateurs de SUISA à...Continuer

Dates des décomptes SUISA 2017

Les membres SUISA dont les œuvres sont exécutées, diffusées, reproduites ou utilisées fréquemment en ligne peuvent désormais bénéficier au moins quatre fois par année de rémunérations pour leur travail de compositeurs, paroliers ou éditeurs. Les décomptes trimestriels, introduits récemment avec succès, vont être maintenus en 2017. Les quelques adaptations apportées ont pour but une répartition plus rapide et à moindres coûts des recettes. Texte de Manu Leuenberger

Dates des décomptes SUISA 2017

Au cours de l’année 2016, 15 106 auteurs et 1373 éditeurs ont reçu un ou plusieurs décomptes SUISA. (Photo: Manu Leuenberger)

Pour Sophie Burande et Léonard Gogniat du groupe Carrousel, les versements de SUISA représentent «une sorte de bonus du mois de juin», comme ils le disent en interview, en estimant important que «SUISA veille à la reconnaissance de leur travail de compositeur et parolier». Camilla Sparksss, alias Barbara Lehnhoff, perçoit les versements de SUISA comme «un beau cadeau de Noël à chaque fois», qui constitue toujours un coup de pouce, comme elle le relève en interview.

Cadeau de Noël ou bonus de milieu d’année: les moments auxquels les membres SUISA peuvent se réjouir des redevances de droits d’auteur coïncident aux décomptes SUISA. C’est à ce moment-là que les membres obtiennent les rémunérations auxquelles ils ont droit sur la base des règles de répartition de SUISA.

La fréquence des versements aux auteurs et éditeurs a augmenté récemment. En automne 2015, SUISA a introduit des décomptes trimestriels; grâce à ce nouveau système, les redevances encaissées sont versées aux ayants droit quatre fois par année.

Répartition en faveur des auteurs et des éditeurs quatre fois par année

Le système de répartition trimestrielle introduit en 2015 va être maintenu en 2017. Par rapport à l’année précédente, quelques adaptations ont été apportées. Les nouveautés, peu nombreuses, permettent d’atteindre l’objectif visé, à savoir répartir les redevances dans les délais les plus brefs et de manière aussi économique que possible.

Une répartition plus rapide est désormais possible pour le décompte SSR TV. Jusqu’à présent, la répartition des recettes de cette catégorie avait lieu deux fois par année. Dès 2017, ces rémunérations seront versées quatre fois par année dans le cadre des décomptes trimestriels. La SSR est le client et preneur de licence le plus important de SUISA. Ce sont d’importants montants qui, pour la catégorie SSR TV, parviendront désormais plus rapidement aux auteurs et éditeurs de la musique diffusée.

Le décompte relatif aux fenêtres publicitaires ne sera à l’avenir plus établi de manière séparée mais sera, dès 2017, intégré au 3e décompte trimestriel de la mi-septembre. L’intégration de ce décompte supplémentaire au décompte trimestriel permet une simplification du processus de traitement et par là même une économie de coûts.

Vue d’ensemble des décomptes 2017 de SUISA

Décompte Date
Décompte trimestriel 2017-1 15.03.2017
Droits d’exécution Suisse, tarifs: D, K, Z (3e trimestre 2016)
Droits d’émission Suisse, tarif: A (SSR radio 3e trimestre 2016)
Droits de reproduction, tarifs: PA, PI, PN, VI, VN (3e trimestre 2016)
Droits de reproduction, en ligne (téléchargements et streaming)
Décomptes supplémentaires
Décompte complémentaire 2017, 1re partie Fin mars
Décomptes provenant de l’étranger: droits d’exécution, d’émission et de reproduction 2017, 1re partie Fin mai
Décompte trimestriel 2017-2 15.06.2017
Droits d’exécution Suisse, tarifs: B, C, D, E, H, Hb, HV, K, Z (2016)
Droits d’émission Suisse, tarif: A (SSR radio 4e trimestre 2016)
Droits d’émission Suisse, tarif: A (SSR TV 2e semestre 2016)
Droits d’émission Suisse, tarif: A (SSR spots publicitaires 2016)
Droits d’émission Suisse, tarifs: S, Y (2016)
Droits de reproduction, tarifs: PA, PI, PN, VI, VN (4e trimestre 2016)
Droits de reproduction, licences centralisées (2e semestre 2016)
Droits de reproduction, en ligne (téléchargements et streaming)
Décomptes supplémentaires
Prévoyance des éditeurs  Début juillet
Rentes des auteurs  Mi-juillet
Décompte trimestriel 2017-3 15.09.2017
Droits d’exécution Suisse, tarifs: D, K, Z (1er trimestre 2017)
Droits d’émission Suisse, tarif: A (SSR radio et TV 1er trimestre 2017)
Fenêtres publicitaires (2015)
Droits de reproduction, tarifs: PA, PI, PN, VI, VN (1er trimestre 2017)
Droits de reproduction, en ligne (téléchargements et streaming)
Redevance sur les supports vierges (TC 4), décompte 2017
Réseaux câblés: part des sous-éditeurs, décompte 2017
Décomptes supplémentaires
Décompte complémentaire 2017, 2e décompte Fin septembre
Décompte droits de réenregistrement, 2017 Fin octobre
Décompte de l’étranger: droits d’exécution, d’émission et de reproduction 2017, 2e partie Fin novembre
Décompte trimestriel 2017-4 15.12.2017
Droits d’exécution Suisse, tarifs: D, K, Z (2e trimestre 2017)
Droits d’émission Suisse, tarif: A (SSR radio et TV 2e trimestre 2017)
Droits de reproduction, tarifs: PA, PI, PN, VI, VN (2e trimestre 2017)
Droits de reproduction, licences centralisées (1er semestre 2017)
Droits de reproduction, en ligne (téléchargements et streaming)

Des informations complémentaires sont disponibles sur le site Internet de SUISA, avec des explications relatives au décompte SUISA et une liste des émetteurs privés pris en considération.

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«Sans une institution comme SUISA, de nombreuses chansons n’auraient tout simplement pas pu être créées» Musicien suisse très connu et très apprécié, Peter Reber est membre de SUISA depuis 1971. Dans une interview, le compositeur, auteur, interprète et éditeur explique pourquoi sa société de gestion lui importe tant et pourquoi, selon lui, il n’y a pas lieu de renforcer la surveillance des sociétés de gestion. Continuer
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Les membres SUISA dont les œuvres sont exécutées, diffusées, reproduites ou utilisées fréquemment en ligne peuvent désormais bénéficier au moins quatre fois par année de rémunérations pour leur travail de compositeurs, paroliers ou éditeurs. Les décomptes trimestriels, introduits récemment avec succès, vont être maintenus en 2017. Les quelques adaptations apportées ont pour but une répartition plus rapide et à moindres coûts des recettes. Texte de Manu Leuenberger

Dates des décomptes SUISA 2017

Au cours de l’année 2016, 15 106 auteurs et 1373 éditeurs ont reçu un ou plusieurs décomptes SUISA. (Photo: Manu Leuenberger)

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SUISA s’attend à une hausse marquée des recettes de streaming pour 2017

Lors de sa réunion de décembre 2016, le Conseil de SUISA s’est penché en priorité sur le budget du prochain exercice. Le Conseil a noté avec satisfaction que l’évolution positive constatée au cours des années passées, en ce qui concerne les recettes, se poursuit (+3,2%). Les dépenses restent stables et la somme à répartir augmente légèrement (+2,91%). Nouvelles du Conseil par Dora Zeller

SUISA s’attend à une hausse marquée des recettes de streaming pour 2017

Le pot des redevances pour les utilisations de type streaming devrait se remplir davantage pour les auteurs et les éditeurs: au budget de l’exercice 2017, SUISA s’attend à une augmentation des recettes de +13,4% par rapport à l’année précédente dans le domaine online. (Photo: Manu Leuenberger)

Le budget pour l’exercice 2017 prévoit des recettes provenant des droits d’émission, des droits d’exécution, ainsi que des droits à rémunération plus élevées. Grâce aux tarifs TC 4i (smartphones) et TC 12 (location de set-top-boxes), on s’attend à une augmentation de près de 11% pour les droits à rémunération. Une augmentation marquée est également attendue dans le domaine online, surtout pour le streaming (13,4%). Les droits de reproduction vont probablement faire apparaître une baisse (-3,8%); c’est une conséquence de l’évolution du marché. Pour les recettes de l’étranger, le budget prévoit également des recettes en baisse (-4,5%).

Le Conseil et la Direction de SUISA planifient également l’avenir à plus long terme: outre la feuille de route 2017, il a été discuté du plan de financement et de la stratégie jusqu’en 2020. Le Conseil a réfléchi aux projets présentés par la Direction et les a approuvés.

Déductions de frais inchangées

Les déductions de frais constituent également un point récurrent en fin d’année. Il revient au Conseil de déterminer le taux de frais qui sera déduit lors de la répartition des recettes l’année suivante. Pour la Suisse et le domaine online, les pourcentages se situent comme l’année précédente entre 10 et 15%. Exception faite du domaine des droits de reproduction pour les tarifs PI et VI, pour lesquels l’Accord de Cannes s’applique (7,025% et 9,025%).

Le pourcentage déduit ces dernières années sur les recettes de l’étranger conformément aux contrats de représentation réciproque, a également fait l’objet d’une vérification. Dans un contexte où différentes sociétés-soeurs appliquent des déductions plus élevées, les avantages et inconvénients d’une augmentation ont été soigneusement soupesés. Les membres du Conseil ont décidé de maintenir la déduction à 4%.

Benvenuti a Lugano!

Pour les réunions d’automne 2017, les membres du Conseil de SUISA ne se rendront pas comme de coutume à Lausanne, mais à Lugano. Et pourquoi ne pas organiser une Assemblée générale au Tessin? Selon ce qui est prévu, il pourrait en être ainsi en 2021.

Election complémentaire à la Commission de Répartition et des œuvres

Alex Kirschner, compositeur de musique publicitaire et de musique de film, quittera la Commission de Répartition et des œuvres en été 2017. Jonas Zellweger, représentant du même genre musical et membre de SUISA depuis 2009, est candidat pour le siège ainsi libéré. Le Conseil propose à l’unanimité son élection par l’Assemblée générale.

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«Stream ripping» – magnétophone sur Internet Un logiciel de «stream ripping» sert à enregistrer des fichiers audio et vidéo. Il est ainsi possible d’enregistrer une copie complète d’une oeuvre sous forme de fichier. La loi suisse sur le droit d’auteur prévoit une rémunération pour la copie privée qui s’applique aux supports d’enregistrement et de sauvegarde. Les applications de «stream ripping» ne sont pas comprises dans l’obligation de rémunération légale – tout comme le magnétophone avant elles. Continuer
Assemblée générale 2016 de la coopérative SUISA au Centre Paul Klee 217 compositeurs, paroliers et éditeurs de musique ont participé à l’Assemblée générale de SUISA le 24 juin 2016 à Berne et ont ainsi exercé leur pouvoir de codécision dans le cadre de la coopérative. En plus de l’exposé de l’orateur invité, Roger de Weck, Directeur général de la SSR, de la remise du Prix de la FONDATION SUISA et de la bourse «Compositeur/-trice en résidence», le thème principal était la révision du règlement de prévoyance. Continuer
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Concerts et festivals en Suisse

Dans un article paru dans l’IQ Magazine, publié par l’International Live Music Conference (ILMC), Chantal Bolzern, Cheffe de la Division Droits d’exécution de SUISA, parle de l’importance d’une bonne collaboration entre sociétés de gestion et organisateurs de concerts.

Concerts et festivals en Suisse

Par le passé, Chantal Bolzern a elle-même organisé des concerts et suivi une formation de gestionnaire culturel. En 2004, elle a commencé à travailler au service juridique de SUISA. Depuis 2010, elle est Cheffe de la Division Droits d’exécution. (Photo: Sebastian Vollmert)

De toute évidence, les Suisses aiment beaucoup les concerts et les festivals. De nouveaux festivals naissent chaque année, même dans les régions de montagne les plus reculées. Certains sont éphémères et meurent peu après leur apparition, d’autres existent depuis plus de 40 ans. A cela s’ajoute une kyrielle de clubs proposant un large éventail de musiques alternatives qui attirent chaque semaine un public nombreux.

En 2015, SUISA a licencié plus de 20 000 concerts et festivals, lors desquels plus de 360 000 œuvres ont été exécutées. Le tarif applicable aux concerts a généré Fr. 20,3 mio. de recettes en 2015, soit presque 50% de toutes les recettes provenant des droits d’exécution. Si l’on considère que la Suisse ne compte que 8 millions d’habitants, ces chiffres ont de quoi impressionner.

SUISA, point de jonction entre organisateurs de concerts et auteurs

Que faut-il pour rendre tout cela possible? Tout d’abord, on a besoin d’une bonne chanson. Puis d’artistes, capables sur scène d’une interprétation inspirée et, finalement, il faut un organisateur qui sache mettre l’événement sur pied et garantir que tout fonctionne comme sur des roulettes et que les spectateurs soient satisfaits.

SUISA est une sorte de point de jonction dans ce business. En tant que coopérative, nous appartenons à nos membres. Dès lors, notre objectif est de garantir aux auteurs et éditeurs une participation aux recettes générées par d’autres grâce à l’exécution de leurs oeuvres. Nous voulons également donner aux organisateurs un accès facilité aux droits nécessaires à l’organisation de leur événement et à la réalisation de revenus.

Durant deux ans, SUISA a négocié un nouveau tarif pour concerts et festivals avec les associations compétentes, afin de simplifier le calcul des redevances de licence pour les organisateurs. Le tarif fixe un taux pour concerts ou festivals situé entre 7% et 10% des recettes de billetterie, et prévoit des rabais pour les membres d’associations professionnelles reconnues. En outre, notre tarif fonctionne comme «guichet unique» pour les droits voisins. Cela facilite particulièrement l’activité des organisateurs de festivals.

Le respect aide à faire face à de nouveaux défis dans l’écosystème du business de la musique live

Les redevances encaissées sont réparties tous les 3 mois par notre organisation, avec des indications détaillées qui permettent aux auteurs et éditeurs d’identifier la provenance des montants. La transparence est totale en ce qui concerne les sources de revenus. Le taux de frais pour tous les travaux inhérents à l’octroi des licences et à la répartition est de seulement 12%.

Le business de la musique live est un écosystème où chaque acteur a besoin des autres pour se maintenir durablement. Si chacun apporte sa contribution, le travail sera non seulement satisfaisant mais également lucratif pour tous. Les compositeurs peuvent ainsi créer de nouvelles chansons qui donneront lieu à de nouvelles exécutions et de nouveaux concerts. C’est pourquoi chacun de nous devrait apprécier et respecter nos contributions respectives, et travailler ensemble à des solutions qui nous permettront de relever de nouveaux défis.

Cette contribution a été rédigée pour l’IQ Magazine, avec une parution dans la version imprimée du magazine en janvier 2017 en page 27, ainsi qu’en ligne sur le site Internet du même magazine. L’IQ Magazine est la revue de l’International Live Music Conference (ILMC); il paraît 6x par an.

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4 conseils, pour que tu touches une rémunération pour ta musique Tes propres chansons seront-elles aussi exécutées en live lors de concerts? Lorsque ta musique est jouée en concert, tu peux obtenir une contrepartie! Le cachet touché pour un concert est une sorte de salaire pour le fait de jouer en live. Pour la composition des morceaux, tu as également droit à une rémunération: ce sont des redevances. SUISA peut s’occuper pour toi de l’encaissement de ces redevances. Continuer

 

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