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«Avec cette crise, j’ai un peu l’impression de faire un séjour en centre de désintoxication»

Pendant la crise du coronavirus, dans le cadre du projet «Music for Tomorrow», SUISA propose à quelques-uns de ses membres une plateforme sur laquelle ils peuvent présenter leurs créations et parler de leurs défis. C’est au tour de la musicienne et compositrice valaisanne Tanya Barany de nous expliquer en quoi elle espère que cette crise aura permis de déclencher une prise de conscience en matière d’entraide sociale, de reconnaissance, de solidarité ou de réflexion et elle nous présente en exclusivité sa chanson «Cotton Clouds». Texte de Giorgio Tebaldi; vidéo réalisée par Tanya Barany, arrangée par Nina Müller

«Aussi sombre que mon humour britannique, mais avec une touche d’air frais des montagnes», c’est ainsi que Tanya Barany décrit sa «dark pop». Née dans le Haut-Valais où elle a grandi, Tanja Zimmerman, de son vrai nom, s’est mise à la musique dès son plus jeune âge: «Je chante, je danse et je donne des spectacles depuis toujours. Les scènes sont juste devenues plus grandes avec le temps», déclare-t-elle dans le cadre d’une interview réalisée par écrit. «Ce qui au début n’était rien d’autre que mon lit s’est transformé en une scène du Gampel Openair.» Sa carrière musicale commence à 11 ans, lors de sa première apparition en solo où elle s’accompagne à la guitare dans un hit-parade pour enfants. A 14 ans, elle a créé le trio féminin vitaminé Labyrinthzero, avec lequel elle a sorti son premier EP avec ses propres compositions et donné plus de 150 concerts en Suisse et à l’étranger.

A la recherche de son identité musicale

Sa rencontre avec Jonas Ruppen, claviériste et vidéaste de son groupe, a été un élément déclencheur dans sa carrière: «Il m’a fait découvrir le monde de Radiohead, James Blake, etc. – et soudain, c’est comme si j’avais trouvé mon son!» Voilà maintenant dix ans qu’ils font de la musique ensemble et travaillent tous les deux sur le concept «Tanya Barany» – Tanya comme compositrice et Jonas comme producteur vidéo.

Elle a débuté sa formation musicale en 2014 avec un cursus à la Haute école d’art de Zurich où elle a pu bénéficier de l’enseignement d’excellents professeurs. «En même temps, j’ai appris à utiliser le logiciel d’enregistrement LogicX, qui m’a permis de donner une nouvelle direction à mes compositions – ma ‹dark pop› commençait à voir le jour!»

«Lights Disappear» – son premier album

«Lights Disappear», le premier album de Tanya Barany, sort en 2019. Elle le défendra ensuite sur scène dans le cadre d’une tournée de concerts en Suisse et à l’étranger, comme par exemple au Gampel Openair, au Zermatt Unplugged, au Swiss Live Talents ou au Blue Balls Festival.

Outre son projet «Tanya Barany», elle travaille comme chanteuse et musicienne studio, compositrice, parolière et coach vocal.

«Cotton Clouds»

Pour «Music for Tomorrow» Tanya Barany a joué et enregistré sa chanson «Cotton Clouds». A ce propos, elle déclare: «‹Cotton Clouds› décrit la sensation de l’immersion dans l’eau, lorsque tout autour de nous devient soudainement silencieux et qu’un monde nouveau nous apparaît. D’un côté, l’eau qui nous submerge est oppressante (presque écrasante) et, d’un autre côté, elle n’est pas sans évoquer la sécurité d’une étreinte. Totalement inédit ‹Cotton Clouds› est mon titre caché. A l’instar des chansons issues de mon album ‹Lights Disappear›, c’est dans les ténèbres de mon âme que j’ai puisé ‹Cotton Clouds›, mais ce morceau n’a pas trouvé sa place sur l’album. Initialement, ‹Cotton Clouds› a été composée au piano; en fait, je préfère jouer du piano juste pour moi, sans que personne ne m’écoute. J’ai choisi ‹Cotton Clouds› pour ‹Music for Tomorrow› parce que j’aimerais inviter les auditeurs dans mon petit salon et les emmener dans un petit voyage personnel … :-)»

Tanya Barany, à quoi ressemble ton quotidien d’auteure-compositrice pendant la pandémie de coronavirus?
Tanya Barany: En ce moment, j’ai davantage de temps pour convertir mes idées de chansons en morceaux concrets et aboutis. C’est la raison pour laquelle j’essaye d’être aussi productive que possible – pas seulement pour moi en tant que Tanya Barany, mais aussi en tant que parolière anonyme pour d’autres artistes. Mon partenaire, David Friedli – lui aussi musicien et compositeur –, et moi-même écrivons souvent ensemble. Nous explorons tous les styles possibles et imaginables – folk, rock, schlager, électro, pop, soul, etc. – c’est vraiment amusant!

Comment vis-tu cette crise sanitaire?
Avec cette crise, j’ai un peu l’impression de faire un séjour en centre de désintoxication. Je n’ai aucune envie d’y être – les concerts, la vie culturelle et même le simple fait de faire des projets me manquent (qui l’aurait cru) – et j’attends avec impatience le retour à la normalité. Mais cette crise nous apporte aussi quelque chose de positif: du temps! On dirait que le monde tourne un peu plus lentement. Soudain, je peux me consacrer à des trucs que j’avais envie de faire depuis longtemps, et non pas uniquement à ce que je dois faire – ça fait un bien fou! Cette période m’a permis de souffler pour mieux redémarrer, j’ai l’impression d’avoir plus d’énergie et d’être plus créative qu’avant.

Comment le public peut-il te soutenir en ce moment?
Si mes fans veulent me soutenir, ils peuvent parler de ma musique à leurs amis et à leur famille, leur dire qu’il faut ab-so-lu-ment qu’ils achètent «Lights Disappear» en CD! 🙂 Les chansons mélancoliques, ça aide dans les moments sombres … 🙂

Est-ce une bonne chose que les gens écoutent ta musique sur Spotify et autres plateformes de streaming?
Pour les spectacles en live, les organisatrices et organisateurs tiennent compte, entre autres, du nombre d’écoutes sur Spotify, de vues sur YouTube, etc. C’est donc clairement un avantage si ma musique est régulièrement diffusée sur ce type de plateformes. C’est aussi agréable de voir que l’on écoute mes chansons à l’autre bout du monde! Mais pour me soutenir en tant qu’artiste directement, je suis toujours très reconnaissante pour la musique achetée sur iTunes, etc. ou directement lors des concerts.

Selon toi, qu’est-ce qui pourrait ressortir de positif de la situation actuelle?
J’espère sincèrement que cela aura déclenché une réelle prise de conscience chez chacun d’entre nous – à tous les niveaux! Un peu plus d’entraide sociale, de reconnaissance, de solidarité, de réflexion – ça nous ferait du bien à tous!

Quel message souhaites-tu adresser à tes fans?
Même si vous n’entendez pas beaucoup parler de Tanya Barany en ce moment, je travaille à fond sur un nouveau concept qui va tout déchirer – profitez bien du calme avant la tempête! 🙂 J’ai vraiment hâte de pouvoir vous proposer mes nouvelles chansons! Merci pour votre soutien! Take care <3

www.tanyabarany.ch

«Music for Tomorrow»
La crise du Covid-19 est particulièrement rude pour les membres de SUISA. En effet, jusqu’à nouvel ordre, les représentations de toute sorte sont interdites. De nombreux compositeurs, compositrices, éditeurs et éditrices ont ainsi perdu leur principale source de revenus. Au cours des prochaines semaines, nous aurons le plaisir de partager le portrait de certains d’entre eux sur le SUISAblog. L’occasion pour ces professionnels de nous confier ce qui les touche et de raconter leurs défis et leur quotidien. Les musiciens et musiciennes ont également filmé leur performance pour notre blog, depuis chez eux ou depuis leur studio. SUISA verse une rémunération aux artistes pour leur participation à ce projet.
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«Cette crise est un révélateur d’une société malade»

Dans le cadre du projet « Music for Tomorrow », nous présentons le musicien suisse de jazz et d’improvisation Cyril Bondi et son morceau « We Need To Change ». Dans une interview réalisée par écrit, Cyril explique pourquoi, à son avis, c’est la politique et non le virus qui est responsable de la crise actuelle. Texte de Nina Müller; vidéo de Cyril Bondi, adaptée par Nina Müller

Âgé de 40 ans, Cyril Bondi, se définit comme un expérimentateur qui aime les collaborations. Ce natif de Genève évolue musicalement dans les domaines du jazz et du free jazz. Il estime que l’improvisation est la colonne vertébrale de sa musique. « C’est cette dernière qui m’a permis de jouer dans des contextes différents et de me sentir autant à l’aise dans un trio de jazz (Plaistow), de musique expé/trad (La Tène), dans un duo de pop/rock (Cyril Cyril) ou encore en collaboration avec d’incise dans une multitude de projets », dit-il dans l’ interview écrite accordée à SUISA. Avec sa musique, Cyril franchit régulièrement certaines barrières que la société s’est fixées au fil des ans. « Jʼai depuis toujours cherché à développer des nouvelles choses, des nouveaux concepts, chercher à jouer différemment de mon instrument, le déconstruire, le réinventer, chercher de nouveaux sons, de nouvelles textures », dit Cyril à propos de son évolution musicale.

En exclusivité pour « Music for Tomorrow », Cyril Bondi a composé le morceau « We Need To Change ». Avant le confinement, Cyril était occupé à composer différents morceaux pour son album solo à venir. En raison de la pandémie de coronavirus, il a dû interrompre tous les projets. Lorsqu’il a reçu l’invitation pour « Music for Tomorrow », il a réalisé à quel point son besoin de changement est grand. Il a vécu de manière très intense l’élaboration du morceau. « Intense parce que j’y ai vu l’opportunité d’exprimer un sentiment lié à ce que nous vivons, ce curieux mélange entre le constat évident de l’effondrement de la société et le déni de celui-ci », explique Cyril Bondi. « Je ressens profondément cette tension, et l’espace de création dans lequel je me suis plongé m’a permis de l’exprimer à ma manière. » Il n’est pas non plus habitué à travailler seul, car il collabore généralement avec des groupes ou des orchestres.

Cyril Bondi, à quoi ressemble ton quotidien de compositeur pendant la pandémie de coronavirus?
Cyril Bondi : Mes journées de travail s’organisent avant tout avec ma vie de famille. Etant donné que j’ai mes trois enfants à la maison, je dois constamment m’occuper d’eux, les aider dans leurs devoirs, les occuper. Pour avancer dans mon travail, je dois parfois me lever tôt ou bien passer mes soirées pour avancer dans mes différents projets. Ne nous mentons pas, cette pandémie a touché le milieu culturel de plein fouet et encore plus les musicien-ne-s, révélant la précarité dans laquelle ils/elles vivent depuis plusieurs années. Je passe donc énormément de temps à régler les annulations et reports de concerts, à faire le tri dans les différentes aides octroyées. Je fais également partie de la Fédération genevoise des musiques de création qui rassemble les musicien-ne-s professionnel-le-s, du hip-hop à la musique contemporaine, avec laquelle nous essayons de mettre en place des revendications communes pour ce milieu dévasté par la pandémie. Il ne me reste du coup que peu de temps pour le travail artistique : jʼai eu besoin à un moment de retourner vers mon travail de composition ; je me suis plongé dans de nouvelles pièces sans savoir pour qui j’écrivais et dans quel but à part celui de me replonger dans la création. J’en profite aussi pour avancer dans l’enregistrement de l’album de Cyril Cyril (pop rock) ainsi que mon album solo (expérimentale).

Comment vis-tu cette crise sanitaire ?
Cette crise est un révélateur d’une société malade. Nous nous retrouvons dans cette situation non pas car un virus s’est propagé mais parce que des choix politiques ont mené nos sociétés dans cette situation. On démantèle les services publics, les hôpitaux, on déforeste, on exploite, on pille et on consomme. Personnellement, j’essaye de lire, me documenter, débattre avec les autres, écouter de la musique. C’est une période sombre et elle me fait comprendre à quel point nous avons besoin de la culture, des arts, des artistes, pour nous inspirer, nous faire rêver, nous évader et nous faire réfléchir. Jamais nous n’en avons eu autant besoin.

Comment le public peut-il te soutenir en ce moment ?
Le public doit prendre conscience de l’urgence qui touche les milieux culturels et ne pas penser que derrière leurs ordinateurs ou leur téléphone, ils apportent une quelconque aide. Il faut acheter des disques, soutenir les artistes vivants qu’on aime, écouter les musiciens qui vivent autour de vous et surtout ne pas laisser tomber les salles de concerts, les théâtres, les festivals lorsque ceux-ci pourront rouvrir, car ma grande crainte est à venir. Si les gens restent effrayés de se croiser, se toucher, se serrer dans les bras, s’embrasser, danser ensemble, comment pourrons-nous partager à nouveau un véritable moment de musique ?

Est-ce une bonne chose que les gens écoutent davantage ta musique sur Spotify et d’autres plateformes ?
Je pense que chacun dira la même chose. Spotify, youtube, facebook, ce sont des compagnies qui cherchent à se faire un maximum d’argent en exploitant les ressources des autres. Voilà, je suis les autres. Ils ne me donneront jamais rien de ce que vous consommez.

Selon toi, quel pourrait-être le côté positif de cette situation inédite ?
Mon espoir réside dans l’expérience collective que nous vivons. Sommes-nous assez intelligents pour nous rendre compte qu’un monde avec moins d’avions, de voitures, une nature plus présente, un rythme moins effréné, plus de temps passé en famille, une solidarité plus forte est un monde où l’espoir peut à nouveau naître. Cette société capitaliste nous mène à notre perte, saisissons cette opportunité pour inventer, créer, imaginer un monde nouveau. C’est naïf mais j’ai le sentiment que chacun est à même de comprendre cela aujourd’hui !

Quel message souhaites-tu faire passer à tes fans ?
Ecoutez, chantez, dansez, sortez !

www.cyrilbondi.net

«Music for Tomorrow»
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Âgé de 40 ans, Cyril Bondi, se définit comme un expérimentateur qui aime les collaborations. Ce natif de Genève évolue musicalement dans les domaines du jazz et du free jazz. Il estime que l’improvisation est la colonne vertébrale de sa musique. « C’est cette dernière qui m’a permis de jouer dans des contextes différents et de me sentir autant à l’aise dans un trio...Continuer

«Le monde de la musique dans son ensemble vit une épreuve difficile»

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Nik Bärtsch, 48 ans, est un pianiste de jazz à succès vivant à Zurich avec sa famille. Outre la musique, l’artiste zurichois a également étudié la philosophie, la linguistique et la musicologie. Il n’est donc pas étonnant que la musique ait un sens plus profond à ses yeux. Sur son site Internet, Nik décrit la musique par ces mots : «On entre dans la musique et on la vit, tout comme on entre et on vit dans une pièce. A travers des mouvements obsessionnels, la superposition de différentes mesures et de micro-interactions, la musique se déplace et évolue. Notre attention est dirigée vers les variations minimalistes et les phrasés. Le groupe devient un véritable organisme vivant, comme un animal, un biotope ou un espace urbain. Nous devons penser en prêtant attention à ce que nous percevons par l’ouïe et le toucher.»

Avec son groupe Ronin, Nik Bärtsch fait vivre cette philosophie et a déjà fait des tournées en Europe, en Asie et aux Etats-Unis. Avec ses groupes Nik Bärtsch’s Ronin et Nik Bärtsch’s Mobil, mais également en solo, le musicien a sorti plus de 13 albums dont il a interprété les compositions lors de sa série de concerts hebdomadaires au club zurichois Exil. En 2006, Nik Bärtsch a créé son propre label nommé «Ronin Ryhtm Records».

Pour «Music for Tomorrow», Nik Bärtsch a joué «Modul 5». Il présente ainsi ce morceau: «Ce morceau est composé d’une petite structure complexe en 6/4 qui se développe en continu au piano. J’ai trouvé cette structure assez tôt dans mon évolution musicale et elle a toujours été une fidèle compagne au fil des années. Ce morceau, composé relativement tôt dans ma carrière, a donc été en perpétuelle évolution, comme moi. C’est comme si nous travaillions ensemble à rendre notre relation plus simple et plus directe mais aussi plus profonde et mystérieuse. C’est un peu à l’image que nous concevons, ma femme et à moi, de la vie à deux.»

Nik Bärtsch, à quoi ressemble ton quotidien de compositeur pendant la pandémie de coronavirus?
Nik Bärtsch: Bien évidemment, je travaille comme compositeur, pianiste, leader de mes groupes, producteur et éditeur. Le seul changement dans mon quotidien, c’est qu’en ce moment je voyage beaucoup moins. Tous les concerts internationaux, les productions et les workshops sont annulés. Mon quotidien est donc cantonné à ce que je faisais habituellement à la maison entre deux voyages: je compose, je répète, j’organise et j’échange avec mes pairs. Par ailleurs, avec ma femme qui a également une vie professionnelle très prenante, nous nous occupons de nos enfants.
Pour ce faire, il faut évidemment exprimer beaucoup de joie de vivre, faire preuve de discipline, se structurer, mais aussi laisser place à la créativité et à l’imprévu.
Tout cela correspond déjà à notre façon de vivre, ce qui ne nous a donc pas apporter de grands changements. En temps normal, nos enfants étaient déjà souvent à la maison. Nous pratiquons tous les arts martiaux. Nous pouvons donc également nous entraîner en pleine nature face à notre maison.
Pour l’instant, nous continuons en streaming notre série de concerts des lundis initialement prévus au club EXIL (www.yourstage.live). Ainsi, le lundi reste un jour de concert ritualisé et nous maintenons de cette manière le lien avec notre communauté de fans et nos différentes équipes.

Comment vis-tu cette crise sanitaire?
Cette crise sanitaire, comme toutes les grandes crises, me rappelle ma place en tant qu’artiste et en tant qu’homme. Elle met de nouveau à l’épreuve, et de manière inconditionnelle, ma créativité, mon intégrité et ma résilience.
Quoi qu’il en soit, en tant que musicien indépendant, tous ces questionnements faisaient déjà partie de ma vie. La véritable question est de savoir comment les groupes, les ensembles et les salles de concert vont pouvoir survivre à ce changement à moyen terme? Le monde de la musique dans son ensemble vit une épreuve difficile. Toutefois, les questions qui émergent ont leur utilité: que signifie la musique pour moi en tant que professionnel? Que signifie-t-elle pour nous tous? Comment pouvons-nous financer la musique et toutes les activités qui en dépendent? Comment pouvons-nous relier la chaîne de valorisation à la création de valeur?

Comment le public peut-il te soutenir en ce moment?
En valorisant mes prestations et celles de mon groupe, c’est-à-dire en regardant nos vidéos payantes en streaming, ainsi qu’en écoutant et en partageant notre musique sur tous les autres médias. Mon public peut également me soutenir en prenant conscience du processus de production et de promotion de la musique : combien de personnes et quelles performances ont été nécessaires pour produire une magnifique chanson qui nous aide à passer la journée?

Est-ce une bonne chose que les gens écoutent davantage ta musique sur Spotify et d’autres plateformes?
Afin que ce mode de rémunération soit suffisamment rentable, il faut que le nombre de streams soit très élevé. Mais c’est déjà ça. Tout est lié et plus les prestations des artistes indépendants sont écoutées et partagées, mieux c’est. L’art local, authentique et particulier, ainsi que l’initiative artistique, viennent alors nourrir le développement commercial à l’échelle mondiale. C’est ce que nous avons pu constater lors de nos tournées à travers le monde.

Selon toi, quel pourrait-être le côté positif de cette situation inédite?
J’essaie toujours de dégager le côté positif de chaque situation et d’en tirer des enseignements. La situation actuelle est une épreuve de réalité qui met en perspective notre bien-être, notre sécurité et notre technique de travail. Tout cela est précieux. Il nous faut comprendre à quel point la musique, son environnement et les merveilleuses possibilités qu’elle offre sont indispensables pour valoriser tout le travail des professionnels. SUISA et notamment, l’Association Suisse de Musique, communiquent très bien à ce sujet. Tous les musiciens devraient également le faire de manière professionnelle et avec passion.

Quel message souhaites-tu faire passer à tes fans?
Soyez honnête dans vos rapports avec la musique : personne ne se sert gratuitement à la boulangerie.
Appréciez la musique que vous écoutez en ayant conscience du travail passionné et du dévouement inconditionnel que cela demande.
Récemment, j’ai reçu un e-mail d’un médecin urgentiste australien. Il m’a remercié pour ma musique. Il a traversé toutes les épreuves de ces dernières années, les inondations, les incendies dans le bush australien et maintenant le coronavirus, en écoutant tous les matins l’un de mes morceaux en prenant son café. Cela lui rappelle pourquoi il fait ce métier et l’aide à supporter la mort, la souffrance et le danger. La musique lui donne la force de sauver et d’aider les autres. Ce genre de témoignage me conforte dans l’idée que je suis plus utile aux autres lorsque je me consacre pleinement à ma musique. L’inspiration se partage, ainsi, chacun de nous se concentre sur l’essentiel. Son intégrité, son talent et son professionnalisme m’aident et vice versa. En fait, nous nous aidons mutuellement. La valorisation de nos métiers respectifs est un devoir collectif.

www.nikbaertsch.com

«Music for Tomorrow»
La crise du Covid-19 est particulièrement rude pour les membres de SUISA. En effet, jusqu’à nouvel ordre, les représentations de toute sorte sont interdites. De nombreux compositeurs, compositrices, éditeurs et éditrices ont ainsi perdu leur principale source de revenus. Au cours des prochaines semaines, nous aurons le plaisir de partager le portrait de certains d’entre eux sur le SUISAblog. L’occasion pour ces professionnels de nous confier ce qui les touche et de raconter leurs défis et leur quotidien. Les musiciens et musiciennes ont également filmé leur performance pour notre blog, depuis chez eux ou depuis leur studio. SUISA verse une rémunération aux artistes pour leur participation à ce projet.
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«Questa situazione metterà a dura prova tutti, musicisti, tecnici, addetti ai lavori»

Con il progetto «Music for Tomorrow», la SUISA desidera supportare i propri iscritti in questo periodo difficile. Offriamo agli artisti una piattaforma che dà loro l’opportunità di parlare della loro attuale situazione durante il lockdown e presentare una delle loro opere. Questo nuovo spazio sarà inaugurato dalla compositrice e arpista ticinese Kety Fusco. Nell’intervista scritta racconta la sua vita quotidiana ai tempi del lockdown e spiega perché la sua vita non è cambiata poi così tanto. Testo di Nina Müller; video di Kety Fusco, elaborato da Nina Müller – Vous trouvez le texte en français en dessous.

Kety Fusco (27 anni) suona l’arpa elettrica e compone da sola i propri brani. Ha iniziato a suonare l’arpa all’età di soli sei anni. Tuttavia a un certo punto della sua vita si è stancata dell’arpa classica e ha scoperto la versione elettronica. Kety Fusco fa anche parte del gruppo «Peter Kernel and their wicked orchestra» del duo Barbara Lehnhoff (Camilla Sparksss) e Aris Bassetti, anch’essi membri della SUISA. Nel 2018 Kety Fusco si è esibita davanti al consigliere federale Alain Berset in occasione del Locarno Film Festival. L’8 maggio uscirà il suo album di esordio «Dazed», pubblicato dall’etichetta discografica Sugar Music. Kety Fusco abita ad Arbedo (TI) ed è iscritta alla SUISA dal 2018.

Per «Music for Tomorrow» si è esibita con il brano «Saceba», finora inedito. A proposito di questa canzone dichiara: «Il brano ‹Saceba› è nato in una ex fabbrica di cemento, in fondo alla valle più meridionale della Svizzera. Mi trovavo in quel posto, incantevole e tetro allo stesso tempo, per dar vita a una performance di danza e musica.

Già il primo giorno, entrata nell’edificio principale, mi sono accorta passo dopo passo che quel posto nascondeva un tesoro sonoro. Il giorno successivo sono tornata con vari oggetti (sassi, utensili, strumenti) e il mio registratore Zoom, per registrare dal primo all’ultimo piano tutti i suoi della Saceba (questo era il nome della fabbrica): strofinando il cemento e ascoltando i grandi echi di questa meravigliosa archeologia industriale.

Una volta tornata a casa ho scaricato tutti i suoni sul mio computer e ho costruito il pezzo ripercorrendo mentalmente i miei passi ed immaginando una storia successa fra le mura della fabbrica. Ho cosí aggiunto con la mia arpa una musica vera e propria, pensandola come la colonna sonora che avrei voluto sentire entrando per la prima volta alla Saceba: la soundtrack del cementificio.»

Qual è la tua routine quotidiana come compositrice durante la pandemia da Coronavirus?
Kety Fusco: Ogni giorno suono per 4 ore l’arpa classica, lavorando 2 sulla tecnica dello strumento e le altre 2 ore suonando brani che vorrei registrare. Suono altre 2 ore circa con la mia arpa elettrica e preparo il mio nuovo live set.

Che significato ha per te personalmente questa crisi?
Io non sto mai al passo con il mondo, perchè è tutto troppo veloce per me. Quando non sono in tour, mi piace stare a casa, prendermi tanto tempo per suonare, studiare e dedicarmi alle mie arpe. Il mio disco di debutto «Dazed» uscirà l’8 maggio per la Sugar Music e sto lavorando al mio nuovo live set. Sono molto ispirata quando intorno a me non succede niente e vivo tutto nella testa. Il virus non ha cambiato il mio modo di fare, ha migliorato il mio modo di essere. Andare in giro per strada e non sentire il rumore delle auto, mi fa stare bene. Sapere che nessuno è fuori casa mia a vivere la quotidianità, ma a vivere una « sorpresa quotidiana » mi ispira a immaginare delle storie nella mia testa. Io credo che tutti si dimenticheranno che cosa abbiamo passato. Sarà stato come un brutto sogno per alcuni e un difficile ricordo per altri.

Come può il pubblico sostenerti in questo momento?
Sarei davvero felice se il pubblico ascoltasse il mio disco di debutto, contribuendo quindi al mercato musicale streaming, da cui dipende una parte del mio guadagno.

Ti è utile se la gente ascolta più musica tua in streaming su Spotify e sim.?
Si, assolutamente. Con la crisi gli ascolti sono calati del 33% e per tutta l’industria musicale è stato un brutto colpo.

Cosa pensi possa esserci di positivo nell’attuale situazione?
Per i musicisti credo che non ci sia niente di positivo, nemmeno se penso alla creatività: per me non arriva necessariamente nei momenti in cui mi fermo, come ho dovuto fare per forza con il Covid-19 … anzi a dire il vero la maggior parte delle volte mi sento più creativa quando non ho tempo di esserlo. Questa situazione metterà a dura prova tutti, musicisti, tecnici, addetti ai lavori. Il mercato musicale non è mai stato compreso fino in fondo e credo che siano veramente poche le persone che capiscano che cosa significhi aver perso un anno intero di concerti.

Cosa vorresti far sapere ai tuoi fan?
Vorrei far sapere a tutti i miei fan che ho voglia di abbracciarli tutti.

www.ketyfusco.com

«Music for Tomorrow»
I membri della SUISA sono particolarmente colpiti dalla crisi del Covid-19. Viene completamente a mancare la maggiore fonte di introiti di molti compositori ed editori musicali, dal momento che la Confederazione ha vietato fino a data da destinarsi qualsiasi tipo di esibizione. Nelle prossime settimane pubblicheremo sul blog della SUISA i ritratti di alcuni dei nostri membri, che racconteranno cosa li preoccupa durante la crisi del Covid-19, quali difficoltà incontrano e com’è al momento la loro routine lavorativa. I musicisti si sono inoltre esibiti e hanno filmato una loro composizione per il blog SUISA, da casa o nel loro studio. Per questa campagna, la SUISA versa un compenso agli artisti.

«Que l’on soit musicien, technicien ou acteur du monde de la musique, cette situation est une épreuve pour tous.»

A travers le projet «Music for Tomorrow», SUISA souhaite apporter son soutien à ses membres en ces temps difficiles. Une plateforme a ainsi été mise disposition des artistes afin que chacune et chacun puisse raconter son expérience du confinement et présenter l’une de ses œuvres. La compositrice et harpiste tessinoise Kety Fusco est la première à se prêter au jeu. Elle nous livre son quotidien et nous explique pourquoi les choses n’ont pas tellement changé pour elle. Texte de Nina Müller; vidéo réalisée par Kety Fusco, arrangée par Nina Müller

Kety Fusco, 27 ans, joue de la harpe électrique et compose elle-même ses œuvres. La jeune femme a commencé à jouer de la harpe à l’âge de six ans. Avec le temps, Kety se lasse de l’instrument classique. C’est alors qu’elle découvre la harpe électrique : une révélation! Kety est également membre du collectif «Peter Kernel and their wicked orchestra» créé par Barbara Lehnhoff (Camilla Sparksss) et Aris Bassetti, également membres de SUISA. En 2018, dans le cadre du festival du film de Locarno, Kety Fusco a eu l’honneur de jouer devant le conseiller fédéral Alain Berset. Le 8 mai prochain, son premier album, Dazed, sortira sous le label italien Sugar Music. Kety Fusco vit à Arbedo (TI) et a rejoint SUISA en 2018.

En exclusivité pour le projet «Music for Tomorrow», l’artiste dévoile son premier morceau intitulé Saceba. Elle nous raconte l’histoire de ce premier titre: «Saceba est né dans une ancienne usine de ciment au cœur de la vallée la plus au sud de la Suisse. Je me suis rendue dans ce lieu magnifique et sombre à la fois pour donner vie à un spectacle de danse et de musique.

Le premier jour, en entrant dans le bâtiment principal, j’ai peu à peu réalisé combien l’acoustique de cet endroit était propice à l’inspiration. Le lendemain, j’y suis retournée avec différents objets (des pierres, des outils, des instruments) et mon appareil d’enregistrement sous le bras. J’ai enregistré tous les sons qui émanaient de cette usine -du nom de Saceba-, du premier au dernier étage : du bruit du béton effrité à l’écho incroyable produit par ce magnifique vestige industriel.

De retour chez moi, j’ai téléchargé tous les sons sur mon ordinateur et j’ai composé ce morceau en remontant le fil de mon passage dans ce lieu et en créant une histoire qui se serait déroulée entre ces murs. J’ai rajouté ensuite une mélodie jouée à la harpe, telle la bande-son que j’aurais aimé entendre en entrant pour la première fois dans l’enceinte de Saceba. En clair, la bande-son de l’usine de ciment.»

Kety Fusco, à quoi ressemble ton quotidien d’auteure-compositrice pendant la pandémie de coronavirus?
Kety Fusco: Je joue de la harpe classique quatre heures par jour: deux heures consacrées à la technique et deux autres à jouer des morceaux que je souhaite enregistrer. Je joue également environ deux heures par jour de la harpe électrique et je prépare mon nouveau live set.

Comment vis-tu cette crise sanitaire?
Je ne suis jamais en phase avec le monde extérieur, car tout va trop vite pour moi. Lorsque je ne suis pas en tournée, j’aime rester chez moi. Je passe beaucoup de temps à jouer de la musique, à étudier et à jouer de la harpe. Mon premier album Dazed sort le 8 mai sous le label Sugar Music et je travaille actuellement sur mon nouveau live set. Je suis très inspirée lorsque le calme règne autour de moi et que je peux faire de l’introspection. Le virus n’a pas changé ma manière d’agir, mais il a amélioré ma façon d’être. J’aime me promener dehors et ne pas entendre le bruit des voitures. Le fait que personne ne vive un quotidien normal et que chaque jour apporte sa part d’inconnu m’inspire pour créer. Je crois que tout le monde oubliera ce que nous avons traversé. Ce sera comme un mauvais rêve pour certains, et un souvenir douloureux pour d’autres.

Comment le public peut-il te soutenir en ce moment?
Je serais vraiment ravie que les gens écoutent mon album et soutiennent ainsi le marché du streaming dont une partie de mes revenus dépend.

Est-ce une bonne chose que les gens écoutent davantage ta musique sur Spotify et d’autres plateformes?
Oui, absolument. La crise a fait baisser les streams de 33%, et toute l’industrie de la musique en est durement touchée.

Selon toi, quel pourrait-être le côté positif de cette situation inédite?
Pour les musiciens, je pense qu’il n’y a rien de positif, même pas pour le processus créatif. Ma créativité ne jaillit pas forcément lorsque je ne fais rien, comme en ce moment à cause du Covid-19. En fait, je suis beaucoup plus inspirée lorsque je suis très occupée. Que l’on soit musicien, technicien ou acteur du monde de la musique, cette situation est une épreuve pour tous. Les enjeux du marché de la musique n’ont jamais été totalement compris par le grand public et je pense que très peu de gens savent ce que la perte d’une année de concerts représente.

Quel message souhaites-tu faire passer à tes fans?
Je veux leur dire que j’aimerais tous les prendre dans mes bras.

www.ketyfusco.com

«Music for Tomorrow»
La crise du Covid-19 est particulièrement rude pour les membres de SUISA. En effet, jusqu’à nouvel ordre, les représentations de toute sorte sont interdites. De nombreux compositeurs, compositrices, éditeurs et éditrices ont ainsi perdu leur principale source de revenus. Au cours des prochaines semaines, nous aurons le plaisir de partager le portrait de certains d’entre eux sur le SUISAblog. L’occasion pour ces professionnels de nous confier ce qui les touche et de raconter leurs défis et leur quotidien. Les musiciens et musiciennes ont également filmé leur performance pour notre blog, depuis chez eux ou depuis leur studio. SUISA verse une rémunération aux artistes pour leur participation à ce projet.
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Con il progetto «Music for Tomorrow», la SUISA desidera supportare i propri iscritti in questo periodo difficile. Offriamo agli artisti una piattaforma che dà loro l’opportunità di parlare della loro attuale situazione durante il lockdown e presentare una delle loro opere. Questo nuovo spazio sarà inaugurato dalla compositrice e arpista ticinese Kety Fusco. Nell’intervista scritta racconta la sua vita quotidiana ai tempi del lockdown e spiega perché la sua vita non è cambiata poi così tanto. Testo di Nina Müller; video di Kety Fusco, elaborato da Nina Müller – Vous trouvez le texte en français en dessous.

Kety Fusco (27 anni) suona l’arpa elettrica e compone da sola i propri brani. Ha iniziato a suonare l’arpa all’età di soli sei anni. Tuttavia a un certo punto della sua vita si è stancata dell’arpa...Continuer

La gestion collective est un service destiné à la fois aux créateurs et aux utilisateurs de musique

Qu’il s’agisse de musique de fond au sein d’entreprises ou du nouveau forfait en faveur des petites entreprises pour les vidéos contenant de la musique sur Internet: dans les deux cas, de nombreuses entreprises utilisent de la musique provenant d’un grand nombre d’ayants droit (compositeurs, paroliers, éditeurs de musique). SUISA en tant qu’interlocutrice vis-à-vis de ces entreprises et des ayants droit simplifie l’obtention de l’autorisation pour l’utilisation de la musique et la perception des redevances de droit d’auteur. Par Irène Philipp Ziebold, COO

La gestion collective est un service destiné à la fois aux créateurs et aux utilisateurs de musique

Avec des offres telles que le forfait annuel (nouvellement introduit) pour l’utilisation online de musique contenue dans des vidéos destinées à Internet, SUISA simplifie à l’égard des clients et des bénéficiaires l’obtention de l’autorisation pour l’utilisation de la musique et la perception des redevances de droit d’auteur. (Photo : one photo / Shutterstock.com)

Jusqu’ici, pour chaque vidéocontenant de la musique et placée sur Internet, il fallait obtenir auprès de SUISA une licence selon le tarif VN concernant les droits d’auteur. La question des droits d’auteur était automatiquement réglée; en matière de droits voisins, il fallait en revanche effectuer une démarche supplémentaire Le processus d’obtention d’une licence était ainsi fastidieux et parfois également difficile à comprendre.

Licence unique pour droits d’auteur et droits voisins

SUISA, en collaboration avec la société Audion Sàrl, a développé un modèle simplifié et attrayant d’octroi de licence en faveur des petites entreprises (avec un maximum de 49 employés et réalisant jusqu’à CHF 9 mio. de chiffre d’affaires). En s’acquittant d’une redevance annuelle de CHF 344 (TVA non incluse), celles-ci ainsi que les particuliers peuvent publier des vidéos contenant de la musique sur leur propre site Internet ainsi que sur leurs canaux de médias sociaux. Grâce à la collaboration entre SUISA et la société Audion Sàrl, le forfait annuel permet d’acquérir en même temps les droits d’auteur et les droits voisins.

Ce «paquet» ne comprend pas les vidéos publicitaires, les vidéos strictement musicales, les vidéos avec un budget de production de plus de CHF 15’000.– et les vidéos ayant une durée totale de plus de 10 minutes. En outre, les droits de synchronisation doivent comme précédemment être obtenus directement auprès des maisons d’édition, respectivement auprès des auteurs.

L’agence Audion Sàrl

La société Audion Sàrl est une agence de droits indépendante créée en 2015 par la société IFPI Suisse (association de branche des labels musicaux de Suisse), qui octroie des licences pour des utilisations «marginales» d’enregistrements musicaux, en agissant comme intermédiaire entre utilisateurs et labels musicaux.

Concernant le champ d’activité de la société Audion, celui-ci se limite en particulier à des niches où de petits utilisateurs non commerciaux sont confrontés au défi administratif visant à obtenir les licences nécessaires auprès d’un grand nombre de labels de musique. Audion répond ainsi à un besoin des utilisateurs et offre le choix suivant: acquérir les droits nécessaires directement auprès des ayants droit ou acquérir un ensemble de droits auprès d’Audion.

L’univers des labels musicaux s’est fortement modifié du fait du développement des possibilités de diffusion et de commercialisation numériques. De plus en plus souvent, des agences de booking fonctionnent comme des labels. Dans ces conditions, on ne sait parfois pas clairement où les droits doivent être obtenus. La société Audion peut fournir une aide précieuse dans ce contexte en obtenant pour l’utilisateur les droits auprès des différents labels.

Encaissement commun: musique d’ambiance et vidéos sur sites Internet

Depuis le 1er janvier 2019, SUISA s’occupe à nouveau seule de tous les clients concernés par le tarif commun 3a (TC 3a, musique de fond ou d’ambiance). Avant cela, la facturation était effectuée par Billag SA. Ces clients sont concrètement des entreprises qui diffusent de la musique de fond ou d’ambiance dans leurs locaux, y diffusent des émissions de TV, utilisent de la musique dans leur file d’attente téléphonique (Music on Hold) et/ou … publient des vidéos contenant de la musique sur leur propre site Internet. Dans ces conditions, les clients utilisateurs de musique de fond et ceux qui placent des vidéos sur un site Internet peuvent être les mêmes. Dans les deux cas, beaucoup de musique provenant d’un grand nombre d’ayants droit est utilisée par un large cercle de clients.

Cela conduit inévitablement à ce que nous facilitions l’octroi de licences pour les deux types d’utilisation, et en particulier que nous proposions une solution de type «guichet unique». Pour parvenir à ce but, le portail Internet existant pour les licences TC 3a doit être adapté pour que le client puisse déclarer les deux types d’utilisation en même temps et ainsi obtenir de manière très simple une licence pour ses utilisations.

Perspectives: grandes entreprises

Le forfait annuel nouvellement introduit pour l’utilisation online de musique contenue dans des vidéos destinées à Internet vaut pour les petites entreprises. Une offre pour les grandes entreprises (entreprises qui emploient plus de 49 personnes ou réalisent plus de CHF 9 mio. de chiffre d’affaires par année) est en cours d’élaboration dans le but de proposer également à ces entreprises une solution simple et adéquate. Une fois que toutes les mesures et décisions nécessaires auront été prises sur cette question, nous vous donnerons des informations plus précises à ce sujet.

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  1. Liebe Frau Ziebold

    Ich bin einerseits Mitglied der SUISA und froh, dass diese meine Interessen als Urheber wahrnimmt. Andrerseits bin ich auch eine 1-Mann-Firma, allein in einem Büro. Alles, was ich über GT 3a lese, erscheint mir plausibel, trifft aber auf mein Unternehmen nicht zu. Ich hasse Hintergrundmusik, weil sie mich beim Arbeiten stört, und selbst wenn ich ein Radio während der Arbeit laufen liesse, wäre ich der einzige, der es hört. Von einer gewerblichen Nutzung, die ja wenigsten ein Ohrenpaar eines Mitarbeiters oder eines Kunden voraussetzt, bin ich also weit entfernt. Ich verfüge auch nicht über ein Geschäftsauto, das – wie ich mir von einer SUISA Mitarbeiterin habe sagen lassen – auch als Büroraum zählen würde. Sie meinte dann auch, dass ich wohl nicht zahlungspflichtig sei.

    Der zuständige Sachbearbeiter sieht das aber ganz anders und meint, ich müsse einfach zahlen. Er glaubt nicht, dass er das näher begründen müsste und weigert sich auch, mir die rechtlichen Grundlagen zuzustellen. Er bezeichnet aber die GT 3a-FAQs auf Ihrer Website als nicht verbindlich, die meiner Meinung nach deutlich machen, dass ich nicht unter die GT 3a Zahlungspflicht falle. Also, wenn ich einem Kunden eine Rechnung schicke, muss ich das immer begründen können. Ich habe nun eine Betreibungsandrohung ihres Inkasso-Büros im Haus, nachdem eine Rechnung und 1 Mahnung nicht beantwortet wurden, die gar nie bei mir eigetroffen sind. Aber das ist eine andere Geschichte.

    Meine Frage an Sie lautet nun: Hat ihr Mitarbeiter recht? Muss einfach jede Firma GT3a zahlen? Wenn ja, warum gibt man sich dann so Mühe mit der Spezifizierung der Fälle, wenn es gar keine Ausnahmen gibt? Gibt es für diese Null-Ausnahme-Regelung eine rechtliche Grundlage, die Sie mir anstelle Ihres Mitarbeiters zustellen können? Sind Ihre Mitarbeitenden angehalten, nach dem Versand 1 Rechnung und 1 (nicht eingeschriebenen) Mahnung Ihr Inkasso-Büro in Gang zu setzen mit entsprechenden Mehrgebühren? Warum erhalten nicht einfach alle Firmen eine Rechnung?

    Ihre Meinung dazu interessiert mich sehr.

    Mit freundlichen Grüssen

    M. Gabriel

    • Manu Leuenberger dit :

      Lieber Herr Gabriel
      Wir danken Ihnen für Ihre konstruktive Rückmeldung. Ihr Anliegen ist uns wichtig und wir werden die spezifische Sachlage hinsichtlich Ihrer 1-Mann-Firma und der erfolgten Kommunikation inklusive der vorhandenen Informationen dazu intern betrachten. Gerne setzen wir uns mit Ihnen in Kürze noch persönlich in Verbindung, um weitere konkrete Falldetails von Ihnen zu erfahren und mit Ihnen zu besprechen.
      Bis dahin wünschen wir Ihnen alles Gute.
      Freundliche Grüsse, Manu Leuenberger / SUISA Kommunikation

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Qu’il s’agisse de musique de fond au sein d’entreprises ou du nouveau forfait en faveur des petites entreprises pour les vidéos contenant de la musique sur Internet: dans les deux cas, de nombreuses entreprises utilisent de la musique provenant d’un grand nombre d’ayants droit (compositeurs, paroliers, éditeurs de musique). SUISA en tant qu’interlocutrice vis-à-vis de ces entreprises et des ayants droit simplifie l’obtention de l’autorisation pour l’utilisation de la musique et la perception des redevances de droit d’auteur. Par Irène Philipp Ziebold, COO

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Vidéos avec musique sur Internet: nouvelle offre pour les petites entreprises

Jusqu’à présent, les entreprises et les particuliers devaient obtenir auprès de SUISA une licence individuelle pour chaque vidéo avec musique placée sur un site Internet ou des plateformes de médias sociaux. Dès novembre 2019, SUISA propose aux petites entreprises, en collaboration avec son partenaire Audion Sàrl, une licence annuelle forfaitaire pour l’utilisation online de musique dans des vidéos sur Internet. Texte de Hansruedi Brütsch

Vidéos avec musique sur Internet: nouvelle offre pour les petites entreprises

Avec la nouvelle offre de SUISA, les petites entreprises n’ont plus besoin d’obtenir une licence pour chaque vidéo, mais bénéficient d’un forfait annuel. (Photo: Rawpixel.com / Shutterstock)

Toujours plus d’entreprises utilisent des vidéos sur leurs sites Internet ou sur des plateformes de médias sociaux pour communiquer d’une manière plus simple et plus divertissante et se présenter dans un style correspondant aux tendances actuelles. Lorsque de la musique est utilisée dans ces vidéos, les entreprises, tout comme les particuliers, ont besoin d’une licence pour les droits d’auteur (composition et texte) ainsi que d’une licence pour les droits voisins (droits des interprètes et des producteurs de supports sonores/labels). En règle générale, la licence pour les droits d’auteur s’obtient auprès de SUISA moyennant le paiement d’une redevance; celle pour les droits voisins est délivrée par le producteur de support sonore, respectivement par le label. Cela permet de rémunérer les auteurs, éditeurs, interprètes, producteurs, etc. de musique pour l’utilisation de leurs œuvres et prestations; la redevance payée leur est reversée après déduction d’une commission de 15%.

Il existe désormais une licence commune pour les droits d’auteur et les droits voisins

Jusqu’à présent, pour les droits d’auteur, il fallait obtenir auprès de SUISA une licence pour chaque vidéo, sur la base du tarif VN. SUISA a développé, en collaboration avec la société Audion Sàrl, un système d’octroi de licences simple et attrayant pour les petites entreprises d’au maximum 49 employés et réalisant jusqu’à 9 millions de chiffre d’affaires. En s’acquittant d’une redevance annuelle de Fr. 344.- (hors TVA), les petites entreprises et les particuliers peuvent publier des vidéos avec musique sur leur propre site Internet ainsi que sur leurs profils de médias sociaux. Grâce à la collaboration entre SUISA et Audion Sàrl, le paiement du forfait annuel permet d’acquérir en même temps les droits d’auteur et les droits voisins.

La licence est valable un an à compter de la date de facturation. Les petites entreprises et les particuliers peuvent ainsi publier en ligne un nombre illimité de vidéos avec musique, sans devoir les annoncer individuellement auprès de SUISA. La licence est soumise à la condition que l’offre client s’adresse principalement aux personnes intéressées en Suisse et au Liechtenstein.

Exceptions et autres droits

Les utilisations suivantes sont, entre autres, exclues de ce forfait:

  • Vidéos publicitaires
  • Vidéos musicales
  • Vidéos avec un budget de production de plus de CHF 15‘000
  • Vidéos dont la durée totale est supérieure à 10 minutes

De plus amples informations sont disponibles sur le site Internet de SUISA.

Il est important de mentionner que, avec cette licence, seuls les droits de production et la mise à disposition online sont réglés. Si l’on souhaite accompagner une vidéo avec de la musique protégée par le droit d’auteur, respectivement d’enregistrements tirés de supports sonores, il est nécessaire d’obtenir une autorisation supplémentaire pour ce qu’on appelle la synchronisation. Le droit de synchroniser musique et film, c’est-à-dire de les associer, est généralement géré par l’éditeur de l’œuvre et n’est, en l’occurrence, pas octroyé par SUISA. Les droits de synchronisation pour les titres souhaités doivent être demandés à l’éditeur de musique concerné.

Voici ce dont il faut tenir compte lors du choix de la musique

S’agissant des droits de synchronisation, il faut tenir compte de ce qui suit: si une entreprise souhaite utiliser pour sa vidéo une musique du groupe Carrousel, de Stress ou de stars internationales telles qu’Ed Sheeran ou Taylor Swift, l’autorisation de synchronisation pourra coûter plusieurs centaines de francs, voire plusieurs dizaines de milliers de francs dans certains cas. Avant de créer la vidéo, il est donc fortement conseillé de clarifier les coûts pour les droits de synchronisation avec l’éditeur. Une alternative simple et peu coûteuse est l’utilisation de la musique Mood. Il s’agit de musiques de catalogues que certains éditeurs proposent spécifiquement pour la sonorisation de productions audios ou audiovisuelles, notamment de films. L’avantage de la musique Mood est que le producteur de film (l’utilisateur) peut s’adresser directement à SUISA pour obtenir l’autorisation d’utilisation. De plus amples informations et une liste de fournisseurs de musique Mood sont disponibles ici.

Lors de la réalisation d’une vidéo avec musique, les droits moraux de l’auteur doivent toujours être respectés: sans l’accord de l’éditeur ou de l’auteur, il n’est, par exemple, pas possible d’utiliser une œuvre musicale pour une vidéo politique. Le consentement des éditeurs/auteurs est également requis si l’oeuvre musicale est arrangée et intégrée dans une vidéo («autorisation d’arrangement»).

A ce sujet également, de plus amples informations sont disponibles sur le site Internet de SUISA.

Surtout lors d’utilisation de musiques connues et à succès sur les médias sociaux, des prétentions supplémentaires, émanant directement des ayants droit, ne sont pas exclues (cas échéant, le blocage de la vidéo).

De plus amples informations, ainsi que les questions et réponses les plus fréquentes relatives au nouveau forfait de SUISA et d’Audion Sàrl sont disponibles sur le site Internet suivant: www.suisa.ch/344, ainsi que dans les conditions de licence pour l’utilisation de musique dans des vidéos sur les sites Web d’entreprise et les profils de médias sociaux d’entreprise.

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Changements en ce qui concerne la répartition des recettes provenant des utilisations sur Internet

De nouvelles clés de répartition seront appliquées pour la répartition des recettes provenant des utilisations sur Internet (offres «on demand» audio et vidéo). Pour le téléchargement, la clé de répartition suivante sera appliquée: 25% pour les droits d’exécution et 75% pour les droits de reproduction. Pour le streaming, elle sera de 75% pour les droits d’exécution et 25% pour les droits de reproduction. Texte d’Irène Philipp Ziebold

Changements en ce qui concerne la répartition des recettes provenant des utilisations sur Internet

SUISA modifie ses clés de répartition pour les recettes provenant du streaming et des téléchargements. (Photo: Rawpixel / Shutterstock.com)

Depuis de nombreuses années, les auteurs et les éditeurs conviennent chacun de leur côté de la répartition des recettes online entre les droits d’exécution et d’émission d’une part et les droits de reproduction d’autre part. En conséquence, SUISA a prévu dans son règlement de répartition des clés différentes pour les deux catégories d’ayants droit susmentionnées.

Dorénavant, il n’est plus possible de convenir d’une clé de répartition entre parties au contrat. Les recettes provenant des utilisations en ligne sont réparties entre les droits d’exécution et les droits de reproduction (cf. chiffre 2.1.2 du règlement de répartition).

Jusqu’à présent, SUISA répartissait le 100% des recettes provenant du streaming au bénéfice des droits d’exécution et 100% de celles provenant du téléchargement au crédit des droits de reproduction. Cette façon de procéder plaçait toutefois SUISA dans une position particulière sur le plan international et ne correspondait plus aux évolutions du domaine online.

Nouvelles clés de répartition pour le téléchargement et le streaming

En plus de s’intéresser aux règles appliquées à l’étranger, les clés de répartition ont également été établies en tenant compte des aspects techniques. Derrière la mise à disposition d’une œuvre, il y a sa reproduction sur le serveur du prestataire, la transmission de la copie aux consommateurs ainsi que la restitution, avec enregistrement éventuel, sur l’appareil récepteur des consommateurs.

Lors des discussions au sein des différents organes (Commission de Répartition et des œuvres et Conseil), différents points de vue se sont exprimés. Dans quelle mesure faut-il, dans le cas du streaming, prendre en considération l’aspect de fugacité de la reproduction provisoire ou répétitif de la restitution d’une œuvre? Dans quelle proportion ces aspects doivent-ils être déterminants?

Finalement, la subdivision suivante a été décidée:

  • Téléchargement: les recettes sont affectées pour 25% aux droits d’exécution et pour 75% aux droits de reproduction.
  • Streams: les recettes sont affectées pour 75% aux droits d’exécution et pour 25% aux droits de reproduction.

Répartition des recettes provenant de la vidéo à la demande (VoD)

Les règles relatives à la répartition des recettes provenant de la vidéo à la demande (VoD) ont également été adaptées. Elles seront dorénavant réparties de manière analogue à ce qui se fait pour le téléchargement et le streaming, «par dossier» (par œuvres). Auparavant, les recettes provenant de la VoD étaient ajoutées à celles relatives aux émissions TV à péage. Ce changement permettra, là aussi, de répartir les recettes de manière encore plus précise et ciblée.

Informations complémentaires sur le règlement de répartition de SUISA:
www.suisa.ch/reglementderepartition

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De nouvelles clés de répartition seront appliquées pour la répartition des recettes provenant des utilisations sur Internet (offres «on demand» audio et vidéo). Pour le téléchargement, la clé de répartition suivante sera appliquée: 25% pour les droits d’exécution et 75% pour les droits de reproduction. Pour le streaming, elle sera de 75% pour les droits d’exécution et 25% pour les droits de reproduction. Texte d’Irène Philipp Ziebold

Changements en ce qui concerne la répartition des recettes provenant des utilisations sur Internet

SUISA modifie ses clés de répartition pour les recettes provenant du streaming et des téléchargements. (Photo: Rawpixel / Shutterstock.com)

Depuis de nombreuses années, les auteurs et les éditeurs conviennent chacun de leur côté de la répartition des recettes online entre les droits d’exécution et d’émission d’une part et les droits de reproduction d’autre part. En conséquence, SUISA a prévu dans son règlement de répartition des clés...Continuer

Première répartition des recettes relatives au contrat avec Youtube

Dans le cadre du décompte online de juin 2015, SUISA répartit pour la première fois les recettes générées par le contrat signé avec Youtube. Le décompte inclut les recettes de 5 trimestres et la somme à répartir est d’environ CHF 300 000.-. Il est prévu que la répartition ne se fasse pas uniquement sur les titres qui ont produit des revenus publicitaires, mais sur toutes les oeuvres utilisées et identifiables, cela en fonction du nombre de clics. Texte: Andreas Wegelin, Directeur général

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D’après les données d’utilisation communiquées par Youtube, la musique de membres SUISA écoutée en dehors de la Suisse l’est le plus souvent depuis l’Allemagne, la France, la Pologne, l’Italie et la Grande-Bretagne. (Photo: Manu Leuenberger)

Le contrat entre SUISA et Youtube entre actuellement dans sa deuxième année d’existence. Par le contrat, les utilisations sont licenciées de manière directe pour 43 pays. Cela inclut bien entendu les utilisations en Suisse. Pour le répertoire des membres de SUISA, les utilisations sont autorisées pour 42 autres pays. Le contrat a une portée territoriale qui comprend toute l’Europe et également certains pays d’Asie et d’Afrique.

Dans le cadre du décompte online de juin 2015, SUISA répartit pour la première fois les recettes générées par le contrat avec Youtube. Le décompte inclut les recettes et utilisations depuis le début du contrat en automne 2013, jusqu’à la fin 2014. Pour ces 5 trimestres, la somme à répartir est d’environ CHF 300 000.-.

L’élaboration du système d’annonce s’est avérée compliquée

La plateforme Youtube propose aussi bien des vidéos ayant un contenu musical que des films accompagnés de musique, et qui sont souvent réalisés par les utilisateurs eux-mêmes («user generated content»). L’élaboration d’un système d’annonce approprié avec le nouveau partenaire contractuel s’est avérée compliquée. Le principe de base de la procédure de «reporting» appliqué par Youtube est décrit sur le SUISAblog dans l’article «Pourquoi les membres SUISA n’ont-ils pas besoin d’ annoncer la présence de leurs œuvres sur Youtube».

Pour le traitement des déclarations d’utilisation Youtube, la difficulté n’est pas uniquement liée à l’énorme volume de données, mais également à la qualité des données, surtout dans le cas des «user generated contents». Les vidéos d’utilisateurs privés ne contiennent que rarement des indications sur le matériel utilisé. Pour ce domaine qualifié de «non-music» par Youtube, la musique n’a pas pu être identifiée, en raison de données trop peu précises. Aucun montant ne sera réparti pour ce domaine.

Il en va autrement dans le domaine dit «music»: pour une période de décompte de 15 mois, SUISA a traité des annonces d’utilisations de 3,2 millions de vidéos différentes, correspondant à un total de 1,7 milliards de vues. 590,2 millions de vues concernaient le répertoire décompté par SUISA.

Répartition des recettes de Youtube

Dans les cas où des recettes publicitaires ont pu être attribuées de manière directe à une vidéo contenant de la musique identifiée, les recettes ont été réparties sur cette vidéo, ou plutôt sur la musique contenue dans cette vidéo. En clair: une vidéo musicale a généré des recettes grâce à de la publicité. La vidéo contient une seule œuvre, qui a pu être identifiée par la déclaration d’utilisation de Youtube, et qui est enregistrée de manière complète dans la banque de données des œuvres de SUISA. Les recettes générées par la vidéo seront payées aux ayants droit de l’oeuvre identifiée.

D’autres oeuvres comprises dans des vidéos du domaine «music» qui ont pu être identifiées recevront une part des recettes qui découlent du contrat Youtube, en fonction du nombre de clics. Le montant à répartir par clic pour la période de décompte s’élève à CHF 0.0008. Comparativement, SUISA peut actuellement procéder à la deuxième répartition des recettes de Spotify pour une somme moyenne de CHF 0.0018 par stream, ce qui correspond à plus du double.

A l’instar des contrats conclus avec d’autres prestataires de musique du domaine en ligne, le contrat avec Youtube va être périodiquement réexaminé. Les négociations à venir sur le renouvellement du contrat seront une occasion de discuter du mode de déclaration des données pour l’identification des contenus musicaux de notre répertoire et bien entendu également des conditions financières de la licence Youtube. Afin que les auteurs soient rémunérés au mieux pour les utilisations de leurs œuvres sur la plateforme vidéo la plus grande du monde!

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D’après les données d’utilisation communiquées par Youtube, la musique de membres SUISA écoutée en dehors de la Suisse l’est le plus souvent depuis l’Allemagne, la France, la Pologne, l’Italie et la Grande-Bretagne. (Photo: Manu Leuenberger)

Le contrat entre SUISA et Youtube entre actuellement dans sa deuxième année d’existence. Par le contrat,...Continuer

Pourquoi les membres SUISA n’ont-ils pas besoin d’ annoncer la présence de leurs œuvres sur Youtube

Comment, où et quand peut-on annoncer à SUISA la présence de nos œuvres sur Youtube, nous ont fréquemment et récemment demandé nos membres. Vous trouverez ci-dessous les raisons pour lesquelles il n’est pas nécessaire de procéder à une annonce. Texte de Manu Leuenberger

Youtube Werke Meldung

Mon œuvre sur Youtube: pas d’annonce à effectuer auprès de SUISA. (Image: Manu Leuenberger)

«Pour SUISA, il est certainement difficile de répertorier toutes les vidéos d’artistes suisses [publiées sur Youtube]. Dans ces conditions, j’imagine que cela ne se fait pas de manière automatique. Est-il nécessaire d’annoncer à SUISA la présence d’une vidéo contenant de la musique dont on est l’auteur afin d’obtenir une indemnisation?»

Reporting automatique entre Youtube et SUISA

Les auteurs n’ont pas besoin de signaler à SUISA la présence de leurs œuvres sur Youtube. Un système de reporting automatique est en effet mis en place. Ce système comporte deux étapes et fonctionne selon le principe suivant:

Youtube met périodiquement à disposition de SUISA, sous forme électronique, des données relatives aux utilisations. En anglais, cette liste de données est appelée «masterlist». Elle contient des indications relatives aux vidéos visualisées sur Youtube. Des informations concernant la musique contenue dans les vidéos sont également transmises, pour autant qu’elle soient connues de Youtube. Ces informations comportent le titre de l’œuvre/du morceau, le nom de l’artiste, le titre de l’album ainsi que, en option, d’autres indications telles que label, no ISRC/ISWC ou code UPC.

Sur la base de ces indications, SUISA identifie les oeuvres de son répertoire. En d’autres termes, la «masterlist» est comparée à la banque de données des œuvres SUISA. Les œuvres de la «masterlist» dont les droits sont gérés par SUISA sont indiquées et annoncées à Youtube.

Grâce à ces indications, Youtube connaît les vidéos pour lesquelles des droits d’auteur doivent être versés à SUISA. A ce stade, la deuxième phase du processus de reporting peut commencer: Youtube crée des déclarations d’utilisations qui contiennent, outre le nombre de clics, des indications sur les recettes. La redevance payée par Youtube comprend en effet une partie des recettes obtenues grâce à la publicité. La répartition aux ayants droit se fait quant à elle sur la base des informations enregistrées dans la banque de données des œuvres de SUISA.

Principe d’annonce similaire à ce qui se fait en matière de radio/TV

La procédure appliquée aux utilisations sur Youtube est comparable aux déclarations d’émission des chaînes de radio et de TV. La plupart des émetteurs travaillent aujourd’hui avec des systèmes numériques grâce auxquels ils établissent des listes de déclaration sous la forme de fichiers et nous les transmettent par voie électronique. SUISA procède à une comparaison avec la banque de données des œuvres et les redevances sont attribuées aux auteurs et éditeurs ayants droit.

Les membres de SUISA n’ont pas non plus à signaler la diffusion d’un de leurs morceaux sur les stations de radio ou de télévision. Il suffit qu’une œuvre soit déclarée une seule fois correctement à SUISA et enregistrée dans la banque de données des œuvres. Le reporting entre les utilisateurs, dans notre exemple les entreprises de diffusion, et SUISA se fait ensuite par le biais de déclarations d’utilisation (souvent automatisées).

Youtube est un cas particulier: volume et qualité des données

Par rapport au système bien établi des déclarations d’émissions des radios/TV, la mise en place du système de déclaration Youtube (actuellement la plus grande plateforme vidéo au monde) impose la clarification de questions nouvelles et parfois difficiles.

L’une des différences essentielles est la qualité des données: dans le cas de la radio et de la télévision, les bases de données musicales sont souvent tenues par des rédacteurs musicaux. Plus les bases de données sont gérées de manière précise, plus les indications relatives aux titres joués seront correctes sur les listes de déclaration. Sur Youtube, les contenus sont en majorité mis en ligne par des utilisateurs privés («user generated content»), qui font généralement peu de cas des informations nécessaires. La qualité des données à disposition (quant aux utilisations sur Youtube) s’en ressent parfois.

La quantité énorme de données représente un autre défi. Le répertoire utilisé sur Youtube est considérablement plus grand que celui des stations de radio/TV. Youtube indique qu’actuellement, 100 heures de vidéo sont mises en ligne chaque minute. Selon la même statistique, tous les mois, en moyenne un milliard d’internautes regarderaient plus de six milliards d’heures de vidéo. Le principe suivant s’applique: 1 utilisateur regarde 1 vidéo = 1 utilisation, qui doit en principe être annoncée. Dans le cas de SUISA, cela vaut pour les consultations à partir d’une adresse IP suisse.

Le reporting des clients est déterminant pour une répartition correcte

Compte tenu de la masse de vidéos, SUISA doit obligatoirement pouvoir compter sur un reporting automatique de la part de Youtube, dès lors qu’elle ne dispose pas des ressources nécessaires pour effectuer un suivi des vidéos d’artistes suisses sur la plateforme. En revanche, SUISA s’efforce, comme avec tous les utilisateurs, de mettre en place un reporting aussi correct et complet que possible, tout en restant dans la mesure du raisonnable du point de vue des dépenses administratives. De cette manière, SUISA est à même de payer aux ayants droit les redevances qui leur reviennent.

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  1. Marco dit :

    I have a key question after reading this article, about the sentence:
    « In the case of SUISA this applies for users who watch videos from computers with a Swiss IP address. »
    This means that I can retrieve money only from the cliks that come from Switzerland? What happens with the clicks coming from the rest of the world?
    Thank you in advance for clarifying

    • Manu Leuenberger dit :

      The agreement with YouTube covers the repertoire of SUISA members for the exploitation via the video platform in many countries. In particular, the agreement governs user access from Swiss IP addresses as well as access from the EU region, EFTA, EEA and other countries outside of Switzerland. For exploitations in these territories included in the contractual arrangements, remuneration is paid by YouTube to SUISA and we pass this remuneration on to the rights holders.
      Manu Leuenberger / SUISA communication department

  2. Linus Walter dit :

    Verstehe ich das richtig, für unsere YouTube-Inhalte, die ausserhalb der Schweiz abgespielt werden, erhalten wir nichts?
    Oder habe ich das falsch verstanden?

    • Manu Leuenberger dit :

      Lieber Linus
      Zuerst einmal bitten wir für unsere verspätete Antwort um Entschuldigung.
      Zu Deiner Frage: Durch den Vertrag mit Youtube ist das Repertoire der SUISA-Mitglieder für die Nutzung auf der Video-Plattform in einer Vielzahl von Ländern lizenziert (siehe dazu auch unsere Medienmitteilung zum Vertragsabschluss vom 25.9.2013 http://www.suisa.ch/de/news/news-archiv/news/article/2013/09/25/suisa-und-youtube-einigen-sich-auf-lizenzvertrag/). Konkret gilt der Vertrag neben Nutzer-Zugriffen von Schweizer IP-Adressen auch für Zugriffe u.a. aus dem Gebiet der EU, EFTA, EWR und weiteren Ländern ausserhalb der Schweiz. Für Nutzungen in diesen vertraglich vereinbarten Ländern werden allfällige Vergütungen von Youtube direkt an die SUISA ausbezahlt und von uns an die Rechteinhaber weitergeleitet.
      Nochmals sorry für die späte Antwort und viele Grüsse
      Manu Leuenberger / Kommunikation SUISA

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Comment, où et quand peut-on annoncer à SUISA la présence de nos œuvres sur Youtube, nous ont fréquemment et récemment demandé nos membres. Vous trouverez ci-dessous les raisons pour lesquelles il n’est pas nécessaire de procéder à une annonce. Texte de Manu Leuenberger

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Mon œuvre sur Youtube: pas d’annonce à effectuer auprès de SUISA. (Image: Manu Leuenberger)

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Reporting automatique entre Youtube et SUISA

Les auteurs n’ont pas besoin de signaler à SUISA la présence de leurs œuvres sur Youtube. Un système de reporting automatique est...Continuer

Questions et réponses sur le contrat de licence entre SUISA et YouTube

Le 25 septembre 2013, SUISA et YouTube ont annoncé la signature d’un contrat de licence. Voici une série de questions et réponses sur cet accord SUISA-YouTube.

SUISA YouTube contrat de licence

Accord SUISA-YouTube: une rémunération pour le travail créatif de compositeurs suisses de musique sur la plateforme consacrée à la vidéo en ligne. (Image: Manu Leuenberger)

Pourquoi SUISA et YouTube ont-ils conclu un contrat de licence?
SUISA défend les droits d’auteur de nombreux compositeurs de musique et de paroliers du monde entier. Sur mandat de ces compositeurs et auteurs, SUISA veille à ce qu’une redevance soit payée lorsque leur musique est diffusée, émise ou exécutée en Suisse et au Liechtenstein. L’exécution, émission ou reproduction de musique est également appelée utilisation de musique.

La plupart des vidéos sur YouTube peuvent être vues via Internet par toute personne intéressée, à tout moment et dans n’importe quel lieu. En d’autres termes, YouTube rend l’utilisation des vidéos possible hors de la sphère privée. Pour cette accessibilité indépendamment de l’heure et du lieu, l’exploitant du site Internet, c.-à-d. YouTube, a besoin d’une autorisation des auteurs.

Le fait est que de nombreuses vidéos visibles sur YouTube contiennent de la musique ou sont carrément des vidéos musicales. Pour l’utilisation de la musique hors de la sphère privée, les auteurs de la musique ont droit à une rémunération, qui doit être payée par l’exploitant du site Internet. C’est particulièrement le cas pour YouTube, qui dégage des profits grâce à la plateforme vidéo, par exemple grâce à des recettes publicitaires (annonces). Plus le site YouTube est consulté et plus le profit de YouTube grâce à la publicité sera élevé.

Pour que le public soit intéressé à visionner des vidéos YouTube, il faut des contenus passionnants, c’est évident. La musique contenue dans les vidéos constitue un élément important dans ce contexte. De nombreuses musiques des vidéos de YouTube proviennent de compositeurs et auteurs de textes pour lesquels SUISA gère les droits d’auteur pour la Suisse.

Le contrat entre SUISA et YouTube définit principalement que les auteurs représentés par SUISA ont droit à une redevance pour l’utilisation de leur musique sur YouTube.ch. En contrepartie, YouTube obtient une autorisation, autrement dit une licence, pour rendre accessible publiquement la musique contenue dans les vidéos.

Comment en est-on arrivé à la conclusion du contrat avec YouTube?
SUISA se réjouit d’être parvenue à un accord avec YouTube dans l’intérêt de ses membres, après des négociations de longue durée. Outre le contrat avec SUISA, YouTube a signé en Europe des accords avec de grandes sociétés de gestion. C’est le cas par exemple pour PRS for Music (Grande-Bretagne), SACEM (France), SGAE (Espagne), SIAE (Italie).

Quel est le montant payé par YouTube à SUISA par vidéo activée?
Aucun renseignement ne peut être donné sur les montants, pour plusieurs raisons. D’une part, SUISA est contractuellement liée par une clause de confidentialité. D’autre part, ce qu’on peut dire est que la somme totale des redevances payées dépend partiellement du chiffre d’affaires réalisé par YouTube. Les chiffres d’affaires sur la plateforme vidéo sont obtenus principalement grâce à la publicité.

Comme indiqué dans le communiqué de presse le contrat entre en vigueur au 1er septembre 2013. Il ne vaut donc que pour les «clics» effectués à partir de cette date. Désormais, YouTube fournira périodiquement à SUISA des statistiques sur l’utilisation des vidéos. Les statistiques d’utilisation indiquent quelles œuvres ont effectivement été utilisées et combien de fois elles l’ont été. Sur la base de ces indications, on calculera la part de redevances par œuvre.

Un premier calcul pourra être effectué dès que les premières statistiques auront été livrées par YouTube. Ensuite, SUISA répartira les montants YouTube aux auteurs des œuvres concernées. SUISA prévoit une répartition des redevances deux fois par an.

Quelle est l’influence du contrat sur l’accessibilité des vidéos sur YouTube en Suisse?
Dans le cadre de ce contrat, SUISA ne peut octroyer des droits d’utilisation que si elle a été effectivement mandatée pour la gestion de ces droits. SUISA ne défend pas tous les droits d’auteur de chaque auteur de la planète. Les droits qui ne sont pas gérés par SUISA ne sont pas couverts par le contrat qui vient d’être signé. SUISA n’a par conséquent aucune influence sur la manière selon laquelle sont gérés, dans le cas de YouTube, les droits d’auteurs non couverts par le contrat.

Pour des questions veuillez vous adresser à youtube(at)suisa(dot)ch

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  1. Angelis Z. dit :

    Guten Tag
    Eine Frage zu den Gebühren. Wir betreiben ein Studio Gymastik (Pilates, Zumba usw… und lassen dabei Musik laufen. Wie sieht die Rechtslage aus, wenn wir einen Spotify Account oder einen Youtube Pro accout besitzen (monatliche Gebühren), müssen wir trotzdem Suisa bezahlen? Vielen Dank für eure Antworten und Klarstellung.
    Lieben Gruss
    Angelis

    • Lieber Angelis
      Ja, auch beim Abspielen von Musik mittels Streaming muss eine Vergütung für die Urheberrechte bezahlt werden. Mit dem Betrag, welcher Ihnen von Spotify oder Youtube Pro in Rechnung gestellt wird, bezahlen Sie die Dienstleistung des Streaming-Anbieters, welcher Ihnen die Musik zum Abspielen zur Verfügung stellt – was Sie früher für den Kauf einer CD bezahlt haben, zahlen Sie heute im Rahmen Ihres Streaming-Abos. Da Sie die Musik in Ihrem Gymnastik-Studio und somit ausserhalb der Privatsphäre verwenden, benötigen Sie zusätzlich eine Erlaubnis für die öffentliche Wiedergabe der gestreamten Musik. Deshalb stellt Ihnen die SUISA eine Vergütung für die Urheberrechte in Rechnung und leitet das Geld an die Künstlerinnen und Künstler weiter.
      Freundliche Grüsse
      Martin Korrodi, SUISA, Abteilungsleiter Lizenzierung Aufführung

  2. Meltzer dit :

    Liebe Suisa,

    darf man Filme von Youtube, die im Handel nicht erhältlich sind, auch in einer Schule für den Unterricht verwenden)
    Filme (DVDs und CDs) dürfen ja auschnittsweise vervielfältigt und auf einer Schulinternen Plattform zur Verfügung gestellt werden.

    Wie sieht es jedoch mit Filmen von Youtube aus?

    Herzlichen Dank
    Freundliche Grüsse

    Pascal

    • Manu Leuenberger dit :

      Lieber Pascal

      Im Rahmen des gesetzlich erlaubten Schulgebrauchs ist grundsätzlich jede auszugsweise Werkverwendung – und somit auch das Bereitstellen von Auszügen von Youtube-Videos auf einer schulinternen Plattform – erlaubt (vgl. Art. 19 Abs. 1 lit. b & Abs. 3 lit a). Ausschlaggebend ist dabei, dass die schulinterne Plattform ausschliesslich von der Schüler- und Lehrerschaft benutzt werden kann und dass die Schule eine Vergütung gemäss dem Gemeinsamen Tarif 7 an die Pro Litteris bezahlt.

      Viele Grüsse
      Manu Leuenberger / SUISA Kommunikation

  3. Daniel dit :

    Vielleicht eine dumme Frage:
    Aus nicht Musikersicht heisst das wenn ich zB eine kleine Bar betreibe und Musik ausschliesslich von Youtube abspiele müsste ich keine separaten SUISA-Beiträge bezahlen.
    Bei einem DJ wäre dies anders. Ist dies so richtig ?

    • Nein, dem ist nicht so. Jede Verwendung von Musik zur Unterhaltung der Gäste in einer öffentlich zugänglichen Bar ist vergütungspflichtig, egal aus welcher Quelle die Musik stammt. Denn YouTube erwirbt im Vertrag mit der SUISA nur das Recht, Werke aus dem Repertoire der SUISA auf der Videoplattform zugänglich zu machen. Weitere urheberrechtlich relevante Nutzungen, wie etwa das öffentliche Abspielen von Videos, werden von diesem Vertrag nicht erfasst. Wenn also YouTube-Videos in einer Bar als Quelle für Hintergrundmusik verwendet werden, hat der Betreiber der Bar eine entsprechende Erlaubnis bei der SUISA einzuholen. In diesem Fall richtet sich die Urheberechtsentschädigung für die Hintergrundmusik nach dem gemeinsamen Tarif 3a (GT 3a). Somit sind sowohl das öffentliche Abspielen von YouTube-Videos wie auch die Musiknutzung an einem DJ-Event durch die SUISA zu lizenzieren. Der Unterschied liegt darin, dass beim DJ-Event ein anderer Tarif zur Anwendung kommt, da es sich hier nicht um Hintergrundmusik handelt, sondern um Musik zu Tanz und Unterhaltung (GT H).
      Martin Korrodi, Abteilungsleiter Aufführungsrechte, SUISA

  4. Daniel dit :

    Also, verstehe ich das richtig:

    Wenn ich als Musiker z.B. für mein Portfolio ein Video mit einem Cover eines Songs (von mir gespielt/gesungen) auf Youtube hochlade, muss ich mich nur noch um die Synchronisationsrechte kümmern? Die Urheberrechte, welche über die SUISA abgerechnet werden, sind somit per Pauschalvertrag bereits geregelt?

    Vielen Dank für eine kurze Rückmeldung.

    • Manu Leuenberger dit :

      Durch den Vertrag zwischen SUISA und Youtube wird grundsätzlich das Zugänglichmachen auf der Plattform Youtube für die Urheber abgegolten. Darin nicht eingeschlossen sind jedoch die nötigen Vervielfältigungsrechte am musikalischen Werk für die Herstellung des Films, welche gemäss Tarif VN der SUISA lizenziert werden. Die Synchronisationsrechte müssen separat bei den jeweiligen Rechteinhabern (Urheber/Verlag) bezogen werden. Zudem stellt sich bei Coversongs die Frage, ob es sich tatsächlich um ein Cover oder um eine Bearbeitung handelt. Diesbezüglich sollte Folgendes beachtet werden: Das blosse Spielen von akkustischen Akkorden mit Verzierungen zur originalen Gesangslinie stellt noch keine Bearbeitung dar, sondern gilt in der Regel als «Cover». Sobald Sie aber die Gesangslinie und Akkordprogressionen abändern, befinden Sie sich im Bereich der «Bearbeitung». Damit eine Bearbeitung überhaupt veröffentlicht bzw. öffentlich genutzt werden darf, muss immer zuerst eine Bearbeitungserlaubnis beim Verlag oder, wenn das Originalstück nicht verlegt ist, beim Urheber eingeholt werden. Bearbeitungen sind urheberrechtlich selbstständig geschützt, wenn eine Bearbeitungserlaubnis vorliegt.
      Manu Leuenberger / SUISA Kommunikation

  5. Christian Pastor dit :

    Liebes Suisa Team,

    was muss ich denn tun, wenn jemand meine Texte ohne mein Wissen nutzt und auf You Tube veröffentlicht?

  6. Christian dit :

    Ich nehme ein Beispiel, um Fragen zu stellen:
    Mein Chor bringt einen CD heraus. Teile dieses CD ist in einem Video gebraucht und dieses Video geht auf Internet:
    – Wie ist meine Musik bei Youtube erkannt, wenn niemand sagt, dass meine Musik gebraucht wurde (Audio Vergleich ?)
    – Wenn ich das Video lege, wie kann ich machen (z.B. Musik ID geben), dass die Musik meines Video bei Youtube richtig erkannt wird?
    – Wer bekommt dann die Gebühren : Der Komponist ? Der Chor ? Editor/CD Hersteller ?

    • Manu Leuenberger dit :

      Lieber Christian

      Vielen Dank für Deine Fragen. Zu Deinem geschilderten Beispiel können wir Folgendes sagen:

      – Grundsätzlich hat bei einer Nutzung sowohl der Urheber (Komponist) als auch der Chor (Interpret) und der Produzent (CD-Herausgeber, Plattenfirma) eine Vergütung zugut. Die SUISA ist nur für die Vergütung der Urheber, also der Komponisten und Textautoren zuständig. Die Leistungsschutzrechte, also die Rechte der Interpreten und Produzenten, werden nicht über die SUISA abgegolten.
      – YouTube verfügt über eine Fingerprint-Software, die Musik in Videos automatisch erkennen soll. Dieses System heisst bei YouTube «Content-ID». Du findest darüber Informationen auf den Hilfeseiten von YouTube.
      – Nur die Rechteinhaber der Aufnahme können eine Audio-Referenzdatei in das Content-ID-System hochladen. Den Zugang zum Content-ID-System vergibt YouTube selektiv. Das heisst: Zum Beispiel haben viele Plattenfirmen Berechtigung, etwas hochzuladen, weil sie eben in der Regel die Rechte an den Aufnahmen besitzen. Ansonsten habe auch einige Digitale Musik-Distributoren Zugang zum Content-ID-System. Solche Distributoren findest Du im Internet, indem Du z.B. nach den Stichworten «online music distribution» (oder ähnlich) suchst.
      – Wenn die Aufnahme vom Content-ID-System von YouTube richtig identifiziert werden konnte und YouTube mit dem Video, in dem die Musik enthalten ist, (Werbe-)Umsatz erzielt, zahlt YouTube einen Anteil des Umsatzes als Vergütung aus sowohl an die Urheber (über die SUISA) als auch an die Interpreten und die Produzenten (nicht über die SUISA).

      Wir hoffen, Dir mit diesen Infos etwas weitergeholfen zu haben, und wünschen Dir viel Erfolg mit Deinem Chor.

      Viele Grüsse
      Manu Leuenberger / Kommunikation SUISA

  7. Linus dit :

    Guten Tag
    Verstehe ich das richtig, für unsere Inhalte, die ausserhalb der Schweiz abgespielt werden, erhalten wir nichts?
    Oder habe ich das falsch verstanden?
    Freundliche Grüsse
    Linus

    • Manu Leuenberger dit :

      Lieber Linus
      Zuerst einmal bitten wir für unsere verspätete Antwort um Entschuldigung.
      Zu Deiner Frage: Durch den Vertrag mit Youtube ist das Repertoire der SUISA-Mitglieder für die Nutzung auf der Video-Plattform in einer Vielzahl von Ländern lizenziert (siehe dazu auch unsere Medienmitteilung zum Vertragsabschluss vom 25.9.2013: http://www.suisa.ch/de/news/news-archiv/news/article/2013/09/25/suisa-und-youtube-einigen-sich-auf-lizenzvertrag/). Konkret gilt der Vertrag neben Nutzer-Zugriffen von Schweizer IP-Adressen auch für Zugriffe u.a. aus dem Gebiet der EU, EFTA, EWR und weiteren Ländern ausserhalb der Schweiz. Für Nutzungen in diesen vertraglich vereinbarten Ländern werden allfällige Vergütungen von Youtube direkt an die SUISA ausbezahlt und von uns an die Rechteinhaber weitergeleitet.
      Nochmals sorry für die späte Antwort und viele Grüsse
      Manu Leuenberger / Kommunikation SUISA

  8. Marc dit :

    Grundsätzlich ist der Vertragsabschluss mit YouTube positiv… aber leider auch sehr intransparent.

    Mich würde interessieren, wie die SUISA den Datenabgleich vornimmt. Wie erkennt die SUISA dass eines der Werke der SUISA Mitglieder z.B. in einem DJ Set Standbild Video vorkommt?

    Vermutlich gar nicht, da YouTube keine Daten über den Inhalt erfassen lässt. Somit kann auch nicht abgerechnet werden. Bei den Werken welche selber hochgeladen werden kann auch keine Mitglieder Nr. hinterlegt werden.

    Wo ist die Magie, welche aus dem YouTube Video Namen den Link zu uns Mitglieder herstellt?

    • Manu Leuenberger dit :

      Lieber Marc

      Danke für deinen Kommentar.

      Zu deiner Frage zum Datenabgleich: YouTube stellt uns Nutzungsmeldungen zu. Anhand dieser Nutzungsmeldungen identifizieren wir das von der SUISA vertretene Repertoire. Die Meldungen enthalten Werk-/Songtitel, Künstlernamen, Albumtitel plus optionale weitere Angaben wie Labels, ISRC/ISWC-Nr., UPC-Code, sofern diese bekannt sind.

      Nach den ersten Erkenntnissen bestehen die Daten der Nutzungsmeldungen aus Informationen, die YouTube über das Partnerprogramm erhält. Dazu gehört das YouTube-eigene Content-ID-System, das hauptsächlich durch Informationen von Labels gespiesen wird. Bekannt ist auch, dass YouTube über eine Inhaltserkennungsoftware verfügt, die Video- und Audiospuren analysieren kann.

      Die Qualität der Daten von Nutzungsmeldungen ist immer stark vom Kunden abhängig. Es ist auch bei anderen Kunden ein mehr oder weniger langer und ständiger Prozess, die Meldungen so weit wie möglich auf unsere Bedürfnisse hin zu optimieren. Im Fall von YouTube kommt hinzu, dass der Vertrag neu ist. Das Prozedere für das Reporting wird im Moment abgeklärt und befindet sich bis zur ersten Abrechnung (voraussichtlich 2014) in Entwicklung.

      Freundliche Grüsse
      Manu Leuenberger / Kommunikation SUISA

      • Marc dit :

        Hallo und danke für den Feedback

        Das mit dem YouTube Partnerprogramm und der ContentID ist so ne Sache. Für eine ContentID darf man sich bewerben (meine ist noch unbeantwortet). Eine ContentID zu erhalten ist – so schreibt das YouTube – keine Garantie.

        Wurde von der SUISA sichergestellt dass wir Mitglieder eine ContentID erhalten?

        Falls dem nicht so ist, bitte ich um eine offizielle Information, dass der Vertrag mit YouTube nur von einem selektiven SUISA Mitgliederkreis genutzt werden kann, der gemäss Vertrag natürlich auch geheim ist.

        Gruss
        -Marc

        • Erika Weibel dit :

          Lieber Marc
          Selbstverständlich nützt die Vereinbarung mit YouTube nicht nur einem selektiven Kreis von SUISA Mitgliedern, sondern es wird für all unsere Mitglieder lizenziert.
          Zurzeit arbeiten wir an einem YouTube-Ratgeber für unsere Mitglieder. Dort werden wir pragmatisch erläutern, wie sie vorgehen müssen, damit ihre Werke auf YouTube getagged werden können. So können Sie sicherstellen, dass Google uns die kompleten Daten für eine korrekte Abrechnung liefern kann. Den Ratgeber werden wir hier auf dem SUISAblog veröffentlichen. Bis wir alle Erkenntnisse dafür verarbeitet haben, bitten wir um etwas Geduld.
          Freundliche Grüsse
          Erika Weibel / Kommunikation SUISA

  9. Bonjour,
    Une deuxième question pratique se pose. Si nous avons bien compris, SUISA licencie en faveur de YouTube les oeuvres de son répertoire. Cela ne vaut-il que pour le site YouTube.com/ch ou pour YouTube.com en général ?

    Si cela ne vaut que pour YouTube.com/ch, SUISA pourrait-elle renseigner ses membres sur les situations ayant cours à l’étranger et le cas échéant communiquer les éventuelles instructions pour les cas où les membres SUISA doivent prendre des disposition ?

    Mille mercis d’avance et cordiales salutations.

    • Manu Leuenberger dit :

      Cher Eric

      Un point au préalable: le contrat entre SUISA et YouTube est nouveau. Pour le moment, certains points de ce contrat doivent encore être éclaircis. Ces points concernent notamment le reporting. Jusqu’à la prochaine répartition (vraisemblablement en 2014), le procédé est en développement.

      Sous cette réserve, nous pouvons à ce stade donner les renseignements suivants:

      – Concernant votre première question: les listes d’oeuvres de YouTube contiennent le titre de l’oeuvre/de la chanson, de l’artiste, le titre de l’album et des indications optionnelles comme le label, les nos ISRC/ISWC, l’UPC-Code, pour autant que ces données soient connues. Les données proviennent du propre système Content-ID de youtube, principalement alimenté par les informations des labels.

      – Concernant votre deuxième question: le contrat vaut pour les accès à partir d’adresses IP suisses, ainsi que pour les accès à partir notamment du territoire de l’Union européenne, de l’AELE et de la CEE entre autres; les accès à partir des régions de l’Extrême-Orient et de l’Amrérique du Nord et du Sud ne sont pas couverts par le contrat. On peut ainsi dire que le contrat ne s’applique pas de manière générale pour YouTube. Dans le contrat, les utilisations sont réglées d’après le territoire de provenance des accès.

      Meilleures salutations
      Manu Leuenberger / Communication SUISA

    • Manu Leuenberger dit :

      Cher Eric
      Merci pour vos deux questions, auxquelles nous allons répondre ces prochains jours.
      En vous remerciant de votre compréhension.
      Manu Leuenberger / Communication SUISA

  10. Bonjour,

    Pouvez-vous nous donner des précisions sur la manière dont les oeuvres seront déclarées par YouTube ? On sait que beaucoup d’internautes postent des vidéos avec du contenu musical mais sans forcément les déclarer. Ainsi YouTube ne devrait pas en avoir connaissance.

    Devrons-nous fournir des indications concernant des utilisations dont nous avons connaissance pour assurer le traitement par SUISA ?

    Mille mercis d’avance et cordiales salutations.

    Eric Mermod – myMusicRights Sàrl

    Extrait de votre article :
    Comme indiqué dans le communiqué de presse le contrat entre en vigueur au 1er septembre 2013. Il ne vaut donc que pour les «clics» effectués à partir de cette date. Désormais, YouTube fournira périodiquement à SUISA des statistiques sur l’utilisation des vidéos. Les statistiques d’utilisation indiquent quelles œuvres ont effectivement été utilisées et combien de fois elles l’ont été. Sur la base de ces indications, on calculera la part de redevances par œuvre.

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Le 25 septembre 2013, SUISA et YouTube ont annoncé la signature d’un contrat de licence. Voici une série de questions et réponses sur cet accord SUISA-YouTube.

SUISA YouTube contrat de licence

Accord SUISA-YouTube: une rémunération pour le travail créatif de compositeurs suisses de musique sur la plateforme consacrée à la vidéo en ligne. (Image: Manu Leuenberger)

Pourquoi SUISA et YouTube ont-ils conclu un contrat de licence?
SUISA défend les droits d’auteur de nombreux compositeurs de musique et de paroliers du monde entier. Sur mandat de ces compositeurs et auteurs, SUISA veille à ce qu’une redevance soit payée lorsque leur musique est diffusée, émise ou exécutée en Suisse et au Liechtenstein. L’exécution, émission ou reproduction de musique est également appelée utilisation de musique.

La plupart des vidéos sur YouTube peuvent être vues via Internet par toute personne intéressée, à tout moment...Continuer