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« Ce serait bien que cette crise sensibilise à l’art »

Pendant la crise du corona, le projet « Music for Tomorrow » de SUISA offre à certains membres une plateforme pour montrer leur travail et les défis qu’ils ont rencontrés pendant cette période. Cette fois, la musicienne et compositrice zurichoise Anna Känzig raconte ce qu’elle ressent lorsque les annulations de concerts se succèdent et pourquoi elle n’a pas perdu espoir malgré tous les efforts déployés. Pour « Music for Tomorrow », elle a interprété en exclusivité sa chanson « House of Cards », qui décrit magnifiquement les circonstances actuelles. Texte de Nina Müller; vidéo réalisée par Anna Känzig, arrangée par Nina Müller

Dans sa jeunesse, Anna Känzig (35) était déjà très musicale. A l’âge de cinq ans elle a appris à jouer de la guitare. Plus tard la basse et le piano ont suivi et sa formation scolaire s’est également déroulée dans le domaine musical. Elle a obtenu sa licence à la Haute école des arts de Zurich (ZHdK) dans le département de jazz et depuis 2009, Känzig fait partie intégrante de la scène musicale suisse. Avec sa voix claire, la Zurichoise a déjà fait vibrer le public au Montreux Jazz Festival, au Gurten Festival, à Energy Air et à la finale de l’Elite Model Look 2016.

Elle est sous contrat avec Sony Music Suisse depuis 2014 et a déjà produit trois albums, toujours sous le label Nation Music. Elle a produit l’album « Sound and Fury », qui figure également sur « House of Cards », avec le producteur de musique Georg Schlunegger de Hitmill, et Lars Norgren, qui travaille également avec le musicien pop suédois Tove Lo, et a assuré le mixage de l’album.

En 2016, sa chanson « Lion’s Heart » a été l’hymne de la campagne de collecte de fonds « chaque centime compte ». Anna Känzig est la première femme à avoir contribué à la chanson officielle de la campagne de collecte de fonds de la SRF et de la Chaîne du Bonheur.

«House of Cards»

Pour « Music for Tomorrow », Anna Känzig a interprété et enregistré la chanson « House of Cards ». Elle dit à propos du morceau : « La chanson décrit en fait très bien la situation actuelle. Il s’agit du fait que les situations peuvent changer d’un jour à l’autre et que, malgré une planification méticuleuse, tout peut soudainement être différent. La chanson a été écrite il y a quelques années et fait partie intégrante de mon programme de concert depuis lors.

Anna Känzig, à quoi ressemble votre journée de travail en tant que compositrice et parolière pendant la pandémie du corona?
J’essaie d’utiliser la pause obligatoire qui en résulte de manière aussi créative que possible. Au début de la crise du corona, c’était extrêmement difficile pour moi parce que toute la situation me paralysait. Des concerts sont annulés chaque jour, et la sortie prévue du single ne semble soudain plus avoir beaucoup de sens. À un moment donné, j’ai pu me libérer de cette léthargie et retrouver le flux créatif. J’ai déterré beaucoup d’idées de chansons qui étaient restées en suspens jusqu’alors et je me suis barricadée dans ma salle de musique. Entre-temps, de nombreuses nouvelles chansons ont été créées, ou au mieux du matériel pour un nouvel album !

Que signifie cette crise pour toi personnellement?
En raison de la crise, j’ai dû soudain me remettre à travailler de manière beaucoup plus intensive. L’isolement collectif a déclenché une poussée créative en moi. Comme il n’était plus permis de donner des concerts en direct, le contact personnel avec le public a été brusquement interrompu. De nombreux concerts ont été transférés sur internet, mais cela ne m’a pas vraiment attiré. Je comprends qu’il faut trouver des formes alternatives, mais surtout avec les concerts en streaming, une partie substantielle du plaisir culturel est perdue pour moi. En attendant, les petits concerts sont à nouveau autorisés, et je me rends compte plus que jamais que cet échange d’énergie entre les musiciens et le public est tout simplement irremplaçable.

Comment le public peut-il te soutenir en ce moment?
De manière classique : l’achat d’albums et de chansons aide toujours. Bien sûr, cela ne doit pas toujours se produire avec les grandes plateformes. Ce qui nous aide le plus est d’acheter de la musique directement chez nous, via notre boutique en ligne, ou sur demande personnelle. Le streaming est également possible, mais le revenu par stream est très faible. Les médias sociaux jouent certainement aussi un rôle dans le soutien à l’artiste. Un like n’est pas un paiement, mais l’attention et le partage sur les médias sociaux nous aident à accroître notre renommée et, dans le meilleur des cas, à gagner de nouveaux fans.

Cela t’aiderait-il si les gens streament plus ta musique sur spotify et co?
Le streaming aide dans une certaine mesure, c’est certain. Mais il serait bien mieux que les gens consomment la musique sur des plateformes où ils peuvent acheter les morceaux individuels. Il serait bien qu’il y ait une sorte de sensibilisation à travers cette crise et que les gens soient plus disposés à payer à nouveau pour la consommation culturelle.

Selon toi, quels sont les éléments positifs que la situation actuelle pourrait apporter?
J’espère que le manque d’aventures culturelles déclenché par la crise du corona créera une nouvelle soif de rencontres en direct et que d’aller par exemple à un concert sera beaucoup plus apprécié.

Que veux-tu partager avec tes fans?
Je me réjouis d’accueillir à nouveau mes fans pour un concert en direct bientôt !

www.annakaenzig.com

«Music for Tomorrow»
La crise du Covid-19 est particulièrement rude pour les membres de SUISA. En effet, jusqu’à nouvel ordre, les représentations de toute sorte sont interdites. De nombreux compositeurs, compositrices, éditeurs et éditrices ont ainsi perdu leur principale source de revenus. Au cours des prochaines semaines, nous aurons le plaisir de partager le portrait de certains d’entre eux sur le SUISAblog. L’occasion pour ces professionnels de nous confier ce qui les touche et de raconter leurs défis et leur quotidien. Les musiciens et musiciennes ont également filmé leur performance pour notre blog, depuis chez eux ou depuis leur studio. SUISA verse une rémunération aux artistes pour leur participation à ce projet.
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  1. Guten Tag Nina,
    danke für deinen Beitrag! Ein sehr wichtiges Thema was du da ansprichst. Es war und ist auch immer noch für uns alle eine schwere und ungewohnte Zeit.

    Liebe Grüße
    Christoph

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«Avec cette crise, j’ai un peu l’impression de faire un séjour en centre de désintoxication»

Pendant la crise du coronavirus, dans le cadre du projet «Music for Tomorrow», SUISA propose à quelques-uns de ses membres une plateforme sur laquelle ils peuvent présenter leurs créations et parler de leurs défis. C’est au tour de la musicienne et compositrice valaisanne Tanya Barany de nous expliquer en quoi elle espère que cette crise aura permis de déclencher une prise de conscience en matière d’entraide sociale, de reconnaissance, de solidarité ou de réflexion et elle nous présente en exclusivité sa chanson «Cotton Clouds». Texte de Giorgio Tebaldi; vidéo réalisée par Tanya Barany, arrangée par Nina Müller

«Aussi sombre que mon humour britannique, mais avec une touche d’air frais des montagnes», c’est ainsi que Tanya Barany décrit sa «dark pop». Née dans le Haut-Valais où elle a grandi, Tanja Zimmerman, de son vrai nom, s’est mise à la musique dès son plus jeune âge: «Je chante, je danse et je donne des spectacles depuis toujours. Les scènes sont juste devenues plus grandes avec le temps», déclare-t-elle dans le cadre d’une interview réalisée par écrit. «Ce qui au début n’était rien d’autre que mon lit s’est transformé en une scène du Gampel Openair.» Sa carrière musicale commence à 11 ans, lors de sa première apparition en solo où elle s’accompagne à la guitare dans un hit-parade pour enfants. A 14 ans, elle a créé le trio féminin vitaminé Labyrinthzero, avec lequel elle a sorti son premier EP avec ses propres compositions et donné plus de 150 concerts en Suisse et à l’étranger.

A la recherche de son identité musicale

Sa rencontre avec Jonas Ruppen, claviériste et vidéaste de son groupe, a été un élément déclencheur dans sa carrière: «Il m’a fait découvrir le monde de Radiohead, James Blake, etc. – et soudain, c’est comme si j’avais trouvé mon son!» Voilà maintenant dix ans qu’ils font de la musique ensemble et travaillent tous les deux sur le concept «Tanya Barany» – Tanya comme compositrice et Jonas comme producteur vidéo.

Elle a débuté sa formation musicale en 2014 avec un cursus à la Haute école d’art de Zurich où elle a pu bénéficier de l’enseignement d’excellents professeurs. «En même temps, j’ai appris à utiliser le logiciel d’enregistrement LogicX, qui m’a permis de donner une nouvelle direction à mes compositions – ma ‹dark pop› commençait à voir le jour!»

«Lights Disappear» – son premier album

«Lights Disappear», le premier album de Tanya Barany, sort en 2019. Elle le défendra ensuite sur scène dans le cadre d’une tournée de concerts en Suisse et à l’étranger, comme par exemple au Gampel Openair, au Zermatt Unplugged, au Swiss Live Talents ou au Blue Balls Festival.

Outre son projet «Tanya Barany», elle travaille comme chanteuse et musicienne studio, compositrice, parolière et coach vocal.

«Cotton Clouds»

Pour «Music for Tomorrow» Tanya Barany a joué et enregistré sa chanson «Cotton Clouds». A ce propos, elle déclare: «‹Cotton Clouds› décrit la sensation de l’immersion dans l’eau, lorsque tout autour de nous devient soudainement silencieux et qu’un monde nouveau nous apparaît. D’un côté, l’eau qui nous submerge est oppressante (presque écrasante) et, d’un autre côté, elle n’est pas sans évoquer la sécurité d’une étreinte. Totalement inédit ‹Cotton Clouds› est mon titre caché. A l’instar des chansons issues de mon album ‹Lights Disappear›, c’est dans les ténèbres de mon âme que j’ai puisé ‹Cotton Clouds›, mais ce morceau n’a pas trouvé sa place sur l’album. Initialement, ‹Cotton Clouds› a été composée au piano; en fait, je préfère jouer du piano juste pour moi, sans que personne ne m’écoute. J’ai choisi ‹Cotton Clouds› pour ‹Music for Tomorrow› parce que j’aimerais inviter les auditeurs dans mon petit salon et les emmener dans un petit voyage personnel … :-)»

Tanya Barany, à quoi ressemble ton quotidien d’auteure-compositrice pendant la pandémie de coronavirus?
Tanya Barany: En ce moment, j’ai davantage de temps pour convertir mes idées de chansons en morceaux concrets et aboutis. C’est la raison pour laquelle j’essaye d’être aussi productive que possible – pas seulement pour moi en tant que Tanya Barany, mais aussi en tant que parolière anonyme pour d’autres artistes. Mon partenaire, David Friedli – lui aussi musicien et compositeur –, et moi-même écrivons souvent ensemble. Nous explorons tous les styles possibles et imaginables – folk, rock, schlager, électro, pop, soul, etc. – c’est vraiment amusant!

Comment vis-tu cette crise sanitaire?
Avec cette crise, j’ai un peu l’impression de faire un séjour en centre de désintoxication. Je n’ai aucune envie d’y être – les concerts, la vie culturelle et même le simple fait de faire des projets me manquent (qui l’aurait cru) – et j’attends avec impatience le retour à la normalité. Mais cette crise nous apporte aussi quelque chose de positif: du temps! On dirait que le monde tourne un peu plus lentement. Soudain, je peux me consacrer à des trucs que j’avais envie de faire depuis longtemps, et non pas uniquement à ce que je dois faire – ça fait un bien fou! Cette période m’a permis de souffler pour mieux redémarrer, j’ai l’impression d’avoir plus d’énergie et d’être plus créative qu’avant.

Comment le public peut-il te soutenir en ce moment?
Si mes fans veulent me soutenir, ils peuvent parler de ma musique à leurs amis et à leur famille, leur dire qu’il faut ab-so-lu-ment qu’ils achètent «Lights Disappear» en CD! 🙂 Les chansons mélancoliques, ça aide dans les moments sombres … 🙂

Est-ce une bonne chose que les gens écoutent ta musique sur Spotify et autres plateformes de streaming?
Pour les spectacles en live, les organisatrices et organisateurs tiennent compte, entre autres, du nombre d’écoutes sur Spotify, de vues sur YouTube, etc. C’est donc clairement un avantage si ma musique est régulièrement diffusée sur ce type de plateformes. C’est aussi agréable de voir que l’on écoute mes chansons à l’autre bout du monde! Mais pour me soutenir en tant qu’artiste directement, je suis toujours très reconnaissante pour la musique achetée sur iTunes, etc. ou directement lors des concerts.

Selon toi, qu’est-ce qui pourrait ressortir de positif de la situation actuelle?
J’espère sincèrement que cela aura déclenché une réelle prise de conscience chez chacun d’entre nous – à tous les niveaux! Un peu plus d’entraide sociale, de reconnaissance, de solidarité, de réflexion – ça nous ferait du bien à tous!

Quel message souhaites-tu adresser à tes fans?
Même si vous n’entendez pas beaucoup parler de Tanya Barany en ce moment, je travaille à fond sur un nouveau concept qui va tout déchirer – profitez bien du calme avant la tempête! 🙂 J’ai vraiment hâte de pouvoir vous proposer mes nouvelles chansons! Merci pour votre soutien! Take care <3

www.tanyabarany.ch

«Music for Tomorrow»
La crise du Covid-19 est particulièrement rude pour les membres de SUISA. En effet, jusqu’à nouvel ordre, les représentations de toute sorte sont interdites. De nombreux compositeurs, compositrices, éditeurs et éditrices ont ainsi perdu leur principale source de revenus. Au cours des prochaines semaines, nous aurons le plaisir de partager le portrait de certains d’entre eux sur le SUISAblog. L’occasion pour ces professionnels de nous confier ce qui les touche et de raconter leurs défis et leur quotidien. Les musiciens et musiciennes ont également filmé leur performance pour notre blog, depuis chez eux ou depuis leur studio. SUISA verse une rémunération aux artistes pour leur participation à ce projet.
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«Questa situazione metterà a dura prova tutti, musicisti, tecnici, addetti ai lavori»

Con il progetto «Music for Tomorrow», la SUISA desidera supportare i propri iscritti in questo periodo difficile. Offriamo agli artisti una piattaforma che dà loro l’opportunità di parlare della loro attuale situazione durante il lockdown e presentare una delle loro opere. Questo nuovo spazio sarà inaugurato dalla compositrice e arpista ticinese Kety Fusco. Nell’intervista scritta racconta la sua vita quotidiana ai tempi del lockdown e spiega perché la sua vita non è cambiata poi così tanto. Testo di Nina Müller; video di Kety Fusco, elaborato da Nina Müller – Vous trouvez le texte en français en dessous.

Kety Fusco (27 anni) suona l’arpa elettrica e compone da sola i propri brani. Ha iniziato a suonare l’arpa all’età di soli sei anni. Tuttavia a un certo punto della sua vita si è stancata dell’arpa classica e ha scoperto la versione elettronica. Kety Fusco fa anche parte del gruppo «Peter Kernel and their wicked orchestra» del duo Barbara Lehnhoff (Camilla Sparksss) e Aris Bassetti, anch’essi membri della SUISA. Nel 2018 Kety Fusco si è esibita davanti al consigliere federale Alain Berset in occasione del Locarno Film Festival. L’8 maggio uscirà il suo album di esordio «Dazed», pubblicato dall’etichetta discografica Sugar Music. Kety Fusco abita ad Arbedo (TI) ed è iscritta alla SUISA dal 2018.

Per «Music for Tomorrow» si è esibita con il brano «Saceba», finora inedito. A proposito di questa canzone dichiara: «Il brano ‹Saceba› è nato in una ex fabbrica di cemento, in fondo alla valle più meridionale della Svizzera. Mi trovavo in quel posto, incantevole e tetro allo stesso tempo, per dar vita a una performance di danza e musica.

Già il primo giorno, entrata nell’edificio principale, mi sono accorta passo dopo passo che quel posto nascondeva un tesoro sonoro. Il giorno successivo sono tornata con vari oggetti (sassi, utensili, strumenti) e il mio registratore Zoom, per registrare dal primo all’ultimo piano tutti i suoi della Saceba (questo era il nome della fabbrica): strofinando il cemento e ascoltando i grandi echi di questa meravigliosa archeologia industriale.

Una volta tornata a casa ho scaricato tutti i suoni sul mio computer e ho costruito il pezzo ripercorrendo mentalmente i miei passi ed immaginando una storia successa fra le mura della fabbrica. Ho cosí aggiunto con la mia arpa una musica vera e propria, pensandola come la colonna sonora che avrei voluto sentire entrando per la prima volta alla Saceba: la soundtrack del cementificio.»

Qual è la tua routine quotidiana come compositrice durante la pandemia da Coronavirus?
Kety Fusco: Ogni giorno suono per 4 ore l’arpa classica, lavorando 2 sulla tecnica dello strumento e le altre 2 ore suonando brani che vorrei registrare. Suono altre 2 ore circa con la mia arpa elettrica e preparo il mio nuovo live set.

Che significato ha per te personalmente questa crisi?
Io non sto mai al passo con il mondo, perchè è tutto troppo veloce per me. Quando non sono in tour, mi piace stare a casa, prendermi tanto tempo per suonare, studiare e dedicarmi alle mie arpe. Il mio disco di debutto «Dazed» uscirà l’8 maggio per la Sugar Music e sto lavorando al mio nuovo live set. Sono molto ispirata quando intorno a me non succede niente e vivo tutto nella testa. Il virus non ha cambiato il mio modo di fare, ha migliorato il mio modo di essere. Andare in giro per strada e non sentire il rumore delle auto, mi fa stare bene. Sapere che nessuno è fuori casa mia a vivere la quotidianità, ma a vivere una « sorpresa quotidiana » mi ispira a immaginare delle storie nella mia testa. Io credo che tutti si dimenticheranno che cosa abbiamo passato. Sarà stato come un brutto sogno per alcuni e un difficile ricordo per altri.

Come può il pubblico sostenerti in questo momento?
Sarei davvero felice se il pubblico ascoltasse il mio disco di debutto, contribuendo quindi al mercato musicale streaming, da cui dipende una parte del mio guadagno.

Ti è utile se la gente ascolta più musica tua in streaming su Spotify e sim.?
Si, assolutamente. Con la crisi gli ascolti sono calati del 33% e per tutta l’industria musicale è stato un brutto colpo.

Cosa pensi possa esserci di positivo nell’attuale situazione?
Per i musicisti credo che non ci sia niente di positivo, nemmeno se penso alla creatività: per me non arriva necessariamente nei momenti in cui mi fermo, come ho dovuto fare per forza con il Covid-19 … anzi a dire il vero la maggior parte delle volte mi sento più creativa quando non ho tempo di esserlo. Questa situazione metterà a dura prova tutti, musicisti, tecnici, addetti ai lavori. Il mercato musicale non è mai stato compreso fino in fondo e credo che siano veramente poche le persone che capiscano che cosa significhi aver perso un anno intero di concerti.

Cosa vorresti far sapere ai tuoi fan?
Vorrei far sapere a tutti i miei fan che ho voglia di abbracciarli tutti.

www.ketyfusco.com

«Music for Tomorrow»
I membri della SUISA sono particolarmente colpiti dalla crisi del Covid-19. Viene completamente a mancare la maggiore fonte di introiti di molti compositori ed editori musicali, dal momento che la Confederazione ha vietato fino a data da destinarsi qualsiasi tipo di esibizione. Nelle prossime settimane pubblicheremo sul blog della SUISA i ritratti di alcuni dei nostri membri, che racconteranno cosa li preoccupa durante la crisi del Covid-19, quali difficoltà incontrano e com’è al momento la loro routine lavorativa. I musicisti si sono inoltre esibiti e hanno filmato una loro composizione per il blog SUISA, da casa o nel loro studio. Per questa campagna, la SUISA versa un compenso agli artisti.

«Que l’on soit musicien, technicien ou acteur du monde de la musique, cette situation est une épreuve pour tous.»

A travers le projet «Music for Tomorrow», SUISA souhaite apporter son soutien à ses membres en ces temps difficiles. Une plateforme a ainsi été mise disposition des artistes afin que chacune et chacun puisse raconter son expérience du confinement et présenter l’une de ses œuvres. La compositrice et harpiste tessinoise Kety Fusco est la première à se prêter au jeu. Elle nous livre son quotidien et nous explique pourquoi les choses n’ont pas tellement changé pour elle. Texte de Nina Müller; vidéo réalisée par Kety Fusco, arrangée par Nina Müller

Kety Fusco, 27 ans, joue de la harpe électrique et compose elle-même ses œuvres. La jeune femme a commencé à jouer de la harpe à l’âge de six ans. Avec le temps, Kety se lasse de l’instrument classique. C’est alors qu’elle découvre la harpe électrique : une révélation! Kety est également membre du collectif «Peter Kernel and their wicked orchestra» créé par Barbara Lehnhoff (Camilla Sparksss) et Aris Bassetti, également membres de SUISA. En 2018, dans le cadre du festival du film de Locarno, Kety Fusco a eu l’honneur de jouer devant le conseiller fédéral Alain Berset. Le 8 mai prochain, son premier album, Dazed, sortira sous le label italien Sugar Music. Kety Fusco vit à Arbedo (TI) et a rejoint SUISA en 2018.

En exclusivité pour le projet «Music for Tomorrow», l’artiste dévoile son premier morceau intitulé Saceba. Elle nous raconte l’histoire de ce premier titre: «Saceba est né dans une ancienne usine de ciment au cœur de la vallée la plus au sud de la Suisse. Je me suis rendue dans ce lieu magnifique et sombre à la fois pour donner vie à un spectacle de danse et de musique.

Le premier jour, en entrant dans le bâtiment principal, j’ai peu à peu réalisé combien l’acoustique de cet endroit était propice à l’inspiration. Le lendemain, j’y suis retournée avec différents objets (des pierres, des outils, des instruments) et mon appareil d’enregistrement sous le bras. J’ai enregistré tous les sons qui émanaient de cette usine -du nom de Saceba-, du premier au dernier étage : du bruit du béton effrité à l’écho incroyable produit par ce magnifique vestige industriel.

De retour chez moi, j’ai téléchargé tous les sons sur mon ordinateur et j’ai composé ce morceau en remontant le fil de mon passage dans ce lieu et en créant une histoire qui se serait déroulée entre ces murs. J’ai rajouté ensuite une mélodie jouée à la harpe, telle la bande-son que j’aurais aimé entendre en entrant pour la première fois dans l’enceinte de Saceba. En clair, la bande-son de l’usine de ciment.»

Kety Fusco, à quoi ressemble ton quotidien d’auteure-compositrice pendant la pandémie de coronavirus?
Kety Fusco: Je joue de la harpe classique quatre heures par jour: deux heures consacrées à la technique et deux autres à jouer des morceaux que je souhaite enregistrer. Je joue également environ deux heures par jour de la harpe électrique et je prépare mon nouveau live set.

Comment vis-tu cette crise sanitaire?
Je ne suis jamais en phase avec le monde extérieur, car tout va trop vite pour moi. Lorsque je ne suis pas en tournée, j’aime rester chez moi. Je passe beaucoup de temps à jouer de la musique, à étudier et à jouer de la harpe. Mon premier album Dazed sort le 8 mai sous le label Sugar Music et je travaille actuellement sur mon nouveau live set. Je suis très inspirée lorsque le calme règne autour de moi et que je peux faire de l’introspection. Le virus n’a pas changé ma manière d’agir, mais il a amélioré ma façon d’être. J’aime me promener dehors et ne pas entendre le bruit des voitures. Le fait que personne ne vive un quotidien normal et que chaque jour apporte sa part d’inconnu m’inspire pour créer. Je crois que tout le monde oubliera ce que nous avons traversé. Ce sera comme un mauvais rêve pour certains, et un souvenir douloureux pour d’autres.

Comment le public peut-il te soutenir en ce moment?
Je serais vraiment ravie que les gens écoutent mon album et soutiennent ainsi le marché du streaming dont une partie de mes revenus dépend.

Est-ce une bonne chose que les gens écoutent davantage ta musique sur Spotify et d’autres plateformes?
Oui, absolument. La crise a fait baisser les streams de 33%, et toute l’industrie de la musique en est durement touchée.

Selon toi, quel pourrait-être le côté positif de cette situation inédite?
Pour les musiciens, je pense qu’il n’y a rien de positif, même pas pour le processus créatif. Ma créativité ne jaillit pas forcément lorsque je ne fais rien, comme en ce moment à cause du Covid-19. En fait, je suis beaucoup plus inspirée lorsque je suis très occupée. Que l’on soit musicien, technicien ou acteur du monde de la musique, cette situation est une épreuve pour tous. Les enjeux du marché de la musique n’ont jamais été totalement compris par le grand public et je pense que très peu de gens savent ce que la perte d’une année de concerts représente.

Quel message souhaites-tu faire passer à tes fans?
Je veux leur dire que j’aimerais tous les prendre dans mes bras.

www.ketyfusco.com

«Music for Tomorrow»
La crise du Covid-19 est particulièrement rude pour les membres de SUISA. En effet, jusqu’à nouvel ordre, les représentations de toute sorte sont interdites. De nombreux compositeurs, compositrices, éditeurs et éditrices ont ainsi perdu leur principale source de revenus. Au cours des prochaines semaines, nous aurons le plaisir de partager le portrait de certains d’entre eux sur le SUISAblog. L’occasion pour ces professionnels de nous confier ce qui les touche et de raconter leurs défis et leur quotidien. Les musiciens et musiciennes ont également filmé leur performance pour notre blog, depuis chez eux ou depuis leur studio. SUISA verse une rémunération aux artistes pour leur participation à ce projet.
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  1. Therese Spinas dit :

    Liebe Kety, ich habe dich gestern in Chur in der Postremise gehört und gesehen, ein Ohr- und Augenschmaus! Ganz herzlichen Dank für das wunderschöne, unvergessliche Konzert zusammen mit Astrid und Billie (Elodie). Da ich in Chur keine Möglichkeit habe einen Tonträger von dir zu kaufen, mache ich mich demnächst auf nach Zürich. Deine Musik hat mich in eine andere Welt versetzt, ich möchte sie immer wieder hören können! Danke, danke, danke und bleib gesund. Hoffentlich auf ein baldiges Wiedersehen im Jazz-Club Chur und alles Gute. Herzlich grüsst dich Therese aus Chur

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Con il progetto «Music for Tomorrow», la SUISA desidera supportare i propri iscritti in questo periodo difficile. Offriamo agli artisti una piattaforma che dà loro l’opportunità di parlare della loro attuale situazione durante il lockdown e presentare una delle loro opere. Questo nuovo spazio sarà inaugurato dalla compositrice e arpista ticinese Kety Fusco. Nell’intervista scritta racconta la sua vita quotidiana ai tempi del lockdown e spiega perché la sua vita non è cambiata poi così tanto. Testo di Nina Müller; video di Kety Fusco, elaborato da Nina Müller – Vous trouvez le texte en français en dessous.

Kety Fusco (27 anni) suona l’arpa elettrica e compone da sola i propri brani. Ha iniziato a suonare l’arpa all’età di soli sei anni. Tuttavia a un certo punto della sua vita si è stancata dell’arpa...Continuer

Nominations pour le «Best Swiss Video Clip» 2015

Pour la 4e fois, la FONDATION SUISA, les Journées de Soleure et le Festival de musique pop m4music du Pour-cent culturel Migros recherchent le «Best Swiss Video Clip» de l’année. Les cinq vidéos sélectionnées ont été annoncées durant la «Upcoming Award Night» lors des 50e Journées de Soleure; elles ont chacune été récompensées par un montant de CHF 1000.— attribué par la FONDATION SUISA. Le vote en ligne pour l’attribution du prix du public est maintenant ouvert. Texte: Marcel Kaufmann, FONDATION SUISA, et Manu Leuenberger

Best-Swiss-Video-clip-Nominationen-2015

La vidéo musicale en tant que forme artistique populaire n’est pas seulement un important moyen de promotion pour les musiciens et les groupes, elle est également un intéressant champ d’expérimentation pour les créateurs de films. L’objectif du concours du «Best Swiss Video Clip» est de promouvoir une collaboration créative entre réalisateurs, musiciens et producteurs. (image: copie d’écran Youtube.com / vidéo «EffE – Du bisch Willkomme (Official Video)» de FamestoreTV)

Les meilleures vidéos ont été sélectionnées par un jury de spécialistes parmi les 235 dossiers reçus. Le concours était ouvert à des vidéos musicales produites en 2013 ou 2014 par des groupes suisses ou étrangers avec réalisation suisse, et des groupes suisses avec réalisation internationale.

La remise des prix principaux aura lieu le 26 mars 2015 à Lausanne lors de la soirée d’ouverture du Festival m4music. Les vidéos musicales suivantes sont sur les rangs pour le Prix du jury et le Prix du public «Best Swiss Video Clip» 2015:

«Into the Wild» de Bonaparte, réalisation: Jonathon Lim
«Osama Obama» de Larytta, réalisation: Julien Mercier
«Countless Roads» de James Gruntz, réalisation: Gregor Brändli
«Solar Soliloquy» d’Audio Dope, réalisation: Garrick J. Lauterbach
«Du bisch willkomme» de Effe, réalisation: Haris Dubica

Le Prix du public sera attribué par les votes en ligne sur la plateforme musicale mx3. Ouverte dès l’annonce des vidéos nominées, la procédure de vote durera jusqu’au 25 mars 2015 à 12h. Les nominés comptent sur ta voix!

Vers le vote en ligne pour le Prix du public «Best Swiss Video Clip» 2015

Informations complémentaires sur le concours: www.fondation-suisa.ch/best-swiss-video-clip

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La vidéo musicale en tant que forme artistique populaire n’est pas seulement un important moyen de promotion pour les musiciens et les groupes, elle est également un intéressant champ d’expérimentation pour les créateurs de films. L’objectif du concours du «Best Swiss Video Clip» est de promouvoir une collaboration...Continuer