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20 000 francs et un projet de composition imaginaire

Il n’est pas simple de discuter du travail de création. L’association Jazzy Jams et SUISA ont eu une idée originale, qui s’est concrétisée lors du festival Jazz in Bess à Lugano. La compositrice tessinoise Maria Bonzanigo et les compositeurs Pietro Viviani et Damiano Merzari ont développé un projet de composition imaginaire en public et en direct. Le résultat s’est avéré captivant et a permis d’emmener le public dans un voyage dans le monde de la pensée des auteurs. Texte de Zeno Gabaglio, contributeur invité – La versione italiana del testo si trova sotto.

Jazz in Bess: 20 000 francs et un projet de composition imaginaire

Zeno Gabaglio (co-animation), Maria Bonzanigo, Pietro Viviani, Alessandro Zanoli (animation) et Damiano Merzari (sur la photo de g. à d.) ont discuté de leurs démarches créatives les plus privées en matière de composition. (Photo: Erika Weibel)

«Je vais m’ennuyer à mourir!»; voilà ce qu’on peut se dire avant une rencontre sur le thème de la création musicale. Cette impression naît probablement du fait que ce thème est une énigme en soi, à l’instar de toute question liée au mystère de la création. Une tentative d’explication de la création musicale conduit généralement à l’un des deux résultats frustrants suivants: errance vaine entre des points de vue philosophiques contradictoires ou rejet total de quelque chose qui, par nature, résiste à la logique et aux explications.

En étant bien conscients de ces conditions de départ difficiles, l’association Jazzy Jams et SUISA ont organisé le jeudi 25 janvier 2018 à la Phonothèque nationale suisse à Lugano une soirée consacrée à la création musicale. Les organisateurs se sont bien entendu demandé comment concevoir la soirée pour ne pas se retrouver dans l’impasse décrite plus haut.

Composer spontanément face au public

L’idée était de plonger les trois compositeurs invités directement dans le sujet; dans une situation si concrète qu’il n’y aurait de place ni pour des discussions philosophiques ni pour un silence embarrassant.

Mais comment faire concrètement? Une invitation d’un comité imaginaire fut envoyée à chacun d’entre eux. Ils furent invités à travailler à l’élaboration d’un nouveau projet. Le texte, qui n’a été révélé qu’au début de la rencontre, était le suivant:

«Jazzy Jams souhaite inaugurer sa nouvelle salle avec une série de concerts et invite les musiciens de Suisse italienne à concevoir spontanément une œuvre artistique. Il s’agit d’une performance dans une salle modulaire et techniquement bien équipée d’une capacité de 400 places. Le budget de composition est de Fr. 5000; pour la réalisation, un montant de Fr. 15 000 est disponible. La durée à disposition pour la conception/réalisation est de neuf mois. Il n’y a pas de style musical ou de durée imposés, et la personne à l’origine de la composition aura une soirée entière pour elle seule.»

La seule condition pour chaque artiste était de rendre visible pour le public présent son propre processus créatif – en révélant et en exprimant ce qu l’on peut appeler le «dialogue intérieur».

Maria Bonzanigo, Pietro Viviani et Damiano Merzari (du groupe The Pussywarmers) se sont mis généreusement à disposition pour ce projet, en révélant – lors d’une séance de remue-méninges publique inhabituelle – leurs approches créatives les plus privées.

Différents styles de musique, différentes approches

Le résultat a été passionnant: captivant, surprenant et parfois ironique. Entre autres, parce que les genres musicaux (musique de théâtre et de concert avec Bonzanigo; jazz, bandes sonores et musique live avec Viviani; rock indépendant avec Merzari) ont fait apparaître des approches très différentes d’un même phénomène, que nous – sans imagination mais avec fierté – appelons «musique», en utilisant un même terme pour des réalités très différentes.

Outre de solides certitudes techniques et poétiques, la discussion a également mis en lumière divers doutes et questions. Et ce furent peut-être les moments les plus intéressants de l’événement. Ils ont fait apparaître le processus créatif non seulement comme une équation à résoudre, mais ont révélé qu’il s’agissait également d’une plage de vie à parcourir, avec les inévitables surprises qui lui sont associées.

Dans la deuxième partie de la soirée, le thème du processus créatif a été mis quelque peu au second plan; il s’agissait de se demander si le travail créatif peut être enseigné. Et si oui, comment?

Tamara Basaric, du Conservatorio della Svizzera italiana, Giorgio Meuwly et Marco Conti, de la Scuola di Musica Moderna ainsi qu’Andrés Ortiz, de la Scuola di Musica e di Arti Creative, étaient les didacticiens (tout en étant des auteurs eux aussi) et ont répondu d’une manière aussi professionnelle qu’intéressante.

Liens
Jazz in Bess
Maria Bonzanigo
Pietro Viviani
The Pussywarmers

Le contributeur invité, Zeno Gabaglio, est membre du Conseil de SUISA, compositeur, et il a été co-animateur de l’événement organisé par Jazz in Bess.


20 000.- CHF e un’ipotesi di creazione

Discutere del lavoro creativo non è affatto semplice. Per questo motivo l’associazione Jazzy Jams e la SUISA hanno proposto, nel contesto del festival Jazz in Bess a Lugano, una serata un po’ particolare. La compositrice ticinese Maria Bonzanigo e i compositori Pietro Viviani e Damiano Merzari sono stati invitati a esporre – davanti a un pubblico davvero interessato e partecipe – i processi creativi, mentali e tecnici che si attuano in un’ipotetica dinamica di commissione esterna. Il risultato è stato avvincente, a tratti sorprendente, con l’inedita apertura delle privatissime porte dell’immaginario autoriale. Testo di Zeno Gabaglio

Jazz in Bess: 20’000.- CHF e un’ipotesi di creazione

Zeno Gabaglio, Maria Bonzanigo, Pietro Viviani, Alessandro Zanoli (moderazione) e Damiano Merzari (da sinistra a destra) hanno discusso dei loro privatissimi meccanismi della creazione. (Foto: Erika Weibel)

Può essere molto noioso un incontro sul tema della creazione musicale. Sostanzialmente perché l’argomento in sé è misterioso – di quello stesso mistero che circonda ogni genesi – e la sua esposizione generalmente porta a due spiacevoli risultati: vagare senza meta tra inconsistenti sfere filosofiche oppure semplicemente bloccarsi, davanti a qualcosa che per natura è refrattario a logica e spiegazioni.

Allarmati da questa consapevolezza l’associazione Jazzy Jams e SUISA lo scorso giovedì 25 gennaio hanno comunque voluto promuovere un incontro – presso la Fonoteca Nazionale di Lugano – dedicato proprio alla creazione musicale. Come fare, però, per non avviarsi nel fatidico vicolo cieco sopra esposto?

La spontaneità della creazione rivelata al pubblico

Il pensiero è stato quello di immergere tre creatori di musica in medias res, cioè in una situazione talmente pratica e talmente concreta da non lasciare spazio né alla filosofia né all’imbarazzo del vuoto.

In che modo? Offrendo a tutti un’ipotetica commissione che li invitasse a creare un nuovo progetto. Il testo – rivelato solo a inizio incontro – diceva così:

«Jazzy Jams vuole inaugurare la propria nuova sala con una serie di concerti, e invita musicisti della Svizzera italiana a concepire una creazione ad hoc. È una sala modulabile e tecnicamente attrezzata, dalla capacità di 400 posti. Il budget per la composizione è di 5000.- CHF, quello per la realizzazione è di 15 000.- CHF e il tempo concesso per la concezione/realizzazione è di 9 mesi. Non ci sono condizioni di genere, di durata e il compositore avrà a disposizione un’intera serata per sé.»

E la condizione per ogni creatore era quella di offrire al pubblico il proprio flusso di coscienza – in una sorta di ragionamento ad alta voce – conseguente a una simile proposta.

Maria Bonzanigo, Pietro Viviani e Damiano Merzari (del gruppo The Pussywarmers) si sono generosamente prestati al gioco aprendo – in un insolito «brainstorming» pubblico – quelli che normalmente sono i loro privatissimi meccanismi della creazione.

Generi musicali diversi conducono ad approcci diversi

Il risultato è stato molto partecipato: coinvolgente, sorprendente e a tratti pure ironico. Innanzitutto perché le differenze di genere (la musica per teatro e da concerto nel caso della Bonzanigo; il jazz, le colonne sonore e la musica da concerto per Viviani; il rock indipendente per Merzari) hanno messo in luce approcci molto diversi verso quel fenomeno che – ottusamente ma fieramente – ci ostiniamo a chiamare con il solo nome di «musica».

Dalla discussione – accanto a solide certezze tecniche e poetiche – sono anche emersi diversi dubbi e domande. E forse sono state proprio queste le parti più interessanti, perché hanno rivelato il processo creativo non già come un’equazione da risolvere con un unico risultato possibile, ma altresì come un pezzo di vita da percorrere, con le inevitabili sorprese che l’andare porta con sé.

Nella seconda parte dell’incontro il tema della creazione è invece stato declinato rispetto alla possibilità di un suo insegnamento: si può imparare a creare? E in che modo?

A rispondere – in una dinamica altrettanto virtuosa ed entusiasmante – sono stati i didatti (ma pure creatori) Tamara Basaric del Conservatorio della Svizzera italiana, Giorgio Meuwly e Marco Conti della Scuola di Musica Moderna e Andrés Ortiz della Scuola di Musica e di Arti Creative.

Links
Jazz in Bess
Maria Bonzanigo
Pietro Viviani
The Pussywarmers

L’autore ospite – Zeno Gabaglio – fa parte del Consiglio SUISA, è musicista/compositore e ha co-moderatola la discussione tra i compositori invitati da Jazz in Bess.

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Il n’est pas simple de discuter du travail de création. L’association Jazzy Jams et SUISA ont eu une idée originale, qui s’est concrétisée lors du festival Jazz in Bess à Lugano. La compositrice tessinoise Maria Bonzanigo et les compositeurs Pietro Viviani et Damiano Merzari ont développé un projet de composition imaginaire en public et en direct. Le résultat s’est avéré captivant et a permis d’emmener le public dans un voyage dans le monde de la pensée des auteurs. Texte de Zeno Gabaglio, contributeur invité – La versione italiana del testo si trova sotto.

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Zeno Gabaglio (co-animation), Maria Bonzanigo, Pietro Viviani, Alessandro Zanoli (animation) et Damiano Merzari (sur la photo de g. à d.) ont discuté de leurs démarches créatives les plus privées en matière de composition. (Photo: Erika Weibel)

«Je vais m’ennuyer à mourir!»;...Continuer

Schedler Music Summit 2018 avec Romina Kalsi

La sixième édition du Schedler Music Summit, le camp de composition organisé par l’édition musicale Schedler Music, s’est tenu du 13 au 18 janvier 2018 dans le Lechtal autrichien. Durant 5 jours, un groupe de 42 musiciens d’origines diverses, tant géographiques que musicales, se sont réunis avec pour mission de composer au moins un titre par jour. Les instigateurs du camp, Fiona et Alexander Schedler ont invité 9 artistes suisses à y participer. Parmi eux, Romina Kalsi, membre de SUISA depuis 2014. Texte d’Erika Weibel – La versione italiana del testo si trova sotto.

Schedler Music Summit 2018 avec Romina Kalsi

Romina Kalsi, une jeune chanteuse et auteure tessinoise a participé au Schedler Music Summit 2018. De cette première expérience dans un camp de composition international, Romina rapporte de trois nouveaux titres et nombreux nouveaux contacts avec la scène musicale internationale. (Photo: Wolfgang Rudigier)

Romina Kalsi, une jeune chanteuse et auteure tessinoise, s’est fait connaître ces dernières années grâce au succès du groupe tessinois Rocky Wood. En tant que leader, chanteuse et co-compositrice des titres, elle a largement contribué à la création et au succès de leur premier album «Shimmer», sorti en 2014. Romina s’est ensuite lancée en solo avec son nouveau projet Animor et a réalisé un premier EP digital, dont est tiré le titre «Chasing Gold».

Création des œuvres de Romina Kalsi

Kalsi nous explique que la composition de l’une de ses chansons est souvent un long processus qui peut parfois l’occuper jusqu’à 3 ou 4 mois. Cela est dû au fait qu’elle n’a pas toujours la possibilité de se consacrer exclusivement à la composition et à l’écriture. Mais cela peut également venir du fait que l’idée de base d’une chanson a besoin de plus de temps pour mûrir. En matière de composition, elle ne se fixe aucune limite de temps.

Les sources d’inspiration et point de départ de ses œuvres sont souvent des expériences de vie qui l’ont marquée ou la synergie qui naît de la collaboration avec d’autres musiciens et déclenche un nouveau processus de création.

Camp de composition: Trois œuvres en trois jours

Pour Romina Kalsi, cette participation au Schedler Summit est sa première expérience dans un camp de composition international. Fiona Schedler nous a confié que, entre autres arguments, c’est surtout grâce à sa couleur vocale que Romina Kalsi s’est distinguée parmi plus de 50 candidats membres de SUISA et a été invitée à prendre part au camp. Grâce à la présence de Kalsi, le camp a gagné en diversité musicale.

Alexander Schedler, directeur artistique du camp, lui a confié en premier lieu la composition d’un morceau pour son actuel projet solo Animor. Avec le concours du Finlandais Tobias Grandbacka, du Suisse Riccardo Bettiol et de la Danoise Ida Björg Leisin, le titre «Crumble Plastic» a été créé en un jour. Il s’agit d’une chanson pop, caractérisée par des éléments reggae et dont le texte a été inspiré par un thème actuel. Pour Kalsi, il est important que sa musique véhicule un message. Elle est d’avis qu’un compositeur porte une grande responsabilité car, à travers sa musique, il peut atteindre directement le cœur du public.

Kalsi ajoute que «Crumble Plastic» est le résultat d’une étonnante harmonie et d’un incroyable feeling qui se sont immédiatement installés entre les différents musiciens réunis pour la création de ce titre. Il a été composé de façon presque organique, au cours d’une longue jam session qui a laissé à chaque compositeur la place d’intégrer ses idées au titre.

Durant le Schedler Music Summit, la Tessinoise a également apporté sa contribution à «Big Shot», une chanson pop mélancolique et «At the End of the World» dont le style ressemble au titre de la chanson.

Le processus de composition de ces deux œuvres était totalement différent de celui de «Crumble Plastic». Dans les deux cas, c’est le résultat d’une communication intensive entre les musiciens. Toutefois, le point de départ dans le second exercice était le texte de la chanson, caractérisé par des images métaphoriques, nées des échanges entre les différents musiciens au sujet de leurs sentiments et expériences personnelles. Au final on a ces deux textes poétiques qui ont servi de base à une composition presque mathématique de la mélodie. Chaque passage de texte et de musique est ainsi l’aboutissement d’un travail méticuleux de communication et d’intégration des expériences de chacun des compositeurs associés à la création.

Nous apprendrons dans les mois à venir, où et quand «Big Shot» et «At the End of the World» seront dévoilés au public.

Défis et avantages d’un camp de composition

Des amitiés solides et durables peuvent naître entre les musiciens qui, durant un camp de composition, travaillent ensemble et, souvent, en arrivent à échanger des expériences très personnelles afin de composer ensemble de la musique. Bien sûr, il arrive aussi que le courant ne passe pas immédiatement entre les participants, ou que les sujets imposés par le directeur artistique ne correspondent pas à la réalité ou à la nature des musiciens.

La limite de temps, minimum un titre par jour, l’entente entre les musiciens et le stress généré par l’inévitable confrontation avec les autres chansons, sont autant d’aspects qui peuvent paralyser la créativité des compositeurs ou, au contraire, la déclencher et les entraîner vers une performance de haute qualité. C’est ainsi que durant un camp de composition, malgré le temps limité, des chansons remarquables, auxquelles non seulement les auteurs des œuvres mais aussi un plus large public peuvent s’identifier, voient le jour. Alexander Schedler, directeur artistique du camp, confirme que Kalsi a relevé ces défis avec un enthousiasme et une créativité immenses.

De cette première expérience dans un camp de composition international, Romina rapporte non seulement trois nouveaux titres, mais également de nombreux contacts avec la scène musicale internationale. De plus, grâce à sa collaboration avec des musiciens très divers, elle peut désormais s’appuyer sur de nouvelles bases et une autre approche en matière de composition. Elle repart de ce camp enrichie de nouvelles expériences musicales. Romina nous apprend qu’elle a déjà des projets en cours qu’elle va développer en collaboration avec des compositeurs rencontrés au camp de composition. Dans les mois à venir, elle va surtout se concentrer sur la réalisation de son projet Animor.

Titres composés par Romina Kalsi au camp de composition, avec la participation de:

«Big Shot»
Romina Kalsi
Dillon Dixon
Phil Sunday
Ida Björg Leisin

«Crumble Plastic»
Romina Kalsi
Riccardo Bettiol
Ida Björg Leisin
Tobias Grandbacka

«At The End Of The World»
Romina Kalsi
Pele Loriano
Tobias Grandbacka

Sponsoring SUISA au Schedler Summit:
SUISA était l’un des sponsors du Schedler Music Summit 2018. L’édition musicale Schedler Music est inscrite à SUISA depuis 2005 et étend ses activités dans pratiquement tous les pays occidentaux et anglophones par le truchement de différents contrats de sous-édition. Durant le Summit 2018, 61 chansons ont été composées par 42 musiciens provenant de 9 pays.

www.animormusic.com
schedlermusicsummit.com
schedlermusic.com


Schedler Music Summit 2018 con Romina Kalsi

La 6. edizione del Schedler Music Summit, l’annuale songwriting camp internazionale organizzato dalla casa editrice Schedler Music, si è tenuta dal 13 al 18 gennaio 2018 nella valle del Lech in Austria. Sull’arco di cinque giorni, un team di 42 musicisti provenienti dai più svariati contesti musicali e geografici, si è riunito con il compito di comporre almeno un brano al giorno. Romina Kalsi, iscritta alla SUISA dal 2014, è stata selezionata dagli organizzatori del songwriting camp, Fiona Schedler e Alexander Schedler, come uno dei 9 partecipanti svizzeri al Summit. Testo di Erika Weibel

Schedler Music Summit 2018 con Romina Kalsi

La cantautrice ticinese Romina Kalsi ha partecipato al Schedler Music Summit 2018. Da questa esperienza porta a casa tre nuovi brani e numerosi nuovi contatti con la scena musicale internazionale. (Foto: Wolfgang Rudigier)

Romina Kalsi è una giovane cantautrice ticinese che si è fatta conoscere negli ultimi anni al pubblico grazie al successo riscosso dalla band Rocky Wood, in cui Kalsi era frontwoman, cantante e coautrice dei brani. Dopo il primo album «Shimmer», pubblicato dal gruppo ticinese nel 2014, Romina ha intrapreso un nuovo percorso da solista con il suo personalissimo progetto Animor, da cui è nato «Chasing Gold», EP pubblicato in digitale lo scorso giugno.

Approcci diversi alla composizione

Kalsi ci racconta che la creazione di un brano è un processo lungo che può tenerla impegnata anche per 3-4 mesi; questo perché non sempre ha la possibilità di dedicarsi con tutta se stessa alla composizione, ma può anche capitare che l’idea di base abbia semplicemente bisogno del giusto tempo di maturazione. In ogni caso, quando compone per se stessa, non si impone alcun limite di tempo.

Le sue creazioni musicali nascono generalmente con due diverse modalità: attraverso la collaborazione con altri musicisti, che può innescare un processo creativo stimolato dalle sinergie e dalle sensazioni, oppure attraverso l’ispirazione che nasce direttamente dalle esperienze di vita che l’hanno segnata.

La creazione delle tre opere di Romina Kalsi al Summit

Si tratta della prima esperienza per Romina Kalsi in un songwriting camp internazionale.
La sua partecipazione al Schedler Summit prevedeva la stesura di un brano al giorno, con la collaborazione di persone mai viste prima, con provenienze, età ed esperienze di vita molto diverse dalle sue. Fiona Schedler ci conferma che uno dei motivi per cui è stata scelta è stato la voce molto particolare di Romina Kalsi. Sostiene anche che la partecipazione di Kalsi ha reso il Schedler Music Summit più multisfaccetato.

Alexander Schedler, il direttore artisitico del camp, come primo incarico le ha assegnato la composizione di un brano destinato al suo attuale progetto solista Animor. È stato composto con la partecipazione del finlandese Tobias Grandbacka, dello svizzero Riccardo Bettiol e dalla danese Ida Björg e si intitola «Crumble Plastic». Si tratta di una canzone pop contraddistinta da elementi reggae, il cui testo si ispira ad un tema attuale e di grande rilevanza. Per Kalsi è fondamentale che la sua musica contenga un messaggio. Più in generale, Kalsi è dell’avviso che il compositore porti sulle spalle una grande responsabilità, visto che grazie alla musica può arrivare dritto al cuore del proprio pubblico.

Kalsi ci spiega che «Crumble Plastic» è il frutto della coesione e del perfetto feeling che si è immediatamente instaurato tra i musicisti. È stato scritto in modo quasi organico, in una lunga jam session che ha lasciato molto spazio ad ogni autore per integrare le proprie idee nel brano.

Le altre composizioni per le quali la rappresentante ticinese al Summit ha collaborato sono «Big Shot», una canzone melanconica pop e «At The End Of The World», il cui genere si avvicina a quello delle colonne sonore.

Il processo di composizione di questi due brani è stato molto diverso da quello in «Crumble Plastic». Nascono entrambi da un intenso lavoro di comunicazione tra gli autori coinvolti. In questo caso il punto di partenza è stato il testo, creato da immagini metaforiche nate dalla condivisione di sentimenti ed esperienze personali dei diversi musicisti. Ne sono scaturiti due testi poetici che sono poi serviti da base per un lavoro pressoché matematico di composizione della melodia. Ogni passaggio testuale e musicale è quindi frutto di un lavoro meticoloso di interazione e di integrazione di esperienze dei compositori coinvolti.

Nei prossimi mesi sapremo dove e quando usciranno «Big Shot» e «At The End Of The World».

Sfide e benefici di un songwriting camp

Tra i musicisti chiamati in un songwriting camp a collaborare per comporre brani che narrano di esperienze molto personali, possono nascere amicizie profonde e durature. A volte succede che tra i partecipanti non scatti immediatamente la scintilla e accade che i temi assegnati dal direttore artistico non corrispondano alla realtà attuale o alla natura del musicista.

Il tempo limitato, il feeling tra i musicisti e l’inevitabile confronto con le altre canzoni che nascono nel camp, sono solo alcuni degli aspetti che spesso stimolano la creatività dei compositori. È così che in un camp, nonostante il tempo limitato, nascono brani significativi e profondi, in cui si possono identificare non solo gli autori delle opere, ma anche un pubblico molto più vasto. Alexander Schedler, direttore artistico del camp, ci conferma che Kalsi ha affrontato queste sfide con un grande entusiasmo e creatività.

Da questa prima esperienza in un songwriting camp, Romina non porta a casa soltanto tre nuovi brani, ma anche numerosi contatti con la scena musicale internazionale. Da subito potrà mettere a frutto quanto appreso attraverso l’interazione con i musicisti con cui ha lavorato al Summit, un’esperienza che l’ha fatta maturare in ambito musicale e le ha aperto nuovi orizzonti. Romina dice che già adesso prevede progetti in cui intraprenderà nuove collaborazioni con gli autori conosciuti al songwriting camp. Nei prossimi mesi si concentrerà sulla realizzazione del suo progetto Animor.

Brani composti da Romina Kalsi al summit, con partecipazioni di:

«Big Shot»
Romina Kalsi
Dillon Dixon
Phil Sunday
Ida Björg Leisin

«Crumble Plastic»
Romina Kalsi
Riccardo Bettiol
Ida Björg Leisin
Tobias Grandbacka

«At The End Of The World»
Romina Kalsi
Pele Loriano
Tobias Grandbacka

Sponsoring della SUISA al Schedler Summit:
La SUISA è sponsor dello Schedler Summit 2018. La casa editrice Schedler Music è iscritta alla SUISA dal 2005 ed è attiva con vari contratti di sub-editoria in quasi tutto il mondo occidentale e anglofono. Al Music Summit 2018 sono stati scritti in tutto 61 brani con la partecipazione di 42 musicisti da 9 nazioni.

www.animormusic.com
schedlermusicsummit.com
schedlermusic.com

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  1. Bill Kalsi dit :

    I feel proud of my daughter.

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Le Conseil de SUISA pense à l’avenir

A l’initiative d’un membre tessinois du Conseil de SUISA, Zeno Gabaglio, le Conseil s’est réuni à Lugano cet automne. Les ordres du jour des réunions des 3 et 4 octobre 2017 étaient très chargés. Voici un aperçu des thèmes traités. Nouvelles du Conseil par Dora Zeller

Le Conseil de SUISA pense à l’avenir

Le Conseil de SUISA en fonction, photographié au printemps 2017. (Photo: Marc Latzel)

L’approbation de la stratégie d’entreprise était l’un des points important à l’ordre du jour. Avec cette stratégie, les personnes à la tête de notre organisation pensent à l’avenir et définissent des objectifs pour une période donnée. La stratégie de SUISA porte à chaque fois sur quatre années, actuellement les années 2016 à 2020. Sur la base des événements et des plans, la stratégie est adaptée une fois par année. Elle est subdivisée en quatre priorités:

  • Coûts & croissance (soigner les relations avec les clients, maximiser les recettes en faveur des membres, stimuler les employés et favoriser leur épanouissement)
  • Confiance (les membres sont nos «shareholders»)
  • Développer le droit d’auteur
  • Orienter l’activité en fonction des nouveaux besoins (online et offline)

Pour chaque domaine prioritaire, des faits sont constatés et des mesures prévues, pour atteindre les objectifs stratégiques. Si l’on prend l’exemple «les membres sont nos shareholders», cela signifie en termes de mesures: repenser et diversifier les prestations pour les membres, standardiser la documentation et la déclaration des œuvres, soigner la transparence et la communication, garantir la gestion des droits de nos membres en Suisse et à l’étranger, ainsi qu’assurer la qualité par l’automatisation et l’optimisation des processus.

Une concurrence accrue dans le domaine des licences nécessite l’adoption de mesures

Dans le cadre de la priorité «Orienter l’activité en fonction des nouveaux besoins», le domaine offline a été ajouté. Ces dernières années, une concurrence est apparue sur le marché des licences musicales, avec la présence de nouveaux prestataires. Ces prestataires ne sont pas des coopératives et n’appartiennent pas aux auteurs, comme c’est le cas de la plupart des sociétés de gestion en Europe. Ce sont des entreprises privées à but lucratif.

De nouveaux développements sont apparus dans le domaine du «direct licensing» pour les grands concerts ainsi que dans celui de l’encaissement pour la musique d’ambiance. Il convient d’étudier les nouvelles offres de licences, d’adapter nos propres offres (tarifs) afin de les rendre compétitives, de rechercher des collaborations et de bien réagir face aux conditions-cadres.

Sur la base de la stratégie approuvée, la Direction élabore une roadmap, qui sert à concrétiser les mesures dans des phases déterminées, bien concrètes, avec des délais et la désignation d’une personne responsable.

Répartition: 8126 membres ont obtenu 11 093 520 francs

SUISA procède désormais à des décomptes trimestriels pour la plupart des tarifs. En septembre, des recettes ont été réparties pour les exécutions (tarifs D, K; 1er trimestre 2017), les émissions SSR (tarif A; 1er trimestre 2017), les fenêtres publicitaires (2015) et les reproductions (tarifs PA, PI, PN, VI, VN; 1er trimestre 2017).

Les redevances ont été versées à des membres SUISA (Fr. 5 729 852.–) et aux société-sœurs (Fr. 5 363 669.–). Un montant de 1 229 425 francs a été provisionné pour cause de manque d’information, de documentation, etc. Les montants provisionnés seront intégrés à des décomptes rectificatifs lorsque les données nécessaires à la répartition seront disponibles.

ProLitteris, SSA, SUISA, Suissimage et Swissperform collaborent

Les cinq sociétés de gestion suisses ont signé un premier contrat de collaboration en 1993. A l’époque, cette collaboration était surtout motivée par l’extension de la loi sur le droit d’auteur aux droits voisins. Avant cela, des échanges informels avaient lieu et des négociations tarifaires étaient coordonnées.

Dans le cadres du Comité de coordination (COCO) des sociétés, une adaptation du contrat a été effectuée récemment. Le but était qu’il reflète bien la situation actuelle et que la collaboration soit simplifiée, en particulier s’agissant de certains points difficiles. Le processus de prise de décision a été réglé de manière différente; tout comme les principes régissant l’encaissement pour les autres sociétés. Le Conseil de SUISA a approuvé le contrat de collaboration révisé.

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A l’initiative d’un membre tessinois du Conseil de SUISA, Zeno Gabaglio, le Conseil s’est réuni à Lugano cet automne. Les ordres du jour des réunions des 3 et 4 octobre 2017 étaient très chargés. Voici un aperçu des thèmes traités. Nouvelles du Conseil par Dora Zeller

Le Conseil de SUISA pense à l’avenir

Le Conseil de SUISA en fonction, photographié au printemps 2017. (Photo: Marc Latzel)

L’approbation de la stratégie d’entreprise était l’un des points important à l’ordre du jour. Avec cette stratégie, les personnes à la tête de notre organisation pensent à l’avenir et définissent des objectifs pour une période donnée. La stratégie de SUISA porte à chaque fois sur quatre années, actuellement les années 2016 à 2020. Sur la base des événements et des plans, la stratégie est adaptée une fois par année. Elle est subdivisée en quatre...Continuer

La Tessinoise: vibrez aux sons du Tessin

A Pâques, le Tessin a bien plus à offrir que ses palmiers et sa météo au beau fixe: pendant trois jours, de nombreux concerts permettent de découvrir la scène indie pop/rock du canton. Texte d’Erika Weibel

La Tessinoise: vibrez aux sons du Tessin

Les musiciens Barbara Lehnhoff (à gauche) et Aris Bassetti (à droite) sont principalement connus pour leurs projets Peter Kernel et Camilla Sparksss. Mais ils gèrent aussi leur propre label, «On the Camper Records», et organisent le festival La Tessinoise. (Photo: Robert Huber)

L’an dernier, le label tessinois «On the Camper Records» a célébré son dixième anniversaire avec un festival. Pour l’occasion, les fondateurs du label – Aris Bassetti et Barbara Lehnhoff – ont invité des artistes des quatre coins de l’Europe, et organisé plusieurs concerts dans la région de Lugano. Ce festival a permis de réunir l’industrie musicale et de nombreux artistes; il a rencontré un tel succès qu’ils ont décidé de continuer à l’organiser sous le nom «La Tessinoise».

Ainsi, du 14 au 16 avril 2017, de nombreux groupes se produiront dans divers lieux près de Lugano lors d’un évènement qui mettra la musique tessinoise sur le devant de la scène. Des artistes venus de toute la Suisse et de l’étranger seront également de la partie. Ce festival est unique, car les groupes y jouent les nouvelles chansons de leur répertoire en les présentant chaque soir au public en exclusivité.

A Pâques, Lugano est donc la destination idéale pour profiter de la musique indie sous le soleil suisse et rencontrer en même temps de manière informelle des personnes du monde de la musique venant de toute l’Europe.

Informations complémentaires:
Programme des concerts, tickets et autres informations: www.latessinoise.com, site Web du festival
Site Web du label On the Camper Records: www.onthecamper.com

SUISA et la FONDATION SUISA, fondation pour la promotion de la musique de SUISA, soutiennent le festival La Tessinoise. Dans le cadre du festival, SUISA vous invite à un brunch le samedi 15 avril 2017 à 10h30 – entrée sur invitation.

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Marco Zappa: 50 anni di musica

Cinquante ans de succès : la seule carrière durable de Suisse dans la «canzone italiana» – dans toutes ses dimensions. C’est un fait indéniable, mais essentiel quand on parle du chanteur Marco Zappa de Bellinzone, qui revient cette année sur le devant de la scène de la culture musicale suisse italienne. Son nouvel album «PuntEBarrier» contient 18 chansons inédites et sa tournée suisse débutera le 14 mars 2017 au Teatro Sociale de Bellinzone. Interview/texte de Zeno Gabaglio – La versione italiana del testo si trova sotto.

Marco Zappa: 50 anni di musica

Interview avec Marco Zappa au studio MarcoZappaMusic à Sementina. (Photos: Manu Leuenberger)

Cinquante ans de musique: c’est une bonne occasion de rencontrer Marco et de passer en revue le chemin parcouru. Nous lui avons demandé de nous raconter comment tout a commencé et comment il a développé son rapport à la création musicale dans une région – le Tessin – qui ne s’est jamais particulièrement distinguée dans la «canzone italiana», autrement dit la chanson en italien.

Marco Zappa: Tout a commencé avec ma mère qui voulait que je devienne pianiste classique. Nous habitions à l’époque à Bellinzone et j’étais encore un enfant. J’ai joué du piano pendant deux ans, plus ou moins à contrecœur, et je me souviens que je n’aimais pas ça. Je devais faire des gammes tous les jours et, à cet âge, j’avais bien d’autres choses en tête. Chez les scouts, j’ai commencé à jouer de l’harmonica, un instrument que l’on peut emmener avec soi, contrairement au piano, et qui permet de partager sa musique avec d’autres. La sœur de ma mère jouait de la guitare. Elle m’a montré les premiers accords précisément à l’époque où Adriano Celentano et les premiers «chanteurs hurleurs» sévissaient en Italie. J’ai été séduit dès le début et je me suis immédiatement identifié à eux. J’ai fondé un petit groupe avec mes camarades du gymnase et nous jouions aux fêtes scolaires.

Marco Zappa (g.) et Zeno Gabaglio.

Zeno Gabaglio: Quelles étaient les possibilités, pour ceux qui faisaient de la musique, de la partager avec d’autres?
Il y avait effectivement le besoin de se réunir autour de la musique, mais il s’agissait le plus souvent de musique folklorique. Moi aussi, j’ai passé plusieurs années à chanter et à jouer la Verzaschina, il Boccalino et d’autres chansons que l’on qualifie aujourd’hui de folk. Pour la musique live, il y avait au Tessin encore un grand nombre d’orchestres qui jouaient de la musique légère. Le répertoire de ces groupes, composés de seulement 4 à 5 musiciens, naviguait entre jazz, swing et variété. En rentrant de l’école, je m’arrêtais toujours devant les bars de Locarno pour les entendre jouer. J’étais complètement sous le charme et j’ai appris de nouveaux accords.

Mais la musique de ces orchestres de bal était une musique «ancienne». Comment Marco Zappa a-t-il trouvé le chemin de la modernité et du rock?
Grâce à la guitare électrique. Un soir, alors que je devais me produire avec mon groupe dans la chapelle de Minusio, le prêtre qui avait organisé la rencontre nous a joué Apache des Shadows avec ces superbes premières notes de guitare électrique saturée. Ce fut un vrai coup de cœur. Et puis il y avait aussi les chansons des Beatles!

Nouvel album «PuntEBarrier».

Marco Zappa doit donc sa carrière dans le rock à un prêtre moderne?
D’une certaine façon oui, grâce à un prêtre éclairé ! Mais nous, les jeunes qui venions d’être contaminés par le virus de la guitare électrique, avions un problème : comment modifier nos instruments pour obtenir exactement le même son ? Un ami, qui était électricien, m’a dit qu’il suffisait de dévisser un combiné téléphonique (la partie inférieure où l’on parle) pour avoir un microphone. C’est ce que j’ai fait. Puis j’ai fixé la pièce à ma guitare, j’ai connecté les deux fils à l’ampli de la vieille radio de mes parents et voilà: j’avais ma première guitare électrique. Je me souviens encore que, pour aller aux répétitions, je traversais la ville avec la radio attachée au vélomoteur …

Peu après, tu as commencé à faire de la musique sérieusement avec ton groupe, The Teenagers, mais tu n’as atteint le centre de gravité de ton univers musical que quelques années plus tard en passant de l’anglais à l’italien. Est-ce que tu peux nous en dire plus sur ce tournant?
J’ai grandi avec du rock anglais que j’écoutais sur mon tourne-disque. J’écoutais les chansons des milliers de fois pour pratiquer les solos de guitare et apprendre les paroles par cœur. Même si nos connaissances en anglais n’étaient pas exceptionnelles, nous écrivions et chantions dans cette langue parce qu’à l’époque nous écoutions surtout du rock anglais. Paradoxalement, je critique un peu aujourd’hui les musiciens qui ne chantent qu’en anglais alors que leur langue maternelle est l’italien. Je me permets de le faire justement parce que moi aussi, j’ai commencé ainsi ! Nous avons sorti nos deux premiers 33 tours en anglais et nous étions fiers qu’EMI (la maison de disques des Beatles!) soit notre producteur. Elle n’aurait jamais produit nos disques dans une autre langue que l’anglais.

«Les mots que tu choisis sont comme des doigts sur une guitare: tu dois sentir qu’ils sont à toi. Lorsque ce n’est pas le cas, le résultat musical n’est pas sincère.» – Marco Zappa

Quand es-tu passé à l’italien?
Le passage à l’italien a eu lieu en 1979. Autour de nous, les goûts en matière de musique avaient changé ainsi que certains liens avec le concept de «canzone italiana», mais surtout j’avais pris conscience d’une chose: la langue que tu utilises doit être comme un instrument qui t’appartient. Les mots que tu choisis sont comme des doigts sur une guitare: tu dois sentir qu’ils sont à toi. Lorsque ce n’est pas le cas, le résultat musical n’est pas sincère. Depuis, lorsque je vis une expérience en dialecte, je dois l’écrire en dialecte et quand je la vis en italien, je l’écris en italien. Il en va de même pour les autres langues. Ce n’est pas une décision que je prends à l’avance. C’est l’histoire même que je veux raconter qui impose une expressivité particulière.

Passons à la musique pour terminer. Tu t’es très vite libéré de la convention adolescente de l’anglais et cela a été pareil avec ta vision de la musique uniquement orientée vers le rock. Tu as cherché des solutions moins évidentes et incontestablement plus audacieuses. Qu’est-ce qui t’a amené dans cette direction?
En passant à l’italien, j’ai choisi une configuration musicale hors du commun: un trio avec une flûte et un violoncelle. Peut-être qu’à l’époque, je voulais inconsciemment faire quelque chose qui plairait aussi à ma mère. L’orientation du groupe semblait classique, mais l’esprit était clairement rock, même si beaucoup pensaient alors que l’on ne pouvait faire du rock qu’avec une Stratocaster modifiée. Depuis, j’ai toujours essayé de m’ouvrir à la collaboration musicale avec des musiciens, des idées et des instruments toujours nouveaux. Le principe s’applique aussi aux paroles. L’histoire que tu veux raconter suggère, voire impose des solutions techniques et poétiques différentes. Si tu utilises toujours les mêmes pierres et que tu les empiles toujours de la même manière, tu finis par construire toujours le même mur.

www.marcozappa.ch, site officiel


Marco Zappa: 50 anni di musica

Cinquant’anni di carriera: l’unica duratura carriera della canzone svizzera che si sia svolta dentro (ma anche sopra, sotto e accanto) alla lingua italiana. Questo è il dato incontrovertibile – e incontrovertibilmente fondamentale – che riguarda Marco Zappa, e che ancora una volta in questo inizio di 2017 ripropone il cantautore bellinzonese al centro della cultura musicale della Terza Svizzera. Con un nuovo disco con 18 inediti – «PuntEBarrier» – e con un tour nazionale che inizierà il prossimo 14 marzo al Teatro Sociale di Bellinzona. Intervista/testo: Zeno Gabaglio

L’occasione è dunque imperdibile per incontrare Marco e fare qualche passo indietro, per farci raccontare com’è iniziato e come si è sviluppato il suo rapporto con la creatività musicale; in una regione – il Ticino – che dal punto di vista della canzone in lingua italiana non aveva mai offerto esempi illuminanti.

Marco Zappa: È iniziato tutto da mia madre, che mi vedeva come interprete-pianista in ambito classico. Abitavamo ancora a Bellinzona ed ero appena un bambino. Ho suonato due anni quasi per forza il pianoforte e mi ricordo che non mi piaceva: dovevo studiare ogni giorno ma avevo ben altre cose per la testa, a quell’età. Negli scout ho poi cominciato a suonare l’armonica a bocca, uno strumento che, a differenza del pianoforte, si poteva portare in giro e con cui si poteva condividere la musica. La sorella di mia madre suonava invece la chitarra, e fu lei a mostrarmi i primi accordi, proprio nel periodo in cui in Italia imperversavano Celentano e i primi “cantanti urlatori”. Mi sono subito appassionato e immedesimato, raccogliendo i miei compagni di ginnasio in un piccolo gruppo con cui suonavamo alle feste degli studenti.

Zeno Gabaglio: Che possibilità c’erano per chi voleva fare musica, e magari anche condividerla con gli altri?
Il bisogno di trovarsi attorno al fare musica effettivamente c’era, ma in genere si rivolgeva alla musica popolare. Anch’io ho passato diversi anni a cantare e suonare la Verzaschina, il Boccalino e le varie canzoni che oggi diremmo folk. Per la musica dal vivo in Ticino c’era però ancora una buona offerta di orchestre di musica leggera, cioè gruppi (di anche solo 4-5 elementi) che si esibivano in repertori tra il jazz, lo swing e la canzone; tornando a casa da scuola mi fermavo sempre ad ascoltarli davanti ai bar di Locarno in cui si esibivano, restando sempre affascinato dalla musica che facevano ed imparando accordi nuovi.

Ma quella delle orchestrine era comunque una musica «vecchia»! Cosa portò invece Marco Zappa sulla strada ben più moderna del rock?
La chitarra elettrica. Durante una serata in cui – con il mio gruppo – suonammo all’Oratorio di Minusio, il prete che organizzava l’incontro diffuse dall’impianto il brano Apache degli Shadows, con quei meravigliosi suoni iniziali di chitarra elettrica riverberata. Fu un colpo di fulmine, e poi, naturalmente, le canzoni dei Beatles! …

Quindi all’origine del percorso rock di Marco Zappa ci fu la modernità di un prete?
In un certo senso sì: di un prete illuminato! Ma contagiato così – all’improvviso – dal germe della chitarra elettrica, per noi giovanissimi rimaneva un problema: come trasformare i nostri strumenti per cercare di ottenere esattamente quel suono lì? Un amico elettrotecnico mi disse che dalla cornetta del telefono, svitando la parte inferiore (cioè quella in cui si parlava), si poteva ricavare un microfono. Così feci, togliendolo e incollandolo alla chitarra, collegai poi i due fili risultanti all’amplificatore della radio dei miei genitori e ottenni la mia prima chitarra elettrica. Ancora mi ricordo quando attraversavo la città con la vecchia radio legata sul motorino per andare a fare le prove …

Di lì a poco – con la band Teenagers – avresti cominciato a fare le cose decisamente sul serio, anche se il centro gravitazionale del tuo universo musicale lo avresti raggiunto qualche anno più tardi, passando dalla lingua inglese a quella italiana. Ci puoi spiegare questa tua fondamentale evoluzione?
Ero cresciuto ascoltando pezzi rock inglesi sul mio giradischi, ascoltando mille volte i 45 giri per imparare gli assoli di chitarra e memorizzare i testi. E se anche la conoscenza della lingua era per tutti approssimativa, si scriveva e si cantava in inglese proprio perché i nostri ascolti di quel periodo erano focalizzati sul rock britannico. Oggi paradossalmente critico un po’ quei musicisti che – pur essendo di lingua madre italiana – cantano solo in inglese, e credo di poterlo fare proprio perché anch’io, in fondo, ho cominciato così. I primi due LP li realizzammo in inglese, e l’orgoglio fu che a produrceli c’era la EMI (la casa discografica dei Beatles!) che senza l’inglese non ce li avrebbe mai prodotti.

«Le parole che scegli sono come le tue dita su una chitarra: devi sentirle tue, e se non è così il risultato musicale non sarà sincero.» – Marco Zappa

E l’italiano quando arrivò?
Il passaggio all’italiano è avvenuto nel 1979. Attorno a noi erano cambiati certi gusti musicali e certi rapporti con l’idea della canzone; ma soprattutto avevo maturato io una nuova consapevolezza: la lingua che usi è come uno strumento, che ti deve appartenere. Le parole che scegli sono come le tue dita su una chitarra: devi sentirle tue, e se non è così il risultato musicale non sarà sincero. Da allora se una storia la vivo in dialetto, non posso che scriverla in dialetto, e se la vivo in italiano, devo scriverla in italiano, e così per le altre lingue. Non si tratta di una scelta obbligatoria e a priori che mi impongo prima di scrivere qualcosa, ma è la stessa storia che voglio raccontare a portarmi sull’inevitabile strada linguistico-espressiva.

Infine la musica. Perché se è vero che ti sei presto allontanato dalla convenzione giovanilistica dell’inglese, altrettanto hai fatto da una visione musicale esclusivamente rock, andando a cercare soluzioni meno scontate e – indubbiamente – più ardite. Chi ti ha spinto in questa direzione?
Proprio per la svolta testuale in italiano scelsi una veste musicale inusitata: un trio con flauto e violoncello. Forse inconsciamente volevo fare qualcosa che piacesse anche a mia madre. La formazione sembrava classica, ma lo spirito era chiaramente rock, anche se per molti si poteva fare rock solo usando una Stratocaster con distorsione. Da allora ho sempre cercato di aprirmi a collaborazioni musicali con musicisti, strumenti e idee ogni volta diversi, e il principio è lo stesso che vale per il testo: è la storia da raccontare che suggerisce – a volte imponendole – soluzioni tecniche e poetiche differenti. Perché altrimenti se usi ogni volta gli stessi mattoni e ogni volta li sovrapponi allo stesso modo, il risultato sarà sempre lo stesso muro.

www.marcozappa.ch

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Camilla Sparksss: «Un beau cadeau de Noël» | avec vidéo

Les compositions de Camilla Sparksss naissent dans ce qui fut une cellule monacale. La vue sur le lac est idyllique. En y regardant de plus près, on constate qu’elle est un peu gâchée par l’autoroute et par la piste d’atterrissage de l’aéroport Lugano-Agno. Pour Camilla Sparksss non plus, il ne faut pas trop se fier aux premières impressions. Texte par Markus Ganz, contributeur invité; vidéo de Manu Leuenberger

La musicienne née en 1983 apparaît douce et cordiale en entretien, alors qu’elle est sauvage sur scène. A la ville, elle s’appelle Barbara Lehnhoff et a grandi au Canada. A 17 ans, elle arrive au Tessin, lieu d’origine de sa maman. Elle y fait la connaissance d’Aris Bassetti, guitariste rock tessinois qui est également compositeur; ensemble, ils commencent à faire de la musique, en créant le groupe Peter Kernel. Ce projet se développe de manière si réjouissante qu’elle décide en 2012 de quitter son emploi de réalisatrice auprès de la Télévision tessinoise pour se consacrer entièrement à la musique.

«Le Tessin est stratégiquement bien placé pour faire de la musique et pour partir en tournée, en tout cas en comparaison avec le Canada», explique Barbara Lehnhoff. «Il n’y a pas toujours besoin de prendre l’avion, comme c’est le cas en Amérique du nord.» Elle aime aussi la douceur du climat, et ce n’est pas seulement appréciable pour le bien-être. «Ici, on peut à n’importe quel moment dans l’année simplement aller à l’extérieur pour tourner une vidéo ou pour un photo shooting.» Mais son ancien pays continue tout de même à influencer sa vision artistique. «J’ai grandi dans une sorte de réserve d’indiens, avec un lien très fort à la nature et c’est très différent de ce que je vis ici en Europe.»

Une version électronique de Peter Kernel

Camilla Sparksss «est moins un projet solo qu’un projet annexe de Peter Kernel»; cela peut paraître un peu déroutant. Mais Barbara Lehnhoff précise que les morceaux de Camilla Sparksss naissent également en collaboration avec Aris Bassetti. «Nous faisons tout ensemble, 24 heures sur 24, et nous nous complétons bien également pour la composition des morceaux. Aris privilégie un style assez mélodique et un peu italien et s’occupe des arrangements. Je suis plus directe, dans un esprit punk.» Cet aspect brut s’exprime davantage avec Camilla Sparksss. Ce projet est né du besoin de créer une sorte de version électronique de Peter Kernel; notamment pour ne pas devoir nous déplacer avec trop de matériel lors de certains concerts. «Avec Camilla Sparksss, la musique est un peu plus badine et basée sur le fun. Et lorsqu’une idée nous vient, nous pouvons l’essayer directement à l’ordinateur.»

Les compositions trouvent souvent leur origine dans le jeu de guitare d’Aris Bassetti, à la recherche d’une mélodie. «Ce n’est qu’au cours du processus de composition que nous décidons pour quel projet nous allons utiliser le morceau. Si c’est pour Camilla Sparksss, nous le transformons en morceau électronique.» S’ils souhaitent essayer certains arrangements, ils quittent leur logement et se rendent dans un local de répétition situé non loin de là. «Nous pouvons y faire tout le bruit que nous voulons, car il se situe en sous-sol», dit Barbara Lehnhoff en riant. «Lorsque nous écrivons les parties chantées, nous devons également pouvoir crier parfois.» Elle définit le style de Camilla Sparksss comme étant du «hyper pop». En précisant: «en ce qui concerne les mélodies et les arrangements, ces morceaux peuvent être considérés comme de la pop. Mais comme nous allons un peu aux limites, avec une approche punk, le terme de hyper pop convient bien.»

Girl power sur scène

Camilla-Sparksss-VideostillLes compositions prennent toute leur ampleur lors des concerts. «La prestation en live est la raison de tout ce que nous faisons avec les deux projets. Ce n’est que sur scène que notre travail de création trouve son accomplissement.» Avec Camilla Sparksss, cela se concrétise par une véritable performance, dans lequel s’exprime un puissant «girl power». Barbara Lehnhoff chante sans retenue et joue du synthétiseur accompagnée de rythmes préprogrammés, pendant qu’une autre femme danse. «La danseuse représente d’une certaine manière la forme humaine de la boîte à rythmes et transpire par conséquent comme un batteur.»

Notamment grâce à leurs nombreux concerts, Barbara Lehnhoff et Aris Bassetti peuvent vivre de la musique depuis 2012. Pour certaines tournées, qui les ont même conduits au Canada et aux USA, ils ont bénéficié d’un soutien de la FONDATION SUISA. «Mais il est difficile de vivre de la musique», dit Barbara Lehnhoff sans trop d’émotions. «Et c’est possible uniquement parce que nous faisons tout nous-mêmes: les vidéos, le graphisme, le management, la gestion de notre label On The Camper Records.» Mais les deux musiciens ne font pas de la pop dans le sens commercial du terme. Ce qui explique que leurs morceaux ne passent que rarement à la radio, et que les droits d’auteur sont assez maigres. «Les décomptes de SUISA sont tout de même à chaque fois comme un beau cadeau de Noël», dit Barbara Lehnhoff en riant.

www.camillasparksss.com, site Internet officiel

Wo-neue-Musik-entsteht_Cover«Dès les premières notes»

La valeur des idées des créateurs de musique constitue le cœur du travail de SUISA. Pour la brochure «Dès les premières notes», cinq personnalités et groupes de différents genres musicaux et de différentes régions linguistiques de Suisse donnent un aperçu de leur processus de création et de leur activité musicale. Outre Barbara Lehnhoff alias Camilla Sparksss, les artistes suivants ont déjà été présentés en vidéo sur SUISAblog.ch et dans la version 2015 de la brochure imprimée (PDF, 8.17 MB): Carrousel et Marcel Oetiker. Barbara Lehnhoff et Aris Bassetti ont été nominés pour le Grand Prix suisse de musique 2016, en tant que Duo Peter Kernel.

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Marcel-Oetiker-Video_PosterMarcel Oetiker: «Les voyages m’inspirent» | avec vidéo A la gare de Hardbrücke à Zurich, les trains grondent et crissent sans retenue, dans les courbes, au moment du départ, et au freinage. Mais si Marcel Oetiker a choisi ce lieu de rendez-vous, ce n’est pas pour ces bruits qui parfois stimulent la créativité des artistes. Continuer
Wo-neue-Musik-entsteht-CoverSUISA est là, dès les premières notes Plus de 80 nouvelles œuvres sont en moyenne déclarées chaque jour par nos membres. Grâce à ses services, SUISA permet aux compositeurs et paroliers de créer de nouvelles musiques. En tant que lien entre les auteurs et les personnes qui utilisent de la musique hors du cadre privé, la coopérative fait en sorte que la musique soit publiquement exécutée, diffusée ou proposée en ligne, et qu’elle puisse ainsi être découverte par le public. SUISA souhaite mettre cette réalité davantage en évidence dans sa communication. Continuer
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La musicienne née en 1983 apparaît douce et cordiale en entretien, alors qu’elle est sauvage sur scène. A la ville, elle s’appelle Barbara Lehnhoff et a grandi au Canada. A 17 ans, elle arrive au Tessin, lieu d’origine de sa maman. Elle y fait la connaissance d’Aris Bassetti, guitariste rock tessinois qui est également compositeur; ensemble, ils commencent à faire de la musique, en...Continuer

«La SUISA a Lugano – un punto di riferimento per la scena musicale nella Svizzera italiana»

Con sedi a Zurigo, Losanna e Lugano la SUISA è rappresentata nelle tre regioni linguistiche della Svizzera. La succursale di Lugano, che conta con la collaborazione di quattro persone, si occupa delle richieste formulate dai soci italofoni e di tutti i clienti della Svizzera italiana. Il nuovo responsabile della succursale ticinese, Stefano Keller, è nel frattempo in carica da circa 100 giorni. Nell’intervista ci illustrerà tra l’altro, perché presso la sede di Lugano sono richieste delle particolari competenze da Allrounder, come la SUISA contribuisce alla promozione della vita culturale in  Ticino e quali obbiettivi persegue quale nuovo responsabile della sede ticinese. Testo/intervista: Michael Welti – Vous trouvez le texte en français en dessous.

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Da 100 giorni in carica: Stefano Keller, il nuovo responsabile della succursale di Lugano della SUISA. (Fotografia: Francesco Fumagalli)

Perché la SUISA ha una sede a Lugano? Le sedi di Zurigo o Losanna non potrebbero occuparsi dei soci e dei clienti italofoni?
Stefano Keller: per i nostri soci e per la nostra clientela è estremamente importante che la SUISA sia presente nelle tre regioni linguistiche e che quindi ci possa essere un rapporto di prossimità. La presenza di SUISA Lugano rende possibile a tutti gli agenti italofoni che si occupano di musica di poter formulare le proprie richieste e di ricevere una consulenza nella loro lingua madre. Inoltre, ritengo importante che in Svizzera vi sia uno scambio costante tra le diverse regioni linguistiche. Per queste ragioni la SUISA ha deciso di istituire nel 2002 una succursale a Lugano. Nel frattempo, grazie alla competenza e alla disponibilità dei suoi collaboratori, la sede di Lugano è diventata un punto di riferimento importante per la scena musicale della Svizzera italiana.

Qual è la sfera di competenza dei collaboratori di SUISA Lugano?
I nostri compiti spaziano tra tutte le richieste e domande formulate dai nostri soci italofoni (nuove iscrizioni, autoproduzioni, deposito di opere, notifiche di ingaggi, conteggi indennità, rendite, …) al licenziare le più disparate forme di utilizzi musicali, dalla musica di sottofondo fino ai concerti e alla diffusione su radio e TV. Presso la sede SUISA di Lugano lavorano quattro persone; essendo un piccolo team è quindi di fondamentale importanza essere degli Allrounder e poter avere una prospettiva multidisciplinare sulla SUISA, questo particolare aspetto può senz’altro fornire un interessante arricchimento della nostra cultura aziendale.

Come contribuisce la SUISA alla vita culturale in Ticino?
Oltre al fatto di essere divenuti un importante punto di riferimento per la scena musicale nella Svizzera italiana, SUISA Lugano è presente a diversi eventi pubblici quali: il Film Festival di Locarno e MusicNet.  Organizza e promuove con regolarità cene e aperitivi d’incontro per i nostri soci ed editori, creando così dei momenti privilegiati di scambio e di messa in rete di esperienze estremamente eterogenee. A partire da questi incontri sono già nate delle interessanti collaborazioni per delle produzioni artistiche.

Cosa fa la SUISA di Lugano per la promozione dei musicisti in Ticino?
La sede di Lugano sostiene attivamente i musicisti in Ticino fornendo loro una consulenza attiva che permette di coprire tutto lo spettro dei servizi offerti dalla SUISA. Detto in altre parole, quando un musicista italofono si rivolge alla SUISA di Lugano attraverso i canali classici (e-mail, telefono, lettera) o recandosi personalmente presso il nostro sportello di accoglienza riceve una consulenza a 360 gradi sulla sua attività.

Lei è in carica quale nuovo responsabile della sede di Lugano da circa 100 giorni, quali sono i suoi obbiettivi?
Personalmente vorrei sottolineare ancora una volta quanto sia importante, per la forma e la tipologia del lavoro svolto a Lugano, poter contare su un team affiatato e competente in grado di essere il più efficace possibile. Ogni collaboratore deve essere in grado di lavorare in forma indipendente e allo stesso tempo complementare con l’altro. Uno degli obiettivi per il breve-medio periodo è sicuramente quello di fornire ai nostri principali clienti così come ai nostri soci più importanti un servizio personalizzato e di qualità ineccepibile, valorizzandone così l’operato.

Veniamo quindi a una domanda personale, quali generi musicali o bands dal Ticino può consigliarci in questo momento?
La scena musicale ticinese ha vissuto in questi anni, dal 2002 ad oggi, diversi avvicendamenti tra generi musicali molto diversi tra loro. Se agli inizi di SUISA Lugano la maggior parte delle bands venivano dalla scena Hard Rock e Metal, attorno al 2005 la scena ticinese si focalizzava molto sull’Hip Hop e sul Rap. In questi anni sembra invece andare per la maggiore il New Folk (Sebalter/Make Plain), l’Indie Rock (On The Camper Records/Francesca Lago) o il «classico» Pop Rock (Sinplus/Charlie Roe).


«SUISA à Lugano est une référence importante pour la scène de la musique au Tessin»

Avec des bureaux à Zurich, Lausanne et Lugano, SUISA est représentée dans trois régions linguistiques de Suisse. A Lugano, quatre collaborateurs sont en charge des membres et clients de langue italienne au Tessin. Cela fait maintenant 100 jours que Stefano Keller, le nouveau responsable de la succursale tessinoise, est entré en fonction. Dans cet entretien, il explique, entre autres, pourquoi le bureau de Lugano nécessite des personnes polyvalentes, en quoi la SUISA contribue à l’encouragement de la création artistique au Tessin, et il présente les principaux objectifs qu’il vise en tant que responsable de la succursale tessinoise. Texte/interview: Michael Welti

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En fonction depuis 100 jours: Stefano Keller, le nouveau responsable de la succursale SUISA à Lugano. (Photo: Francesco Fumagalli)

Pourquoi SUISA a-t-elle un bureau à Lugano? Les bureaux de Zurich et Lausanne ne pourraient-ils pas s’occuper des membres et clients tessinois?
Stefano Keller: Que ce soit pour nos membres ou pour nos clients, il est important que SUISA soit représentée dans les trois régions linguistiques. C’est avant tout une question de proximité. La présence de SUISA à Lugano permet aux acteurs italophones de la branche de la musique de faire leurs demandes et de recevoir des conseils dans leur langue maternelle. Il est aussi essentiel qu’un échange actif ait lieu entre les différentes régions linguistiques de Suisse. C’est la raison pour laquelle SUISA a décidé, en 2002, d’ouvrir un bureau à Lugano. Entre-temps, la succursale tessinoise est devenue une référence importante pour la scène musicale de la Suisse italienne, et ce, notamment grâce à la compétence et à l’engagement de ses collaborateurs.

Quelles sont les principales tâches des collaborateurs du bureau de Lugano?
Nos tâches comprennent, d’une part, presque toutes les prestations que nous offrons à nos membres: inscriptions, productions propres, déclarations d’œuvres, rémunérations et rentes. Pour nos clients, nous couvrons également la quasi-totalité des services relatifs aux licences, c’est-à-dire: musique de fond, concerts mais aussi diffusions à la radio ou la télévision. Le bureau tessinois de SUISA compte quatre collaborateurs: étant donné que nous sommes une petite équipe, nous devons tous être polyvalents et adopter l’approche pluridisciplinaire de SUISA. Cette particularité est sans conteste un enrichissement pour la culture d’entreprise de SUISA.

Dans quel sens SUISA contribue-t-elle à la vie culturelle du Tessin?
Outre notre rôle de référence important pour la branche de la musique tessinoise, SUISA est présente dans le cadre de plusieurs manifestations publiques comme le Festival du Film de Locarno ou le MusicNet à Lugano. Mais nous organisons aussi des événements de networking pour les auteurs et les éditeurs et leur offrons ainsi la possibilité de se rencontrer et d’échanger. Ce type de rencontres a déjà donné naissance à des projets intéressants entre des artistes qui ne se connaissaient presque pas au départ.

Que fait SUISA à Lugano pour l’encouragement des musiciens au Tessin?
C’est avant tout sous forme de conseils que le bureau de Lugano apporte son soutien aux musiciens du canton du Tessin. Ces conseils couvrent toute la palette des prestations de SUISA. En d’autres termes: lorsqu’un musicien de langue italienne contacte SUISA par e-mail, téléphone, courrier, ou lorsqu’il passe personnellement à notre bureau, il obtient un conseil complet sur son activité.

Vous êtes en poste depuis 100 jours en tant que responsable de la succursale SUISA à Lugano. Quels objectifs souhaitez-vous atteindre?
SUISA Lugano doit être une équipe compétente, polyvalente et bien rodée qui peut accomplir ses tâches de manière aussi efficace que possible. Chaque collaborateur doit travailler de manière indépendante, tout en étant capable d’apporter son soutien à ses collègues. Un de mes objectifs est de pouvoir offrir un service plus personnel et qualitativement irréprochable à nos clients et membres les plus importants.

Et, pour finir, une question un peu plus personnelle: quels musiciens ou groupes tessinois recommanderiez-vous actuellement?
La scène musicale tessinoise a énormément évolué au cours de ces 10 à 20 dernières années. Elle est très riche et variée! Au début des activités de SUISA à Lugano, la plupart des groupes venaient de la scène du hard rock ou du metal. La scène hip-hop et rap s’est développée à partir de 2005 et, au cours de ces dernières années, des musiciens d’autres styles musicaux ont fait leur apparition. Sebalter et Make Plain se distinguent par exemple dans le style new folk, tandis que les artistes du label tessinois On The Camper Records ou encore Francesca Lago se sont fait un nom dans l’indie rock. Il y a également des musiciens issus de la musique rock/pop classique comme Sinplus et Charlie Roe.

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