Archive de tag: Showcase

Nouvelles perspectives pour les créateurs suisses de musique grâce à la présence à l’IKF

La FONDATION SUISA et Pro Helvetia ont animé pour la première fois un stand commun, sous l’affiche «Swiss Music», à la 31e Internationale Kulturbörse Freiburg im Breisgau (bourse internationale culturelle de Fribourg-en-Brisgau). Le bilan est positif. Texte d’Urs Schnell, FONDATION SUISA

FONDATION SUISA: Nouvelles perspectives pour les créateurs suisses de musique grâce à la présence à l’IKF

Mich Gerber lors de son intervention à l’Internationale Kulturbörse Freiburg 2019. (Photo: Marcel Kaufmann)

L’an passé, l’Internationale Kulturbörse Freiburg (Bourse internationale de la culture de Fribourg-en-Brisgau) a fêté son 30e anniversaire avec une thématique suisse. La FONDATION SUISA était alors présente comme observatrice, afin d’évaluer si le salon le plus important de l’espace germanophone consacré aux productions scéniques, à la musique et à l’événementiel se prêterait à une participation des créateurs suisses de musique. Des voix se faisaient régulièrement entendre du côté de la scène musicale, arguant qu’une telle participation offrirait de nouvelles opportunités pour se produire sur les scènes allemandes et dans les petits théâtres.

La FONDATION SUISA s’engage depuis des années à l’étranger, dans des festivals de showcases musicaux et des salons dédiés à la musique, afin de développer les liens entre la création musicale nationale et les agences et organisateurs internationaux. Après un examen approfondi du potentiel de l’IKF, il fut ainsi évident qu’il fallait appliquer pour la première fois cette année, du 20 au 23 janvier à Fribourg, le concept d’un stand commun suisse.

Durant trois jours, le stand «Swiss Music», en collaboration avec Pro Helvetia, a permis aux artistes et à leurs agences d’avoir accès au vaste milieu des programmateurs, et surtout à ceux qui travaillent en dehors du réseau musical habituel: les petits théâtres, qui misent sur un programme de cabaret varié, bénéficient tout particulièrement des nouvelles perspectives ouvertes par l’échange musical avec la scène musicale suisse.

Notre stand commun a donné aux créateurs de musique et aux agences la possibilité de se présenter à un large public, sans devoir louer un stand coûteux à leurs propres frais, et d’utiliser de manière optimale l’IKF comme plateforme d’échange, place de marché et lieu de développement. Beaucoup ont perçu positivement le fait que l’IKF ne soit pas un salon exclusivement dédié à la musique, et donc un domaine inexploré à exploiter. L’emplacement du stand «Swiss Music», directement à côté de l’entrée connexe à la halle où se trouvaient les arts de la scène et le théâtre de rue, a contribué à sa visibilité.

Les spectacles du Postharmonic Orchestra, de Mich Gerber, Gina Été, Moes Anthill, Bruno Bieri et Park Stickney ont permis de révéler en direct, sur la scène, le vaste éventail de protagonistes exceptionnels.

Les retours sur cette première présence suisse à Fribourg-en-Brisgau sont jusqu’à présent tous positifs. L’IKF, en tant que point de rencontre majeur pour les petites et moyennes productions scéniques de l’espace germanophone, offrira également à l’avenir de nouvelles opportunités aux musiciennes et musiciens suisses.

Plus d’informations sur:
ikf.swissmusic.ch et www.fondation-suisa.ch/ikf

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La FONDATION SUISA et Pro Helvetia ont animé pour la première fois un stand commun, sous l’affiche «Swiss Music», à la 31e Internationale Kulturbörse Freiburg im Breisgau (bourse internationale culturelle de Fribourg-en-Brisgau). Le bilan est positif. Texte d’Urs Schnell, FONDATION SUISA

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Mich Gerber lors de son intervention à l’Internationale Kulturbörse Freiburg 2019. (Photo: Marcel Kaufmann)

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SUISA à la 20e édition du Festival m4music

Au cours des vingt dernières années, le Festival m4music est devenu un rendez-vous incontournable de la pop suisse. Pour son jubilé, le Festival offre en 2017 de nombreuses opportunités de networking, des réunions d’information, des soirées de concerts ainsi qu’une Showcase Stage pour les jeunes talents suisses. Grâce à ces multiples activités, le public pourra découvrir la diversité de la scène musicale actuelle. Texte d’Erika Weibel

SUISA à la 20e édition du Festival m4music

En 2016, plus de 700 chansons ont été envoyées pour la Demotape Clinic. Veronica Fusaro (photo) a reçu le premier Prix «Demo of the Year» pour sa chanson «Come To Naught» et le «FONDATION SUISA Award» dans la catégorie Pop. (Photo: Alessandro Della Bella)

SUISA soutient le Festival m4music depuis de nombreuses années. Cette année encore, les musiciens pourront profiter de l’expertise des collaborateurs de SUISA à l’occasion de deux tables rondes et étoffer leur réseau lors de l’apéritif destiné aux professionnels. En outre, SUISA sponsorise la Showcase Stage, où les jeunes talents suisses peuvent présenter leur musique au public du Festival.

La FONDATION SUISA pour la promotion de la musique est le principal partenaire de la Demotape Clinic – un événement dont la réputation n’est plus à prouver – qui a lieu dans le cadre du Festival m4music. Dans les domaines Rock, Pop, Urban et Electronic, les meilleures chansons parmi les démos reçues seront récompensées par les «FONDATION SUISA Awards». Le premier Prix «Demo of the Year» sera également remis en partenariat avec le «Pour-cent culturel Migros». La cérémonie des Awards se tiendra le samedi 1er avril 2017 à 19h00, au Box de Schiffbau. En parallèle, la FONDATION SUISA remettra, en collaboration avec les Journées de Soleure et m4music, les Prix récompensant les «Best Swiss Video Clips 2017».

Toutes les réunions d’information et les représentations de la Showcase Stage sont gratuites.

Tables rondes m4music 2017 avec la participation de SUISA

Vendredi 31 mars 2017, 14h45, Matchbox
Discussion sur les questions de droits d’auteur: extrait, remix, mashup

Les extraits et remix sont monnaie courante dans la branche musicale. Cependant, ce thème est au cœur de discussions animées et soulève des interrogations auprès des professionnels de la musique: qu’est-ce qui est autorisé, qu’est-ce qui ne l’est pas? Quels sont les droits à acquérir, où les trouver, quand et auprès de qui? Autant de questions qui prennent une nouvelle dimension en ces temps de révolution numérique. La loi régissant le droit d’auteur est-elle en mesure d’y répondre de manière adaptée? Cette table ronde sera présentée par SUISA.

Samedi 1er avril 2017, 17h45, Matchbox
Blockchain: plus qu’une tendance?

La blockchain est la technologie du moment. Aucun autre sujet ne déchaîne autant les passions des fondateurs, investisseurs et experts en stratégie informatique que le concept de monnaie digitale Bitcoin. Dans le secteur financier, il se murmure que la blockchain aurait le potentiel pour révolutionner la branche économique. Elle permet en effet des transactions ultra-rapides et entièrement sécurisées, le tout sans intermédiaire. C’est également un débat dans l’industrie musicale: les recettes pourraient être réparties automatiquement et en toute sécurité entre les ayants droit, ce qui pourrait considérablement modifier les rapports de force qui existent au sein de l’industrie. Mais comment fonctionne exactement la blockchain? Cette discussion permettra de présenter le sujet et de débattre des opportunités et défis pour les musiciens et les sociétés de gestion. Andreas Wegelin, Directeur général de SUISA, sera l’un des participants au débat.

www.m4music.ch

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En 2016, plus de 700 chansons ont été envoyées pour la Demotape Clinic. Veronica Fusaro (photo) a reçu le premier Prix «Demo of the Year» pour sa chanson «Come To Naught» et le «FONDATION SUISA Award» dans la catégorie Pop. (Photo: Alessandro Della Bella)

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L’édition 2016 de Jazzahead! a swingué sur des rythmes suisses

Invitée d’honneur au Jazzahead! 2016 à Brême, la Suisse a présenté un vaste répertoire stylistique aux 2750 participants et 15 000 visiteurs, à l’image de sa devise «Schweizsuissesvizzerasvizra». Celle-ci symbolisait les quatre «sortes» de Suisse qui peuvent parfois avoir le même son de cloche, tout en formant un ensemble original et hétéroclite. Texte d’Urs Schnell, FONDATION SUISA

Jazzahead-2016-Pilgrim-in-concert

Le saxophoniste zurichois Christoph Irniger s’est produit sur scène avec sa formation, Pilgrim, le 21 avril 2016 lors de la Swiss Night du festival Jazzahead! (Photo: Ingo Wagner)

Invitée d’honneur, la Suisse a présenté à Brême des artistes aux influences jazz très variées sous la devise «Schweizsuissesvizzerasvizra»: celle-ci symbolisait les quatre «sortes» de Suisse qui peuvent parfois avoir le même son de cloche, mais forment un ensemble original et hétéroclite.

Le mélange des cultures a également marqué le festival Jazzahead!, qui a eu lieu durant les deux semaines précédant le salon. La grande variété de représentations proposées allait du spectacle de marionnettes «Les physiciens» de Dürrenmatt à l’exposition «L’électorat – la voix du peuple» illustrant les campagnes électorales suisses. Une affiche présentant une lolette infestée de mouches bleues a même été ressortie des archives. L’objectif de cette affiche était de rappeler à la ménagère que, une fois sortie de l’isoloir, sa place était au foyer.

Du jazz suisse en live

Le jury du Jazzahead! a présenté sa sélection helvétique de showcase, le 21 avril dans le cadre de la Swiss Night, à l’issue du premier jour du salon qui en comptait quatre. Celle-ci a révélé un vaste répertoire stylistique allant du programme solo «Beat Diary» du dynamique explorateur de sons Julian Sartorius et membre du trio Colin Vallon, aux beats perforants des nappes sonores de la formation Plaistow.

Nous y avons aussi retrouvé des visages familiers, déjà présents lors d’éditions précédentes, notamment Weird Beard et le quartet Elina Duni, tandis que Nik Bärtsch’s Ronin et Hildegard lernt fliegen étaient gratifiés d’une standing ovation lors du concert de clôture à la Glocke.

«Pour nous, tout a vraiment commencé après le showcase du festival Jazzahead! 2012», raconte Matthias Wenger, le saxophoniste de Hildegard lernt fliegen. Et bien qu’une participation au salon ne soit pas toujours suivie d’une évolution de carrière à vitesse grand V, comme ce fut le cas pour le sextuor formé autour de l’acrobate vocal Andreas Schaerer, pour beaucoup d’artistes, l’agenda de tournée se remplit sensiblement à l’issue de cet événement.

Tisser et entretenir ces relations professionnelles

Les musiciens qui participent au salon sans présenter de showcase doivent toutefois se manifester par d’autres moyens. Avec son quartet Kaleidoscope String, le violoniste Simon Heggendorn avait déjà assuré un showcase lors du salon Classical:Next. «Nous avons déjà noué quelques contacts, mais nous sommes surtout là pour la partie conférences», explique-t-il. «De plus, nous sommes davantage un groupe qu’un quatuor à cordes classique et avons donc plutôt notre place ici. C’est pour cela que je me suis inscrit au matchmaking.»

Le «matchmaking» est une sorte de speed dating durant lequel on demande aux participants quels sont leurs besoins pour ensuite leur présenter les bons interlocuteurs. La gestionnaire culturelle Nicole Mayer a, quant à elle, choisi une autre voie : «Je me renseigne le plus tôt possible sur les personnes qui seront présentes au salon et j’essaie de prendre rendez-vous avec celles qui m’intéressent ou bien de les reconnaître lorsque je les croise par hasard. Je suis seulement présente sur le stand lorsque j’y ai fixé un rendez-vous.»

Le pays invité mise sur un effet à long terme

Organisé chaque année, l’Alpine Cocktail offre la possibilité de se rencontrer dans un cadre moins structuré. Cet apéritif a permis aux participants de faire connaissance de manière informelle autour d’un verre de vin autrichien en dégustant du fromage suisse. Pour les amateurs de crus suisses, accompagnés d’un carré de chocolat noir, le Swiss Lounge accueillait cette année des représentants de la scène musicale suisse. Du collaborateur de label discographique au représentant de fondation, il était possible de les rencontrer dans le cadre de la série d’entretiens «Un verre de vin avec …».

Cette année, Jazzahead! a permis à la Suisse de se présenter à 969 exposants (la tendance est à la hausse), 2750 participants professionnels et 15 000 visiteurs. Une présence visible de toutes parts qu’elle a notamment mis en avant avec son graphisme rouge vif et un portrait plus grand que nature de Nik Bärtsch dominant le hall du salon et attirant immédiatement l’œil du visiteur.

On ne peut pas encore tirer un bilan final de l’événement. Ce n’est que rarement pendant, ou immédiatement après, que le succès de la démarche découlant d’une présence à un salon musical peut se manifester. «Pour le pays invité, les répercussions sont surtout envisagées sur le long terme», déclare Marcel Kaufmann, responsable de projet à la FONDATION SUISA qui a orchestré la présence suisse sur le salon en collaboration avec Pro Helvetia et le syndicat musical suisse (SMS). «Le jazz suisse jouit d’une excellente réputation sur la scène internationale. Nous souhaitions, à travers ce festival, qu’il marque les esprits plus encore au niveau mondial.»

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Invitée d’honneur au Jazzahead! 2016 à Brême, la Suisse a présenté un vaste répertoire stylistique aux 2750 participants et 15 000 visiteurs, à l’image de sa devise «Schweizsuissesvizzerasvizra». Celle-ci symbolisait les quatre «sortes» de Suisse qui peuvent parfois avoir le même son de cloche, tout en formant un ensemble original et hétéroclite. Texte d’Urs Schnell, FONDATION SUISA

Jazzahead-2016-Pilgrim-in-concert

Le saxophoniste zurichois Christoph Irniger s’est produit sur scène avec sa formation, Pilgrim, le 21 avril 2016 lors de la Swiss Night du festival Jazzahead! (Photo: Ingo Wagner)

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Petit bilan du Festival M4music 2016 vu par SUISA

La 19e édition du Festival M4music a eu lieu à la mi-avril 2016. SUISA était à nouveau de la partie en tant que partenaire, et a notamment présenté une table ronde à Lausanne et une autre à Zurich. Les créateurs de musique ont également pu soigner leur réseau lors du traditionnel apéritif SUISA et Swissperform réservé aux professionnels. Texte de Michael Welti

M4music-2016-Schiffbau

Le M4music 2016 a attiré environ 6000 passionnés de musique et 850 professionnels à Zurich et Lausanne. (Photo: Pour-cent culturel Migros)

Outre de nombreux concerts avec des groupes suisses et internationaux, le festival M4music a une nouvelle fois proposé un programme annexe très riche, avec des workshops et des panels. SUISA a participé à l’organisation de deux tables rondes sur des questions actuelles concernant le marché suisse de la musique.

Lausanne: débat sur les redevances en cas de concerts

M4music-2016-Panel-Le-Romandie

Débat sur l’organisation de concerts en Suisse lors du Festival M4music à Lausanne avec (de g. à d.): Gil Vassaux, Yvan Jaquemet, Patrick David, Michael Drieberg, Nadia Demont et Stéphane Gobbo (animation). (Photo: Erika Weibel)

Lors de la journée d’ouverture du festival, le club lausannois Le Romandie a accueilli un panel portant le titre suivant: «Organiser des concerts en Suisse: rien que des frais?». En début de débat, Nadia Demont, de SUISA Lausanne, a rappelé exemple à l’appui que plusieurs auteurs peuvent être ayants droit sur un titre.

Pour 20 chansons de Johnny Hallyday, il peut y avoir au total 49 ayants droit, a expliqué Nadia Demont. Alors que le cachet en cas de concert va à l’interprète -ici Johnny Hallyday-, par le biais des redevances SUISA, une rémunération est également assurée aux compositeurs et paroliers pour leur travail.

Les participants ont débattu du système tarifaire de SUISA et estimé que certaines améliorations pouvaient être apportées. Un manque de transparence concernant les différents rabais accordés sur les redevances a par exemple été relevé. Dans ce contexte, on a un peu vite oublié que les conditions tarifaires détaillées sont aisément accessibles, notamment sur le site Internet de SUISA.

Des critiques ont également été émises par les organisateurs de concerts sur le montant des redevances de droit d’auteur à payer. La totalité du risque financier est assumée par l’organisateur et les marges sont faibles. Michael Drieberg (Live Music Production) a ainsi fait remarquer: «Les belles années avec U2 et Tina Turner sont derrière nous. Aujourd’hui, c’est un fait, nous gagnons moins.»

Zurich: le droit d’auteur à l’ère d’Internet

M4music-2016-Panel-Moods

Les participants au débat présenté par SUISA lors du M4music à Zurich (de g. à d.): Willi Egloff, Martin Steiger, Marina Villa (animation), Patrick Dehmer, Fabian Niggemeier. (Photo: Erika Weibel)

L’après-midi du deuxième jour du festival, le Moods de Zurich a accueilli une table ronde sur le thème suivant: «Quelle place pour le droit d’auteur sur Internet?». Quel rôle joue le droit d’auteur en lien avec les évolutions technologiques numériques? Bride-t-il la créativité, ou est-ce plutôt lui qui permet à cette créativité de s’épanouir en prévoyant une rémunération des auteurs pour leur travail?

Lors du panel, il a rapidement été constaté que la discussion autour du droit d’auteur est complexe. Si d’un côté les contenus protégés doivent être utilisables, de l’autre les auteurs doivent également être rémunérés correctement pour leur travail.

Le modèle de l’industrie du film critiqué

Durant la discussion, il a été mis en évidence que la cause des infractions contre le droit d’auteur sur Internet provient souvent du manque de conscience de la situation d’illégalité, ou de l’ignorance des utilisateurs. Les modèles de mise en valeur avec publication «décalée dans le temps», comme le fait encore l’industrie du film, ont été mentionnés comme incitation possible à des comportements abusifs d’utilisation.

Willi Egloff, de l’Association suisse des producteurs de films, a répondu que les producteurs de films ne pouvaient financièrement se permettre de sortir un film dans le monde entier au même moment dans plusieurs langues. Il a signalé que les coûts de production pour un film suisse bon marché sont d’environ 1 million de francs suisses. Ces dépenses ne peuvent être récupérées que par des ventes de billets et précisément par la mise en valeur au moyen d’une publication décalée dans le temps.

Contre le manque de conscience de la situation d’illégalité et l’ignorance de certains utilisateurs, des messages d’avertissement pourraient constituer une mesure utile, a estimé Fabian Niggemeier de SUISA. Par exemple dans le cas où des parents, détenteur d’une connexion Internet, apprennent par un avertissement que leur enfant se comporte de manière illégale sur Internet.

Nécessité d’une révision du droit d’auteur

Les participants à la discussion n’étaient pas du même avis sur la question de la nécessité ou de la possibilité de bloquer des sites Internet qui violent le droit d’auteur. Ils ont par contre été unanimement d’accord quant à la nécessité d’adapter la loi sur le droit d’auteur aux réalités d’Internet.

Fabian Niggemeier a cependant émis l’avertissement suivant: la loi suisse sur le droit d’auteur devrait rester neutre par rapport aux technologies. Par exemple, la proposition actuelle de révision de la loi mentionne la technologie «peer-to-peer». Cela n’a pas de sens: «Dans dix ans, cette technologie n’aura plus d’importance», a estimé Fabian Niggemeier. Et de nouvelles technologies vont apparaître, ce qui nécessiterait à chaque fois une adaptation compliquée de la loi.

Apéritif pour professionnels, scène de showcases et demotape clinic

L’apéritif SUISA/Swissperform pour professionnels à Zurich a une nouvelle fois été fréquenté par un très grand nombre de créateurs de musique, et mis à profit pour nouer de nouveaux contacts ou entretenir le réseau existant. A Lausanne, le «Coffee and Cake by SUISA», organisé pour la seconde fois lors de cette édition, a également permis de soigner les contacts.

SUISA est aussi partenaire du Showcase Stage organisé par Swissperform. Les groupes suisses et musiciens se présenteront au public et seront sur scène vendredi et samedi à Zurich.

Lors de la demotape clinic de cette année, le prix principal «Demo of the Year 2016» a été remporté par Veronica Fusaro & Band, de Thoune, pour le titre «Come To Naught». Les «FONDATION SUISA Awards» dans les catégories rock, pop, urban et electronic sont allés à:

  • Catégorie pop: Veronica Fusaro & Band (BE) pour «Come To Naught»
  • Catégorie electronic: Audio Dope (BS) pour «Unconditional (feat. Emilia Anastazja)»
  • Catégorie rock: John Gailo (ZH) pour «Brain»
  • Catégorie urban: Pink Flamingo (GE) pour «She Goes»
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Le M4music 2016 a attiré environ 6000 passionnés de musique et 850 professionnels à Zurich et Lausanne. (Photo: Pour-cent culturel Migros)

Outre de nombreux concerts avec des groupes suisses et internationaux, le festival M4music a une nouvelle fois proposé un programme annexe très riche, avec des workshops et des panels. SUISA a participé à l’organisation de deux tables rondes sur des questions actuelles concernant le marché suisse de la musique.

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Présenter, c’est innover: quatrième édition de Classical:NEXT

Déménager la Classical:NEXT dans la salle de concert rotterdamoise de Doelen, après deux ans passés sur les très vénérables parquets viennois, était certainement un coup de poker osé de la part de l’organisateur Piranha Arts. Mais il s’est révélé habile, car l’objectif de ces rencontres musicales se reflète bien dans l’esprit du port néerlandais à l’architecture audacieuse, colorée et moderne: présenter les courants et les projets actuels et innovants de la scène classique internationale. Par Lisa Nolte, contributrice invité

Classical-Next-2015-Kaleidoscope-String-Quartet

Surprise lors du showcase du Kaleidoscope String Quartet suisse à la Classical:NEXT 2015: un siège est resté vide. La performance réarrangée pour un trio à cordes à la dernière minute a été saluée par une salve d’applaudissements. (Photo: Eric van Nieuwland)

La quatrième édition de l’événement musical Classical:NEXT s’est tenue à Rotterdam du 20 au 23 mai 2015. Depuis maintenant trois ans, la Suisse y est présente avec son stand commun porté par la FONDATION SUISA. Et, tout comme la Classical:NEXT avec ses 1000 participants, la musique «made in Switzerland» peut elle aussi se féliciter d’un nouveau petit record en 2015: 20 ensembles, labels, organisateurs, associations et fondations sont venus de tout le pays pour converger vers Doelen, du festival de Lucerne DC Audio Engineering, en passant par la fondation J. S. Bach de Saint-Gall et les Madrigalisten de Bâle.

Fourmillement sur le stand suisse

Il vaut toujours la peine de parcourir la longue route qui sépare désormais l’événement de la Suisse. Et les participants du stand le prouvent, eux qui sont venus une nouvelle fois au salon et ont utilisé sans relâche les bureaux «pop up» installés dans l’Arcadis Zaal du premier étage pour y organiser leurs réunions. Le Canada, pays invité, a planté sa tente juste à côté du stand suisse, ce qui a certainement contribué à entretenir le flux constant de passants sur cet emplacement un peu à l’écart. Mais c’est le désormais traditionnel apéro «Alpine cocktail», co-organisé par la Suisse et l’Autriche, qui a véritablement attiré les foules. Parmi les convives se trouvait Jasper Renema, le référent culture de l’ambassade suisse.

Les nouveaux venus ont pu d’ailleurs profiter eux aussi de l’expérience des autres participants. C’est ainsi que Felix Heri, co-directeur de la Sinfonietta de Bâle, décrit ses premières impressions: «C’est une atmosphère très particulière. Il se passe énormément de choses et l’on peut presque passer son temps à aller de stand en conférence, sans faire de pause. Pour réseauter, c’est super d’avoir à ses côtés quelqu’un comme Etienne Abelin, qui peut aider à ouvrir des portes et à nouer des contacts».

Le violoniste Etienne Abelin, membre cette année du jury des showcases, fait partie des porte-étendards suisses à la C:N. Il pense que le déménagement à Rotterdam était une bonne idée: «Ici, on ne pense pas du tout le classique comme dans les pays germanophones. On met plus l’accent sur un lien organique entre le contenu, la présentation et la communication. La transmission est d’une certaine manière pensée avec le contenu et n’en est pas séparée.»

Showcases et prix de l’innovation

La présentation joue un rôle prépondérant à la C:N, et cela se voit dans les showcases. De l’art vidéo, des ambiances lumineuses sur scène ou des chants diphoniques, accompagnés de mouvements expressifs à la limite de la danse expressionniste: voilà quelques-unes des friandises pour les yeux qui ont été offertes au spectateur.

Entre ces concerts à la scénographie sophistiquée, la performance du Kaleidoscope String Quartet semblerait presque traditionnelle, mais c’est sans compter le talent avec lequel la formation surprend son public. En effet, en l’absence du second violon, le quartet a dû réarranger dans l’urgence ses morceaux pour l’adapter à un trio à cordes. L’engagement sans relâche des trois musiciens a été salué par un tonnerre d’applaudissements et de cris d’admiration à l’issue de leur prouesse.

La présence suisse à Rotterdam a été marquée par un dernier grand moment lors du gala de clôture: la remise du premier Prix de l’innovation, décerné par la «Classical:NEXT Community» (c’est ainsi que les organisateurs aiment à appeler, depuis la première édition, tous les accrédités) par vote électronique. Le premier prix a été remis au projet Ark Nova du festival de Lucerne, qui, grâce à une salle de concert gonflable, a fait à nouveau résonner la musique dans la région japonaise du Tohoku, dévastée par le séisme et le tsunami. «L’innovation peut surgir partout et à tout moment», explique Michael Haefliger, directeur du festival de Lucerne. «Elle se trouve à l’intersection entre l’art, la communauté et le sens.»

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Déménager la Classical:NEXT dans la salle de concert rotterdamoise de Doelen, après deux ans passés sur les très vénérables parquets viennois, était certainement un coup de poker osé de la part de l’organisateur Piranha Arts. Mais il s’est révélé habile, car l’objectif de ces rencontres musicales se reflète bien dans l’esprit du port néerlandais à l’architecture audacieuse, colorée et moderne: présenter les courants et les projets actuels et innovants de la scène classique internationale. Par Lisa Nolte, contributrice invité

Classical-Next-2015-Kaleidoscope-String-Quartet

Surprise lors du showcase du Kaleidoscope String Quartet suisse à la Classical:NEXT 2015: un siège est resté vide. La performance réarrangée pour un trio à cordes à la dernière minute a été saluée par une salve d’applaudissements. (Photo: Eric van Nieuwland)

La quatrième édition de l’événement musical Classical:NEXT s’est tenue à Rotterdam du 20...Continuer