Archive de tag: Salon de la musique

33 1/3 tours et 33 1/3 années plus tard

Les pensées qui nous traversent l’esprit en écoutant de la musique sont parfois étranges. C’est ce qui m’est arrivé récemment en écoutant une fois de plus le merveilleux album «Kind of Blue» de Miles Davis. Et je me suis souvenu que cette musique était à l’origine sur vinyle, c’est-à-dire sur disque longue durée. Par Urs Schnell, directeur de la FONDATION SUISA

33 1/3 tours et 33 1/3 années plus tard

La fondation pour la promotion de la musique de SUISA a fêté cette année ses 33 1/3 années. (Photo: SUISA / Manu Leuenberger)

33 1/3 tours par minute – c’est la vitesse à laquelle tourne un disque vinyle – mais il se passe des choses incroyables dans cet intervalle de temps si précisément chronométré. «So What» – les premières lignes de basse nous entraînent déjà dans un autre monde. Le rythme qui s’élève par la suite libère les pensées, et celles-ci commencent souvent à des instants précis pourtant insoupçonnés. Je dois avouer que si nous n’avions pas mis en ligne un site Internet révisé comprenant un nouveau portail de recherche, je ne me serais pas penché aussi intensément sur l’histoire de la Fondation. Et je n’aurais sans doute pas découvert que 33 1/3 ne représente pas seulement la vitesse de rotation d’un disque longue durée, mais signifie également que la FONDATION SUISA a fêté cette année ses 33 1/3 années – un tiers de siècle.

À l’instar de Miles Davis et John Coltrane qui, par la suite, ont allègrement jonglé avec les intervalles de temps dans des morceaux comme «Freddie Freeloader», «Blue in Green» et «All Blues», reliant hier et aujourd’hui pour esquisser un nouveau lendemain, j’ai improvisé mentalement à travers le passé, le présent et le futur de notre fondation.

Le tourne-disque – qui était encore l’un des principaux protagonistes lors de la création de la Fondation – a rapidement disparu. Via le Compact Disc, le support physique s’est rapidement effacé devant l’essor de l’espace virtuel et, avec la perte de l’haptique, l’industrie musicale s’est vue totalement déstabilisée. Un gigantesque changement, surtout pour ceux qui vivent de la musique. Mais aussi pour ceux qui soutiennent la création musicale actuelle.

33 1/3 ans au service des créateurs de musique

Sous les notes fugaces et mélancoliques de la trompette de Miles, j’ai pensé aux milliers de requêtes examinées au cours de ces 33 1/3 années, aux innombrables heures passées dans les salons étrangers pour promouvoir la musique suisse. Et surtout, j’ai pensé aux nombreuses personnes – que ce soit au sein du Conseil de fondation, des jurys ou des bureaux – qui font preuve d’un engagement presque incroyable depuis la création de la Fondation en 1989, non seulement pour continuer à faire tourner la machine, mais aussi pour la maintenir constamment sur les rails malgré des changements parfois décisifs.

Pour les lecteurs et lectrices de ces lignes esquissées à la va-vite, si un «Get Going!» s’échappe de ma bouche au son du saxophone de John Coltrane, la transition va sembler de piètre qualité. Mais «Kind of Blue», avec ses moments magiques, rappelle l’humilité que la musique peut susciter chez l’auditeur. Et de rappeler que l’énergie et le temps que nous consacrons à nos programmes de financement sont toujours au service des musiciens/nes.

Car il s’agit d’eux. Et uniquement d’eux.

Soutenir l’élan créatif de la scène musicale suisse

Que les structures économiques s’effondrent pour faire place à de nouvelles réalités ou que les conditions formelles changent au point que les musiciens et musiciennes doivent se «réinventer», notre tâche consiste à nous adapter en permanence pour pouvoir suivre le rythme de l’élan créatif. Car la créativité de la scène musicale suisse est intacte. La contribution financière «Get Going!» est l’un de nos projets les plus récents qui, au-delà de toute condition, loin des définitions de genre et des étiquettes stylistiques, permet aux créateurs de musique d’être libres de s’épanouir comme bon leur semble.

La bonne musique existera toujours. Et la bonne musique nous survivra – voyez «Kind of Blue». Oui, et même le vinyle fait un retour fracassant. 33 1/3 tours par minute, ce n’est pas si mal comme déclaration anachronique envers les bits et les octets. Associés à de la bonne musique, ils servent – comme c’est prouvé ici – de stimulants pour les joutes intellectuelles. Ai-je déjà mentionné qu’en 1959, lorsque «Kind of Blue» a été enregistré, Miles Davis et John Coltrane avaient tous deux 33 ans?

Dans cet esprit … stay turnin’.
Urs Schnell, directeur de la FONDATION SUISA

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33 1/3 tours et 33 1/3 années plus tard

La fondation pour la promotion de la musique de SUISA a fêté cette année ses 33 1/3 années. (Photo: SUISA / Manu Leuenberger)

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Le Midem (1967-2021), ou la fin d’une époque

Pendant des décennies, le Midem de Cannes a été le fleuron d’une industrie musicale florissante. Hommage à l’un des plus grands et des plus glorieux rendez-vous internationaux de la scène musicale. Texte de Marcel Kaufmann, FONDATION SUISA, et Erika Weibel – La versione italiana del testo si trova sotto.

Le Midem (1967-2021), ou la fin d’une époque

Vue extérieure du Palais des Festivals et des Congrès de Cannes pendant le Midem 2009. (Photo: Sanuy / Midem)

«Due to the lasting pandemic and following a review of its activity, RX France has decided to no longer continue to organize the Midem event.» (En raison de la pandémie durable et suite à une refonte de son activité, RX France a décidé de ne plus organiser les événements du Midem.) (Midem.com, décembre 2021)
Le Midem, ou Marché international du disque et de l’édition musicale, a été la plate-forme commerciale la plus importante du monde pour les maisons de disques, florissantes jusqu’à la fin des années 1990. Le secteur de la musique perd avec sa disparition l’un de ses plus célèbres rendez-vous. Depuis 1967, le Midem se tenait chaque année au Palais des festivals et des congrès de Cannes, sur la Côte d’Azur. Un lieu prestigieux, qui accueille également le célèbre festival de cinéma de Cannes ou encore la cérémonie des NRJ Music Awards, mais aussi un symbole de ce qui a précipité la fin du Midem.

Le stand collectif suisse en 2015

Entretiens et réunions dʼaffaires sur le stand collectif suisse en 2015. (Photo: SUISA / FONDATION SUISA)

 

Depuis 1989, la SUISA et la FONDATION SUISA tenaient le stand commun de la Suisse au Midem, avec le soutien de la Fondation des producteurs de phonogrammes. Au nom de cet engagement ayant favorisé, pendant de longues années, les liens de la branche musicale suisse avec l’étranger, nous nous livrons aujourd’hui à une rétrospective.

Le Midem ouvre ses portes pour la première fois le 30 janvier 1967. Bernard Chevry, organisateur des premières éditions du salon, n’a pas choisi le prestigieux décor de la Côte d’Azur par hasard pour ce tout premier rendez-vous international de l’industrie musicale. Dans l’auditorium du Palais des festivals, les représentants des maisons de disques se pressent pour découvrir, pendant les cinq jours de l’événement, la grande variété des morceaux et des spectacles présentés. Les négociations sur les droits se tiennent ensuite, pour la plupart, dans un des bureaux provisoires installés au Grand Hôtel Martinez. Quatre chaînes de radio françaises retransmettent l’événement en direct, et plus de 200 journalistes du monde entier rapportent tous les jours l’actualité du Midem. Plus de 1000 professionnels de la musique, venus principalement d’Amérique du Nord et d’Europe, assistent à cette première édition. Leur nombre doublera l’année suivante, et la surface d’exposition deviendra trois fois plus grande.

Tandis que, du côté suisse, les grands labels surtout font preuve d’une certaine frilosité initiale, plusieurs maisons d’édition répondent très tôt à l’appel du Midem.*

Bernard Chevry a eu du flair, et il fait taire les mauvaises langues qui affirment que le Midem n’est qu’une tentative pour améliorer le remplissage des hôtels cannois pendant la morne saison d’hiver. L’idée d’un salon entièrement consacré aux producteurs et aux éditeurs de musique est venue à cet entrepreneur dynamique lors d’une discussion avec des représentants du secteur dans le cadre d’un salon spécialisé dans les émissions de télévision, également créé par lui. Sa nouveauté remporte un succès colossal : aujourd’hui encore, les anciens participants du Midem racontent, sourire aux lèvres et mélancolie en bandoulière, les fêtes somptueuses données dans les grands hôtels de la Croisette entre 1970 et 1990, où l’on assistait à un défilé incessant de patrons des majors, de stars et de starlettes.

Contrairement à ce que Bernard Chevry a prévu au départ, Cannes reste le lieu d’accueil permanent du Midem et devient petit à petit le rendez-vous annuel emblématique de la branche. Jusque vers la fin des années 2000, le Midem ne cesse de prendre de l’ampleur, accueillant à chaque début d’année jusqu’à 10 000 professionnels de plus de 90 pays.

Stand dʼexposition suisse au salon 2002

La couleur rouge a dominé le design du stand dʼexposition suisse au salon professionnel 2002. (Photo: SUISA / FONDATION SUISA)

Au tournant du millénaire, l’importance croissante d’Internet rebat cependant les cartes de l’industrie musicale. Les supports d’enregistrement physiques perdent du terrain. Les entreprises technologiques entrent en jeu à la place, et développent des possibilités inédites pour les consommateurs de musique. Mais cette clientèle ne se reconnaît plus vraiment dans le noble décor et le format traditionnel du salon du Palais. «Piraterie!», le cri de guerre de l’industrie musicale malmenée, est bientôt remplacé par «Culture gratuite!» et «Fossé des valeurs!». Les musiciens se tournent de plus en plus vers le secteur des concerts, où il y a encore de l’argent à gagner. La concurrence réagit en lançant une kyrielle de festivals showcase dans toute l’Europe. Quand au Midem, il reste le Midem.

En quelques années seulement, toute une branche s’est transformée. Et tout va trop vite pour beaucoup. Avec la baisse des recettes, on se met à réfléchir à deux fois avant de prendre une accréditation au Midem et de réserver une chambre d’hôtel onéreuse à Cannes. Le nombre des exposants ne cesse de décroître.

En 2015, les responsables tentent une fuite en avant: ils déplacent la manifestation de janvier au mois de juin, belle saison sur la Côte d’Azur, et parviennent ainsi effectivement à freiner le recul du nombre de participants observé au cours des années précédentes. Mais l’idée a aussi un effet collatéral moins heureux: de plus en plus de personnes renoncent à acquérir une accréditation professionnelle et se mettent à donner rendez-vous à leurs partenaires d’affaires dans les cafés et les bars de la Croisette, ou à organiser des fêtes dans des maisons et des logements loués. Le dépeuplement des halles du salon se poursuit.

Dès 2017, les responsables du Midem impliquent davantage le secteur du live. Sous la houlette de l’ancien manager d’Universal France, Alexandre Deniot, des scènes originales sont érigées sur les plages pour attirer le public. On courtise les fournisseurs de nouvelles technologies, on adapte les thématiques des conférences et l’on crée des formats attrayants pour les start-ups et les nouveaux venus. En 2020, première année de la pandémie de coronavirus, le Midem présente en outre la solution numérique la plus intéressante qui soit pour remplacer le rendez-vous annuel. Tout cela ne parvient néanmoins plus à retarder l’inéluctable fin du salon. Lors de la dernière édition «en présentiel», en 2019, le nombre d’inscrits atteint un peu plus de la moitié de ce qu’il était dix ans auparavant.

Les responsables doivent faire face au reproche d’avoir senti le vent tourner trop tard. Enfin, le Midem achoppe aussi sur son format désormais désuet et sur son cadre dispendieux au bord de la Méditerranée: la formule ne correspond plus aux attentes et aux moyens financiers de la clientèle d’aujourd’hui. Le Palais des festivals et les hôtels de luxe sont condamnés à devenir les références nostalgiques d’une époque définitivement révolue.

La présence suisse au Salon de la musique 1992

La présence suisse au Salon de la musique 1992: Avec le soutien de la Fondation des producteurs de phonogrammes, SUISA et FONDATION SUISA ont organisé le stand collectif suisse au Midem depuis 1989. (Photo: SUISA / FONDATION SUISA)

Ce qui reste, cependant, c’est la richesse des rencontres – notamment celles faites au stand commun de la Suisse à partir de 1989 – auxquelles le Midem a contribué et qui ont façonné durablement de nombreuses carrières musicales. Comme le disait déjà l’éditeur suisse de musique Albert Brunner (Helbling & Co.) en 1968: «Une seule rencontre personnelle vaut mieux que cent lettres.»

Le père du Midem, Bernard Chevry, n’a pas assisté à la disparition de l’événement, puisqu’il est décédé en 2019, peu avant la dernière édition «présentielle».

Cher Midem, bel ancien fleuron de l’industrie musicale, tu as su réaliser de nombreux rêves et rassembler avec talent le monde de la musique dans ton écrin glamour pendant des décennies. Nous t’en remercions. Tu vas nous manquer.

*Entreprises suisses accréditées au Midem en 1968:
Editions Chappell S.A.
Editions COA
Goodman Music S.A.t
Edition Helbling
International Melodizs
Editions Melodie
Mondiamusic S.A.R.L.
Muzik Center Zurich
Musikvertrieb AG
Phonag Schallplatten AG
R.C.A. Overseas S.A.
Editions Sidem S.A.
Southern Music AG
Star Record
Swiss Record Editions Televox
(Source: Billboard, 20 janvier 1968)

Il Midem (1967-2021): la fine di un’era

Per decenni è stato il fiore all’occhiello di un fiorente business musicale: si tratta del Midem di Cannes. Il necrologio di una delle più sfavillanti e prestigiose fiere specialistiche internazionali della musica. Testo di Marcel Kaufmann, FONDATION SUISA, e Erika Weibel

Il Midem (1967-2021): la fine di un’era

Vista esterna del Palais des Festivals et des Congrès di Cannes durante Midem 2009. (Foto: Sanuy / Midem)

«Due to the lasting pandemic and following a review of its activity, RX France has decided to no longer continue to organize the Midem event». (Midem.com, dicembre 2021)
Il Midem, acronimo di Marché International du Disque et de l’Edition Musicale, è stata la piattaforma commerciale più importante al mondo per etichette ed editori musicali che hanno prosperato fino alla fine degli anni ’90. Con esso, l’industria musicale perde uno dei suoi eventi specialistici più ricchi di tradizione. Dal 1967, la fiera si è tenuta ogni anno al Palais des Festivals et des Congrès di Cannes, direttamente sulla Costa Azzurra. Un luogo prestigioso che ospita anche il rinomato Festival di Cannes o gli NRJ Music Awards, ma anche un simbolo di ciò che alla fine ha portato il Midem alla rovina.

Stand collettivo svizzero nel 2015

Colloqui e incontri dʼaffari allo stand collettivo svizzero nel 2015. (Foto: SUISA / FONDATION SUISA)

Dal 1989, la SUISA e la FONDATION SUISA hanno organizzato lo stand collettivo svizzero al Midem, con il sostegno della Stiftung Phonoproduzierende (Fondazione produttori di fonogrammi). Dopo questo impegno di lunga data a sostegno del collegamento in rete dell’industria musicale svizzera con l’estero, volgiamo oggi uno sguardo al passato:

il 30 gennaio 1967, il Midem ha aperto per la prima volta le sue porte. Bernard Chevry, organizzatore delle prime edizioni del Midem, aveva deliberatamente scelto la prestigiosa Costa Azzurra come scenario del primo incontro mondiale di business musicale. Nell’auditorium del Palais des Festivals, innumerevoli brani e spettacoli sono stati presentati ai rappresentanti di etichette e di editori durante i cinque giorni della fiera. In seguito, i diritti venivano solitamente negoziati in uno degli uffici pop-up del Grand Hotel Martinez. Quattro stazioni radio francesi hanno trasmesso l’evento in diretta e oltre 200 giornalisti internazionali hanno effettuato resoconti quotidiani sul Midem. Più di 1000 professionisti della musica, principalmente dal Nord America e dall’Europa, hanno partecipato all’edizione pilota. Entro un anno, il loro numero doveva raddoppiare e lo spazio espositivo triplicare.

Mentre sul fronte svizzero soprattutto le principali etichette erano all’inizio leggermente titubanti, varie case editrici sono state coinvolte fin dal principio.*

Chevry ha colpito nel segno, smentendo quelle malelingue che sostenevano che il Midem fosso solo un tentativo di aumentare le prenotazioni degli hotel di Cannes durante la fiacca stagione invernale. L’idea di una fiera separata per i produttori e gli editori musicali è venuta all’intraprendente uomo d’affari in occasione di una fiera specialistica per programmi TV da lui stesso creata, durante una conversazione con alcuni rappresentanti dell’industria musicale. La nuova offerta è risultata assai gradita: ancora oggi, le generazioni meno giovani tra gli ex partecipanti raccontano con un sorriso e una punta di malinconia delle sfarzose feste nei Grand Hotel sulla Croisette di Cannes dagli anni’70 agli anni ’90, alle quali partecipavano numerosi capi di spicco, star e starlette.

Contrariamente ai piani originali di Chevry, Cannes è rimasta la sede permanente del Midem ed è diventata sempre più il simbolo dell’incontro annuale dell’industria all’inizio dell’esercizio finanziario. Fino alla fine degli anni 2000, il Midem ha continuato a crescere fino a raggiungere i 10 000 partecipanti specializzati da oltre 90 Paesi.

Stand svizzero alla fiera del 2002

Il colore rosso ha dominato il design dello stand svizzero alla fiera del 2002. (Foto: SUISA / FONDATION SUISA)

Con il nuovo millennio, Internet è diventato una presenza sempre più dominante e ha fondamentalmente stravolto il business della musica. I supporti audio fisici hanno perso importanza. Sono invece entrate in scena le aziende tech, che hanno sviluppato modi inediti di utilizzare la musica. Ma questa clientela non voleva più adattarsi all’ambiente lussuoso e al formato fieristico convenzionale del Palais. Il grido di battaglia della stremata industria musicale «Pirateria!» è stato presto sostituito da «Cultura gratis!» e «Value gap!». I creatori di musica si sono rivolti sempre più all’industria del live, dove c’era ancora qualcosa da guadagnare. La concorrenza ha reagito a tutto ciò sotto forma di innumerevoli showcase festival sparsi in tutta Europa; il Midem, al contrario, è rimasto il Midem.

Nel giro di pochi anni, un’intera industria era cambiata. Per molti è accaduto troppo in fretta. Con il calo delle entrate, molti ci hanno pensato due volte se valesse ancora la pena ottenere un accreditamento Midem, visti i prezzi degli hotel locali. Il numero di espositori è diminuito continuamente.

Nel 2015, i responsabili hanno osato compiere il grande passo: grazie al rinvio da gennaio a giugno e alle temperature estive della Costa Azzurra, il calo del numero di partecipanti degli ultimi anni è stato effettivamente rallentato. Allo stesso tempo, però, ciò ha favorito il fenomeno del free riding: sempre più persone hanno deciso di non acquistare un accreditamento professionale e hanno allestito incontri via cellulare con i loro partner d’affari nei caffè e nei bar sul lungomare o hanno organizzato feste all’interno di case e appartamenti in affitto. L’esodo dai padiglioni espositivi è continuato.

È anche vero che dal 2017 i responsabili del Midem hanno coinvolto maggiormente il settore live. Sotto l’ex manager di Universal France Alexandre Deniot sono stati allestiti palchi sulla spiaggia originali e graditi al pubblico. Sono stati corteggiati vari fornitori di nuove tecnologie, sono stati adattati i temi delle conferenze e sono stati creati formati ricchi di attrattiva per le start-up e i nuovi arrivati al Midem. Nel 2020, primo anno del coronavirus, il Midem ha anche presentato la soluzione digitale più interessante del momento come alternativa per l’incontro annuale. Niente di tutto ciò, però, ha potuto fermare il tramonto definitivo della fiera. Per l’ultima edizione fisica del 2019, si è registrata poco più della metà delle presenze rispetto a dieci anni prima.

Così i responsabili hanno dovuto fare i conti con l’accusa di aver riconosciuto troppo tardi i segni del tempo. Alla fine, il Midem è inciampato nella sua sede e nel suo formato obsoleto. Una fiera convenzionale abbinata alla costosa location mediterranea: due aspetti non più in linea con le idee e le possibilità finanziarie della clientela odierna. Il Palazzo del Festival e i magnifici hotel sono diventati sempre più riferimenti nostalgici a un’epoca passata.

La presenza svizzera alla Fiera della musica del 1992

La presenza svizzera alla Fiera della musica del 1992: la SUISA e la FONDATION SUISA, con il sostegno della Fondazione produttori di fonogrammi, organizzano dal 1989 lo stand comune svizzero alla Midem. (Foto: SUISA / FONDATION SUISA)

Rimangono però gli innumerevoli incontri (dal 1989 anche presso lo stand collettivo svizzero) che hanno avuto luogo al Midem e grazie a esso e che hanno lasciato un segno duraturo in numerose carriere musicali. L’editore musicale svizzero Albert Brunner (Helbling & Co.) aveva già afferrato il nocciolo della questione nel 1968: «Un singolo contatto personale vale più di 100 lettere».

Il fondatore del Midem Bernard Chevry non ha vissuto abbastanza per vedere il tramonto della fiera. È scomparso nel 2019, poco prima dell’ultima edizione in presenza.

Midem, grande dama del business musicale, per decenni hai abilmente riunito le persone sul tuo sfondo glamour e hai trasformato numerosi sogni in realtà. Grazie. Ci mancherai.

*Aziende svizzere accreditate, Midem 1968:
Editions Chappell S.A.
Editions COA
Goodman Music S.A.t
Edition Helbling
International Melodizs
Editions Melodie
Mondiamusic S.A.R.L.
Muzik Center Zurich
Musikvertrieb AG
Phonag Schallplatten AG
R.C.A. Overseas S.A.
Editions Sidem S.A.
Southern Music AG
Star Record
Swiss Record Editions Televox
(Rif: Billboard 20 gennaio 1968)
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Fondation Suisa: Quel avenir pour l’exportation de la musique?

Y aura-t-il un retour à la normale? Le stand commun de la Suisse à jazzahead! Brême 2019. (Photo: Marcel Kaufmann)

Depuis la révolution Internet des années quatre-vingt-dix, la création de valeur sur le marché de la musique s’est déplacée dans une large mesure vers le domaine du Live. Les concerts sont devenus la principale source de revenus pour bon nombre de musiciens et de musiciennes. L’une des conséquences a été l’émergence de nombreux événements de type «showcase». Les artistes avaient par ce biais la possibilité de se présenter à un public professionnel international dans le cadre de performances en direct de durée réduite. Ils espéraient ainsi être retenus par de plus grands clubs ou de plus grands festivals ou être pris sous contrat par des agences opérant à l’international. En association avec différents partenaires, la FONDATION SUISA soutient les efforts d’exportation des musiciens locaux. Depuis de nombreuses années, la fondation organise des plateformes de réseautage suisses à l’occasion de foires et événements internationaux.

Pourtant, ce système bien rodé de déplacements, de performances et de poignées de mains a été brutalement freiné par la pandémie. Les musiciens et musiciennes ont perdu une grande partie de leurs revenus du jour au lendemain, ainsi que leurs filières d’exportation.

Alors que faire? Comment surmonter cette période? Et si l’on ne revenait jamais à la vie d’avant?

L’an dernier, la FONDATION SUISA a participé à de nombreux projets pilotes, testé des outils de chat, encouragé la diffusion des vidéos de showcase par streaming et négocié de nouvelles approches possibles en matière de financement avec les organisateurs. «Une expérience intéressante», «une solution temporaire bienvenue», mais «certainement pas un substitut à un événement en direct»: tel était notre verdict à la fin 2020 – en accord avec une large majorité de musiciens et d’organisateurs.

«Réseauter par Internet n’est pas encore entré dans les habitudes.»

La pandémie a entraîné l’annulation de la quasi-totalité des salons de musique physiques en 2020. Quelques-uns comme le Midem ou le WOMEX ont tenté d’organiser une version virtuelle. Mais les incertitudes liées à la planification étaient encore trop grandes à l’époque. Il était inimaginable d’envisager que des concerts puissent avoir lieu dans un avenir proche. Par conséquent, les organisateurs ont engagé beaucoup moins d’artistes pour ces événements en ligne que pour les spectacles en présentiel. D’autre part, il est impossible de recréer l’ambiance d’un concert Live avec le numérique. Et puis le réseautage par Internet n’est pas encore entré dans les habitudes.

La dernière édition de jazzahead!, organisée tout récemment à Brême de façon virtuelle, l’a d’ailleurs confirmé. Il est vrai qu’il est plus facile d’établir des contacts entre personnes accréditées sur Internet que dans un salon d’expositions bondé. Mais sans l’énergie du collectif autour de soi, on se retrouve vite isolé. Il faudra attendre encore quelques semaines, après des enquêtes approfondies et des discussions avant de pouvoir jauger le succès réel de la présence suisse au plus grand salon mondial du jazz cette année. Autrefois, on pouvait dresser le bilan dès la clôture du salon.

Les deux groupes suisses figurant au programme officiel des showcases de jazzahead! ont choisi deux approches différentes: La formation The True Harry Nulz s’est produite sur une scène à Brême devant une poignée de journalistes qui se sont au moins donné la peine d’applaudir après chaque morceau, ce qu’on pouvait entendre en direct dans le flux. Le showcase du groupe Luzia von Wyl Ensemble, a lui été produit en amont à Zurich, sans public, puis diffusé en flux. Le silence entre les morceaux et l’absence de réactions ont créé le vide autour des artistes.

«Nous devons en permanence inventer de nouveaux scénarios, rester ouverts et remettre en question notre ressenti.»

À l’heure où les campagnes de vaccination redonnent des raisons d’espérer, il serait facile de se contenter d’attendre et de voir dans l’univers en ligne une simple solution temporaire. Mais à une époque où la totalité de notre travail est modifiée en profondeur par la numérisation, de nombreuses questions se posent: l’univers en ligne offre-t-il plus de potentiel que ce qu’on ne croyait en matière d’exportations? Pouvons-nous nous offrir le luxe d’un simple «retour à la normale» à l’heure où la crise climatique mondiale dépasse toutes les pandémies possibles? Une crise qui pourrait avoir un impact durable sur les générations de futurs musiciens et musiciennes et les priver de nombreuses possibilités?

Nous n’avons pas encore de réponses définitives à toutes ces questions. Les changements les plus profonds n’ont pas lieu en ligne, mais dans nos têtes. Et ceux-là mettent plus de temps à opérer que les changements technologiques. D’ici-là, nous devons constamment inventer de nouveaux scénarios, rester ouverts et remettre en question notre ressenti. La priorité absolue reste d’écouter les musiciens et les musiciennes. Car leurs créations doivent pouvoir outrepasser les frontières, aujourd’hui comme demain. C’est en leur nom que la FONDATION SUISA continuera de suivre et de façonner les changements en matière d’exportation musicale.

Nouvel appel à candidatures Get Going!
Pour la quatrième fois, la FONDATION SUISA lancera un appel à contributions Get Going! fin juin/début juillet. Pour tout savoir sur le coup de pouce financier donné à des projets exceptionnels, rendez-vous sur le site Internet de la fondation: www.fondation-suisa.ch
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Covid-19, transition numérique, crise climatique: comment la musique s’exporte dans une période qui ne ressemble à aucune autre. Responsable de la présence à l’étranger et de la promotion des exportations au sein de la FONDATION SUISA, Marcel Kaufmann nous fait part de ses expériences et réflexions sur le sujet.

Fondation Suisa: Quel avenir pour l’exportation de la musique?

Y aura-t-il un retour à la normale? Le stand commun de la Suisse à jazzahead! Brême 2019. (Photo: Marcel Kaufmann)

Depuis la révolution Internet des années quatre-vingt-dix, la création de valeur sur le marché de la musique s’est déplacée dans une large mesure vers le domaine du Live. Les concerts sont devenus la principale source de revenus pour bon nombre de musiciens et de musiciennes. L’une des conséquences a été l’émergence de nombreux événements de type «showcase». Les artistes avaient par ce biais la possibilité...Continuer

L’édition 2016 de Jazzahead! a swingué sur des rythmes suisses

Invitée d’honneur au Jazzahead! 2016 à Brême, la Suisse a présenté un vaste répertoire stylistique aux 2750 participants et 15 000 visiteurs, à l’image de sa devise «Schweizsuissesvizzerasvizra». Celle-ci symbolisait les quatre «sortes» de Suisse qui peuvent parfois avoir le même son de cloche, tout en formant un ensemble original et hétéroclite. Texte d’Urs Schnell, FONDATION SUISA

Jazzahead-2016-Pilgrim-in-concert

Le saxophoniste zurichois Christoph Irniger s’est produit sur scène avec sa formation, Pilgrim, le 21 avril 2016 lors de la Swiss Night du festival Jazzahead! (Photo: Ingo Wagner)

Invitée d’honneur, la Suisse a présenté à Brême des artistes aux influences jazz très variées sous la devise «Schweizsuissesvizzerasvizra»: celle-ci symbolisait les quatre «sortes» de Suisse qui peuvent parfois avoir le même son de cloche, mais forment un ensemble original et hétéroclite.

Le mélange des cultures a également marqué le festival Jazzahead!, qui a eu lieu durant les deux semaines précédant le salon. La grande variété de représentations proposées allait du spectacle de marionnettes «Les physiciens» de Dürrenmatt à l’exposition «L’électorat – la voix du peuple» illustrant les campagnes électorales suisses. Une affiche présentant une lolette infestée de mouches bleues a même été ressortie des archives. L’objectif de cette affiche était de rappeler à la ménagère que, une fois sortie de l’isoloir, sa place était au foyer.

Du jazz suisse en live

Le jury du Jazzahead! a présenté sa sélection helvétique de showcase, le 21 avril dans le cadre de la Swiss Night, à l’issue du premier jour du salon qui en comptait quatre. Celle-ci a révélé un vaste répertoire stylistique allant du programme solo «Beat Diary» du dynamique explorateur de sons Julian Sartorius et membre du trio Colin Vallon, aux beats perforants des nappes sonores de la formation Plaistow.

Nous y avons aussi retrouvé des visages familiers, déjà présents lors d’éditions précédentes, notamment Weird Beard et le quartet Elina Duni, tandis que Nik Bärtsch’s Ronin et Hildegard lernt fliegen étaient gratifiés d’une standing ovation lors du concert de clôture à la Glocke.

«Pour nous, tout a vraiment commencé après le showcase du festival Jazzahead! 2012», raconte Matthias Wenger, le saxophoniste de Hildegard lernt fliegen. Et bien qu’une participation au salon ne soit pas toujours suivie d’une évolution de carrière à vitesse grand V, comme ce fut le cas pour le sextuor formé autour de l’acrobate vocal Andreas Schaerer, pour beaucoup d’artistes, l’agenda de tournée se remplit sensiblement à l’issue de cet événement.

Tisser et entretenir ces relations professionnelles

Les musiciens qui participent au salon sans présenter de showcase doivent toutefois se manifester par d’autres moyens. Avec son quartet Kaleidoscope String, le violoniste Simon Heggendorn avait déjà assuré un showcase lors du salon Classical:Next. «Nous avons déjà noué quelques contacts, mais nous sommes surtout là pour la partie conférences», explique-t-il. «De plus, nous sommes davantage un groupe qu’un quatuor à cordes classique et avons donc plutôt notre place ici. C’est pour cela que je me suis inscrit au matchmaking.»

Le «matchmaking» est une sorte de speed dating durant lequel on demande aux participants quels sont leurs besoins pour ensuite leur présenter les bons interlocuteurs. La gestionnaire culturelle Nicole Mayer a, quant à elle, choisi une autre voie : «Je me renseigne le plus tôt possible sur les personnes qui seront présentes au salon et j’essaie de prendre rendez-vous avec celles qui m’intéressent ou bien de les reconnaître lorsque je les croise par hasard. Je suis seulement présente sur le stand lorsque j’y ai fixé un rendez-vous.»

Le pays invité mise sur un effet à long terme

Organisé chaque année, l’Alpine Cocktail offre la possibilité de se rencontrer dans un cadre moins structuré. Cet apéritif a permis aux participants de faire connaissance de manière informelle autour d’un verre de vin autrichien en dégustant du fromage suisse. Pour les amateurs de crus suisses, accompagnés d’un carré de chocolat noir, le Swiss Lounge accueillait cette année des représentants de la scène musicale suisse. Du collaborateur de label discographique au représentant de fondation, il était possible de les rencontrer dans le cadre de la série d’entretiens «Un verre de vin avec …».

Cette année, Jazzahead! a permis à la Suisse de se présenter à 969 exposants (la tendance est à la hausse), 2750 participants professionnels et 15 000 visiteurs. Une présence visible de toutes parts qu’elle a notamment mis en avant avec son graphisme rouge vif et un portrait plus grand que nature de Nik Bärtsch dominant le hall du salon et attirant immédiatement l’œil du visiteur.

On ne peut pas encore tirer un bilan final de l’événement. Ce n’est que rarement pendant, ou immédiatement après, que le succès de la démarche découlant d’une présence à un salon musical peut se manifester. «Pour le pays invité, les répercussions sont surtout envisagées sur le long terme», déclare Marcel Kaufmann, responsable de projet à la FONDATION SUISA qui a orchestré la présence suisse sur le salon en collaboration avec Pro Helvetia et le syndicat musical suisse (SMS). «Le jazz suisse jouit d’une excellente réputation sur la scène internationale. Nous souhaitions, à travers ce festival, qu’il marque les esprits plus encore au niveau mondial.»

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Invitée d’honneur au Jazzahead! 2016 à Brême, la Suisse a présenté un vaste répertoire stylistique aux 2750 participants et 15 000 visiteurs, à l’image de sa devise «Schweizsuissesvizzerasvizra». Celle-ci symbolisait les quatre «sortes» de Suisse qui peuvent parfois avoir le même son de cloche, tout en formant un ensemble original et hétéroclite. Texte d’Urs Schnell, FONDATION SUISA

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Le saxophoniste zurichois Christoph Irniger s’est produit sur scène avec sa formation, Pilgrim, le 21 avril 2016 lors de la Swiss Night du festival Jazzahead! (Photo: Ingo Wagner)

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Présenter, c’est innover: quatrième édition de Classical:NEXT

Déménager la Classical:NEXT dans la salle de concert rotterdamoise de Doelen, après deux ans passés sur les très vénérables parquets viennois, était certainement un coup de poker osé de la part de l’organisateur Piranha Arts. Mais il s’est révélé habile, car l’objectif de ces rencontres musicales se reflète bien dans l’esprit du port néerlandais à l’architecture audacieuse, colorée et moderne: présenter les courants et les projets actuels et innovants de la scène classique internationale. Par Lisa Nolte, contributrice invité

Classical-Next-2015-Kaleidoscope-String-Quartet

Surprise lors du showcase du Kaleidoscope String Quartet suisse à la Classical:NEXT 2015: un siège est resté vide. La performance réarrangée pour un trio à cordes à la dernière minute a été saluée par une salve d’applaudissements. (Photo: Eric van Nieuwland)

La quatrième édition de l’événement musical Classical:NEXT s’est tenue à Rotterdam du 20 au 23 mai 2015. Depuis maintenant trois ans, la Suisse y est présente avec son stand commun porté par la FONDATION SUISA. Et, tout comme la Classical:NEXT avec ses 1000 participants, la musique «made in Switzerland» peut elle aussi se féliciter d’un nouveau petit record en 2015: 20 ensembles, labels, organisateurs, associations et fondations sont venus de tout le pays pour converger vers Doelen, du festival de Lucerne DC Audio Engineering, en passant par la fondation J. S. Bach de Saint-Gall et les Madrigalisten de Bâle.

Fourmillement sur le stand suisse

Il vaut toujours la peine de parcourir la longue route qui sépare désormais l’événement de la Suisse. Et les participants du stand le prouvent, eux qui sont venus une nouvelle fois au salon et ont utilisé sans relâche les bureaux «pop up» installés dans l’Arcadis Zaal du premier étage pour y organiser leurs réunions. Le Canada, pays invité, a planté sa tente juste à côté du stand suisse, ce qui a certainement contribué à entretenir le flux constant de passants sur cet emplacement un peu à l’écart. Mais c’est le désormais traditionnel apéro «Alpine cocktail», co-organisé par la Suisse et l’Autriche, qui a véritablement attiré les foules. Parmi les convives se trouvait Jasper Renema, le référent culture de l’ambassade suisse.

Les nouveaux venus ont pu d’ailleurs profiter eux aussi de l’expérience des autres participants. C’est ainsi que Felix Heri, co-directeur de la Sinfonietta de Bâle, décrit ses premières impressions: «C’est une atmosphère très particulière. Il se passe énormément de choses et l’on peut presque passer son temps à aller de stand en conférence, sans faire de pause. Pour réseauter, c’est super d’avoir à ses côtés quelqu’un comme Etienne Abelin, qui peut aider à ouvrir des portes et à nouer des contacts».

Le violoniste Etienne Abelin, membre cette année du jury des showcases, fait partie des porte-étendards suisses à la C:N. Il pense que le déménagement à Rotterdam était une bonne idée: «Ici, on ne pense pas du tout le classique comme dans les pays germanophones. On met plus l’accent sur un lien organique entre le contenu, la présentation et la communication. La transmission est d’une certaine manière pensée avec le contenu et n’en est pas séparée.»

Showcases et prix de l’innovation

La présentation joue un rôle prépondérant à la C:N, et cela se voit dans les showcases. De l’art vidéo, des ambiances lumineuses sur scène ou des chants diphoniques, accompagnés de mouvements expressifs à la limite de la danse expressionniste: voilà quelques-unes des friandises pour les yeux qui ont été offertes au spectateur.

Entre ces concerts à la scénographie sophistiquée, la performance du Kaleidoscope String Quartet semblerait presque traditionnelle, mais c’est sans compter le talent avec lequel la formation surprend son public. En effet, en l’absence du second violon, le quartet a dû réarranger dans l’urgence ses morceaux pour l’adapter à un trio à cordes. L’engagement sans relâche des trois musiciens a été salué par un tonnerre d’applaudissements et de cris d’admiration à l’issue de leur prouesse.

La présence suisse à Rotterdam a été marquée par un dernier grand moment lors du gala de clôture: la remise du premier Prix de l’innovation, décerné par la «Classical:NEXT Community» (c’est ainsi que les organisateurs aiment à appeler, depuis la première édition, tous les accrédités) par vote électronique. Le premier prix a été remis au projet Ark Nova du festival de Lucerne, qui, grâce à une salle de concert gonflable, a fait à nouveau résonner la musique dans la région japonaise du Tohoku, dévastée par le séisme et le tsunami. «L’innovation peut surgir partout et à tout moment», explique Michael Haefliger, directeur du festival de Lucerne. «Elle se trouve à l’intersection entre l’art, la communauté et le sens.»

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Déménager la Classical:NEXT dans la salle de concert rotterdamoise de Doelen, après deux ans passés sur les très vénérables parquets viennois, était certainement un coup de poker osé de la part de l’organisateur Piranha Arts. Mais il s’est révélé habile, car l’objectif de ces rencontres musicales se reflète bien dans l’esprit du port néerlandais à l’architecture audacieuse, colorée et moderne: présenter les courants et les projets actuels et innovants de la scène classique internationale. Par Lisa Nolte, contributrice invité

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Surprise lors du showcase du Kaleidoscope String Quartet suisse à la Classical:NEXT 2015: un siège est resté vide. La performance réarrangée pour un trio à cordes à la dernière minute a été saluée par une salve d’applaudissements. (Photo: Eric van Nieuwland)

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Stand commun suisse au Womex 2015 à Budapest

Cette année, le Womex aura lieu du 21 au 25 octobre à Budapest. Depuis plus de 20 ans, musiciens, programmateurs, agents artistiques et représentants de labels et de maisons d’édition se donnent rendez-vous à l’occasion du plus grand salon consacré aux musiques du monde et aux musiques folkloriques. Participez vous aussi à ce rendez-vous professionnel: la FONDATION SUISA et Pro Helvetia proposent un stand commun aux participants suisses.

Womex-2014-Showcase-Audience

Rendez-vous professionnel le jour, événement musical le soir: en 2014, les nombreux showcases du Womex ont fait le bonheur le public. (Foto: Jacob Crawfurd / Womex.com)

L’ensemble des représentants suisses de la musique traditionnelle et folklorique pourront profiter du stand commun suisse proposé par la FONDATION SUISA et Pro Helvetia à l’occasion du Womex 2015. En tant que co-exposant du stand commun, vous pourrez bénéficier des avantages suivants:

  • Accréditation à prix réduit: vous bénéficiez d’une accréditation à prix réduit pour le salon.
  • Un bureau au Womex: libre utilisation de l’infrastructure du stand commun suisse.
  • Apéritif suisse: profitez de l’apéritif organisé sur le stand suisse pour entretenir votre réseau avec vos partenaires commerciaux.
  • Service personnel: bénéficiez du soutien professionnel et engagé de l’équipe du stand.

Durant la journée, les affaires …

Durant la journée, les locaux du Womex accueillent le plus grand rendez-vous commercial annuel consacré aux musiques du monde et aux musiques folkloriques. Cartes de visite, CD et adresses Internet sont échangés dans une ambiance informelle: les programmateurs de concerts, éditeurs et labels recherchent des performances hors norme, tandis que les musiciens issus de différents continents et horizons musicaux se rencontrent pour lancer des projets communs.

Malgré une activité intense, l’ambiance du salon est plutôt détendue: autour d’un verre de bière, de vodka, de vin ou encore d’un café, les participants élaborent et évaluent des offres, signent des contrats ou partagent des réflexions personnelles sur la musique et les affaires.

… et en soirée des concerts

Tous les soirs, le Womex se transforme en véritable événement musical: on y découvre des groupes venus d’Asie, jouant d’instruments peu connus sous nos latitudes, des formations de 15 instruments à vent venues d’Amérique centrale ou encore des musiciens scandinaves, des groupes de fado, d’afrobeat, etc. …

Les concerts accueillent toujours de nombreux visiteurs. Les représentants des labels, maisons d’édition et festivals s’inspirent de ces performances, et les journalistes musicaux suivent les tendances avec grand intérêt. Les amateurs de musique pourront se laisser envoûter par les représentations variées et hors du commun. A l’instar d’Erika Stucky et du groupe bernois Da Cruz, qui ont déjà conquis le public du Womex, les musiciens folkloriques suisses et de musiques du monde ont tout intérêt à se porter candidats pour participer au programme de showcases du salon.

Des astuces pratiques pour la visite du salon

Vous êtes dans le domaine des musiques folkloriques et des musiques du monde et envisagez de participer au Womex? Nous avons réuni pour vous quelques astuces pour une visite réussie:

Si vous vendez de la musique …

  • Veillez à proposer et à présenter un produit «prêt à l’emploi», soit par exemple un groupe prêt à partir en tournée et disposant d’un site Internet, de matériel promotionnel et de chansons enregistrées de manière professionnelle.
  • Connectez-vous au site Internet virtualWOMEX. Cette plate-forme vous permet d’organiser des réunions avec des partenaires commerciaux intéressants avant le début du salon. Fixez vos rendez-vous d’affaires à temps, soit au plus tard deux semaines avant l’ouverture du salon.
  • Essayez dès que possible de placer un groupe dans un showcase Womex.

Si vous achetez de la musique …

  • Utilisez également la plate-forme virtualWOMEX en tant qu’«acheteur» pour fixer vos rendez-vous commerciaux dès que possible.
  • De nombreux showcases se chevauchent. Il est recommandé de prendre connaissance du programme à l’avance, afin de ne pas manquer les rendez-vous intéressants.

Pourquoi participer au Womex?

Les principaux faits et chiffres de l’édition 2014 du Womex sont des arguments convaincants:

  • 2400 délégués et 1470 entreprises de plus de 90 pays
  • 950 programmateurs de concerts et de festivals et organisateurs de tournées
  • 450 labels, éditeurs et distributeurs
  • 500 agents de réservation, 400 agents artistiques et 250 producteurs
  • 200 journalistes musicaux venus du monde entier
  • Plus de 60 showcases avec 320 artistes sur 7 scènes
  • virtualWOMEX – your online gateway to the global music community

Rendez-vous à Budapest pour profiter vous aussi des avantages de l’édition 2015 du Womex, le plus grand salon consacré à tous les genres de musiques du monde.

Les coûts relatifs au stand commun suisse sont pris en charge par la FONDATION SUISA, en coopération avec Pro Helvetia et SUISA.

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Womex-2014-Showcase-Audience

Rendez-vous professionnel le jour, événement musical le soir: en 2014, les nombreux showcases du Womex ont fait le bonheur le public. (Foto: Jacob Crawfurd / Womex.com)

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Tarif préférentiel pour le salon de la musique classique Classical:NEXT 2015 à Rotterdam

Classical:NEXT est un forum international consacré à la musique classique et contemporaine. La prochaine édition de ce salon aura lieu du 20 au 23 mai 2015 au «De Doelen International Congress Centre» de Rotterdam, Pays-Bas. Inscrivez-vous sans tarder au stand collectif suisse «music made in switzerland»! Texte: Marcel Kaufmann, FONDATION SUISA, et Manu Leuenberger

Classical-Next-Takenouchi-Showcase

Outre les stands et le programme de conférences, les showcases représentent le troisième pilier du salon Classical:NEXT. Illustration: le pianiste japonais Hiroaki Takenouchi lors de son showcase au salon 2014 à Vienne. (Photo: Eric van Nieuwland)

Les organisateurs du salon pour professionnels Classical:NEXT se sont fixés comme objectif de réunir une fois par année les représentants de tous les domaines du monde de la musique classique et contemporaine, en leur proposant des rencontres et des découvertes. Depuis la première édition du salon en 2012, les organisateurs constatent une augmentation continue du nombre de visiteurs. L’an dernier à Vienne, 900 visiteurs professionnels provenant de plus de 40 pays ont participé à l’événement. Au total, 550 sociétés de la branche du classique étaient représentées.

Classical:NEXT aura lieu pour la quatrième fois en 2015. Du 20 au 23 mai 2015, les professionnels du secteur de la musique classique et contemporaine se retrouveront au «De Doelen International Congress Centre» à Rotterdam, Pays-Bas. La FONDATION SUISA, Pro Helvetia et la Coopérative suisse des artistes interprètes (SIG) mettent à la disposition des participants suisses au Classical:NEXT le stand commun «music made in switzerland» et fournissent un code suisse d’inscription à tarif préférentiel. Grâce à ce code, les co-exposants suisses bénéficient d’une réduction de EUR 50.- par accréditation.

Informations complémentaires et lien vers l’inscription:
www.fondation-suisa.ch/classicalnext

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MusicNet 2015 à Lugano: un événement musical à 360°

La 6e édition de MusicNet a eu lieu du 16 au 18 janvier 2015 à Lugano. L’unique salon de la musique de Suisse italienne a été, comme à l’accoutumée, consacré durant trois jours à la musique sous toutes ses facettes. La manifestation était organisée et présentée par l’«Area del turismo ed eventi della città di Lugano». Les organisateurs annoncent que 18 000 visiteurs ont fréquenté la manifestation cette année.

MusicNet-2015-Charlie-Roe-live

«SUISA aide des artistes indépendants comme moi à s’y retrouver dans le monde compliqué des droits d’auteur», explique la chanteuse/compositrice tessinoise Charlie Roe, qui s’est produite avec son groupe lors de l’apéro SUISA durant la soirée d’ouverture du MusicNet. (Photo: Erika Weibel)

MusicNet comporte traditionnellement trois volets: salon de la musique, partie consacrée à la danse, avec les écoles de danse et des ateliers de mouvement, et des concerts en soirée. Cette année, le domaine de la danse et les concerts ont connu un grand succès. De nombreux participants ont tournoyé frénétiquement lors des workshops de danse; les concerts en soirée ont été très fréquentés.

Les exposants présents au MusicNet constituent généralement une palette assez variée composée de vendeurs d’instruments, des stations de radio les plus importantes du Tessin, d’éditeurs de musique d’Italie et de Suisse, de groupes de musique locaux qui souhaitent se faire connaître et de sociétés d’autres domaines du business musical. SUISA est présente depuis trois ans à cet unique salon de la musique de Suisse italienne et y propose un stand. Nous avons malheureusement dû constater un net recul du nombre des stands lors de cette 6e édition du MusicNet.

Réseautage avec SUISA lors du MusicNet

Pour la deuxième fois, SUISA a invité lors de la soirée d’ouverture du salon, en collaboration avec le «Area del turismo ed eventi della città di Lugano», les créateurs de musique, les personnalités politiques et les organisateurs de concerts à une verrée informelle. Cet apéritif a donné aux nombreux visiteurs la possibilité d’entretenir certains contacts existants et d’en créer de nouveaux. L’événement était animé musicalement par le concert de Charlie Roe, membre de SUISA.

Un aperçu de la diversité de la création musicale au Tessin lors du concours de groupes

En plus de différents concerts de musiciens confirmés de Suisse et d’Italie, les prestations de 33 groupes tessinois émergeants ont été proposées dans le cadre du concours de groupes «Palco ai giovani»; le public a fait preuve d’une belle curiosité et les groupes ont été applaudis avec enthousiasme . Le concours «Palco ai giovani» est organisé depuis 1994 et offre un tremplin aux jeunes musiciens tessinois. Le grand nombre et la diversité des groupes qui ont participé à ce concours ces vingt dernières années mettent en évidence la richesse de la création musicale au Tessin.

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