Archive de tag: Prix musical

Lionel Friedli, un esprit créatif polyvalent

Cette année, la FONDATION SUISA a décerné le Prix du Jazz à Lionel Friedli. Le batteur biennois associe dans un jeu dynamique la vigueur du rock à la liberté du jazz. Il influence ainsi la musique de nombreux groupes variés. Texte de Markus Ganz, contributeur invité

Lionel-Friedli

Un «accompagnateur» qui «apporte à chaque projet auquel il participe une valeur ajoutée», tels sont les propos tenus par le jury du Prix du Jazz pour décrire le lauréat de cette année, Lionel Friedli. (Photo: Fabrice Nobs)

Malgré d’innombrables concerts, Lionel Friedli reste peu connu du grand public. D’ailleurs, le Biennois de 40 ans n’a pas son propre groupe. Et dans les nombreux groupes dans lesquels il joue, le musicien prisé n’a rien d’un leader. Modeste, il se voit comme un «accompagnateur»… et s’affirme nettement plus avec sa musique virulente mais variée car il sait donner de l’élan aux musiciens qu’il accompagne. Difficile donc de situer Lionel Friedli car il ne s’agit pas d’un batteur purement jazz. Il fait partie d’une nouvelle génération de musiciens de jazz, qui disposent d’une large base de styles et l’intègrent à leur jeu.

Influence précoce

«Le jazz était la bande son de mon enfance car mes parents, en véritables fans de jazz, écoutaient souvent ce genre de musique à la maison», explique Lionel Friedli. «Pourtant, cet environnement sonore m’a influencé sans que je m’en rende vraiment compte. Très tôt, j’étais fan de Madonna et de Michael Jackson. James Brown et des musiciens de rock ont ensuite rejoint les rangs.» Entre 15 et 18 ans, il trouvait le jazz plutôt vieux jeu. Il a redécouvert le jazz avec un album de John Pattitucci, en particulier le jazz fusion et son côté virtuose qui le fascinait. «J’ai alors eu envie de redécouvrir la collection de vinyles de mes parents. J’écoutais désormais la musique avec de nouvelles oreilles, sciemment.» Lionel Friedli n’a alors pas tardé à se passionner pour des musiciens de jazz alternatifs comme John Coltrane, Charlie Parker et Miles Davis. Cette période a été suivie d’une autre, marquée par le free jazz.

Le jazz a également joué un rôle important dans la formation musicale de Lionel Friedli. «Fasciné par les percussions dès l’école primaire, je tambourinais en permanence sur des cartons, ce qui a incité ma mère à chercher un professeur approprié au conservatoire de Bienne.» Elle est tombée sur Norbert Pfammater, qui commença alors à enseigner à son fils de onze ans et qui, quelques années plus tard, comptait également parmi ses professeurs de musique à la Haute école de musique de Lucerne. Dès le début, le musicien de jazz réputé ne lui a pas seulement enseigné les rythmes jazzy. «J’ai appris les bases, parmi lesquelles les rythmes afro-cubains, que j’utilisais moi-même rarement. Pourtant, ils étaient très importants pour les exercices de coordination des différents membres.»

Intensité et dynamique

La violence qui ressort souvent de la performance de Lionel Friedli reflète une nette prédominance du rock. «J’aime le côté binaire de ce genre», confirme le Biennois, «mais je veux pouvoir improviser». Il n’est donc pas surprenant de l’entendre parler avec enthousiasme de batteurs de même tendance comme Jim Black et Joey Baron. Comme pour ces musiciens, le but n’est pas la violence pure, mais la dynamique qu’il est capable d’insuffler à la musique. Du fait notamment qu’il varie l’intensité de son jeu «afin de modifier l’essence de la musique.» L’influence du hip-hop est moins flagrante. «Je l’ai découvert sur le tard», confie Lionel Friedli. «Pourtant, je me suis rendu compte qu’il a aussi des racines dans le jazz et qu’il offre aujourd’hui un esprit alternatif semblable, notamment une autre perspective de la politique.» Le rapport musical que Lionel Friedli entretient avec ce genre se manifeste dans une énumération enflammée… des Beastie Boys à D’Angelo avec Questlove («grandiose»), en passant par Dr. Dre («à l’origine de Beats!»). «Cela me plaît jusqu’à présent mais souvent, leur attitude m’énerve.»

Lionel Friedli joue dans de multiples groupes. Il explique en souriant: «Si un créneau horaire se présente et que je reçois une proposition intéressante, je suis partant. Ainsi, mis à part des interventions ponctuelles en cours de musique, je peux vivre de la musique.» Malgré les nombreux projets, il ne rencontre pas de difficultés au niveau de l’intégration humaine et musicale car il s’agit la plupart du temps d’une collaboration sur le long terme. «Je ne suis pas un batteur de session. J’essaie de recourir à différents aspects de mon jeu pour l’adapter à la musique du groupe concerné. Ce processus se passe surtout lors des répétitions.» Si des partitions sont utilisées, il essaie dès que possible d’apprendre sa propre partie par cœur. «Je me sens ensuite plus libre, ce qui me permet de me concentrer sur ce qui se passe autour de moi et d’y réagir.»

Soif d’aventure

Lionel Friedli n’a pas encore son propre projet mais il aimerait bien en avoir un. «Je ne veux pas forcer les choses. Cela doit découler spontanément de l’envie et de l’urgence.» Effectivement, en faisant un clin d’œil, il avoue que le duo Qoniak, qu’il forme avec Vincent Membrez, est sur le point de réaliser un projet solo. Quels sont ses souhaits par ailleurs? «Encore plus de projets avec encore plus de musiciens», répond-il sans hésiter, «car les échanges sont très importants pour moi.» L’excès de concerts ne lui fait pas peur. Actuellement, il en a 120 à 130 par an, il est même allé jusqu’à 150, mais des cracks comme Jim Black en comptaient jusqu’à 230. «Ce qui serait génial, c’est de pouvoir me produire encore plus à l’international. J’ai déjà joué en Amérique latine et en Chine, et j’ai trouvé cela inspirant.»

Lionel Friedli est né à Moutier en 1975 et vit à Bienne depuis les années 1980. Il a suivi son premier cours de batterie à l’âge de onze ans et en 2005, il terminait sa formation de jazz à la Haute école de musique de Lucerne. Dès 1998, il joue dans un trio avec son camarade de cours Lucien Dubuis, avec qui il a déjà participé à sept albums et donné de nombreux concerts, à l’international également. Lionel Friedli a déjà partagé la scène avec des musiciens comme Heiri Känzig, Vera Kappeler, Marc Ribot et Colin Vallon. Parmi les groupes auxquels il participe actuellement, citons notamment: Sarah Buechi Shadow Garden, Christy Doran’s New Bag, Elgar (avec Hans Koch et Flo Stoffner), Max Frankl Quartet, OZMO (avec Vincent Membrez et Pedro Lenz), Merz feat. Sartorius Drum Ensemble et Whisperings (avec Fred Frith). Le 25 novembre 2015, la FONDATION SUISA lui a décerné le Prix du Jazz, doté de 15 000 francs. Un moyen de rendre hommage à la production innovante et créative du jazz suisse.

Portrait vidéo de Lionel Friedli sur Art-tv.ch

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  1. JM Tschanz dit :

    Fait vraiment plaisir de voir ce super batteur récompensé !

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Cette année, la FONDATION SUISA a décerné le Prix du Jazz à Lionel Friedli. Le batteur biennois associe dans un jeu dynamique la vigueur du rock à la liberté du jazz. Il influence ainsi la musique de nombreux groupes variés. Texte de Markus Ganz, contributeur invité

Lionel-Friedli

Un «accompagnateur» qui «apporte à chaque projet auquel il participe une valeur ajoutée», tels sont les propos tenus par le jury du Prix du Jazz pour décrire le lauréat de cette année, Lionel Friedli. (Photo: Fabrice Nobs)

Malgré d’innombrables concerts, Lionel Friedli reste peu connu du grand public. D’ailleurs, le Biennois de 40 ans n’a pas son propre groupe. Et dans les nombreux groupes dans lesquels il joue, le musicien prisé n’a rien d’un leader. Modeste, il se voit comme un «accompagnateur»… et s’affirme nettement plus avec...Continuer

«Ce Prix de la FONDATION SUISA 2015 nous ‹booste› pour la suite!»

Le duo Aliose est lauréat du Prix de la FONDATION SUISA pour ses prestations extraordinaires dans le domaine de la musique de variétés. Depuis la sortie de son premier album en 2009, Aliose a donné plus de 250 concerts, dont un tiers hors de Suisse. Alizé Oswald et Xavier Michel se sont rencontrés il y a plus de 10 ans lors d’un atelier pour auteurs, compositeurs et interprètes. La lauréate et le lauréat ont répondu par écrit à nos questions sur la musique, la composition, le Prix et leur prochain album. Texte/interview: Marcel Kaufmann, FONDATION SUISA, et Manu Leuenberger

Aliose

«Depuis trois ans, notre principale source de revenus est la musique, principalement via Aliose, et les droits d’auteurs en constituent une part non négligeable.» Alizé Oswald et Xavier Michel, lauréats du Prix de la FONDATION SUISA 2015, sont membres de SUISA depuis 2005, respectivement 2006. (Photo: Amélie Blanc)

Alizé, Xavier, vous êtes aussi bien compositrice/compositeur qu’interprètes de votre propre musique. Par le Prix de la FONDATION SUISA, vous êtes récompensés pour votre travail de compositeur et d’auteur. Quelle valeur accordez-vous à la composition dans le cas d’Aliose?
Alizé & Xavier: Nous accordons une grande placeà la composition et à l’écriture. Même s’il nous arrive de collaborer à la création de certains titres (Fabien Bœuf, Patrice Genet, Stéphane Gonnu), nous écrivons la très grande majorité du répertoire d’Aliose. Le processus créateur est important pour nous. L’une des choses qui nous tient à cœur est d’écrire en français, notre langue maternelle et notre langue d’expression. C’est une langue si riche, si exigeante, surtout à mettre en musique. C’est la langue dans laquelle nous nous sentons parfaitement à l’aise pour transmettre des messages et des émotions à notre public, même si celui-ci ne comprend pas toujours le français. Pour cela, nos expériences à l’étranger, notamment en Asie ou en Amérique du Sud, ont été surprenantes et très enrichissantes: les gens ne comprennent pas forcément ce que nous chantons, mais sont touchés et ressentent les émotions que nous souhaitons faire passer grâce à la musique. C’est pourquoi, nous attachons aussi une très grande importance aux mélodies. Souvent, ce n’est pas ce qui prime dans certains courants de ce qu’on nomme la «chanson française», mais pour nous la musique est capitale, tout autant que le texte. Nous avons énormément de plaisir à écrire et composer ensemble. C’est un exercice difficile, mais passionnant.

Vous travaillez en duo. Comment fonctionne votre collaboration pour la composition?
Alizé & Xavier: Nous aimons tous les deux écrire à la fois des textes et des musiques. Contrairement à beaucoup de binômes qui ont une façon de travailler méthodique, avec une répartition des rôles bien définie, chez nous il n’y a pas de règles. Il y a même tous les cas de figures: tantôt c’est l’un qui fait le texte et l’autre la musique, tantôt l’inverse, parfois nous collaborons juste sur le texte, ou juste sur la musique; souvent nous écrivons tout ensemble, texte et musique. C’est d’ailleurs peut-être là où nous sommes les meilleurs, car nous ne laissons pas passer les faiblesses de l’autre, nous sommes certainement plus exigeants qu’en travaillant tout seul. Xavier a un peu plus la fibre littéraire, Alizé un peu plus la fibre mélodique. Nous sommes très complémentaires et c’est très enrichissant. Mais nous travaillons aussi beaucoup l’un sans l’autre, ou avec d’autres auteurs ou compositeurs.

Vous écrivez également régulièrement de la musique pour d’autres artistes. Comment est-ce que cela a commencé?
Xavier: A vrai dire, en ce qui me concerne, j’ai longtemps préféré écrire pour d’autres artistes. Je me considérais davantage auteur (et plus tard compositeur) qu’interprète. Puis, j’en suis venu à interpréter sur scène mes propres chansons. Mais une bonne moitié, voire plus, de ce que j’écris ou compose reste destiné à d’autres artistes (Maria Mettral (et Thierry Romanens), Au hasard des faubourgs, Terre des hommes Valais, Mélanie René, etc.), même si les projets ne voient pas toujours le jour. Même au sein d’Aliose, j’aime parfois écrire une chanson en me disant qu’Alizé la chantera seule.
Alizé: Pour ma part, je ne pensais pas du tout qu’un jour j’écrirais pour d’autres artistes. J’ai d’abord commencé à le faire très timidement pour quelques personnes, puis j’ai vraiment adoré écrire l’album de Maria Mettral, car je trouve fantastique d’avoir la possibilité de me glisser dans la peau de quelqu’un d’autre et d’essayer de mettre des mots en phase avec le parcours de vie de l’artiste qui nous confie ce travail. Mais pour être tout à fait honnête, ma collaboration préférée, en dehors d’Aliose, reste celle que j’ai en ce moment avec Arthur Le Forestier (fils de Maxime Le Forestier), car nous travaillons ensemble du début à la fin des chansons, sur les musiques et sur les paroles, et je trouve ce travail extrêmement enrichissant et complémentaire.

Qu’est-ce qui distingue la musique que vous jouez vous-mêmes de celle que vous composez pour d’autres musiciens?
Xavier: Mon registre en tant qu’interprète est assez limité. J’aime écrire des œuvres que je ne suis pas capable de chanter, dans des styles différents qui ne me conviendraient pas, comme par exemple la comédie musicale «Au hasard des faubourgs», qui est jouée depuis octobre 2014 et dans laquelle je serais incapable de me produire, je n’en ai pas les compétences. Ecrire pour des «grandes voix» me plaît aussi; j’ai une voix peut-être caractéristique, mais limitée; dans la composition, je n’ai pas de limites! L’important est de s’inspirer au maximum de la personnalité pour laquelle on écrit, faire autant que possible du «sur-mesure»; c’est difficile, mais fascinant. Et l’exercice est le même pour les textes: faire en sorte que chaque parole convienne à l’interprète. Et donc écrire parfois des paroles que nous, nous ne pourrions pas interpréter. C’est une grande liberté! Toutefois, il doit y avoir une «patte Aliose», car souvent les gens reconnaissent notre style derrière nos chansons, même lorsqu’on les écrit pour d’autres.
Alizé: Lorsque j’écris pour quelqu’un d’autre, je suis un peu comme un styliste à qui on confie un très joli mannequin que je dois «habiller». Je ne pense pas qu’un styliste porte les mêmes habits que ceux qu’il conçoit pour ses mannequins. Après, en effet, je pense avoir ma patte, surtout dans la façon de créer les mélodies, et j’imagine que c’est une façon de reconnaître ma «touche», comme on peut reconnaître celle de Coco Chanel ou de Jean-Paul Gaultier, toutes proportions gardées bien sûr!

En tant que compositeurs, vous êtes membres de SUISA. Quelle est l’utilité de cette affiliation pour vous?
Alizé & Xavier: Depuis trois ans notre principale source de revenus est la musique, principalement via Aliose, et les droits d’auteurs en constituent une part non négligeable. Beaucoup de nos œuvres sont utilisées régulièrement. Récolter toutes les redevances par nous-mêmes, suite aux passages radio, TV, aux concerts, aux reproductions, en Suisse comme à l’étranger, serait impensable. Dans une démarche de «professionnalisation», les aspects liés aux prestations sociales, à la prévoyance, etc. nous semblent aussi importants.

Que signifie pour vous le fait d’être récompensés par le Prix de la FONDATION SUISA?
Alizé & Xavier: C’est tout d’abord un immense honneur, un symbole qui nous touche énormément. C’est aussi un très bel encouragement. Nous faisons un métier passionnant, et nous avons conscience de la chance que nous avons de pouvoir vivre de notre musique, mais c’est énormément de travail, des revenus instables, une gestion compliquée, un statut pas toujours reconnu; c’est parfois un peu décourageant. Et ce Prix signifie pour nous: «Accrochez-vous, votre travail est reconnu, vous ne travaillez pas dans le vide, vous apportez votre pierre à l’édifice culturel suisse.» C’est très important pour nous. Nous sommes très actifs dans le paysage suisse romand depuis quelques années, et cela nous encourage à continuer à nous investir, mais aussi à redoubler d’efforts pour aller à la rencontre de la Suisse alémanique, et pourquoi pas du Tessin! Nous regrettons parfois les barrières culturelles qui s’érigent entre les régions linguistiques. Nous aimons rencontrer les gens, collaborer en tous genres, de Zedrus à Greis, en passant par Bastian Baker ou les Rambling Wheels, pour ne citer que des Suisses, et si nous pouvions à l’avenir apporter notre contribution pour débrider un peu tout cela, nous en serions ravis! En attendant, ce Prix de la FONDATION SUISA 2015 représente beaucoup pour nous et nous «booste» pour la suite!

En avril, vous avez travaillé sur votre nouvel album à Paris. Pouvez-vous déjà nous donner un ou deux scoops à ce sujet?
Alizé & Xavier: Il y aura un duo avec Paul McCartney! Non … Plus sérieusement, nous travaillons en effet depuis quelque temps activement sur le 3ème album studio d’Aliose, en grande partie à Paris. Il est toutefois malheureusement encore un peu tôt pour vous révéler des scoops, plusieurs éléments importants étant encore incertains. Tout ce que l’on peut dire, c’est que jusque-là nous avons toujours tout fait par nous-mêmes, et par le biais de notre société de production Biinôme; rien n’est sûr, mais il se pourrait que cela change, et que nous ayons des partenaires plus importants pour ce nouveau disque qui, nous l’espérons, pourra non seulement sortir en Suisse mais aussi au-delà des frontières …

www.fondation-suisa.ch/prix-de-la-fondation
www.aliose.ch

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  1. Musy Jean-François dit :

    Félicitations les jeunes !
    Nous allons sortir les massues pour fêter ça !!!
    Croc Magnon
    Nax City

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SUISA invite aux Swiss Music Awards! 3 x 2 billets VIP à gagner!

Envie de fouler le tapis rouge aux côtés de stars? De trinquer avec vos artistes suisses préférés lors d’une After-Party? Grâce à SUISA, ces rêves peuvent devenir réalité! Répondez correctement à trois questions simples et vous participerez ainsi au tirage au sort de 3 x 2 billets VIP pour les Swiss Music Awards du 27 février 2015 au Hallenstadion de Zurich.

SUISA invite aux Swiss Music Awards

Lors des Swiss Music Awards, les musiciens les plus talentueux sont récompensés. Par la même occasion, une plateforme est offerte à de nouveaux artistes dans le but de faire connaître leur musique à un large public. (Photo: Marcel Grubenmann)

Carlos Leal, Stefanie Heinzmann et les Fantastischen Vier sont les noms de quelques artistes qui se produiront lors des Swiss Music Awards le 27.2.2015 au Hallenstadion de Zurich. A cette occasion, de nombreuses personnalités du monde suisse du spectacle seront présentes. Après le show principal, une After-Party aura lieu au Kaufleuten de Zurich avec la présence des stars.

Concours: trois questions simples sur SUISA

Et voici comment participer aux Swiss Music Awards: rendez-vous sur la page www.suisa.ch/fr/suisa/concours-sma.html et répondez correctement aux trois questions. Avec un peu de chance, vous ferez partie des trois gagnants qui pourront, avec une personne de leur choix, participer à cet événement en tant que VIP! La participation au concours est réservée aux personnes d’au moins 18 ans.

SUISA est «supporting partner» des Swiss Music Awards

Les Swiss Music Awards font partie des Prix musicaux les plus célèbres de Suisse! SUISA est «supporting partner» et soutient l’événement par l’intermédiaire de sa fondation, la FONDATION SUISA.

Accès au concours: www.suisa.ch/fr/suisa/concours-sma.html

Informations sur les Swiss Music Awards: www.swissmusicawards.ch

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  1. Giorgio Tebaldi dit :

    Guten Tag Afrodita

    Danke für die Teilnahme am Wettbewerb. Die Gewinner wurden letzte Woche ausgelost und benachrichtigt. Leider haben Sie nicht gewonnen. Vielleicht klappt es beim nächsten Mal.

    Freundliche Grüsse

    Giorgio Tebaldi / Kommunikation SUISA

  2. Afrodita dit :

    Ich hoffe ich könnte den Preis gewinnen ich habe immer mit gemacht aber habet leider nie gewonnen

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SUISA invite aux Swiss Music Awards

Lors des Swiss Music Awards, les musiciens les plus talentueux sont récompensés. Par la même occasion, une plateforme est offerte à de nouveaux artistes dans le but de faire connaître leur musique à un large public. (Photo: Marcel Grubenmann)

Carlos Leal, Stefanie Heinzmann et les Fantastischen Vier sont les noms de quelques artistes qui se produiront lors des Swiss Music Awards le 27.2.2015 au Hallenstadion de Zurich. A cette occasion, de nombreuses...Continuer

La trompettiste Hilaria Kramer lauréate du Prix du Jazz 2014 de la FONDATION SUISA

Le Prix du Jazz de la FONDATION SUISA récompense un travail créatif et innovateur dans le domaine du jazz en Suisse. 2014, ce prix d’une valeur de 15’000 francs a été attribué à la trompettiste et compositrice Hilaria Kramer.

Hilaria Kramer live

Hilaria Kramer, lauréate du Prix du Jazz 2014 de la FONDATION SUISA, se produit actuellement avant tout avec le groupe «La Suite» ou le «Trio Sopa da Pedra». (Photo: Stefan Postius)

Hilaria Kramer est reconnue depuis de nombreuses années comme l’une des représentantes les plus importantes de la musique improvisée. Grâce à une musique créative et audacieuse, cette musicienne originaire de Suisse orientale est parvenue à se faire connaître au-delà de nos frontières, aussi bien en tant que compositrice qu’en tant qu’interprète. Loin des feux de la rampe, la lauréate s’est également engagée au sein d’associations artistiques et professionnelles pour le développement du monde suisse du jazz. La remise du Prix de Jazz 2014 de la FONDATION SUISSE distingue Hilaria Kramer pour son travail en tant que compositrice et leader de groupe, mais également pour son engagement associatif en faveur du jazz.

Musicienne de jazz professionnelle depuis 30 ans

«Je me produis en concert et enregistre des CDs depuis bientôt 30 ans», écrit sur son site Internet la musicienne née en 1967 à Frauenfeld. «Chaque jour de ma vie de musicienne de jazz professionnelle, je me retrouve face au défi de continuer à promouvoir et à faire avancer mes groupes et mes projets.»

La diplômée de l’Ecole de jazz de St-Gall peut s’enorgueillir d’une belle carrière musicale dans toute l’Europe. Elle a joué, ou joue encore, avec des musiciens tels que Chet Baker, Steve Lacy, Gianluigi Trovesi, Sal Nistico, Luca Flores, David Murray ou encore Daniel Humair. Sa discographie comprend 18 albums, enregistrés avec diverses formations. Hilaria Kramer est membre SUISA depuis 1987.

Engagement pour le monde suisse du jazz

Au Tessin, son ancien lieu de résidence, la trompettiste a fondé avec d’autres artistes l’association régionale d’artistes AMIT (Associazione Musica Improvvisata Ticino) dont elle a assumé la présidence jusqu’en 2014. De 2005 à 2010, elle était également membre du comité du Syndicat Musical Suisse (SMS), l’association professionnelle de la scène du jazz et des musiques improvisées en Suisse.

Après Vera Kappeler (lauréate en 2011), Hilaria Kramer est la deuxième femme à recevoir le Prix du Jazz de la FONDATION SUISA. Le Prix du Jazz a été attribué pour la 7e fois. Les autres lauréats à ce jour sont: Andy Scherrer (2008), Colin Vallon (2009), Danilo Moccia (2010), Ohad Talmor (2012) et Stephan Kurmann (2013).

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Le Prix du Jazz de la FONDATION SUISA récompense un travail créatif et innovateur dans le domaine du jazz en Suisse. 2014, ce prix d’une valeur de 15’000 francs a été attribué à la trompettiste et compositrice Hilaria Kramer.

Hilaria Kramer live

Hilaria Kramer, lauréate du Prix du Jazz 2014 de la FONDATION SUISA, se produit actuellement avant tout avec le groupe «La Suite» ou le «Trio Sopa da Pedra». (Photo: Stefan Postius)

Hilaria Kramer est reconnue depuis de nombreuses années comme l’une des représentantes les plus importantes de la musique improvisée. Grâce à une musique créative et audacieuse, cette musicienne originaire de Suisse orientale est parvenue à se faire connaître au-delà de nos frontières, aussi bien en tant que compositrice qu’en tant qu’interprète. Loin des feux de la rampe, la lauréate s’est également engagée au...Continuer

Swiss Track 2014: hymne controversé et perle électronique

Pixie_Paris

Ont remporté le prix «The Electronic Music Track 2014»: Pixie Paris (Photo: Nina Stiller)

Mercredi dernier, le Mascotte de Zurich a accueilli la remise des prix du concours de composition Swiss Track. Destiné à encourager la musique électronique, ce concours est organisé depuis six ans par la FONDATION SUISA en collaboration avec l’association Street Parade. Le jury était à la recherche d’un hymne officiel pour la Street Parade ainsi qu’une «Electronic Music Track» novatrice. Dès sa publication, l’hymne primé a déclenché une vive controverse sur les médias sociaux. En revanche, l’autre chanson lauréate du duo Pixie Paris, qui a remporté le prix «The Electronic Music Track», est incontestablement créative. Nous nous sommes brièvement entretenus avec une moitié du duo, Cindy, d’origine belge mais résidant à Hambourg.

Que l’on aime ou pas l’hymne officiel de la Street Parade 2014 du DJ zougois Schuhmacher, l’essentiel est que l’on parle de la Street Parade et de musique sur les portails d’information et les médias sociaux. La chanson gagnante de la catégorie «Electronic Music Track 2014», dédiée aux perles de compositions innovantes de la musique électronique, mérite autant d’attention que l’hymne. Le choix du jury s’est porté sur le titre «Es rappelt im Karton» de Pixie Paris.

Le duo vainqueur se décrit lui-même comme une «belle incarnation de la compréhension entre les peuples européens». Il vit à Winterthour, elle, à Hambourg, et leurs chansons naissent donc grâce à Skype. Les deux musiciens n’ont malheureusement pas pu participer à la remise des prix. Mais la chanteuse Cindy était disponible le lendemain pour une brève interview. Par Skype, naturellement.

Bonjour Cindy. Tout d’abord, toutes nos félicitations pour l’«Electronic Music Track 2014». Vous menez quasiment une relation musicale à distance grâce aux moyens de communication électroniques modernes. Est-ce que cela signifie que vous jammez virtuellement dans le nuage, entre Winterthour et Hambourg?
Je tiens d’abord à préciser que Matete et moi nous connaissons depuis 2003 déjà. Nous avons suivi un cours de pop ensemble, Matete à la batterie, moi à la basse. En fait, nous avons écrit notre musique virtuellement dès le début. Même à l’époque où nous habitions le même appartement à Hambourg, nous échangions surtout par e-mail. Nous avons commencé par nous envoyer des idées et des fichiers son. Pas seulement par Internet; il lui arrivait parfois de m’envoyer un minidisque avec des morceaux. Aujourd’hui, nous pouvons le faire plus facilement, par exemple avec WeTransfer. Il m’arrive de lui envoyer une idée de son nue, lui, un texte terminé. C’est ainsi que naissent nos titres.

Penses-tu que Pixie Paris sonnerait autrement si vous créiez votre musique dans la même pièce?
Absolument. Je pense que Pixie Paris serait radicalement différent si nous travaillions au même endroit. Nous avons tous deux besoin de notre espace et nous nous sentirions oppressés si nous répétions dans la même salle, par exemple. Il arrive naturellement que nous nous déplacions ensemble, mais nous n’écrivons pas dans ces moments-là.

Vous préparez-vous au moins ensemble pour les concerts?
Très peu en fait. Là aussi, le temps que nous passons ensemble est compté. Généralement, nos concerts sont minutieusement réglés et la marge d’improvisation est faible.

Auparavant, l’«Electronic Music Track» s’appelait «Best Innovative Track». Quelle importance accordez-vous à l’innovation dans votre musique? On peut déjà dire que votre collaboration virtuelle est pour le moins innovante.
Nous n’abordons pas l’écriture en pensant innovation. L’innovation dans notre musique découle plutôt de nos parcours et de nos backgrounds musicaux respectifs. Je viens d’une famille où l’on écoutait beaucoup de tubes; j’ai donc les hits dans le sang. Pour sa part, Matete est issu d’un tout autre univers, le punk. Peut-être l’innovation naît-elle de ce métissage.

Des majors vous ont fait les yeux doux, mais vous avez préféré rester indépendants et posséder votre propre label. Est-ce important pour vous? Ne serait-il pas plus facile d’avoir le soutien d’un grand label?
Des grands labels de musique nous ont approché et nous avons discuté avec eux. Mais ils nous parlaient sans cesse de changements. J’ai alors saisi toute la frénésie du business de la musique. Le passage à une major nous a aussi fait craindre d’être constamment encadrés par de nouvelles personnes. Nous n’avons rien contre une aide financière, mais il existe d’autres possibilités que les majors. Nous avons par exemple financé notre dernier disque via le site Wemakeit.ch [remarque de l’auteur: plate-forme de financement participatif].

Financement participatif, communication électronique: Internet joue un rôle essentiel pour Pixie Paris. Comment vous positionnez-vous par rapport à ses côtés sombres, et notamment en ce qui concerne le droit d’auteur?
C’est indéniable, Internet est capital pour nous. Sans la Toile, nous n’existerions pas sous cette forme. Mais je suis consciente des défis qu’implique Internet pour les musiciens et l’ensemble du secteur. Il est difficile de protéger la musique à l’ère du numérique. Mais Internet est avant tout du pain béni pour notre groupe et notre méthode de travail.

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Ont remporté le prix «The Electronic Music Track 2014»: Pixie Paris (Photo: Nina Stiller)

Mercredi dernier, le Mascotte de Zurich a accueilli la remise des prix du concours de composition Swiss Track. Destiné à encourager la musique électronique, ce concours est organisé depuis six ans par la FONDATION SUISA en collaboration avec l’association Street Parade. Le jury était à la recherche d’un hymne officiel pour la Street Parade ainsi qu’une «Electronic Music Track» novatrice. Dès sa publication, l’hymne primé a déclenché une vive controverse sur les médias sociaux. En revanche, l’autre chanson lauréate du duo Pixie Paris, qui a remporté le prix «The Electronic Music Track», est incontestablement créative. Nous nous sommes brièvement entretenus avec une moitié du duo, Cindy, d’origine belge mais résidant à Hambourg.

Que l’on aime ou pas l’hymne officiel de...Continuer

Swiss Track: stimuler les esprits créateurs comme les Maximizerz

Maximizerz remise du prix Swiss Track

Les membres du groupe Maximizerz lors de la remise du prix Swiss Track au Mascotte de Zurich. (Photo: Rommel Felder / amiadogroup.com)

C’est in extremis, juste avant l’expiration du délai de remise, que le groupe Maximizerz a soumis sa chanson dans le cadre de l’édition 2013 du Concours de Composition de musique électronique. Et bien leur en a pris, car c’est sur leur titre «Kissing In Paradise» que le jury du Swiss Track a jeté son dévolu, en leur décernant le prix «Best innovative Track 2013». Les musiciens de Berne trouvent cette récompense «fantastique».

«Recherchons chansons visionnaires avec griffe individuelle», tel était le libellé de la catégorie «Best innovative Track». Leur chanson Kissing In Paradise a valu à Merlin Cornu, Matthias Inderbitzin, Nina Kern et Janos Heidekker la récompense de 5000 francs remise au vainqueur par la FONDATION SUISA. Sous le nom Maximizerz, les quatre musiciens bernois produisent un assemblage sonore créatif puisant tour à tour dans les registres de la soul, du hip-hop, de la minimale, de la house et de la trance, complétés par des instruments organiques.

Nous avons posé quelques questions aux vainqueurs sur leur participation, leur chanson, la distinction et le concours d’encouragement Swiss Track.

Que représente cette récompense pour vous?
C’est un retour absolument fantastique. Nous nous réjouissons immensément que nos sonorités aient séduit le jury, sachant que ses membres sont issus d’un univers musical bien différent du nôtre.

Qu’est-ce qui vous a motivé à participer?
Nous voulions y participer l’an dernier déjà, mais malheureusement, nous avons laissé filer l’échéance. Nous étions d’autant plus motivés à produire de nouveaux morceaux. Le morceau nominé est cependant né de façon très spontanée, et une fois de plus, tout juste avant l’échéance du délai de remise…

Parlez-nous de la genèse du titre, où avez-vous puisé votre inspiration?
Nous avons passé en revue nos morceaux inachevés. Sur un titre, nous nous sommes dit: «Là, il faudrait rajouter du violon.» Par bonheur, nous avons des collègues qui savent encore jouer de «vrais» instruments. Un coup de téléphone et un petit dédommagement plus tard, le tour était joué: les enregistrements de violons et des voix étaient dans la boîte. Le travail d’édition et d’arrangement qui s’en est suivi a requis bien plus de temps.

Selon vous, les concours d’encouragement comme Swiss Track sont-ils importants? Et pourquoi?
La valorisation et l’encouragement de projets musicaux sont extrêmement importants et ils incitent beaucoup d’esprits créatifs à poursuivre leur évolution musicale. Nous remercions de tout cœur toutes les personnes qui ont contribué à réaliser ce concours.

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Maximizerz remise du prix Swiss Track

Les membres du groupe Maximizerz lors de la remise du prix Swiss Track au Mascotte de Zurich. (Photo: Rommel Felder / amiadogroup.com)

C’est in extremis, juste avant l’expiration du délai de remise, que le groupe Maximizerz a soumis sa chanson dans le cadre de l’édition 2013 du Concours de Composition de musique électronique. Et bien leur en a pris, car c’est sur leur titre «Kissing In Paradise» que le jury du Swiss Track a jeté son dévolu, en leur décernant le prix «Best innovative Track 2013». Les musiciens de Berne trouvent cette récompense «fantastique».

«Recherchons chansons visionnaires avec griffe individuelle», tel était le libellé de la catégorie «Best innovative Track». Leur chanson Kissing In Paradise a valu à Merlin Cornu, Matthias Inderbitzin, Nina Kern et Janos Heidekker la récompense de 5000 francs remise...Continuer

Succès, song et Swiss Track: le vainqueur Maury parle de son hymne pour la Street Parade

Vainquer du Swiss Track Maury

Maury alias Maurizio Pozzi est membre SUISA depuis 1999. (Photo: Christian Dancker / amiadogroup.com)

Plutôt habitué à tirer les ficelles en coulisse, en tant que compositeur et producteur, cette fois-ci, c’est lui qui est sous les feux de la rampe: Maurizio Pozzi alias Maury remporte le prix de la composition Swiss Track dans la nouvelle catégorie «Street Parade Hymne». Son titre «Dance For Freedom» sera le symbole musical de la Street Parade 2013. Le lendemain de la remise du prix, Maury nous a parlé de son succès, de sa chanson et du Swiss Track.

Que représente cette récompense à vos yeux?
Beaucoup. C’est un sentiment formidable que de convaincre à la fois le jury et ses partenaires avec sa proposition de chanson dans un événement de telle envergure. Je me réjouis d’autant plus que, suite à la mise au concours publique de l’hymne, la concurrence était rude cette année.

Qu’est-ce qui vous a motivé à participer?
En tant que compositeur, j’aime le défi d’associer une devise ou un concept imposé à une chanson ou à sa mélodie. Et quand il s’agit en prime du festival de musique électronique par excellence, la motivation est décuplée. Dès l’annonce de la devise «Dance for Freedom», j’ai couru dans mon petit studio et me suis mis au travail.

Combien de temps avez-vous travaillé sur ce titre et où avez-vous trouvé l’inspiration?
Il s’est bien passé quelques jours, et même des nuits, avant que «Dance for Freedom» ne me paraisse présentable. Peut-être aussi parce que je voulais proposer deux versions de la chanson: une version pop/dance destinée à la radio, et une version club davantage conçue pour les DJ.
Je puise entre autres mon inspiration dans les images et les émotions que fait naître la Street Parade dans la tête et dans les tripes. Pour ma part, je peux dire que j’ai ressenti davantage de liberté de création musicale avec la musique électronique qu’avec la pop.

Selon vous, les concours d’encouragement comme Swiss Track sont-ils importants? Et pourquoi?
Oh oui! Absolument. Je suis régulièrement abasourdi par la qualité et la virtuosité du travail des innombrables musiciennes et musiciens de talent que compte la Suisse, notamment des jeunes. Ce genre de compétitions conjuguées à une plate-forme d’excellence, est capital pour eux et peut servir de tremplin pour leur carrière.

Comment allez-vous célébrer votre victoire?
En continuant à travailler d’arrache-pied… Mais bien sûr, je vais aussi arroser ce prix avec ma famille et mes amis. Et la méga-fête aura lieu au plus tard le 10 août 2013, date de la Street Parade. We gonna dance for freedom!

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Vainquer du Swiss Track Maury

Maury alias Maurizio Pozzi est membre SUISA depuis 1999. (Photo: Christian Dancker / amiadogroup.com)

Plutôt habitué à tirer les ficelles en coulisse, en tant que compositeur et producteur, cette fois-ci, c’est lui qui est sous les feux de la rampe: Maurizio Pozzi alias Maury remporte le prix de la composition Swiss Track dans la nouvelle catégorie «Street Parade Hymne». Son titre «Dance For Freedom» sera le symbole musical de la Street Parade 2013. Le lendemain de la remise du prix, Maury nous a parlé de son succès, de sa chanson et du Swiss Track.

Que représente cette récompense à vos yeux?
Beaucoup. C’est un sentiment formidable que de convaincre à la fois le jury et ses partenaires avec sa proposition de chanson dans un événement de telle envergure. Je me réjouis d’autant plus que, suite à la...Continuer