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«Pour moi, les chansons doivent avoir une profondeur lyrique»

Lors des Swiss Music Awards, le 25 mai 2022, le public votera pour le «Best Hit» qui récompensera la meilleure composition. Les nominés pour cette catégorie, présentée par SUISA, sont Zian, Joya Marleen et Lo & Leduc. Nous avons demandé à Zian et Henrik Amschler quel rôle jouent les paroles dans la chanson intitulée «Show You». Interview de Markus Ganz, contributeur invité

Zian et Henrik Amschler: «Pour moi, les chansons doivent avoir une profondeur lyrique»

Zian (à gauche) et Henrik Amschler. (Photos: Jen Ries; Nina Müller)

À votre avis, quelle est l’importance des paroles dans une chanson?

Zian: Pour moi, c’est évident: les paroles sont essentielles pour définir la durée d’une chanson. Toutes les chansons qui sont écoutées et réécoutées pendant des décennies ont aussi une profondeur lyrique. C’est pourquoi les paroles sont extrêmement importantes. À court terme, la musique est tout aussi importante, ce qui explique la répartition des droits d’auteur auprès de SUISA. Mais à plus long terme, les paroles prennent le dessus en raison de la profondeur qu’elles impliquent.

La musique ou le son est-il donc plus éphémère que de belles paroles?

Zian: Je pense que le son met surtout en valeur les paroles. La personne qui écoute doit se retrouver dans un son qui accompagne les paroles. Les paroles seules peuvent certes être comprises comme de la poésie, si elles sont de bonne qualité. Mais nous avons pour objectif de raconter en trois minutes une histoire qui s’est peut-être déroulée sur plusieurs années.
Henrik Amschler: Je pense que l’évanescence a du bon. Les paroles en soi ne sont pas aussi éphémères que la musique, qui suit toujours les tendances. Mais cela dépend beaucoup des artistes et du genre de leur musique: pour la dance music par exemple, les paroles n’ont pas besoin d’être profondes. Elles doivent inciter à danser. En revanche, pour des artistes comme Zian, le message de la chanson est primordial et traverse donc le temps.

Avec des paroles en anglais, vous élargissez le cercle des auditeurs potentiels. Mais lors de l’écriture, les paroles écrites en dialecte ne seraient-elles pas plus intuitives?

Henrik Amschler: Il ne faut pas oublier que le marché suisse de la musique et les gens en Suisse de manière générale sont fortement influencés par l’international, et surtout par le monde anglophone. Cela signifie que pour certains styles, les paroles en anglais permettent de se lancer à un autre niveau que les paroles en dialecte. De nombreux artistes suisses ont également démontré qu’il faut d’abord avoir du succès à l’étranger pour être remarqué et pris au sérieux en Suisse.

Avez-vous une méthode typique pour écrire les paroles de vos chansons?

Henrik Amschler: C’est vrai que nous avons une sorte de routine. Souvent, Zian me présente une idée et me demande mon avis. Si je suis séduit, je dis «Let’s go», sinon nous continuons à discuter. Mais dans le processus, je suis alors plutôt responsable des aspects musicaux. Zian est toujours au premier plan, car les paroles doivent venir de lui, de sa personnalité.
Zian: Oui, car il doit être sincère.

L’authenticité des chansons de Zian doit donc transparaître pendant l’écoute: doit-on sentir qu’il chante quelque chose qui lui tient à cœur?

Henrik Amschler: On doit toujours reconnaître que l’intention lyrique vient de lui. C’est pourquoi il est plus impliqué que moi pour les paroles. J’ai plus une fonction de soutien. La chanson «Show You» est d’ailleurs née d’une histoire personnelle de Zian, comme toutes nos chansons d’ailleurs.

Quel est généralement l’élément déclencheur qui mène à l’écriture d’une chanson?

Zian et Henrik Amschler: Tout et n’importe quoi.
Zian: Souvent, c’est une situation quelconque, et on sent alors soudainement qu’il y a quelque chose et qu’on peut continuer à travailler.
Henrik Amschler: Chez Zian, on remarque aussi dans l’écriture des paroles qu’il est un vrai musicien; il est en effet multi-instrumentiste.
Zian: Pour moi, c’est avant tout une question de feeling, avec beaucoup d’intuition.
Henrik Amschler: Souvent, ce qui importe, c’est ce dont on a envie, ce qui nous vient à l’esprit, ce qui doit être résumé dans des paroles, et ensuite on fait la musique qui va avec.
Zian: Souvent, un mot se cristallise et nous sentons dans quel monde se trouve cette chanson: il peut être triste et évoluer ensuite vers un côté «happy».

Créez-vous la musique et les paroles en parallèle?

Zian: Oui, jusqu’à un certain point où il vaut mieux définir le texte, parce que nous avons déterminé l’univers de la chanson. Jusque-là, une partie des paroles est encore de l’anglais marmonné incompréhensible.
Henrik Amschler: Oui, une fois que nous avons défini le cadre de la chanson, nous allons plus loin dans les paroles, et aussi plus loin dans la production.

Devez-vous parfois encore adapter les paroles à un stade avancé de la production?

Zian: Presque pas, parce qu’à un moment donné, les paroles sont définies. Viser la perfection, c’est bien, mais on ne peut pas l’atteindre. Il faut surtout que l’émotion soit la bonne, et bien sûr qu’elle corresponde à la musique et à l’univers que nous avons créés avec cette chanson.
Henrik Amschler: Pour moi, c’est évident: je donne toujours la priorité à Zian, avec sa voix unique et ses paroles profondes.
Zian: Mais il faut aussi comprendre que nous évoluons dans le domaine de la pop, les paroles ne doivent pas être trop complexes et abstraites. Le public doit pouvoir les comprendre. Plus il y a de mots, moins les gens ont de marge d’interprétation en les écoutant.

«Show You»
Composition et paroles: Tizian Hugenschmidt, Henrik Amschler.

www.zianmusic.com
www.henrik-hsa-amschler.ch

Swiss Music Awards: SUISA rend honneur aux auteurs-compositeurs du «Best Hit»
Dans la catégorie «Best Hit», les meilleures chansons du hit-parade suisse de l’année précédente sont nominées aux Swiss Music Awards et la chanson lauréate est plébiscitée par le public au cours du show télévisé. Pour la première fois cette année, SUISA est le «Presenting Partner» de la catégorie «Best Hit», et met l’accent sur le travail des compositeurs/-trices et des paroliers/-ères de la chanson lauréate. En 2022, les chansons nominées dans la catégorie «Best Hit» sont «Show You», «Tribut» et «Nightmare». (Texte: Giorgio Tebaldi)
www.swissmusicawards.ch
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Zian et Henrik Amschler: «Pour moi, les chansons doivent avoir une profondeur lyrique»

Zian (à gauche) et Henrik Amschler. (Photos: Jen Ries; Nina Müller)

À votre avis, quelle est l’importance des paroles dans une chanson?

Zian: Pour moi, c’est évident: les paroles sont essentielles pour définir la durée d’une chanson. Toutes les chansons qui sont écoutées et réécoutées pendant des décennies ont aussi une profondeur lyrique. C’est pourquoi les paroles sont extrêmement importantes. À court terme, la musique est tout aussi importante, ce qui explique la...Continuer

«La musique place le texte dans un contexte»

Lors des Swiss Music Awards, le 25 mai 2022, le public votera pour le «Best Hit» qui récompensera la meilleure composition. Lo & Leduc, Zian et Joya Marleen sont nominés pour cette distinction présentée par SUISA. Nous avons demandé à Lo & Leduc quel rôle jouait le texte dans leur chanson «Tribut». Interview de Markus Ganz, contributeur invité

Lo et Leduc: «La musique place le texte dans un contexte»

Lo et Leduc. (Photo: Maximilian Lederer)

À votre avis, quelle est l’importance des paroles dans une chanson?

Lo: C’est une question qui divise. Dans notre cas, elles sont importantes; j’ai sûrement plus de talent pour les textes que pour le chant. De notre point de vue, il est plus exigeant de faire de la musique avec des textes en suisse allemand qu’en utilisant l’anglais, qui crée une plus grande distance vis-à-vis du contenu. Et en écrivant des textes en dialecte, on fait de la musique pour un public très restreint.
Leduc: Pour nous, les textes sont notre cœur de métier.

Avez-vous une manière de procéder bien à vous pour écrire les textes de vos chansons?

Lo: C’est très variable, tout est possible. En général, un de nous deux a une idée. Ça peut aussi être un refrain ou une mélodie. Ensuite, on travaille d’abord individuellement, ou parfois déjà ensemble. Le plus tard possible dans le processus, on termine tous les textes ensemble. Parfois, c’est juste la touche finale, mais parfois aussi, on écrit la deuxième strophe et on doit donc réécrire la première. Il n’y a pas de procédure fixe. La seule chose qui s’est imposée est que je tiens une archive de textes et Luc une archive de photos.
Leduc: C’est presque obsessionnel, la façon dont j’essaie de mettre les choses dans des catégories, parce que j’ai besoin de structure afin de pouvoir réfléchir et travailler dans les dossiers. C’est souvent passionnant parce que cela nous permet de soumettre une nouvelle idée à l’autre. Il est également important que chacun apporte sa propre perspective. Une nouvelle approche permet de rassembler des idées, mais aussi de filtrer les idées qui pourraient entrer en ligne de compte pour la chanson. Ensuite, on laisse mûrir l’idée de chanson, et on la retravaille ensemble plus tard.

La musique de la chanson «Tribut» provient de l’équipe de production Jugglerz. Comment s’est passée votre collaboration, notamment l’harmonisation du texte et de la musique?

Lo: Cette chanson est un cas à part. L’idée du texte date d’une dizaine d’années, mais elle est restée inachevée. Quand on a commencé à travailler avec les Jugglerz en 2020-2021, on a écouté beaucoup de leurs beats et ébauches de chansons et on a trouvé un riff de guitare qui nous a emballés. Il collait bien avec ce texte hyper ancien! Alors on l’a sorti des archives, on l’a réécrit et adapté à la musique.

Cette ancienne version du texte était-elle sans musique?

Lo: Non, on avait bien une musique, et on a essayé plusieurs fois d’en faire une chanson ces dix dernières années mais on s’est retrouvés à chaque fois dans une impasse.
Leduc: C’est un bel exemple qui montre que parfois, le moment n’est pas encore venu pour une chanson. «Tribut» contient le texte la plus ancien de notre album actuel, «Mercato», mais aussi le plus récent: la fin du refrain a été la dernière partie que nous avons écrite pour l’album, c’est donc un grand écart.

La collaboration avec les Jugglerz était-elle clairement définie?

Leduc: Parfois, la frontière entre musique et texte s’estompe, mais ici, nous avons clairement montré des versions antérieures et nous avons constaté que leurs ébauches correspondaient aux nôtres. Ensuite, nous avons adapté notre texte à leur nouveau rythme.

«Tribut» comporte un texte complexe sur ce que les chansons peuvent exprimer ou non. Quel était le point de départ de la version originale?

Lo: On trouve l’idée de base au début de la première strophe: le sentiment d’écrire une chanson d’amour tout en sachant qu’on ne peut pas rendre justice à l’amour. C’est une contradiction. On chante «aber Liebi isch kes Lied»; ça donne une ouverture à cette chanson qui se termine en disant que la musique est malgré tout un vecteur de l’amour, permettant d’exprimer de tels sentiments, mais pas de manière aussi directe.
Leduc: En ce qui concerne le texte, tout figurait déjà dans la première version. On a ensuite renforcé l’aspect musical, c’est-à-dire que la musique est une sorte de carte mémoire de souvenirs, même quand on n’entend pas de musique. Sur les vinyles ou les cassettes, on peut même entendre les pauses entre les chansons et les intégrer à l’ensemble.

Lors de la genèse de la chanson, comment votre texte et la musique des Jugglerz se sont-ils influencés mutuellement?

Lo: D’abord, on a modifié la tonalité de leur ébauche de beat, qui était une boucle de 30 secondes sans arrangement. Ensuite, on a adapté le texte et défini l’arrangement en studio avec Jonas Lang: la longueur des strophes, le pré-refrain, etc. Ensuite, on a dû pratiquement réécrire le texte du refrain parce qu’il ne fonctionnait plus. À la fin, on a dû adapter une nouvelle fois le texte à la musique, où l’on entend la version originale de l’ébauche du beat.
Leduc: Ça montre bien que c’est le souvenir de ce beat de départ qui a été à l’origine de la chanson.

Souvent, le texte d’une chanson n’a un impact, un sens qu’une fois mis en musique. Quelle est la contribution de la musique à l’impact du texte de «Tribut», qui est en réalité explicite?

Leduc: Elle place le texte dans un contexte. Par exemple, on le ressent bien au moment où elle se brise à la fin, passant à la tonalité mineure parallèle: on quitte ce qu’on connaissait pour passer dans une sorte de monde parallèle.
Lo: Je crois que c’est même le cas avant. L’ambiance n’est pas triste, mais la musique a une certaine nostalgie.
Leduc: Oui, j’ai l’impression que l’esthétique « trap » très constante aide à créer une sorte de contrepoint, à trouver un équilibre, pour que cela ne se transforme pas en une chanson nostalgique, ce qui se produit beaucoup trop souvent dans la pop chantée en dialecte.

«Tribut»
Composition: Jonas Lang (DJ Jopez), Joachim Piehl (Sir Jai), Martin Willumeit (DJ Meska) (équipe de producteurs connue sous le nom de Jugglerz).
Texte: Lorenz Häberli (Lo), Luc Oggier (Leduc).

www.lo-leduc.ch

Swiss Music Awards: SUISA rend honneur aux auteurs-compositeurs du «Best Hit»
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www.swissmusicawards.ch
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Lo et Leduc. (Photo: Maximilian Lederer)

À votre avis, quelle est l’importance des paroles dans une chanson?

Lo: C’est une question qui divise. Dans notre cas, elles sont importantes; j’ai sûrement plus de talent pour les textes que pour le chant. De notre point de vue, il est plus exigeant de faire de la musique avec des textes en suisse allemand qu’en utilisant l’anglais, qui crée une plus grande distance vis-à-vis du contenu. Et en écrivant des...Continuer

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Swiss Music Awards: «Si tout était parfaitement compréhensible, le texte serait ennuyeux»

Joya Marleen et Thomas Fessler. (Photos: Rouven Niedermaier; Emanuel Muhl)

À votre avis, quelle est l’importance des paroles dans une chanson?

Joya Marleen: Énorme: les paroles sont essentielles! Olivia Rodrigo, par exemple, a écrit des belles paroles, mais aussi très directes et puissantes où tout s’imbrique parfaitement, et Amy Winehouse m’a aussi impressionnée par la grande franchise de ses textes très personnels.
Thomas Fessler: Oui, les paroles sont très importantes. Ça se voit d’ailleurs par le fait qu’elles représentent 50% dans la répartition des droits d’auteur chez SUISA, c’est-à-dire autant que la musique.

Avez-vous une manière de procéder bien à vous pour écrire les textes de vos chansons?

Joya Marleen: J’aime partir de mots qui sonnent bien ou qui transmettent une idée de la direction que va prendre la chanson, ou bien qui racontent une histoire. J’ai donc par exemple trois mots qui doivent être utilisés dans la chanson, et s’y ajoutent les sentiments correspondants. La chanson peut alors être créée sur cette base. Mais en général, j’écris d’abord la mélodie qui correspond à ces trois mots.
Thomas Fessler: L’ambiance de la chanson est déjà présente dans ces mots. Le reste, c’est du yaourt, c’est-à-dire des paroles incompréhensibles ou dénuées de sens pour les passages où le texte n’existe pas encore.

La chanson nominée, «Nightmare» (cauchemar), montre l’importance que peut avoir un simple mot et à quel point il peut susciter des émotions différentes. Joya, est-ce que le mot «Nightmare» a donné l’impulsion initiale pour les paroles de la chanson du même nom?

Joya Marleen: Oui, avec «Hold on, hold on», ça donne déjà presque une ambiance de marin, un cauchemar sur un bateau, ça convient bien.

La musique est-elle née à partir de cela, quasiment du rythme de ces trois mots?

Thomas Fessler: Joya avait enregistré une première version du refrain, qui rassemble ces mots et la mélodie, avec son smartphone et me l’avait envoyée. Et j’ai pensé que c’était quelque chose de spécial et qu’on pouvait en faire une super chanson.
Joya Marleen: Au début, la chanson avait un côté très reggae …

… qu’on entend toujours dans le rythme et l’accentuation donnés à ces trois mots …

Joya et Thomas: Oui!

Joya, savais-tu rien qu’en entendant le mot «Nightmare», sur quoi porterait la chanson? Ou le sens de la chanson a-t-il évolué petit à petit?

Joya Marleen: Je voulais créer une ambiance bizarre de ce mot. C’est ce qui m’a menée à décrire cette personne qui attend un cauchemar parce qu’elle s’ennuie. Le cauchemar est essentiel pour elle, pour sa vie, elle recherche un défi toxique. La chanson a un aspect bizarre, mais est en réalité très mélancolique malgré le contraste qu’apportent les «Hold on!», et cela crée une tension.

Le reste du texte a-t-il été écrit parallèlement à la musique?

Thomas Fessler: Joya a aussi peaufiné le texte pendant l’enregistrement de la musique, ici, sur le canapé du studio. Puis elle a terminé de le rédiger dans le train sur le chemin du retour, comme elle le fait d’habitude … Le texte n’a pas de scénario clair, il crée plutôt une ambiance; il est vif et frais, un peu décalé et aussi un peu chaotique. Et c’est très bien comme ça, car si tout était parfaitement compréhensible, le texte serait ennuyeux. Il faut pouvoir s’imaginer quelque chose en l’écoutant.

«Nightmare»
Composition: Joya Marleen et Thomas Fessler.
Texte: Joya Marleen.

www.joyamarleen.com
www.571.ch

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Candidatures pour le camp de composition de chansons SUISA 2022 | avec vidéo

SUISA, en collaboration avec Pele Loriano Productions, organise pour la cinquième fois un camp de composition de chansons. Il aura lieu du 4 au 6 juillet 2022 aux Powerplay Studios à Maur, près de Zurich. Les membres de SUISA peuvent présenter leur candidature. Texte de Manu Leuenberger; vidéo de Mike Korner

Au cours du camp de composition de chansons SUISA, des équipes de trois à cinq personnes composeront des chansons pop. Les équipes seront constituées par le directeur artistique du camp. Le matin, elles partiront de zéro, et auront jusqu’au soir pour terminer et enregistrer une démo complète.

Le style musical des chansons peut couvrir toutes les variantes de la pop contemporaine susceptibles de rencontrer le succès au hit-parade, sur des plateformes de streaming, à la radio ou à la télévision. Les chansons doivent pouvoir être utilisées lors du concours Eurovision de la chanson et également proposées à des éditeurs et des interprètes.

Pour relever en équipe ce défi exigeant aux côtés d’auteurs-compositeurs et de producteurs professionnels suisses et étrangers, il est indispensable de faire preuve de connaissances musicales solides, d’être capable de produire une œuvre créative de haut niveau sous la pression, et d’être également ouvert à la critique et à l’échange avec ses co-compositeurs.

Le cinquième camp de composition de chansons SUISA aura lieu du 4 au 6 juillet 2022 aux Powerplay Studios à Maur, près de Zurich. Ce camp est organisé par SUISA en collaboration avec Pele Loriano Productions. Pele Loriano Productions se charge de la direction artistique du camp de composition de chansons pour le compte de SUISA.

Candidatures pour le camp de composition de chansons SUISA 2022

Les membres de SUISA peuvent poser leur candidature pour participer au camp de composition de chansons SUISA 2022. Tu es productrice ou producteur, auteure-compositrice ou auteur-compositeur (topliner), parolière ou parolier, et tu penses satisfaire aux exigences demandées? Envoie-nous ton dossier de candidature avec les pièces suivantes :

  • une courte biographie;
  • des chansons de référence pertinentes (fichiers mp3 ou liens Internet);
  • tes coordonnées.

Les dossiers de candidature doivent être envoyés par e-mail à: songwritingcamp (at) suisa (dot) ch
La date limite d’envoi des candidatures est fixée au dimanche 8 mai 2022.

Important: seuls des membres de SUISA se verront attribuer des places dans le cadre de cette procédure de candidature. Quiconque postule doit être en mesure de garantir qu’il sera disponible pour participer à une ou plusieurs journées du camp (du 4 au 6 juillet 2022). Pour l’instant, le camp est organisé en vue d’une participation physique de tous les participants sur place, aux Powerplay Studios. Les participants seront informés en temps utile des mesures de protection requises, ou d’une éventuelle tenue hybride de l’événement.

Échéances et sélection des participantes et participants

La direction artistique sélectionne tous les artistes qui seront invités au camp. Un ensemble adapté de participantes et de participants est nécessaire au succès créatif des «sessions de composition».

D’ici au 26 juin 2022, le directeur artistique communiquera personnellement les réponses positives, les invitations et les informations complémentaires concernant la participation au camp de composition de chansons SUISA 2022.

Nous n’enverrons aucune réponse négative. Les personnes n’ayant pas reçu de réponse positive d’ici au 26 juin 2022 n’auront pas été sélectionnées pour participer au camp de composition de chansons 2022.

L’expérience a montré que le nombre de candidatures est supérieur au nombre de places. Veuillez noter que le dépôt de candidature ne garantit en aucun cas le droit de participer au camp. Aucune correspondance ne sera échangée au sujet de l’attribution des places. Aucun renseignement ne peut encore être fourni concernant la réalisation d’autres camps de composition de chansons soutenus par SUISA.

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  1. Argyle Singh Koncon dit :

    Argyle here!

    Would love to join again this year!

    Cheers
    A.

    • Manu Leuenberger dit :

      Dear Argyle
      We are pleased that you enjoyed your last participation in our camp. The best thing is to send us your dossier with your application so that we can forward it to the artistic director for the selection.
      Kind regards, SUISA Communication Department

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SUISA, en collaboration avec Pele Loriano Productions, organise pour la cinquième fois un camp de composition de chansons. Il aura lieu du 4 au 6 juillet 2022 aux Powerplay Studios à Maur, près de Zurich. Les membres de SUISA peuvent présenter leur candidature. Texte de Manu Leuenberger; vidéo de Mike Korner

Au cours du camp de composition de chansons SUISA, des équipes de trois à cinq personnes composeront des chansons pop. Les équipes seront constituées par le directeur artistique du camp. Le matin, elles partiront de zéro, et auront jusqu’au soir pour terminer et enregistrer une démo complète.

Le style musical des chansons peut couvrir toutes les variantes de la pop contemporaine susceptibles de rencontrer le succès au hit-parade, sur des plateformes de streaming, à la radio ou à la télévision. Les chansons...Continuer

Endo Anaconda forever!

Le poète, compositeur et musicien Endo Anaconda est décédé le 1er février 2022. Le chanteur du groupe suisse Stiller Has, avec ses titres en dialecte bernois, était membre de SUISA depuis 1990. Hommage par Jürg Halter, contributeur invité

Endo Anaconda forever!

L’écrivain, poète et slameur Jürg Halter rend hommage à son ami Endo Anaconda dans une tribune. (Photo: Nina Rieben)

Comme Endo est décédé, mais loin d’être déjà oublié, je ne peux écrire sur le plus grand poète dialectal suisse qu’au présent. Endo Anaconda reste à jamais aussi jeune que sauvage. La vie prend parfois la forme d’un train fantôme et Endo surfe sur les vagues comme une apparition. Il swingue également en dandy chantant de manière hasardeuse, cigarette au coin des lèvres, sur la route dans son cabriolet rouge pour des tournées sans fin, quelque part entre Berne, Trub, Venise, les Alabama Hills, Olten, Vienne et Wallisellen.

Endo est un conquérant des cœurs, réconfortant contre les tumultes de l’existence et l’aigreur de l’âge. C’est un trouble-fête dansant, il se plaît à perturber chaque situation avec passion. Il anime la scène comme un véritable agitateur adolescent. Endo est une personne extrêmement sensible, attentive et intelligente. Il constate non seulement que bien des choses ne fonctionnent pas dans notre société, mais il peut aussi les nommer et les poétiser de manière incroyablement précise et douloureusement vraie à travers des paroles de chansons, des chroniques et des entretiens. Mais jamais avec des attitudes condescendantes et autoritaires, car il sait qu’il fait partie, comme nous tous, du problème de l’humanité. Endo a une conscience historique de nos abîmes. Endo brille en tant qu’inadapté au milieu des adaptés. Il est unique en tant qu’artiste. Tom Waits, Jim Morrison, Neil Young, Bob Dylan, Biggie ou Leonard Cohen lui envieraient bien des paroles de chansons. Mais le dialecte est aussi une prison … Berne est-elle partout? Non, heureusement!

La poésie d’Endo est riche de son monde, il la vit et elle le vit. Jusqu’au bout. Son art et sa poésie sont existentiels, au sens le plus beau comme au sens le plus autodestructeur. Son humour noir brille dans l’obscurité. Comme l’Aar au clair de lune. Voyez donc! L’archange Endo. Toujours trop peu ou trop, mais jamais assez.

Endo est démesuré. Aimant. En mal d’amour. Il aime ses trois enfants, il aime les femmes, il aime les gens. Endo est une étreinte généreuse, tendre et chaleureuse. Sans aucune retenue. Endo permet la blessure, montre ses plaies, sans qu’on le lui demande, joliment abîmé. Endo est une âme solitaire mais humaine. Un syndicaliste. Un agneau fou déguisé en loup qui se moque de tout. Une contradiction. Un chat grincheux. Un scout assis sur des charbons ardents. Un Gendarme. Un cowboy solitaire chevauchant contre le soleil. Aussi fugace qu’un papillon. Aussi fugace que la vie … Mais non!
Peut-être qu’Endo s’exclamerait à cet instant: «Riez donc! Riez donc enfin! Je veux enfin vous voir rire!» Il éclaterait alors à son tour de son rire chaleureux, rauque et joliment saccadé.

Oui! Dans notre chagrin, soyons reconnaissants de l’avoir côtoyé et de le savoir parmi nous, animé par sa poésie. Et parce qu’un homme comme Endo mérite plus que des applaudissements et des minutes de silence, nous devrions maintenant rire pour lui, rire de nous, rire pour nous. Rire malgré la mort, rire pour la vie! Qu’Endo s’envole maintenant quelque part dans l’espace, léger comme une plume, en sifflant de nouvelles et d’anciennes mélodies. L’univers dans lequel nous, vivants et morts, nous retrouvons tous et restons des âmes errantes. Il n’y a pas d’issue parce que ce fichu univers est partout. Mon cœur saigne – Endo Anaconda forever!

Le poète, compositeur et musicien Endo Anaconda est né en 1955 à Berthoud sous le nom d’Andreas Flückiger. Il s’est surtout fait connaître en tant que chanteur du groupe bernois Stiller Has, non seulement en Suisse mais aussi dans les pays voisins. Au cours de sa carrière, il a reçu plusieurs distinctions suisses et internationales, comme le Salzburger Stier (1995), le Deutscher Kleinkunstpreis (1995) et le Prix suisse de musique (2017).
Endo Anaconda a sorti douze albums en studio et trois albums live, et a vendu plus de 250 000 disques.
Jürg Halter, né en 1980 à Berne, écrivain, parolier et slameur. Il se produit régulièrement dans toute l’Europe, aux États-Unis, en Afrique, en Russie, en Amérique du Sud et au Japon. De nombreuses publications de livres et albums. Dernièrement, le recueil de poèmes intitulé «Gemeinsame Sprache» (Dörlemann, 2021) a été publié, dans lequel on trouve notamment le poème «Schwarze Tauben fliegen auf», dédié à Endo Anaconda.
www.juerghalter.com
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  1. Renate dit :

    Ach Jürg… Du fehlst – mir – die Schweiz ist so leer ohne Dich.

  2. mark dit :

    ach ist das schön, diesen nachruf zu lesen. so richtig wortgewandte sprachkünstler, die mit ihren volltreffern das herz des schreibgegenstandes wie auch das des lesenden frei legen, als sei es das einfachste der welt, sind leider selten heute. danke jürg halter.

  3. Daniel Blatter dit :

    Dieses eigenartige Gefühl, wenn sich Lachen und Weinen hin und her wechseln, kurz innehalten, und nicht wissen, ob man erfreut oder traurig ist; Dieses endlich sich wieder spüren, widerfährt mir, beim Lesen dieses Textes, bei Auftritten von Jürg Halter und bei Liedern von Stiller Has. Zum Beispiel bei „Merci“ wo zu diesem beschriebenen Gefühl, noch Ekel und Wut auf den schweizerischen Zeitgeist hinzukommt. Danke den Poeten für die (liebevolle) Treffsicherheit auf unsere Herzen.

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Le poète, compositeur et musicien Endo Anaconda est décédé le 1er février 2022. Le chanteur du groupe suisse Stiller Has, avec ses titres en dialecte bernois, était membre de SUISA depuis 1990. Hommage par Jürg Halter, contributeur invité

Endo Anaconda forever!

L’écrivain, poète et slameur Jürg Halter rend hommage à son ami Endo Anaconda dans une tribune. (Photo: Nina Rieben)

Comme Endo est décédé, mais loin d’être déjà oublié, je ne peux écrire sur le plus grand poète dialectal suisse qu’au présent. Endo Anaconda reste à jamais aussi jeune que sauvage. La vie prend parfois la forme d’un train fantôme et Endo surfe sur les vagues comme une apparition. Il swingue également en dandy chantant de manière hasardeuse, cigarette au coin des lèvres, sur la route dans son cabriolet rouge pour des tournées sans fin, quelque part...Continuer

Le projet «Get Going!» lance sa quatrième édition

Depuis 2018, «Get Going!» fait partie intégrante du programme de contributions à la création de la FONDATION SUISA. La quatrième édition qui récompensera les processus créatifs innovants est désormais lancée. Texte de FONDATION SUISA

Fondation Suisa: Le projet «Get Going!» lance sa quatrième édition

Les lauréats de l’édition 2020 de «Get Going!» (en haut à gauche, dans le sens des aiguilles d’une montre): Isandro Ojeda-García, OY, Réka Csiszér, Pirmin Huber. (Photos: Caio Licínio; Sash Seurat Samson; Romina Kalsi; Gian Marco Castelberg)

Lorsque le projet «Get Going!» a été lancé en 2018, «nous ne savions pas où cela nous mènerait», confie Urs Schnell, directeur de la FONDATION SUISA. À l’époque, l’objectif était de se tourner vers l’avenir. «Plutôt que de simplement féliciter des artistes en leur remettant un Prix, désormais nous investissons dans l’avenir en leur octroyant des subventions».

Depuis la création de «Get Going!», quatre lauréats sont désignés chaque année et reçoivent une contribution de 25 000 francs. L’évolution des conditions de travail des acteurs de la scène musicale explique le vif intérêt que les artistes portent à chaque édition. Aucun résultat particulier n’est attendu à la suite de cette incitation financière, ce qui permet aux musiciens de travailler sans pression financière et sans contrainte de temps. «Le secteur a connu une véritable effervescence ces dernières années, mais la pandémie a marqué un temps d’arrêt pour beaucoup d’artistes. Quoiqu’on en dise, le facteur temps est un atout qu’il ne faut pas sous estimer», précise Urs Schnell.

Candidatures à la 4e édition de «Get Going!» ouvertes jusqu’au 30 août 2021

«Get Going!» est consacré aux projets créatifs et innovants qui repensent totalement la configuration des représentations artistiques habituelles. Avec «Get Going!», l’objectif de la FONDATION SUISA est de se rapprocher des artistes en tant que promotrice, déclare U. Schnell et ajoute: «nous souhaitons remettre le processus créatif libre au centre de nos priorités.»

Dès à présent, les auteurs, compositeurs et musiciens démontrant un lien clair avec la création musicale actuelle de Suisse ou du Liechtenstein peuvent à nouveau déposer leur candidature au concours «Get Going!». Cette année encore, un jury d’experts donnera un coup de pouce financier d’un montant de 25 000 francs à quatre lauréats. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 août 2021.

Afin de démontrer les possibilités offertes par «Get Going!», les portraits des gagnants de l’année dernière seront publiés au cours des prochaines semaines sur le site Internet de la FONDATION SUISA ainsi que sur le SUISAblog.

«Get Going!» sur le site de la FONDATION SUISA

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Depuis 2018, «Get Going!» fait partie intégrante du programme de contributions à la création de la FONDATION SUISA. La quatrième édition qui récompensera les processus créatifs innovants est désormais lancée. Texte de FONDATION SUISA

Fondation Suisa: Le projet «Get Going!» lance sa quatrième édition

Les lauréats de l’édition 2020 de «Get Going!» (en haut à gauche, dans le sens des aiguilles d’une montre): Isandro Ojeda-García, OY, Réka Csiszér, Pirmin Huber. (Photos: Caio Licínio; Sash Seurat Samson; Romina Kalsi; Gian Marco Castelberg)

Lorsque le projet «Get Going!» a été lancé en 2018, «nous ne savions pas où cela nous mènerait», confie Urs Schnell, directeur de la FONDATION SUISA. À l’époque, l’objectif était de se tourner vers l’avenir. «Plutôt que de simplement féliciter des artistes en leur remettant un Prix, désormais nous investissons dans l’avenir en leur octroyant des subventions».

Depuis la création de «Get Going!»,...Continuer

Camp de composition de chansons SUISA 2021: dès à présent, les membres de SUISA peuvent postuler

Le quatrième camp de composition de chansons SUISA aura lieu du 5 au 7 juillet 2021 aux Powerplay Studios de Maur, près de Zurich. Il est possible qu’en raison de la pandémie de coronavirus, tous les participants ne puissent se rendre sur place, mais y assistent par Internet. Les membres de SUISA ont la possibilité de poser leur candidature. Texte d’Erika Weibel et Manu Leuenberger

Camp de composition de chansons SUISA 2021: dès à présent, les membres de SUISA peuvent postuler

Travail d’équipe au camp de composition de chansons SUISA 2019: en partant d’une feuille blanche le matin, les participants doivent avoir produit une démo complète à la fin de la journée. (Photo: Tabea Hüberli)

Grâce au camp de composition de chansons, SUISA offre à certains de ses membres l’opportunité de composer des chansons pop dans des conditions professionnelles, en collaboration avec des producteurs et des compositeurs renommés en Suisse et à l’étranger. En règle générale, l’événement réunit entre 30 et 40 musiciens sur 3 jours.

Les personnes qui souhaitent participer au camp de composition de chansons doivent avoir de solides connaissances musicales, être capables de fournir une prestation créative de haut niveau sous la pression et être ouvertes à la critique et à l’échange avec les autres compositrices et compositeurs.

La tâche exigeante est la suivante: une équipe composée de trois à cinq personnes devront écrire une chanson pop respectant les consignes et, en l’espace d’une journée – en partant d’une feuille blanche le matin, les participants doivent avoir produit une démo complète à la fin de la journée.

Chansons pop à fort potentiel

Le style musical des chansons peut englober toutes les formes de la pop contemporaine susceptibles de rencontrer un succès au hit-parade, sur les plateformes de streaming ou à la radio/TV. En effet, les chansons doivent pouvoir être proposées à des éditeurs et à des interprètes ou être appropriées pour le Concours Eurovision de la chanson.

Cet événement organisé par SUISA en collaboration avec Pele Loriano Productions a déjà produit plusieurs chansons pop qui ont connu un succès international et qui ont même atteint la grande scène du Concours Eurovision de la chanson. Le morceau «She Got Me», co-écrit et interprété par Luca Hänni, a terminé à la quatrième place au CEC 2019. Sont également qualifiés «Répondez-moi» (Gjon’s Tears, pour l’événement qui a finalement été annulé en 2020), «Stones» (2018, Zibbz) et «Sister» (2019 pour l’Allemagne, Sisters). «Amen», interprété par Vincent Bueno pour l’Autriche en 2021, est la cinquième chanson issue du camp de composition de chansons SUISA à arriver en demi-finale ou en finale du Concours Eurovision de la chanson.

Peut-être une «version hybride» du camp

La pandémie de coronavirus continue de rythmer l’actualité mondiale. En conséquence, on ne peut pas écarter l’hypothèse selon laquelle, en dépit des mesures de protection adoptées, le camp ne puisse pas se tenir comme prévu dans les Powerplay Studios avec la participation physique de toutes les personnes impliquées. C’est pourquoi toutes les candidates et tous les candidats doivent disposer d’infrastructures techniques leur permettant de participer au camp à distance. Concrètement, ils devront pouvoir échanger à distance depuis leur ordinateur par Wi-Fi avec l’auteur-compositeur ou l’autrice-compositrice et procéder eux-mêmes à des enregistrements et traitements numériques professionnels. Le Wi-Fi est disponible dans le studio. Les participant-e-s doivent avoir leur propre ordinateur et le logiciel d’enregistrement nécessaire.

Les participant-e-s seront informé-e-s à temps du protocole d’hygiène et d’une éventuelle organisation hybride du camp de composition.

Candidatures pour le camp de composition de chansons SUISA 2021

Cette année, le camp de composition de chansons aura lieu du 5 au 7 juillet 2021 aux Powerplay Studios de Maur, près de Zurich. Cet événement sera organisé cette fois encore par SUISA en collaboration avec Pele Loriano Productions. Pele Loriano Productions est mandaté par SUISA pour assurer la direction artistique du camp de composition de chansons.

Les membres de SUISA peuvent poser leur candidature pour participer au camp de composition de chansons SUISA 2021:
Tu es productrice ou producteur, autrice-compositrice ou auteur-compositeur (Topliner), autrice ou auteur de paroles et tu penses réunir toutes les conditions en matière de savoir-faire et de compétences musicales? Tu disposes en plus d’infrastructures techniques de bon niveau (ordinateur avec possibilité de communication par Wi-Fi, équipé pour les enregistrements audio et le traitement musical numérique professionnel) dont tu sais te servir et que tu peux apporter? Envoie-nous ton dossier de candidature avec les éléments suivants:

  • une courte biographie;
  • des chansons de référence probantes (fichiers MP3 ou liens Internet);
  • tes coordonnées.

Envoie ton dossier de candidature à l’adresse songwritingcamp (at) suisa (dot) ch
La date limite de dépôt des candidatures est le lundi 7 juin 2021.

Important: les places sont uniquement attribuées aux membres de SUISA. Les personnes qui posent leur candidature doivent s’assurer de leur disponibilité pendant un ou plusieurs jours du 5 au 7 juillet 2021.

Dates et sélection des participant-e-s

La sélection des artistes invité-e-s au camp est du ressort de la direction artistique. Une composition appropriée des participant-e-s est déterminante pour le succès créatif des «Songwriting sessions».

Le directeur artistique informera personnellement les personnes retenues au SUISA Songwriting Camp 2021 d’ici au 27 juin 2021; les réponses négatives ne feront pas l’objet d’une communication.

Par expérience, le nombre de candidatures dépasse souvent le nombre de places disponibles. Il convient de noter que le fait de déposer une candidature ne permet en aucun cas d’invoquer un droit de participation. Aucune correspondance ne sera échangée à propos de l’attribution des places. Nous ne pouvons actuellement donner aucune information quant à l’organisation d’autres camps de composition de chansons soutenus par SUISA.

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Anna Gosteli: «Je ne sais jamais où les choses vont m’entraîner»

En dépit d’une formation de haut niveau et de succès commerciaux au sein de plusieurs groupes, Anna Gosteli a trop souvent brillé à l’arrière-plan. Aujourd’hui, à 35 ans, la Soleuroise s’émancipe et trouve son identité musicale trop longtemps recherchée dans la somme de ses nombreuses expériences. La contribution à la création Get Going! 2019 lui assure l’indépendance financière nécessaire pour cela. Texte de Rudolf Amstutz, contributeur invité – La versione italiana del testo si trova sotto.

Anna Gosteli: «Je ne sais jamais où les choses vont m’entraîner»

Anna Gosteli (Photo: Manuel Vescoli)

Des pièces de puzzle comme des cailloux de mosaïque qui scintillent, éparpillés, dans toutes les teintes possibles. Et pourtant: aucune image d’ensemble ne se dégage. Pour que le tableau achevé ait une véritable identité, il manque le juste ordonnancement, le bon déroulé. «Un peu de tout, mais rien à fond»: tel est l’état dans lequel se trouvait Anna Gosteli, d’après ses propres dires, pendant des années. Et ce, bien que l’on puisse voir et entendre les différentes pièces du puzzle: sept ans de leçons de piano, puis de clarinette, puis un chœur à l’école. Chez elle, dans le Vorarlberg autrichien, sa mère joue de la guitare et son père du saxophone. «Enfant déjà, j’écoutais tous les styles possibles, des chansons indémodables et des tubes. À la maison, nous avions toujours un instrument sous la main pour faire de la musique.»

À 14 ans, Anna Gosteli déménage en Suisse. C’est un nouveau caillou pour sa mosaïque, auquel viendront régulièrement s’ajouter de nouveaux. À 21 ans, elle devient membre du collectif d’art pop bâlois The bianca Story. Rien ne semble faire obstacle à une fulgurante carrière. Spectacles à l’opéra allemand de Berlin, enregistrements aux studios Abbey Road à Londres, et pourtant: «J’étais la petite souris du groupe au début», raconte la musicienne d’aujourd’hui 35 ans, avant d’ajouter: «C’était un sentiment tout à fait personnel, et qui ne tenait pas à mes collègues masculins, qui m’ont toujours traitée comme un membre à part entière.» Chanteuse extrêmement talentueuse, Anna Gosteli reste cependant toujours la deuxième voix malgré le succès international. Ajoutons à cela une certaine timidité, et cette situation lui laisse le sentiment qu’elle pourrait aller plus loin.

Son émancipation commence quand elle se met à fréquenter de l’école de jazz de Bâle. Elle apprend la composition avec Hans Feigenwinter, le chant avec Lisette Spinnler et les harmonies avec Lester Menezes. Elle en rit aujourd’hui, mais «à l’époque, je pleurais quand Lester me disait une fois encore, énervé, que ce que je faisais était ennuyeux. Je chantais trop bien.» Finalement, cet amour-haine se révèle un moteur important pour sortir des rôles assignés et écouter sa voix intérieure. Lentement mais sûrement, les pièces du puzzle récoltées pendant des années semblent s’assembler. La certitude grandit que là derrière, peut-être, se cache un grand tableau dont tous les morceaux concorderaient.

Anna Gosteli fonde Chiqanne avec Fabian Chiquet, de The bianca Story. Ensemble, ils créent des chansons pop formidables et profondes. «D’un seul coup, je me suis mise à écrire des textes en allemand et à me tenir sur le devant de la scène.» Mais l’étape décisive de l’assemblage du puzzle n’arrive qu’avec «Dr Schnuu und sini Tierli» et sa collection de chansons pour les enfants et, c’est important, aussi pour leurs parents. Cela n’était pas prévu, comme tant d’événements sur son riche parcours. «Je ne sais jamais où les choses vont m’entraîner. Mais c’est aussi une sorte de concept», sourit-elle.

C’était à Noël, et alors jeune mère d’un fils qui a aujourd’hui six ans, Anna Gosteli avait besoin d’un cadeau pour les enfants de ses amis. «Et parce que je manquais terriblement d’argent à cette époque, j’ai décidé d’écrire une chanson et d’offrir à chacun un couplet.» À la chanson sur les volatiles suit celle sur un castor, qu’elle offre au compositeur de musique de films Biber Gullatz (en allemand, «Biber» signifie castor), avec qui elle travaille souvent à l’adaptation musicale de téléfilms, pour le remercier de l’avoir hébergée à Berlin. «C’est à ce moment-là que j’ai eu l’idée d’écrire une série de chansons pour les enfants.»

Ce sont ces chansons-là, qui englobent déjà presque toute la somme des expériences musicales que l’artiste a engrangées pendant sa carrière, qui lui montrent que le puzzle va devenir un tableau brillant. Avec beaucoup d’espièglerie, mais aussi une profondeur psychologique étonnante, ces morceaux prouvent l’étendue du talent de la parolière qu’elle est, tandis que la musique – jouée sur scène avec la guitariste Martina Stutz – reflète son voyage à travers les styles, des chansons indémodables au jazz en passant par les tubes et la pop.

«En ce moment, je fourmille d’idées», dit la musicienne, qui donne des cours de chant au Guggenheim à Liestal et codirige, avec Evelinn Trouble, le «Female Bandworkshop» d’«Helvetiarockt». Enfin, au sein du nouveau groupe Kid Empress, elle s’apprête à présent à parachever son puzzle. «J’ai enfin trouvé trois âmes sœurs dans la musique, relate Anna Gosteli. Nous prenons les décisions ensemble, et ce sans devoir faire de compromis.»

Le «Schnuu» et le son de Kid Empress, influencé par différents styles, montrent déjà bien que le «un peu de tout, mais rien à fond» du début prend les contours d’une véritable identité. «La contribution Get Going! me donne, exactement au moment où j’en ai besoin, le coup de pouce financier nécessaire pour pouvoir me lancer dans ces nouvelles aventures créatives.» Et à nouveau, un sourire lumineux s’affiche sur son visage.

C’est en 2018 que la FONDATION SUISA a commencé à allouer ses nouvelles contributions à la création. Dans le cadre de «Get Going!», elle finance des processus créatifs et artistiques qui se situent hors des catégories usuelles. Nous consacrons chaque année une série de portraits aux bénéficiaires de ces contributions Get Going! L’appel à candidatures pour 2020 s’achèvera à la fin août.


Anna Gosteli: «Non so mai dove mi porta la vita»

Nonostante una formazione d’eccezione e il successo commerciale in numerose band, il talento di Anna Gosteli stentava a salire alla ribalta. Oggi, forte di numerose esperienze confluite in un’identità musicale ardentemente cercata, la 35enne di Soletta può finalmente esprimere tutto il suo estro artistico. Grazie al contributo «Get Going! 2019», l’artista può ora contare sulla necessaria autonomia finanziaria. Contributo ospite di Rudolf Amstutz

Anna Gosteli: «Non so mai dove mi porta la vita»

Anna Gosteli (Foto: Manuel Vescoli)

Le tessere di un mosaico, distribuite casualmente, presentano un’infinita varietà di colori, ma non formano un quadro d’insieme. Per creare l’immagine finale, devono essere disposte nella loro esatta collocazione. «Di tutto un po’, senza eccellere in niente»: così Anna Gosteli esprime uno stato d’animo durato anni. E questo nonostante un’evidente preparazione in numerose discipline: lezioni di pianoforte a sette anni, poi clarinetto e coro della scuola. A casa, nel Vorarlberg austriaco, una madre chitarrista e un padre sassofonista. «Già da bambina ho sperimentato ogni stile possibile, dall’evergreen allo Schlager, e non sono mancati diversi strumenti da suonare».

Poi, a 14 anni, il trasferimento in Svizzera. A questo punto il mosaico si arricchisce di una tessera a cui ne seguiranno molte altre. A 21 anni Anna entra a far parte del quintetto indiepop fondato a Basilea «The Bianca Story». Nulla sembra ostacolare una carriera in ascesa: apparizioni alla Deutsche Oper Berlin, registrazioni agli Abbey Road Studios di Londra. «All’inizio passavo inosservata nella band», afferma la 35enne. Poi aggiunge rapidamente: «Ma ero io a sentirmi così, non era colpa dei miei colleghi uomini, che mi hanno sempre trattata alla pari». Cantante di grande talento, Anna è sempre stata la seconda voce nonostante il successo internazionale. Questa condizione, unita alla sua natura riservata, l’ha portata a immaginare una carriera più appagante.

Così, la sua emancipazione artistica è iniziata frequentando la scuola di jazz di Basilea: composizione con Hans Feigenwinter, canto con Lisette Spinnler e armonia con Lester Menezes. Oggi ci ride su, ma ammette di aver pianto quando Lester «sbottò che quello che facevo era noioso. Secondo lui cantavo fin troppo bene». Alla fine, attraverso questo rapporto di amore-odio, Anna è riuscita a mettere in discussione i ruoli che le erano stati assegnati e ad ascoltare la sua voce interiore. Lentamente ma inesorabilmente, le tessere del mosaico accumulate negli anni sembravano finalmente andare al posto giusto. E in lei cresceva la certezza che presto avrebbero creato un quadro perfetto.

Così, con Fabian Chiquet di The Bianca Story, ha fondato Chiqanne. Insieme compongono meravigliose canzoni pop dai contenuti profondi. «All’improvviso mi sono trovata a scrivere testi in tedesco e a cantarli sotto le luci della ribalta». Tuttavia, la svolta decisiva è arrivata con «Dr Schnuu und sini Tierli», una raccolta di canzoni per bambini ma anche per i loro genitori. Fu un caso, come molti altri avvenimenti della sua variegata carriera. «Non so mai dove mi porta la vita. Ma, in un certo senso, è un piano anche questo», afferma ridendo.

Un Natale di qualche anno fa Anna, già madre di un bimbo che oggi ha sei anni, stava cercando un regalo per i figli dei suoi amici. «E siccome all’epoca dovevo risparmiare, ho scritto una canzone dedicando una strofa ad ogni bambino». A «Federvieh», il brano sui pennuti, ha fatto seguito la canzone del castoro, «Biber», dedicata al compositore di colonne sonore cinematografiche Biber Gullatz (con cui spesso collabora per le musiche di film per la televisione) come ringraziamento per il suo soggiorno a Berlino. «Soltanto allora ho pensato di scrivere una raccolta di canzoni per bambini».

Sono proprio queste canzoni, che raccolgono gran parte della sua esperienza musicale, a suggerire che il mosaico di Anna Gosteli si trasformerà ben presto in un’opera strabiliante. Con molta ironia, ma anche con grande profondità di pensiero, queste canzoni mostrano tutto il talento narrativo di Gosteli, mentre la musica portata sul palco insieme alla chitarrista Martina Stutz riflette il suo percorso tra gli stili più disparati, dall’evergreen allo Schlager passando per il pop e il jazz.

«Oggi ho un sacco di idee», afferma Anna, che insegna canto al Guggenheim di Liestal ed è responsabile insieme a Evelinn Trouble del «Female Bandworkshop» per «helvetiarockt». Un’ultima ma non meno importante novità: il mosaico sarà presto completato nella neonata formazione Kid Empress. «Finalmente collaboro con tre persone musicalmente affini», afferma la giovane artista, «insieme prendiamo decisioni senza scendere a compromessi».

«Schnuu» e il sound dallo stile trasversale di Kid Empress suggeriscono che l’iniziale «di tutto un po’, senza eccellere in niente» ha lasciato il posto a una precisa identità. «Il contributo Get Going! arriva nel momento giusto, poiché mi offre le risorse finanziarie necessarie per potermi lanciare in nuove avventure creative.» Uno splendido sorriso le illumina il viso.

Dal 2018 la FONDATION SUISA assegna nuovi contributi alla creazione. Con il progetto «Get Going!» vengono incentivati finanziariamente processi creativi e artistici che esorbitano dalle categorie convenzionali. In una serie di ritratti, ogni anno presentiamo i beneficiari dei contributi «Get Going!». Il concorso 2020 termina a fine agosto.

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En dépit d’une formation de haut niveau et de succès commerciaux au sein de plusieurs groupes, Anna Gosteli a trop souvent brillé à l’arrière-plan. Aujourd’hui, à 35 ans, la Soleuroise s’émancipe et trouve son identité musicale trop longtemps recherchée dans la somme de ses nombreuses expériences. La contribution à la création Get Going! 2019 lui assure l’indépendance financière nécessaire pour cela. Texte de Rudolf Amstutz, contributeur invité – La versione italiana del testo si trova sotto.

Anna Gosteli: «Je ne sais jamais où les choses vont m’entraîner»

Anna Gosteli (Photo: Manuel Vescoli)

Des pièces de puzzle comme des cailloux de mosaïque qui scintillent, éparpillés, dans toutes les teintes possibles. Et pourtant: aucune image d’ensemble ne se dégage. Pour que le tableau achevé ait une véritable identité, il manque le juste ordonnancement, le bon déroulé. «Un peu de tout, mais rien à fond»: tel est l’état...Continuer

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«Get Going!» lance sa troisième édition

Les lauréats des contributions «Get Going!» 2019 (de haut en bas et de gauche à droite): Anna Gosteli, Michel Barengo, Jessiquoi, Félix Bergeron (Iynnu) et Jérémie Zwahlen. (Photos: DR)

«Get Going!» se veut accessible au plus grand nombre de personnes musicalement créatives. L’idée est que les musiciennes et musiciens se sentent le moins que possible restreints dans leurs idées créatives.

«Get Going!» 2020: Appel à candidature

Délai d’inscription: 31.08.2020

L’appel à candidature se présente de manière délibérément ouverte et renonce aux catégories courantes de genre musical, d’âge ou de projet.

Peuvent déposer leur candidature les autrices et auteurs, musiciennes et musiciens qui ont un lien évident avec la création musicale suisse ou liechtensteinoise actuelle.

Veuillez noter que:

  • La FONDATION SUISA n’accepte aucun document supplémentaire, quel que soit son format (électronique, papier ou sonore).
  • La procédure de sélection et la décision du jury ne peuvent faire l’objet d’aucune correspondance ni de renseignements téléphoniques.
  • Le jury peut, si nécessaire, demander un complément d’information.
  • Le jury, composé de quatre membres du Conseil de fondation, évalue les dossiers et désigne les lauréat(e)s. Un critère de sélection déterminant est le contenu et l’originalité du projet soumis à la candidature.

Candidature:

Pour une candidature valide, veuillez remplir jusqu’au 31.08.2020 dernier délai le formulaire en ligne ci-après:

«Get Going!» 2020 formulaire en ligne

Durant l’automne 2020, le jury examinera les dossiers soumis, puis vous recevrez une réponse à votre candidature.

www.fondation-suisa.ch/fr/contributions-a-la-creation

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«Avec cette crise, j’ai un peu l’impression de faire un séjour en centre de désintoxication»

Pendant la crise du coronavirus, dans le cadre du projet «Music for Tomorrow», SUISA propose à quelques-uns de ses membres une plateforme sur laquelle ils peuvent présenter leurs créations et parler de leurs défis. C’est au tour de la musicienne et compositrice valaisanne Tanya Barany de nous expliquer en quoi elle espère que cette crise aura permis de déclencher une prise de conscience en matière d’entraide sociale, de reconnaissance, de solidarité ou de réflexion et elle nous présente en exclusivité sa chanson «Cotton Clouds». Texte de Giorgio Tebaldi; vidéo réalisée par Tanya Barany, arrangée par Nina Müller

«Aussi sombre que mon humour britannique, mais avec une touche d’air frais des montagnes», c’est ainsi que Tanya Barany décrit sa «dark pop». Née dans le Haut-Valais où elle a grandi, Tanja Zimmerman, de son vrai nom, s’est mise à la musique dès son plus jeune âge: «Je chante, je danse et je donne des spectacles depuis toujours. Les scènes sont juste devenues plus grandes avec le temps», déclare-t-elle dans le cadre d’une interview réalisée par écrit. «Ce qui au début n’était rien d’autre que mon lit s’est transformé en une scène du Gampel Openair.» Sa carrière musicale commence à 11 ans, lors de sa première apparition en solo où elle s’accompagne à la guitare dans un hit-parade pour enfants. A 14 ans, elle a créé le trio féminin vitaminé Labyrinthzero, avec lequel elle a sorti son premier EP avec ses propres compositions et donné plus de 150 concerts en Suisse et à l’étranger.

A la recherche de son identité musicale

Sa rencontre avec Jonas Ruppen, claviériste et vidéaste de son groupe, a été un élément déclencheur dans sa carrière: «Il m’a fait découvrir le monde de Radiohead, James Blake, etc. – et soudain, c’est comme si j’avais trouvé mon son!» Voilà maintenant dix ans qu’ils font de la musique ensemble et travaillent tous les deux sur le concept «Tanya Barany» – Tanya comme compositrice et Jonas comme producteur vidéo.

Elle a débuté sa formation musicale en 2014 avec un cursus à la Haute école d’art de Zurich où elle a pu bénéficier de l’enseignement d’excellents professeurs. «En même temps, j’ai appris à utiliser le logiciel d’enregistrement LogicX, qui m’a permis de donner une nouvelle direction à mes compositions – ma ‹dark pop› commençait à voir le jour!»

«Lights Disappear» – son premier album

«Lights Disappear», le premier album de Tanya Barany, sort en 2019. Elle le défendra ensuite sur scène dans le cadre d’une tournée de concerts en Suisse et à l’étranger, comme par exemple au Gampel Openair, au Zermatt Unplugged, au Swiss Live Talents ou au Blue Balls Festival.

Outre son projet «Tanya Barany», elle travaille comme chanteuse et musicienne studio, compositrice, parolière et coach vocal.

«Cotton Clouds»

Pour «Music for Tomorrow» Tanya Barany a joué et enregistré sa chanson «Cotton Clouds». A ce propos, elle déclare: «‹Cotton Clouds› décrit la sensation de l’immersion dans l’eau, lorsque tout autour de nous devient soudainement silencieux et qu’un monde nouveau nous apparaît. D’un côté, l’eau qui nous submerge est oppressante (presque écrasante) et, d’un autre côté, elle n’est pas sans évoquer la sécurité d’une étreinte. Totalement inédit ‹Cotton Clouds› est mon titre caché. A l’instar des chansons issues de mon album ‹Lights Disappear›, c’est dans les ténèbres de mon âme que j’ai puisé ‹Cotton Clouds›, mais ce morceau n’a pas trouvé sa place sur l’album. Initialement, ‹Cotton Clouds› a été composée au piano; en fait, je préfère jouer du piano juste pour moi, sans que personne ne m’écoute. J’ai choisi ‹Cotton Clouds› pour ‹Music for Tomorrow› parce que j’aimerais inviter les auditeurs dans mon petit salon et les emmener dans un petit voyage personnel … :-)»

Tanya Barany, à quoi ressemble ton quotidien d’auteure-compositrice pendant la pandémie de coronavirus?
Tanya Barany: En ce moment, j’ai davantage de temps pour convertir mes idées de chansons en morceaux concrets et aboutis. C’est la raison pour laquelle j’essaye d’être aussi productive que possible – pas seulement pour moi en tant que Tanya Barany, mais aussi en tant que parolière anonyme pour d’autres artistes. Mon partenaire, David Friedli – lui aussi musicien et compositeur –, et moi-même écrivons souvent ensemble. Nous explorons tous les styles possibles et imaginables – folk, rock, schlager, électro, pop, soul, etc. – c’est vraiment amusant!

Comment vis-tu cette crise sanitaire?
Avec cette crise, j’ai un peu l’impression de faire un séjour en centre de désintoxication. Je n’ai aucune envie d’y être – les concerts, la vie culturelle et même le simple fait de faire des projets me manquent (qui l’aurait cru) – et j’attends avec impatience le retour à la normalité. Mais cette crise nous apporte aussi quelque chose de positif: du temps! On dirait que le monde tourne un peu plus lentement. Soudain, je peux me consacrer à des trucs que j’avais envie de faire depuis longtemps, et non pas uniquement à ce que je dois faire – ça fait un bien fou! Cette période m’a permis de souffler pour mieux redémarrer, j’ai l’impression d’avoir plus d’énergie et d’être plus créative qu’avant.

Comment le public peut-il te soutenir en ce moment?
Si mes fans veulent me soutenir, ils peuvent parler de ma musique à leurs amis et à leur famille, leur dire qu’il faut ab-so-lu-ment qu’ils achètent «Lights Disappear» en CD! :-) Les chansons mélancoliques, ça aide dans les moments sombres … :-)

Est-ce une bonne chose que les gens écoutent ta musique sur Spotify et autres plateformes de streaming?
Pour les spectacles en live, les organisatrices et organisateurs tiennent compte, entre autres, du nombre d’écoutes sur Spotify, de vues sur YouTube, etc. C’est donc clairement un avantage si ma musique est régulièrement diffusée sur ce type de plateformes. C’est aussi agréable de voir que l’on écoute mes chansons à l’autre bout du monde! Mais pour me soutenir en tant qu’artiste directement, je suis toujours très reconnaissante pour la musique achetée sur iTunes, etc. ou directement lors des concerts.

Selon toi, qu’est-ce qui pourrait ressortir de positif de la situation actuelle?
J’espère sincèrement que cela aura déclenché une réelle prise de conscience chez chacun d’entre nous – à tous les niveaux! Un peu plus d’entraide sociale, de reconnaissance, de solidarité, de réflexion – ça nous ferait du bien à tous!

Quel message souhaites-tu adresser à tes fans?
Même si vous n’entendez pas beaucoup parler de Tanya Barany en ce moment, je travaille à fond sur un nouveau concept qui va tout déchirer – profitez bien du calme avant la tempête! :-) J’ai vraiment hâte de pouvoir vous proposer mes nouvelles chansons! Merci pour votre soutien! Take care <3

www.tanyabarany.ch

«Music for Tomorrow»
La crise du Covid-19 est particulièrement rude pour les membres de SUISA. En effet, jusqu’à nouvel ordre, les représentations de toute sorte sont interdites. De nombreux compositeurs, compositrices, éditeurs et éditrices ont ainsi perdu leur principale source de revenus. Au cours des prochaines semaines, nous aurons le plaisir de partager le portrait de certains d’entre eux sur le SUISAblog. L’occasion pour ces professionnels de nous confier ce qui les touche et de raconter leurs défis et leur quotidien. Les musiciens et musiciennes ont également filmé leur performance pour notre blog, depuis chez eux ou depuis leur studio. SUISA verse une rémunération aux artistes pour leur participation à ce projet.
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