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«En tant qu’auteur-compositeur, on est une sorte de loup solitaire»

Debrah Scarlett était déjà connue sur la scène internationale avant de sortir son premier EP «DYS(U)TOPIA» à la mi-mars. Au préalable, cette musicienne norvégo-suisse a rejoint SUISA. Texte de Markus Ganz, contributeur invité

Debrah Scarlett: «En tant qu’auteur-compositeur, on est une sorte de loup solitaire»

Nouvelle chez SUISA: Joanna Deborah Bussinger, qui a adopté le nom de scène de Debrah Scarlett. (Photo: Stian Foss)

«Je préfère garder les pieds sur terre, sans avoir des attentes trop élevées envers moi-même et les autres», déclare Joanna Deborah Bussinger lorsqu’on l’interroge sur ses plans d’avenir. Cette prudence a préservé la jeune femme de 23 ans, entre autres, du risque de devenir une pop star uniquement à court terme, contrainte de laisser les rênes de sa carrière à d’autres personnes. Fille d’une mère norvégienne et d’un père italo-suisse, elle avait participé en 2013 à la version norvégienne de l’émission The Voice où elle était arrivée en demi-finale.

«Je ne voulais même pas gagner», déclare-t-elle en souriant, «car si ça avait été le cas, j’aurais dû accepter des conditions problématiques.» Elle n’aurait cependant pas voulu manquer les expériences qu’elle y a acquises, ni celles d’ailleurs que lui a permis de vivre sa participation au concours de l’Eurovision de la chanson pour la Norvège en 2015 – elle avait atteint la huitième place sous son nom de scène Debrah Scarlett, en duo avec son partenaire Kjetil Mørland.

Essayer de nouvelles choses

«J’aime bien relever des défis intéressants lorsque l’occasion se présente», explique Joanna Deborah Bussinger. «Même si ceux-ci me font souvent peur dans un premier temps, ils me permettent presque toujours d’apprendre quelque chose.» Cela vaut également pour ses déplacements entre la Suisse et la Norvège. Elle a grandi dans sa ville natale de Bâle et a déménagé à l’âge de six ans en Norvège avec sa mère et ses deux frères. Puis, à l’âge de dix ans, elle a décidé «d’essayer de voir comment serait la vie avec mon père à Bâle». A 21 ans, elle a à nouveau déménagé en Norvège – «plutôt par intuition: c’était un moment où le champ des possibles était large et où rien ne m’empêchait de partir.»

Niveau carrière, sa famille a également joué un rôle important. «Mes parents m’ont toujours dit: si tu veux faire quelque chose, alors fais-le.» Le fait que Joanna Deborah Bussinger soit issue d’une famille mélomane et amatrice d’art depuis des générations a également forgé sa personnalité: sa mère peint et chante, son père joue du piano et écrit des poèmes. «A l’âge de cinq ans, je ne savais pas encore que je voulais devenir musicienne, mais je savais que je devais m’exprimer d’une manière ou d’une autre, que ce soit visuellement ou musicalement. Il s’est avéré que la musique était pour moi le moyen le plus naturel, comme un outil pour créer un monde à part.»

Au commencement un sentiment

A 15 ans, Joanna Deborah Bussinger a commencé à jouer du piano et à écrire des chansons. Rapidement, elle a pris des cours de chant et a suivi le cours préparatoire à l’Ecole de jazz de Bâle en plus du cours préparatoire à la Haute école d’art (Hochschule für Gestaltung und Kunst). Elle s’est impliquée de plus en plus, par exemple en participant au projet The Rumours en tant que chanteuse. Mais par-dessus tout, elle voulait créer sa propre musique. Malgré les nombreuses influences stylistiques, son premier EP «DYS(U)TOPIA», sorti à la mi-mars, nous offre des sons remarquablement indépendants et expressifs et séduit non seulement par son chant captivant, mais aussi par sa résonance rêveuse.

Jusqu’ici, Joanna Deborah Bussinger a écrit la plupart des chansons chez elle, seule au piano. «Mais depuis peu, je collabore également avec d’autres musiciens. C’est passionnant d’essayer des choses que l’on ne ferait pas seul à la maison car, en tant qu’auteur-compositeur, on est généralement une sorte de loup solitaire.» La plupart des chansons naissent d’un sentiment qui occupe l’espace et pour lequel elle cherche une mélodie. «Le plus souvent, cela fait émerger un thème, et en écrivant, je découvre rapidement la direction que cela doit prendre.»

Encore dans 40 ans!

La musique est devenue son «langage» – lorsqu’elle était petite, elle parlait en effet plusieurs langues sans pour autant en maîtriser aucune à la perfection. «La musique m’a permis de m’exprimer correctement.» Néanmoins, elle écrit également des paroles de chansons aussi subtiles que profondes et qui, une fois chantées, résonnent encore plus en nous. Elles sont toujours en anglais, bien que l’anglais ne soit ni sa langue maternelle, ni la langue qu’elle a héritée de son père. «Bizarrement, il est plus simple pour moi d’écrire des textes personnels en anglais. Cela confère une certaine distance au récit, comme si cela m’était arrivé il y a trois ans déjà et que je le racontais maintenant en chanson.»

Joanna Deborah Bussinger espère que sa carrière continuera d’évoluer; elle travaille ainsi déjà sur son premier album. «J’essaie de faire tout mon possible, et c’est aussi ce que fait la formidable équipe qui m’aide à Bâle, Berlin, Londres et Oslo. Mais le rythme doit être agréable et lent, pas trop rapide, pour ne pas subir la pression commerciale. Car je veux faire de la musique encore dans 40 ans.»

Une idée rassurante

Pour ce plan à long terme, SUISA joue également un rôle important, même si l’adhésion de Joanna Deborah Bussinger est très récente. «Avant, je ne voyais pas l’intérêt de devenir membre d’une société de gestion, car je n’avais pas encore publié mes compositions.» Cela a changé depuis qu’elle est sous contrat de gestion du label Radicalis. Etant donné que cette société est basée à Bâle, elle a choisi de rejoindre SUISA, même si elle continue de résider en Norvège. «Ainsi, les spécialistes de Radicalis peuvent clarifier les questions directement avec Suisa, qui est également connue pour traiter les décomptes plus rapidement que d’autres sociétés de gestion.» Elle ne sait pas encore ce qu’elle peut attendre concrètement de SUISA. «Mais je trouve que l’existence de cette coopérative est géniale pour tous les musiciens. Car, par son travail, elle simplifie nos vies et défend nos droits – savoir cela, c’est rassurant.»

Concerts:
du 4 au 6 avril au «Zermatt Unplugged Festival».

www.debrahscarlett.com, site Internet officiel de Debrah Scarlett

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«New York m’a contraint à l’originalité»

Le musicien bâlois Manuel Gagneux s’est fait remarquer au niveau international grâce à une fusion très originale de styles dans son projet Zeal & Ardor. Double national suisse et américain, il a adhéré à SUISA il y a peu. Texte de Markus Ganz, contributeur invité

Manuel Gagneux: «New York m’a contraint à l’originalité»

Nouveau chez SUISA: le Bâlois Manuel Gagneux, de Zeal & Ardor. (Photo: Matthias Willi)

Comme sorti de nulle part, Zeal & Ardor est apparu au grand jour l’an passé, avec une musique alliant gospel, chant d’esclaves, blues et black metal. Le magazine américain Rolling Stone n’a pas tari d’éloges au sujet de l’album «Devil Is Fine» de Zeal and Ardor: «Rien cette année n’a paru si original, insondable et superbe» pouvait-on y lire sous le titre «Best Metal Records of 2016 So Far». Cet album sort maintenant officiellement dans le monde entier et sera bientôt présenté lors d’une tournée internationale.

Larges influences stylistiques

Bien entendu, ce projet solo ne vient pas de nulle part. Manuel Gagneux a grandi dans une famille où la musique occupait une place centrale, avec notamment un piano qui invitait à l’expérimentation, comme le dit l’artiste de 28 ans en interview dans son local de répétition frais et sombre situé dans le quartier de Kleinbasel. Sa maman est une chanteuse afro-américaine, son papa, un Suisse, joue depuis de nombreuses années de la percussion au sein du groupe de salsa Picason et dans le groupe de funk Grand Mother’s Funck.

Ils firent prendre des cours de saxophone à leur fils, mais Manuel ne parvint à tirer rien de bien convaincant de cet instrument. A l’âge de 15 ans, il commença la guitare car il aimait (et aime toujours) le rock et le metal. Il s’intéressa ensuite au black metal, «parce que c’était la musique la plus extrême à l’époque», comme il l’avoue en riant. «bien entendu, je sais depuis longtemps qu’il y a de nombreux aspects discutables dans le black metal.»

A la recherche de défis

Manuel Gagneux a déjà prouvé avec les trois albums étonnants, variés et un peu pops de son projet solo Birdmask qu’il ne souhaite pas se cantonner à un seul style. Ces albums ont été créés en grande partie à New York, où il s’est installé dès 2012, parce qu’il estimait que la scène musicale bâloise n’était pas assez stimulante. «Quand tu fais quelque chose à New York, tu peux être sûr qu’il existe quelqu’un qui le fait mieux que toi. Cela incite à l’humilité. Dans mon cas, je crois que cela m’a également contraint à une certaine originalité, ce qui est appréciable.»

A la recherche d’une nouvelle approche créative, il procéda de manière assez inhabituelle. Sur le forum Internet 4chan, il posa la question suivante: y a-t-il deux styles de musique que vous jugez incompatibles? Et il proposa d’associer ces styles dans le cadre d’un petit exercice d’une demi-heure, en créant un morceau original. Quelqu’un publia la réponse suivante «black metal and nigger music», ce que Manuel Gagneux ne trouva pas drôle du tout (rappelons que sa maman est afro-américaine), mais stimulant musicalement.

Réunir ce qui est incompatible

Le chanteur et multi-instrumentiste se mit à la recherche de matériaux originels de la black music et tomba sur les archives en ligne de l’ethnologue américain Alan Lomax. Il s’inspira par exemple de chants d’esclaves et en reprit des bribes en les combinant avec des riffs de metal, en recourant également à des sons électroniques pour trois morceaux.

En procédant par essais et erreurs, il parvint à réunir des éléments qui paraissaient incompatibles, explique Manuel Gagneux. «Les premières chansons furent assez horribles», se souvient-il en levant les yeux au ciel. «Je remarquai à un certain moment que le mieux était de commencer les morceaux avec de la spiritual music, car c’est une musique qui incite à participer: on a tendance à se balancer, à entrer dans la danse. Le metal par contre peut être perçu comme un coup de poing dans la figure, et cela peut permettre de donner une poussée énorme à la musique.»

Le projet solo devient un groupe

Pour l’album, Manuel Gagneux a tout joué lui-même, seule la percussion est programmée, «parce que je ne suis pas doué pour la batterie». Il a également tout enregistré lui-même au laptop et «avec un micro tout simple», en effectuant également le mix. «J’ai utilisé uniquement du matériel de mauvaise qualité», dit-il en riant, «mais avec le recul, cela peut être vu comme un avantage».

Il veut probablement dire par là que, si le son des enregistrements n’est pas parfait, l’authenticité est au rendez-vous. Pour pouvoir présenter sa musique en tournée prochainement, il a créé un groupe avec cinq musiciens, pour qui il compose déjà du nouveau matériel. Après tout, l’album ne dure que 25 minutes…

«On n’y échappe pas»

Avant le véritable décollage de sa carrière, Manuel Gagneux a pris le temps d’adhérer à SUISA. Il y a longtemps que ses parents lui ont conseillé de devenir membre. «A l’époque, j’en rigolais. Et ma position par rapport à SUISA était assez ambivalente, car quelques groupes m’avaient dit que les clubs rechignaient à les engager s’ils devaient payer des redevances SUISA.»

Aujourd’hui, son manager David Burger (ReeImusic) l’a incité à adhérer, car on n’y échappe pas, selon lui. Il n’a pas encore réfléchi à ce que cela pourra lui apporter concrètement. «Je suis un nouveau membre et je n’ai aucune idée de ce que je peux espérer.»

Dates de tournée en Suisse et à proximité:
14 avril 2017 Czar Fest à Bâle, 3 mai 2017 Magnolia à Milan, 4 mai 2017 L’Usine à Genève; différentes apparitions en festival sont en outre prévues pour l’été.

www.zealandardor.com, site Internet officiel de Zeal & Ardor

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«Le Blues est l’expression crue de l’âme»

Yannick Nanette a rejoint SUISA en 2015. Le chanteur, guitariste et harmoniciste originaire de l’île Maurice, vit à Lausanne et forme avec Thierry Jaccard le groupe de blues The Two, qui s’est déjà produit au Zermatt Unplugged et au Montreux Jazz Festival. Aux Etats-Unis, le groupe est arrivé en demi-finale de l’International Blues Challenge de Memphis. Texte de Michael Welti

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Yannick Nanette, qui vit à Lausanne, est nouveau à la SUISA. (Photo: Y. Nanette)

«Mon père faisait de la guitare et chantait, le fruit n’est pas tombé loin de l’arbre.», écrit Yannick Nanette. Il est l’une des deux moitiés de The Two, une formation qui se consacre au blues. «Le Blues est l’expression crue de l’âme, dans toute sa profondeur, sa vérité libérée», écrit encore Yannick Nanette. La musique lui donne la possibilité de se trouver lui-même, là où elle le transporte.

Yannick Nanette a grandi à l’île Maurice. «Mon oncle écoutait beaucoup Louis Armstrong, Fats Domino et Big Bill Broonzy. Je ne comprenais pas trop ce qui se disait étant petit, mais j’adorais le rythme, le mouvement, la profondeur», écrit l’artiste. «Cependant, au-delà des références américaines, j’ai retrouvé par après dans la musique traditionnelle mauricienne, le Sega, porté par la voix de ‹Ti-Frère› ou dans un registre plus contemporain chez Eric Triton, ce même timbre. Y régnait cette même puissance sauvage, cette gravité joyeuse et ce désir de s’émanciper. C’était tout à fait légitime au final car le Sega était aussi une musique enfantée par l’histoire des esclaves.»

«Je crois que le Blues est bien présent encore de nos jours», écrit Yannick Nanette. «Il nous suffit d’allumer la télé et de voir les images des hommes qui s’entre bouffent entre eux au nom du confort, de l’individualisme … L’esclavage des années 1800 n’est plus. Les ‹strange fruits› décrits par Billie Holiday, ne pendent plus, mais le spectre de la monstruosité qui sommeille en l’humain plane. La servitude moderne est daltonienne. Elle n’est une histoire de couleur, de négritude. L’argent est devenu le nouveau coton et l’homme moderne se courbe à son service.»

Sweet Dirty Blues

Yannick Nanette a commencé la guitare et le chant à l’âge de 13 ans et a découvert l’harmonica quatre ans plus tard, dans le bus en direction de Port-Louis. Derrière lui était en effet toujours assis un harmoniciste, Ignace. «Pendant l’heure que durait le trajet, les notes volaient, swinguaient sur la banquette arrière. C’était incroyable!» Fasciné, Yannick demanda au musicien s’il pouvait lui apprendre à jouer de l’harmonica, et l’homme accepta.

Aujourd’hui, Yannick, âgé de 33 ans, vit à Lausanne. Le groupe The Two, formé avec son ami Thierry Jaccard, a publié son premier album en 2014, «Sweet Dirty Blues», et a pu être apprécié en live lors de plus de 130 concerts. Dont des prestations lors de festivals en Croatie, au Danemark, en Italie et en France.

Affiliation à SUISA

Pour l’instant, la musique permet à Yannick Nanette de couvrir certains frais du quotidien. «Je suis actuellement étudiant et je travaille à un faible pourcentage comme enseignant. Mes deux activités me permettent de me nourrir, de payer mes assurances, etc … sur un plan philosophique, je gagne ma Vie et je vis grâce à la musique», ajoute le musicien.

Son adhésion à SUISA, Yannick Nanette la voit comme un avantage: «Déléguer la gestion de nos droits et savoir que ceux-ci sont gérés par une administration compétente et longtemps présente, telle que la SUISA, soulage énormément et libère un temps de travail considérable. Ce temps peut être réinvesti dans la création. Je suis satisfait et j’attends que la SUISA continue le bon travail qu’elle effectue. J’attends de la part de la SUISA de la transparence car la confiance entre les deux parties est vitale pour la continuité.»

Site officiel du groupe The Two: www.the-two.ch

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«Le Petit Prix Walo est un grand succès pour Seerugge Feger»

Originaire du canton de Thurgovie, le groupe Seerugge Feger a remporté le Petit Prix Walo 2015 dans la catégorie musique folk. Philipp Manser, le compositeur du groupe, a récemment rejoint SUISA. Découvrons la «patte Feger» et ses particularités. Texte de Manu Leuenberger

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Philipp Manser dans la salle de répétition de Seerugge Feger: au sous-sol de la maison familiale, le groupe se retrouve chaque semaine pour peaufiner ses chansons. (Photo: Manu Leuenberger)

«Remporter le Petit Prix Walo est un autre grand succès pour Seerugge Feger», déclare Philipp Manser. Il est le chanteur principal du quartet et joue du schwyzerörgeli aux côtés de son frère Fabian Manser (chant, percussion) ainsi que son cousin Tobias Manser (chant, schwyzerörgeli) et Sandro Holenstein (chant, guitare basse). Les membres du groupe Seerugge Feger, tous âgés de 23 à 25 ans, ont remporté le Petit Prix Walo 2015 dans la catégorie musique folk.

Ce succès ne se limite pas au trophée en forme d’étoile, qu’ils ont reçu lors de la finale qui s’est tenue en décembre 2015 à Birr, dans le canton d’Argovie, et «qui leur permet de garder un souvenir de cette expérience». La participation au concours de jeunes talents leur a également permis de nouer des contacts avec des personnes de l’industrie de la musique. «De plus, ce concours nous a permis d’apparaître dans les médias», se réjouit Philipp Manser. «Nous allons également nous rendre au gala du ‹grand› Prix Walo où nous pourrons également nous produire.»

Tout commence avec le texte

Lors de la finale du Petit Prix Walo, Seerugge Feger a donné le meilleur de lui-même avec le morceau «Alles was i bruch», écrit et composé par Philipp Manser. «J’étais particulièrement ravi d’avoir convaincu le jury avec un morceau que j’ai moi-même écrit», déclare le jeune homme de 23 ans.

Lors de sa création cinq ans plus tôt, le groupe s’appelait Seerugge-Trio. C’est en devenant un quartet que le groupe a été rebaptisé Seerugge Feger. Sur leur site Internet, les fonctions des membres du groupe sont clairement définies. Fabian est responsable des réservations, Sandro s’occupe des finances, Tobias prend en charge tout ce qui a trait à la technique et Philipp compose les chansons.

«Mon cousin et mon frère apprécient mes morceaux en suisse allemand», affirme Philipp Manser. «La plupart de mes idées sont accueillies avec un bel enthousiasme.» C’est avec le texte que l’auteur de Seerugge Feger commence un nouveau morceau. Le texte apporte à la chanson une atmosphère, une ambiance. Vient ensuite la mélodie, qui sert alors de base à la réalisation de l’accompagnement et de l’arrangement.

Le schwyzerörgeli remplace la guitare

Chaque lundi, le groupe se retrouve pour répéter. Les cartons d’œufs soigneusement collés au plafond témoignent de l’enthousiasme du groupe pour le travail manuel lors de l’aménagement de la salle de répétition au sous-sol de la maison familiale, où Philipp Manser et son frère habitent encore avec leurs parents dans une zone rurale du canton de Thurgovie.

Pendant les répétitions, les membres du groupe écoutent les idées musicales liées aux textes. «Après quelques mesures, je vois sur leurs visages si l’idée est bonne ou pas», explique Philipp Manser. Les idées qui ont plu sont développées ou bien des modifications sont apportées par le groupe pour adapter le morceau.

«Nous souhaitons que nos chansons témoignent de l’emblématique ‹patte Feger›, déclare le compositeur. «Par principe, nous utilisons le schwyzerörgeli plutôt que la guitare, dans la mesure du possible. Associé à la batterie et à la basse, il crée ainsi un groove particulier.» Leur musique doit avoir un son moderne, voilà l’objectif revendiqué par les quatre musiciens, qui affichent sur leur site Internet leur préférence pour les groupes Coldplay, AC/DC et Status Quo.

Des apparitions à la télévision et au Vatican

La «patte Feger» est de plus en plus reconnue dans le monde de la musique folk. «Nous avons déjà pu vivre des choses extraordinaires grâce au groupe», raconte Philipp Manser. Il se souvient volontiers de leur prestation sur le plateau de «Samschtig-Jass» à la télévision suisse, au Vatican lors de la fête de la Garde Suisse le 1er août, et bien évidemment lors du concours de jeunes talents du «Musikantenstadl», grâce auquel ils ont pu se produire fin 2014 au Gala télévisé «Silvesterstadl» à Graz.

Dans le cadre de son apparition au «Silvesterstadl», Seerugge Feger a pu enregistrer son premier album. Cet album «Made in Switzerland» a été réalisé en collaboration avec le producteur Uwe Alternuied, l’ex-joueur de synthé de Klostertaler. Il est disponible depuis 2015. Un nouvel album est actuellement en préparation.

Une adhésion à SUISA par hasard

Philipp Manser a reçu son premier schwyzerörgeli de la part de son oncle, qui le lui a offert alors qu’il n’était qu’un petit garçon et lui a également donné ses premières leçons. Il a ensuite suivi des cours au conservatoire durant de nombreuses années. Il se souvient avoir composé ses premiers morceaux pour la Formation Die jungen Manser Buebe à l’âge de 16 ou 17 ans.

Philipp Manser a rejoint SUISA enautomne 2015. «C’était une erreur», explique-t-il. «Nous avons supposé que la maison de disques m’avait inscrit depuis longtemps». C’est lorsqu’il a pris contact avec SUISA qu’il a constaté qu’il n’était pas inscrit. Il a alors adhéré à SUISA.

Depuis, il a reçu le premier décompte de SUISA au printemps. Les montants versés ne lui permettent pas d’entreprendre grand chose. Contester les subventions des musiciens n’est pour l’instant pas sujet à débat selon lui.

Le Petit Prix Walo, une étape de plus pour Seerugge Feger

«Nous nous demandons parfois comment nous réagirions si le groupe avait la chance de percer véritablement», déclare Philipp Manser. Pour l’instant, les membres du groupe ont tous une profession et ne se consacrent à la musique que pendant leur temps libre.

Depuis la sortie de leur premier album l’année dernière, le groupe se produit sur scène en moyenne trois à quatre fois par mois. Les demandes de concert sont plus nombreuses, mais les musiciens ne peuvent malheureusement pas toutes les satisfaire, et ceci par manque de temps. «Nous sommes bien occupés et satisfaits de la situation actuelle», affirme Philipp Manser. Les membres du groupe Seerugge Feger avancent pas à pas dans leur carrière musicale. Le Petit Prix Walo 2015 constitue une étape supplémentaire de leur parcours.

Site officiel du groupe: www.seeruggefeger.ch

Le Prix Walo est décerné depuis 1974 par les membres de l’association Show Szene Schweiz. Ce prix distingue les artistes suisses à succès dans différents domaines: pop/rock, hip hop, jazz/blues, musique de fanfare, cabaret/comédie, productions cinématographiques, théâtrales et télévisuelles et leurs acteurs. La 42e édition de remise du Prix Walo aura lieu le dimanche 8 mai 2016 au Kongresshaus de Zurich et sera retransmis en direct sur Star TV. SUISA soutient l’association Show Szene Schweiz.

Le tremplin du Prix Walo et le Petit Prix Walo sont destinés à promouvoir les talents suisses de Show Szene. Retrouvez toutes les informations concernant les inscriptions aux événements du tremplin du Prix Walo 2016 sur le site Internet du Prix Walo.

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Originaire du canton de Thurgovie, le groupe Seerugge Feger a remporté le Petit Prix Walo 2015 dans la catégorie musique folk. Philipp Manser, le compositeur du groupe, a récemment rejoint SUISA. Découvrons la «patte Feger» et ses particularités. Texte de Manu Leuenberger

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Philipp Manser dans la salle de répétition de Seerugge Feger: au sous-sol de la maison familiale, le groupe se retrouve chaque semaine pour peaufiner ses chansons. (Photo: Manu Leuenberger)

«Remporter le Petit Prix Walo est un autre grand succès pour Seerugge Feger», déclare Philipp Manser. Il est le chanteur principal du quartet et joue du schwyzerörgeli aux côtés de son frère Fabian Manser (chant, percussion) ainsi que son cousin Tobias Manser (chant, schwyzerörgeli) et Sandro Holenstein (chant, guitare basse). Les membres du groupe Seerugge Feger, tous âgés de 23 à 25...Continuer

«J’apprécie beaucoup le soutien que SUISA apporte aux artistes.»

Que ce soit au Montreux Jazz Festival, au Rock Oz’Arènes ou à la Jazz Parade, Amadou Diolo a participé à des festivals suisses de renom au cours des années passées. Il est membre de SUISA depuis cette année. Lisez notre portrait de l’artiste dans l’édition actuelle de SUISAinfo, le journal des membres SUISA. Découvrez l’interview intégrale ici.

Amadou_Diolo

Avec son style, il s’est fait une place dans le paysage musical suisse. (Photo: www.studio41.ch)

Vous êtes originaire du Sénégal. Comment êtes-vous venu en Suisse?
Cela fait maintenant dix ans que j’habite en Suisse. J’y suis venu pour rejoindre mon épouse qui est suissesse.

D’où vient votre passion pour la musique?
Je suis issu d’une famille de griots, de musiciens d’Afrique de l’Ouest. Mon père est un grand musicien et un joueur de kora (la kora est une harpe-luth traditionnelle d’Afrique occidentale, NDLR). Et j’ai bien sûr pris des musiciens comme modèles. Ce sont surtout Bob Marley et des artistes africains comme Mory Kanté et Alpha Blondy qui m’ont influencé. Je mêle ces influences avec mes racines culturelles en utilisant la kora pour ma musique. Il en résulte ma propre version de l’afro-reggae, qui est en principe un mélange de reggae et de rythmes africains.

Vous avez déjà joué dans de nombreux festivals renommés en Suisse. Votre musique rencontre ici un large écho.
C’est vrai. Avec mon style, je me suis fait une place dans le paysage musical suisse. De nombreux grands festivals tels que le Montreux Jazz Festival, le Rock Oz’Arènes ou encore le Jazz Parade m’ont reçu à bras ouverts. Il est agréable de constater que ma musique est bien accueillie. Mais c’est le fruit d’un dur labeur, jour après jour.

A ce propos, quelle importance revêt votre adhésion à SUISA?
J’apprécie beaucoup le soutien que SUISA apporte aux artistes. Pour moi, il est important qu’elle s’engage pour les droits et le travail des musiciens. Tout seul, je n’arriverais pas à faire ce que SUISA fait pour moi. Il est bon de savoir que SUISA est là pour nous, artistes, et pour la reconnaissance de notre travail.

Vous aussi, vous vous engagez pour les autres dans le cadre de l’association «Soutien Sénégal». Quel rôle joue votre musique dans votre engagement humanitaire?
Grâce à ma musique, je peux apporter une aide à la population sénégalaise, en particulier pour les jeunes et les personnes les plus vulnérables. Ma musique me permet d’évoquer tout ce qui me touche au Sénégal. L’année prochaine, au mois d’avril, j’irai au Sénégal avec mon groupe et nous nous produirons essentiellement dans les écoles.

Quels sont vos projets pour l’avenir?
Actuellement, nous organisons une tournée en Belgique. Mon projet principal est l’enregistrement de mon nouvel album avec mon groupe, dont la sortie est prévue pour le 2 mai 2015 à l’Azimut à Estavayer-le-Lac. Je compose et répète de nouvelles chansons avec mon groupe. Nous espérons avoir fini les enregistrements en février. Une dizaine de concerts sont prévus du 3 au 20 avril 2015 au Sénégal et en Gambie. Le but de cette tournée est un échanger musicale entre la Suisse et ces pays Africains.

Je vous remercie pour cet entretien et je vous souhaite beaucoup de succès dans vos projets.

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Avec son style, il s’est fait une place dans le paysage musical suisse. (Photo: www.studio41.ch)

Vous êtes originaire du Sénégal. Comment êtes-vous venu en Suisse?
Cela fait maintenant dix ans que j’habite en Suisse. J’y suis venu pour rejoindre mon épouse qui est suissesse.

D’où vient votre passion pour la musique?
Je suis issu d’une famille de griots, de musiciens d’Afrique de l’Ouest. Mon père est un grand musicien et un joueur de kora (la kora est une harpe-luth...Continuer