Archive de tag: Musique suisse

«La techno et la musique folklorique se ressemblent beaucoup»

Mélanger des bruits du quotidien traités électroniquement avec des éléments de la musique folklorique pour fabriquer une expérience sonore inédite: tel est l’objectif du contrebassiste et compositeur Pirmin Huber dans le cadre de son nouveau projet. La contribution «Get Going!» lui apporte son soutien. Texte/interview de Rudolf Amstutz, contributeur invité – La versione italiana del testo si trova sotto.

Pirmin Huber: «La techno et la musique folklorique se ressemblent beaucoup»

Le compositeur et contrebassiste schwyzois Pirmin Huber. (Photo: Arthur Häberli)

Depuis la fin de ses études de jazz (orientation composition) à la Haute école de Lucerne, le compositeur et contrebassiste schwyzois Pirmin Huber expérimente de nouvelles possibilités de mélanger la musique folklorique suisse avec d’autres genres pour donner naissance à de nouveaux sons. En tant que soliste ou membre des groupes «Ländlerorchester», «Stereokulisse», «Ambäck» ou «Gläuffig», Pirmin Huber dépoussière la musique folklorique et l’associe à la techno, au jazz, à la musique classique ou électronique. À présent, il souhaite se lancer dans une sorte de recherche d’«enregistrement de terrain» à l’aide de bruits du quotidien manipulés électroniquement et des sons folkloriques qu’il tire de sa contrebasse et d’autres instruments. Le tout doit donner naissance à une œuvre qui bouscule nos perceptions auditives habituelles et reflète ainsi l’époque particulière que nous vivons.

Pirmin Huber, comment l’idée de ce projet est-elle née?
Pirmin Huber: Je viens au départ de la musique folklorique, c’est-à-dire acoustique, et j’ai progressivement glissé vers la musique électronique. En expérimentant de nouvelles techniques d’enregistrement, des idées ont surgi en moi que je souhaite développer. J’ai grandi dans une ferme, où nous avions également une menuiserie. Les sons de la scie, ainsi que toutes les autres sonorités, me fascinaient, et j’essayais déjà, à l’époque, de les reproduire avec mes instruments de musique. Pour mon projet «Get Going!», je pars des sons que je parviens à créer avec mes instruments – contrebasse, schwyzoise, guitare, piano ou cithare glaronnaise – et je les associe à des bruits du quotidien samplés que je déforme à l’aide de l’électronique. Depuis mon enfance, je me suis toujours demandé comment faire de la musique avec ces sons. Aujourd’hui, je peux m’offrir certains outils, et cela me permet de m’engager à fond dans ce projet.

Qu’est-ce qui vient en premier? L’échantillonnage de sons ou la composition?
C’est un mélange des deux. De nouvelles possibilités apparaissent régulièrement lorsque je travaille. Il s’agit d’un processus. L’important pour moi est de réussir à créer une atmosphère tout à fait particulière avec ma musique. L’œuvre achevée se composera de plusieurs pièces qui s’interpénètreront ou, du moins, se feront écho. On pourrait la décrire comme une sorte de suite.

Vous passez d’un style à l’autre avec aisance. En tant que bassiste, c’est toujours vous qui donnez le ton. Dans cette position, est-il possible d’identifier des parentés ou des points de jonction entre la musique populaire, la musique classique, le jazz, la pop, le rock ou la techno?
Peut-être bien. De toute manière, la techno et la musique folklorique se ressemblent beaucoup. De l’extérieur, ce n’est peut-être pas évident (il rit), mais l’énergie qui se dégage lorsqu’on joue de la techno ou de la musique folklorique est la même. Ce sont toutes les deux des musiques faites pour danser. Je pense qu’il faut avoir joué les deux pour comprendre cette similitude. Dans mon projet, j’essaie donc de créer une sorte de musique folklorique moderne avec de l’électronique et du groove.

La ville et la nature: s’agit-il là de contraires qui vous inspirent?
J’ai besoin des deux. Lorsque je suis loin de l’une, l’autre me manque. Par conséquent, il est probablement logique que je souhaite faire se rejoindre ces deux pôles J’ai depuis longtemps trois piliers : la musique populaire, la musique contemporaine et la techno. Dans mon ressenti, cependant, elles ne font qu’un.

La contribution «Get Going!» est conçue comme un coup de pouce financier, sans attente de résultats. Que pensez-vous de ce type d’encouragement?
Je le trouve formidable! La liberté qu’il nous permet nous incite véritablement à accomplir quelque chose de plus grand. J’avais déjà l’idée de ce projet depuis longtemps, mais d’autres choses se sont intercalées avant. Enfin, la question déterminante est de savoir si l’on peut porter un tel projet financièrement parlant et le mener à bien sans stress. «Get Going!» me permet précisément de le faire.

C’est en 2018 que la FONDATION SUISA a commencé à allouer ses nouvelles contributions à la création. Sous le titre «Get Going!», elle finance des processus créatifs et artistiques qui se situent hors des catégories usuelles. Chaque année, nous consacrons une série de portraits aux bénéficiaires de ces contributions à la création «Get Going!».

«Techno e ländler vanno a braccetto»

Rumori quotidiani elaborati elettronicamente si fondono con elementi di musica ländler per dar vita a una nuova esperienza di ascolto: è quanto il contrabbassista e compositore Pirmin Huber intende sviluppare e realizzare nel suo nuovo lavoro. Il contributo «Get Going!» lo aiuta a realizzare il suo progetto. Contributo ospite/intervista di Rudolf Amstutz

Pirmin Huber: «Techno e ländler vanno a braccetto»

Il compositore e contrabbassista Pirmin Huber del Cantone di Svitto. (Foto: Arthur Häberli)

Da quando ha completato i suoi studi di jazz (incentrati sulla composizione) presso la Scuola universitaria professionale di Lucerna, il compositore e contrabbassista Pirmin Huber del Cantone di Svitto sperimenta nuovi modi di combinare la musica popolare svizzera con altri generi per creare nuovi sound. Attivo sia come solista che come membro del «Ländlerorchester», dei gruppi «Stereokulisse» e «Ambäck» o della formazione «Gläuffig», Huber ha rimappato la musica popolare, contaminandola con la musica techno, jazz, classica o elettronica. Con l’ausilio della manipolazione elettronica di rumori quotidiani e delle note di musica popolare del suo contrabbasso, Huber intende ora condurre una sorta di ricerca «field recording». Tutto ciò sfocerà in un’opera che sfida le nostre abitudini di ascolto, rispecchiando così la realtà di questo periodo eccezionale.

Pirmin Huber, come è nata l’idea di questo progetto?
Pirmin Huber: Pur provenendo originariamente dalla musica popolare, vale a dire dalla musica acustica, sono scivolato sempre più nella musica elettronica. Cimentandomi con nuove tecniche di registrazione, mi sono venute alcune idee che vorrei sviluppare ulteriormente. Sono cresciuto in una fattoria, dove avevamo anche una falegnameria. I rumori della sega e tutti gli altri suoni mi affascinavano e già allora cercavo di ricrearli con i miei strumenti musicali. Nel mio progetto «Get Going!» parto da suoni che posso realizzare con i miei strumenti, ovvero contrabbasso, schwyzerörgeli, chitarra, piano o glarner zither e li combino con rumori quotidiani campionati, che manipolo con l’aiuto dell’elettronica. Fin dalla mia giovinezza sono ossessionato da questa domanda: come si può creare musica da questi suoni? Ora posso permettermi alcuni strumenti che mi offrono l’opportunità di occuparmi a fondo del progetto.

Cosa viene prima? La raccolta di suoni e successivamente la composizione, o viceversa?
È un insieme di entrambe. Durante il lavoro si aprono sempre nuove possibilità, si tratta di un processo. Per me è importante creare un’atmosfera molto specifica con la mia musica. L’opera finita è composta da diversi brani che confluiscono l’uno nell’altro o, quantomeno, si riferiscono l’uno all’altro. Si potrebbe definire come una sorta di suite.

Lei si muove attraverso diversi stili con facilità. Come bassista, lei è sempre colui che dà l’impulso. Da questa posizione, riesce a identificare relazioni o interfacce tra la musica popolare, classica, jazz, pop, rock o techno?
È possibile. In ogni caso, techno e ländler vanno a braccetto. Questo può essere difficile da comprendere dall’esterno (ride), ma l’energia che nasce quando si suona è la stessa sia nella techno che nella musica ländler, che è anche musica da ballo. Penso che sia necessario suonarle prima entrambe per sperimentare questa affinità. Nel mio progetto cerco di creare una sorta di ländler moderno con elettronica e groove.

Natura e atmosfera urbana: questi due punti contrastanti le sono necessari per trarre ispirazione?
Sì, ho bisogno di entrambi. Appena uno è assente, mi manca qualcosa. Ecco perché è anche logico che io desideri riunire questi due poli. Da molto tempo mi affido a tre colonne portanti: musica popolare, musica contemporanea e techno. Nella mia percezione, tuttavia, sono un tutt’uno.

Il contributo «Get Going!» è inteso come un incentivo non vincolato a un risultato. Cosa ne pensa di questo modello di finanziamento?
Lo ritengo grandioso! La libertà acquisita in questo modo stimola anche a perseguire effettivamente un obiettivo più grande. L’idea per il mio progetto era nata già da tempo, ma si frapponeva sempre qualche ostacolo. Alla fine, molto dipende dalla capacità di gestire finanziariamente un piano del genere e di portarlo a termine senza stress. «Get Going!» mi permette di realizzare proprio questo.

Nel 2018 la FONDATION SUISA ha iniziato ad assegnare nuovi contributi alla creazione. Con il progetto «Get Going!» vengono incentivati finanziariamente processi creativi e artistici che esorbitano dalle categorie convenzionali. In una serie di ritratti, ogni anno presentiamo i beneficiari dei contributi «Get Going!».
Articles en relation
Marcel Oetiker: «Les voyages m’inspirent» | avec vidéoMarcel Oetiker: «Les voyages m’inspirent» | avec vidéo A la gare de Hardbrücke à Zurich, les trains grondent et crissent sans retenue, dans les courbes, au moment du départ, et au freinage. Mais si Marcel Oetiker a choisi ce lieu de rendez-vous, ce n’est pas pour ces bruits qui parfois stimulent la créativité des artistes. Continuer
Nouvelle stratégie d’encouragement: «Nous voulons tourner notre regard vers l’avenir»Nouvelle stratégie d’encouragement: «Nous voulons tourner notre regard vers l’avenir» La FONDATION SUISA renforce son engagement pour la promotion de la musique en Suisse et dans la Principauté de Liechtenstein: chaque année, sous la devise «Get Going!», elle apportera un «coup de pouce» à quatre projets musicaux et proposera tous les deux ans une grande contribution de soutien à la création intitulée «Carte Blanche». Continuer
«En route pour la Romandie» à la Fête fédérale de la musique populaire«En route pour la Romandie» à la Fête fédérale de la musique populaire En mai 2019, cinq jeunes musiciens populaires se sont retrouvés à Crans-Montana, sous la direction de Dani Häusler, afin de composer un hymne pour la Fête fédérale de la musique populaire 2019. Ce week-end de composition, lancé par SUISA en collaboration avec le comité d’organisation de la FFMP, a été un grand succès. Continuer
Réduire article

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Mélanger des bruits du quotidien traités électroniquement avec des éléments de la musique folklorique pour fabriquer une expérience sonore inédite: tel est l’objectif du contrebassiste et compositeur Pirmin Huber dans le cadre de son nouveau projet. La contribution «Get Going!» lui apporte son soutien. Texte/interview de Rudolf Amstutz, contributeur invité – La versione italiana del testo si trova sotto.

Pirmin Huber: «La techno et la musique folklorique se ressemblent beaucoup»

Le compositeur et contrebassiste schwyzois Pirmin Huber. (Photo: Arthur Häberli)

Depuis la fin de ses études de jazz (orientation composition) à la Haute école de Lucerne, le compositeur et contrebassiste schwyzois Pirmin Huber expérimente de nouvelles possibilités de mélanger la musique folklorique suisse avec d’autres genres pour donner naissance à de nouveaux sons. En tant que soliste ou membre des groupes «Ländlerorchester», «Stereokulisse», «Ambäck» ou «Gläuffig», Pirmin Huber dépoussière la musique folklorique et l’associe à...Continuer

Il suono della montagna

Al San Bernardino nei Grigioni quest’anno si terrà per la prima volta il Floating Notes Festival. Il Floating Notes si caratterizza per la sua proposta di musica sperimentale. In questo post pubblicato sul blog, gli organizzatori e gli artisti del festival descrivono di quanto possa essere influente un paesaggio suggestivo sulla musica e sulle esibizioni. La SUISA è sponsor del festival. Contributo ospite di Elena Rotondi – Vous trouvez le texte en français en dessous.

Floating Notes Festival: Il suono della montagna

Il Floating Notes Festival si terrà dal 23 al 25 luglio 2021 a Mesocco nei pressi di San Bernardino. (Foto: Sebastiano Piattini)

Kety Fusco, fondatrice e programmatrice del Floating Notes Festival, ha un’idea ben precisa di quello che sarà il cuore pulsante del suo festival: gli artisti realizzeranno una ricerca sonora, sperimentale ed inedita, che nel rispetto del proprio background artistico e musicale si adatti al luogo della performance, rendendo così impossibile staccare il contenuto dell’esibizione dal luogo nel quale è nata. Per questo motivo il Floating Notes Festival sarà un evento del tutto originale, perché musica e luogo verranno fusi in una performance irripetibile.

Kety Fusco, con la sua arpa elettrica, aprirà la serata inaugurale del festival all’interno della fonte dell’acqua di San Bernardino, venerdì 23 luglio. Questo, ci dice, vuole essere un manifesto dell’idea che muove il festival: l’esigenza di unire estetica e storia di San Bernardino, di far rivivere un luogo che, storicamente, è sempre stato un punto di attrazione per viaggiatori internazionali e che ancora oggi, grazie alla bellezza incontaminata dei suoi spazi, attrae molti visitatori. Il tutto con uno sguardo rivolto al futuro, attraverso la musica evocativa, innovativa e sperimentale che abiterà quegli spazi, riempiendoli così d’un significato nuovo.

Agli artisti in programma è stato chiesto in che modo il loro processo creativo guida la loro preparazione al festival e la performance una volta saliti sul palco. Camilla Sparksss, che seguirà nella serata alla Fonte Minerale, ci racconta come sta sperimentando un live set apposta per il Floating Notes Festival: “Escono sonorità che sento molto vicine al suono della montagna nella sua imponenza, con i suoi echi e i suoi pericoli. Sarà una performance che per qualcuno potrebbe risultare molto sperimentale, ma basterà chiudere gli occhi e immaginarsi un viaggio all’interno delle rocce per sentirsi una cosa sola con le montagne”.

Anche interessante scoprire come Adriano Koch, il giovane musicista che chiuderà la serata di venerdì 23 luglio, lega la sua performance al luogo in cui verrà eseguita: “È sempre motivante vedere come una location può cambiare l’energia e il messaggio artistico di una canzone. Quindi è importante per me registrare uno spettacolo, per conservare la testimonianza di quel momento specifico che non ci sarà mai più.”

Il giorno successivo, sabato 24 luglio, il festival grigionese non poteva continuare senza la presenza del pioniere della ricerca strumentale e sonora: Simon Berz, che eseguirà sul Passo del San Bernardino una live performance suonando delle pietre. “Ho costruito – ci spiega il musicista – il mio strumento Tectonic da pietre vulcaniche sonore che ho trovato in Islanda. Le pietre ora suoneranno in un’altra ‘stanza di pietra’, quella a San Bernardino.”

Il Floating Notes Festival si distingue anche per un evento che lega musica e corpo, in una meditazione guidata di Keri Gonzato, che sarà accompagnata dalla musica registrata di Federica Furlani, in arte Effe Effe. Un soundscape cucito su misura per meditare a più di 2000 metri di altitudine.

Sabato 24 luglio invece ci sarà la prima assoluta della colonna sonora del Festival, commissionata alla musicista ticinese Chiara Dubey che descrive così il processo creativo della sua composizione: “sono partita con l’idea che, probabilmente, mi sarei lasciata ispirare dal suono degli elementi naturali in cui mi sarei trovata immersa una volta arrivata a San Bernardino, ad esempio il fruscio degli aberi o lo scrosciare dell’acqua. Siccome questo concerto rappresenta il mio primo assaggio di montagna dopo un anno strano fatto di solitudine condivisa e quiete assordante, per questo brano ho deciso di guardare verso l’interno: ho ascoltato i miei pensieri ed è stato come ritrovare una vecchia amica dopo tanto tempo. Sono certa di non essere stata la sola a vivere quest’esperienza e spero che lasciar tuonare questa canzone, Stranger – “estraneo” – nella notte del festival sarà liberatorio sia per me che per tutti i presenti, anche perché il nostro palco sarà circondato da un paesaggio montano spettacolare, di una bellezza grezza, naturale, libera”.

Chiuderanno la serata di sabato i Peter Kernel, assodato duo ticinese che ha deciso di misurarsi con un contesto e una performance inediti. Infatti, Aris Bassetti e Barbara Lehnhoff non si esibiranno con la loro tipica formazione rock, ma prepareranno un dj set esclusivo fatto di musiche ripescate dal passato e lanciate nel futuro, facendole riverberare al meglio tra i solchi delle montagne attorno: “Per noi è fondamentale instaurare una certa connessione con il pubblico, perché dobbiamo capirci a vicenda per creare un’esperienza indimenticabile. Per il Floating Notes abbiamo deciso di fare qualcosa di esclusivo, qualcosa che non facciamo mai. Non suoneremo un concerto normale, ma faremo un dj set sperimentale. Proporremo musica che in qualche modo si sposa bene in un contesto di montagna e aria fresca; e cercheremo di mixarla a modo nostro, alternando momenti eterei a situazioni molto concrete. Poi sul momento vedremo che strada percorrere in modo più marcato. L’idea però è quella di mostrare un lato inedito di Peter Kernel e di rispettare le montagne attorno”.

Domenica mattina, a chiudere questa prima edizione del Floating Notes Festival, ci penserà Leoni Leoni allietando il pubblico con il suo storto-ma-dolce live set. L’artista, ci fa sapere che di solito, per la preparazione dell’esibizione cerca di non avere troppe idee iniziali: “Non appena sono sul palco, e mi connetto con il luogo e il pubblico, tutto può cambiare a seconda dell’umore. A San Bernardino, per il Floating Notes Festival, farò quindi quello che faccio di solito per entrare in sintonia con un luogo: mi metto a terra come una pianta. Faccio crescere delle radici temporanee per raggiungere l’essenza di un luogo e delle persone che ci sono intorno”.

Il Floating Notes Festival si terrà dal 23 al 25 luglio 2021 a Mesocco nei pressi di San Bernardino. Il programma prevede esibizioni degli svizzeri Kety Fusco, Camilla Sparksss, Chiara Dubey, Leoni Leoni, Peter Kernel e Adriano Koch, dell’italiana Federica Furlani (Effe Effe) e del musicista Simon Berz. Tra le proposte vi sarà anche una meditazione guidata con Keri Gonzato. Maggiori informazioni sono pubblicate all’indirizzo www.facebook.com/floatingnotesfestival.

Le son de la montagne

Cette année, le Floating Notes Festival a lieu pour la première fois au Col du San Bernardino dans les Grisons. Ce festival est dédié à la musique expérimentale. Dans cet article, les organisateurs du festival et les artistes décrivent comment ce paysage unique influence la musique et les représentations. SUISA est un partenaire de sponsoring du festival. Texte d’Elena Rotondi, contributrice invitée

Floating Notes Festival: Le son de la montagne

Le Floating Notes Festival aura lieu du 23 au 25 juillet 2021 à Mesocco (GR) près du Col du San Bernardino. (Photo: Sebastiano Piattini)

Kety Fusco, fondatrice et programmatrice du Floating Notes Festival, a une idée bien précise de ce que sera le cœur de son festival: les artistes effectueront une recherche sonore expérimentale et inédite qui s’adaptera à l’environnement de la performance, tout en intégrant leur propre parcours artistique et musical, rendant ainsi le contenu de la performance indissociable du lieu où elle a été créée. Le Floating Notes Festival sera donc un événement tout à fait novateur, puisque la musique et le cadre seront réunis dans une performance unique.

Kety Fusco donnera le coup d’envoi du festival avec sa harpe électrique à la source du San Bernardino (GR) lors de la soirée d’ouverture, le vendredi 23 juillet. Cette initiative, affirme-t-elle, se veut un manifeste de l’idée qui fait partie du festival, à savoir le besoin d’unir l’esthétique et l’histoire du col du San Bernardino, de faire revivre un lieu qui, historiquement, a toujours attiré les voyageurs internationaux et qui, aujourd’hui encore, grâce à la beauté intacte que l’on rencontre à certains endroits, attire de nombreux visiteurs. Tout cela dans une perspective d’avenir, à travers la musique vibrante, innovante et expérimentale qui imprègnera cet environnement et lui conférera un nouveau sens.

Nous avons demandé aux artistes comment leur processus créatif les guide dans la préparation du festival et de leur performance sur scène. Camilla Sparksss, qui se produira en soirée à la Fonte Minerale, nous parle des expériences qu’elle mène sur un live set spécialement conçu pour le Floating Notes Festival: «Je crée des sons qui, à mon avis, sont très proches de ceux de la montagne, dans toute sa majesté, avec ses échos et ses dangers. Ce sera une performance qui pourrait sembler très expérimentale pour certains. Mais il suffira de fermer les yeux et d’imaginer un voyage au cœur des rochers pour se sentir en symbiose avec les montagnes».

Adriano Koch, qui clôturera la soirée du vendredi 23 juillet, lie sa performance au lieu de son concert également de manière très intéressante: «C’est toujours motivant de voir à quel point un lieu peut changer l’énergie et le message artistique d’une chanson. Voilà pourquoi il me tient à cœur de réaliser une performance qui capturera ce moment spécial qui ne se reproduira plus jamais».

Ce festival dans les Grisons ne saurait se poursuivre sans la présence du pionnier de la recherche instrumentale et sonore: le lendemain, samedi 24 juillet, Simon Berz réalisera une performance live avec des pierres sur le Col du San Bernardino. Le musicien explique: «J’ai fabriqué mon instrument TECTONIC à partir de pierres sonores volcaniques que j’ai trouvées en Islande. Ces pierres vont maintenant résonner dans un autre “environnement de rochers”, celui du Col du San Bernardino».
Le Floating Notes Festival se distingue également par une manifestation qui allie la musique et le corps: une méditation guidée par Keri Gonzato, accompagnée par la musique enregistrée de Federica Furlani, alias Effe Effe. Un paysage sonore tout à fait propice à la méditation à plus de 2000 mètres d’altitude.

Le samedi 24 juillet, la bande sonore du festival sera présentée pour la toute première fois. Celle-ci a été commandée auprès de la musicienne tessinoise Chiara Dubey. Cette dernière décrit le processus créatif de sa composition comme suit: «Au début, il y avait l’idée que je me laisserais probablement inspirer par les sons des éléments naturels dans lesquels je m’immergerais à mon arrivée à San Bernardino. Par exemple, le murmure des sapins ou le clapotis de l’eau. Ce concert étant mon premier rendez-vous avec la montagne après une année étrange de solitude partagée et de silence assourdissant, j’ai décidé pour ce morceau de me tourner vers l’intérieur: j’ai écouté mes pensées et c’était comme retrouver un vieil ami après une longue période de séparation. Je suis sûre de ne pas être la seule à avoir vécu cette expérience. Et j’espère que faire résonner cette chanson, “Stranger”, dans la nuit du festival sera une expérience libératrice pour moi ainsi que pour toutes les personnes présentes, d’autant plus parce que notre scène sera entourée d’un paysage montagneux spectaculaire, d’une beauté brute, naturelle et libre».

La soirée du samedi sera clôturée par Peter Kernel, un duo tessinois bien connu qui participera au Festival dans un contexte inhabituel et présentera une performance tout aussi atypique. Ainsi, Aris Bassetti et Barbara Lehnhoff ne se produiront pas comme un groupe de rock typique, mais prépareront un DJ set exclusif, composé de musique du passé et projetée vers l’avenir, afin qu’elle résonne pleinement dans les sillons des montagnes environnantes: «Pour nous, il est essentiel d’établir un certain lien avec le public; nous devons nous comprendre mutuellement afin de créer une expérience inoubliable. Pour le Floating Notes Festival, nous avons décidé de réaliser quelque chose d’exclusif, quelque chose que nous ne faisons jamais habituellement. Nous ne donnerons pas un concert normal, mais un DJ set expérimental. Nous jouerons de la musique qui, en quelque sorte, s’intègre bien dans le contexte des montagnes et de l’air pur; et nous essaierons de la mixer à notre manière».

Le Floating Notes Festival aura lieu du 23 au 25 juillet 2021 à Mesocco (GR) près du Col du San Bernardino. Il accueillera les artistes suisses Kety Fusco, Camilla Sparksss, Chiara Dubey, Leoni Leoni, Peter Kernel et Adriano Koch, l’Italienne Federica Furlani (Effe Effe) ainsi que le musicien islandais Simon Berz. Une séance de méditation guidée sous la conduite de Keri Gonzato sera également proposée. De plus amples informations sont disponibles sur www.facebook.com/floatingnotesfestival.
Articles en relation
Lorsque groupe et organisateur collaborent pour l’organisation d’un concertLorsque groupe et organisateur collaborent pour l’organisation d’un concert Les redevances de droits d’auteur relatives à un concert doivent être payées par l’organisateur. Quelle est la situation juridique lorsque les musiciens et l’organisateur mettent sur pied le concert sous la forme d’une coopération? L’organisateur d’un concert est tenu de payer les redevances de droits d’auteur en lien avec le contrat d’engagement. Il peut arriver qu’un événement soit organisé par le groupe lui-même ou en collaboration avec un tiers. Dans de tels cas, la forme de la coopération entre le groupe et l’organisateur est déterminante pour savoir qui doit payer la redevance de droits d’auteur. Continuer
Kety Fusco: «Questa situazione metterà a dura prova tutti, musicisti, tecnici, addetti ai lavori»«Questa situazione metterà a dura prova tutti, musicisti, tecnici, addetti ai lavori» Con il progetto «Music for Tomorrow», la SUISA desidera supportare i propri iscritti in questo periodo difficile. Offriamo agli artisti una piattaforma che dà loro l’opportunità di parlare della loro attuale situazione durante il lockdown e presentare una delle loro opere. Questo nuovo spazio sarà inaugurato dalla compositrice e arpista ticinese Kety Fusco. Nell’intervista scritta racconta la sua vita quotidiana ai tempi del lockdown e spiega perché la sua vita non è cambiata poi così tanto. Continuare
Fondation Suisa: Le projet «Get Going!» lance sa quatrième éditionLe projet «Get Going!» lance sa quatrième édition Depuis 2018, «Get Going!» fait partie intégrante du programme de contributions à la création de la FONDATION SUISA. La quatrième édition qui récompensera les processus créatifs innovants est désormais lancée. Continuer
Réduire article

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Al San Bernardino nei Grigioni quest’anno si terrà per la prima volta il Floating Notes Festival. Il Floating Notes si caratterizza per la sua proposta di musica sperimentale. In questo post pubblicato sul blog, gli organizzatori e gli artisti del festival descrivono di quanto possa essere influente un paesaggio suggestivo sulla musica e sulle esibizioni. La SUISA è sponsor del festival. Contributo ospite di Elena Rotondi – Vous trouvez le texte en français en dessous.

Floating Notes Festival: Il suono della montagna

Il Floating Notes Festival si terrà dal 23 al 25 luglio 2021 a Mesocco nei pressi di San Bernardino. (Foto: Sebastiano Piattini)

Kety Fusco, fondatrice e programmatrice del Floating Notes Festival, ha un’idea ben precisa di quello che sarà il cuore pulsante del suo festival: gli artisti realizzeranno una ricerca sonora, sperimentale ed inedita, che nel rispetto del proprio...Continuer

Le projet «Get Going!» lance sa quatrième édition

Depuis 2018, «Get Going!» fait partie intégrante du programme de contributions à la création de la FONDATION SUISA. La quatrième édition qui récompensera les processus créatifs innovants est désormais lancée. Texte de FONDATION SUISA

Fondation Suisa: Le projet «Get Going!» lance sa quatrième édition

Les lauréats de l’édition 2020 de «Get Going!» (en haut à gauche, dans le sens des aiguilles d’une montre): Isandro Ojeda-García, OY, Réka Csiszér, Pirmin Huber. (Photos: Caio Licínio; Sash Seurat Samson; Romina Kalsi; Gian Marco Castelberg)

Lorsque le projet «Get Going!» a été lancé en 2018, «nous ne savions pas où cela nous mènerait», confie Urs Schnell, directeur de la FONDATION SUISA. À l’époque, l’objectif était de se tourner vers l’avenir. «Plutôt que de simplement féliciter des artistes en leur remettant un Prix, désormais nous investissons dans l’avenir en leur octroyant des subventions».

Depuis la création de «Get Going!», quatre lauréats sont désignés chaque année et reçoivent une contribution de 25 000 francs. L’évolution des conditions de travail des acteurs de la scène musicale explique le vif intérêt que les artistes portent à chaque édition. Aucun résultat particulier n’est attendu à la suite de cette incitation financière, ce qui permet aux musiciens de travailler sans pression financière et sans contrainte de temps. «Le secteur a connu une véritable effervescence ces dernières années, mais la pandémie a marqué un temps d’arrêt pour beaucoup d’artistes. Quoiqu’on en dise, le facteur temps est un atout qu’il ne faut pas sous estimer», précise Urs Schnell.

Candidatures à la 4e édition de «Get Going!» ouvertes jusqu’au 30 août 2021

«Get Going!» est consacré aux projets créatifs et innovants qui repensent totalement la configuration des représentations artistiques habituelles. Avec «Get Going!», l’objectif de la FONDATION SUISA est de se rapprocher des artistes en tant que promotrice, déclare U. Schnell et ajoute: «nous souhaitons remettre le processus créatif libre au centre de nos priorités.»

Dès à présent, les auteurs, compositeurs et musiciens démontrant un lien clair avec la création musicale actuelle de Suisse ou du Liechtenstein peuvent à nouveau déposer leur candidature au concours «Get Going!». Cette année encore, un jury d’experts donnera un coup de pouce financier d’un montant de 25 000 francs à quatre lauréats. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 août 2021.

Afin de démontrer les possibilités offertes par «Get Going!», les portraits des gagnants de l’année dernière seront publiés au cours des prochaines semaines sur le site Internet de la FONDATION SUISA ainsi que sur le SUISAblog.

«Get Going!» sur le site de la FONDATION SUISA

Articles en relation
Quel avenir pour l’exportation de la musique?Quel avenir pour l’exportation de la musique? Covid-19, transition numérique, crise climatique: comment la musique s’exporte dans une période qui ne ressemble à aucune autre. Responsable de la présence à l’étranger et de la promotion des exportations au sein de la FONDATION SUISA, Marcel Kaufmann nous fait part de ses expériences et réflexions sur le sujet. Continuer
Soutien aux membres SUISA pendant la crise du coronaSoutien aux membres SUISA pendant la crise du corona Les ordonnances Covid-19 de la Confédération ont pour conséquence une importante diminution des utilisations de musique et de ce fait une baisse des redevances de droits d’auteur encaissées. SUISA offre à ses membres un soutien financier pour combler le manque à gagner en matière de droits d’auteur. Continuer
Les redevances de droits d’auteur sont-elles soumises à l’AVS?Les redevances de droits d’auteur sont-elles soumises à l’AVS? Les revenus issus des redevances de droits d’auteur sont-ils considérés comme les revenus d’une activité professionnelle? Les caisses de compensation suisses répondent différemment à cette question. Continuer
Réduire article

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Depuis 2018, «Get Going!» fait partie intégrante du programme de contributions à la création de la FONDATION SUISA. La quatrième édition qui récompensera les processus créatifs innovants est désormais lancée. Texte de FONDATION SUISA

Fondation Suisa: Le projet «Get Going!» lance sa quatrième édition

Les lauréats de l’édition 2020 de «Get Going!» (en haut à gauche, dans le sens des aiguilles d’une montre): Isandro Ojeda-García, OY, Réka Csiszér, Pirmin Huber. (Photos: Caio Licínio; Sash Seurat Samson; Romina Kalsi; Gian Marco Castelberg)

Lorsque le projet «Get Going!» a été lancé en 2018, «nous ne savions pas où cela nous mènerait», confie Urs Schnell, directeur de la FONDATION SUISA. À l’époque, l’objectif était de se tourner vers l’avenir. «Plutôt que de simplement féliciter des artistes en leur remettant un Prix, désormais nous investissons dans l’avenir en leur octroyant des subventions».

Depuis la création de «Get Going!»,...Continuer

Quel avenir pour l’exportation de la musique?

Covid-19, transition numérique, crise climatique: comment la musique s’exporte dans une période qui ne ressemble à aucune autre. Responsable de la présence à l’étranger et de la promotion des exportations au sein de la FONDATION SUISA, Marcel Kaufmann nous fait part de ses expériences et réflexions sur le sujet.

Fondation Suisa: Quel avenir pour l’exportation de la musique?

Y aura-t-il un retour à la normale? Le stand commun de la Suisse à jazzahead! Brême 2019. (Photo: Marcel Kaufmann)

Depuis la révolution Internet des années quatre-vingt-dix, la création de valeur sur le marché de la musique s’est déplacée dans une large mesure vers le domaine du Live. Les concerts sont devenus la principale source de revenus pour bon nombre de musiciens et de musiciennes. L’une des conséquences a été l’émergence de nombreux événements de type «showcase». Les artistes avaient par ce biais la possibilité de se présenter à un public professionnel international dans le cadre de performances en direct de durée réduite. Ils espéraient ainsi être retenus par de plus grands clubs ou de plus grands festivals ou être pris sous contrat par des agences opérant à l’international. En association avec différents partenaires, la FONDATION SUISA soutient les efforts d’exportation des musiciens locaux. Depuis de nombreuses années, la fondation organise des plateformes de réseautage suisses à l’occasion de foires et événements internationaux.

Pourtant, ce système bien rodé de déplacements, de performances et de poignées de mains a été brutalement freiné par la pandémie. Les musiciens et musiciennes ont perdu une grande partie de leurs revenus du jour au lendemain, ainsi que leurs filières d’exportation.

Alors que faire? Comment surmonter cette période? Et si l’on ne revenait jamais à la vie d’avant?

L’an dernier, la FONDATION SUISA a participé à de nombreux projets pilotes, testé des outils de chat, encouragé la diffusion des vidéos de showcase par streaming et négocié de nouvelles approches possibles en matière de financement avec les organisateurs. «Une expérience intéressante», «une solution temporaire bienvenue», mais «certainement pas un substitut à un événement en direct»: tel était notre verdict à la fin 2020 – en accord avec une large majorité de musiciens et d’organisateurs.

«Réseauter par Internet n’est pas encore entré dans les habitudes.»

La pandémie a entraîné l’annulation de la quasi-totalité des salons de musique physiques en 2020. Quelques-uns comme le Midem ou le WOMEX ont tenté d’organiser une version virtuelle. Mais les incertitudes liées à la planification étaient encore trop grandes à l’époque. Il était inimaginable d’envisager que des concerts puissent avoir lieu dans un avenir proche. Par conséquent, les organisateurs ont engagé beaucoup moins d’artistes pour ces événements en ligne que pour les spectacles en présentiel. D’autre part, il est impossible de recréer l’ambiance d’un concert Live avec le numérique. Et puis le réseautage par Internet n’est pas encore entré dans les habitudes.

La dernière édition de jazzahead!, organisée tout récemment à Brême de façon virtuelle, l’a d’ailleurs confirmé. Il est vrai qu’il est plus facile d’établir des contacts entre personnes accréditées sur Internet que dans un salon d’expositions bondé. Mais sans l’énergie du collectif autour de soi, on se retrouve vite isolé. Il faudra attendre encore quelques semaines, après des enquêtes approfondies et des discussions avant de pouvoir jauger le succès réel de la présence suisse au plus grand salon mondial du jazz cette année. Autrefois, on pouvait dresser le bilan dès la clôture du salon.

Les deux groupes suisses figurant au programme officiel des showcases de jazzahead! ont choisi deux approches différentes: La formation The True Harry Nulz s’est produite sur une scène à Brême devant une poignée de journalistes qui se sont au moins donné la peine d’applaudir après chaque morceau, ce qu’on pouvait entendre en direct dans le flux. Le showcase du groupe Luzia von Wyl Ensemble, a lui été produit en amont à Zurich, sans public, puis diffusé en flux. Le silence entre les morceaux et l’absence de réactions ont créé le vide autour des artistes.

«Nous devons en permanence inventer de nouveaux scénarios, rester ouverts et remettre en question notre ressenti.»

À l’heure où les campagnes de vaccination redonnent des raisons d’espérer, il serait facile de se contenter d’attendre et de voir dans l’univers en ligne une simple solution temporaire. Mais à une époque où la totalité de notre travail est modifiée en profondeur par la numérisation, de nombreuses questions se posent: l’univers en ligne offre-t-il plus de potentiel que ce qu’on ne croyait en matière d’exportations? Pouvons-nous nous offrir le luxe d’un simple «retour à la normale» à l’heure où la crise climatique mondiale dépasse toutes les pandémies possibles? Une crise qui pourrait avoir un impact durable sur les générations de futurs musiciens et musiciennes et les priver de nombreuses possibilités?

Nous n’avons pas encore de réponses définitives à toutes ces questions. Les changements les plus profonds n’ont pas lieu en ligne, mais dans nos têtes. Et ceux-là mettent plus de temps à opérer que les changements technologiques. D’ici-là, nous devons constamment inventer de nouveaux scénarios, rester ouverts et remettre en question notre ressenti. La priorité absolue reste d’écouter les musiciens et les musiciennes. Car leurs créations doivent pouvoir outrepasser les frontières, aujourd’hui comme demain. C’est en leur nom que la FONDATION SUISA continuera de suivre et de façonner les changements en matière d’exportation musicale.

Nouvel appel à candidatures Get Going!
Pour la quatrième fois, la FONDATION SUISA lancera un appel à contributions Get Going! fin juin/début juillet. Pour tout savoir sur le coup de pouce financier donné à des projets exceptionnels, rendez-vous sur le site Internet de la fondation: www.fondation-suisa.ch
Articles en relation
Fondation Suisa: «Nous voulons éviter que des projets en cours ne calent»«Nous voulons éviter que des projets en cours ne calent» Avec «Keep Going!», la FONDATION SUISA étoffe temporairement son portefeuille de subventions. «Keep Going!» doit permettre à la scène musicale suisse de maintenir ses activités pendant cette période de crise. Continuer
Nik Bärtsch: «Le monde de la musique dans son ensemble vit une épreuve difficile»«Le monde de la musique dans son ensemble vit une épreuve difficile» Par le projet «Music for Tomorrow», SUISA souhaite apporter son soutien à ses membres en ces temps difficiles. Une plateforme a été mise en place en faveur des artistes afin que chacune et chacun puisse raconter son expérience en confinement et présenter l’une de ses œuvres. Cette semaine, nous vous présentons le pianiste, compositeur et producteur suisse Nik Bärtsch et son œuvre «Modul 5». Nik nous raconte son quotidien en famille pendant le confinement et nous relate l’histoire qui le lie à un médecin urgentiste australien. Continuer
Précipitation, disputes et projets lors du WomexPrécipitation, disputes et projets lors du Womex Depuis 2006, la FONDATION SUISA tient un stand suisse au Womex, en collaboration avec Pro Helvetia. Mais au fond, quel intérêt y a-t-il à participer à un tel salon? Ane Hebeisen du groupe bernois Da Cruz a fait le test et livre sans complaisance ses expériences à Budapest. Continuer
Réduire article

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Covid-19, transition numérique, crise climatique: comment la musique s’exporte dans une période qui ne ressemble à aucune autre. Responsable de la présence à l’étranger et de la promotion des exportations au sein de la FONDATION SUISA, Marcel Kaufmann nous fait part de ses expériences et réflexions sur le sujet.

Fondation Suisa: Quel avenir pour l’exportation de la musique?

Y aura-t-il un retour à la normale? Le stand commun de la Suisse à jazzahead! Brême 2019. (Photo: Marcel Kaufmann)

Depuis la révolution Internet des années quatre-vingt-dix, la création de valeur sur le marché de la musique s’est déplacée dans une large mesure vers le domaine du Live. Les concerts sont devenus la principale source de revenus pour bon nombre de musiciens et de musiciennes. L’une des conséquences a été l’émergence de nombreux événements de type «showcase». Les artistes avaient par ce biais la possibilité...Continuer

«Les compositeurs sont d’éternels débutants» | avec vidéo

Dans sa composition pour le projet «Réflexions suisses sur Beethoven», Christian Henking se réfère à la mélodie de la chanson populaire suisse utilisée par Beethoven. Dans chacune de ses six variations, il applique des principes différents. Texte de Markus Ganz, contributeur invité; vidéo de Manu Leuenberger

Christian Henking avoue un grand respect pour Ludwig van Beethoven, «ce monument, ce rocher granitique dans l’histoire de la musique». «Il représente dans tous les cas un maître pour moi, indépendamment de l’esthétique; ce qu’il a accompli formellement est tout simplement fantastique.» Les «Six variations d’un air suisse» l’irritent d’autant plus, comme il l’explique dans un entretien fin janvier 2020. «A vrai dire, je ne les comprends pas; je pensais qu’elles ne pouvaient pas être de Beethoven.»

Etant donné que le compositeur de Bienne et Berne n’a pas trouvé d’accès à ces Variations, il s’est intéressé de plus près à la chanson d’origine, «Es hätt e Bur es Töchterli». Là aussi, il avoue une certaine perplexité, il trouve la mélodie bizarre pour une chanson populaire; il lui manque l’élégance qu’on trouve par exemple dans le «Guggisberglied». «En même temps, il y a cette incroyable tension créée par la grande plage tonale. L’aspect rectiligne et la sensation de pulsation sont également intéressants; il n’y a pas véritablement de rythme, uniquement ces noires un peu ‹traînantes›. La chanson présente donc un certain vide et offre donc ainsi une ouverture possible.» C’est pourquoi, Christian Henking a choisi, pour sa composition, de se référer à la mélodie de la chanson populaire. Et, «à l’instar de Beethoven, mais plutôt par hasard», il a également écrit six variations.

Christian Henking explique qu’il a d’abord analysé cette mélodie et qu’il l’a ensuite subdivisée en plusieurs parties. «Dans mes quatre premières variations, je me réfère en quelque sorte à certaines parties de la chanson. Les deux dernières se réfèrent à la chanson dans son ensemble.» Il a donc utilisé le matériel existant ou s’en est délibérément détaché: «Dans la deuxième variation, pour rechercher le contraste, j’évite simplement toutes les notes qui apparaissent dans la pièce originale.»

A la base, j’avais décidé d’appliquer une méthode de travail différente, respectivement des principes différents pour chaque variation. Le concept s’est concrétisé et a évolué dans le processus de composition. «Je savais que je voulais composer des miniatures, de brèves séquences variées. J’ai commencé par écrire la 5e variation. Il m’est ensuite apparu clairement que je ne souhaitais pas commencer de manière aussi ‹machinale›, et j’ai donc placé d’abord quelque chose de très libre, pour créer un contraste. Il y a ainsi eu une influence mutuelle des différents éléments entre eux. Et, sur la base de ces conditionnalités, de nombreux liens se sont mis en place.»

Christian Henking travaille très souvent à son bureau, en composant «de tête». Cependant, pour stimuler l’imagination, il joue souvent du piano ou du violoncelle. «Des idées me viennent souvent en improvisant, de manière très naïve. C’est mon côté vieux jeu; lorsque je compose, je suis vraiment loin de l’ordinateur; j’écris à la main sur du papier à musique.» Il joue également toutes les voix de ses partitions, sur les instruments prévus. «J’aime avoir l’instrument sous les doigts. Non pas pour écouter le résultat – je suis pianiste et je ne maîtrise pas vraiment les instruments à cordes – mais pour réaliser les doigtés, écouter les sonorités et observer les positions de l’archet, en tant qu’amateur. Curieusement, cette dimension tactile m’aide à composer, même si ce ne serait pas nécessaire; cela me donne une sorte de base.»

Christian Henking a choisi la formule d’un trio à cordes avec flûte. D’une part parce qu’il voulait un groupe formé de peu de musicien-ne-s, afin qu’il n’y ait pas besoin d’un-e directeur-trice. Mais, d’autre part, il trouve cette instrumentation fascinante. «J’apprécie beaucoup la formule du trio à cordes. Et à celle-ci vient s’ajouter la flûte comme un élément un peu étranger, dont le son se fond dans celui du trio.»

Il ne faut pas s’attendre à une composition «typique de Henking». Il considère que «l’une des tâches des compositrices et compositeurs est de voir chaque morceau comme quelque chose d’entièrement neuf; en fait, nous sommes d’éternels débutants». Pour chacune de ses variations au cœur même de l’œuvre, Christian Henking est reparti de zéro et a travaillé délibérément avec des approches et des techniques différentes: «Cela contribue à la diversité de la composition.» Mais repartir de zéro signifie également se retrouver face à une montagne de possibilités. Ces libertés exigent de la réflexion. Il voit également le danger d’utiliser un moyen ou une méthode trop rapidement parce que cela a fonctionné ou fait ses preuves ailleurs. «La routine est un danger contre lequel je lutte à chaque note.»

Au moment de l’entretien, fin janvier 2020, le processus de composition était en grande partie terminé. «Tout est là», explique Christian Henking en montrant de nombreuses pages de partitions. «Je vais maintenant repenser à tout cela pour que des corrections et autres changements puissent encore être apportés.» La composition sera alors terminée dans tous ses détails. Contrairement à d’autres de ses œuvres, Christian Henking n’accorde ici aucune liberté aux interprètes.

Christian Henking est né en 1961 à Bâle. Il a étudié la théorie musicale au Conservatoire de Berne, auprès de Theo Hirsbrunner, et a suivi une formation de chef d’orchestre auprès d’Ewald Körner. Il a ensuite étudié la composition auprès de Cristobal Halffter et Edison Denisov et, dans le cadre de classes de maître, auprès de Wolfgang Rihm et Heinz Holliger. Il a reçu différentes distinctions, notamment le prix de la culture de la Fondation Bürgi-Willert (2000), le Prix de reconnaissance du Canton de Berne (2002) et le Prix de musique du Canton de Berne (2016). Il est Professeur de composition, de branches théoriques et de musique de chambre à la Haute école des arts de Berne. www.christianhenking.ch
Réflexions suisses sur Beethoven: un projet des Murten Classics et de SUISA à l’occasion du 250e anniversaire de Ludwig van Beethoven

Entre la Suisse et Ludwig van Beethoven, les liens semblent ténus. Mais le compositeur a tout de même écrit «Six variations faciles d’un air suisse», en se basant sur la chanson populaire alémanique «Es hätt e Bur es Töchterli». Ce fut le point de départ d’un projet du festival estival Murten Classics en collaboration avec SUISA, consistant en des commandes de composition à huit compositrices et compositeurs suisses de différentes générations, esthétiques et origines.

Oscar Bianchi, Xavier Dayer, Fortunat Frölich, Aglaja Graf, Christian Henking, Alfred Schweizer, Marina Sobyanina et Katharina Weber ont été invité-e-s à s’inspirer des variations ou de la chanson populaire utilisée par Beethoven, ou encore de Beethoven d’une manière plus générale. Les compositions ont été écrites pour l’Ensemble Paul Klee, permettant l’instrumentation suivante: flûte (également piccolo, flûte alto ou flûte basse), clarinette (soprano ou en la), violon, alto, violoncelle, contrebasse et piano.

Kaspar Zehnder, qui a été directeur artistique des Murten Classics durant 22 ans, est l’initiateur de ce projet qui a débuté en 2019. En raison de la crise du coronavirus et des mesures prises par les autorités, la 32e édition, prévue pour août 2020, n’a pu avoir lieu, ni d’ailleurs le festival de remplacement planifié durant les mois d’hiver. Les huit compositions de ce projet ont néanmoins été jouées et enregistrées le 21 janvier 2021 lors de la «Journée SUISA» au KIB à Morat. Les enregistrements seront diffusés sur SRF 2 Kultur dans l’émission «Neue Musik im Konzert» (le 5 mai à 21h). Ils seront également publiés sur la plateforme Neo.mx3. Le projet seradocumenté en ligne avec diverses contributions multimédias sur le SUISAblog et les médias sociaux de SUISA.

www.murtenclassics.ch

Articles en relation
L’arrangement d’œuvres protégéesL’arrangement d’œuvres protégées Les œuvres musicales libres de droits peuvent être arrangées sans autre formalité. Si une œuvre est encore protégée, c’est-à-dire si son auteur n’est pas décédé depuis plus de 70 ans, le titulaire des droits doit donner son accord avant tout arrangement. Comment obtenir une telle autorisation d’arrangement et quels aspects doivent être réglés pour qu’un arrangement puisse être déclaré auprès de SUISA? Continuer
Cécile Marti: Avancer dans son propre universAvancer dans son propre univers Cécile Marti fait partie des protagonistes les plus remarquables de la musique contemporaine en Suisse. Dans ses œuvres, la compositrice et sculptrice essaie de réunir différentes formes d’expression en un grand tout. Le ballet devrait prochainement se joindre au dialogue entre la musique et la sculpture. La FONDATION SUISA soutient la vision artistique de la Zurichoise en lui attribuant une Carte Blanche d’un montant de 80 000 francs. Continuer
Echo positif de la «Journée SUISA» au festival Murten ClassicsEcho positif de la «Journée SUISA» au festival Murten Classics Une journée complète a été consacrée à l’univers de la musique contemporaine lors de la série de concerts «Offen für Neues» du festival Murten Classics, le 25 août 2018. Cette journée de concerts soutenue par SUISA a été enregistrée par la Radio SRF 2 Kultur et a suscité des réactions positives de toutes parts. Continuer
Réduire article

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Dans sa composition pour le projet «Réflexions suisses sur Beethoven», Christian Henking se réfère à la mélodie de la chanson populaire suisse utilisée par Beethoven. Dans chacune de ses six variations, il applique des principes différents. Texte de Markus Ganz, contributeur invité; vidéo de Manu Leuenberger

Christian Henking avoue un grand respect pour Ludwig van Beethoven, «ce monument, ce rocher granitique dans l’histoire de la musique». «Il représente dans tous les cas un maître pour moi, indépendamment de l’esthétique; ce qu’il a accompli formellement est tout simplement fantastique.» Les «Six variations d’un air suisse» l’irritent d’autant plus, comme il l’explique dans un entretien fin janvier 2020. «A vrai dire, je ne les comprends pas; je pensais qu’elles ne pouvaient pas être de Beethoven.»

Etant donné que le compositeur de Bienne et Berne n’a...Continuer

«Nous voulons éviter que des projets en cours ne calent»

Avec «Keep Going!», la FONDATION SUISA étoffe temporairement son portefeuille de subventions. Texte de FONDATION SUISA – La versione italiana del testo si trova sotto.

FONDATION SUISA Keep Going!

«Keep Going!» doit permettre à la scène musicale suisse de maintenir ses activités pendant cette période de crise. (Photo: FONDATION SUISA)

La FONDATION SUISA soutient les projets ayant un lien avec la création musicale actuelle et avec la diffusion du répertoire musical en Suisse ou dans la Principauté du Liechtenstein. «Tel est le but de notre fondation, un but qui nous engage», explique son directeur Urs Schnell en ajoutant: «Cependant, nous examinons régulièrement notre portefeuille et, le cas échéant, nous lui ajoutons de nouveaux programmes.»

Pour Urs Schnell, il est évident que le quotidien des professionnel(le)s suisses de la musique s’est dramatiquement détérioré ces derniers mois du fait de la pandémie et des confinements instaurés pour l’endiguer. «En tant que fondation, nous devions agir», affirme-t-il en se réjouissant visiblement que le Conseil de fondation ait approuvé rapidement et simplement une flexibilisation du programme de soutien dans le cadre du but de la fondation.

«Keep Going!» est le nom du nouveau modèle d’encouragement temporaire proposé pour compléter les offres existantes, et non les remplacer, comme le précise bien le directeur. «Keep Going!» doit permettre à la scène musicale suisse de maintenir ses activités pendant cette période de crise. «Nous sommes persuadés que même à l’heure où la culture est quasiment à l’arrêt, les professionnel(le)s de la musique doivent trouver de nouvelles voies pour pouvoir continuer d’atteindre les objectifs qu’ils et elles se sont fixés, indique Urs Schnell. Et cela concerne aussi bien l’élaboration de nouvelles œuvres musicales que leur diffusion.» Ce dernier élément est souligné par le fait que ce nouveau modèle d’encouragement n’est pas réservé aux individus ou aux groupes, mais inclut aussi les organisations.

D’après Urs Schnell, «Keep Going!» va chercher les professionnel(le)s et les organisations du secteur de la musique exactement là où ils et elles en sont aujourd’hui et leur permet, si nécessaire, de s’adapter à la nouvelle situation: «Par ce coup de pouce, nous voulons éviter que des projets en cours ne calent.»

Le critère de l’originalité des projets, qui joue un rôle essentiel dans le modèle d’encouragement «Get Going!» lancé il y a trois ans, n’a pas été explicitement exclu de «Keep Going!», mais il n’est pas décisif.

Avec «Keep Going!», la FONDATION SUISA souligne sa mission première, qui est de permettre à des idées créatrices de voir le jour et de se concrétiser même en des temps incertains et dans des conditions difficiles.

Lors de la première tranche, en avril, 10 enveloppes de CHF 5000.– seront distribuées. «Ensuite, nous verrons bien, relève Urs Schnell. Nous analyserons l’ensemble des requêtes que nous aurons reçues et en tirerons des conclusions.» Il est prévu de lancer un nouvel appel à candidature «Keep Going!» tous les deux mois.

Informations sur «Keep Going!» sur le site web de la FONDATION SUISA:
www.fondation-suisa.ch/fr/contributions-a-la-creation/keep-going-2021/


«Per restare in pista»

Con «Keep Going!», la FONDATION SUISA amplia temporaneamente il suo portafoglio di incentivi. Testo di FONDATION SUISA

FONDATION SUISA Keep Going!

«Keep Going!» permetterà alla scena musicale svizzera di proseguire la sua attività in tempi di crisi. (Foto: FONDATION SUISA)

La FONDATION SUISA promuove progetti legati alla creazione musicale odierna della Svizzera e del Liechtenstein, sostenendo esplicitamente la creazione e la diffusione di repertori. «Questo è lo scopo della nostra fondazione e noi siamo vincolati a esso», spiega il direttore della fondazione Urs Schnell, aggiungendo: «Tuttavia, rivediamo continuamente il nostro portafoglio e lo ampliamo con nuovi programmi a seconda dei casi».

Secondo Schnell, è evidente che la pandemia e i conseguenti lockdown hanno drammaticamente peggiorato la vita quotidiana dei musicisti svizzeri negli ultimi mesi. «In qualità di fondazione, avevamo il dovere di agire», dichiara, mostrandosi visibilmente soddisfatto, poiché il Consiglio di fondazione ha accettato rapidamente e senza problemi la proposta di rendere i programmi di incentivazione più flessibili nell’ambito dello scopo della fondazione.

«Keep Going!» è il nome del modello temporaneo di incentivazione supplementare che, come sottolinea espressamente Schnell, non sostituisce le offerte esistenti, ma le integra. «Keep Going!» permetterà alla scena musicale svizzera di proseguire la sua attività in tempi di crisi. «Anche in un periodo in cui la cultura si trova praticamente in una situazione di stallo, siamo convinti che i musicisti debbano escogitare nuovi metodi per continuare a perseguire gli obiettivi che si sono prefissati», afferma Schnell. «Questo vale sia per lo sviluppo di nuove opere musicali che per la loro distribuzione». Quest’ultimo aspetto è sottolineato dal fatto che il nuovo modello di incentivazione non è riservato solo a persone singole o a gruppi, ma include anche le organizzazioni.

Secondo Schnell, «Keep Going!» deve coinvolgere i musicisti e le organizzazioni musicali a partire dal punto esatto in cui si trovano attualmente e permettere loro di adattarsi alle nuove circostanze, se necessario: «Questo incentivo ha lo scopo di garantire che i progetti esistenti non subiscano una battuta di arresto».

Le caratteristiche di «straordinarietà» e «assenza di precedenti», determinanti per il modello di incentivazione «Get Going!» introdotto tre anni fa, non sono decisive per «Keep Going!», pur non essendo esplicitamente escluse.

Con «Keep Going!», la FONDATION SUISA sottolinea la sua massima priorità, che consiste nel promuovere lo sviluppo di idee creative, consentendone la realizzazione anche in tempi incerti e in circostanze più difficili.

Ad aprile verranno assegnati i primi 10 contributi da CHF 5 000. «In seguito, si vedrà», precisa Schnell. «Analizzeremo tutte le richieste ricevute e trarremo le nostre conclusioni». Si prevede di riproporre il bando di concorso per «Keep Going!» ogni due mesi.

Informazioni su «Keep Going» sul sito web della FONDATION SUISA:
www.fondation-suisa.ch/it/contributi-alla-creazione/keep-going-2021/

Articles en relation
Soutien aux membres SUISA pendant la crise du coronaSoutien aux membres SUISA pendant la crise du corona Les ordonnances Covid-19 de la Confédération ont pour conséquence une importante diminution des utilisations de musique et de ce fait une baisse des redevances de droits d’auteur encaissées. SUISA offre à ses membres un soutien financier pour combler le manque à gagner en matière de droits d’auteur. Continuer
Helvetiarockt: SUISA soutient la voix des femmes musiciennes en Suisse |avec vidéoHelvetiarockt: SUISA soutient la voix des femmes musiciennes en Suisse |avec vidéo De nos jours, les femmes sont encore sous-représentées dans l’industrie musicale, sur scène et dans le monde de la production. Par conséquent, l’association Helvetiarockt s’engage depuis dix ans pour les femmes dans les univers pop, jazz et rock en Suisse. Depuis 2019, SUISA soutient Helvetiarockt en tant que partenaire et a participé en août dernier au «Female* Songwriting Camp» au Fri-Son à Fribourg. Continuer
Annulation d’un concert suite au Covid-19: conséquences juridiquesAnnulation d’un concert suite au Covid-19: conséquences juridiques Du fait du Coronavirus, des événements musicaux ont malheureusement dû être annulés. Quelles sont les conséquences de cette annulation pour les artistes et les organisateurs de concert? Le cachet prévu par contrat est-il maintenu en faveur de l’artiste? Continuer
Réduire article

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Avec «Keep Going!», la FONDATION SUISA étoffe temporairement son portefeuille de subventions. Texte de FONDATION SUISA – La versione italiana del testo si trova sotto.

FONDATION SUISA Keep Going!

«Keep Going!» doit permettre à la scène musicale suisse de maintenir ses activités pendant cette période de crise. (Photo: FONDATION SUISA)

La FONDATION SUISA soutient les projets ayant un lien avec la création musicale actuelle et avec la diffusion du répertoire musical en Suisse ou dans la Principauté du Liechtenstein. «Tel est le but de notre fondation, un but qui nous engage», explique son directeur Urs Schnell en ajoutant: «Cependant, nous examinons régulièrement notre portefeuille et, le cas échéant, nous lui ajoutons de nouveaux programmes.»

Pour Urs Schnell, il est évident que le quotidien des professionnel(le)s suisses de la musique s’est dramatiquement détérioré ces derniers mois du fait de la...Continuer

Julien-François Zbinden: quelle force de personnalité hors du commun

Le 8 mars 2021, le compositeur suisse et pianiste de jazz Julien-François Zbinden est décédé à l’âge de 103 ans. Julien-François Zbinden a été Président de SUISA de 1987 à 1991. Hommage de Xavier Dayer, Président de SUISA

Hommage Julien-François Zbinden: quelle force de personnalité hors du commun

Julien-François Zbinden sur une photo prise en 2000. (Photo : Jean-Pierre Mathez)

Nous avons appris avec grande tristesse le décès de Julien-François Zbinden. A l’âge de 103 ans notre membre d’honneur et ancien président (de 1987 à 1991) nous quitte. Son regard pétillant restera dans toutes nos mémoires. Le souvenir encore frais de son centième anniversaire célébré avec quelques amis très proches sur les hauts de Lausanne est aussi ancré. Quelle énergie, quelle force de personnalité hors du commun. Les convives présents l’on vu se lever et tenir un discours encore si présidentiel et toujours plein d’esprit.

Oui, Julien-François Zbinden aura marqué la musique suisse avec charme et conviction durant de longues années. Nul besoin de répéter ici l’ouverture stylistique entre la musique classique et le jazz qu’il incarnait à merveille, ni l’exceptionnelle force de travail d’un homme qui vivait pour la musique. Un homme qui aura côtoyé les plus grands. Notons qu’il a connu entre autres Francis Poulenc, Igor Stravinsky, Clara Haskil, Django Reinhardt & Stéphane Grappelli, Fernandel et Juliette Gréco.

Mais il aura aussi marqué si positivement SUISA, par sa présidence et par sa constance. Il venait à nos assemblées générales dès qu’il le pouvait et, seulement si sa santé ne le permettait pas, il nous écrivait un mot empli de considération et d’attention. En effet, il venait d’une époque où les formes et la manière répondaient à des codes différents de ceux pratiqués aujourd’hui. Une époque bien loin du flux permanant d’informations et de sollicitations que nous connaissons.

Ainsi, de converser avec Julien-François Zbinden c’était ouvrir une brèche dans le temps et entrer dans une dimension perdue. Mais jamais aucune nostalgie ni aucune fermeture dans ses mots, bien au contraire, l’aviateur qu’il était (vers la mi-cinquantaine, il avait passé un brevet de pilote!) aimait le neuf, la découverte et les nouvelles expériences. Une curiosité exemplaire qui fascinait tous ses interlocuteurs. Ainsi, durant sa longue et brillante carrière à la RSR il a su ouvrir les auditeurs à tous les genres musicaux, il était l’inverse d’un homme de cloisonnement.

C’est certainement cette capacité d’ouverture, de dialogue et de bâtisseur de ponts qui lui a permis d’assurer avec brio ses différentes présidences (en plus de SUISA, il a été président de l’Association des Musiciens suisses de 1973 à 1979). Les hommages pleuvent aujourd’hui et cela est hautement justifié car il manquera une certaine présence, une attention particulière, une vivacité si stimulante au paysage musical suisse.

Ainsi, notre membre d’honneur restera parmi nous longtemps, de par le souvenir vivant de la haute qualité des échanges qu’il savait permettre.

Xavier Dayer

Réduire article
  1. greg dit :

    henry hubert accordeoniste et moi meme greg lewis pianiste rendont hommage a monsieur Zbinden en faisant aujourd hui notre adhesion a la suisa sincere amitiés a sa famille

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Le 8 mars 2021, le compositeur suisse et pianiste de jazz Julien-François Zbinden est décédé à l’âge de 103 ans. Julien-François Zbinden a été Président de SUISA de 1987 à 1991. Hommage de Xavier Dayer, Président de SUISA

Hommage Julien-François Zbinden: quelle force de personnalité hors du commun

Julien-François Zbinden sur une photo prise en 2000. (Photo : Jean-Pierre Mathez)

Nous avons appris avec grande tristesse le décès de Julien-François Zbinden. A l’âge de 103 ans notre membre d’honneur et ancien président (de 1987 à 1991) nous quitte. Son regard pétillant restera dans toutes nos mémoires. Le souvenir encore frais de son centième anniversaire célébré avec quelques amis très proches sur les hauts de Lausanne est aussi ancré. Quelle énergie, quelle force de personnalité hors du commun. Les convives présents l’on vu se lever et tenir un discours encore si présidentiel et toujours...Continuer

Ghost Festival: le spectre du silence

Le week-end prochain, le plus grand concert de Suisse aura lieu dans le cadre du Ghost Festival. Près de 300 groupes et artistes ont répondu présents. La particularité de ces représentations : pas de scène, pas de musique, ou spectacle de lumières. Conçu comme une action de solidarité envers la scène musicale suisse, le Ghost Festival est emblématique de la situation désastreuse du secteur de la culture en crise depuis le début de la pandémie de Covid-19. SUISA sponsorise cet événement et a realisé une interview vidéo avec le co-organisateur de l’événement, Baldy Minder. Zoom sur les coulisses de ce non-festival. Texte de Giorgio Tebaldi; vidéo de Nina Müller

La programmation du Ghost Festival laisse rêveurs tous les amoureux de la musique pop et rock suisse. Parmi les têtes d’affiche, on trouve Stephan Eicher, Patent Ochsner ou encore Dodo et des jeunes espoirs tels que Crème Solaire, Annie Taylor ou KT Gorique. Malheureusement, tout cela reste fictif. La musique manquera à cet événement tout comme l’absence de concerts en live ou tout simplement l’ambiance normale des festivals avec les espaces camping, les stands de restauration et et les files d’attente devant les toilettes mobiles.

Le Ghost Festival n’aura pas lieu, tel est le message fort porté par cette initiative. Une série de concerts qui n’aura donc pas lieu le week-end du 27 au 28 février 2021.

Un événement inspiré des matchs de football à huis clos

Créé par des amateurs de musique bernois appartenant au « Ghost Club », le Ghost Festival représente un acte de solidarité en faveur des acteurs de la scène musicale suisse. Baldy Minder, membre du « Ghost Club », est également booker et manager de groupes tels que le collectif bernois de hip-hop Chlyklass ou de la rapeuse 11Ä. Lors d’une interview vidéo dans les coulisses de la salle de concert Exil, à Zurich, Baldy Minder nous a expliqué le concept du Ghost Festival: «pour le football, on propose des matchs à huis clos. Aujourd’hui, les fans de foot solidaires renouvellent tout de même leur abonnement au stade en dépit de l’avenir incertain qui se profile. C’est ainsi qu’est née l’idée du Ghost Festival».

Ainsi, les fans de musique peuvent acheter leurs billets pour le Festival: un billet valable un jour coûte 20 francs, 50 francs pour deux jours et le pass VIP est proposé à 100 francs. Et puisque le Festival n’a pas réellement lieu, il y a toujours des billets à vendre ! De plus, une vaste sélection de merchandising est proposée: t-shirts, bonnets, sweatshirts, vestes, etc. Les recettes seront reversées aux artistes ainsi qu’aux bookers et intermittents du spectacle. Pour toutes ces personnes, cet argent représente bien plus qu’une aide. Aujourd’hui, la plupart des acteurs du monde de la musique au sens large ne bénéficient plus de leur principale source de revenus que représentent les concerts. Malgré quelques assouplissements en été 2020, cette situation dure exactement depuis un an. Pour l’instant, aucune amélioration n’est en vue.

Un manque de plus de 50’000 francs dans les caisses des auteurs et éditeurs de musique

Le manque à gagner en termes de droits d’exécution se reflète également auprès de SUISA puisque ceux-ci proviennent notamment des concerts et festivals. Le Ghost Festival est également symptomatique de cette situation : jusqu’à présent près de 15 000 billets ont été vendus. Pour un événement normal au cours duquel les chanteurs se produisent sur scène, les compositeurs, paroliers et éditeurs de ces morceaux percevraient normalement plus de 50 000 francs de droits d’auteur. Sans performance des artistes sur scène, ces recettes ne seront pas générées.

Habituellement, chaque année, en Suisse, près de 400 festivals sont organisés, classant ainsi la Suisse comme ayant la plus grosse concentration de festivals au monde. L’année dernière, en raison de la pandémie, la plupart de ces festivals ont dû être annulés. SUISA a constaté en 2020 que les recettes de droits d’auteur issues des concerts ont baissés de plus de 50% par rapport à l’année précédente. En termes de chiffres, en comparaison avec 2019, cela représente une perte de près de 12 millions de francs pour les créateurs de musique. Cette situation se poursuivra en 2021 et probablement en 2022.

Un geste de solidarité également envers les bookers, techniciens du son et autres techniciens itinérants

Et il ne s’agit que du manque à gagner sur les recettes de celles et ceux qui ont composé ou écrit des morceaux de musique ou encore des éditeurs. Pour les musiciens, s’ajoutent à cela les cachets qu’ils ne perçoivent pas et qui en règle générale sont un peu plus élevés que les redevances de droits d’auteur. Les annulations des concerts et festivals n’affectent pas seulement les musiciens. La crise qui dure depuis bientôt depuis un an est également un coup dur pour celles et ceux qui, en coulisses, rendent ces événements possibles sur le plan technique, à savoir les bookers, les techniciens du son et de la lumière, les managers de tournées, les vendeurs de merchandising, le personnel de sécurité et bien évidemment les organisateurs de concerts eux-mêmes.

«L’idée est que l’événement ne profite pas seulement aux groupes, mais qu’il représente un soutien global à tous les acteurs de la scène musicale», explique ainsi Baldy Minder. «Lorsque les groupes sont en tournée, ils ont un manager, des ingénieurs du son et de la lumière. Lorsqu’ils doivent transporter leurs instruments, ils peuvent compter sur les assistants de plateau pour les aider. Ce secteur fait tourner une vaste économie qui est aujourd’hui en sous-régime et génère bien moins d’argent».

100% des recettes des ventes de billets reversées aux acteurs de la scène musicale

Face à la réalité d’un très vaste réseau de personnes impliquées dans cette situation difficile, les artistes et les groupes ont pu désigner deux autres personnes de leur entourage professionnel afin que celles-ci puissent également profiter du Ghost Festival. Au total, cela représente près de 1300 personnes. «Les recettes réalisées seront reversées et réparties entre chaque personne et ne seront pas uniquement destinées aux groupes», se félicite ainsi Baldy Minder. Si les recettes des ventes de billets et merchandising sont entièrement reversées aux acteurs de la musique, une part des recettes du sponsoring servira à rémunérer le travail des organisateurs. «Les partenariats nous permettent de nous verser un salaire», commente Baldy Minder. Et il ajoute: «Ce qui restera du sponsoring sera ensuite réparti entre les artistes.»

Pour les organisateurs, la gestion du temps aura été l’un des principaux défis à relever. L’idée de ce festival est née fin novembre 2020. Il restait alors trois mois aux organisateurs pour créer le plus grand festival de Suisse. Et même si aucune représentation n’aura lieu, l’organisation d’un festival fantôme s’apparente d’une certaine manière à celle d’un véritable festival, comme l’explique Baldy Minder: «Une grande partie de l’organisation est semblable à celle d’un vrai festival. Il faut un booking et mettre en place une campagne de promotion sur les réseaux sociaux et dans la presse. Il y a beaucoup d’échanges avec les groupes. La seule chose qu’il n’est pas nécessaire de prévoir, c’est l’infrastructure. Il ne faut pas délimiter la zone par une clôture, pas besoin de scène, ni d’entreprise de sonorisation. Il n’est pas nécessaire d’engager un service de sécurité. Nous ne devons aucune redevance à SUISA, car il ne se passera rien du point de vue des droits d’auteur, il n’y aura finalement aucun son».

Un silence assourdissant

Pour cet événement, les organisateurs ont également renoncé à l’idée de diffuser des concerts en streaming, comme l’explique Baldy Minder: «Beaucoup de gens voudraient qu’il y ait des concerts en streaming, mais là non, il n’y aura absolument pas de musique. Il est temps de prendre du recul et de rendre un peu aux artistes le plaisir qu’ils nous donnent habituellement».

Les spectateurs du Ghost Festival frustrés par tant de silence et à qui la musique manque terriblement seront tout de même récompensés : «Nous allons sortir un album. Ce ne sera pas une compilation, mais un album pensé comme un «Ghost Orchestra», précise Baldy Minder. Il sortira le 26 février, un jour avant le festival». Il s’agira d’un album CD. Là aussi, tout a été bien pensé, comme nous l’explique Baldy Minder: «Le CD est totalement anticyclique, c’est donc une sorte de fantôme qui disparaît lentement». Ce mystérieux CD regroupera la plupart des groupes participant au festival. Ces artistes sont d’ailleurs originaires des quatre coins du pays, puisque la pandémie de Covid-19 touche toute la Suisse.

SUISA, partenaire du Ghost Festival
La crise sanitaire touche fortement les membres de SUISA. Voilà pourquoi SUISA, la Coopérative, mais également ses collaboratrices et collaborateurs, s’engagent comme partenaire du Ghost Festival. Chaque billet acheté par les employé-es-s de SUISA sera surclassé par l’entreprise. Ainsi, un billet valable un jour se transformera en un billet pour deux jours, un billet pour deux jours sera transformé en billet VIP et pour chaque billet VIP acheté, les collaborateurs de SUISA bénéficieront d’un deuxième billet VIP offert.Par ailleurs, lors du week-end du Festival, SUISA fera un reportage et échangera avec certains  artistes et organisateurs. De plus amples informations seront communiquées ces prochains jours sur www.instagram.com/suisamusicstories.

 

Réduire article

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Le week-end prochain, le plus grand concert de Suisse aura lieu dans le cadre du Ghost Festival. Près de 300 groupes et artistes ont répondu présents. La particularité de ces représentations : pas de scène, pas de musique, ou spectacle de lumières. Conçu comme une action de solidarité envers la scène musicale suisse, le Ghost Festival est emblématique de la situation désastreuse du secteur de la culture en crise depuis le début de la pandémie de Covid-19. SUISA sponsorise cet événement et a realisé une interview vidéo avec le co-organisateur de l’événement, Baldy Minder. Zoom sur les coulisses de ce non-festival. Texte de Giorgio Tebaldi; vidéo de Nina Müller

La programmation du Ghost Festival laisse rêveurs tous les amoureux de la musique pop et rock suisse. Parmi les têtes d’affiche, on trouve Stephan...Continuer

La musique et la culture font partie de nos besoins quotidiens essentiels – n’ouvrez pas que les commerces alimentaires!

Il y a un an, le 28 février 2020, les premières restrictions concernant les événements culturels ont été promulguées. Au début, la limite à ne pas dépasser était de 1000 personnes. A la mi-mars, le premier confinement s’est abattu sur nos vies. En été, grâce aux mesures de protection, la situation a été quelque peu allégée – mais s’est ensuite progressivement durcie de nouveau en automne. Depuis la mi-janvier 2021, nous sommes enlisés dans un second confinement, sans événements musicaux et sans accès à la moindre expérience culturelle réelle, c’est-à-dire non virtuelle. Par Andreas Wegelin, CEO

La musique et la culture font partie de nos besoins quotidiens essentiels – n’ouvrez pas que les commerces alimentaires!

Pour Andreas Wegelin, CEO de SUISA, l’art et la culture sont des éléments vitaux pour la cohésion d’une société. (Photo: Beat Felber)

Pour arrêter ou au moins ralentir la propagation du virus, les autorités ont eu recours à des mesures drastiques. En principe, toutes les offres qui ne répondent pas à des besoins essentiels du quotidien ne sont que difficilement accessibles voire pas du tout autorisées.

Mais qu’est-ce qu’un besoin essentiel? Qui les définit?

Les besoins fondamentaux des êtres humains incluent aussi des choses qui ne relèvent pas du matériel ou de l’alimentaire! Assister à un concert, aller voir un film au cinéma ou visiter une exposition … Pourquoi les musées ont-ils été fermés alors que, en dehors de quelques expositions à grand succès, ces établissements sont rarement confrontés à de gros afflux de visiteurs? Pourquoi les petites scènes doivent-ils rester fermés? Ils pourraient proposer leur scène à des artistes suisses et faire ainsi plaisir à des spectateurs certes peu nombreux mais certainement reconnaissants.

Un concertdiffusé en streaming sur Internet ne remplace pas une performance live. Ce qui manque c’est l’interaction, le partage lié à la performance artistique, les stimulations mutuelles existantes entre les deux parties, l’artiste et le public, qui font d’un concert un événement mémorable.

On en est arrivé au point où s’organisent désormais des concerts fantômes, comme le «Ghost Festival»: un festival avec environ 300 groupes, impliquant près de 1300 musiciens, des techniciens, des bookers, des managers et autres, qui n’a même pas lieu, tout simplement parce que personne ne peut y aller. SUISA soutient ce non-festival par du sponsoring, mais aussi par l’achat de billets par ses collaborateurs.

Les secteurs culturels et créatifs sont importants

Au cours des mois de l’été 2020, de nombreux organisateurs d’événements avaient élaboré des plans de protection fiables et les avaient même mis en œuvre sans répercuter ce coût supplémentaire sur les entrées. Aujourd’hui, ils se retrouvent malgré tout dans l’interdiction d’exercer leur métier. Depuis plus de six mois au total, plus rien n’est permis. Ces restrictions liées à la pandémie de Covid-19 entraînent d’importantes pertes financières. Bien que la Confédération et les cantons aient adopté des programmes de soutien, ceux-ci sont mal adaptés à la situation de nombreux artistes indépendants et organisateurs d’événements travaillant sous le statut d’entreprises individuelles.

Où se trouve la raison de ce mépris envers le secteur culturel?

Il semble y avoir un manque de sensibilisation à la culture parmi les décideurs politiques et les administrations. Pourtant, selon une récente étude d’Ernst & Young (EY), le secteur culturel occupe la quatrième place en Europe en termes de nombre de salariés: www.rebuilding-europe.eu

Un appel est donc lancé aux dirigeants et aux institutions politiques et officielles: la culture, c’est vital! C’est un élément de première nécessité pour la cohésion d’une société. Laissez-la s’épanouir aussi en période de confinement! Elle rend les gens heureux, leur donne une perspective au-delà de la pandémie et, surtout, elle permet aux artistes de gagner leur vie.

Instaurez plutôt des règles différenciées. Les petits événements et les manifestations pour un nombre réduit de visiteurs doivent être autorisés, ainsi que les musées ouverts, les lieux culturels, où les personnes intéressées et les artistes – bien sûr dans le respect des règles sanitaires – peuvent se rencontrer et partager une expérience commune. Ces lieux sont tout aussi importants pour la société et pour la vie quotidienne que les magasins où l’on achète des biens de consommation courante. Des études scientifiques ont montré que les manifestations culturelles dotées de bons plans de protection ne présentaient pas de risque accru concernant la propagation du coronavirus. A lire dans l’étude sur les aérosols de l’Institut Fraunhofer au Konzerthaus Dortmund ainsi que dans le rapport final de l’opération expérimentale du Bayerische Staatsoper (PDF) avec davantage de spectateurs.

Renforcer la conscience culturelle

La crise de la Covid dans le domaine de la culture a révélé encore quelque chose d’ autre: ce n’est qu’avec l’interdiction, et donc la disparition des événements culturels, que de nombreuses personnes prennent conscience de l’importance de la culture et du divertissement pour nous, les humains, et du caractère stimulant des échanges culturels entre les artistes et le public, pour chacune des deux parties.

Cette conscience culturelle devrait être davantage ancrée au sein de la population suisse. A commencer déjà par la formation. L’éducation et l’accès aux réalisations culturelles permettent d’initier les jeunes à l’art. Certes, des progrès ont été réalisés dans le cadre de l’initiative Jeunesse et Musique, mais il reste beaucoup à faire, notamment dans les disciplines artistiques autres que la musique.

L’intérêt social pour la musique, les beaux-arts, le cinéma, la littérature, la danse et les arts du spectacle s’élargit en encourageant les gens à créer leurs propres œuvres et en favorisant la diffusion des productions artistiques actuelles et du patrimoine artistique. Plus les gens sont en contact avec des formes d’expression artistique, plus le besoin d’art et de culture augmente. Par conséquent, la société exige que ce besoin soit satisfait de manière plus durable et que les conditions nécessaires à cet effet soient réunies.

Une voix commune forte pour la culture est nécessaire

Afin d’accroître et d’ancrer davantage la demande dans les domaines de l’art et de laculture, les institutions culturelles de ce pays doivent s’unir pour exiger et promouvoir ensemble la diffusion de la création culturelle de manière beaucoup plus persuasive

Avec la «Taskforce Culture», une voix commune forte a été formée pour la première fois pendant la pandémie. En tant qu’interlocutrice des politiciens et des administrateurs, cette task force a déjà très bien réussi ces derniers mois à combiner les forces des secteurs culturels les plus divers, des associations d’artistes aux organisateurs d’événements et aux médiateurs culturels, et à défendre les préoccupations spécifiques à la culture. Car il est encore loin d’être évident pour tout le monde que la création artistique a des conditions préalables différentes de celles du travail dans de nombreux secteurs de production et de services.

Une fédération d’institutions et d’associations culturellespeut, à l’instar des grandes associations d’entreprises et des organisations de travailleurs, jouer un rôle important en tant qu’interlocutrice pour les évolutions sociales et politiques en Suisse.Une voix collective aussi forte en faveur de la culture deviendra encore plus pertinente dans les mois et les années à venir. Le secteur public devra faire des économies drastiques, car d’immenses dommages économiques ont été et continuent d’être causés par la lutte contre la pandémie et toutes ces interdictions. Les futures recettes fiscales diminueront, tandis que la dette nationale augmentera en raison des diverses mesures de soutien.

Dans des situations financières difficiles, nous savons d’expérience que le levier de l’épargne est d’abord appliqué à la culture et à l’éducation. Unies dans un réseau, les associations et institutions culturelles peuvent faire entendre leur voix ensemble et veiller à moyen et à long terme à ce que l’importance sociale et politique de l’art et de la culture soit renforcée et respectée. Car les formes d’expression artistique et l’accès à celles-ci doivent bien sûr être reconnus comme un besoin humain fondamental. On ne peut et ne doit pas les faire disparaître.

Articles en relation
Nik Bärtsch: «Le monde de la musique dans son ensemble vit une épreuve difficile»«Le monde de la musique dans son ensemble vit une épreuve difficile» Par le projet «Music for Tomorrow», SUISA souhaite apporter son soutien à ses membres en ces temps difficiles. Une plateforme a été mise en place en faveur des artistes afin que chacune et chacun puisse raconter son expérience en confinement et présenter l’une de ses œuvres. Cette semaine, nous vous présentons le pianiste, compositeur et producteur suisse Nik Bärtsch et son œuvre «Modul 5». Nik nous raconte son quotidien en famille pendant le confinement et nous relate l’histoire qui le lie à un médecin urgentiste australien. Continuer
Annulation d’un concert suite au Covid-19: conséquences juridiquesAnnulation d’un concert suite au Covid-19: conséquences juridiques Du fait du Coronavirus, des événements musicaux ont malheureusement dû être annulés. Quelles sont les conséquences de cette annulation pour les artistes et les organisateurs de concert? Le cachet prévu par contrat est-il maintenu en faveur de l’artiste? Continuer
Soutien aux membres SUISA pendant la crise du coronaSoutien aux membres SUISA pendant la crise du corona Les ordonnances Covid-19 de la Confédération ont pour conséquence une importante diminution des utilisations de musique et de ce fait une baisse des redevances de droits d’auteur encaissées. SUISA offre à ses membres un soutien financier pour combler le manque à gagner en matière de droits d’auteur. Continuer
Réduire article
  1. Markus Hefti dit :

    Unverhältnismässige und existenzbedrohende Beschlüsse „ unserer „
    Politiker schüren das Unverständnis in der Bevölkerung. Aber da sie nie für ihre Fehler
    zur Rechenschaft gezogen werden ist es ihnen scheinbar Egal ☹️

    • Danke für Ihren Kommentar. Dass es Massnahmen gegen die Covid-19-Pandemie braucht, stellen wir nicht in Frage. Es braucht allerdings differenziertere Massnahmen, die gewisse Wirtschaftszweige gegenüber anderen nicht benachteiligen.
      Andreas Wegelin, SUISA CEO

      • Ndiaye dit :

        Une contribution de haute facture . La culture inspire de belles ouvertures au monde .
        Alassane ndiaye membre Suisa Sénégal

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Il y a un an, le 28 février 2020, les premières restrictions concernant les événements culturels ont été promulguées. Au début, la limite à ne pas dépasser était de 1000 personnes. A la mi-mars, le premier confinement s’est abattu sur nos vies. En été, grâce aux mesures de protection, la situation a été quelque peu allégée – mais s’est ensuite progressivement durcie de nouveau en automne. Depuis la mi-janvier 2021, nous sommes enlisés dans un second confinement, sans événements musicaux et sans accès à la moindre expérience culturelle réelle, c’est-à-dire non virtuelle. Par Andreas Wegelin, CEO

La musique et la culture font partie de nos besoins quotidiens essentiels – n’ouvrez pas que les commerces alimentaires!

Pour Andreas Wegelin, CEO de SUISA, l’art et la culture sont des éléments vitaux pour la cohésion d’une société. (Photo: Beat Felber)

Pour arrêter ou au moins ralentir la propagation du virus, les autorités ont eu recours...Continuer

Avec Label Suisse et SUISA, la musique suisse s’exprime | avec vidéo

La 9ème édition du Festival Label Suisse aura bien lieu à Lausanne, du 18 au 20 septembre 2020. La programmation de ce festival bisannuel met l’accent sur le talent et la diversité du monde musical suisse. Le clou de l’événement: des artistes de différents genres musicaux ont composé des œuvres tout spécialement pour Label Suisse. Ces œuvres seront exécutées en direct pour la première fois lors du festival. SUISA est à nouveau l’un des partenaires principaux du festival. Texte d’Erika Weibel

Label Suisse est unique en son genre dans notre pays: tous les deux ans à Lausanne, ce festival permet au public de se faire une idée de la richesse de la création musicale suisse actuelle, en oubliant quelque peu les frontières géographiques et de genres; il présente un aperçu actuel du large éventail des musiciennes et musiciens à l’œuvre en Suisse dans des genres musicaux tels que pop, rock, jazz, musique classique et nouvelle musique populaire, adoptant différentes formes d’expression. Dans le cadre d’un programme diversifié, plus de 60 artistes, bien établis ou émergents, se produiront durant trois jours dans différents lieux en ville de Lausanne.

De passionnants projets de compositions viendront compléter une offre de concerts éclectique. Des compositrices et compositeurs de différents genres musicaux ont créé des œuvres pour le festival; elles y seront présentées en création mondiale.

Le festival ne s’adresse pas seulement à un public amateur de musique, il constitue également un lieu de rendez-vous incontournable pour les agents et organisateurs de concerts de Suisse et de l’étranger. SUISA, coopérative des compositeurs, paroliers et éditeurs de musique, est à nouveau présente, et figure parmi les partenaires principaux du festival. Avec Label Suisse, elle permet ainsi à la musique suisse de s’exprimer et de s’épanouir.

Projets de composition

Les compositions suivantes ont été créées tout spécialement pour l’édition 2020 du Label Suisse:

Jazz
Nik Bärtsch, composition et clavier.
Projet en partenariat avec la Haute école des arts de Zurich et le Jazzcampus de Bâle, avec la participation de jeunes musiciens.
Création: samedi 19 septembre 2020, Salle Paderewski
Autres concerts dans les villes partenaires: Festival Klangbasel (Bâle) et Moods (Zurich)

Musique classique
Antoine Chessex, commande de composition pour grand orgue, orgue positif et orgue Hammond
Interprètes: Simone Keller et Dominik Blum
Projet d’une durée de 35 minutes intitulé «Technosphère & Fragmentation».
Création: dimanche 20 septembre 2020, Eglise St-François

Isabel Mundry, composition
Collegium Novum Zürich (CNZ) ; Brian Archinal, percussion solo
Titre de l’œuvre: Noli me tangere (2020)
Création: samedi 19 septembre 2020, Salle Paderewski

Cod.act – André et Michel Décosterd
«Von Roll Twist 4» – Installation pour 6 haut-parleurs et un performer (Francesco Biamonte)
André et Michel Décosterd combinent leurs talents; le premier est musicien, compositeur et artiste du son, le second est architecte et artiste visuel. Ensemble, ils développent un travail artistique prenant la forme de performances et d’installations interactives. A l’origine de leur démarche, il y a une réflexion sur le son et le mouvement, et les interactions possibles entre ces réalités.
Création: samedi 19 septembre 2020, D! Club

Nouvelle musique populaire
Michel Godard
Plusieurs œuvres ont été créées tout spécialement pour cet événement par Michel Godard; elles seront dirigées par Pascal Emonet, avec comme exécutants des musicien-ne-s de fanfare du Valais et du Conservatoire (jazz) du même canton. L’approche sonore choisie, la banda italienne, est peu connue sous nos latitudes. Cet orchestre sera accompagné par Michel Godard, Pierre Favre, Isa Wiss et Matthieu Michel.

Venez et découvrez comment les sons d’œuvres entièrement neuves sont présentés au public pour la toute première fois.

www.labelsuisse.ch

Articles en relation
Zwahlen / Bergeron, le duo qui révèle ce qu’on n’a encore jamais entenduZwahlen / Bergeron, le duo qui révèle ce qu’on n’a encore jamais entendu D’un côté, la tradition séculaire de la musique chorale; de l’autre, les possibilités presque infinies de la musique électronique. Dans le champ de tension entre ces deux pôles, Jérémie Zwahlen et Félix Bergeron se livrent à des expériences pour donner naissance à quelque chose de totalement nouveau. La contribution Get Going! les soutient dans ce projet. Continuer
Toute la diversité de la musique suisse réunie à Label SuisseToute la diversité de la musique suisse réunie à Label Suisse Le festival Label Suisse s’est tenu pour la huitième fois à Lausanne, du 14 au 16 septembre 2018. Organisé tous les deux ans, cet événement, dédié à la création musicale en Suisse, offre au public un large panorama de l’actuel paysage musical dans notre pays. Continuer
«En route pour la Romandie» à la Fête fédérale de la musique populaire«En route pour la Romandie» à la Fête fédérale de la musique populaire En mai, cinq jeunes musiciens populaires se sont retrouvés à Crans-Montana, sous la direction de Dani Häusler, afin de composer un hymne pour la Fête fédérale de la musique populaire 2019. Ce week-end de composition, lancé par SUISA en collaboration avec le comité d’organisation de la FFMP, a été un grand succès. Continuer
Réduire article

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

La 9ème édition du Festival Label Suisse aura bien lieu à Lausanne, du 18 au 20 septembre 2020. La programmation de ce festival bisannuel met l’accent sur le talent et la diversité du monde musical suisse. Le clou de l’événement: des artistes de différents genres musicaux ont composé des œuvres tout spécialement pour Label Suisse. Ces œuvres seront exécutées en direct pour la première fois lors du festival. SUISA est à nouveau l’un des partenaires principaux du festival. Texte d’Erika Weibel

Label Suisse est unique en son genre dans notre pays: tous les deux ans à Lausanne, ce festival permet au public de se faire une idée de la richesse de la création musicale suisse actuelle, en oubliant quelque peu les frontières géographiques et de genres; il présente un aperçu actuel du large...Continuer