Archive de tag: Musique suisse

«Musicians in Conversation»: le podcast de Helvetiarockt

En décembre 2020, Helvetiarockt, le centre de coordination et la plateforme de mise en relation des musiciennes de jazz, pop et rock en Suisse, a lancé une série de podcasts sous le nom de «Musicians in Conversation». La deuxième saison débutera le vendredi 7 janvier 2022. L’objectif principal est de mettre en lumière des modèles et de créer des liens au sein de la scène musicale suisse. SUISA est partenaire de la nouvelle série de podcasts. Texte de Giorgio Tebaldi

«Musicians in Conversation»: le podcast de Helvetiarockt

Dans Ie premier épisode du podcast Helvetiarockt, la musicienne et technicienne du son Anna Murphy parle du processus créatif de I‘écriture de chansons et de son parcours de technicienne du son – et encourage d’autres femmes à s’engager dans la production musicale. (Photo: Valentina Mahler)

Anna Murphy, La Nefera, Jessiquoi ou encore Jasmin Albash: voici quelques noms d’artistes féminines, non-binaires, trans et intersexes – DJ et musicien·ne·s – qui s’expriment dans la deuxième saison du podcast «Musicians in Conversation» de Helvetiarockt. Ces entretiens sont l’occasion de parler de musique, du processus créatif et des différents aspects du métier d’artiste. Avec cette offre, Helvetiarockt veut mettre en lumière un grand nombre de modèles pour les musiciens et musiciennes.

En partageant leurs expériences, les personnes invitées à s’exprimer lors du podcast assument un rôle de modèle. Elles montrent qu’il existe différentes voies et possibilités pour faire carrière dans la musique et que personne n’est seul dans son parcours. Le podcast ne s’adresse pas seulement à des aspirant·e·s musicien·ne·s: il se veut une source d’inspiration et vise à permettre à toutes les personnes intéressées, musicien·ne·s ou non, de jeter un coup d’œil dans les coulisses de l’industrie musicale.

Les interviews sont menées par Natalia Anderson, musicienne, DJ et journaliste londonienne installée à Genève. «Nous nous efforçons de démystifier l’univers de l’industrie musicale et de montrer qu’il n’y a pas qu’une manière de s’investir dans ce milieu, bien au contraire», déclare Natalia Anderson dans le communiqué de presse d’Helvetiarockt. «Avec ce podcast, nous voulons mettre en lumière, sous toutes leurs facettes, des groupes sous-représentés sur la scène musicale suisse.»

Les femmes dans l’industrie de la musique

Les femmes sont largement sous-représentées sur la scène musicale suisse: selon Helvetiarockt, on ne compte en effet que 11% de femmes sur les scènes suisses. Dans la production musicale, le pourcentage de femmes atteint à peine 2%.

Cela se reflète également dans le pourcentage de femmes membres de SUISA: actuellement, il dépasse à peine les 19%. Même si la tendance est légèrement à la hausse – ces dernières années, la part des femmes parmi les nouveaux membres de SUISA était de 21% (2018, 2019), 23% (2020) et 26% en 2021 – les femmes restent sous-représentées dans l’industrie musicale suisse alors qu’elles constituent plus de 50% de la population.

C’est pourquoi le podcast d’Helvetiarockt veut rendre visible cette partie (encore) petite des créateurs de musique et accompagner les aspirant·e·s musicien·ne·s dans leur parcours, leur transmettre force et courage.

SUISA, partenaire de Helvetiarockt

SUISA est partenaire de la deuxième saison de «Musicians in Conversation». Depuis 2019, elle soutient Helvetiarockt financièrement et en termes de visibilité dans le cadre d’un engagement de sponsoring.

La deuxième saison du podcast débutera le vendredi 7 janvier 2022 et sera diffusé diffusée deux lois par semaine. Dans Ie premier épisode du podcast Helvetiarockt, la musicienne et technicienne du son Anna Murphy parle du processus créatif de I‘écriture de chansons et de son parcours de technicienne du son – et encourage d’autres femmes à s’engager dans la production musicale.

Vous trouverez les podcasts «Musicians in Conversation» de Helvetiarockt via le lien:
www.helvetiarockt.ch/podcasts

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En décembre 2020, Helvetiarockt, le centre de coordination et la plateforme de mise en relation des musiciennes de jazz, pop et rock en Suisse, a lancé une série de podcasts sous le nom de «Musicians in Conversation». La deuxième saison débutera le vendredi 7 janvier 2022. L’objectif principal est de mettre en lumière des modèles et de créer des liens au sein de la scène musicale suisse. SUISA est partenaire de la nouvelle série de podcasts. Texte de Giorgio Tebaldi

«Musicians in Conversation»: le podcast de Helvetiarockt

Dans Ie premier épisode du podcast Helvetiarockt, la musicienne et technicienne du son Anna Murphy parle du processus créatif de I‘écriture de chansons et de son parcours de technicienne du son – et encourage d’autres femmes à s’engager dans la production musicale. (Photo: Valentina Mahler)

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Un média discret qui mériterait plus d’attention

La Revue Musicale Suisse est bien plus qu’un bulletin d’information des associations suisses de musiciens. Elle est devenue une plateforme stimulante offrant un espace d’échange sur des sujets musicaux, tous genres musicaux, toutes langues et toutes régions confondus. Texte de Markus Ganz, contributeur invité

Revue Musicale Suisse: Un média discret qui mériterait plus d’attention

La Revue Musicale Suisse est considérée comme la plateforme de la scène musicale suisse dans toute sa diversité. (Graphique: Hubert Neidhart / RMS)

La Revue Musicale Suisse (RMS) paraît depuis près de 24 ans. Une longue période au cours de laquelle le monde des médias a radicalement changé sous l’influence d’Internet. On peut donc se demander pourquoi on a encore besoin de cette revue imprimée neuf fois par an sur du papier journal malgré une présence en ligne. En d’autres termes, comment justifierait-on la nécessité de ce magazine spécialisé s’il n’existait pas encore et si l’on voulait lancer un tel projet?

Katrin Spelinova, qui dirige la RMS en tant que rédactrice en chef depuis 2007, répond sans la moindre hésitation: «La Suisse a besoin de cette voix de la musique perçue également en dehors du monde musical». Elle évoque ainsi le fait que les personnalités politiques aspirent à ce que les associations de musiciens soient à l’unisson.

Une base solide

De fait, la fondation de la RMS est rattachée à l’Office fédéral de la culture (OFC). «En 1998, l’OFC a changé de stratégie et réduit ses subventions aux associations de musiciens», explique Katrin Spelinova. «L’un des arguments invoqués était que les associations de musiciens devaient fusionner leurs magazines». Ce qui s’est effectivement produit. Aujourd’hui, la RMS est l’organe d’information officiel de 12 d’entre elles, et même d’une trentaine si l’on compte les organisations qui leur sont subordonnées. SUISA entretient un partenariat avec la RMS et utilise ce canal de publication pour diffuser également par ce biais ses communications en lien avec les droits d’auteur musicaux et avec la coopérative.

Katrin Spelinova souligne que la RMS ne reçoit pas de subventions de la part de l’OFC. «Nous avons été soutenus par Pro Helvetia quand nous avons renouvelé notre présence en ligne lors de notre nouveau lancement en 2013. Sinon, ce sont les associations qui nous portent, et aussi les rentrées provenant des annonces, qui sont essentielles pour nous». Le type de financement par les associations est resté le même depuis le nouveau lancement en 2013. «Il s’agit d’un modèle de financement en deux étapes. Les associations réservent chaque année un volume de pages correspondant à leurs besoins, en général cinq, neuf ou 18 pages par an. La somme à verser ne dépend néanmoins pas uniquement du nombre de pages, mais aussi du nombre d’abonnés enregistrés parmi les membres des associations». Ceci étant, il faut préciser que le prix maximum d’un tel abonnement annuel est de seulement cinq francs, ce qui couvre tout juste les frais d’envoi. «Ces rentrées d’argent constituent 25 à 30% de nos recettes totales, le reste provient des annonces et des abonnements normaux, qui coûtent Fr. 70.–». La majeure partie des quelque 18 500 abonnements (REMP 2021) est destinée aux associations.

Les 16 à 20 pages par numéro émanant des associations, qualifiées de «base» à juste titre, ne constituent pas un handicap pour la crédibilité de la RMS. D’une part, elles se distinguent nettement sur le plan graphique de la partie centrale issue de la rédaction. D’autre part, elles ne contiennent pas uniquement des communications des associations, par nature assez sèches, mais également des articles passionnants, par exemple sur la tradition et la signification de la critique musicale (No 5/2021) ou le très joliment décrit «Vertige de Don Juan: les pianistes russes – écriture inclusive inutile – et les paraphrases de Liszt sur les opéras de Mozart» (No 6/2021).

Revue Musicale Suisse: Katrin Spelinova

Katrin Spelinova, rédactrice en chef de la RMS depuis 2007. (Photo: RMS)

Katrin Spelinova souligne en outre ceci: «Dans la partie centrale produite par la rédaction, nous essayons d’être aussi indépendants que possible. Cette partie se compose de manière explicite des domaines «Focus», «Critiques», «Résonance», «Campus» et «Service». Le cœur de l’édition sur papier est le thème principal («Focus»), non publié en ligne. On peut y lire différents textes approfondis sur des thèmes comme «Musique en famille», «Porte-monnaie», «Voix», «Animaux», «Pause», «Corona» ou «Seconds rôles».

Un contenu sans frontières de styles

L’orientation sur le public ciblé est fondamentale pour le contenu. Katrin Spelinova: «Nous visons clairement les musiciens actifs, professionnels et amateurs, membres d’orchestres ou de groupes, y compris les enseignants et les parents d’élèves de conservatoire, et également les personnes fondamentalement intéressées par la musique». Le choix des thèmes est guidé par le fait que la Revue Musicale Suisse est conçue comme une plateforme de la scène musicale suisse. «Nous couvrons tout ce qui concerne la musique en Suisse, qu’il s’agisse de l’enseignement, des présentations, des supports sonores ou de la vie des musiciens, et non celle des stars, qui est déjà traitée dans d’autres médias. Nous souhaitons que les lecteurs puissent voir ce qui se passe en coulisses, qu’ils aient des éléments de réflexion sur la musique de manière générale».

Ces dernières années, l’éventail stylistique – et donc le groupe cible – s’est élargi de plus en plus au jazz et à la musique pop/rock. Katrin Spelinova veut conserver cette perspective. «Les écoles de musique font elles aussi cette expérience: on ne peut pas avancer en ayant un esprit cloisonné et en voulant séparer les genres musicaux – classique, jazz, pop/rock, musique du monde, etc. – notamment parce que les styles se mélangent, justement». En ligne, on continue encore de faire cette distinction afin de faciliter l’accès. «Mais j’espère que cette pensée compartimentée cessera d’exister, qu’on ne parlera un jour plus que de la musique et de ses corollaires».

Katrin Spelinova confirme néanmoins que la RMS est bien connue dans le domaine de la création musicale suisse classique, mais l’est beaucoup moins dans les domaines de la musique pop/rock et du jazz malgré les efforts entrepris par la rédaction, qui publie des reportages issus de ces domaines. Elle est néanmoins optimiste: «La fusion de l’Association Suisse des Musiciens, le Syndicat musical suisse, le «Musikschaffende Schweiz» pour donner SONART (Association Suisse de Musique) nous a apporté davantage de lectrices et de lecteurs issus de ses rangs, et cette progression va certainement encore continuer».

Le format journal et la mise en page un peu trop sage et assez brute sont néanmoins un handicap vis-à-vis des jeunes, qui sont surtout présents sur Internet et sont habitués à une présentation plus attractive et colorée. Katrin Spelinova en est consciente. «C’est sûrement un point auquel nous devons faire davantage attention, notamment afin d’attirer l’attention des étudiants des conservatoires sur la RMS. Nous essayons d’être présents sur les réseaux sociaux Instagram, Facebook et Twitter. Mais pour convaincre dans ce domaine, il faut fournir un investissement énorme».

Une revue imprimée malgré une présence en ligne

On peut en tout état de cause se demander pourquoi la RMS publie encore une revue imprimée malgré sa bonne présence en ligne – n’est-ce pas anachronique? Katrin Spelinova souligne qu’on peut aussi s’abonner à la version électronique de la RMS, mais que cette part du lectorat est extrêmement faible (moins de 1 %). «Il est absolument essentiel que cette revue arrive dans les boîtes aux lettres afin de rappeler – neuf fois par an – aux lectrices et aux lecteurs ce que leur association fait pour eux. En raison de notre couverture assez étendue, ils ont également la possibilité de lire quelque chose sur des aspects qu’ils n’auraient pas recherchés activement sur Internet, tout simplement parce qu’ils n’y pensent pas.» A cela s’ajoute une raison commerciale: «En ligne, nous ne pourrions pas nous financer; les rentrées provenant des annonces concernent encore principalement l’édition papier».

Revue Musicale Suisse: imprimerie

Outre sa bonne présence en ligne, la RMS continuera à être imprimée sur papier journal neuf fois par an. (Photo: Pia Schwab / RMS)

On est alors en droit de s’interroger: qu’est-ce qui distingue la version en ligne de la version imprimée? Katrin Spelinova: «Comme nous ne paraissons plus que neuf fois par an, nous pouvons publier en ligne pendant la pause estivale un reportage d’actualité qui arriverait trop tard pour l’édition papier suivante de septembre. Et, point essentiel, nous pouvons présenter des textes plus longs, qui ne peuvent être intégrés, faute de place, dans le magazine et les renvoyer au moyen d’un code QR à la version intégrale en ligne. Cela nous donne une certaine marge de manœuvre».

La page de « chat » de l’édition papier, qui permet à deux personnalités d’échanger sur un thème donné, est intéressante. Cela a surtout le potentiel de stimuler le débat en ligne, en développant le « chat » en tant que plateforme de discussion en ligne modérée, qui propose régulièrement un sujet controversé par des experts et qui peut ensuite être débattu par les lecteurs. Katrin Spelinova y voit une opportunité: «Nous avons relativement peu de retours directs, y compris via la fonction de commentaire. L’année dernière, nous avons présenté chaque semaine une œuvre de Beethoven à l’occasion du 250e anniversaire de sa naissance et demandé aux lecteurs de partager leurs expériences avec cette œuvre. Mais cela n’a pas bien fonctionné; nous n’avons pas obtenu de réaction de la part du public».

Un rôle de passerelle entre les langues et les régions

Grâce à la présence en ligne de la RMS, les actualités sont réellement des actualités. La qualité de la RMS est démontrée par une sélection rigoureuse, avec par exemple des indications sur les connaissances issues de la recherche musicale. Katrin Spelinova s’occupe notamment des associations et est parfaitement assistée par Wolfgang Böhler, que de nombreuses personnes connaissent grâce au magazine en ligne Codex flores. «Il a une très bonne vue d’ensemble de ce qui se passe en matière de politique culturelle dans les cantons et les communes». A cela s’ajoutent des actualités de Jean-Daniel Humair, qui s’occupe à Lausanne de la partie francophone de la RMS, ainsi que de Pia Schwab dans l’équipe de rédaction. «Mais c’est un problème de capacité que de s’occuper autant de la partie francophone que de la partie germanophone».

Les textes en italien constituent également la grande exception, bien que les échanges entre les régions et les langues soient maintenus. «Nous essayons de le faire, car le rôle de passerelle de la RMS est important. Mais il ne faut pas oublier que pour les musiciens tessinois, il peut être plus intéressant de bénéficier d’articles en allemand afin d’avoir une visibilité accrue en Suisse alémanique. Nous avons aussi écrit l’année dernière sur le Tessin comme région périphérique; cette année ce sera le Jura, et l’année prochaine les Grisons».

Il serait également souhaitable que la RMS publie davantage de critiques, celles-ci étant importantes pour les musiciens, d’après Katrin Spelinova. «Pour nous, l’essentiel est que les CD aient un lien avec la Suisse et ne proviennent pas de superstars déjà présentes partout. En outre, les critiques de concerts devraient autant que possible refléter un courant ou un phénomène en fournissant plusieurs exemples. Concrètement, dans l’un des derniers numéros, un article a été publié sur les nouveaux quatuors à cordes de compositeurs suisses joués à Brunnen et à Zurich en l’espace de deux semaines. Cela permet en outre de transmettre un contexte, ce qui va bien au-delà d’une simple critique de concert».

Les associations de musiciens impliquées:
La Société fédérale des orchestres (SFO), le Forum Musik Diversität (FMD), la Conférence des Hautes écoles de musique suisses (CHEMS), le Conservatoire Kalaidos, le Concours suisse de musique pour la jeunesse & Arosa Kultur (CSMJ), la Société Suisse de Musicologie (SSM), l’Association suisse de médecine de la musique (SMM), la Société suisse de pédagogie musicale (SSPM), le Conseil Suisse de la Musique & CHorama (CSM), l’Union Suisse des Artistes Musiciens (USDAM), SONART – Association Suisse de Musique, la Coopérative des auteurs et éditeurs de musique(SUISA) et l’Association suisse des écoles de musique (ASEM).

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(Text: RMS)

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La Revue Musicale Suisse est considérée comme la plateforme de la scène musicale suisse dans toute sa diversité. (Graphique: Hubert Neidhart / RMS)

La Revue Musicale Suisse (RMS) paraît depuis près de 24 ans. Une longue période au cours de laquelle le monde des médias a radicalement changé sous l’influence d’Internet. On peut donc se demander pourquoi on a encore besoin de cette revue imprimée neuf fois par an sur du papier journal malgré une présence en ligne. En d’autres termes, comment justifierait-on la nécessité de ce magazine spécialisé...Continuer

Cla Nett, musicien de blues passionné et juriste engagé

Cla Felice Nett, juriste, musicien et membre de SUISA depuis 1981, est décédé ce 27 septembre 2021 des suites d’une longue maladie. Hommage par Marco Piazzalonga, contributeur invité

Cla Nett, musicien de blues passionné et juriste engagé

Cla Nett participait régulièrement aux Assemblées générales de SUISA, comme en témoigne cette photo prise lors de la 90e Assemblée générale de la Coopérative en 2013 à l’Hôtel Schweizerhof, à Lucerne. (Photo: Beat Felber)

Cla a passé les premières années de sa vie en Engadine. Peu de temps avant le début de sa scolarité, sa famille a déménagé à Bâle, où son père a accepté un poste d’enseignant. Après l’école primaire, Cla a d’abord fréquenté le gymnase humaniste, qu’il a terminé avec une maturité de type A. Il a ensuite étudié le droit à l’Université de Bâle, où il a obtenu une licence en droit avec «distinction».

Dès l’adolescence, Cla s’intéresse au blues, apprend à jouer de la guitare en autodidacte et se produit avec ses premiers groupes. En 1975, il fonde avec quelques amis le Groupe Lazy Poker Blues, qui a connu un certain succès dans les années 1980 et 1990, en Suisse et à l’étranger.

Cla et son groupe ont représenté la Suisse lors du Concert pour l’Europe au Stade Olympique de Berlin devant 45 000 spectateurs, assuré la première partie de Joe Cocker pendant un mois à travers l’Allemagne, fait une tournée dans l’ancienne RDA, enregistré des disques à Chicago et joué dans des clubs et des festivals dans tout notre pays.

Cla Nett a réussi à combiner la musique avec sa formation juridique. Il a pu apporter ses connaissances et son expérience au Conseil d’administration grâce à ses casquettes de président du groupe professionnel des producteurs de phonogrammes de Swissperform et de directeur de la Coopérative suisse des artistes interprètes SIG. Cla a également travaillé comme Juge à temps partiel à la Cour d’appel de Bâle.

Depuis quelques années et pour des raisons de santé, Cla avait dû réduire son activité musicale et professionnelle. En juillet dernier, il fit des efforts titanesques pour sortir de son lit d’hôpital et monter sur la scène du Magic Blues Festival dans la Valle Maggia pour se produire une dernière fois avec son Groupe Lazy Poker Blues. Cla Nett laisse derrière lui sa femme, ses deux enfants et son petit-fils.

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«La techno et la musique folklorique se ressemblent beaucoup»

Mélanger des bruits du quotidien traités électroniquement avec des éléments de la musique folklorique pour fabriquer une expérience sonore inédite: tel est l’objectif du contrebassiste et compositeur Pirmin Huber dans le cadre de son nouveau projet. La contribution «Get Going!» lui apporte son soutien. Texte/interview de Rudolf Amstutz, contributeur invité – La versione italiana del testo si trova sotto.

Pirmin Huber: «La techno et la musique folklorique se ressemblent beaucoup»

Le compositeur et contrebassiste schwyzois Pirmin Huber. (Photo: Arthur Häberli)

Depuis la fin de ses études de jazz (orientation composition) à la Haute école de Lucerne, le compositeur et contrebassiste schwyzois Pirmin Huber expérimente de nouvelles possibilités de mélanger la musique folklorique suisse avec d’autres genres pour donner naissance à de nouveaux sons. En tant que soliste ou membre des groupes «Ländlerorchester», «Stereokulisse», «Ambäck» ou «Gläuffig», Pirmin Huber dépoussière la musique folklorique et l’associe à la techno, au jazz, à la musique classique ou électronique. À présent, il souhaite se lancer dans une sorte de recherche d’«enregistrement de terrain» à l’aide de bruits du quotidien manipulés électroniquement et des sons folkloriques qu’il tire de sa contrebasse et d’autres instruments. Le tout doit donner naissance à une œuvre qui bouscule nos perceptions auditives habituelles et reflète ainsi l’époque particulière que nous vivons.

Pirmin Huber, comment l’idée de ce projet est-elle née?
Pirmin Huber: Je viens au départ de la musique folklorique, c’est-à-dire acoustique, et j’ai progressivement glissé vers la musique électronique. En expérimentant de nouvelles techniques d’enregistrement, des idées ont surgi en moi que je souhaite développer. J’ai grandi dans une ferme, où nous avions également une menuiserie. Les sons de la scie, ainsi que toutes les autres sonorités, me fascinaient, et j’essayais déjà, à l’époque, de les reproduire avec mes instruments de musique. Pour mon projet «Get Going!», je pars des sons que je parviens à créer avec mes instruments – contrebasse, schwyzoise, guitare, piano ou cithare glaronnaise – et je les associe à des bruits du quotidien samplés que je déforme à l’aide de l’électronique. Depuis mon enfance, je me suis toujours demandé comment faire de la musique avec ces sons. Aujourd’hui, je peux m’offrir certains outils, et cela me permet de m’engager à fond dans ce projet.

Qu’est-ce qui vient en premier? L’échantillonnage de sons ou la composition?
C’est un mélange des deux. De nouvelles possibilités apparaissent régulièrement lorsque je travaille. Il s’agit d’un processus. L’important pour moi est de réussir à créer une atmosphère tout à fait particulière avec ma musique. L’œuvre achevée se composera de plusieurs pièces qui s’interpénètreront ou, du moins, se feront écho. On pourrait la décrire comme une sorte de suite.

Vous passez d’un style à l’autre avec aisance. En tant que bassiste, c’est toujours vous qui donnez le ton. Dans cette position, est-il possible d’identifier des parentés ou des points de jonction entre la musique populaire, la musique classique, le jazz, la pop, le rock ou la techno?
Peut-être bien. De toute manière, la techno et la musique folklorique se ressemblent beaucoup. De l’extérieur, ce n’est peut-être pas évident (il rit), mais l’énergie qui se dégage lorsqu’on joue de la techno ou de la musique folklorique est la même. Ce sont toutes les deux des musiques faites pour danser. Je pense qu’il faut avoir joué les deux pour comprendre cette similitude. Dans mon projet, j’essaie donc de créer une sorte de musique folklorique moderne avec de l’électronique et du groove.

La ville et la nature: s’agit-il là de contraires qui vous inspirent?
J’ai besoin des deux. Lorsque je suis loin de l’une, l’autre me manque. Par conséquent, il est probablement logique que je souhaite faire se rejoindre ces deux pôles J’ai depuis longtemps trois piliers : la musique populaire, la musique contemporaine et la techno. Dans mon ressenti, cependant, elles ne font qu’un.

La contribution «Get Going!» est conçue comme un coup de pouce financier, sans attente de résultats. Que pensez-vous de ce type d’encouragement?
Je le trouve formidable! La liberté qu’il nous permet nous incite véritablement à accomplir quelque chose de plus grand. J’avais déjà l’idée de ce projet depuis longtemps, mais d’autres choses se sont intercalées avant. Enfin, la question déterminante est de savoir si l’on peut porter un tel projet financièrement parlant et le mener à bien sans stress. «Get Going!» me permet précisément de le faire.

C’est en 2018 que la FONDATION SUISA a commencé à allouer ses nouvelles contributions à la création. Sous le titre «Get Going!», elle finance des processus créatifs et artistiques qui se situent hors des catégories usuelles. Chaque année, nous consacrons une série de portraits aux bénéficiaires de ces contributions à la création «Get Going!».

«Techno e ländler vanno a braccetto»

Rumori quotidiani elaborati elettronicamente si fondono con elementi di musica ländler per dar vita a una nuova esperienza di ascolto: è quanto il contrabbassista e compositore Pirmin Huber intende sviluppare e realizzare nel suo nuovo lavoro. Il contributo «Get Going!» lo aiuta a realizzare il suo progetto. Contributo ospite/intervista di Rudolf Amstutz

Pirmin Huber: «Techno e ländler vanno a braccetto»

Il compositore e contrabbassista Pirmin Huber del Cantone di Svitto. (Foto: Arthur Häberli)

Da quando ha completato i suoi studi di jazz (incentrati sulla composizione) presso la Scuola universitaria professionale di Lucerna, il compositore e contrabbassista Pirmin Huber del Cantone di Svitto sperimenta nuovi modi di combinare la musica popolare svizzera con altri generi per creare nuovi sound. Attivo sia come solista che come membro del «Ländlerorchester», dei gruppi «Stereokulisse» e «Ambäck» o della formazione «Gläuffig», Huber ha rimappato la musica popolare, contaminandola con la musica techno, jazz, classica o elettronica. Con l’ausilio della manipolazione elettronica di rumori quotidiani e delle note di musica popolare del suo contrabbasso, Huber intende ora condurre una sorta di ricerca «field recording». Tutto ciò sfocerà in un’opera che sfida le nostre abitudini di ascolto, rispecchiando così la realtà di questo periodo eccezionale.

Pirmin Huber, come è nata l’idea di questo progetto?
Pirmin Huber: Pur provenendo originariamente dalla musica popolare, vale a dire dalla musica acustica, sono scivolato sempre più nella musica elettronica. Cimentandomi con nuove tecniche di registrazione, mi sono venute alcune idee che vorrei sviluppare ulteriormente. Sono cresciuto in una fattoria, dove avevamo anche una falegnameria. I rumori della sega e tutti gli altri suoni mi affascinavano e già allora cercavo di ricrearli con i miei strumenti musicali. Nel mio progetto «Get Going!» parto da suoni che posso realizzare con i miei strumenti, ovvero contrabbasso, schwyzerörgeli, chitarra, piano o glarner zither e li combino con rumori quotidiani campionati, che manipolo con l’aiuto dell’elettronica. Fin dalla mia giovinezza sono ossessionato da questa domanda: come si può creare musica da questi suoni? Ora posso permettermi alcuni strumenti che mi offrono l’opportunità di occuparmi a fondo del progetto.

Cosa viene prima? La raccolta di suoni e successivamente la composizione, o viceversa?
È un insieme di entrambe. Durante il lavoro si aprono sempre nuove possibilità, si tratta di un processo. Per me è importante creare un’atmosfera molto specifica con la mia musica. L’opera finita è composta da diversi brani che confluiscono l’uno nell’altro o, quantomeno, si riferiscono l’uno all’altro. Si potrebbe definire come una sorta di suite.

Lei si muove attraverso diversi stili con facilità. Come bassista, lei è sempre colui che dà l’impulso. Da questa posizione, riesce a identificare relazioni o interfacce tra la musica popolare, classica, jazz, pop, rock o techno?
È possibile. In ogni caso, techno e ländler vanno a braccetto. Questo può essere difficile da comprendere dall’esterno (ride), ma l’energia che nasce quando si suona è la stessa sia nella techno che nella musica ländler, che è anche musica da ballo. Penso che sia necessario suonarle prima entrambe per sperimentare questa affinità. Nel mio progetto cerco di creare una sorta di ländler moderno con elettronica e groove.

Natura e atmosfera urbana: questi due punti contrastanti le sono necessari per trarre ispirazione?
Sì, ho bisogno di entrambi. Appena uno è assente, mi manca qualcosa. Ecco perché è anche logico che io desideri riunire questi due poli. Da molto tempo mi affido a tre colonne portanti: musica popolare, musica contemporanea e techno. Nella mia percezione, tuttavia, sono un tutt’uno.

Il contributo «Get Going!» è inteso come un incentivo non vincolato a un risultato. Cosa ne pensa di questo modello di finanziamento?
Lo ritengo grandioso! La libertà acquisita in questo modo stimola anche a perseguire effettivamente un obiettivo più grande. L’idea per il mio progetto era nata già da tempo, ma si frapponeva sempre qualche ostacolo. Alla fine, molto dipende dalla capacità di gestire finanziariamente un piano del genere e di portarlo a termine senza stress. «Get Going!» mi permette di realizzare proprio questo.

Nel 2018 la FONDATION SUISA ha iniziato ad assegnare nuovi contributi alla creazione. Con il progetto «Get Going!» vengono incentivati finanziariamente processi creativi e artistici che esorbitano dalle categorie convenzionali. In una serie di ritratti, ogni anno presentiamo i beneficiari dei contributi «Get Going!».
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Mélanger des bruits du quotidien traités électroniquement avec des éléments de la musique folklorique pour fabriquer une expérience sonore inédite: tel est l’objectif du contrebassiste et compositeur Pirmin Huber dans le cadre de son nouveau projet. La contribution «Get Going!» lui apporte son soutien. Texte/interview de Rudolf Amstutz, contributeur invité – La versione italiana del testo si trova sotto.

Pirmin Huber: «La techno et la musique folklorique se ressemblent beaucoup»

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Depuis la fin de ses études de jazz (orientation composition) à la Haute école de Lucerne, le compositeur et contrebassiste schwyzois Pirmin Huber expérimente de nouvelles possibilités de mélanger la musique folklorique suisse avec d’autres genres pour donner naissance à de nouveaux sons. En tant que soliste ou membre des groupes «Ländlerorchester», «Stereokulisse», «Ambäck» ou «Gläuffig», Pirmin Huber dépoussière la musique folklorique et l’associe à...Continuer

Il suono della montagna

Al San Bernardino nei Grigioni quest’anno si terrà per la prima volta il Floating Notes Festival. Il Floating Notes si caratterizza per la sua proposta di musica sperimentale. In questo post pubblicato sul blog, gli organizzatori e gli artisti del festival descrivono di quanto possa essere influente un paesaggio suggestivo sulla musica e sulle esibizioni. La SUISA è sponsor del festival. Contributo ospite di Elena Rotondi – Vous trouvez le texte en français en dessous.

Floating Notes Festival: Il suono della montagna

Il Floating Notes Festival si terrà dal 23 al 25 luglio 2021 a Mesocco nei pressi di San Bernardino. (Foto: Sebastiano Piattini)

Kety Fusco, fondatrice e programmatrice del Floating Notes Festival, ha un’idea ben precisa di quello che sarà il cuore pulsante del suo festival: gli artisti realizzeranno una ricerca sonora, sperimentale ed inedita, che nel rispetto del proprio background artistico e musicale si adatti al luogo della performance, rendendo così impossibile staccare il contenuto dell’esibizione dal luogo nel quale è nata. Per questo motivo il Floating Notes Festival sarà un evento del tutto originale, perché musica e luogo verranno fusi in una performance irripetibile.

Kety Fusco, con la sua arpa elettrica, aprirà la serata inaugurale del festival all’interno della fonte dell’acqua di San Bernardino, venerdì 23 luglio. Questo, ci dice, vuole essere un manifesto dell’idea che muove il festival: l’esigenza di unire estetica e storia di San Bernardino, di far rivivere un luogo che, storicamente, è sempre stato un punto di attrazione per viaggiatori internazionali e che ancora oggi, grazie alla bellezza incontaminata dei suoi spazi, attrae molti visitatori. Il tutto con uno sguardo rivolto al futuro, attraverso la musica evocativa, innovativa e sperimentale che abiterà quegli spazi, riempiendoli così d’un significato nuovo.

Agli artisti in programma è stato chiesto in che modo il loro processo creativo guida la loro preparazione al festival e la performance una volta saliti sul palco. Camilla Sparksss, che seguirà nella serata alla Fonte Minerale, ci racconta come sta sperimentando un live set apposta per il Floating Notes Festival: “Escono sonorità che sento molto vicine al suono della montagna nella sua imponenza, con i suoi echi e i suoi pericoli. Sarà una performance che per qualcuno potrebbe risultare molto sperimentale, ma basterà chiudere gli occhi e immaginarsi un viaggio all’interno delle rocce per sentirsi una cosa sola con le montagne”.

Anche interessante scoprire come Adriano Koch, il giovane musicista che chiuderà la serata di venerdì 23 luglio, lega la sua performance al luogo in cui verrà eseguita: “È sempre motivante vedere come una location può cambiare l’energia e il messaggio artistico di una canzone. Quindi è importante per me registrare uno spettacolo, per conservare la testimonianza di quel momento specifico che non ci sarà mai più.”

Il giorno successivo, sabato 24 luglio, il festival grigionese non poteva continuare senza la presenza del pioniere della ricerca strumentale e sonora: Simon Berz, che eseguirà sul Passo del San Bernardino una live performance suonando delle pietre. “Ho costruito – ci spiega il musicista – il mio strumento Tectonic da pietre vulcaniche sonore che ho trovato in Islanda. Le pietre ora suoneranno in un’altra ‘stanza di pietra’, quella a San Bernardino.”

Il Floating Notes Festival si distingue anche per un evento che lega musica e corpo, in una meditazione guidata di Keri Gonzato, che sarà accompagnata dalla musica registrata di Federica Furlani, in arte Effe Effe. Un soundscape cucito su misura per meditare a più di 2000 metri di altitudine.

Sabato 24 luglio invece ci sarà la prima assoluta della colonna sonora del Festival, commissionata alla musicista ticinese Chiara Dubey che descrive così il processo creativo della sua composizione: “sono partita con l’idea che, probabilmente, mi sarei lasciata ispirare dal suono degli elementi naturali in cui mi sarei trovata immersa una volta arrivata a San Bernardino, ad esempio il fruscio degli aberi o lo scrosciare dell’acqua. Siccome questo concerto rappresenta il mio primo assaggio di montagna dopo un anno strano fatto di solitudine condivisa e quiete assordante, per questo brano ho deciso di guardare verso l’interno: ho ascoltato i miei pensieri ed è stato come ritrovare una vecchia amica dopo tanto tempo. Sono certa di non essere stata la sola a vivere quest’esperienza e spero che lasciar tuonare questa canzone, Stranger – “estraneo” – nella notte del festival sarà liberatorio sia per me che per tutti i presenti, anche perché il nostro palco sarà circondato da un paesaggio montano spettacolare, di una bellezza grezza, naturale, libera”.

Chiuderanno la serata di sabato i Peter Kernel, assodato duo ticinese che ha deciso di misurarsi con un contesto e una performance inediti. Infatti, Aris Bassetti e Barbara Lehnhoff non si esibiranno con la loro tipica formazione rock, ma prepareranno un dj set esclusivo fatto di musiche ripescate dal passato e lanciate nel futuro, facendole riverberare al meglio tra i solchi delle montagne attorno: “Per noi è fondamentale instaurare una certa connessione con il pubblico, perché dobbiamo capirci a vicenda per creare un’esperienza indimenticabile. Per il Floating Notes abbiamo deciso di fare qualcosa di esclusivo, qualcosa che non facciamo mai. Non suoneremo un concerto normale, ma faremo un dj set sperimentale. Proporremo musica che in qualche modo si sposa bene in un contesto di montagna e aria fresca; e cercheremo di mixarla a modo nostro, alternando momenti eterei a situazioni molto concrete. Poi sul momento vedremo che strada percorrere in modo più marcato. L’idea però è quella di mostrare un lato inedito di Peter Kernel e di rispettare le montagne attorno”.

Domenica mattina, a chiudere questa prima edizione del Floating Notes Festival, ci penserà Leoni Leoni allietando il pubblico con il suo storto-ma-dolce live set. L’artista, ci fa sapere che di solito, per la preparazione dell’esibizione cerca di non avere troppe idee iniziali: “Non appena sono sul palco, e mi connetto con il luogo e il pubblico, tutto può cambiare a seconda dell’umore. A San Bernardino, per il Floating Notes Festival, farò quindi quello che faccio di solito per entrare in sintonia con un luogo: mi metto a terra come una pianta. Faccio crescere delle radici temporanee per raggiungere l’essenza di un luogo e delle persone che ci sono intorno”.

Il Floating Notes Festival si terrà dal 23 al 25 luglio 2021 a Mesocco nei pressi di San Bernardino. Il programma prevede esibizioni degli svizzeri Kety Fusco, Camilla Sparksss, Chiara Dubey, Leoni Leoni, Peter Kernel e Adriano Koch, dell’italiana Federica Furlani (Effe Effe) e del musicista Simon Berz. Tra le proposte vi sarà anche una meditazione guidata con Keri Gonzato. Maggiori informazioni sono pubblicate all’indirizzo www.facebook.com/floatingnotesfestival.

Le son de la montagne

Cette année, le Floating Notes Festival a lieu pour la première fois au Col du San Bernardino dans les Grisons. Ce festival est dédié à la musique expérimentale. Dans cet article, les organisateurs du festival et les artistes décrivent comment ce paysage unique influence la musique et les représentations. SUISA est un partenaire de sponsoring du festival. Texte d’Elena Rotondi, contributrice invitée

Floating Notes Festival: Le son de la montagne

Le Floating Notes Festival aura lieu du 23 au 25 juillet 2021 à Mesocco (GR) près du Col du San Bernardino. (Photo: Sebastiano Piattini)

Kety Fusco, fondatrice et programmatrice du Floating Notes Festival, a une idée bien précise de ce que sera le cœur de son festival: les artistes effectueront une recherche sonore expérimentale et inédite qui s’adaptera à l’environnement de la performance, tout en intégrant leur propre parcours artistique et musical, rendant ainsi le contenu de la performance indissociable du lieu où elle a été créée. Le Floating Notes Festival sera donc un événement tout à fait novateur, puisque la musique et le cadre seront réunis dans une performance unique.

Kety Fusco donnera le coup d’envoi du festival avec sa harpe électrique à la source du San Bernardino (GR) lors de la soirée d’ouverture, le vendredi 23 juillet. Cette initiative, affirme-t-elle, se veut un manifeste de l’idée qui fait partie du festival, à savoir le besoin d’unir l’esthétique et l’histoire du col du San Bernardino, de faire revivre un lieu qui, historiquement, a toujours attiré les voyageurs internationaux et qui, aujourd’hui encore, grâce à la beauté intacte que l’on rencontre à certains endroits, attire de nombreux visiteurs. Tout cela dans une perspective d’avenir, à travers la musique vibrante, innovante et expérimentale qui imprègnera cet environnement et lui conférera un nouveau sens.

Nous avons demandé aux artistes comment leur processus créatif les guide dans la préparation du festival et de leur performance sur scène. Camilla Sparksss, qui se produira en soirée à la Fonte Minerale, nous parle des expériences qu’elle mène sur un live set spécialement conçu pour le Floating Notes Festival: «Je crée des sons qui, à mon avis, sont très proches de ceux de la montagne, dans toute sa majesté, avec ses échos et ses dangers. Ce sera une performance qui pourrait sembler très expérimentale pour certains. Mais il suffira de fermer les yeux et d’imaginer un voyage au cœur des rochers pour se sentir en symbiose avec les montagnes».

Adriano Koch, qui clôturera la soirée du vendredi 23 juillet, lie sa performance au lieu de son concert également de manière très intéressante: «C’est toujours motivant de voir à quel point un lieu peut changer l’énergie et le message artistique d’une chanson. Voilà pourquoi il me tient à cœur de réaliser une performance qui capturera ce moment spécial qui ne se reproduira plus jamais».

Ce festival dans les Grisons ne saurait se poursuivre sans la présence du pionnier de la recherche instrumentale et sonore: le lendemain, samedi 24 juillet, Simon Berz réalisera une performance live avec des pierres sur le Col du San Bernardino. Le musicien explique: «J’ai fabriqué mon instrument TECTONIC à partir de pierres sonores volcaniques que j’ai trouvées en Islande. Ces pierres vont maintenant résonner dans un autre “environnement de rochers”, celui du Col du San Bernardino».
Le Floating Notes Festival se distingue également par une manifestation qui allie la musique et le corps: une méditation guidée par Keri Gonzato, accompagnée par la musique enregistrée de Federica Furlani, alias Effe Effe. Un paysage sonore tout à fait propice à la méditation à plus de 2000 mètres d’altitude.

Le samedi 24 juillet, la bande sonore du festival sera présentée pour la toute première fois. Celle-ci a été commandée auprès de la musicienne tessinoise Chiara Dubey. Cette dernière décrit le processus créatif de sa composition comme suit: «Au début, il y avait l’idée que je me laisserais probablement inspirer par les sons des éléments naturels dans lesquels je m’immergerais à mon arrivée à San Bernardino. Par exemple, le murmure des sapins ou le clapotis de l’eau. Ce concert étant mon premier rendez-vous avec la montagne après une année étrange de solitude partagée et de silence assourdissant, j’ai décidé pour ce morceau de me tourner vers l’intérieur: j’ai écouté mes pensées et c’était comme retrouver un vieil ami après une longue période de séparation. Je suis sûre de ne pas être la seule à avoir vécu cette expérience. Et j’espère que faire résonner cette chanson, “Stranger”, dans la nuit du festival sera une expérience libératrice pour moi ainsi que pour toutes les personnes présentes, d’autant plus parce que notre scène sera entourée d’un paysage montagneux spectaculaire, d’une beauté brute, naturelle et libre».

La soirée du samedi sera clôturée par Peter Kernel, un duo tessinois bien connu qui participera au Festival dans un contexte inhabituel et présentera une performance tout aussi atypique. Ainsi, Aris Bassetti et Barbara Lehnhoff ne se produiront pas comme un groupe de rock typique, mais prépareront un DJ set exclusif, composé de musique du passé et projetée vers l’avenir, afin qu’elle résonne pleinement dans les sillons des montagnes environnantes: «Pour nous, il est essentiel d’établir un certain lien avec le public; nous devons nous comprendre mutuellement afin de créer une expérience inoubliable. Pour le Floating Notes Festival, nous avons décidé de réaliser quelque chose d’exclusif, quelque chose que nous ne faisons jamais habituellement. Nous ne donnerons pas un concert normal, mais un DJ set expérimental. Nous jouerons de la musique qui, en quelque sorte, s’intègre bien dans le contexte des montagnes et de l’air pur; et nous essaierons de la mixer à notre manière».

Le Floating Notes Festival aura lieu du 23 au 25 juillet 2021 à Mesocco (GR) près du Col du San Bernardino. Il accueillera les artistes suisses Kety Fusco, Camilla Sparksss, Chiara Dubey, Leoni Leoni, Peter Kernel et Adriano Koch, l’Italienne Federica Furlani (Effe Effe) ainsi que le musicien islandais Simon Berz. Une séance de méditation guidée sous la conduite de Keri Gonzato sera également proposée. De plus amples informations sont disponibles sur www.facebook.com/floatingnotesfestival.
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Le projet «Get Going!» lance sa quatrième édition

Depuis 2018, «Get Going!» fait partie intégrante du programme de contributions à la création de la FONDATION SUISA. La quatrième édition qui récompensera les processus créatifs innovants est désormais lancée. Texte de FONDATION SUISA

Fondation Suisa: Le projet «Get Going!» lance sa quatrième édition

Les lauréats de l’édition 2020 de «Get Going!» (en haut à gauche, dans le sens des aiguilles d’une montre): Isandro Ojeda-García, OY, Réka Csiszér, Pirmin Huber. (Photos: Caio Licínio; Sash Seurat Samson; Romina Kalsi; Gian Marco Castelberg)

Lorsque le projet «Get Going!» a été lancé en 2018, «nous ne savions pas où cela nous mènerait», confie Urs Schnell, directeur de la FONDATION SUISA. À l’époque, l’objectif était de se tourner vers l’avenir. «Plutôt que de simplement féliciter des artistes en leur remettant un Prix, désormais nous investissons dans l’avenir en leur octroyant des subventions».

Depuis la création de «Get Going!», quatre lauréats sont désignés chaque année et reçoivent une contribution de 25 000 francs. L’évolution des conditions de travail des acteurs de la scène musicale explique le vif intérêt que les artistes portent à chaque édition. Aucun résultat particulier n’est attendu à la suite de cette incitation financière, ce qui permet aux musiciens de travailler sans pression financière et sans contrainte de temps. «Le secteur a connu une véritable effervescence ces dernières années, mais la pandémie a marqué un temps d’arrêt pour beaucoup d’artistes. Quoiqu’on en dise, le facteur temps est un atout qu’il ne faut pas sous estimer», précise Urs Schnell.

Candidatures à la 4e édition de «Get Going!» ouvertes jusqu’au 30 août 2021

«Get Going!» est consacré aux projets créatifs et innovants qui repensent totalement la configuration des représentations artistiques habituelles. Avec «Get Going!», l’objectif de la FONDATION SUISA est de se rapprocher des artistes en tant que promotrice, déclare U. Schnell et ajoute: «nous souhaitons remettre le processus créatif libre au centre de nos priorités.»

Dès à présent, les auteurs, compositeurs et musiciens démontrant un lien clair avec la création musicale actuelle de Suisse ou du Liechtenstein peuvent à nouveau déposer leur candidature au concours «Get Going!». Cette année encore, un jury d’experts donnera un coup de pouce financier d’un montant de 25 000 francs à quatre lauréats. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 août 2021.

Afin de démontrer les possibilités offertes par «Get Going!», les portraits des gagnants de l’année dernière seront publiés au cours des prochaines semaines sur le site Internet de la FONDATION SUISA ainsi que sur le SUISAblog.

«Get Going!» sur le site de la FONDATION SUISA

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Y aura-t-il un retour à la normale? Le stand commun de la Suisse à jazzahead! Brême 2019. (Photo: Marcel Kaufmann)

Depuis la révolution Internet des années quatre-vingt-dix, la création de valeur sur le marché de la musique s’est déplacée dans une large mesure vers le domaine du Live. Les concerts sont devenus la principale source de revenus pour bon nombre de musiciens et de musiciennes. L’une des conséquences a été l’émergence de nombreux événements de type «showcase». Les artistes avaient par ce biais la possibilité de se présenter à un public professionnel international dans le cadre de performances en direct de durée réduite. Ils espéraient ainsi être retenus par de plus grands clubs ou de plus grands festivals ou être pris sous contrat par des agences opérant à l’international. En association avec différents partenaires, la FONDATION SUISA soutient les efforts d’exportation des musiciens locaux. Depuis de nombreuses années, la fondation organise des plateformes de réseautage suisses à l’occasion de foires et événements internationaux.

Pourtant, ce système bien rodé de déplacements, de performances et de poignées de mains a été brutalement freiné par la pandémie. Les musiciens et musiciennes ont perdu une grande partie de leurs revenus du jour au lendemain, ainsi que leurs filières d’exportation.

Alors que faire? Comment surmonter cette période? Et si l’on ne revenait jamais à la vie d’avant?

L’an dernier, la FONDATION SUISA a participé à de nombreux projets pilotes, testé des outils de chat, encouragé la diffusion des vidéos de showcase par streaming et négocié de nouvelles approches possibles en matière de financement avec les organisateurs. «Une expérience intéressante», «une solution temporaire bienvenue», mais «certainement pas un substitut à un événement en direct»: tel était notre verdict à la fin 2020 – en accord avec une large majorité de musiciens et d’organisateurs.

«Réseauter par Internet n’est pas encore entré dans les habitudes.»

La pandémie a entraîné l’annulation de la quasi-totalité des salons de musique physiques en 2020. Quelques-uns comme le Midem ou le WOMEX ont tenté d’organiser une version virtuelle. Mais les incertitudes liées à la planification étaient encore trop grandes à l’époque. Il était inimaginable d’envisager que des concerts puissent avoir lieu dans un avenir proche. Par conséquent, les organisateurs ont engagé beaucoup moins d’artistes pour ces événements en ligne que pour les spectacles en présentiel. D’autre part, il est impossible de recréer l’ambiance d’un concert Live avec le numérique. Et puis le réseautage par Internet n’est pas encore entré dans les habitudes.

La dernière édition de jazzahead!, organisée tout récemment à Brême de façon virtuelle, l’a d’ailleurs confirmé. Il est vrai qu’il est plus facile d’établir des contacts entre personnes accréditées sur Internet que dans un salon d’expositions bondé. Mais sans l’énergie du collectif autour de soi, on se retrouve vite isolé. Il faudra attendre encore quelques semaines, après des enquêtes approfondies et des discussions avant de pouvoir jauger le succès réel de la présence suisse au plus grand salon mondial du jazz cette année. Autrefois, on pouvait dresser le bilan dès la clôture du salon.

Les deux groupes suisses figurant au programme officiel des showcases de jazzahead! ont choisi deux approches différentes: La formation The True Harry Nulz s’est produite sur une scène à Brême devant une poignée de journalistes qui se sont au moins donné la peine d’applaudir après chaque morceau, ce qu’on pouvait entendre en direct dans le flux. Le showcase du groupe Luzia von Wyl Ensemble, a lui été produit en amont à Zurich, sans public, puis diffusé en flux. Le silence entre les morceaux et l’absence de réactions ont créé le vide autour des artistes.

«Nous devons en permanence inventer de nouveaux scénarios, rester ouverts et remettre en question notre ressenti.»

À l’heure où les campagnes de vaccination redonnent des raisons d’espérer, il serait facile de se contenter d’attendre et de voir dans l’univers en ligne une simple solution temporaire. Mais à une époque où la totalité de notre travail est modifiée en profondeur par la numérisation, de nombreuses questions se posent: l’univers en ligne offre-t-il plus de potentiel que ce qu’on ne croyait en matière d’exportations? Pouvons-nous nous offrir le luxe d’un simple «retour à la normale» à l’heure où la crise climatique mondiale dépasse toutes les pandémies possibles? Une crise qui pourrait avoir un impact durable sur les générations de futurs musiciens et musiciennes et les priver de nombreuses possibilités?

Nous n’avons pas encore de réponses définitives à toutes ces questions. Les changements les plus profonds n’ont pas lieu en ligne, mais dans nos têtes. Et ceux-là mettent plus de temps à opérer que les changements technologiques. D’ici-là, nous devons constamment inventer de nouveaux scénarios, rester ouverts et remettre en question notre ressenti. La priorité absolue reste d’écouter les musiciens et les musiciennes. Car leurs créations doivent pouvoir outrepasser les frontières, aujourd’hui comme demain. C’est en leur nom que la FONDATION SUISA continuera de suivre et de façonner les changements en matière d’exportation musicale.

Nouvel appel à candidatures Get Going!
Pour la quatrième fois, la FONDATION SUISA lancera un appel à contributions Get Going! fin juin/début juillet. Pour tout savoir sur le coup de pouce financier donné à des projets exceptionnels, rendez-vous sur le site Internet de la fondation: www.fondation-suisa.ch
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Fondation Suisa: Quel avenir pour l’exportation de la musique?

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Depuis la révolution Internet des années quatre-vingt-dix, la création de valeur sur le marché de la musique s’est déplacée dans une large mesure vers le domaine du Live. Les concerts sont devenus la principale source de revenus pour bon nombre de musiciens et de musiciennes. L’une des conséquences a été l’émergence de nombreux événements de type «showcase». Les artistes avaient par ce biais la possibilité...Continuer

«Les compositeurs sont d’éternels débutants» | avec vidéo

Dans sa composition pour le projet «Réflexions suisses sur Beethoven», Christian Henking se réfère à la mélodie de la chanson populaire suisse utilisée par Beethoven. Dans chacune de ses six variations, il applique des principes différents. Texte de Markus Ganz, contributeur invité; vidéo de Manu Leuenberger

Christian Henking avoue un grand respect pour Ludwig van Beethoven, «ce monument, ce rocher granitique dans l’histoire de la musique». «Il représente dans tous les cas un maître pour moi, indépendamment de l’esthétique; ce qu’il a accompli formellement est tout simplement fantastique.» Les «Six variations d’un air suisse» l’irritent d’autant plus, comme il l’explique dans un entretien fin janvier 2020. «A vrai dire, je ne les comprends pas; je pensais qu’elles ne pouvaient pas être de Beethoven.»

Etant donné que le compositeur de Bienne et Berne n’a pas trouvé d’accès à ces Variations, il s’est intéressé de plus près à la chanson d’origine, «Es hätt e Bur es Töchterli». Là aussi, il avoue une certaine perplexité, il trouve la mélodie bizarre pour une chanson populaire; il lui manque l’élégance qu’on trouve par exemple dans le «Guggisberglied». «En même temps, il y a cette incroyable tension créée par la grande plage tonale. L’aspect rectiligne et la sensation de pulsation sont également intéressants; il n’y a pas véritablement de rythme, uniquement ces noires un peu ‹traînantes›. La chanson présente donc un certain vide et offre donc ainsi une ouverture possible.» C’est pourquoi, Christian Henking a choisi, pour sa composition, de se référer à la mélodie de la chanson populaire. Et, «à l’instar de Beethoven, mais plutôt par hasard», il a également écrit six variations.

Christian Henking explique qu’il a d’abord analysé cette mélodie et qu’il l’a ensuite subdivisée en plusieurs parties. «Dans mes quatre premières variations, je me réfère en quelque sorte à certaines parties de la chanson. Les deux dernières se réfèrent à la chanson dans son ensemble.» Il a donc utilisé le matériel existant ou s’en est délibérément détaché: «Dans la deuxième variation, pour rechercher le contraste, j’évite simplement toutes les notes qui apparaissent dans la pièce originale.»

A la base, j’avais décidé d’appliquer une méthode de travail différente, respectivement des principes différents pour chaque variation. Le concept s’est concrétisé et a évolué dans le processus de composition. «Je savais que je voulais composer des miniatures, de brèves séquences variées. J’ai commencé par écrire la 5e variation. Il m’est ensuite apparu clairement que je ne souhaitais pas commencer de manière aussi ‹machinale›, et j’ai donc placé d’abord quelque chose de très libre, pour créer un contraste. Il y a ainsi eu une influence mutuelle des différents éléments entre eux. Et, sur la base de ces conditionnalités, de nombreux liens se sont mis en place.»

Christian Henking travaille très souvent à son bureau, en composant «de tête». Cependant, pour stimuler l’imagination, il joue souvent du piano ou du violoncelle. «Des idées me viennent souvent en improvisant, de manière très naïve. C’est mon côté vieux jeu; lorsque je compose, je suis vraiment loin de l’ordinateur; j’écris à la main sur du papier à musique.» Il joue également toutes les voix de ses partitions, sur les instruments prévus. «J’aime avoir l’instrument sous les doigts. Non pas pour écouter le résultat – je suis pianiste et je ne maîtrise pas vraiment les instruments à cordes – mais pour réaliser les doigtés, écouter les sonorités et observer les positions de l’archet, en tant qu’amateur. Curieusement, cette dimension tactile m’aide à composer, même si ce ne serait pas nécessaire; cela me donne une sorte de base.»

Christian Henking a choisi la formule d’un trio à cordes avec flûte. D’une part parce qu’il voulait un groupe formé de peu de musicien-ne-s, afin qu’il n’y ait pas besoin d’un-e directeur-trice. Mais, d’autre part, il trouve cette instrumentation fascinante. «J’apprécie beaucoup la formule du trio à cordes. Et à celle-ci vient s’ajouter la flûte comme un élément un peu étranger, dont le son se fond dans celui du trio.»

Il ne faut pas s’attendre à une composition «typique de Henking». Il considère que «l’une des tâches des compositrices et compositeurs est de voir chaque morceau comme quelque chose d’entièrement neuf; en fait, nous sommes d’éternels débutants». Pour chacune de ses variations au cœur même de l’œuvre, Christian Henking est reparti de zéro et a travaillé délibérément avec des approches et des techniques différentes: «Cela contribue à la diversité de la composition.» Mais repartir de zéro signifie également se retrouver face à une montagne de possibilités. Ces libertés exigent de la réflexion. Il voit également le danger d’utiliser un moyen ou une méthode trop rapidement parce que cela a fonctionné ou fait ses preuves ailleurs. «La routine est un danger contre lequel je lutte à chaque note.»

Au moment de l’entretien, fin janvier 2020, le processus de composition était en grande partie terminé. «Tout est là», explique Christian Henking en montrant de nombreuses pages de partitions. «Je vais maintenant repenser à tout cela pour que des corrections et autres changements puissent encore être apportés.» La composition sera alors terminée dans tous ses détails. Contrairement à d’autres de ses œuvres, Christian Henking n’accorde ici aucune liberté aux interprètes.

Christian Henking est né en 1961 à Bâle. Il a étudié la théorie musicale au Conservatoire de Berne, auprès de Theo Hirsbrunner, et a suivi une formation de chef d’orchestre auprès d’Ewald Körner. Il a ensuite étudié la composition auprès de Cristobal Halffter et Edison Denisov et, dans le cadre de classes de maître, auprès de Wolfgang Rihm et Heinz Holliger. Il a reçu différentes distinctions, notamment le prix de la culture de la Fondation Bürgi-Willert (2000), le Prix de reconnaissance du Canton de Berne (2002) et le Prix de musique du Canton de Berne (2016). Il est Professeur de composition, de branches théoriques et de musique de chambre à la Haute école des arts de Berne. www.christianhenking.ch
Réflexions suisses sur Beethoven: un projet des Murten Classics et de SUISA à l’occasion du 250e anniversaire de Ludwig van Beethoven

Entre la Suisse et Ludwig van Beethoven, les liens semblent ténus. Mais le compositeur a tout de même écrit «Six variations faciles d’un air suisse», en se basant sur la chanson populaire alémanique «Es hätt e Bur es Töchterli». Ce fut le point de départ d’un projet du festival estival Murten Classics en collaboration avec SUISA, consistant en des commandes de composition à huit compositrices et compositeurs suisses de différentes générations, esthétiques et origines.

Oscar Bianchi, Xavier Dayer, Fortunat Frölich, Aglaja Graf, Christian Henking, Alfred Schweizer, Marina Sobyanina et Katharina Weber ont été invité-e-s à s’inspirer des variations ou de la chanson populaire utilisée par Beethoven, ou encore de Beethoven d’une manière plus générale. Les compositions ont été écrites pour l’Ensemble Paul Klee, permettant l’instrumentation suivante: flûte (également piccolo, flûte alto ou flûte basse), clarinette (soprano ou en la), violon, alto, violoncelle, contrebasse et piano.

Kaspar Zehnder, qui a été directeur artistique des Murten Classics durant 22 ans, est l’initiateur de ce projet qui a débuté en 2019. En raison de la crise du coronavirus et des mesures prises par les autorités, la 32e édition, prévue pour août 2020, n’a pu avoir lieu, ni d’ailleurs le festival de remplacement planifié durant les mois d’hiver. Les huit compositions de ce projet ont néanmoins été jouées et enregistrées le 21 janvier 2021 lors de la «Journée SUISA» au KIB à Morat. Les enregistrements seront diffusés sur SRF 2 Kultur dans l’émission «Neue Musik im Konzert» (le 5 mai à 21h). Ils seront également publiés sur la plateforme Neo.mx3. Le projet seradocumenté en ligne avec diverses contributions multimédias sur le SUISAblog et les médias sociaux de SUISA.

www.murtenclassics.ch

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Dans sa composition pour le projet «Réflexions suisses sur Beethoven», Christian Henking se réfère à la mélodie de la chanson populaire suisse utilisée par Beethoven. Dans chacune de ses six variations, il applique des principes différents. Texte de Markus Ganz, contributeur invité; vidéo de Manu Leuenberger

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«Nous voulons éviter que des projets en cours ne calent»

Avec «Keep Going!», la FONDATION SUISA étoffe temporairement son portefeuille de subventions. Texte de FONDATION SUISA – La versione italiana del testo si trova sotto.

FONDATION SUISA Keep Going!

«Keep Going!» doit permettre à la scène musicale suisse de maintenir ses activités pendant cette période de crise. (Photo: FONDATION SUISA)

La FONDATION SUISA soutient les projets ayant un lien avec la création musicale actuelle et avec la diffusion du répertoire musical en Suisse ou dans la Principauté du Liechtenstein. «Tel est le but de notre fondation, un but qui nous engage», explique son directeur Urs Schnell en ajoutant: «Cependant, nous examinons régulièrement notre portefeuille et, le cas échéant, nous lui ajoutons de nouveaux programmes.»

Pour Urs Schnell, il est évident que le quotidien des professionnel(le)s suisses de la musique s’est dramatiquement détérioré ces derniers mois du fait de la pandémie et des confinements instaurés pour l’endiguer. «En tant que fondation, nous devions agir», affirme-t-il en se réjouissant visiblement que le Conseil de fondation ait approuvé rapidement et simplement une flexibilisation du programme de soutien dans le cadre du but de la fondation.

«Keep Going!» est le nom du nouveau modèle d’encouragement temporaire proposé pour compléter les offres existantes, et non les remplacer, comme le précise bien le directeur. «Keep Going!» doit permettre à la scène musicale suisse de maintenir ses activités pendant cette période de crise. «Nous sommes persuadés que même à l’heure où la culture est quasiment à l’arrêt, les professionnel(le)s de la musique doivent trouver de nouvelles voies pour pouvoir continuer d’atteindre les objectifs qu’ils et elles se sont fixés, indique Urs Schnell. Et cela concerne aussi bien l’élaboration de nouvelles œuvres musicales que leur diffusion.» Ce dernier élément est souligné par le fait que ce nouveau modèle d’encouragement n’est pas réservé aux individus ou aux groupes, mais inclut aussi les organisations.

D’après Urs Schnell, «Keep Going!» va chercher les professionnel(le)s et les organisations du secteur de la musique exactement là où ils et elles en sont aujourd’hui et leur permet, si nécessaire, de s’adapter à la nouvelle situation: «Par ce coup de pouce, nous voulons éviter que des projets en cours ne calent.»

Le critère de l’originalité des projets, qui joue un rôle essentiel dans le modèle d’encouragement «Get Going!» lancé il y a trois ans, n’a pas été explicitement exclu de «Keep Going!», mais il n’est pas décisif.

Avec «Keep Going!», la FONDATION SUISA souligne sa mission première, qui est de permettre à des idées créatrices de voir le jour et de se concrétiser même en des temps incertains et dans des conditions difficiles.

Lors de la première tranche, en avril, 10 enveloppes de CHF 5000.– seront distribuées. «Ensuite, nous verrons bien, relève Urs Schnell. Nous analyserons l’ensemble des requêtes que nous aurons reçues et en tirerons des conclusions.» Il est prévu de lancer un nouvel appel à candidature «Keep Going!» tous les deux mois.

Informations sur «Keep Going!» sur le site web de la FONDATION SUISA:
www.fondation-suisa.ch/fr/contributions-a-la-creation/keep-going-2021/


«Per restare in pista»

Con «Keep Going!», la FONDATION SUISA amplia temporaneamente il suo portafoglio di incentivi. Testo di FONDATION SUISA

FONDATION SUISA Keep Going!

«Keep Going!» permetterà alla scena musicale svizzera di proseguire la sua attività in tempi di crisi. (Foto: FONDATION SUISA)

La FONDATION SUISA promuove progetti legati alla creazione musicale odierna della Svizzera e del Liechtenstein, sostenendo esplicitamente la creazione e la diffusione di repertori. «Questo è lo scopo della nostra fondazione e noi siamo vincolati a esso», spiega il direttore della fondazione Urs Schnell, aggiungendo: «Tuttavia, rivediamo continuamente il nostro portafoglio e lo ampliamo con nuovi programmi a seconda dei casi».

Secondo Schnell, è evidente che la pandemia e i conseguenti lockdown hanno drammaticamente peggiorato la vita quotidiana dei musicisti svizzeri negli ultimi mesi. «In qualità di fondazione, avevamo il dovere di agire», dichiara, mostrandosi visibilmente soddisfatto, poiché il Consiglio di fondazione ha accettato rapidamente e senza problemi la proposta di rendere i programmi di incentivazione più flessibili nell’ambito dello scopo della fondazione.

«Keep Going!» è il nome del modello temporaneo di incentivazione supplementare che, come sottolinea espressamente Schnell, non sostituisce le offerte esistenti, ma le integra. «Keep Going!» permetterà alla scena musicale svizzera di proseguire la sua attività in tempi di crisi. «Anche in un periodo in cui la cultura si trova praticamente in una situazione di stallo, siamo convinti che i musicisti debbano escogitare nuovi metodi per continuare a perseguire gli obiettivi che si sono prefissati», afferma Schnell. «Questo vale sia per lo sviluppo di nuove opere musicali che per la loro distribuzione». Quest’ultimo aspetto è sottolineato dal fatto che il nuovo modello di incentivazione non è riservato solo a persone singole o a gruppi, ma include anche le organizzazioni.

Secondo Schnell, «Keep Going!» deve coinvolgere i musicisti e le organizzazioni musicali a partire dal punto esatto in cui si trovano attualmente e permettere loro di adattarsi alle nuove circostanze, se necessario: «Questo incentivo ha lo scopo di garantire che i progetti esistenti non subiscano una battuta di arresto».

Le caratteristiche di «straordinarietà» e «assenza di precedenti», determinanti per il modello di incentivazione «Get Going!» introdotto tre anni fa, non sono decisive per «Keep Going!», pur non essendo esplicitamente escluse.

Con «Keep Going!», la FONDATION SUISA sottolinea la sua massima priorità, che consiste nel promuovere lo sviluppo di idee creative, consentendone la realizzazione anche in tempi incerti e in circostanze più difficili.

Ad aprile verranno assegnati i primi 10 contributi da CHF 5 000. «In seguito, si vedrà», precisa Schnell. «Analizzeremo tutte le richieste ricevute e trarremo le nostre conclusioni». Si prevede di riproporre il bando di concorso per «Keep Going!» ogni due mesi.

Informazioni su «Keep Going» sul sito web della FONDATION SUISA:
www.fondation-suisa.ch/it/contributi-alla-creazione/keep-going-2021/

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Julien-François Zbinden: quelle force de personnalité hors du commun

Le 8 mars 2021, le compositeur suisse et pianiste de jazz Julien-François Zbinden est décédé à l’âge de 103 ans. Julien-François Zbinden a été Président de SUISA de 1987 à 1991. Hommage de Xavier Dayer, Président de SUISA

Hommage Julien-François Zbinden: quelle force de personnalité hors du commun

Julien-François Zbinden sur une photo prise en 2000. (Photo : Jean-Pierre Mathez)

Nous avons appris avec grande tristesse le décès de Julien-François Zbinden. A l’âge de 103 ans notre membre d’honneur et ancien président (de 1987 à 1991) nous quitte. Son regard pétillant restera dans toutes nos mémoires. Le souvenir encore frais de son centième anniversaire célébré avec quelques amis très proches sur les hauts de Lausanne est aussi ancré. Quelle énergie, quelle force de personnalité hors du commun. Les convives présents l’on vu se lever et tenir un discours encore si présidentiel et toujours plein d’esprit.

Oui, Julien-François Zbinden aura marqué la musique suisse avec charme et conviction durant de longues années. Nul besoin de répéter ici l’ouverture stylistique entre la musique classique et le jazz qu’il incarnait à merveille, ni l’exceptionnelle force de travail d’un homme qui vivait pour la musique. Un homme qui aura côtoyé les plus grands. Notons qu’il a connu entre autres Francis Poulenc, Igor Stravinsky, Clara Haskil, Django Reinhardt & Stéphane Grappelli, Fernandel et Juliette Gréco.

Mais il aura aussi marqué si positivement SUISA, par sa présidence et par sa constance. Il venait à nos assemblées générales dès qu’il le pouvait et, seulement si sa santé ne le permettait pas, il nous écrivait un mot empli de considération et d’attention. En effet, il venait d’une époque où les formes et la manière répondaient à des codes différents de ceux pratiqués aujourd’hui. Une époque bien loin du flux permanant d’informations et de sollicitations que nous connaissons.

Ainsi, de converser avec Julien-François Zbinden c’était ouvrir une brèche dans le temps et entrer dans une dimension perdue. Mais jamais aucune nostalgie ni aucune fermeture dans ses mots, bien au contraire, l’aviateur qu’il était (vers la mi-cinquantaine, il avait passé un brevet de pilote!) aimait le neuf, la découverte et les nouvelles expériences. Une curiosité exemplaire qui fascinait tous ses interlocuteurs. Ainsi, durant sa longue et brillante carrière à la RSR il a su ouvrir les auditeurs à tous les genres musicaux, il était l’inverse d’un homme de cloisonnement.

C’est certainement cette capacité d’ouverture, de dialogue et de bâtisseur de ponts qui lui a permis d’assurer avec brio ses différentes présidences (en plus de SUISA, il a été président de l’Association des Musiciens suisses de 1973 à 1979). Les hommages pleuvent aujourd’hui et cela est hautement justifié car il manquera une certaine présence, une attention particulière, une vivacité si stimulante au paysage musical suisse.

Ainsi, notre membre d’honneur restera parmi nous longtemps, de par le souvenir vivant de la haute qualité des échanges qu’il savait permettre.

Xavier Dayer

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  1. greg dit :

    henry hubert accordeoniste et moi meme greg lewis pianiste rendont hommage a monsieur Zbinden en faisant aujourd hui notre adhesion a la suisa sincere amitiés a sa famille

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