Archive de tag: Musique suisse

«Get Going!» lance sa troisième édition

«Get Going!» ouvre de nouvelles perspectives: Le concept de «Get Going!» repose sur la philosophie de «rendre les choses possibles». «Get Going!» est un coup de pouce financier de démarrage. Quatre de ces contributions à la création à hauteur de CHF 25 000 chacune sont octroyées chaque année. Texte de FONDATION SUISA

«Get Going!» lance sa troisième édition

Les lauréats des contributions «Get Going!» 2019 (de haut en bas et de gauche à droite): Anna Gosteli, Michel Barengo, Jessiquoi, Félix Bergeron (Iynnu) et Jérémie Zwahlen. (Photos: DR)

«Get Going!» se veut accessible au plus grand nombre de personnes musicalement créatives. L’idée est que les musiciennes et musiciens se sentent le moins que possible restreints dans leurs idées créatives.

«Get Going!» 2020: Appel à candidature

Délai d’inscription: 31.08.2020

L’appel à candidature se présente de manière délibérément ouverte et renonce aux catégories courantes de genre musical, d’âge ou de projet.

Peuvent déposer leur candidature les autrices et auteurs, musiciennes et musiciens qui ont un lien évident avec la création musicale suisse ou liechtensteinoise actuelle.

Veuillez noter que:

  • La FONDATION SUISA n’accepte aucun document supplémentaire, quel que soit son format (électronique, papier ou sonore).
  • La procédure de sélection et la décision du jury ne peuvent faire l’objet d’aucune correspondance ni de renseignements téléphoniques.
  • Le jury peut, si nécessaire, demander un complément d’information.
  • Le jury, composé de quatre membres du Conseil de fondation, évalue les dossiers et désigne les lauréat(e)s. Un critère de sélection déterminant est le contenu et l’originalité du projet soumis à la candidature.

Candidature:

Pour une candidature valide, veuillez remplir jusqu’au 31.08.2020 dernier délai le formulaire en ligne ci-après:

«Get Going!» 2020 formulaire en ligne

Durant l’automne 2020, le jury examinera les dossiers soumis, puis vous recevrez une réponse à votre candidature.

www.fondation-suisa.ch/fr/contributions-a-la-creation

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«Get Going!» ouvre de nouvelles perspectives: Le concept de «Get Going!» repose sur la philosophie de «rendre les choses possibles». «Get Going!» est un coup de pouce financier de démarrage. Quatre de ces contributions à la création à hauteur de CHF 25 000 chacune sont octroyées chaque année. Texte de FONDATION SUISA

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«Cette crise est un révélateur d’une société malade»

Dans le cadre du projet « Music for Tomorrow », nous présentons le musicien suisse de jazz et d’improvisation Cyril Bondi et son morceau « We Need To Change ». Dans une interview réalisée par écrit, Cyril explique pourquoi, à son avis, c’est la politique et non le virus qui est responsable de la crise actuelle. Texte de Nina Müller; vidéo de Cyril Bondi, adaptée par Nina Müller

Âgé de 40 ans, Cyril Bondi, se définit comme un expérimentateur qui aime les collaborations. Ce natif de Genève évolue musicalement dans les domaines du jazz et du free jazz. Il estime que l’improvisation est la colonne vertébrale de sa musique. « C’est cette dernière qui m’a permis de jouer dans des contextes différents et de me sentir autant à l’aise dans un trio de jazz (Plaistow), de musique expé/trad (La Tène), dans un duo de pop/rock (Cyril Cyril) ou encore en collaboration avec d’incise dans une multitude de projets », dit-il dans l’ interview écrite accordée à SUISA. Avec sa musique, Cyril franchit régulièrement certaines barrières que la société s’est fixées au fil des ans. « Jʼai depuis toujours cherché à développer des nouvelles choses, des nouveaux concepts, chercher à jouer différemment de mon instrument, le déconstruire, le réinventer, chercher de nouveaux sons, de nouvelles textures », dit Cyril à propos de son évolution musicale.

En exclusivité pour « Music for Tomorrow », Cyril Bondi a composé le morceau « We Need To Change ». Avant le confinement, Cyril était occupé à composer différents morceaux pour son album solo à venir. En raison de la pandémie de coronavirus, il a dû interrompre tous les projets. Lorsqu’il a reçu l’invitation pour « Music for Tomorrow », il a réalisé à quel point son besoin de changement est grand. Il a vécu de manière très intense l’élaboration du morceau. « Intense parce que j’y ai vu l’opportunité d’exprimer un sentiment lié à ce que nous vivons, ce curieux mélange entre le constat évident de l’effondrement de la société et le déni de celui-ci », explique Cyril Bondi. « Je ressens profondément cette tension, et l’espace de création dans lequel je me suis plongé m’a permis de l’exprimer à ma manière. » Il n’est pas non plus habitué à travailler seul, car il collabore généralement avec des groupes ou des orchestres.

Cyril Bondi, à quoi ressemble ton quotidien de compositeur pendant la pandémie de coronavirus?
Cyril Bondi : Mes journées de travail s’organisent avant tout avec ma vie de famille. Etant donné que j’ai mes trois enfants à la maison, je dois constamment m’occuper d’eux, les aider dans leurs devoirs, les occuper. Pour avancer dans mon travail, je dois parfois me lever tôt ou bien passer mes soirées pour avancer dans mes différents projets. Ne nous mentons pas, cette pandémie a touché le milieu culturel de plein fouet et encore plus les musicien-ne-s, révélant la précarité dans laquelle ils/elles vivent depuis plusieurs années. Je passe donc énormément de temps à régler les annulations et reports de concerts, à faire le tri dans les différentes aides octroyées. Je fais également partie de la Fédération genevoise des musiques de création qui rassemble les musicien-ne-s professionnel-le-s, du hip-hop à la musique contemporaine, avec laquelle nous essayons de mettre en place des revendications communes pour ce milieu dévasté par la pandémie. Il ne me reste du coup que peu de temps pour le travail artistique : jʼai eu besoin à un moment de retourner vers mon travail de composition ; je me suis plongé dans de nouvelles pièces sans savoir pour qui j’écrivais et dans quel but à part celui de me replonger dans la création. J’en profite aussi pour avancer dans l’enregistrement de l’album de Cyril Cyril (pop rock) ainsi que mon album solo (expérimentale).

Comment vis-tu cette crise sanitaire ?
Cette crise est un révélateur d’une société malade. Nous nous retrouvons dans cette situation non pas car un virus s’est propagé mais parce que des choix politiques ont mené nos sociétés dans cette situation. On démantèle les services publics, les hôpitaux, on déforeste, on exploite, on pille et on consomme. Personnellement, j’essaye de lire, me documenter, débattre avec les autres, écouter de la musique. C’est une période sombre et elle me fait comprendre à quel point nous avons besoin de la culture, des arts, des artistes, pour nous inspirer, nous faire rêver, nous évader et nous faire réfléchir. Jamais nous n’en avons eu autant besoin.

Comment le public peut-il te soutenir en ce moment ?
Le public doit prendre conscience de l’urgence qui touche les milieux culturels et ne pas penser que derrière leurs ordinateurs ou leur téléphone, ils apportent une quelconque aide. Il faut acheter des disques, soutenir les artistes vivants qu’on aime, écouter les musiciens qui vivent autour de vous et surtout ne pas laisser tomber les salles de concerts, les théâtres, les festivals lorsque ceux-ci pourront rouvrir, car ma grande crainte est à venir. Si les gens restent effrayés de se croiser, se toucher, se serrer dans les bras, s’embrasser, danser ensemble, comment pourrons-nous partager à nouveau un véritable moment de musique ?

Est-ce une bonne chose que les gens écoutent davantage ta musique sur Spotify et d’autres plateformes ?
Je pense que chacun dira la même chose. Spotify, youtube, facebook, ce sont des compagnies qui cherchent à se faire un maximum d’argent en exploitant les ressources des autres. Voilà, je suis les autres. Ils ne me donneront jamais rien de ce que vous consommez.

Selon toi, quel pourrait-être le côté positif de cette situation inédite ?
Mon espoir réside dans l’expérience collective que nous vivons. Sommes-nous assez intelligents pour nous rendre compte qu’un monde avec moins d’avions, de voitures, une nature plus présente, un rythme moins effréné, plus de temps passé en famille, une solidarité plus forte est un monde où l’espoir peut à nouveau naître. Cette société capitaliste nous mène à notre perte, saisissons cette opportunité pour inventer, créer, imaginer un monde nouveau. C’est naïf mais j’ai le sentiment que chacun est à même de comprendre cela aujourd’hui !

Quel message souhaites-tu faire passer à tes fans ?
Ecoutez, chantez, dansez, sortez !

www.cyrilbondi.net

«Music for Tomorrow»
La crise du Covid-19 est particulièrement rude pour les membres de SUISA. En effet, jusqu’à nouvel ordre, les représentations de toute sorte sont interdites. De nombreux compositeurs, compositrices, éditeurs et éditrices ont ainsi perdu leur principale source de revenus. Au cours des prochaines semaines, nous aurons le plaisir de partager le portrait de certains d’entre eux sur le SUISAblog. L’occasion pour ces professionnels de nous confier ce qui les touche et de raconter leurs défis et leur quotidien. Les musiciens et musiciennes ont également filmé leur performance pour notre blog, depuis chez eux ou depuis leur studio. SUISA verse une rémunération aux artistes pour leur participation à ce projet.
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Dans le cadre du projet « Music for Tomorrow », nous présentons le musicien suisse de jazz et d’improvisation Cyril Bondi et son morceau « We Need To Change ». Dans une interview réalisée par écrit, Cyril explique pourquoi, à son avis, c’est la politique et non le virus qui est responsable de la crise actuelle. Texte de Nina Müller; vidéo de Cyril Bondi, adaptée par Nina Müller

Âgé de 40 ans, Cyril Bondi, se définit comme un expérimentateur qui aime les collaborations. Ce natif de Genève évolue musicalement dans les domaines du jazz et du free jazz. Il estime que l’improvisation est la colonne vertébrale de sa musique. « C’est cette dernière qui m’a permis de jouer dans des contextes différents et de me sentir autant à l’aise dans un trio...Continuer

Hommage à un homme exceptionnel et d’un musicien doué

Le pianiste Willy Bischof était une figure marquante du monde suisse du jazz et a notamment exercé une grande influence sur les programmes de la radio DRS en tant que rédacteur musical et directeur des programmes. Membre SUISA de longue date, il est décédé en décembre 2019 à l’âge de 74 ans. Hommage par Pietro Schaller, contributeur invité

Willy Bischof: Hommage à un homme exceptionnel et d’un musicien doué

Willy Bischof au Studio Mulinetti de Gênes lors de la production du CD «A Pianist In Paris» en septembre 2004. (Photo: Pietro Schaller)

Caro Willy,

C’est en 1968 que je t’ai vu et entendu pour la première fois; tu étais le pianiste d’un quintette jouant dans un local de danse. En tant que guitariste et tromboniste, je jouais moi aussi dans un dancingband. La décision de «démissionner», je l’ai prise à la mi-mai 1978. Le déclencheur fut un contact avec Radio Bern, qui avait produit en juillet 1974 un enregistrement live de notre groupe au Kursaal de Berne, à l’initiative de Georges Pilloud.

Ala fin du mois de mai 1978, je t’avais contacté au studio de la radio à Berne: «Avez-vous par hasard besoin d’un collaborateur aux archives? – Non! Par contre, nous recherchons d’urgence un producteur; viens à Berne, on parlera des détails plus tard.» La première rencontre eut lieu dans le studio audio. Tu étais assis au grand Steinway. «Connais-tu Cantaloupe Island?», t’avais-je demandé, et tu le jouas immédiatement. Ce fut apparemment le déclic à notre longue relation.

Le lundi 3 juillet 1978 fut mon premier jour de travail au studio de la radio à Berne. Je fus livré à moi-même, car ton lieu de travail était déplacé à Montreux pour le festival de jazz, où tu étais accompagné de Ruedi Kaspar. Pendant plusieurs années, vous formiez la «dreamteam radiophonique» à Montreux, sans oublier vos interviews en différentes langues avec des musiciens de renommée mondiale. A l’époque, je ne savais pas que tu avais réussi un coup brillant bien des années plus tôt en acquérant les droits pour la retransmission en direct de tous les concerts du festival sur la chaîne DRS2.

Les deux mois suivants ont été consacrés à un cours accéléré «Comment fonctionne Radio DRS»: structures des départements, lecture et interprétation de procès-verbaux, langage et états d’âme des journalistes. Lorsque les heures de travail «usuelles» étaient dépassées, des cours supplémentaires avaient lieu dans le jardin d’un café voisin.

Ton objectif était de diriger le domaine «musique de divertissement» de DRS1. Avec Ruedi Kaspar, tu inventas «5 nach 4», la première émission de radio dédiée à la musique pop et rock. Polo Hofer fut l’une de vos découvertes; la présence de l’artiste dans cette émission jeta les bases de la carrière de Polo et plus largement du rock en dialecte alémanique.

Tes consignes pour un programme musical équilibré sur DRS1 furent faciles à respecter. Comme toi, j’étais ouvert à tous les genres de musique; selon notre conception, elle devait être de bonne qualité et devait bien sonner. Il y avait de nombreux disques de presque tous les genres et chaque rédacteur-trice musical-e disposait de leurs propres archives. Je ne savais pas à l’époque que tu avais mis en place, cinq ans plus tôt, un système de remise «dʼéchantillons gratuits» grâce à tes excellentes relations avec l’industrie du disque – une véritable situation gagnant-gagnant. Sans un tel exploit, tes idées d’un programme musical à succès pour la radio DRS1 auraient échoué – tout simplement parce que le répertoire musical souhaité n’était pas disponible.

En 1978 tu as été nommé «chef de la musique de divertissement à DRS1» et dès l’année suivante, ton nouveau lieu de travail fut le studio de Zurich; Ruedi Kaspar partit au studio de Bâle. Je ne pris pas tout de suite conscience que c’était les débuts de DRS3. A l’interne, on chuchotait certes qu’un 3e programme était en projet. A l’automne 1982, j’ai suivi ton appel au studio de Zurich, pour renforcer la rédaction musicale zurichoise. En lien avec le succès de Radio 24 (émission dès le 28.11.1979), la radio DRS augmenta le tempo de réalisation.

Le 1er novembre 1983, Leo Schürmann, Directeur général de la SSR, appuya symboliquement sur le bouton de mise en marche: DRS3 était née.

Les cinq années qui suivirent furent les plus fructueuses de DRS3, malgré quelques divergences d’opinion majeures entre les trois rédactions de Bâle, Berne et Zurich. En tant que «chef du secteur musique», tu parvins à maîtriser ces difficultés grâce à ton expertise, ton attention et une pression tout en douceur.

En 1988, tu quittas DRS3 pour rejoindre DRS2. Il est possible que les discussions récurrentes sur le thème de la «musique» ainsi que les réunions excessives et la bureaucratie aient laissé quelques traces. Il se peut aussi que ton amour du jazz et de la pratique de la musique ait un peu souffert dans ta position de cadre au sein de DRS3. Lorsque tu as repris le secteur «Jazz», il y a eu le lancement du projet «CHJazzszene», avec des sessions en studio pour la relève, offrant une plateforme notamment pour des formations en devenir. Il s’agissait d’une étape importante pour la chaîne DRS2, qui s’est ainsi établie en tant qu’institution encourageant la culture.

1991 a été l’année de naissance de l’émission «Apéro», que tu as créée pour DRS2. Lors d’une des «studioparty» annuelles au studio 2 à Zurich, je me souviens que tu as joué un medley de Duke Ellington et que toutes les personnes présentes – notamment le directeur de la radio Andreas Blum – ont pu constater que, à l’évidence, tu étais un pianiste brillant.

J’ai toujours été un grand fan d’Hazy Osterwald. Mon idée était de reproduire le répertoire de jazz du Osterwald-Sextet avec une formation identique, composée de toi et d’anciens membres du DRS-Band. Ensemble, nous avons découvert dans les archives de la radio à Zurich plus de 70 enregistrements de la meilleure formation de Hazy dans les années 1951-1964. Du jazz de très haut niveau avec une excellente qualité d’enregistrement, produit par Radio Beromünster au studio de Bâle, avec Eddie Brunner comme ingénieur du son – membre puis directeur du fameux groupe Teddy Stauffer Band. Avec ton aide, il a été possible de proposer en 1994 un document important pour le jazz suisse des années 1951-1964, le CD-box «50 Years of Music with a Touch of Swing»; ce fut un grand succès.

Après mûre réflexion, notre projet de «reproduction» des «Hazy Osterwald Jazz Hits» ne s’est pas concrétisé: le son, le charme et le groove de cette époque étaient trop uniques et ne pouvaient pas être reconstitués … Avec le recul, ce fut une décision intelligente avec une mise en évidence des extraordinaires techniques d’enregistrement de Radio Beromünster à l’époque, et du talent de producteur d’Eddie.

En novembre de la même année, il y eut au Bierhübeli les «Berner Song-Tage». Ta formation fondée en 1993, le Willy Bischof Jazztet (avec Hazy Osterwald, Willy Schmid, Peter Schmidlin et Stefan Kurmann) y fut présente en tant qu’invitée d’honneur. La radio DRS1 enregistra le concert. Le CD «Swiss Air» qui s’en est ensuivi est encore disponible aujourd’hui.

En 1998, tu as reçu le «Prix Walo» pour l’émission de radio «Apéro».

Willy Bischof au «warm-up» en studio. (Photo: Pietro Schaller)

En 2004, j’ai eu l’idée de produire un enregistrement sur lequel tu jouerais en solo. Nous avions prévu le studio Mulinetti de Gênes. J’avais évoqué l’envie de proposer des versions de mélodies classiques italiennes comme par exemple Roma Nun Fa‘ Stupido Stasera ou Estaté. Aucun travail de persuasion n’a été nécessaire de ma part; tu as immédiatement été enthousiasmé par le projet. Ensemble, nous avons constitué un répertoire. Le projet était financé par Victor Eugster d’«Activ Records». La date de production était fixée à fin septembre 2004. Coup de théâtre! Juste avant la date d’enregistrement, tu changes d’avis: «Je préférerais enregistrer des chansons française dans des versions personnelles – un titre de CD est déjà trouvé: ‹A Pianist In Paris›» … L’évaluation de chansons qui pourraient convenir se fait rapidement. Je prends la route pour Camogli, mon deuxième chez-moi – à 30 km à l’ouest de Gênes – pour préparer la production.

La session fut un succès; tous les participants se sont très bien entendus et tu as joué magnifiquement, comme toujours. J’ai le souvenir d’un moment musical heureux, peut-être l’un des plus beaux moments pour toi.

Ton départ à la retraite en 2005 m’a encouragé à prendre ma retraite un an plus tard également. Dans les années qui suivirent, nos rencontres se sont espacées. J’ai appris un peu par hasard que ta santé était devenue instable. La dernière fois que je t’ai vu, c’était à l’occasion d’un concert que j’ai organisé avec ton trio le 21 janvier 2011 à l’Hôtel Palace de Lucerne.

Il me reste le souvenir d’une personne extraordinaire et dʼun musicien doué. Je ne t’ai jamais perçu comme mon chef, mais bien comme un ami.

Addio Willy

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Willy Bischof au Studio Mulinetti de Gênes lors de la production du CD «A Pianist In Paris» en septembre 2004. (Photo: Pietro Schaller)

Caro Willy,

C’est en 1968 que je t’ai vu et entendu pour la première fois; tu étais le pianiste d’un quintette jouant dans un local de danse. En tant que guitariste et tromboniste, je jouais moi aussi dans un dancingband. La décision de «démissionner», je l’ai prise à la mi-mai 1978. Le déclencheur...Continuer

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Par le projet «Music for Tomorrow», SUISA souhaite apporter son soutien à ses membres en ces temps difficiles. Une plateforme a été mise en place en faveur des artistes afin que chacune et chacun puisse raconter son expérience en confinement et présenter l’une de ses œuvres. Cette semaine, nous vous présentons le pianiste, compositeur et producteur suisse Nik Bärtsch et son œuvre «Modul 5». Nik nous raconte son quotidien en famille pendant le confinement et nous relate l’histoire qui le lie à un médecin urgentiste australien. Texte de Nina Müller, vidéo réalisée par Nik Bärtsch, arrangée par Nina Müller

Nik Bärtsch, 48 ans, est un pianiste de jazz à succès vivant à Zurich avec sa famille. Outre la musique, l’artiste zurichois a également étudié la philosophie, la linguistique et la musicologie. Il n’est donc pas étonnant que la musique ait un sens plus profond à ses yeux. Sur son site Internet, Nik décrit la musique par ces mots : «On entre dans la musique et on la vit, tout comme on entre et on vit dans une pièce. A travers des mouvements obsessionnels, la superposition de différentes mesures et de micro-interactions, la musique se déplace et évolue. Notre attention est dirigée vers les variations minimalistes et les phrasés. Le groupe devient un véritable organisme vivant, comme un animal, un biotope ou un espace urbain. Nous devons penser en prêtant attention à ce que nous percevons par l’ouïe et le toucher.»

Avec son groupe Ronin, Nik Bärtsch fait vivre cette philosophie et a déjà fait des tournées en Europe, en Asie et aux Etats-Unis. Avec ses groupes Nik Bärtsch’s Ronin et Nik Bärtsch’s Mobil, mais également en solo, le musicien a sorti plus de 13 albums dont il a interprété les compositions lors de sa série de concerts hebdomadaires au club zurichois Exil. En 2006, Nik Bärtsch a créé son propre label nommé «Ronin Ryhtm Records».

Pour «Music for Tomorrow», Nik Bärtsch a joué «Modul 5». Il présente ainsi ce morceau: «Ce morceau est composé d’une petite structure complexe en 6/4 qui se développe en continu au piano. J’ai trouvé cette structure assez tôt dans mon évolution musicale et elle a toujours été une fidèle compagne au fil des années. Ce morceau, composé relativement tôt dans ma carrière, a donc été en perpétuelle évolution, comme moi. C’est comme si nous travaillions ensemble à rendre notre relation plus simple et plus directe mais aussi plus profonde et mystérieuse. C’est un peu à l’image que nous concevons, ma femme et à moi, de la vie à deux.»

Nik Bärtsch, à quoi ressemble ton quotidien de compositeur pendant la pandémie de coronavirus?
Nik Bärtsch: Bien évidemment, je travaille comme compositeur, pianiste, leader de mes groupes, producteur et éditeur. Le seul changement dans mon quotidien, c’est qu’en ce moment je voyage beaucoup moins. Tous les concerts internationaux, les productions et les workshops sont annulés. Mon quotidien est donc cantonné à ce que je faisais habituellement à la maison entre deux voyages: je compose, je répète, j’organise et j’échange avec mes pairs. Par ailleurs, avec ma femme qui a également une vie professionnelle très prenante, nous nous occupons de nos enfants.
Pour ce faire, il faut évidemment exprimer beaucoup de joie de vivre, faire preuve de discipline, se structurer, mais aussi laisser place à la créativité et à l’imprévu.
Tout cela correspond déjà à notre façon de vivre, ce qui ne nous a donc pas apporter de grands changements. En temps normal, nos enfants étaient déjà souvent à la maison. Nous pratiquons tous les arts martiaux. Nous pouvons donc également nous entraîner en pleine nature face à notre maison.
Pour l’instant, nous continuons en streaming notre série de concerts des lundis initialement prévus au club EXIL (www.yourstage.live). Ainsi, le lundi reste un jour de concert ritualisé et nous maintenons de cette manière le lien avec notre communauté de fans et nos différentes équipes.

Comment vis-tu cette crise sanitaire?
Cette crise sanitaire, comme toutes les grandes crises, me rappelle ma place en tant qu’artiste et en tant qu’homme. Elle met de nouveau à l’épreuve, et de manière inconditionnelle, ma créativité, mon intégrité et ma résilience.
Quoi qu’il en soit, en tant que musicien indépendant, tous ces questionnements faisaient déjà partie de ma vie. La véritable question est de savoir comment les groupes, les ensembles et les salles de concert vont pouvoir survivre à ce changement à moyen terme? Le monde de la musique dans son ensemble vit une épreuve difficile. Toutefois, les questions qui émergent ont leur utilité: que signifie la musique pour moi en tant que professionnel? Que signifie-t-elle pour nous tous? Comment pouvons-nous financer la musique et toutes les activités qui en dépendent? Comment pouvons-nous relier la chaîne de valorisation à la création de valeur?

Comment le public peut-il te soutenir en ce moment?
En valorisant mes prestations et celles de mon groupe, c’est-à-dire en regardant nos vidéos payantes en streaming, ainsi qu’en écoutant et en partageant notre musique sur tous les autres médias. Mon public peut également me soutenir en prenant conscience du processus de production et de promotion de la musique : combien de personnes et quelles performances ont été nécessaires pour produire une magnifique chanson qui nous aide à passer la journée?

Est-ce une bonne chose que les gens écoutent davantage ta musique sur Spotify et d’autres plateformes?
Afin que ce mode de rémunération soit suffisamment rentable, il faut que le nombre de streams soit très élevé. Mais c’est déjà ça. Tout est lié et plus les prestations des artistes indépendants sont écoutées et partagées, mieux c’est. L’art local, authentique et particulier, ainsi que l’initiative artistique, viennent alors nourrir le développement commercial à l’échelle mondiale. C’est ce que nous avons pu constater lors de nos tournées à travers le monde.

Selon toi, quel pourrait-être le côté positif de cette situation inédite?
J’essaie toujours de dégager le côté positif de chaque situation et d’en tirer des enseignements. La situation actuelle est une épreuve de réalité qui met en perspective notre bien-être, notre sécurité et notre technique de travail. Tout cela est précieux. Il nous faut comprendre à quel point la musique, son environnement et les merveilleuses possibilités qu’elle offre sont indispensables pour valoriser tout le travail des professionnels. SUISA et notamment, l’Association Suisse de Musique, communiquent très bien à ce sujet. Tous les musiciens devraient également le faire de manière professionnelle et avec passion.

Quel message souhaites-tu faire passer à tes fans?
Soyez honnête dans vos rapports avec la musique : personne ne se sert gratuitement à la boulangerie.
Appréciez la musique que vous écoutez en ayant conscience du travail passionné et du dévouement inconditionnel que cela demande.
Récemment, j’ai reçu un e-mail d’un médecin urgentiste australien. Il m’a remercié pour ma musique. Il a traversé toutes les épreuves de ces dernières années, les inondations, les incendies dans le bush australien et maintenant le coronavirus, en écoutant tous les matins l’un de mes morceaux en prenant son café. Cela lui rappelle pourquoi il fait ce métier et l’aide à supporter la mort, la souffrance et le danger. La musique lui donne la force de sauver et d’aider les autres. Ce genre de témoignage me conforte dans l’idée que je suis plus utile aux autres lorsque je me consacre pleinement à ma musique. L’inspiration se partage, ainsi, chacun de nous se concentre sur l’essentiel. Son intégrité, son talent et son professionnalisme m’aident et vice versa. En fait, nous nous aidons mutuellement. La valorisation de nos métiers respectifs est un devoir collectif.

www.nikbaertsch.com

«Music for Tomorrow»
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Par le projet «Music for Tomorrow», SUISA souhaite apporter son soutien à ses membres en ces temps difficiles. Une plateforme a été mise en place en faveur des artistes afin que chacune et chacun puisse raconter son expérience en confinement et présenter l’une de ses œuvres. Cette semaine, nous vous présentons le pianiste, compositeur et producteur suisse Nik Bärtsch et son œuvre «Modul 5». Nik nous raconte son quotidien en famille pendant le confinement et nous relate l’histoire qui le lie à un médecin urgentiste australien. Texte de Nina Müller, vidéo réalisée par Nik Bärtsch, arrangée par Nina Müller

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Kety Fusco (27 anni) suona l’arpa elettrica e compone da sola i propri brani. Ha iniziato a suonare l’arpa all’età di soli sei anni. Tuttavia a un certo punto della sua vita si è stancata dell’arpa classica e ha scoperto la versione elettronica. Kety Fusco fa anche parte del gruppo «Peter Kernel and their wicked orchestra» del duo Barbara Lehnhoff (Camilla Sparksss) e Aris Bassetti, anch’essi membri della SUISA. Nel 2018 Kety Fusco si è esibita davanti al consigliere federale Alain Berset in occasione del Locarno Film Festival. L’8 maggio uscirà il suo album di esordio «Dazed», pubblicato dall’etichetta discografica Sugar Music. Kety Fusco abita ad Arbedo (TI) ed è iscritta alla SUISA dal 2018.

Per «Music for Tomorrow» si è esibita con il brano «Saceba», finora inedito. A proposito di questa canzone dichiara: «Il brano ‹Saceba› è nato in una ex fabbrica di cemento, in fondo alla valle più meridionale della Svizzera. Mi trovavo in quel posto, incantevole e tetro allo stesso tempo, per dar vita a una performance di danza e musica.

Già il primo giorno, entrata nell’edificio principale, mi sono accorta passo dopo passo che quel posto nascondeva un tesoro sonoro. Il giorno successivo sono tornata con vari oggetti (sassi, utensili, strumenti) e il mio registratore Zoom, per registrare dal primo all’ultimo piano tutti i suoi della Saceba (questo era il nome della fabbrica): strofinando il cemento e ascoltando i grandi echi di questa meravigliosa archeologia industriale.

Una volta tornata a casa ho scaricato tutti i suoni sul mio computer e ho costruito il pezzo ripercorrendo mentalmente i miei passi ed immaginando una storia successa fra le mura della fabbrica. Ho cosí aggiunto con la mia arpa una musica vera e propria, pensandola come la colonna sonora che avrei voluto sentire entrando per la prima volta alla Saceba: la soundtrack del cementificio.»

Qual è la tua routine quotidiana come compositrice durante la pandemia da Coronavirus?
Kety Fusco: Ogni giorno suono per 4 ore l’arpa classica, lavorando 2 sulla tecnica dello strumento e le altre 2 ore suonando brani che vorrei registrare. Suono altre 2 ore circa con la mia arpa elettrica e preparo il mio nuovo live set.

Che significato ha per te personalmente questa crisi?
Io non sto mai al passo con il mondo, perchè è tutto troppo veloce per me. Quando non sono in tour, mi piace stare a casa, prendermi tanto tempo per suonare, studiare e dedicarmi alle mie arpe. Il mio disco di debutto «Dazed» uscirà l’8 maggio per la Sugar Music e sto lavorando al mio nuovo live set. Sono molto ispirata quando intorno a me non succede niente e vivo tutto nella testa. Il virus non ha cambiato il mio modo di fare, ha migliorato il mio modo di essere. Andare in giro per strada e non sentire il rumore delle auto, mi fa stare bene. Sapere che nessuno è fuori casa mia a vivere la quotidianità, ma a vivere una « sorpresa quotidiana » mi ispira a immaginare delle storie nella mia testa. Io credo che tutti si dimenticheranno che cosa abbiamo passato. Sarà stato come un brutto sogno per alcuni e un difficile ricordo per altri.

Come può il pubblico sostenerti in questo momento?
Sarei davvero felice se il pubblico ascoltasse il mio disco di debutto, contribuendo quindi al mercato musicale streaming, da cui dipende una parte del mio guadagno.

Ti è utile se la gente ascolta più musica tua in streaming su Spotify e sim.?
Si, assolutamente. Con la crisi gli ascolti sono calati del 33% e per tutta l’industria musicale è stato un brutto colpo.

Cosa pensi possa esserci di positivo nell’attuale situazione?
Per i musicisti credo che non ci sia niente di positivo, nemmeno se penso alla creatività: per me non arriva necessariamente nei momenti in cui mi fermo, come ho dovuto fare per forza con il Covid-19 … anzi a dire il vero la maggior parte delle volte mi sento più creativa quando non ho tempo di esserlo. Questa situazione metterà a dura prova tutti, musicisti, tecnici, addetti ai lavori. Il mercato musicale non è mai stato compreso fino in fondo e credo che siano veramente poche le persone che capiscano che cosa significhi aver perso un anno intero di concerti.

Cosa vorresti far sapere ai tuoi fan?
Vorrei far sapere a tutti i miei fan che ho voglia di abbracciarli tutti.

www.ketyfusco.com

«Music for Tomorrow»
I membri della SUISA sono particolarmente colpiti dalla crisi del Covid-19. Viene completamente a mancare la maggiore fonte di introiti di molti compositori ed editori musicali, dal momento che la Confederazione ha vietato fino a data da destinarsi qualsiasi tipo di esibizione. Nelle prossime settimane pubblicheremo sul blog della SUISA i ritratti di alcuni dei nostri membri, che racconteranno cosa li preoccupa durante la crisi del Covid-19, quali difficoltà incontrano e com’è al momento la loro routine lavorativa. I musicisti si sono inoltre esibiti e hanno filmato una loro composizione per il blog SUISA, da casa o nel loro studio. Per questa campagna, la SUISA versa un compenso agli artisti.

«Que l’on soit musicien, technicien ou acteur du monde de la musique, cette situation est une épreuve pour tous.»

A travers le projet «Music for Tomorrow», SUISA souhaite apporter son soutien à ses membres en ces temps difficiles. Une plateforme a ainsi été mise disposition des artistes afin que chacune et chacun puisse raconter son expérience du confinement et présenter l’une de ses œuvres. La compositrice et harpiste tessinoise Kety Fusco est la première à se prêter au jeu. Elle nous livre son quotidien et nous explique pourquoi les choses n’ont pas tellement changé pour elle. Texte de Nina Müller; vidéo réalisée par Kety Fusco, arrangée par Nina Müller

Kety Fusco, 27 ans, joue de la harpe électrique et compose elle-même ses œuvres. La jeune femme a commencé à jouer de la harpe à l’âge de six ans. Avec le temps, Kety se lasse de l’instrument classique. C’est alors qu’elle découvre la harpe électrique : une révélation! Kety est également membre du collectif «Peter Kernel and their wicked orchestra» créé par Barbara Lehnhoff (Camilla Sparksss) et Aris Bassetti, également membres de SUISA. En 2018, dans le cadre du festival du film de Locarno, Kety Fusco a eu l’honneur de jouer devant le conseiller fédéral Alain Berset. Le 8 mai prochain, son premier album, Dazed, sortira sous le label italien Sugar Music. Kety Fusco vit à Arbedo (TI) et a rejoint SUISA en 2018.

En exclusivité pour le projet «Music for Tomorrow», l’artiste dévoile son premier morceau intitulé Saceba. Elle nous raconte l’histoire de ce premier titre: «Saceba est né dans une ancienne usine de ciment au cœur de la vallée la plus au sud de la Suisse. Je me suis rendue dans ce lieu magnifique et sombre à la fois pour donner vie à un spectacle de danse et de musique.

Le premier jour, en entrant dans le bâtiment principal, j’ai peu à peu réalisé combien l’acoustique de cet endroit était propice à l’inspiration. Le lendemain, j’y suis retournée avec différents objets (des pierres, des outils, des instruments) et mon appareil d’enregistrement sous le bras. J’ai enregistré tous les sons qui émanaient de cette usine -du nom de Saceba-, du premier au dernier étage : du bruit du béton effrité à l’écho incroyable produit par ce magnifique vestige industriel.

De retour chez moi, j’ai téléchargé tous les sons sur mon ordinateur et j’ai composé ce morceau en remontant le fil de mon passage dans ce lieu et en créant une histoire qui se serait déroulée entre ces murs. J’ai rajouté ensuite une mélodie jouée à la harpe, telle la bande-son que j’aurais aimé entendre en entrant pour la première fois dans l’enceinte de Saceba. En clair, la bande-son de l’usine de ciment.»

Kety Fusco, à quoi ressemble ton quotidien d’auteure-compositrice pendant la pandémie de coronavirus?
Kety Fusco: Je joue de la harpe classique quatre heures par jour: deux heures consacrées à la technique et deux autres à jouer des morceaux que je souhaite enregistrer. Je joue également environ deux heures par jour de la harpe électrique et je prépare mon nouveau live set.

Comment vis-tu cette crise sanitaire?
Je ne suis jamais en phase avec le monde extérieur, car tout va trop vite pour moi. Lorsque je ne suis pas en tournée, j’aime rester chez moi. Je passe beaucoup de temps à jouer de la musique, à étudier et à jouer de la harpe. Mon premier album Dazed sort le 8 mai sous le label Sugar Music et je travaille actuellement sur mon nouveau live set. Je suis très inspirée lorsque le calme règne autour de moi et que je peux faire de l’introspection. Le virus n’a pas changé ma manière d’agir, mais il a amélioré ma façon d’être. J’aime me promener dehors et ne pas entendre le bruit des voitures. Le fait que personne ne vive un quotidien normal et que chaque jour apporte sa part d’inconnu m’inspire pour créer. Je crois que tout le monde oubliera ce que nous avons traversé. Ce sera comme un mauvais rêve pour certains, et un souvenir douloureux pour d’autres.

Comment le public peut-il te soutenir en ce moment?
Je serais vraiment ravie que les gens écoutent mon album et soutiennent ainsi le marché du streaming dont une partie de mes revenus dépend.

Est-ce une bonne chose que les gens écoutent davantage ta musique sur Spotify et d’autres plateformes?
Oui, absolument. La crise a fait baisser les streams de 33%, et toute l’industrie de la musique en est durement touchée.

Selon toi, quel pourrait-être le côté positif de cette situation inédite?
Pour les musiciens, je pense qu’il n’y a rien de positif, même pas pour le processus créatif. Ma créativité ne jaillit pas forcément lorsque je ne fais rien, comme en ce moment à cause du Covid-19. En fait, je suis beaucoup plus inspirée lorsque je suis très occupée. Que l’on soit musicien, technicien ou acteur du monde de la musique, cette situation est une épreuve pour tous. Les enjeux du marché de la musique n’ont jamais été totalement compris par le grand public et je pense que très peu de gens savent ce que la perte d’une année de concerts représente.

Quel message souhaites-tu faire passer à tes fans?
Je veux leur dire que j’aimerais tous les prendre dans mes bras.

www.ketyfusco.com

«Music for Tomorrow»
La crise du Covid-19 est particulièrement rude pour les membres de SUISA. En effet, jusqu’à nouvel ordre, les représentations de toute sorte sont interdites. De nombreux compositeurs, compositrices, éditeurs et éditrices ont ainsi perdu leur principale source de revenus. Au cours des prochaines semaines, nous aurons le plaisir de partager le portrait de certains d’entre eux sur le SUISAblog. L’occasion pour ces professionnels de nous confier ce qui les touche et de raconter leurs défis et leur quotidien. Les musiciens et musiciennes ont également filmé leur performance pour notre blog, depuis chez eux ou depuis leur studio. SUISA verse une rémunération aux artistes pour leur participation à ce projet.
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«Répondez-moi»: troisième chanson suisse pour le CEC créée dans le cadre du Camp de Composition de chansons SUISA

Avec «Répondez-moi», pour la première fois depuis 2010, la Suisse envoie une contribution francophone au Concours Eurovision de la Chanson. Le titre a été écrit lors du Camp de Composition SUISA par Gjon Muharremaj (Gjon’s Tears) et les membres SUISA Alizé Oswald et Xavier Michel du duo Aliose, en collaboration avec le producteur belge Jeroen Swinnen. Texte de Giorgio Tebaldi; vidéo de Manu Leuenberger

Le 4 mars 2020, la télévision suisse RTS a annoncé la contribution suisse au Concours Eurovision de la Chanson (CEC) de cette année. Cette fois-ci, la Suisse participera à la compétition avec «Répondez-moi», un morceau chanté par l’auteur-compositeur-interprète suisse romand Gjon’s Tears. Après «Stones» de ZiBBZ (2018) et «She Got Me» de Luca Hänni (2019), c’est la troisième fois de suite que la chanson suisse pour le CEC est issue du camp de composition de chansons organisé par Pele Loriano Productions et SUISA.

C’est en juin 2019 dans les Powerplay Studios de Maur / ZH, lors d’une session d’écriture d’une journée, que le titre «Répondez-moi» a été composé par l’interprète de la chanson, Gjon Muharremaj (Gjon’s Tears) et les membres de SUISA Alizé Oswald et Xavier Michel du duo genevois Aliose, en collaboration avec l’auteur et producteur belge Jeroen Swinnen. La chanson a remporté la procédure de sélection interne de la télévision suisse RTS.

«Trop d’idées et pas assez de temps»

«On garde le souvenir d’une bonne ambiance entre nous», dit Xavier Michel. Dans le même temps, les quatre compositeurs étaient sous pression, poursuit-il. «En un jour, il faut faire connaissance. Il faut ensuite commencer à travailler ensemble. Et puis, le soir, il faut avoir rendu quelque chose de terminé.» Et Jeroen Swinnen ajoute : «Il nous manquait du temps, tout le temps! Il y avait trop d’idées et pas assez de temps. C’est mieux que pas d’idée».

«Il y a eu assez vite une mélodie,», déclare Alizée Oswald dans l’interview vidéo. «On s’est dit mais quels mots vont bien sonner? Parce que c’est toujours ça avec le français. c’est une langue qui est très exigeante pour la faire sonner, par exemple, comme l’anglais.»

Un langage simple et naïf pour des thèmes universels

Pour transmettre le message universel du titre, trouver les bons mots était d’une importance capitale pour les quatre auteurs. «Le challenge c’était d’avoir une apparence comme ça, assez simple dans les paroles, presque naïve, comme si c’était le discours d’un enfant», explique Alizée Oswald. On peut entendre dans la chanson que recevoir des réponses à nos questions est un thème universel. Cette simplicité était particulièrement importante pour Gjon Muharremaj: «La première discussion qu’on avait eue, je m’en rappelle, j’avais dit que pour moi, la valeur la plus importante, en tout cas à mes yeux, c’est l’innocence», dit-il. «C’est retrouver en fait cet état. Quand on apprend quelque chose, quand on découvre la beauté d’un côté, on voit un enfant qui découvre que tout d’un coup, la planète est ronde ou qu’il y a plusieurs continents.». Et de poursuivre : «La chanson, elle veut juste dire, je pense, à l’auditeur: même si on a plein de questions auxquelles on n’a pas de réponses, on doit pouvoir continuer à se poser des questions toute notre vie.»

Pour la première fois depuis 2010, une chanson chantée en français est proposée par la Suisse pour le CEC

Avec «Répondez-moi», la Suisse envoie une chanson francophone au CEC pour la première fois après «Il pleut de l’or» de Michael von der Heide en 2010. «Je pense que pour nous, d’avoir une chanson en français à l’Eurovision, c’est un des aspects clés», déclare Xavier Michel dans l’interview vidéo. «Se battre pour une langue, qui est belle et qui est la nôtre.»

«Une chanson qui me prend, c’est vraiment l’alchimie entre un texte, une musique et une voix», confie Alizée Oswald. «Dans le cas de cette chanson, il y a un moment donné où quand Gjon chantait, par exemple, le refrain qui commençait à avoir les premiers mots, les premiers arrangements. Tout à coup je me suis dit, là ça pourrait être vraiment super.»

Gjon’s Tears s’est notamment fait connaître en Suisse et en France grâce à sa participation à la huitième saison de «The Voice France», où il a atteint la demi-finale. En 2018, l’auteur-compositeur-interprète a également participé à la Gustav Akademie, dirigée par Gustav – musicien fribourgeois et membre de SUISA – qui promeut les jeunes musiciens suisses tant sur le plan musical que linguistique.

Le Concours Eurovision de la Chanson est probablement le concours musical le plus célèbre au monde. En 2019, plus de 182 millions de téléspectateurs du monde entier ont regardé les deux demi-finales et la grande finale à la télévision. La Suisse a atteint la 4e place avec la chanson «She Got Me» de Luca Hänni. Cette année, le CEC se tiendra du mardi 12 mai au samedi 16 mai à Rotterdam, aux Pays-Bas. Pour atteindre la grande finale du CEC, la Suisse participera à la deuxième demi-finale, le 14 mai.

SUISA organisera à nouveau cette année un camp de composition de chansons en collaboration avec Pele Loriano Productions. Des informations relatives à la procédure de candidature seront bientôt publiées sur le SUISAblog.

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Les nominés de la catégorie «Best Hit» aux Swiss Music Awards»: «Punto» de Loco Escrito, «She Got Me» de Luca Hänni et «Für immer uf Di» de Patent Ochsner. SUISA récompense également les compositeurs. (Photos: Nina Müller)

L’année dernière, les chansons «She Got Me» de Luca Hänni, «Punto» de Loco Escrito et «Für immer uf Di» de Patent Ochsner ont été les titres les plus plébiscités du hit-parade suisse et se voient donc nominés aux Swiss Music Awards 2020 dans la catégorie «Best Hit». On ne parle jamais des compositeurs, mais sans eux, ces hits n’existeraient pas. Au nom de SUISA, les compositeurs du «Best Hit» seront également mis à l’honneur lors de la remise des prix le 28 février 2020 au KKL de Lucerne.

Cette récompense a pour but de mettre en lumière et de faire reconnaître le travail des auteurs à l’origine de grands succès de la chanson. Pour Luca Hänni, qui s’exprime dans une interview vidéo, c’est une démarche importante: «Je trouve qu’il est essentiel d’intégrer les compositeurs. Ils sont l’alpha et l’oméga de nos œuvres. Ils sont notre âme en studio, écrivent les textes et nous aident à faire passer nos émotions sur papier.»

Trois chansons, neuf compositeurs

Pour le titre «She Got Me», outre Luca Hänni, cinq autres compositeurs sont également nominés dans la catégorie «Best Hit». Ce titre a été composé lors du Camp de Composition de chanson SUISA 2018 par Luca Hänni, Laurell Barker (CAN), Jon Hällgren (SWE) et Frazer Mac (CAN) en à peine une journée. La chanson a été peaufinée avec Lukas Hällgren (SWE) et Jenson Vaughn (CAN) jusqu’à sa version finale, qui a permis à la Suisse d’obtenir une excellente quatrième place au Concours de l’Eurovision l’année dernière.

Büne Huber, chanteur du groupe Patent Ochsner, se réjouit lui aussi du fait que la composition soit récompensée par le prix du «Best Hit»: «Dans l’histoire de la musique, les personnes qui apportent une contribution importante aux chansons sont rarement citées», déplore Huber dans l’interview vidéo. «Für immer uf Di» est la seule chanson parmi les trois nominées à avoir été écrite par une seule personne, Büne Huber lui-même. La première ébauche de ce titre est née en 1994, mais ce n’est qu’après le décès de sa mère, 24 ans plus tard, qu’Huber termina la chanson.

Henrik Amschler, co-compositeur et producteur, espère autant que Loco Escrito remporter le trophée de béton pour le titre «Punto». Voilà des années qu’ils écrivent ensemble les chansons de Loco Escrito et ils ont déjà reçu le prix du «Best Hit» en 2019 pour la chanson «Adiòs». Henrik Amschler est ravi d’être à nouveau nominé cette année aux côtés de l’interprète: «Cette deuxième nomination constitue une véritable reconnaissance pour nous», déclare-t-il dans un entretien avec SUISA. La chanson, qui parle de rupture, a été écrite lors d’une session spontanée entre Amschler et Loco Escrito, une façon de faire plutôt habituelle pour ce duo bien rodé.

La chanson gagnante sera choisie par le public par vote téléphonique durant l’émission.

  • «She Got Me»: Luca Hänni
    Compositeurs: Laurell Barker, Luca Hänni, Jon Hällgren, Lukas Hällgren, Frazer Mac, Jenson Vaughn
  • «Punto»: Loco Escrito
    Compositeurs: Henrik Amschler, Loco Escrito
  • «Für immer uf Di»: Patent Ochsner
    Compositeur: Büne Huber

Interview vidéo avec les nominés

Loco Escrito, Henrik Amschler, Büne Huber et Luca Hänni nous ont raconté comment leurs chansons à succès sont nées et quelles histoires se cachent derrière ces hits. Les vidéos de ces interviews peuvent être visionnées sur la chaîne YouTube de SUISA Music Stories:

Büne Huber du groupe Patent Ochsner à propos de la chanson «Für immer uf Di»
Henrik Amschler et Loco Escrito parlent de «Punto»
Luca Hänni parle de «She Got Me»

www.swissmusicawards.ch

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L’année dernière, les chansons «She Got Me» de Luca Hänni, «Punto» de Loco Escrito et «Für immer uf Di» de Patent Ochsner ont été les titres les plus plébiscités du hit-parade suisse...Continuer

10 ans d’Helvetiarockt: Renforcer la voix des femmes·x

L’association Helvetiarockt s’engage depuis dix ans pour que les femmes·x soient mieux représentées sur la scène musicale. Il est temps de faire un petit bilan. Texte de Markus Ganz, contributeur invité

10 ans d’Helvetiarockt: Renforcer la voix des femmes·x

Isabella Eder (à gauche) et Muriel Rhyner, du groupe zougois Delilahs, en pleine action lors du festival PFF FFS open air de Menzingen en 2015. (Photo: Tabea Hüberli)

Toute personne assistant à des concerts ou consultant des informations relatives à des productions musicales ne sera probablement pas surprise de constater que les femmes·x sont fortement sous-représentées dans le monde de la musique. L’association Helvetiarockt estime que, dans le domaine de la pop, du rock et du jazz, la proportion de femmes·x sur les scènes est de 15%, et dans la production musicale de 2% seulement.

Des chiffres précis sont fournis par SUISA, qui soutient Helvetiarockt, notamment en participant au financement de certains de ses projets: à fin 2018, la proportion de femmes·x parmi les auteurs·x était de 15,7% seulement. Dans une étude réalisée précédemment sur la proportion de femmes·x dans la scène pop bâloise, le résultat obtenu était encore moins bon: seules 10% des personnes actives musicalement entre 2008 et 2017 étaient des femmes·x. Ces chiffres sont encore plus décevants si l’on prend en compte le fait que, selon une estimation d’Helvetiarockt, la proportion de femmes·x dans les écoles de musique est d’environ 50% pour la même période.

Encouragement et sensibilisation

Helvetiarockt s’engage depuis 2009 pour «une augmentation significative de femmes·x dans l’industrie musicale suisse». Pour ce faire, l’association organise de plus en plus d’ateliers, de manifestations et d’événements, tels que des «songwriting camps» et des tables rondes.

Par ses démarches, Helvetiarockt veut motiver les jeunes femmes·x à devenir active sur la scène musicale. D’autre part, l’association souhaite promouvoir de manière ciblée les musiciennes·x professionnelles·x, les mettre en réseau et sensibiliser l’industrie à ce sujet. Il est important de noter que les nombreuses femmes·x membres de l’association sont également actives dans l’industrie de la musique.

Créer une conscience

Chantal Bolzern est avocate·x et a travaillé pour SUISA entre 2004 et 2017. Depuis 2015, elle est active pour Helvetiarockt, en donnant des conférences dans le domaine «musique et droit» et est coprésidente·x de l’association depuis début 2018. Selon elle, l’une des réalisations les plus importantes est qu’Helvetiarockt a été en mesure de sensibiliser le grand public à la principale préoccupation de l’association. «Il n’est aujourd’hui généralement plus nécessaire de se demander si l’égalité entre femmes et hommes est importante dans le monde de la musique. Nous disposons ainsi d’une bonne base pour en faire davantage »

Cadre protégé

Manuela Jutzi constate avec satisfaction que, désormais, elle n’entend plus la question de savoir si Helvetiarockt est nécessaire ou non. Elle est co-responsable·x de l’association et a repris la direction du «Female·x Bandworkshop» en 2014. «Lors de la mise en œuvre, l’importance pour les jeunes femmes·x de pouvoir faire leurs premiers pas en musique dans un cadre protégé devient de plus en plus évidente.» Beaucoup sont encore inhibées au début, que ce soit à cause de la socialisation ou de vieux modèles de rôle. «Mais je constate une amélioration au fil des ans, et à mon avis, cela est dû en grande partie au fait que les jeunes femmes·x peuvent de plus en plus côtoyer des modèles sur scène.»

Fonction de modèle

La réalité ne correspond plus à celle de la fin du dernier millénaire, où seules quelques musiciennes·x suisses sûres d’elles comme Vera Kaa, Betty Legler ou Sina faisaient sensation avec leurs chansons – en devenant ainsi des modèles à suivre. Aujourd’hui, les exemples de musiciennes·x suisses à succès sont nombreux: Nicole Bernegger, Heidi Happy, Stefanie Heinzmann, Sophie Hunger, Anna Rossinelli, Valeska Steiner (Boy), entre autres. Et cela même dans des genres plutôt atypiques par le passé pour les musiciennes·x suisses; pensons à Anna Aaron, Big Zis, KT Gorique, Anna Murphy (Eluveitie) et Steff la Cheffe.

Muriel Rhyner peut également être mentionnée comme exemple; elle s’est engagée auprès d’Helvetiarockt dès le début, en tant que membre de l’équipe et en dirigeant dès 2019 le «Female·x Songwriting Camp», soutenu par SUISA. Elle aussi constate un changement significatif: «Lorsque, en 2005, à l’âge de 17 ans, je débutai ma carrière musicale avec le groupe The Delilahs, un groupe de filles·x, je me suis sentie très isolée. Je ne pouvais pas avoir des échanges avec d’autres musiciennes·x, ce qui est très important d’un point de vue humain également, comme je peux l’expérimenter de manière répétée lors des événements Helvetiarockt.» Lors du «Female·x Songwriting Camp», je dois à chaque fois constater que les participantes·x sont très peu sûres d’elles au départ. «Mais, petit à petit, elles s’encouragent entre elles ‒ et c’est une telle dynamique propre que je souhaite pour les efforts entrepris par Helvetiarockt.»

Evolution et perspectives

Il est difficile de dire dans quelle mesure la proportion de femmes·x actives dans le monde de la musique s’est améliorée. Une évaluation de SUISA a montré que la proportion de femmes·x parmi les nouveaux membres a été supérieure à celle de tous les auteurs·x au cours des cinq dernières années (fin 2018: 15,7%): le nouveau chiffre se situe entre 19% et 21%. C’est un bon point de départ pour la suite des travaux d’Helvetiarockt.

Après des années de construction et d’explication, Helvetiarockt peut maintenant faire un plus grand effort pour atteindre les véritables objectifs de l’association, estime Chantal Bolzern. «Nous disposons également de bons nouveaux instruments à cet effet, tels que la «Diversity Roadmap», créée avec des institutions partenaires, qui indique aux organisateurs comment ils peuvent tenir compte de la diversité et de l’égalité dans les clubs et les festivals.» A cela s’ajouteront bientôt de nouvelles offres pour les musiciennes·x professionnelles·x ainsi qu’une extension du pool de contacts existant.

L’objectif principal de l’association

«Nous créons une nouvelle base de données qui ne se limitera pas aux musiciennes·x», révèle Manuela Jutzi. «Elle devrait également être accessible pour d’autres femmes·x travaillant dans le monde de la musique. Cela nous permettra d’accroître la visibilité des femmes·x dans le monde de la musique et en même temps de faciliter les échanges entre elles.» Pour Manuela Jutzi, l’objectif principal est pourtant le suivant: «qu’Helvetiarockt ne soit un jour plus nécessaire». Selon elle, ce serait le cas si, dans le monde de la musique, une personne sur trois était une femme.

Pour de plus amples informations: www.helvetiarockt.ch

·x Exceptionnellement, dans ce texte, la manière d’écrire adoptée par Helvetiarockt, avec le «·x» de prise en considération des genres, a été utilisée.

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  1. Gut möglich, dass Musikerinnen als Urheberinnen noch stark untervertreten sind: Komponieren und Song-Texte schreiben, ist offensichtlich nicht jederfrau’s Interesse und Talent. Hingegen sind gerade Sängerinnen als Interpretinnen (oftmals in Kombination mit Gitarren oder Piano/Keyboards) im Grunde wesentlich zahlreicher, als ihre männlichen Pendants! Wenn sie zudem – wie meistens – auch noch attraktiver aussehen, als singende Männer, verdienen sie auch noch entsprechend besser, als letztere…

    • Elia Meier dit :

      Guten Tag Jean-Pierre E. Reinle

      Es ist schön, dass Sie den Fakt anerkennen, dass es weniger Musikerinnen und Urheberinnen gibt. Wir denken aber nicht, dass ein Geschlecht etwas darüber aussagt, welche Themen sie oder ihn interessieren oder worin ein Mensch talentiert ist oder nicht. Natürlich kann es sein, dass aufgrund von gesellschaftlichen Normen Menschen gehemmt sein können, ein für sie unbekanntes/untypisches Terrain zu betreten. Dieses Verhalten hat jedoch nichts damit zu tun, dass diese Menschen nicht wollen. Es hat damit zu tun, dass Netzwerke ausschliessend wirken können. Es braucht uns alle um diese Normierungen und Stereotypen aufzubrechen und Menschen zu ermutigen zu machen was sie lieben. So haben wir in einer gleichgestellten Welt hoffentlich auch bald mehr Männer am Gesang und mehr Frauen am Schlagzeug. Ihrem Punkt bezüglich konventioneller Attraktivität, pflichten wir insofern bei, dass es durchaus so ist, dass leider Äusserlichkeiten zu Erfolg beitragen können. Wir sehen diesen Aspekt aber für alle Geschlechter. Nur wird es bei Männern nie herausgehoben. Frauen werden, so wie hier an Ihrem Beispiel, immer wieder systematisch auf ihr äusseres reduziert. Dabei wird ihnen jegliche Expertise abgesprochen. Wir wünschen uns genauso wie Sie, dass es ausschliesslich um Expertise geht. Und, dass diese Expertise unabhängig von äusserlichen Merkmalen und unabhängig von Geschlecht, allen Menschen zugetraut wird. Dafür müssen wir uns alle tagtäglich an der Nase nehmen, gelernte Strukturen zu durchbrechen. Es würde uns freuen Sie dabei an unserer Seite zu wissen.

      Freundliche Grüsse Elia Meier, Helvetiarockt

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L’association Helvetiarockt s’engage depuis dix ans pour que les femmes·x soient mieux représentées sur la scène musicale. Il est temps de faire un petit bilan. Texte de Markus Ganz, contributeur invité

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«The Director’s Blog» – «Nous voulons améliorer la visibilité de notre travail»

En tant que fondation d’utilité publique, la FONDATION SUISA encourage la création musicale suisse actuelle depuis 1989. Pour découvrir tous les détails, il est maintenant possible de lire le «Director’s Blog». Urs Schnell, directeur de la fondation, souhaite par ce biais améliorer «la visibilité de notre activité». Texte de Rudolf Amstutz, contributeur invité

FONDATION SUISA: «The Director’s Blog»

«The Director’s Blog» cherche à mieux faire comprendre au grand public l’activité de la FONDATION SUISA. (Photo: FONDATION SUISA)

Que fait donc précisément une fondation telle que la FONDATION SUISA? Son activité est certes décrite dans les grandes lignes sur son site Internet, mais à quoi ressemble concrètement son travail? Comment sont dépensés les quelque 2,7 millions de francs que la coopérative SUISA lui alloue chaque année, une contribution qui correspond à 2,5% des recettes de SUISA issues des droits d’exécution et d’émission en Suisse et dans la Principauté du Liechtenstein? Et quel est finalement l’impact de ces subventions?

«Nous sommes sans cesse confrontés à ces questions ces dernières années», affirme Urs Schnell. «Et nous nous rendons compte que notre activité n’est plus perçue dans toute sa diversité dans un monde dominé par les réseaux sociaux et souffrant de plus en plus d’absence de solidarité». Et M. Schnell d’ajouter: «Une fondation peut-elle communiquer de manière ouverte et transparente dans une société dont la perception a énormément évolué, surtout du fait de la numérisation?»

Le blog permet de jeter un coup d’œil dans l’activité de la fondation

Avec «The Director’s Blog», la fondation renforce désormais sa présence sur Internet. Elle personnalise dans le même temps son travail en faisant de son directeur son porte-parole via ce blog. «Nous retournons l’intérieur vers l’extérieur», déclare M. Schnell pour justifier cette décision, «et à une époque marquée par l’individualisation, nous le faisons de manière plus personnelle que d’habitude.»

Le blog se propose de faire connaître les activités courantes sous une forme plus rapide et plus actuelle, sans pour autant s’adapter à la superficialité frénétique des réseaux sociaux. Les coulisses sont projetées sur le devant de la scène: «Nous rendons visible notre travail, ainsi que les réflexions et stratégies qui y sont inhérentes afin que le grand public puisse mieux comprendre notre activité.»

Le directeur, chroniqueur interne

Cette approche s’articule autour d’articles réguliers concernant les événements actuels, la présence de la fondation aux niveaux national et international, mais aussi autour de pistes de réflexion sur des thématiques pertinentes pour la fondation. Le blog recourt également à des portraits de destinataires de contributions comme le ferait un magazine. «Dans ce dernier cas, je prévois également de publier de temps à autre un article particulier», indique M. Schnell. Avant de poursuivre: «Comme l’authenticité est un élément central du blog, nous perdrions en crédibilité si je renonçais à mon rôle de chroniqueur interne.»

Le directeur se réjouit de lire les avis concernant le nouveau format de publication. Et si «The Director’s Blog» devait donner lieu à des débats passionnés, «ce serait tant mieux» selon Urs Schnell.

blog.fondation-suisa.ch

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Retour sur l’Assemblée générale 2019 de SUISARetour sur l’Assemblée générale 2019 de SUISA Environ 150 membres de SUISA ayant un droit de vote ont assisté le 21 juin 2019 à l’assemblée générale ordinaire au centre des congrès de Bienne et ont déterminé le sort de leur coopérative. Ils ont notamment élu Sylvie Reinhard et Grégoire Liechti au Conseil. Dans le cadre de la révision du droit d’auteur, les membres de SUISA ont en outre adopté une résolution visant à faire bénéficier les créateurs de musique de conditions équitables. Continuer
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En tant que fondation d’utilité publique, la FONDATION SUISA encourage la création musicale suisse actuelle depuis 1989. Pour découvrir tous les détails, il est maintenant possible de lire le «Director’s Blog». Urs Schnell, directeur de la fondation, souhaite par ce biais améliorer «la visibilité de notre activité». Texte de Rudolf Amstutz, contributeur invité

FONDATION SUISA: «The Director’s Blog»

«The Director’s Blog» cherche à mieux faire comprendre au grand public l’activité de la FONDATION SUISA. (Photo: FONDATION SUISA)

Que fait donc précisément une fondation telle que la FONDATION SUISA? Son activité est certes décrite dans les grandes lignes sur son site Internet, mais à quoi ressemble concrètement son travail? Comment sont dépensés les quelque 2,7 millions de francs que la coopérative SUISA lui alloue chaque année, une contribution qui correspond à 2,5% des recettes de SUISA issues des droits...Continuer

Du plaisir sans fin d’expérimenter

Le duo Eclecta, composé d’Andrina Bollinger et Marena Whitcher, qui vivent à Zurich et à Winterthour, réalise des expérimentations sonores ne répondant à aucune définition usuelle, et recherche l’échange interdisciplinaire avec d’autres formes d’art. La FONDATION SUISA soutient financièrement ce projet par une contribution Get Going!. Texte de Rudolf Amstutz, contributeur invité – La versione italiana del testo si trova sotto.

Eclecta: Du plaisir sans fin d’expérimenter

Le duo Eclecta. (Photo: Andrea Ebener)

Là où les définitions verbales des différents arts implosent, là où les catégorisations stylistiques font figure de reliques des temps passés, là où tout peut prendre son envol pour se muer en motifs toujours renouvelés: c’est là, précisément, que le duo Eclecta se sent chez lui. Eclecta, ce sont Andrina Bollinger et Marena Whitcher, deux solistes multi-instrumentistes et chanteuses, qui se décrivent à l’unisson comme «simplement curieuses». La description est bien modeste. Ce qui les pousse toutes deux à avancer est le plaisir pur d’expérimenter. À bientôt trente ans, si les deux artistes n’ont rien perdu de leur capacité d’émerveillement enfantine, elles savent y associer une réflexion mature et parviennent toujours à intégrer de nouveaux éléments à leur art tout en veillant à ce qu’il reste homogène.

Andrina Bollinger et Marena Whitcher ont fait connaissance à l’école de jazz; en réalité, il s’agissait de retrouvailles. «Nous nous étions rencontrées au Circolino Pipistrello lorsque nous étions enfants», raconte la première. Et la seconde d’ajouter en riant: «Mais nous ne nous en sommes rendu compte que plus tard.» On n’échappe pas à son destin, et ce qui devait arriver arriva: «Un jour, Marena a été appelée pour donner un concert en solo, mais elle avait trop peu de matière pour se produire seule sur scène. Elle m’a donc invitée à la rejoindre. Nous avons mis nos chansons en commun, c’est ainsi que tout a commencé», relate Andrina Bollinger.

En 2016, leur premier album se nomme «A Symmetry», et le jeu de mots du titre n’est pas que programmatique, les deux femmes étant farouchement indépendantes de nature et dans leur art, et suivant chacune leur propre voie à travers de multiples collaborations et représentations en solo. «Dès le début, nous avons joué avec la juxtaposition de deux personnalités complètement dissemblables. Eclecta se nourrit de cette dualité, de cette asymétrie, mais en même temps, nous avons la faculté de nous fondre l’une dans l’autre», expliquent Marena Whitcher et Andrina Bollinger. «Nous pouvons nous accorder vocalement de manière à ce qu’il soit presque impossible de nous distinguer. Le titre de l’album reflète ce jeu permanent entre symétrie et asymétrie.»

Ces quinze chansons, qui, comme dit plus haut, échappent à toute catégorisation et cartographient consciemment les interstices stylistiques propices à l’expérimentation, forment à l’arrivée un kaléidoscope chatoyant d’euphorie et de mélancolie, de plaisir et de réflexion. «A Symmetry» a beau impressionner toujours autant à l’écoute, trois ans après sa parution, et révéler sans cesse des détails neufs, pour ses créatrices, ce disque ne représente aujourd’hui plus qu’un instantané de leur processus artistique. «Sur notre prochain album, qui paraîtra probablement début 2020, nous voulons aller plus loin encore dans ce jeu, de manière à ce que tout s’engrène et s’imbrique encore davantage.»

«La contribution Get Going! nous offre quelque chose de précieux: du temps. Car d’ordinaire nous ne sommes pas payées pour le nombre incroyable d’heures que nous investissons pour explorer des thèmes, effectuer des recherches et écrire des chansons.»

À quel genre de sons nos oreilles doivent-elles s’attendre? «C’est encore un secret pour l’instant», répondent les deux jeunes femmes, taquines. Pour ce qui est de leurs influences, elles vont des sujets sociétaux à la philosophie en passant par la peinture, le théâtre, la performance artistique et la littérature. Marena Whitcher, qui a des origines américaines de par son père, adore les surréalistes, et pose dans ses concerts des questions comme «Qu’est-ce qu’un monstre aujourd’hui, et pourquoi en avons-nous besoin?» ou «Avoir des problèmes de luxe et faire de l’art: est-ce compatible?». Andrina Bollinger aussi a à cœur d’intégrer l’actualité politique et sociétale dans son travail. Elle aborde des thèmes comme le changement climatique, la liberté d’opinion ou encore la numérisation, et recherche des lieux où nous échappons au contrôle des chiffres et des codes. Elle vit entre Zurich, Berlin et l’Engadine où elle a ses racines, et tente de capturer les sons de ces différents lieux avec un enregistreur à zoom parce que, dit-elle, «l’endroit où l’on se trouve est décisif lorsqu’on crée».

La scène est aussi l’un de leurs terrains de jeu créatif. Avec des instruments et des costumes qu’elles fabriquent elles-mêmes, les deux artistes font d’une représentation une sorte d’œuvre d’art totale. Elles souhaitent également utiliser davantage à l’avenir la vidéo pour rendre leur musique visible. Mais ce n’est là qu’une des mille et une idées qui agitent les deux artistes. En fin de compte, Eclecta entend aussi lutter contre une certaine tendance actuelle: «Dans notre société individualiste, chacun ne se préoccupe plus que de lui-même, sans jamais tourner son regard vers l’extérieur. Pourtant l’interaction sociale est un besoin ancestral de l’être humain», souligne Marena Whitcher, et Andrina Bollinger ajoute: «Je considère que l’une de nos missions est de proposer à travers notre art une réflexion sur le monde, une autre manière de penser.»

La contribution Get Going! de la FONDATION SUISA représente à leurs yeux une libération extrême. «Elle nous offre quelque chose de précieux: du temps», explique Andrina Bollinger. «Exactement, confirme Marena Whitcher, car d’ordinaire nous ne sommes pas payées pour le nombre incroyable d’heures que nous investissons pour explorer des thèmes, effectuer des recherches et écrire des chansons.» Vu comme cela, le duo Eclecta constitue pour ainsi dire le bénéficiaire idéal de ce type d’encouragement, car les deux jeunes femmes défrichent des terres encore vierges. Désormais, elles ne courent plus le risque de se retrouver seules dans le désert avec leur soif d’expérimentation.

www.eclecta.ch

C’est en 2018 que la FONDATION SUISA a commencé à allouer ses nouvelles contributions à la création. Dans le cadre de «Get Going!», elle finance des processus créatifs et artistiques qui se situent hors des catégories usuelles. Nous consacrons une série de portraits aux bénéficiaires de ces contributions Get Going!.


Un infinito desiderio di sperimentare

Il duo Eclecta, formato da Andrina Bollinger di Zurigo e Marena Whitcher di Winterthur, sperimenta suoni che esorbitano dalle definizioni convenzionali, cercando lo scambio interdisciplinare con altre forme d’arte. La FONDATION SUISA sostiene quest’opera con il contributo finanziario «Get Going!». Contributo ospite di Rudolf Amstutz

Eclecta: Un infinito desiderio di sperimentare

Il duo Eclecta. (Foto: Andrea Ebener)

Laddove implodono le definizioni verbali delle diverse arti, dove le categorizzazioni stilistiche non sono altro che reliquie di un tempo passato, dove è possibile spiegare le ali in totale libertà, librandosi incessantemente all’interno di modelli sempre nuovi – quello è il luogo in cui il duo Eclecta si sente a casa. Il duo è formato da Andrina Bollinger e Marena Whitcher, entrambe soliste, polistrumentiste e cantanti. Due artiste – così si definiscono all’unisono – «semplicemente curiose». Ma una definizione di questo genere non rende loro giustizia: è il puro desiderio di sperimentare a costituire il loro motore trainante. Sebbene entrambe, ormai sulla soglia dei trent’anni, non abbiano ancora smarrito lo stupore tipico dell’età giovanile, sono in grado di affiancarlo a riflessioni mature, incorporando ogni volta elementi aggiuntivi nella loro arte e creando un risultato sempre omogeneo.

Andrina Bollinger e Marena Whitcher si sono conosciute alla scuola di jazz, ma in realtà non era la prima volta che si vedevano. «Ci eravamo già incontrate da bambine al Circolino Pipistrello», ricorda la Bollinger. La Whitcher aggiunge, ridendo: «Ma lo abbiamo scoperto solo in un secondo momento.» Non si può sfuggire al proprio destino, così gli eventi hanno seguito il loro corso: «Quando a Marena è stato chiesto di esibirsi in un concerto da solista, non aveva abbastanza materiale per entrare in scena da sola, così si è rivolta a me. Abbiamo quindi accorpato le nostre canzoni ed è così che tutto ha avuto inizio», racconta la Bollinger.

«A Symmetry» (2016) è stato il nome del loro primo album e il gioco di parole che si cela nel titolo è più di un semplice manifesto, dal momento che le due donne, nel loro stile e nella loro arte, sono individualiste convinte, ciascuna impegnata a seguire la propria strada in numerose collaborazioni ed esibizioni da soliste. «Fin dal principio abbiamo giocato con i due personaggi, completamente diversi tra loro. Eclecta trae la propria linfa vitale da questa dualità, da questa asimmetria, ma allo stesso tempo abbiamo anche la possibilità di fonderci l’una con l’altra», spiega la Whitcher, mentre la Bollinger aggiunge: «Dal punto di vista vocale, possiamo raggiungere un’armonia tale che il pubblico riesce a malapena a distinguerci. Il titolo dell’album descrive questo gioco continuo tra simmetria e asimmetria.»

Le 15 canzoni che, come già accennato, ignorano qualsiasi categorizzazione e scandagliano consapevolmente le faglie stilistiche da cui sgorga la voglia di sperimentare, rappresentano nel loro complesso un cangiante caleidoscopio di euforia e malinconia, di desiderio e riflessività. E così, anche dopo tre anni dalla sua uscita, «A Symmetry» suscita ancora un effetto sorprendente sull’ascoltatore, riuscendo a rivelare dettagli sempre nuovi. Per le due protagoniste, oggi il disco rappresenta però solo un’istantanea del loro processo artistico. «Nel nostro prossimo album, previsto in uscita all’inizio del 2020, vogliamo proseguire questo gioco, rendendo l’intera trama ancora più intrecciata e involuta».

«Il contributo ‹Get Going!› fa dono di una merce assai preziosa: il tempo. Non si viene mai retribuiti per il tempo infinito trascorso ad approfondire argomenti, a fare ricerche e a scrivere canzoni.»

Come tutto ciò si tradurrà in suono «rimane tuttora avvolto nel mistero», rivelano le due artiste, ammiccando. Le fonti da cui traggono ispirazione spaziano dai temi sociali alla pittura, dal teatro alla performance art, dalla letteratura alla filosofia. La Whitcher, di radici americane dal lato paterno, è un’appassionata del surrealismo e, durante le sue esibizioni, approfondisce questioni come «Chi sono i mostri odierni e perché ne abbiamo bisogno?» o «Avere problemi da ricchi e creare arte – i due aspetti sono compatibili?». Anche per la Bollinger è importante integrare nella sua opera argomenti di attualità politica e sociale, affrontando temi quali il cambiamento climatico, la libertà di opinione o la digitalizzazione, alla ricerca di luoghi che non siano dominati da numeri e codici. Si sposta continuamente tra Zurigo, Berlino e il suo paese d’origine in Engadina, cercando di catturare con un registratore digitale i suoni di queste diverse aree poiché, come lei stessa afferma, «il luogo in cui ci si trova è di importanza cruciale, quando si lavora in maniera creativa».

Anche il palcoscenico costituisce uno dei parchi giochi creativi delle due artiste: grazie a strumenti e a costumi di propria realizzazione, sanno trasformare un’esibizione in una sorta di opera d’arte totale. Per questa ragione, in futuro desiderano utilizzare in misura sempre maggiore i video per rappresentare visivamente la loro musica. Ma questo è solo uno delle migliaia di progetti in fase di sviluppo. In fondo, Eclecta dovrebbe rappresentare anche una dichiarazione contro lo spirito del tempo: «Nella nostra società individualistica, dove ognuno vede solo se stesso, lo sguardo verso l’esterno scompare completamente. Eppure la comunità rappresenta un bisogno fondamentale dell’uomo», chiarisce la Whitcher, mentre la Bollinger aggiunge: «Considero uno dei nostri compiti riflettere il mondo nella nostra arte, proponendo schemi di pensiero alternativi.»

In ogni caso, entrambe considerano il contributo «Get Going!» della FONDATION SUISA un’estrema liberazione. «Ci fa dono di una merce assai preziosa: il tempo», dichiara la Bollinger. «Esatto», sottolinea la Whitcher, «non si viene mai retribuiti per il tempo infinito trascorso ad approfondire argomenti, a fare ricerche e a scrivere canzoni». In quest’ottica, Eclecta rappresenta un modello ideale per questo tipo di sostegno, perché le due giovani donne, che si muovono su terreni tuttora inesplorati, pervase dal desiderio di sperimentare, ora non corrono più il rischio di restare incagliate in una terra di nessuno.

www.eclecta.ch

Nel 2018 la FONDATION SUISA ha iniziato ad assegnare nuovi contributi alla creazione. Con il progetto «Get Going!» vengono incentivati finanziariamente processi creativi e artistici che esulano dalle categorie convenzionali. In una serie di ritratti presentiamo i beneficiari dei contributi «Get Going!».

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Eclecta: Du plaisir sans fin d’expérimenter

Le duo Eclecta. (Photo: Andrea Ebener)

Là où les définitions verbales des différents arts implosent, là où les catégorisations stylistiques font figure de reliques des temps passés, là où tout peut prendre son envol pour se muer en motifs toujours renouvelés: c’est là, précisément, que le duo Eclecta se sent chez lui. Eclecta, ce sont Andrina Bollinger et Marena Whitcher, deux solistes multi-instrumentistes et chanteuses, qui se décrivent à l’unisson comme «simplement curieuses»....Continuer