Archive de tag: Musique électronique

Sampling et remixes

Dans la série d’articles de la section «Bon à savoir» sur les arrangements, nous nous sommes précédemment intéressés aux arrangements «classiques» d’œuvres musicales. Le sampling et les remixes constituent deux autres formes d’arrangements, plus spécifiques. Quels droits doivent être clarifiés si des enregistrements existants sont utilisés pour la création d’une nouvelle œuvre dans ce contexte? Quels sont les accords contractuels à conclure? Texte de Claudia Kempf et Michael Wohlgemuth

Sampling et remixes

Du point de vue du droit d’auteur, remixes et sampling constituent des formes spécifiques d’arrangement. (Photo: Tabea Hüberli)

En matière d’échantillonnage sonore (sampling), des formes et techniques très différentes existent. Il y a cependant un point commun: le sampling consiste à prendre des parties d’un enregistrement musical et à les utiliser dans une nouvelle œuvre. La question se pose de savoir si ces éléments d’œuvres, ces échantillons, sont dignes de protection ou s’ils peuvent être utilisés automatiquement et librement – s’ils sont très courts, par exemple – ou non.

Dans le cas d’un remix, une production existante est adaptée en étant réorganisée et mixée. L’œuvre existante peut être complètement démantelée, complétée par de éléments nouveaux et réorganisée. Le degré d’arrangement peut théoriquement varier d’une reprise (cover) à une refonte complète. Dans la plupart des cas pourtant, un remix est un arrangement. En cas de remix, le titre de l’œuvre reste en général inchangé, mais est complété par un ajout qui se réfère soit à la forme d’utilisation (Radio Edit / Extended Club Version, etc.), soit à l’auteur du remix (surtout lorsqu’il s’agit d’un DJ connu).

Contrairement au cas de l’arrangement «classique», le sampling et les remixes n’utilisent pas seulement une œuvre préexistante pour créer une «œuvre de seconde main» ou un arrangement, mais ont également recours à un enregistrement sonore existant. Dans ces conditions, il convient de distinguer deux catégories de droits: d’une part les droits des auteurs de l’œuvre utilisée (droits d’auteur), d’autre part les droits des artistes exécutants ainsi que ceux des producteurs du support sonore contenant l’enregistrement utilisé (droits voisins).

Clarification des droits d’auteur

En principe, la loi sur le droit d’auteur ne protège pas seulement une œuvre musicale dans son ensemble, mais aussi des parties de celle-ci, si les conditions d’existence d’une œuvre sont remplies et si le délai de protection de 70 ans (après le décès du dernier auteur survivant) n’a pas encore expiré. Une mélodie, un solo ou d’autres éléments peuvent donc être protégés, et ne peuvent pas être utilisés librement s’ils constituent une œuvre à part entière avec caractère individuel. La question de savoir s’il en est ainsi doit être clarifiée au cas par cas. Plus le caractère particulier d’un élément est marqué, plus la possibilité d’utiliser cet élément librement est faible. Les affirmations selon lesquelles l’utilisation de deux mesures, neuf notes ou deux secondes de musique serait possible ne sont donc que des rumeurs car, malheureusement, on ne peut définir clairement à partir de quand une partie d’une œuvre a le caractère d’une œuvre en soi.

Dans ces conditions, si une partie d’œuvre protégée est tirée d’une composition existante et est intégrée dans une nouvelle œuvre de sampling – et si cette partie de l’œuvre présente un caractère individuel indéniable –, les droits d’arrangement de l’œuvre originale doivent être obtenus auprès de l’éditeur, ou de l’auteur dans le cas d’œuvres non publiées, au moyen d’un «contrat de sampling» ou d’une autorisation d’arrangement.

Dans le cas des remixes, il convient de distinguer qui réalise le remix: l’auteur de l’œuvre originale ou une tierce personne. Du point de vue du droit d’auteur, un auteur original est en principe libre de créer des remixes de son propre travail. Cependant, il est important de noter que si l’œuvre originale a été écrite par plus d’une personne, l’auteur en question peut avoir besoin de l’autorisation des co-auteurs pour créer un remix et, si l’œuvre originale a été éditée par un label, il faudra obtenir l’autorisation du label pour l’utilisation de l’enregistrement (droits voisins).

Si une tierce personne réalise un remix, il convient de distinguer deux cas: le remix est-il une commande ou le remixeur agit-il de sa propre initiative? Dans ce dernier cas, les droits doivent être obtenus auprès de l’auteur ou de son éditeur sous la forme d’une autorisation d’arrangement (souvent appelée spécifiquement «contrat de remixage»).

Clarification des droits voisins

Pour le sampling et le remixage, on travaille avec des enregistrements sonores préexistants : les droits sur l’enregistrement et sur les prestations des artistes interprètes doivent donc également être clarifiés. En règle générale, les droits des artistes interprètes sont transférés aux producteurs de supports sonores, respectivement au label, dans le cadre de la production. Ces droits sont également limités dans le temps par une durée de protection. Actuellement, la durée de protection des enregistrements en Suisse est de 50 ans après leur première publication (à condition que l’enregistrement soit effectivement publié pour la première fois dans les 50 ans suivant la date de l’enregistrement. Si tel n’est pas le cas, la date d’enregistrement est déterminante pour le calcul de l’expiration de la durée de protection). Cependant, dans les pays de l’Union européenne, la durée de protection est de 70 ans. L’allongement de la durée de protection suisse pour la faire correspondre à celle de l’Union européenne est envisagé dans le cadre de la révision de la loi sur le droit d’auteur actuellement en discussion au Parlement.

Si la durée de protection n’a pas encore expiré, les droits sur l’enregistrement doivent être clarifiés. Les rumeurs qui circulent («on peut sampler 2 secondes sans autorisation») sont fausses et sans fondement juridique. Cependant, il est controversé de savoir dans quelle mesure la protection de l’enregistrement inclut également les plus petites bribes sonores. Cette question est actuellement examinée au niveau européen par les juges de la Cour constitutionnelle allemande dans le cas «Kraftwerk versus Pelham, Metall auf Metall».

Les droits sur l’enregistrement sont en règle générale auprès du producteur du support sonore, c’est-à-dire auprès de la personne qui supporte les risques économiques liés à l’enregistrement. Le producteur du support sonore peut être l’artiste en question (production propre), une société de production de supports sonores («label») ou une entreprise de diffusion, et les droits correspondants doivent être obtenus à l’endroit approprié. Dans le langage courant, les droits sur les enregistrements sont souvent appelés «master rights».

Important: le délai de protection d’une œuvre peut avoir expiré alors que l’enregistrement est encore protégé. Dans un tel cas, les droits sur l’œuvre utilisée n’ont plus besoin d’être clarifiés, mais les droits sur l’enregistrement doivent l’être. Cela s’applique par exemple également aux enregistrements de sons naturels et de cris d’animaux qui ne sont pas protégés par le droit d’auteur. L’enregistrement est protégé en tant que réalisation d’un producteur avec des implications économiques.

Points essentiels d’un «contrat de sampling»

Par le «contrat de sampling» (appelé également «contrat de sample clearance»), il convient de régler, en fonction de la constellation, les droits sur l’œuvre et les droits sur l’enregistrement. Si ces droits sont détenus par la même personne/société, un seul contrat peut être conclu. Souvent, cependant, deux contrats doivent être conclus: un contrat avec l’auteur (respectivement son éditeur) et un contrat avec le producteur du support sonore. Les éléments suivants doivent y être réglés:

  • Nom et adresse des partenaires contractuels (éventuellement nom d’artiste)
  • Objet du contrat: œuvre et/ou enregistrement. Durée de l’échantillon (sample). Comment l’échantillon peut-il être utilisé exactement? Peut-il être modifié?
  • Etendue de la licence: quels droits sont concédés? S’agit-il d’une licence exclusive ou non exclusive? Pour quel territoire la licence est-elle applicable et quelle est sa durée de validité?
  • Partage de droits/participation à la licence: Dans la plupart des cas, les droits d’auteur sont réglés via les participations à l’œuvre. Les auteurs de la nouvelle œuvre et les ayants droit sur l’œuvre utilisée sont co-auteurs de la nouvelle œuvre. Le partage des droits (split) devrait impérativement figurer dans le contrat de sampling. Outre ces règles -qui dépendent du succès économique de la nouvelle production-, les titulaires des droits originaux peuvent également demander en plus une redevance forfaitaire pour le droit d’arrangement. Quant à la redevance pour utilisation de l’enregistrement, elle est en général réglée au moyen d’un pourcentage dû par exemplaire vendu de la nouvelle production, ou par un forfait.
  • Modalités de décompte: comment et à quelle fréquence les décomptes sont-ils effectués?
  • Garantie des droits: l’ayant droit doit garantir qu’il dispose des droits sur l’échantillon.
  • Lieu, date, signature de l’ayant droit
  • Droit applicable et for

Points essentiels d’un «contrat de remixage»

Dans le cas d’un contrat de remixage, il est important de distinguer si le remix est effectué suite à une commande, ou si le remixeur agit de sa propre initiative et demande une autorisation de remixage. Les contrats peuvent différer en raison des diverses situations de départ. De plus, selon la constellation, les droits sur l’œuvre et les droits sur l’enregistrement doivent également être réglés pour le remixage. Si ces droits sont détenus par la même personne/société, un seul contrat peut être conclu. Souvent, cependant, deux contrats doivent être conclus: un contrat avec l’auteur/l’éditeur et un contrat avec l’interprète/le producteur du support sonore. Les éléments suivants doivent y être réglés:

  • Nom et adresse des partenaires contractuels (éventuellement nom d’artiste)
  • Objet du contrat: œuvre et/ou enregistrement. Durée. Titre du remix. Détermination des crédits.
  • Modalités de production: moment de livraison, souhaits spéciaux (dans le cas d’une commande)
  • Etendue de la licence: quels droits sont concédés? S’agit-il d’une licence exclusive ou non exclusive? Pour quel territoire la licence est-elle applicable et quelle est sa durée de validité?
  • Honoraires: en règle générale, on convient d’honoraires forfaitaires, plus rarement d’une participation sur les ventes, ainsi que d’autres octrois de licences comme par exemple pour des musiques de films (sync fees).
  • Partage des droits: le remixeur obtient généralement (mais pas nécessairement) des droits en tant qu’arrangeur sur l’œuvre nouvellement créée. Les tarifs pour arrangeurs s’appliquent comme prévu par le règlement de répartition de SUISA. (cf. article «L’arrangement d’œuvres protégées»). Dans de rares cas, si sa contribution à la nouvelle œuvre est considérable, le remixeur peut se voir attribuer la qualité de co-auteur du remix. Dans de tels cas, la participation peut être plus élevée.
  • Modalités de décompte: comment et à quelle fréquence les décomptes sont-ils effectués?
  • Lieu, date, signature de l’ayant droit
  • Droit applicable et for

Comment une œuvre avec samples, respectivement un remix, doivent-ils être déclarés à SUISA?

Lors de la déclaration d’une œuvre avec samples provenant d’une œuvre encore protégée, il convient de joindre impérativement le contrat de sampling (il n’est pas nécessaire qu’il soit expressément désigné comme tel), ou de le télécharger via la déclaration online. Le partage des droits doit apparaître clairement dans le contrat de sampling, ou la nouvelle œuvre ne pourra pas être acceptée.

Important: contrairement au cas de l’arrangement «classique» où l’arrangeur est désigné comme tel dans la nouvelle œuvre, il est d’usage, dans le cas d’œuvres avec samples, d’énumérer tous les auteurs comme co-auteurs. Auteur et (le cas échéant) éditeur de l’échantillon utilisé deviennent ainsi co-ayants droit sur la nouvelle œuvre. Lors de la déclaration d’œuvre, il ne faut pas oublier de mentionner tous les ayants droit sur le sample utilisé, ou au moins préciser clairement quelle œuvre originale a été samplée.

Lors de la déclaration d’un remix d’une œuvre encore protégée, il convient de joindre le contrat de remixage (il n’est pas nécessaire qu’il soit expressément désigné comme tel) ou de le télécharger via la déclaration online. Le remixeur n’obtient des parts sur le produit de l’œuvre que si le contrat de remixage précise qu’il y a droit. Si aucun pourcentage spécifique n’est mentionné, le remixeur obtiendra les parts prévues pour l’arrangeur par le règlement de répartition. S’il n’y a pas d’indication de participation, SUISA enregistrera le nom du remixeur dans la version originale avec la mention qu’il s’agit d’un remix approuvé, mais que le remixeur ne reçoit aucune participation. Lorsqu’un éditeur déclare un remix d’une œuvre qui est chez lui en édition originale, SUISA renonce au contrat de remixage, car l’éditeur peut toujours clarifier directement avec ses auteurs la question du droit d’arrangement.

Résumé

Dans les cas de remixage et de sampling, les droits concernés incluent toujours, outre les droits d’arrangement (droits d’auteur), les droits voisins, puisqu’un enregistrement préexistant (avec les droits de l’interprète sur celui-ci) est utilisé. Les droits sur l’enregistrement peuvent appartenir au même ayant droit (auteur ou éditeur) ou à un tiers (souvent une maison de disques ou un label), et doivent être obtenus même pour de courts extraits. Plus le nombre d’ayants droit impliqués est grand et plus il vaudra la peine de clarifier tôt la situation en matière de droits. De même, à des fins de preuve, les autorisations de remixage et de sampling devraient toujours être enregistrées sous la forme de contrats écrits, y compris le partage des droits (également pour que les déclarations d’œuvres puissent être effectuées auprès de SUISA).

SUISA se tient à la disposition de ses membres pour identifier le titulaire des droits dans un cas donné. Si l’œuvre est éditée, SUISA donne des renseignements sur l’éditeur et fournit les coordonnées de celui-ci afin qu’il soit possible de prendre contact directement avec l’éditeur. Si l’œuvre n’est pas éditée, elle transmet les demandes d’arrangement à l’auteur ou à ses héritiers. Vos demandes peuvent être envoyées à l’adresse suivante: publisher (at) suisa (dot) ch
Les indications relatives aux producteurs d’un enregistrement se trouvent sur le support sonore, à l’endroit où figure le petit signe ℗.

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Comment faire carrière dans la production de musique électronique?

Le samedi 4 mai 2019, Electron Festival, le festival de musique électronique de Genève, organise une table ronde en collaboration avec SUISA et l’Association Cultures Electroniques. L’objectif de cette discussion est de montrer aux compositeurs et compositrices quels sont les moyens et les méthodes à leur disposition pour les soutenir dans leur carrière professionnelle. Texte d’Erika Weibel

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Dans le cadre de l’édition 2019 d’Electron Festival, le festival de musique électronique de Genève, différents producteurs et productrices de musique parleront de leur carrière à l’occasion d’un panel public de SUISA. Lors de discussions avec les responsables des institutions de financement et des experts de l’industrie de la musique, ils examineront les possibilités concrètes de soutien et analyseront ensemble la situation actuelle de la musique électronique en Suisse. L’objectif principal de la table ronde est d’informer les compositeurs et compositrices sur l’infrastructure de financement existante et d’examiner la question de savoir si ces structures sont suffisantes.

Le public est cordialement invité à partager son expérience lors de cette discussion. A l’issue du panel, le public aura l’occasion de poursuivre la discussion avec les responsables des institutions de financement et les artistes, dans le cadre d’un apéritif informel.

Panel SUISA Electron Festival 2019

«Faire carrière dans la production de musique électronique? Un véritable défi!»
Avec apéritif:
le samedi 4 mai 2019 à 16h00, au Crea, Rue Eugène Marziano 25, à Genève

Les participant-e-s au panel:
Dominique Berlie, Conseiller culturel, Service culturel (SEC) de la ville de Genève
Marius Käser, Pop music, Pro Helvetia
Albane Schlechten, Directrice FCMA, Antenne Romande Swiss Music Export
Manuela Jutzi, co-directrice Helvetia Rockt

Artistes présents:
Deetron
Garance
Ripperton
Opuswerk
Ramin & Reda
Honorée & Kaylee

Animation: Anne Flament (RTS-Couleur3)

L’Electron Festival a lieu à Genève du 25 avril au 5 mai 2019. Vous trouverez plus d’informations ici: www.electronfestival.ch

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Le point sur les hitboxes, trois ans après leur introduction

Après une phase de test de deux ans, les enregistrements des hitboxes ont servi de base pour la répartition des droits liés à la musique provenant de supports sonores à partir de janvier 2014. Il est désormais possible de tirer un premier bilan de ce nouveau système, tant au niveau des données récoltées que des réactions des membres et des propriétaires des établissements concernés. Texte de Nicolas Pont

Le point sur les hitboxes, trois ans après leur introduction

Constat sur la base du monitoring par les hitboxes: «Jung verdammt» de Lo & Leduc a été davantage diffusé en 2015 dans les clubs suisses que «Crazy In Love» de Beyoncé. (Photo: Luca Monachesi)

L’objectif de la révision de la classe de répartition 12 concernée par les hitboxes ainsi que le fonctionnement de ces appareils ont été expliqués dans le SUISAinfo 3.13 (PDF, 913 Ko). Il est toutefois utile de préciser que les hitboxes sont utilisées principalement pour répartir les redevances de droits d’auteur liées aux manifestations dansantes et récréatives à l’intérieur (discothèques) ou à l’extérieur (foires, festivals de rue) de l’industrie hôtelière, à savoir des manifestations dans le cadre desquelles la musique (qui provient de supports sonores) est certes importante, mais ne constitue pas l’unique motivation du public.

Lorsqu’un DJ se produit en concert, la répartition s’effectue en revanche, comme auparavant, sur la base des programmes remis par les artistes et transmis à SUISA par les organisateurs. Cela est également le cas pour les festivals de musique électronique, comme l’Electron festival de Genève par exemple. En tout, c’est une somme de l’ordre de six millions de francs suisses par année, provenant de treize tarifs différents, qui est répartie sur la base des données analysées par Yacast, l’entreprise française qui gère le système.

L’objectif des hitboxes est une répartition équitable en faveur des auteurs et éditeurs

Afin de constituer un panel d’établissements représentatifs, tenant compte des différents styles musicaux et régions linguistiques, il a été fait appel à des statisticiens de l’Université de Zurich. Au début, certains propriétaires ont éprouvé des réticences, qui ont peu à peu disparu, quant à l’installation des hitboxes. Des problèmes techniques sont apparus ça et là lors de la mise en place ou de la maintenance; des câbles défectueux ou enlevés par mégarde ont expliqué certains dysfonctionnements.

D’autres craintes exprimées initialement se sont avérées infondées ou ont pu être atténuées, notamment la peur que l’appareil permette également de percevoir des conversations privées ou puisse être manipulé, en enregistrant par exemple la musique provenant d’un smartphone et non celle effectivement exécutée dans la discothèque. L’écoute d’un échantillon d’enregistrement a permis d’établir que les éventuels dialogues privés n’étaient pas audibles. Enfin, un micro d’ambiance extérieur à la hitbox permettait de s’assurer de la concordance entre la musique enregistrée et celle effectivement exécutée dans l’établissement.

L’esprit d’ouverture des propriétaires de clubs vis-à-vis des hitboxes doit être salué. Certains établissements qui diffusent de la musique «de niche» permettent grâce à une telle installation de promouvoir des artistes locaux et de réfuter ainsi certaines critiques faites au système de monitoring, par exemple celle prétendant qu’il favoriserait les majors et la musique dite «mainstream». L’objectif d’une répartition aussi correcte que possible aux auteurs de la musique exécutée est également rempli grâce au choix d’une palette de clubs aussi représentative que possible.

Le taux de reconnaissance des enregistrements est supérieur à 95%

La société Yacast s’est contractuellement engagée à garantir un certain taux de reconnaissance. Cet aspect a été également soigneusement examiné durant la phase de test. Depuis la mise en fonction des appareils il y a deux ans, le taux de reconnaissance s’est élevé à 96% en 2014 et à 97% en 2015. De plus, un système a été mis en place pour permettre aux membres qui auraient des doutes quant à la reconnaissance de certaines de leurs œuvres, d’obtenir un accès direct à la base de données de Yacast, afin d’y uploader leur fichier audio. Il faut pour cela s’annoncer.

Plusieurs membres et utilisateurs ont souhaité obtenir l’étude qui a conduit à la sélection des établissements susceptibles d’être équipés de hitboxes ainsi que la liste de ceux-ci. Il n’a malheureusement pas été possible d’accéder à ces demandes. SUISA doit garantir que le système de monitoring ne puisse pas être manipulé. Si l’emplacement des hitboxes était révélé, ces informations pourraient influencer les artistes dans le choix d’un lieu de production, faussant ainsi la représentativité des données et par voie de conséquence la répartition des recettes. Il ne s’agit donc pas d’empêcher la transparence ou de dissimuler certaines données, mais bien de garantir la confidentialité, indispensable pour que le système puisse fonctionner de manière satisfaisante.

Il est toutefois possible de fournir les indications suivantes. En 2014 et 2015, respectivement 43 et 45 clubs et discothèques, sur les environ 500 que comptent la Suisse, ont été équipés d’une hitbox. Les enregistrements ne sont pas continus, mais effectués de manière irrégulière, à des moments que personne ne connaît, ce qui garantit également que le système ne puisse pas être influencé. En moyenne, environ 6000 heures de musique ont été enregistrées annuellement, durant lesquelles près de 30 000 œuvres ont été identifiées.

Lo & Leduc devant Beyoncé!

La Suisse est un pays importateur de musique et près de la moitié des recettes de SUISA sont versées chaque année à l’étranger. En décidant de créer une répartition sur la base des hitboxes, SUISA était donc parfaitement consciente que cette tendance risquait de se confirmer. Tel a été le cas, mais de manière moins marquée que prévue, avec de bonnes surprises à la clé. A titre d’exemple, le titre «Jung verdammt» du groupe bernois Lo & Leduc, composé exclusivement de membres SUISA, figure parmi les dix titres les plus reconnus de l’année 2015, loin devant Beyoncé et son «Crazy In Love».

La cause du passage aux hitboxes réside également dans le fait que l’ancien système, basé sur la remise de programmes, a donné lieu à de nombreux abus et présentait des lacunes. Il était ainsi devenu fréquent de recevoir des déclarations concernant des manifestations musicales censées se dérouler dans des établissements pourtant fermés depuis plusieurs mois. Une partie non négligeable des recettes était ainsi versée à des ayants droit certes membres SUISA, mais auteurs uniquement sur le papier, cela au détriment des artistes, y compris suisses, dont les œuvres étaient effectivement jouées.

Pour des raisons de coûts, il n’est pas possible d’installer une hitbox dans chaque club et il peut arriver que certaines exécutions ne soient pas prises en considération. Le système actuel permet cependant de disposer d’un nombre beaucoup plus important d’informations que précédemment, lorsque les programmes des DJ étaient traités «manuellement», ce qui permet une répartition plus équitable des redevances. L’installation des hitboxes a également permis une importante réduction des coûts relatifs au traitement des données, désormais automatisé.

Enfin, à l’heure où chaque client peut à l’aide de son smartphone connaître le titre et l’interprète des œuvres diffusées dans un établissement, le fait de s’en remettre à des déclarations papier pour répartir les droits n’était plus crédible. D’autant plus que le développement de la gestion électronique est expressément exigé de la part des sociétés de gestion, notamment dans le cadre de la révision de la loi sur le droit d’auteur.

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Swiss Track 2014: hymne controversé et perle électronique

Pixie_Paris

Ont remporté le prix «The Electronic Music Track 2014»: Pixie Paris (Photo: Nina Stiller)

Mercredi dernier, le Mascotte de Zurich a accueilli la remise des prix du concours de composition Swiss Track. Destiné à encourager la musique électronique, ce concours est organisé depuis six ans par la FONDATION SUISA en collaboration avec l’association Street Parade. Le jury était à la recherche d’un hymne officiel pour la Street Parade ainsi qu’une «Electronic Music Track» novatrice. Dès sa publication, l’hymne primé a déclenché une vive controverse sur les médias sociaux. En revanche, l’autre chanson lauréate du duo Pixie Paris, qui a remporté le prix «The Electronic Music Track», est incontestablement créative. Nous nous sommes brièvement entretenus avec une moitié du duo, Cindy, d’origine belge mais résidant à Hambourg.

Que l’on aime ou pas l’hymne officiel de la Street Parade 2014 du DJ zougois Schuhmacher, l’essentiel est que l’on parle de la Street Parade et de musique sur les portails d’information et les médias sociaux. La chanson gagnante de la catégorie «Electronic Music Track 2014», dédiée aux perles de compositions innovantes de la musique électronique, mérite autant d’attention que l’hymne. Le choix du jury s’est porté sur le titre «Es rappelt im Karton» de Pixie Paris.

Le duo vainqueur se décrit lui-même comme une «belle incarnation de la compréhension entre les peuples européens». Il vit à Winterthour, elle, à Hambourg, et leurs chansons naissent donc grâce à Skype. Les deux musiciens n’ont malheureusement pas pu participer à la remise des prix. Mais la chanteuse Cindy était disponible le lendemain pour une brève interview. Par Skype, naturellement.

Bonjour Cindy. Tout d’abord, toutes nos félicitations pour l’«Electronic Music Track 2014». Vous menez quasiment une relation musicale à distance grâce aux moyens de communication électroniques modernes. Est-ce que cela signifie que vous jammez virtuellement dans le nuage, entre Winterthour et Hambourg?
Je tiens d’abord à préciser que Matete et moi nous connaissons depuis 2003 déjà. Nous avons suivi un cours de pop ensemble, Matete à la batterie, moi à la basse. En fait, nous avons écrit notre musique virtuellement dès le début. Même à l’époque où nous habitions le même appartement à Hambourg, nous échangions surtout par e-mail. Nous avons commencé par nous envoyer des idées et des fichiers son. Pas seulement par Internet; il lui arrivait parfois de m’envoyer un minidisque avec des morceaux. Aujourd’hui, nous pouvons le faire plus facilement, par exemple avec WeTransfer. Il m’arrive de lui envoyer une idée de son nue, lui, un texte terminé. C’est ainsi que naissent nos titres.

Penses-tu que Pixie Paris sonnerait autrement si vous créiez votre musique dans la même pièce?
Absolument. Je pense que Pixie Paris serait radicalement différent si nous travaillions au même endroit. Nous avons tous deux besoin de notre espace et nous nous sentirions oppressés si nous répétions dans la même salle, par exemple. Il arrive naturellement que nous nous déplacions ensemble, mais nous n’écrivons pas dans ces moments-là.

Vous préparez-vous au moins ensemble pour les concerts?
Très peu en fait. Là aussi, le temps que nous passons ensemble est compté. Généralement, nos concerts sont minutieusement réglés et la marge d’improvisation est faible.

Auparavant, l’«Electronic Music Track» s’appelait «Best Innovative Track». Quelle importance accordez-vous à l’innovation dans votre musique? On peut déjà dire que votre collaboration virtuelle est pour le moins innovante.
Nous n’abordons pas l’écriture en pensant innovation. L’innovation dans notre musique découle plutôt de nos parcours et de nos backgrounds musicaux respectifs. Je viens d’une famille où l’on écoutait beaucoup de tubes; j’ai donc les hits dans le sang. Pour sa part, Matete est issu d’un tout autre univers, le punk. Peut-être l’innovation naît-elle de ce métissage.

Des majors vous ont fait les yeux doux, mais vous avez préféré rester indépendants et posséder votre propre label. Est-ce important pour vous? Ne serait-il pas plus facile d’avoir le soutien d’un grand label?
Des grands labels de musique nous ont approché et nous avons discuté avec eux. Mais ils nous parlaient sans cesse de changements. J’ai alors saisi toute la frénésie du business de la musique. Le passage à une major nous a aussi fait craindre d’être constamment encadrés par de nouvelles personnes. Nous n’avons rien contre une aide financière, mais il existe d’autres possibilités que les majors. Nous avons par exemple financé notre dernier disque via le site Wemakeit.ch [remarque de l’auteur: plate-forme de financement participatif].

Financement participatif, communication électronique: Internet joue un rôle essentiel pour Pixie Paris. Comment vous positionnez-vous par rapport à ses côtés sombres, et notamment en ce qui concerne le droit d’auteur?
C’est indéniable, Internet est capital pour nous. Sans la Toile, nous n’existerions pas sous cette forme. Mais je suis consciente des défis qu’implique Internet pour les musiciens et l’ensemble du secteur. Il est difficile de protéger la musique à l’ère du numérique. Mais Internet est avant tout du pain béni pour notre groupe et notre méthode de travail.

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Pixie_Paris

Ont remporté le prix «The Electronic Music Track 2014»: Pixie Paris (Photo: Nina Stiller)

Mercredi dernier, le Mascotte de Zurich a accueilli la remise des prix du concours de composition Swiss Track. Destiné à encourager la musique électronique, ce concours est organisé depuis six ans par la FONDATION SUISA en collaboration avec l’association Street Parade. Le jury était à la recherche d’un hymne officiel pour la Street Parade ainsi qu’une «Electronic Music Track» novatrice. Dès sa publication, l’hymne primé a déclenché une vive controverse sur les médias sociaux. En revanche, l’autre chanson lauréate du duo Pixie Paris, qui a remporté le prix «The Electronic Music Track», est incontestablement créative. Nous nous sommes brièvement entretenus avec une moitié du duo, Cindy, d’origine belge mais résidant à Hambourg.

Que l’on aime ou pas l’hymne officiel de...Continuer

Swiss Track: stimuler les esprits créateurs comme les Maximizerz

Maximizerz remise du prix Swiss Track

Les membres du groupe Maximizerz lors de la remise du prix Swiss Track au Mascotte de Zurich. (Photo: Rommel Felder / amiadogroup.com)

C’est in extremis, juste avant l’expiration du délai de remise, que le groupe Maximizerz a soumis sa chanson dans le cadre de l’édition 2013 du Concours de Composition de musique électronique. Et bien leur en a pris, car c’est sur leur titre «Kissing In Paradise» que le jury du Swiss Track a jeté son dévolu, en leur décernant le prix «Best innovative Track 2013». Les musiciens de Berne trouvent cette récompense «fantastique».

«Recherchons chansons visionnaires avec griffe individuelle», tel était le libellé de la catégorie «Best innovative Track». Leur chanson Kissing In Paradise a valu à Merlin Cornu, Matthias Inderbitzin, Nina Kern et Janos Heidekker la récompense de 5000 francs remise au vainqueur par la FONDATION SUISA. Sous le nom Maximizerz, les quatre musiciens bernois produisent un assemblage sonore créatif puisant tour à tour dans les registres de la soul, du hip-hop, de la minimale, de la house et de la trance, complétés par des instruments organiques.

Nous avons posé quelques questions aux vainqueurs sur leur participation, leur chanson, la distinction et le concours d’encouragement Swiss Track.

Que représente cette récompense pour vous?
C’est un retour absolument fantastique. Nous nous réjouissons immensément que nos sonorités aient séduit le jury, sachant que ses membres sont issus d’un univers musical bien différent du nôtre.

Qu’est-ce qui vous a motivé à participer?
Nous voulions y participer l’an dernier déjà, mais malheureusement, nous avons laissé filer l’échéance. Nous étions d’autant plus motivés à produire de nouveaux morceaux. Le morceau nominé est cependant né de façon très spontanée, et une fois de plus, tout juste avant l’échéance du délai de remise…

Parlez-nous de la genèse du titre, où avez-vous puisé votre inspiration?
Nous avons passé en revue nos morceaux inachevés. Sur un titre, nous nous sommes dit: «Là, il faudrait rajouter du violon.» Par bonheur, nous avons des collègues qui savent encore jouer de «vrais» instruments. Un coup de téléphone et un petit dédommagement plus tard, le tour était joué: les enregistrements de violons et des voix étaient dans la boîte. Le travail d’édition et d’arrangement qui s’en est suivi a requis bien plus de temps.

Selon vous, les concours d’encouragement comme Swiss Track sont-ils importants? Et pourquoi?
La valorisation et l’encouragement de projets musicaux sont extrêmement importants et ils incitent beaucoup d’esprits créatifs à poursuivre leur évolution musicale. Nous remercions de tout cœur toutes les personnes qui ont contribué à réaliser ce concours.

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Maximizerz remise du prix Swiss Track

Les membres du groupe Maximizerz lors de la remise du prix Swiss Track au Mascotte de Zurich. (Photo: Rommel Felder / amiadogroup.com)

C’est in extremis, juste avant l’expiration du délai de remise, que le groupe Maximizerz a soumis sa chanson dans le cadre de l’édition 2013 du Concours de Composition de musique électronique. Et bien leur en a pris, car c’est sur leur titre «Kissing In Paradise» que le jury du Swiss Track a jeté son dévolu, en leur décernant le prix «Best innovative Track 2013». Les musiciens de Berne trouvent cette récompense «fantastique».

«Recherchons chansons visionnaires avec griffe individuelle», tel était le libellé de la catégorie «Best innovative Track». Leur chanson Kissing In Paradise a valu à Merlin Cornu, Matthias Inderbitzin, Nina Kern et Janos Heidekker la récompense de 5000 francs remise...Continuer

Succès, song et Swiss Track: le vainqueur Maury parle de son hymne pour la Street Parade

Vainquer du Swiss Track Maury

Maury alias Maurizio Pozzi est membre SUISA depuis 1999. (Photo: Christian Dancker / amiadogroup.com)

Plutôt habitué à tirer les ficelles en coulisse, en tant que compositeur et producteur, cette fois-ci, c’est lui qui est sous les feux de la rampe: Maurizio Pozzi alias Maury remporte le prix de la composition Swiss Track dans la nouvelle catégorie «Street Parade Hymne». Son titre «Dance For Freedom» sera le symbole musical de la Street Parade 2013. Le lendemain de la remise du prix, Maury nous a parlé de son succès, de sa chanson et du Swiss Track.

Que représente cette récompense à vos yeux?
Beaucoup. C’est un sentiment formidable que de convaincre à la fois le jury et ses partenaires avec sa proposition de chanson dans un événement de telle envergure. Je me réjouis d’autant plus que, suite à la mise au concours publique de l’hymne, la concurrence était rude cette année.

Qu’est-ce qui vous a motivé à participer?
En tant que compositeur, j’aime le défi d’associer une devise ou un concept imposé à une chanson ou à sa mélodie. Et quand il s’agit en prime du festival de musique électronique par excellence, la motivation est décuplée. Dès l’annonce de la devise «Dance for Freedom», j’ai couru dans mon petit studio et me suis mis au travail.

Combien de temps avez-vous travaillé sur ce titre et où avez-vous trouvé l’inspiration?
Il s’est bien passé quelques jours, et même des nuits, avant que «Dance for Freedom» ne me paraisse présentable. Peut-être aussi parce que je voulais proposer deux versions de la chanson: une version pop/dance destinée à la radio, et une version club davantage conçue pour les DJ.
Je puise entre autres mon inspiration dans les images et les émotions que fait naître la Street Parade dans la tête et dans les tripes. Pour ma part, je peux dire que j’ai ressenti davantage de liberté de création musicale avec la musique électronique qu’avec la pop.

Selon vous, les concours d’encouragement comme Swiss Track sont-ils importants? Et pourquoi?
Oh oui! Absolument. Je suis régulièrement abasourdi par la qualité et la virtuosité du travail des innombrables musiciennes et musiciens de talent que compte la Suisse, notamment des jeunes. Ce genre de compétitions conjuguées à une plate-forme d’excellence, est capital pour eux et peut servir de tremplin pour leur carrière.

Comment allez-vous célébrer votre victoire?
En continuant à travailler d’arrache-pied… Mais bien sûr, je vais aussi arroser ce prix avec ma famille et mes amis. Et la méga-fête aura lieu au plus tard le 10 août 2013, date de la Street Parade. We gonna dance for freedom!

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Vainquer du Swiss Track Maury

Maury alias Maurizio Pozzi est membre SUISA depuis 1999. (Photo: Christian Dancker / amiadogroup.com)

Plutôt habitué à tirer les ficelles en coulisse, en tant que compositeur et producteur, cette fois-ci, c’est lui qui est sous les feux de la rampe: Maurizio Pozzi alias Maury remporte le prix de la composition Swiss Track dans la nouvelle catégorie «Street Parade Hymne». Son titre «Dance For Freedom» sera le symbole musical de la Street Parade 2013. Le lendemain de la remise du prix, Maury nous a parlé de son succès, de sa chanson et du Swiss Track.

Que représente cette récompense à vos yeux?
Beaucoup. C’est un sentiment formidable que de convaincre à la fois le jury et ses partenaires avec sa proposition de chanson dans un événement de telle envergure. Je me réjouis d’autant plus que, suite à la...Continuer