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«Mes morceaux, je les compose avec mes tripes»

Martin Nauer est l’un des trois nommés dans la catégorie Musique populaire du Prix Walo 2018. Ce musicien accordéoniste a joué pendant plus de 40 ans avec la Ländlerkapelle Carlo Brunner. SUISA remettra le prix de la catégorie Musique populaire lors du 44e Prix Walo. Nous avons posé quelques questions par écrit à Martin Nauer pour en savoir un peu plus au sujet de sa nomination. Texte/entretien de Sibylle Roth

Martin Nauer: «Mes morceaux, je les compose avec mes tripes»

Martin Nauer a commencé à jouer de l’accordéon à l’âge de 5 ans. (Photo: Monika Nussbaumer)

C’est en vélomoteur que Martin Nauer se rendait à Meierskappel où Walter Grob lui enseignait de nouvelles techniques de doigté sur son accordéon. Dès qu’il le pouvait, il écoutait les morceaux de ses modèles car c’est à l’oreille qu’il a appris tout ce qu’il sait aujourd’hui. En 1975, il fonde avec Carlo Brunner la Kapelle Carlo Brunner: c’est le tout début de sa carrière. Il s’est ensuite produit à de très nombreuses reprises en Suisse et à l’étranger et a participé à l’enregistrement de plusieurs disques ou CD.

Martin Nauer, vous avez écrit de nombreux morceaux pour la Kapelle Carlo Brunner: comment ont-ils vu le jour? Avez-vous reçu des consignes ou pouviez-vous composer librement?
Martin Nauer: J’ai composé une cinquantaine de mélodies au total. Elles sont toutes immortalisées sur l’un des nombreux CD que nous avons produits en tant que formation Kapelle Carlo Brunner. Je n’ai jamais reçu de consignes, de conseils ou de recommandations pour mes compositions.
Mes morceaux, je les compose avec mes tripes.

Vous être membre de SUISA depuis 1976. Bon nombre de vos compositions ont été commercialisées par différents éditeurs. Les droits de sociétariat SUISA vous permettent-ils de vivre confortablement?
Je suis membre depuis 1976? C’est fou comme le temps passe vite! Non, les redevances que je touche par le biais de SUISA ne suffisent pas pour vivre sans souci! Je n’ai pas non plus composé tant de morceaux que ça et ils ne sont pas joués assez souvent pour que je puisse m’enrichir avec la redevance de SUISA. Mais l’argent que je touche est un petit plus qui est toujours le bienvenu et qui me permet de m’offrir quelque chose qui me fait plaisir.

Vous vous êtes retiré de la formation Kapelle Carlo Brunner fin 2017. Cela vous laisse-t-il plus de temps pour composer vos propres morceaux?
Le temps supplémentaire dont je dispose maintenant n’est pas entièrement dédié à la composition. Mais je reste bien évidemment très attaché à la musique populaire et quand une mélodie me passe par la tête, ou simplement une séquence pour une nouvelle danse, j’enregistre les accords sur une cassette en espérant que cela donne quelque chose un jour! Etant donné que je ne sais ni lire ni écrire les notes, j’ai besoin d’aide afin qu’une nouvelle mélodie soit écrite sur le papier.

Quelle est la signification pour vous de la nomination au Prix Walo?
La nomination au Prix Walo me fait naturellement très plaisir, mais c’est aussi une immense surprise. En tant que membre de la formation et partenaire de Carlo Brunner depuis plus de 43 ans, j’ai toujours eu la chance de participer au succès de Carlo lorsqu’il remportait le Prix Walo. Et ça a été le cas à quatre reprises! Pour nous, membres de la formation, ces prix sont un superbe signe de reconnaissance. Mais je ne m’attendais vraiment pas à être moi-même nommé pour cette distinction. Comme je l’ai dit, le seul fait d’avoir été nommé, représente déjà pour moi une joie immense et une grande fierté.

www.prixwalo.ch, site Internet du Prix Walo

Le gala de la 44e cérémonie du Prix Walo aura lieu le 13 mai 2018 dans les studios TPC à Zurich et sera retransmis en direct sur Star TV à partir de 20 heures. Le Prix Walo récompense des artistes suisses dans différentes catégories. L’objectif du Prix Walo est l’encouragement de la branche du spectacle suisse en général, mais aussi la promotion des artistes émergeants dans le secteur du divertissement. SUISA soutient financièrement le Prix Walo et remettra cette année le prix de la catégorie Musique populaire.
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Martin Nauer: «Mes morceaux, je les compose avec mes tripes»

Martin Nauer a commencé à jouer de l’accordéon à l’âge de 5 ans. (Photo: Monika Nussbaumer)

C’est en vélomoteur que Martin Nauer se rendait à Meierskappel où Walter Grob lui enseignait de nouvelles techniques de doigté sur son accordéon. Dès qu’il le pouvait, il écoutait les morceaux de ses modèles car c’est à l’oreille qu’il a appris tout ce qu’il sait aujourd’hui. En 1975,...Continuer

«Un morceau de musique ou une mélodie peuvent passer par la tête de chacun d’entre nous»

La formation Ils Fränzlis da Tschlin fait partie des trois nominés dans la catégorie Musique populaire du Prix Walo 2018. Ce groupe composé de Domenic et Curdin Janett ainsi que de leurs filles Anna Staschia, Cristina et Madlaina se produit ensemble depuis 2014 et joue essentiellement des morceaux inspirés de la «Ur-Fränzlismusig» (musique populaire du canton des Grisons) du XIXe siècle. SUISA remettra le prix de la catégorie Musique populaire lors du 44e Prix Walo. Nous avons posé des questions par écrit à Madlaina Janett, l’altiste de la formation, au sujet de leur musique, de leur travail de composition et de la nomination. Texte/entretien de Sibylle Roth

«Un morceau de musique ou une mélodie peuvent passer par la tête de chacun d’entre nous»

Ils Fränzlis da Tschlin: «Nous sommes les ambassadeurs de ces morceaux qui sont restés en Engadine au cours de leur périple au travers des salles de bal d’Europe.» (Photo: Flurin Bertschinger)

Les Ur-Fränzlis ont vu le jour au XIXe siècle avec Franz-Josef Waser, surnommé «Fränzli» (le petit Franz) en raison de sa petite taille. Ils jouaient des morceaux de musique de danse au rythme entraînant et les légendaires Fränzlis ont su garder leur notoriété jusqu’au XXe siècle. Les nouveaux Fränzlis ont été fondés en 1982 par Men Steiner et Domenic Janett. Depuis 2012, leur formation se compose d’une clarinette, d’un violon, d’un violoncelle, d’un alto et d’une contrebasse. Depuis les derniers changements survenus au sein du groupe – Cristina au violoncelle et Anna Staschia au violon ont rejoint la formation –, les femmes sont désormais majoritaires!

Madlaina Janett, la formation Ils Fränzlis da Tschlin se fait l’ambassadrice de la musique de danse de l’Engadine depuis de nombreuses décennies. Quelle est, chez vous, la proportion entre œuvres traditionnelles et compositions propres?
Madlaina Janett, Ils Fränzlis da Tschlin: Lorsque nous élaborons un programme pour un concert, nous veillons à ce qu’il y ait un bon équilibre entre les nouvelles compostions – les nôtres ou celles d’autres compositeurs – et les morceaux dansants traditionnels et connus. Nous ne voulons cependant en aucun cas rénover ou renouveler la tradition. Notre souhait est plutôt de créer une belle dramaturgie pour le concert, de proposer de la variété, tout en surprenant le public par quelques sonorités inattendues. Lorsque nous jouons pour des soirées de danse – ce qui arrive hélas de moins en moins souvent –, nous faisons la part belle aux morceaux traditionnels car ils sont généralement plus dansants que les nouvelles compositions qui sont elles écrites pour les concerts.
Nous souhaitons toutefois ajouter encore un mot sur le terme «ambassadeurs de la musique de danse de l’Engadine»: nous ne nous attribuons pas du tout ce rôle. D’une part parce que nous ne jouons que très rarement pour des événements dansants et, d’autre part, parce qu’il n’est quasiment pas possible de dire ce qu’est exactement la «musique de l’Engadine». Nos modèles, les Ur-Fränzlis du XIXe siècle, ne venaient pas de l’Engadine. Ils étaient originaires de Suisse centrale et ils jouaient toutes sortes de musiques différentes: des airs populaires, des mélodies d’opérettes et même des valses transmises de génération en génération. Et si l’on se penche d’un peu plus près sur ces morceaux «transmis», on constate souvent que ceux-ci ont connu une véritable odyssée au travers des salles de bal de la région des Alpes et qu’il n’est dès lors absolument pas possible de dire si un morceau vient de l’Engadine, du Burgenland, voire d’Italie. Nous sommes alors tout au plus les ambassadeurs des morceaux restés en Engadine tout au long de leur périple au travers des salles de bal d’Europe et qui ont simplement été développés dans le style des musiciens locaux.

Comment travaillez-vous lorsque vous composez de nouveaux morceaux? Vos œuvres sont souvent composées par une seule personne; chacun a-t-il sa manière de faire?
Chaque membre de la famille compose de manière bien différente: Curdin et Domenic écrivent des compositions et des arrangements sur commande et pour différentes formations. La jeune génération travaille de manière plus spontanée: quand quelque chose nous passe par la tête, on le note. Lorsque nous créons les programmes des Fränzlis, nous n’avons généralement aucune pression pour ce qui est de composer de nouveaux morceaux. Un morceau de musique ou une mélodie peuvent passer par la tête de chacun d’entre nous. On présente alors le morceau ou un extrait lors de la prochaine répétition et on fait des essais tous ensemble pour voir si la mélodie convient au style de notre formation ou non. Nous procédons d’ailleurs de la même manière lorsque nous reprenons des œuvres de compositeurs qui ne font pas partie de notre formation.

Les deux musiciens les plus âgés et les deux plus jeunes de votre groupe sont membres de SUISA, alors que vous et Cristina ne l’êtes pas. Comment cela se fait-il? Ne participez-vous pas aux compositions?
La raison est plus simple que cela: Cristina et moi sommes un peu paresseuses et le sujet SUISA ne faisait pas partie de nos priorités.
De plus, avec deux compositions chacune, il ne nous semble pas encore urgent de devoir les déclarer à SUISA. Mais cela ne va pas tarder …

Quelle est la signification pour vous de la nomination au Prix Walo?
Je vais vous répondre très franchement: nous nous demandons encore comment on a pensé à nous.
Jusqu’à présent, nous avions associé le Prix Walo au monde de la télévision, du spectacle, des paillettes et des costumes folkloriques et sûrement pas à une formation comme la nôtre qui se produit essentiellement dans de petites salles, sans amplificateur et avec des tenues noires.
Mais cela nous fait naturellement très plaisir que l’on ait pensé à nous et que l’on nous perçoive de manière positive, et ce même si nous ne correspondons pas vraiment au monde du spectacle et du divertissement.

www.fraenzlis.ch, site Internet Ils Fränzlis da Tschlin
www.prixwalo.ch, site Internet du Prix Walo

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«De nombreux éléments de notre musique populaire viennent du classique»

Dani Häusler est l’un des trois nominés dans la catégorie Musique populaire du Prix Walo 2018. Il a commencé très tôt à jouer de la clarinette. Aujourd’hui, il est actif dans plusieurs formations musicales. SUISA remettra le prix de la catégorie Musique populaire lors du 44e Prix Walo. Nous avons posé des questions par écrit à l’artiste. Texte/entretien de Sibylle Roth

Dani Häusler: «De nombreux éléments de notre musique populaire viennent du classique»

Le clarinettiste Dani Häusler est l’un des plus jeunes artistes récompensés par la «Clé de sol d’or». (Photo: Pit Bühler)

Dani Häusler a commencé à jouer de la clarinette et du saxophone à tout juste 11 ans. Très vite, il s’est produit avec son premier groupe: les Gupfbuebä. Il a étudié la musique classique et marqué de son empreinte la musique populaire moderne avec les formations Pareglish et Hujässler. C’est en 1987 que Dani Häusler rejoint SUISA. Il enseigne la clarinette, officie comme rédacteur pour la musique populaire auprès de la SRF, et enseigne également à la Haute école de Lucerne. L’année dernière, il a été distingué par la Clé de sol d’or.

Dani Häusler, vous avez étudié la musique classique et fait des arrangements de ce genre musical pour la musique populaire, les «Ländlerische Tänze» de Mozart par exemple. Comment mariez-vous ces deux genres musicaux?
Dani Häusler: De nombreux éléments de notre musique populaire viennent du classique. Pour ce qui est des notes, les danses de Mozart peuvent quasiment être reprises telles quelles. C’est dans l’interprétation que réside la différence: les musiciens classiques jouent de manière plus soignée, alors que l’interprétation des musiciens populaires est plus brute. C’est cela que je trouve si fascinant.

Vous vous consacrez aussi bien à la musique populaire moderne qu’à la musique traditionnelle. Comment différenciez-vous ces deux genres musicaux et que préférez-vous: composer de nouveaux morceaux ou interpréter de la musique traditionnelle?
De manière générale, la «nouvelle» musique populaire est plus exigeante. Beaucoup de choses sont orientées sur une situation de concert. La musique populaire traditionnelle rend plutôt hommage aux moments de convivialité comme lorsqu’on mange, boit ou danse ensemble. On peut composer de façon moderne ou traditionnelle, mais ce qui est «nouveau» implique généralement plus de travail. Depuis quelques années, je n’ai malheureusement plus suffisamment de temps pour cela.

Vous êtes rédacteur pour la musique populaire auprès de la station de radio Musikwelle. Qu’en est-il actuellement de la musique populaire en Suisse?
Elle se porte bien! Mais certains styles plus que d’autres: les formations d’accordéon schwyzois sont plébiscitées alors que les ensembles d’instruments à vent ont nettement moins de succès. Mais en fin de compte, c’est avant tout le public qui fait défaut. Les grands événements sont certes en plein boum, mais des soirées de musique populaire organisées dans des restaurants sont de plus en plus difficiles à réaliser.

Quelle est la signification pour vous de la nomination au Prix Walo?
Je me réjouis – mais cela ne va pas changer ma vie!

www.danihaeusler.ch, site Internet de Dani Häusler
www.prixwalo.ch, site Internet du Prix Walo

Le gala de la 44e cérémonie du Prix Walo aura lieu le 13 mai 2018 aux studios TPC à Zurich et sera retransmis en live sur Star TV à partir de 20 heures. Le Prix Walo récompense des artistes suisses dans différentes catégories. L’objectif du Prix Walo est l’encouragement de la branche du spectacle suisse en général, mais aussi la promotion des artistes de la relève dans le secteur du divertissement. SUISA soutient financièrement le Prix Walo et remettra cette année le prix de la catégorie Musique populaire.
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Dani Häusler est l’un des trois nominés dans la catégorie Musique populaire du Prix Walo 2018. Il a commencé très tôt à jouer de la clarinette. Aujourd’hui, il est actif dans plusieurs formations musicales. SUISA remettra le prix de la catégorie Musique populaire lors du 44e Prix Walo. Nous avons posé des questions par écrit à l’artiste. Texte/entretien de Sibylle Roth

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Dani Häusler a commencé à jouer de la clarinette et du saxophone à tout juste 11 ans. Très vite, il s’est produit avec son premier groupe: les Gupfbuebä. Il a étudié la musique classique et marqué de son empreinte la musique populaire moderne avec les formations Pareglish et Hujässler. C’est en 1987...Continuer

«Le Petit Prix Walo est un grand succès pour Seerugge Feger»

Originaire du canton de Thurgovie, le groupe Seerugge Feger a remporté le Petit Prix Walo 2015 dans la catégorie musique folk. Philipp Manser, le compositeur du groupe, a récemment rejoint SUISA. Découvrons la «patte Feger» et ses particularités. Texte de Manu Leuenberger

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Philipp Manser dans la salle de répétition de Seerugge Feger: au sous-sol de la maison familiale, le groupe se retrouve chaque semaine pour peaufiner ses chansons. (Photo: Manu Leuenberger)

«Remporter le Petit Prix Walo est un autre grand succès pour Seerugge Feger», déclare Philipp Manser. Il est le chanteur principal du quartet et joue du schwyzerörgeli aux côtés de son frère Fabian Manser (chant, percussion) ainsi que son cousin Tobias Manser (chant, schwyzerörgeli) et Sandro Holenstein (chant, guitare basse). Les membres du groupe Seerugge Feger, tous âgés de 23 à 25 ans, ont remporté le Petit Prix Walo 2015 dans la catégorie musique folk.

Ce succès ne se limite pas au trophée en forme d’étoile, qu’ils ont reçu lors de la finale qui s’est tenue en décembre 2015 à Birr, dans le canton d’Argovie, et «qui leur permet de garder un souvenir de cette expérience». La participation au concours de jeunes talents leur a également permis de nouer des contacts avec des personnes de l’industrie de la musique. «De plus, ce concours nous a permis d’apparaître dans les médias», se réjouit Philipp Manser. «Nous allons également nous rendre au gala du ‹grand› Prix Walo où nous pourrons également nous produire.»

Tout commence avec le texte

Lors de la finale du Petit Prix Walo, Seerugge Feger a donné le meilleur de lui-même avec le morceau «Alles was i bruch», écrit et composé par Philipp Manser. «J’étais particulièrement ravi d’avoir convaincu le jury avec un morceau que j’ai moi-même écrit», déclare le jeune homme de 23 ans.

Lors de sa création cinq ans plus tôt, le groupe s’appelait Seerugge-Trio. C’est en devenant un quartet que le groupe a été rebaptisé Seerugge Feger. Sur leur site Internet, les fonctions des membres du groupe sont clairement définies. Fabian est responsable des réservations, Sandro s’occupe des finances, Tobias prend en charge tout ce qui a trait à la technique et Philipp compose les chansons.

«Mon cousin et mon frère apprécient mes morceaux en suisse allemand», affirme Philipp Manser. «La plupart de mes idées sont accueillies avec un bel enthousiasme.» C’est avec le texte que l’auteur de Seerugge Feger commence un nouveau morceau. Le texte apporte à la chanson une atmosphère, une ambiance. Vient ensuite la mélodie, qui sert alors de base à la réalisation de l’accompagnement et de l’arrangement.

Le schwyzerörgeli remplace la guitare

Chaque lundi, le groupe se retrouve pour répéter. Les cartons d’œufs soigneusement collés au plafond témoignent de l’enthousiasme du groupe pour le travail manuel lors de l’aménagement de la salle de répétition au sous-sol de la maison familiale, où Philipp Manser et son frère habitent encore avec leurs parents dans une zone rurale du canton de Thurgovie.

Pendant les répétitions, les membres du groupe écoutent les idées musicales liées aux textes. «Après quelques mesures, je vois sur leurs visages si l’idée est bonne ou pas», explique Philipp Manser. Les idées qui ont plu sont développées ou bien des modifications sont apportées par le groupe pour adapter le morceau.

«Nous souhaitons que nos chansons témoignent de l’emblématique ‹patte Feger›, déclare le compositeur. «Par principe, nous utilisons le schwyzerörgeli plutôt que la guitare, dans la mesure du possible. Associé à la batterie et à la basse, il crée ainsi un groove particulier.» Leur musique doit avoir un son moderne, voilà l’objectif revendiqué par les quatre musiciens, qui affichent sur leur site Internet leur préférence pour les groupes Coldplay, AC/DC et Status Quo.

Des apparitions à la télévision et au Vatican

La «patte Feger» est de plus en plus reconnue dans le monde de la musique folk. «Nous avons déjà pu vivre des choses extraordinaires grâce au groupe», raconte Philipp Manser. Il se souvient volontiers de leur prestation sur le plateau de «Samschtig-Jass» à la télévision suisse, au Vatican lors de la fête de la Garde Suisse le 1er août, et bien évidemment lors du concours de jeunes talents du «Musikantenstadl», grâce auquel ils ont pu se produire fin 2014 au Gala télévisé «Silvesterstadl» à Graz.

Dans le cadre de son apparition au «Silvesterstadl», Seerugge Feger a pu enregistrer son premier album. Cet album «Made in Switzerland» a été réalisé en collaboration avec le producteur Uwe Alternuied, l’ex-joueur de synthé de Klostertaler. Il est disponible depuis 2015. Un nouvel album est actuellement en préparation.

Une adhésion à SUISA par hasard

Philipp Manser a reçu son premier schwyzerörgeli de la part de son oncle, qui le lui a offert alors qu’il n’était qu’un petit garçon et lui a également donné ses premières leçons. Il a ensuite suivi des cours au conservatoire durant de nombreuses années. Il se souvient avoir composé ses premiers morceaux pour la Formation Die jungen Manser Buebe à l’âge de 16 ou 17 ans.

Philipp Manser a rejoint SUISA enautomne 2015. «C’était une erreur», explique-t-il. «Nous avons supposé que la maison de disques m’avait inscrit depuis longtemps». C’est lorsqu’il a pris contact avec SUISA qu’il a constaté qu’il n’était pas inscrit. Il a alors adhéré à SUISA.

Depuis, il a reçu le premier décompte de SUISA au printemps. Les montants versés ne lui permettent pas d’entreprendre grand chose. Contester les subventions des musiciens n’est pour l’instant pas sujet à débat selon lui.

Le Petit Prix Walo, une étape de plus pour Seerugge Feger

«Nous nous demandons parfois comment nous réagirions si le groupe avait la chance de percer véritablement», déclare Philipp Manser. Pour l’instant, les membres du groupe ont tous une profession et ne se consacrent à la musique que pendant leur temps libre.

Depuis la sortie de leur premier album l’année dernière, le groupe se produit sur scène en moyenne trois à quatre fois par mois. Les demandes de concert sont plus nombreuses, mais les musiciens ne peuvent malheureusement pas toutes les satisfaire, et ceci par manque de temps. «Nous sommes bien occupés et satisfaits de la situation actuelle», affirme Philipp Manser. Les membres du groupe Seerugge Feger avancent pas à pas dans leur carrière musicale. Le Petit Prix Walo 2015 constitue une étape supplémentaire de leur parcours.

Site officiel du groupe: www.seeruggefeger.ch

Le Prix Walo est décerné depuis 1974 par les membres de l’association Show Szene Schweiz. Ce prix distingue les artistes suisses à succès dans différents domaines: pop/rock, hip hop, jazz/blues, musique de fanfare, cabaret/comédie, productions cinématographiques, théâtrales et télévisuelles et leurs acteurs. La 42e édition de remise du Prix Walo aura lieu le dimanche 8 mai 2016 au Kongresshaus de Zurich et sera retransmis en direct sur Star TV. SUISA soutient l’association Show Szene Schweiz.

Le tremplin du Prix Walo et le Petit Prix Walo sont destinés à promouvoir les talents suisses de Show Szene. Retrouvez toutes les informations concernant les inscriptions aux événements du tremplin du Prix Walo 2016 sur le site Internet du Prix Walo.

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Philipp Manser dans la salle de répétition de Seerugge Feger: au sous-sol de la maison familiale, le groupe se retrouve chaque semaine pour peaufiner ses chansons. (Photo: Manu Leuenberger)

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Au revoir Jörg Schneider!

Jörg Schneider était, sans conteste, l’un des acteurs les plus appréciés de Suisse. De plus, il travaillait également comme metteur en scène, a prêté sa voix au personnage de «Kasperli» et a écrit des contes et des comédies musicales. Il était membre SUISA depuis longtemps, en tant que parolier de plus de 200 chansons, dont il écrivait parfois la musique. Jörg Schneider est décédé à la fin août 2015, à l’âge de 80 ans. Hommage par Monika Kaelin, contributrice invitée

Joerg Schneider Portrait

Jörg Schneider en 2013; il a écrit les paroles de nombreuses chansons et en a parfois composé la musique. (Photo: Christoph Kaminski)

Il a dû nous quitter bien trop tôt. Lui qui se nourrissait toujours sainement, évitait les excès et consacrait son énergie aux planches, qui étaient son monde. Jörg Schneider était un véritable perfectionniste; il a traduit de nombreuses pièces de l’anglais et du bon allemand en suisse-allemand, a écrit plus de 200 textes de chansons, a joué le rôle principal dans toutes ses pièces de boulevard autoproduites, a connu un grand succès dans plusieurs séries TV comme «Polizischt Wäckerli» et «Motel», a été très convaincant dans la série à succès «Lüthi und Blanc» où il jouait le rôle du comptable Oskar Wehrli, a été metteur en scène à l’occasion, a écrit des contes et des comédies musicales, a prêté sa voix au personnage de «Kasperli» et a dû soudain faire face à un cancer incurable, après 55 ans de présence sur les scènes.

Cette lutte n’a pas été facile pour cet artiste d’exception, vif et appréciant le travail, qui a tout d’abord suivi une formation d’enseignant, puis de comédien professionnel, en se consacrant tout d’abord au classique, avant de finalement trouver un large public du côté de la «muse légère» et en enthousiasmant pendant des décennies des millions de téléspectateurs suisses.  Acteur populaire, il était un homme de théâtre sur scène et dans les coulisses, actif dans les différents domaines de l’écriture, de la production et de la mise en scène. Ce Zurichois «pur beurre» était jovial par nature. Lorsque quelque chose le dérangeait, il réglait l’affaire au moyen d’un mot sarcastique accompagné d’un grand rire.

Artiste polyvalent d’exception

La polyvalence de l’artiste d’exception qu’était Jörg Schneider se révèle de manière impressionnante lorsqu’on jette un œil sur son parcours artistique très dense. Aux côtés de Ruedi Walter, Jörg Schneider est apparu dans la peau de Wladimir lors d’une représentation très remarquée de la fameuse pièce de Beckett «En attendant Godot», dans une adaptation en dialecte d’Urs Widmer. Il joua également dans de nombreuses autres pièces classiques au Sommertheater de Winterthour et au Freilufttheater Hohe Promenade de Zurich.

C’est en 1963 que commença sa carrière à la télévision; jeune comédien, il joua alors dans «Vico, ist’s wahr?» et eut ainsi l’occasion de se produire dans différents endroits de Suisse aux côtés de Vico Torriani. Il perça véritablement en 1966 grâce à «Polizischt Wäckerli», à la fois pièce radiophonique, spectacle sur scène et série TV.

Ce qui rend Jörg Schneider le plus inoubliable, ce sont probablement les 41 histoires de Kasperli qu’il a écrites et qui ont enthousiasmé des générations d’enfants. Elles ont beaucoup de succès aujourd’hui encore. De nombreux spectacles de contes et comédies musicales pour enfants ont été montés avec sa participation par la Märchenbühne de Zurich et par l’Opéra de Zurich.

A Zurich, il travailla également pour le Schauspielhaus, le Corso-Theater, le Theater am Hechtplatz et surtout pour le Bernhard-Theater. À l’occasion de la comédie musicale «Z wie Züri», j’eus en 1976 l’opportunité de me produire pour la première fois à ses côtés, en tant qu’actrice et chanteuse. Lors de ce travail, Jörg me donna de nombreux conseils et m’expliqua par exemple comment raconter une histoire pour que l’effet de la chute soit garanti. Ses conseils furent pour moi la meilleure des écoles, et j’eus la chance de pouvoir les appliquer directement sur scène.

Un parcours de vie grandiose

De nombreuses pièces suivirent ensuite, à un rythme soutenu. Jörg Schneider les présenta avec sa troupe au Bernhard-Theater puis en tournée en Suisse. En 2014, il proposa pour sa tournée d’adieux le spectacle tragi-comique «Häppi Änd», en dialecte. Pour des raisons de santé, il fut malheureusement contraint d’écourter cette tournée. Durant cette période difficile où il dut faire face à des douleurs, il travailla encore vaillamment avec Matthias Gnädinger, lui aussi décédé récemment, pour le film «Usfahrt Oerlike», du réalisateur Paul Riniker. Le film a obtenu le Prix du Public aux 50e Journées de Soleure, lors desquelles l’œuvre grandiose de Jörg Schneider a été saluée par une standing ovation. Jörg Schneider a reçu deux fois le Prix Walo: en 1995 en tant qu’acteur et 2014 pour l’ensemble de son œuvre.

Sa dernière œuvre date de mars 2015; il s’agit d’une autobiographie intitulée «Äxgüsi». Après une période de souffrance face au cancer, Jörg Schneider s’est endormi paisiblement le 22 août 2015 dans les bras de sa chère épouse Romy, à son domicile de Wetzikon, libéré de ses douleurs et le sourire aux lèvres. Il était un homme bon et va beaucoup manquer aussi bien à son public qu’à nous, collègues du monde du théâtre. Merci, cher Jörgli, pour tout ce que tu nous as offert tout au long de ta vie, avec joie, amour et engagement.

Bien à toi
Monika Kaelin

Monika Kaelin est compositrice, parolière, chanteuse, entertainer et animatrice, mais aussi organisatrice dans le domaine du théâtre et de la musique ainsi qu’organisatrice d’événements de manière générale, Présidente de l’association Show Szene Schweiz et productrice TV du Prix Walo. De 1999 à 2015, elle a été membre du Conseil de SUISA.

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Jörg Schneider était, sans conteste, l’un des acteurs les plus appréciés de Suisse. De plus, il travaillait également comme metteur en scène, a prêté sa voix au personnage de «Kasperli» et a écrit des contes et des comédies musicales. Il était membre SUISA depuis longtemps, en tant que parolier de plus de 200 chansons, dont il écrivait parfois la musique. Jörg Schneider est décédé à la fin août 2015, à l’âge de 80 ans. Hommage par Monika Kaelin, contributrice invitée

Joerg Schneider Portrait

Jörg Schneider en 2013; il a écrit les paroles de nombreuses chansons et en a parfois composé la musique. (Photo: Christoph Kaminski)

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Les succès intemporels de Beny Rehmann lui survivront

Beny Rehmann, trompettiste, bandleader et compositeur suisse très apprécié, est décédé en décembre dernier à l’âge de 78 ans. Parmi ses compositions, plusieurs vont continuer à faire leur chemin et perpétuer son héritage musical: «Schiffsfeger-Polka», «Oh Katharina», «Morgenmuffel» ou encore «Jeden Tag geht die Sonne auf». Hommage par Hans «Housi» Bracher, rédacteur invité

Beny-Rehmann-Trompete

Beny Rehmann, décédé en décembre 2014, était membre de SUISA depuis 1967. (Photo: StudioArt.ch)

Beny Rehmann naquit le 11 septembre 1936 à Kaisten (AG); il était l’avant-dernier d’une fratrie de treize enfants. A 16 ans, il commença à jouer de la trompette, instrument offert par son frère. Il fit son école de recrue dans la fanfare, où Georges Hofer décela son talent de soliste, et rejoignit alors la Musikgesellschaft Strengelbach (MGS).

Avec son quatuor «Die lustigen Tiroler Musikanten», il donna son premier concert lors de la Saint-Silvestre 1962/63. Avec des morceaux tels que «Tanz beim Dorfwirt» ou «Die Dorfschöne» (signé Slavko Avsenik), le succès fut au rendez-vous. Beny avait entendu à la radio un concert donné par les «Original-Oberkrainern» et son enthousiasme fut si grand qu’il me demanda de jouer avec lui cette musique tellement épatante. A l’époque, rares étaient en Suisse les personnes connaissant cette musique si entraînante trouvant son origine dans le folklore slovène.

Le succès avec ses propres compositions

Encouragé par le succès rencontré lors de la Saint-Silvestre 1962/63, Beny Rehmann se mit à composer. Il veilla à mettre en évidence un style personnel, avec notamment des enchaînements d’accords n’apparaissant pas dans la musique folklorique slovène.

Beny-Rehmann-Tiroler-Musikanten

L’une des premières photos du quatuor «Die lustigen Tiroler Musikanten»: avec de gauche à droite, Beny Rehmann, Ueli Aebi et Albert König ; et devant, Housi Bracher (Photo: DR / archives privées Hans Bracher, 1963)

En 1965, il participa avec «Die lustigen Tiroler Musikanten» au «Blick-Festival», bien connu à cette époque. Lors de la finale au Kursaal de Berne, le groupe prit la troisième place derrière Paola del Medico et le Eugster-Quartett. De premiers enregistrements s’ensuivirent.

Beny rebaptisa son groupe «Beny Rehmann Quintett», agrandit la formation pour en faire un sextuor, élargit la palette de genres musicaux joués, et adopta finalement le nom de «Beny Rehmann Showorchester».

4000 concerts!

Avec près de 4000 apparitions en directe, à la radio et à la télévision (SRF, ORF, ZDF, ARD), et notamment huit présences au Musikantenstadel avec Karl Moik, il constitua l’un des piliers du monde du spectacle de cette époque.

Dans le monde du spectacle, Beny Rehmann fut un pionnier en son domaine. Au milieu des années 80, alors que plusieurs agents prédisaient un échec pour sa série de concerts, il se lança dans une tournée d’automne avec vingt dates dans les salles suisses les plus connues. Au final: des salles combles et un public enthousiaste!

Certains hits de Beny Rehman sont devenus des classiques

Ses enregistrements eurent un succès retentissant: 16 disques d’or, 7 disques de platine et 1 double disque de platine. En 1984, il reçut le Prix Walo de la meilleure showstar suisse. Il fut à nouveau distingué en 2012, par le Prix Walo d’honneur.

Ses succès intemporels vont lui survivre: «Schiffsfeger-Polka», «Dreamland», «Morgenmuffel», «Jeden Tag geht die Sonne auf», ou encore «Oh Katharina», perpétueront un riche héritage musical.

Sa trompette dorée enchantait le public

Beny Rehmann était un musicien ouvert d’esprit, sincère, modeste, mais également ambitieux et parfois tatillon. Sa famille était tout pour lui et lui apporta un grand soutien tout au long de sa carrière. Il mettait toute son âme et tout son cœur dans ses compositions. Et surtout, le jeu de Beny, brillant et sensible, avec sa trompette dorée, était et reste reconnaissable entre mille.

Beny Rehmann nous a quittés le 19.12.2014.

Merci Beny de m’avoir donné l’occasion de t’accompagner musicalement durant des décennies, et merci d’avoir offert du bonheur à des dizaines de milliers de personnes avec ta musique.

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Beny Rehmann, trompettiste, bandleader et compositeur suisse très apprécié, est décédé en décembre dernier à l’âge de 78 ans. Parmi ses compositions, plusieurs vont continuer à faire leur chemin et perpétuer son héritage musical: «Schiffsfeger-Polka», «Oh Katharina», «Morgenmuffel» ou encore «Jeden Tag geht die Sonne auf». Hommage par Hans «Housi» Bracher, rédacteur invité

Beny-Rehmann-Trompete

Beny Rehmann, décédé en décembre 2014, était membre de SUISA depuis 1967. (Photo: StudioArt.ch)

Beny Rehmann naquit le 11 septembre 1936 à Kaisten (AG); il était l’avant-dernier d’une fratrie de treize enfants. A 16 ans, il commença à jouer de la trompette, instrument offert par son frère. Il fit son école de recrue dans la fanfare, où Georges Hofer décela son talent de soliste, et rejoignit alors la Musikgesellschaft Strengelbach (MGS).

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SUISA invite aux Swiss Music Awards! 3 x 2 billets VIP à gagner!

Envie de fouler le tapis rouge aux côtés de stars? De trinquer avec vos artistes suisses préférés lors d’une After-Party? Grâce à SUISA, ces rêves peuvent devenir réalité! Répondez correctement à trois questions simples et vous participerez ainsi au tirage au sort de 3 x 2 billets VIP pour les Swiss Music Awards du 27 février 2015 au Hallenstadion de Zurich.

SUISA invite aux Swiss Music Awards

Lors des Swiss Music Awards, les musiciens les plus talentueux sont récompensés. Par la même occasion, une plateforme est offerte à de nouveaux artistes dans le but de faire connaître leur musique à un large public. (Photo: Marcel Grubenmann)

Carlos Leal, Stefanie Heinzmann et les Fantastischen Vier sont les noms de quelques artistes qui se produiront lors des Swiss Music Awards le 27.2.2015 au Hallenstadion de Zurich. A cette occasion, de nombreuses personnalités du monde suisse du spectacle seront présentes. Après le show principal, une After-Party aura lieu au Kaufleuten de Zurich avec la présence des stars.

Concours: trois questions simples sur SUISA

Et voici comment participer aux Swiss Music Awards: rendez-vous sur la page www.suisa.ch/fr/suisa/concours-sma.html et répondez correctement aux trois questions. Avec un peu de chance, vous ferez partie des trois gagnants qui pourront, avec une personne de leur choix, participer à cet événement en tant que VIP! La participation au concours est réservée aux personnes d’au moins 18 ans.

SUISA est «supporting partner» des Swiss Music Awards

Les Swiss Music Awards font partie des Prix musicaux les plus célèbres de Suisse! SUISA est «supporting partner» et soutient l’événement par l’intermédiaire de sa fondation, la FONDATION SUISA.

Accès au concours: www.suisa.ch/fr/suisa/concours-sma.html

Informations sur les Swiss Music Awards: www.swissmusicawards.ch

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  1. Giorgio Tebaldi dit :

    Guten Tag Afrodita

    Danke für die Teilnahme am Wettbewerb. Die Gewinner wurden letzte Woche ausgelost und benachrichtigt. Leider haben Sie nicht gewonnen. Vielleicht klappt es beim nächsten Mal.

    Freundliche Grüsse

    Giorgio Tebaldi / Kommunikation SUISA

  2. Afrodita dit :

    Ich hoffe ich könnte den Preis gewinnen ich habe immer mit gemacht aber habet leider nie gewonnen

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