Archive de tag: Membre SUISA

Espoir et engagement

L’année 2022 fait naître l’espoir de vaincre la pandémie et donc, surtout, d’améliorer la situation de travail pour nos membres. Des concerts de plus grande envergure devraient à nouveau être possibles cet été, et le public se montre de plus en plus intéressé à assister à des festivals et des concerts. Certains festivals et événements ont ainsi affiché rapidement complet ce printemps. Une excellente nouvelle! Par Andreas Wegelin, CEO

Espoir et engagement

Andreas Wegelin, CEO de SUISA. (Photo: Lisa Burth)

Pour la première fois en deux ans, les membres de SUISA pourront se réunir à nouveau avec le Conseil, la Direction et les collaborateurs à l’occasion de l’Assemblée générale de SUISA, le 17 juin prochain. En tant que membre avec droit de vote, saisissez cette opportunité et engagez-vous pour notre cause commune, à savoir garantir un salaire approprié pour le travail des autrices et auteurs.

Grâce à l’engagement des collaboratrices et collaborateurs de SUISA et à la bonne collaboration avec nos clientes et clients, les utilisatrices et utilisateurs de musique, l’exercice 2021 ne connaît globalement qu’une légère baisse par rapport à l’exercice record de 2019. Les plus grandes pertes ont été enregistrées pour les exécutions musicales en «live». Etant donné que les concerts ne pouvaient avoir lieu, SUISA a octroyé peu de licences et encaissé moins de redevances de droits d’auteur. Avec beaucoup de patience et d’engagement, les collaboratrices et collaborateurs ont néanmoins tout mis en œuvre pour que les utilisations de musique soient licenciées de manière aussi complète que possible. En votre nom aussi, nous leur adressons nos sincères remerciements.

Grâce à l’engagement de beaucoup d’entre vous, ainsi que de politiciennes et politiciens, il a également été possible récemment de parer une attaque contre le paiement d’une redevance. Le 8 mars 2022, le Conseil des États a définitivement rejeté l’initiative parlementaire Nantermod. Cette initiative demandait que les hôtels ne soient plus assujettis à une redevance pour la diffusion d’émissions radio et TV dans les chambres. Cela aurait privé les autrices et les auteurs d’au moins 1 million de francs de revenus.

La situation en Europe, avec la guerre en Ukraine, nous inquiète. Nous ne pouvons tolérer que les biens culturels soient détruits sans raison et que la coexistence pacifique entre les peuples soit rendue impossible. Engageons-nous pour que la musique triomphe de la barbarie ! Il est possible de soutenir nos collègues ukrainiens par le biais de l’action d’aide lancée #creatorsforUkraine, par notre association faîtière, la CISAC, et de leur donner ainsi de l’espoir.

Articles en relation
Deux ans de pandémie sans trop d’impact financier pour SUISA – nouveaux défisDeux ans de pandémie sans trop d’impact financier pour SUISA – nouveaux défis Après deux années complexes pour SUISA et les auteurs/-trices et éditeurs/-trices en raison de la pandémie mondiale de coronavirus, les temps à venir s’annoncent encore difficiles. Une guerre en Europe détruit les fondements de la cohabitation pacifique. La culture, et donc les créateurs de musique, sont appelés à jouer un rôle en tant qu’élément unificateur et pacificateur. Continuer
Réunions de printemps du Conseil et des Commissions de SUISARéunions de printemps du Conseil et des Commissions de SUISA Le Conseil de SUISA et ses Commissions ont tenu leurs séances de printemps les 11 et 12 avril 2022. Après une longue pause, ils se sont réunis pour la première fois au complet en présentiel au siège de SUISA à Zurich. Continuer
Encore plus d’efficacité et un retour progressif à la vie normale Encore plus d’efficacité et un retour progressif à la vie normale «Une crise est un moment productif, pour autant qu’on sache en éliminer l’arrière-goût de catastrophe». Cette citation de l’écrivain suisse Max Frisch aurait bien convenu comme fil conducteur pour les objectifs de SUISA au cours des deux dernières années. Aujourd’hui, on peut constater que la collaboration avec nos clients a été renforcée et que l’efficacité augmente de manière constante en ce qui concerne nos prestations. L’année 2022 devrait nous apporter un peu plus de normalité. Continuer
Réduire article

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

L’année 2022 fait naître l’espoir de vaincre la pandémie et donc, surtout, d’améliorer la situation de travail pour nos membres. Des concerts de plus grande envergure devraient à nouveau être possibles cet été, et le public se montre de plus en plus intéressé à assister à des festivals et des concerts. Certains festivals et événements ont ainsi affiché rapidement complet ce printemps. Une excellente nouvelle! Par Andreas Wegelin, CEO

Espoir et engagement

Andreas Wegelin, CEO de SUISA. (Photo: Lisa Burth)

Pour la première fois en deux ans, les membres de SUISA pourront se réunir à nouveau avec le Conseil, la Direction et les collaborateurs à l’occasion de l’Assemblée générale de SUISA, le 17 juin prochain. En tant que membre avec droit de vote, saisissez cette opportunité et engagez-vous pour notre cause commune, à savoir garantir un salaire...Continuer

«Nous, les compositeurs, sommes comme des chirurgiens de l’âme humaine»

Dès son plus jeune âge, le compositeur roumain Sebastian Androne-Nakanishi a suscité un vif intérêt international. En 2019, il s’est installé en Suisse et a récemment adhéré à SUISA. Texte de Markus Ganz, contributeur invité

Sebastian Androne-Nakanishi: «Nous, les compositeurs, sommes comme des chirurgiens de l’âme humaine»

Nouveau membre SUISA: Sebastian Androne-Nakanishi. (Photo: Markus Ganz)

La musique de Sebastian Androne-Nakanishi est difficile à cerner. Né en 1989, le Roumain compose aussi bien des pièces orchestrales, de la musique de chambre ou des œuvres chorales, que des bandes originales de films, de jeux et même de pièces de théâtre. Il est «un véritable talent capable d’allier polyvalence et créativité», peut-on lire dans l’argumentaire de la distinction «Composer Of The Year 2022» décernée par les «International Classical Music Awards». Parmi ses nombreux Prix figure également le «Golden Eye» de la Compétition internationale de musique de films, remporté pour la bande originale du court métrage d’animation «Happiness», auquel ont concouru quelque 304 compositeurs originaires de 44 pays.

Pourtant, lors de notre entretien, Sebastian Androne-Nakanishi fait preuve d’une étonnante modestie frisant l’humilité. «Parfois, je me sens tout petit à côté des géants de la composition qui me précèdent et dont nous analysons régulièrement les œuvres dans le cadre de notre formation. Il se sent également parfois intimidé lors des festivals de musique contemporaine, mais au début seulement. «Il arrive que des compositeurs, qui me sont parfaitement inconnus, m’exposent de si savantes théories que j’ai hâte de les appliquer à mon tour. Mais en écoutant leur musique, je trouve qu’ils ignorent trop les notions d’âme, d’inspiration ou de sentiment, avec pour conséquence, bien souvent, aucune communication. L’antithèse même de ce que doit être la musique!»

En quête d’authenticité

Une affirmation conforme à son credo selon lequel il ne faut pas être en quête d’originalité, mais d’authenticité. «Ce n’est pas tant la recherche de nouveauté sonore qui m’anime, mais celle d’une expression musicale la plus sincère, la plus éloquente et la plus parlante qui soit» Stravinsky n’a-t-il pas dit un jour, à propos de la poésie musicale, que l’originalité complète était un monstre? Pour Sebastian Androne-Nakanishi, l’originalité a quelque chose de malhonnête, car elle n’est autre qu’un moyen d’arriver à ses fins, un outil pour avoir du succès. «À l’inverse, l’authenticité implique de faire preuve d’honnêteté – au sens d’une découverte de soi soulevant des questions. Qui suis-je? Qui suis-je dans ma relation avec les autres. Pourquoi est-ce que je compose de la musique, alors que d’autres sauvent des vies?»

Depuis sa première année d’étude en Roumanie, de telles questions ne cessent de l’animer. «Un de mes professeurs, Dan Voiculescu, disait que nous, les compositeurs, étions comme des chirurgiens de l’âme humaine. Une assertion certes un peu trop poétique pour moi, mais je ne compte plus les gens qui viennent me voir après l’exécution d’une de mes œuvres et reconnaissent que la musique les a émus, avec certains qui en ont parfois les larmes aux yeux. Ce type de réaction est l’une des principales raisons pour lesquelles je continue à écrire de la musique, et c’est peut-être d’ailleurs ce qui fait son authenticité.» Il ne cache pas que, pour lui, la composition a aussi un côté hédoniste. «Bien sûr, j’aime le petit frisson que procure la découverte. Pour moi, composer est comme écrire une histoire qui s’épanouirait devant moi.»

Toute composition mérite salaire

Pour Sebastian Androne-Nakanishi, composer est aussi un combat pour «trouver un sens à quelque chose qui, financièrement, n’est guère lucratif. La vie de bohême n’a fonctionné que jusqu’à ce que je me marie, fonde une famille et m’installe dans le pays le plus cher du monde». Il lui a donc fallu trouver une solution sérieuse pour toucher des droits d’auteur. «En tant que compositeur, les revenus provenant des droits d’auteur que l’on perçoit au titre de l’exécution de sa musique sont indispensables. Après avoir réalisé plusieurs projets en Suisse et discuté avec des collègues également membres de SUISA, j’ai réalisé que je voulais aussi y adhérer.»

Compte tenu du coût important de la vie en Suisse, la pression est grande pour accepter des compositions sur commande, nous explique le jeune Roumain dans son petit studio, où les bruits stridents de la clinique dentaire située à l’étage d’en dessous retentissent. «Je travaille parfois sur cinq ou six projets à la fois, comme c’est le cas en ce moment. C’est de la folie». Au risque de rogner sur l’authenticité, ce qu’il déteste par-dessus tout. «Il est à mes yeux essentiel de créer un lien avec la personne pour qui je travaille. S’il s’agit de la bande originale d’un film ou de la musique d’une pièce de théâtre, il en résulte une sorte de ping-pong avec le réalisateur. S’il s’agit d’un pure morceau pour un concert, les choses se corsent, car je dois jouer au ping-pong seul.»

Le cauchemar de Sebastian Androne-Nakanishi serait de s’ennuyer avec sa musique ou de compenser une lacune par des effets de composition. «Après une formation si poussée, je maîtrise tellement de techniques que je n’ai aucun problème à faire retentir quelque chose de complexe». En effet, il n’a non seulement étudié la composition en Roumanie, en Grande-Bretagne et en France, mais il est actuellement titulaire d’un second master à la Haute Ecole d’Art de Zurich («Composition pour le cinéma, le théâtre et les médias») et a assisté à d’innombrables «masterclasses» de compositeurs célèbres. «Mais ce qui me plaît le plus, c’est d’associer complexité et simplicité, sans pour autant tomber dans la facitilé. Autrement dit, réunir la force de la sobriété avec tout ce que nous avons accumulé en un siècle de musique contemporaine.»

Diversité de la musique contemporaine

Ce qui est fondamental pour Sebastian Androne-Nakanishi, c’est que sa musique fasse réagir les auditeurs, qu’ils ne restent pas indifférents. «Dans certains cas, ils ont même le droit de se mettre un peu en colère. En colère parce qu’ils ressentent quelque chose, quelque chose qui les touche au plus profond de leur être.» Cet artiste roumain n’est certes pas un tenant radical de la Neue Musik, mais il a quand même utilisé le son d’une tronçonneuse dans son œuvre orchestrale intitulée «Tektonum». «Je ne l’ai pas fait pour étonner ni provoquer le public. À cet instant précis, il s’agissait au contraire de représenter la fin du monde en musique; toute la pièce est inspirée d’idées sur la naissance et l’évolution du monde. Et finalement je me devais de représenter la nature humaine. C’est alors que, par hasard, j’ai trouvé ce bruit de tronçonneuse dans ma bibliothèque d’instruments. Alors, je me suis dit qu’il symbolisait bien ce que nous faisons.»

Sebastian Androne-Nakanishi semble avoir littéralement absorbé les innombrables possibilités d’expression offertes par la musique contemporaine. Face à cette diversité, on se demande ce qu’il y a de typique dans ses compositions, si des traits la caractérisent, si elle renferme quelque chose d’unique. Le compositeur hésite un instant avant de répondre. «Vous me demandez quel est mon style. En Roumanie, je trouvais déjà le mot angoissant. Je ressentais comme une forme de pression académique me poussant à trouver ‹ma propre voix›. Déjà à l’époque, je détestais cette expression. Elle m’imposait d’être catalogué, de coller à ma musique une étiquette de type ‹post-structuraliste›, ‹influencée par Boulez› ou que sais-je encore. J’avais l’impression de devoir choisir quelque chose et de m’y cantonner. Or, ce n’est vraiment pas mon truc. Je veux pouvoir tout faire, être libre. Si le recours à plusieurs styles pousse inévitablement à être perçu comme ‹éclectique› ou ‹inconstant›, seul le temps nous dira si le caractère plutôt péjoratif de ces qualificatifs était justifié.»

La musique de Sebastian Androne-Nakanishi ressemblerait à des montagnes russes, lui aurait dit un jour son professeur Joe Cutler. «C’était vrai jusqu’à il y a environ deux ans. Dans le cadre de mon projet de master à Zurich, certains professeurs m’ont invité à remettre en question beaucoup de mes habitudes. Un m’a même dit un jour: ‹Sebastian, certaines de tes pièces sont très impressionnantes, mais elles ne m’émeuvent pas.› La remarque était certes un peu choquante, mais elle aura eu le mérite de remettre en cause pas mal de choses.» Il a notamment pris conscience que, parfois, il voulait simplement satisfaire ses professeurs. «Stephan Teuwissen qui, à Zurich, était mon professeur de dramaturgie musicale, m’a confié: ‹Cesse de rechercher ton père. Je ne veux pas de disciples, je veux des contradicteurs.› Je dois donc chercher ma propre musique comme il me convient et trouver la liberté de me réinventer sans cesse. Et si cela implique de passer d’un style à l’autre, alors qu’il en soit ainsi. Mais si quelqu’un me demande quel est mon style, je lui répondrai que le style est l’exigence inhérente à chaque pièce.»

www.sebastianandrone.com, site officiel de Sebastian Androne-Nakanishi

Articles en relation
Christian Henking: «Les compositeurs sont d’éternels débutants»«Les compositeurs sont d’éternels débutants» | avec vidéo Dans sa composition pour le projet «Réflexions suisses sur Beethoven», Christian Henking se réfère à la mélodie de la chanson populaire suisse utilisée par Beethoven. Dans chacune de ses six variations, il applique des principes différents. Continuer
Nouveautés pour le service des Membres de SUISANouveautés pour le service des Membres de SUISA Depuis des années, SUISA développe son offre en ligne notamment pour les auteurs et les éditeurs de musique. Le mot clé est le libre-service : les membres doivent être en mesure de consulter tous les services en ligne de SUISA en toute facilité. Cela permet non seulement aux membres de gagner du temps, mais aussi d’accroître l’efficacité de SUISA et donc de répartir plus d’argent aux ayants droit. Les conditions d’adhésion seront également modifiées en 2022. Continuer
Michael Künstle: «Orchestral Spaces», ou quand la musique devient perceptible spatialement«Orchestral Spaces», ou quand la musique devient perceptible spatialement Dans son travail, le compositeur Michael Künstle s’intéresse à l’interaction entre la dramaturgie sonore et les sons dramaturgiques. À présent, le Bâlois de 27 ans entend franchir une étape supplémentaire dans sa recherche pour permettre aux auditrices et auditeurs de percevoir spatialement le son d’un orchestre. Continuer
Réduire article

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Dès son plus jeune âge, le compositeur roumain Sebastian Androne-Nakanishi a suscité un vif intérêt international. En 2019, il s’est installé en Suisse et a récemment adhéré à SUISA. Texte de Markus Ganz, contributeur invité

Sebastian Androne-Nakanishi: «Nous, les compositeurs, sommes comme des chirurgiens de l’âme humaine»

Nouveau membre SUISA: Sebastian Androne-Nakanishi. (Photo: Markus Ganz)

La musique de Sebastian Androne-Nakanishi est difficile à cerner. Né en 1989, le Roumain compose aussi bien des pièces orchestrales, de la musique de chambre ou des œuvres chorales, que des bandes originales de films, de jeux et même de pièces de théâtre. Il est «un véritable talent capable d’allier polyvalence et créativité», peut-on lire dans l’argumentaire de la distinction «Composer Of The Year 2022» décernée par les «International Classical Music Awards». Parmi ses nombreux Prix figure également le «Golden Eye» de la Compétition internationale de musique de films, remporté...Continuer

Endo Anaconda forever!

Le poète, compositeur et musicien Endo Anaconda est décédé le 1er février 2022. Le chanteur du groupe suisse Stiller Has, avec ses titres en dialecte bernois, était membre de SUISA depuis 1990. Hommage par Jürg Halter, contributeur invité

Endo Anaconda forever!

L’écrivain, poète et slameur Jürg Halter rend hommage à son ami Endo Anaconda dans une tribune. (Photo: Nina Rieben)

Comme Endo est décédé, mais loin d’être déjà oublié, je ne peux écrire sur le plus grand poète dialectal suisse qu’au présent. Endo Anaconda reste à jamais aussi jeune que sauvage. La vie prend parfois la forme d’un train fantôme et Endo surfe sur les vagues comme une apparition. Il swingue également en dandy chantant de manière hasardeuse, cigarette au coin des lèvres, sur la route dans son cabriolet rouge pour des tournées sans fin, quelque part entre Berne, Trub, Venise, les Alabama Hills, Olten, Vienne et Wallisellen.

Endo est un conquérant des cœurs, réconfortant contre les tumultes de l’existence et l’aigreur de l’âge. C’est un trouble-fête dansant, il se plaît à perturber chaque situation avec passion. Il anime la scène comme un véritable agitateur adolescent. Endo est une personne extrêmement sensible, attentive et intelligente. Il constate non seulement que bien des choses ne fonctionnent pas dans notre société, mais il peut aussi les nommer et les poétiser de manière incroyablement précise et douloureusement vraie à travers des paroles de chansons, des chroniques et des entretiens. Mais jamais avec des attitudes condescendantes et autoritaires, car il sait qu’il fait partie, comme nous tous, du problème de l’humanité. Endo a une conscience historique de nos abîmes. Endo brille en tant qu’inadapté au milieu des adaptés. Il est unique en tant qu’artiste. Tom Waits, Jim Morrison, Neil Young, Bob Dylan, Biggie ou Leonard Cohen lui envieraient bien des paroles de chansons. Mais le dialecte est aussi une prison … Berne est-elle partout? Non, heureusement!

La poésie d’Endo est riche de son monde, il la vit et elle le vit. Jusqu’au bout. Son art et sa poésie sont existentiels, au sens le plus beau comme au sens le plus autodestructeur. Son humour noir brille dans l’obscurité. Comme l’Aar au clair de lune. Voyez donc! L’archange Endo. Toujours trop peu ou trop, mais jamais assez.

Endo est démesuré. Aimant. En mal d’amour. Il aime ses trois enfants, il aime les femmes, il aime les gens. Endo est une étreinte généreuse, tendre et chaleureuse. Sans aucune retenue. Endo permet la blessure, montre ses plaies, sans qu’on le lui demande, joliment abîmé. Endo est une âme solitaire mais humaine. Un syndicaliste. Un agneau fou déguisé en loup qui se moque de tout. Une contradiction. Un chat grincheux. Un scout assis sur des charbons ardents. Un Gendarme. Un cowboy solitaire chevauchant contre le soleil. Aussi fugace qu’un papillon. Aussi fugace que la vie … Mais non!
Peut-être qu’Endo s’exclamerait à cet instant: «Riez donc! Riez donc enfin! Je veux enfin vous voir rire!» Il éclaterait alors à son tour de son rire chaleureux, rauque et joliment saccadé.

Oui! Dans notre chagrin, soyons reconnaissants de l’avoir côtoyé et de le savoir parmi nous, animé par sa poésie. Et parce qu’un homme comme Endo mérite plus que des applaudissements et des minutes de silence, nous devrions maintenant rire pour lui, rire de nous, rire pour nous. Rire malgré la mort, rire pour la vie! Qu’Endo s’envole maintenant quelque part dans l’espace, léger comme une plume, en sifflant de nouvelles et d’anciennes mélodies. L’univers dans lequel nous, vivants et morts, nous retrouvons tous et restons des âmes errantes. Il n’y a pas d’issue parce que ce fichu univers est partout. Mon cœur saigne – Endo Anaconda forever!

Le poète, compositeur et musicien Endo Anaconda est né en 1955 à Berthoud sous le nom d’Andreas Flückiger. Il s’est surtout fait connaître en tant que chanteur du groupe bernois Stiller Has, non seulement en Suisse mais aussi dans les pays voisins. Au cours de sa carrière, il a reçu plusieurs distinctions suisses et internationales, comme le Salzburger Stier (1995), le Deutscher Kleinkunstpreis (1995) et le Prix suisse de musique (2017).
Endo Anaconda a sorti douze albums en studio et trois albums live, et a vendu plus de 250 000 disques.
Jürg Halter, né en 1980 à Berne, écrivain, parolier et slameur. Il se produit régulièrement dans toute l’Europe, aux États-Unis, en Afrique, en Russie, en Amérique du Sud et au Japon. De nombreuses publications de livres et albums. Dernièrement, le recueil de poèmes intitulé «Gemeinsame Sprache» (Dörlemann, 2021) a été publié, dans lequel on trouve notamment le poème «Schwarze Tauben fliegen auf», dédié à Endo Anaconda.
www.juerghalter.com
Réduire article
  1. Renate dit :

    Ach Jürg… Du fehlst – mir – die Schweiz ist so leer ohne Dich.

  2. mark dit :

    ach ist das schön, diesen nachruf zu lesen. so richtig wortgewandte sprachkünstler, die mit ihren volltreffern das herz des schreibgegenstandes wie auch das des lesenden frei legen, als sei es das einfachste der welt, sind leider selten heute. danke jürg halter.

  3. Daniel Blatter dit :

    Dieses eigenartige Gefühl, wenn sich Lachen und Weinen hin und her wechseln, kurz innehalten, und nicht wissen, ob man erfreut oder traurig ist; Dieses endlich sich wieder spüren, widerfährt mir, beim Lesen dieses Textes, bei Auftritten von Jürg Halter und bei Liedern von Stiller Has. Zum Beispiel bei „Merci“ wo zu diesem beschriebenen Gefühl, noch Ekel und Wut auf den schweizerischen Zeitgeist hinzukommt. Danke den Poeten für die (liebevolle) Treffsicherheit auf unsere Herzen.

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Le poète, compositeur et musicien Endo Anaconda est décédé le 1er février 2022. Le chanteur du groupe suisse Stiller Has, avec ses titres en dialecte bernois, était membre de SUISA depuis 1990. Hommage par Jürg Halter, contributeur invité

Endo Anaconda forever!

L’écrivain, poète et slameur Jürg Halter rend hommage à son ami Endo Anaconda dans une tribune. (Photo: Nina Rieben)

Comme Endo est décédé, mais loin d’être déjà oublié, je ne peux écrire sur le plus grand poète dialectal suisse qu’au présent. Endo Anaconda reste à jamais aussi jeune que sauvage. La vie prend parfois la forme d’un train fantôme et Endo surfe sur les vagues comme une apparition. Il swingue également en dandy chantant de manière hasardeuse, cigarette au coin des lèvres, sur la route dans son cabriolet rouge pour des tournées sans fin, quelque part...Continuer

Nouveautés pour le service des Membres de SUISA

Depuis des années, SUISA développe son offre en ligne notamment pour les auteurs et les éditeurs de musique. Le mot clé est le libre-service : les membres doivent être en mesure de consulter tous les services en ligne de SUISA en toute facilité. Cela permet non seulement aux membres de gagner du temps, mais aussi d’accroître l’efficacité de SUISA et donc de répartir plus d’argent aux ayants droit. Les conditions d’adhésion seront également modifiées en 2022. Texte dʼIrène Philipp Ziebold et Claudia Kempf

Nouveautés pour le service des Membres de SUISA

SUISA développe en continu ses services en ligne pour les membres et clients via une offre en libre-service. (Photo: PopTika / Shutterstock.com)

En juin 2021, SUISA franchit une importante étape pour ses membres : le lancement du «Royalty Report» permet aux auteurs et éditeurs de musique d’avoir un aperçu rapide de l’évolution des recettes de droits d’auteur des cinq dernières années grâce à des graphiques faciles à comprendre. Cet outil permet également de procéder à des évaluations individuelles en un clic de souris.

Libre-service: des services en ligne développés en continu

Cette nouveauté a permis à SUISA de franchir une étape importante via une offre en libre-service: les membres comme les clients doivent pouvoir obtenir le plus facilement possible via Internet l’ensemble des informations et des services de SUISA qui les concernent. Depuis plusieurs années, SUISA développe dans ce but ses services en ligne en continu. A l’avenir, les auteurs, éditeurs et utilisateurs de musique pourront utiliser de plus en plus de services en toute simplicité via des portails Internet. SUISA donnera prochainement des informations relatives à ses services par le biais de ses canaux de communication.

Les membres sont les premiers à bénéficier de ces avantages : au lieu d’avoir recours à des demandes longues et coûteuses par téléphone, courrier ou par E-mail, l’accès personnel au portail «Mon compte» permet aux membres d’accéder en ligne à toutes les données relatives au mandat de gestion avec SUISA. D’autre part, SUISA en profite également en économisant du temps et des frais pour des conseils par téléphone, E-mail ou courrier. Cela procure aussi des avantages aux auteurs et éditeurs, SUISA étant en mesure de répartir plus d’argent aux ayants droit grâce aux économies réalisées.

Nouveaux critères pour les sociétaires avec droit de vote

Le Conseil de SUISA a décidé en décembre 2020 de modifier les critères pour les sociétaires avec droit de vote. SUISA admet tous les auteurs et éditeurs en qualité de sociétaires avec droit de vote s’ils ont été mandants de SUISA pendant au moins un an et qu’ils ont reçu au moins 3000 francs de redevances depuis leur affiliation, contre 2000 francs jusqu’à présent. Cette modification est entrée en vigueur en 2021.

De plus, la qualité de sociétaire passe de nouveau à un statut de mandant lorsque les redevances versées n’atteignent pas 3000 francs, au cours des dix dernières années. Cette modification intervient conformément au chiffre 5.5.4 des statuts de SUISA:

5.5 L’adhésion prend fin:
[…]
5.5.4 par le passage de la qualité de sociétaire à un statut de mandant, lorsque les redevances versées au sociétaire n’atteignent pas, pendant dix ans, le montant minimum fixé par le Conseil de SUISA.[…]

Les mandants sont assimilés aux sociétaires avec droit de vote sur le plan financier. Ils ont – comme les membres – les mêmes droits vis-à-vis de l’octroi de licences et de la répartition des recettes sur les œuvres diffusées, exécutées, reproduites ou utilisées en ligne. Ils n’ont en revanche pas le droit de vote à l’Assemblée générale de la Coopérative.

Modification de la structure des membres de SUISA

La modification est due à l’actuelle structure des membres de SUISA : à fin 2020, SUISA comptait plus de 12 000 sociétaires avec droit de vote et près de 28 000 mandants. Parmi ces 40 000 ayants droit, seuls près de 60% généraient des recettes provenant de l’utilisation de leurs œuvres. Plus d’un tiers des mandants et des sociétaires ne reçoivent jamais de décompte, car leurs œuvres ne sont ni exécutées, ni enregistrées, ni diffusées, ni utilisées en ligne. De même, parmi les plus de 12 000 sociétaires avec droit de vote, près de la moitié d’entre eux n’ont pratiquement pas généré de redevances de droits d’auteur au cours des dernières années.

Bien que SUISA n’ait guère d’importance pour ces membres en termes de revenus, ils ont eux aussi pu décider de la destinée de la Coopérative lors de l’Assemblée générale de SUISA. A l’avenir, seuls les membres pour lesquels SUISA constitue une source de revenus essentielle pourront statuer sur les thèmes de SUISA soumis à l’Assemblée générale.

Les membres ne remplissant pas les conditions précitées redeviendront des mandants sans droit de vote à l’Assemblée générale. En janvier 2022, les personnes concernées recevront un courrier les informant personnellement de cette situation.

Inscrivez-vous sans tarder à «Mon compte»!

Profitez des services en ligne de SUISA en vous inscrivant sans tarder sur le portail des membres «Mon compte»: www.suisa.ch/mon-compte. Les ayants droit, sociétaires ainsi que les mandants ont accès à tout moment (7j/7, 24h/24) à leurs décomptes et peuvent y déclarer des œuvres ou y effectuer des recherches.

Articles en relation
Le Royalty Report est en ligneLe Royalty Report est en ligne Du nouveau dans «Mon compte»: par le biais de graphiques clairs et compréhensibles, le Royalty Report offre une vue d’ensemble de l’évolution des recettes SUISA pour les cinq dernières années et donne accès à des analyses individuelles en un seul clic. Continuer
Assemblée générale 2021: la Conseillère aux Etats Johanna Gapany rejoint le Conseil de SUISAAssemblée générale 2021: la Conseillère aux Etats Johanna Gapany rejoint le Conseil de SUISA Pour la deuxième fois consécutive, l’Assemblée générale de SUISA s’est tenue sous forme écrite en raison de la pandémie de Covid-19. Au total, 1486 compositeurs, paroliers, éditeurs de musique et héritiers ont voté par correspondance. Continuer
Les membres de SUISA en chiffresLes membres de SUISA en chiffres Plus de 38 000 auteurs et éditeurs ont confié à SUISA la gestion de leurs droits. D’où viennent-ils, quel est leur âge et quel est le pourcentage de compositions entre femmes et hommes? Les chiffres et graphiques ci-dessous donnent des renseignements sur la structure des membres de SUISA. Continuer
Réduire article
  1. LINDE HANS-MARTIN dit :

    Die sicherlich gutgeplanten Neuerungen sind viel zu umständlich und nichts für ein normales SUISA-Mitglied.

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Depuis des années, SUISA développe son offre en ligne notamment pour les auteurs et les éditeurs de musique. Le mot clé est le libre-service : les membres doivent être en mesure de consulter tous les services en ligne de SUISA en toute facilité. Cela permet non seulement aux membres de gagner du temps, mais aussi d’accroître l’efficacité de SUISA et donc de répartir plus d’argent aux ayants droit. Les conditions d’adhésion seront également modifiées en 2022. Texte dʼIrène Philipp Ziebold et Claudia Kempf

Nouveautés pour le service des Membres de SUISA

SUISA développe en continu ses services en ligne pour les membres et clients via une offre en libre-service. (Photo: PopTika / Shutterstock.com)

En juin 2021, SUISA franchit une importante étape pour ses membres : le lancement du «Royalty Report» permet aux auteurs et éditeurs de musique d’avoir un aperçu rapide...Continuer

Cla Nett, musicien de blues passionné et juriste engagé

Cla Felice Nett, juriste, musicien et membre de SUISA depuis 1981, est décédé ce 27 septembre 2021 des suites d’une longue maladie. Hommage par Marco Piazzalonga, contributeur invité

Cla Nett, musicien de blues passionné et juriste engagé

Cla Nett participait régulièrement aux Assemblées générales de SUISA, comme en témoigne cette photo prise lors de la 90e Assemblée générale de la Coopérative en 2013 à l’Hôtel Schweizerhof, à Lucerne. (Photo: Beat Felber)

Cla a passé les premières années de sa vie en Engadine. Peu de temps avant le début de sa scolarité, sa famille a déménagé à Bâle, où son père a accepté un poste d’enseignant. Après l’école primaire, Cla a d’abord fréquenté le gymnase humaniste, qu’il a terminé avec une maturité de type A. Il a ensuite étudié le droit à l’Université de Bâle, où il a obtenu une licence en droit avec «distinction».

Dès l’adolescence, Cla s’intéresse au blues, apprend à jouer de la guitare en autodidacte et se produit avec ses premiers groupes. En 1975, il fonde avec quelques amis le Groupe Lazy Poker Blues, qui a connu un certain succès dans les années 1980 et 1990, en Suisse et à l’étranger.

Cla et son groupe ont représenté la Suisse lors du Concert pour l’Europe au Stade Olympique de Berlin devant 45 000 spectateurs, assuré la première partie de Joe Cocker pendant un mois à travers l’Allemagne, fait une tournée dans l’ancienne RDA, enregistré des disques à Chicago et joué dans des clubs et des festivals dans tout notre pays.

Cla Nett a réussi à combiner la musique avec sa formation juridique. Il a pu apporter ses connaissances et son expérience au Conseil d’administration grâce à ses casquettes de président du groupe professionnel des producteurs de phonogrammes de Swissperform et de directeur de la Coopérative suisse des artistes interprètes SIG. Cla a également travaillé comme Juge à temps partiel à la Cour d’appel de Bâle.

Depuis quelques années et pour des raisons de santé, Cla avait dû réduire son activité musicale et professionnelle. En juillet dernier, il fit des efforts titanesques pour sortir de son lit d’hôpital et monter sur la scène du Magic Blues Festival dans la Valle Maggia pour se produire une dernière fois avec son Groupe Lazy Poker Blues. Cla Nett laisse derrière lui sa femme, ses deux enfants et son petit-fils.

Réduire article

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Cla Felice Nett, juriste, musicien et membre de SUISA depuis 1981, est décédé ce 27 septembre 2021 des suites d’une longue maladie. Hommage par Marco Piazzalonga, contributeur invité

Cla Nett, musicien de blues passionné et juriste engagé

Cla Nett participait régulièrement aux Assemblées générales de SUISA, comme en témoigne cette photo prise lors de la 90e Assemblée générale de la Coopérative en 2013 à l’Hôtel Schweizerhof, à Lucerne. (Photo: Beat Felber)

Cla a passé les premières années de sa vie en Engadine. Peu de temps avant le début de sa scolarité, sa famille a déménagé à Bâle, où son père a accepté un poste d’enseignant. Après l’école primaire, Cla a d’abord fréquenté le gymnase humaniste, qu’il a terminé avec une maturité de type A. Il a ensuite étudié le droit à l’Université de Bâle, où il a obtenu une licence en droit...Continuer

Nouveau processus de connexion au portail des membres «Mon compte»

Le 7 septembre 2021, SUISA mettra en fonction un nouveau processus de connexion pour le portail des membres «Mon compte». Celui-ci inclura une authentification à deux facteurs. Pour vous connecter, en plus de votre mot de passe, vous devrez saisir un code unique généré à chaque connexion. Grâce à ce procédé, vos données personnelles seront encore mieux protégées et vous pourrez désormais gérer votre compte vous-même. Cet article vous explique ce que vous devez faire pour continuer à avoir accès à vos données SUISA. Texte de Claudia Kempf – La versione italiana del testo si trova sotto.

Nouveau processus de connexion au portail des membres «Mon compte»

Le nouveau processus de connexion pour le portail des membres «Mon compte» sera activé le 7 septembre 2021. (Photo: ArthurStock / Shutterstock.com, traitement: Nina Müller)

La sécurité est un sujet que nous prenons au sérieux. Afin que vos données soient encore mieux protégées, nous mettons en place l’authentification à deux facteurs sur le portail «Mon compte». Ce processus de connexion vise à établir clairement l’identité de l’utilisateur/-trice, qui doit saisir un second facteur de sécurité en plus du mot de passe pour avoir accès à son compte personnel.

A l’avenir, vous aurez donc besoin non seulement de votre identifiant et de votre mot de passe, mais également d’un code généré à chaque nouvelle connexion. Ce type de connexion nécessitant deux informations de sécurité (mot de passe et code) est connu sous le nom d’authentification à deux facteurs ou de double authentification. Lorsqu’il s’agit de données sensibles, il vaut la peine d’ajouter un niveau de sécurité supplémentaire venant compléter la saisie d’un mot de passe sûr afin d’empêcher tout accès non autorisé par des tiers.

Quelles possibilités le nouveau processus de connexion offre-t-il?

Cette norme de sécurité plus élevée vous facilitera l’utilisation du portail «Mon compte». Vous pourrez désormais choisir librement votre identifiant et ne serez plus obligé/-e de vous connecter avec le «numéro M» attribué par SUISA (numéro de connexion fixe actuel).

Vous pourrez aussi gérer votre compte personnel vous-même et attribuer un accès individuel à des tiers, par exemple à votre agent/-e artistique. De plus, il vous sera possible d’accorder ou de restreindre les autorisations en fonction des services. A vous de décider par exemple si la personne tierce peut voir vos décomptes ou uniquement vos œuvres, ou encore si elle peut déclarer des œuvres pour vous.

Comment se déroulera le passage au nouveau processus de connexion?

Le nouveau processus de connexion sera activé le 7 septembre 2021. Les logins existants ne seront plus valables à compter de cette date. Afin de pouvoir utiliser «Mon compte» une fois ce processus mis en place, vous devrez procéder à un nouvel enregistrement sur www.suisa.ch/mon-compte, cela à partir du 7 septembre 2021. Toutes les utilisatrices et tous les utilisateurs existants du portail «Mon compte» recevront les informations d’enregistrement nécessaires par la poste à la mi-août. Ces informations sont valables 30 jours à compter du 7 septembre 2021 et ne peuvent être utilisées qu’une seule fois.

Comment faire pour se connecter pour la première fois?

Vous devez d’abord vous créer un nouveau compte utilisateur/-trice et choisir à cet effet un identifiant et un mot de passe. Dans un deuxième temps, vous pourrez activer votre profil personnel « Mon compte » en saisissant les informations d’enregistrement reçues par la poste. En tant qu’administrateur/-trice, vous pourrez ensuite créer un compte utilisateur/-trice pour d’autres personnes et leur donner accès à vos données.

Seul le processus de connexion change. Toutes vos données existantes, telles que les ébauches de déclarations d’œuvres ou les déclarations d’œuvres déjà envoyées, restent disponibles dans «Mon compte» – elles ne sont pas concernées par le changement opéré.

Grâce à l’authentification à deux facteurs, l’accès à vos données est plus flexible. De plus, nous augmentons ainsi la sécurité du portail «Mon compte», ce qui nous permettra à l’avenir de développer l’offre des services en ligne pour nos membres.

En cas de questions concernant l’enregistrement ou la connexion, les fonctions suivantes, disponibles sur www.suisa.ch/mon-compte, vous seront utiles:

Vous n’avez pas encore d’accès à «Mon compte»?
Commandez vos informations d’enregistrement sur www.suisa.ch/mon-compte

Nuova procedura di login per il portale dei membri «Il mio conto»

Il 7 settembre 2021 la SUISA introdurrà una nuova procedura di login per il portale dei membri «Il mio conto» con autenticazione a due fattori. Al momento del login, oltre alla sua password, dovrà inserire un codice generato individualmente. Grazie a questa procedura, i suoi dati personali saranno ancora più protetti e potrà amministrare il suo account da solo. Questo articolo fornisce informazioni utili su ciò che dovrà fare per poter continuare ad avere accesso ai suoi dati SUISA. Testo di Claudia Kempf

Nuova procedura di login per il portale dei membri «Il mio conto»

La nuova procedura di accesso per il portale dei membri «Il mio conto» sarà attivata il 7 settembre 2021. (Foto: ArthurStock / Shutterstock.com, elaborato da Nina Müller)

La sicurezza è importante per noi. Per proteggere ancora meglio i suoi dati, stiamo introducendo l’autenticazione a due fattori per accedere a «Il mio conto». Con questa nuova procedura di accesso per poter entrare nel proprio account personale, oltre alla password, quale prova di identità sarà necessario inserire una seconda informazione di sicurezza.

In futuro, oltre ad inserire un nome utente e una password, avrà bisogno di un codice che verrà generato individualmente ad ogni suo accesso. Questo metodo di accesso con due informazioni di sicurezza – password e codice – è chiamato autenticazione a due fattori. Per i dati sensibili, vale la pena includere, oltre a una password sicura, un ulteriore livello di sicurezza contro l’accesso non autorizzato da parte di terzi.

Quali possibilità offre la nuova procedura di accesso?

Grazie al miglioramento dello standard di sicurezza, in futuro sarà per lei più facile usare «Il mio conto». Potrà scegliere liberamente il suo nome utente e non sarà più obbligato ad accedere tramite il «numero M» assegnato dalla SUISA (il suo precedente numero di login fisso).

Potrà inoltre gestire il suo account utente in modo autonomo e creare un accesso per una terza persona, per esempio per il suo manager. Sarà anche possibile rilasciare o limitare le autorizzazioni secondo i servizi. Sarà lei a decidere, per esempio, se la terza persona potrà vedere solo le sue opere ma non i suoi conti, o se la persona potrà registrare delle opere per lei.

Come funziona il passaggio alla nuova procedura di login?

La nuova procedura di accesso sarà attivata il 7 settembre 2021. I login esistenti non saranno più validi a partire da questa data. Per poter utilizzare «Il mio conto» dopo questa data, dovrete registrarvi nuovamente su www.suisa.ch/il-mio-conto a partire dal 7 settembre 2021. Tutti gli utenti esistenti di «Il mio conto» riceveranno per posta a metà agosto i dettagli di registrazione necessari per il passaggio all’autenticazione a due fattori. Questi dati di registrazione saranno validi per 30 giorni a partire dal 7 settembre 2021 e potranno essere utilizzati solo una volta.

Come funziona il primo accesso?

Per prima cosa, dovrà aprire un nuovo account utente per sé stesso e scegliere un nome utente e una password. In una seconda fase, potrà attivare il tuo profilo personale «Il mio conto» inserendo i dati di registrazione che ha ricevuto per posta. In seguito, come amministratore, potrà creare un account utente per altre persone e dare loro accesso ai suoi dati.

Sarà rinnovata unicamente la procedura di login. Tutti i suoi dati precedenti – come le bozze delle dichiarazioni d’opera o le dichiarazioni d’opera già inviate – non sono interessate dal cambiamento e resteranno accessibili nella pagina «Il mio conto».

Grazie all’autenticazione a due fattori, l’accesso ai suoi dati sarà per lei più flessibile. Allo stesso tempo, questo aumenterà la sicurezza de «Il mio conto» e ci permetterà di espandere la gamma di servizi online per i nostri membri in futuro.

Se dovesse avere delle domande sulla registrazione e il login, le seguenti funzioni di www.suisa.ch/il-mio-conto la aiuteranno:

Non hai ancora accesso a «Il mio conto»?
Ordina i tuoi dettagli di registrazione su: www.suisa.ch/il-mio-conto
Articles en relation
Le Royalty Report est en ligneLe Royalty Report est en ligne Du nouveau dans «Mon compte»: par le biais de graphiques clairs et compréhensibles, le Royalty Report offre une vue d’ensemble de l’évolution des recettes SUISA pour les cinq dernières années et donne accès à des analyses individuelles en un seul clic. Continuer
Nouvelles du Conseil: En avant toutes!En avant toutes! La pandémie de coronavirus continue d’imprimer sa marque sur les affaires de SUISA. On a pu le constater une fois de plus lors de la réunion du Conseil en avril dernier. Il était d’autant plus important de prendre des orientations majeures pour l’avenir. Continuer
La pratique relative aux licences en ligne exige une déclaration rapide des œuvresLa pratique relative aux licences en ligne exige une déclaration rapide des œuvres La distribution de musique en ligne permet d’énormes possibilités d’un point de vue commercial. Assez aisément et en peu de temps, la musique peut être rendue accessible à un public mondial. En revanche, le décompte des redevances de droit d’auteur pour les utilisations online s’avère complexe, notamment parce que les processus ne sont pas les mêmes que ceux concernant les droits d’exécution ou les droits d’émission. Le conseil le plus important est le suivant: déclarez l’œuvre auprès de SUISA, avant de la publier en ligne. Continuer
Réduire article

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Le 7 septembre 2021, SUISA mettra en fonction un nouveau processus de connexion pour le portail des membres «Mon compte». Celui-ci inclura une authentification à deux facteurs. Pour vous connecter, en plus de votre mot de passe, vous devrez saisir un code unique généré à chaque connexion. Grâce à ce procédé, vos données personnelles seront encore mieux protégées et vous pourrez désormais gérer votre compte vous-même. Cet article vous explique ce que vous devez faire pour continuer à avoir accès à vos données SUISA. Texte de Claudia Kempf – La versione italiana del testo si trova sotto.

Nouveau processus de connexion au portail des membres «Mon compte»

Le nouveau processus de connexion pour le portail des membres «Mon compte» sera activé le 7 septembre 2021. (Photo: ArthurStock / Shutterstock.com, traitement: Nina Müller)

La sécurité est un sujet que nous prenons au sérieux. Afin que...Continuer

«Amen»: une nouvelle chanson qui a vu le jour au Camp de composition SUISA sera interprétée au Concours Eurovision de la Chanson 2021

A la suite de l’annulation de l’édition 2020, le Concours Eurovision de la Chanson se tiendra cette année à Rotterdam. On pourra y entendre une chanson qui a été créée lors du Camp de composition SUISA dans les studios Powerplay à Maur. Nous nous sommes entretenus avec l’artiste zurichois Tobias Carshey, membre de SUISA, qui a écrit «Amen» avec Jonas Thander et Ashley Hicklin. Le titre sera interprété pour l’Autriche par Vincent Bueno, originaire de Vienne. Interview réalisée par Markus Ganz, auteur invité

«Amen»: une nouvelle chanson qui a vu le jour au Camp de composition SUISA sera interprétée au Concours Eurovision de la Chanson 2021

Tobias Carshey chante le titre pour l’enregistrement de la démo de «Amen» lors du Camp de composition de chansons SUISA. (Photo: Tabea Hüberli)

Tobias Carshey, comment tes chansons voient-elles le jour habituellement?
Tobias Carshey: Pour écrire, je puise dans ma vie – avec un résultat qui, forcément, est à chaque fois différent. J’ai tendance à m’asseoir et à écrire; parfois la mélodie vient en premier, plus rarement le texte, et la plupart du temps je commence par la musique.

Es-tu l’auteur exclusif de la plupart de tes chansons?
Oui pour l’écriture, mais pas pour les arrangements.

Sur ton site Web, tu écris: «Écrire des chansons a toujours été un processus très personnel pour moi». Dans le cadre du Camp, a-t-il été difficile de travailler avec des auteurs-compositeurs que tu ne connaissais pas?
Au début, oui, beaucoup. Habituellement, j’aime bien me retirer dans un endroit calme où je peux travailler seul. Au Camp de composition, je me suis retrouvé face aux autres et j’ai dû travailler en équipe. J’ai déjà fait ça, mais …

… la pression était probablement plus forte cette fois parce que tu as travaillé pour la première fois avec le producteur suédois Jonas Thander et la star écossaise Ashley Hicklin?
Exactement, c’est juste tout nouveau pour moi: il y a de nouvelles dynamiques qu’il faut d’abord comprendre. Heureusement pour moi, Ashley Hicklin est arrivé avec une idée concrète dès le début.

Comment est-ce que tout cela s’est passé, as-tu suggéré des idées de chansons?
Je ferais les choses différemment aujourd’hui, mais je me suis tout simplement lancé. C’était la première fois que je participais à un Camp de composition de chansons et je voulais arriver sans idées préconçues. Avant de commencer à écrire, nous avons écouté quelques-uns de mes morceaux pour que Jonas Thander et Ashley Hicklin puissent avoir une idée d’où je viens musicalement.

Était-ce important que Jonas et Ashley connaissent tes points forts?
Exactement, et à cet égard, ma chanson «Almond Eyes» a été le vrai point de départ.

Dans un Camp de composition de chansons, il y a une certaine spécialisation avec les producteurs et les topliners. Quel était ton rôle, étais-tu plutôt chanteur au sens d’interprète ou davantage impliqué en tant qu’auteur-compositeur?
J’ai également été impliqué en tant qu’auteur-compositeur: mes deux partenaires m’ont pris totalement au sérieux.

Jonas Thander Ashley Hicklin

Le producteur suédois Jonas Thander (à gauche) et l’auteur-compositeur Ashley Hicklin, basé à Édimbourg, travaillent sur la composition au Studio A des Powerplay Studios à Maur. (Photo: Tabea Hüberli)

Cette répartition du travail a-t-elle eu un sens pour toi?
Tout à fait, parce que chacun arrive avec une expérience différente et que nous avons basé notre travail sur cette répartition des rôles. En effet, il peut rapidement y avoir des frictions quand trois auteurs-compositeurs qui ne se connaissent pas travaillent ensemble. Avec ce mode de fonctionnement, chacun peut se retrancher derrière son domaine de compétences s’il n’est pas d’accord avec les autres et continuer à faire progresser la chanson.

Jusqu’où la spécialisation est-elle allée?
Nous connaissions chacun notre rôle. Mais tout le monde était considéré comme suffisamment compétent pour avoir son mot à dire partout, que ce soit au niveau de la composition ou des paroles, et même pour la production.

Selon toi, comment s’est ressenti le fait que vous n’ayez jamais écrit une chanson ou fait de la musique ensemble auparavant et que vous n’étiez pas une équipe bien rodée?
Ash et Jonas se connaissaient déjà, mais cela n’avait aucune importance, car ce sont des musiciens expérimentés qui connaissent la dynamique d’une équipe de compositeurs. C’est pourquoi j’ai été accepté en tant que nouveau venu et, dans une certaine mesure, m’adapter à la situation. S’il n’y avait eu que des débutants, cela aurait été une sorte de loterie.

Avez-vous improvisé musicalement ou décidé d’un plan de travail dont chacun, de son côté, a assuré une partie?
A aucun moment, quelqu’un a travaillé de manière individuelle – c’était nouveau pour moi. Je suis plutôt du genre à me retirer dans ma bulle pour développer une idée dans mon coin, avant de la présenter au reste du groupe. Au Camp de composition, Ashley Hicklin a trouvé un refrain dès le début. Nous avons travaillé sur cette base, sans perdre de vue l’objectif d’écrire une chanson pour le CEC. Après, la marche à suivre était claire pour tout le monde.

Thander Carshey Hicklin SUISA Songwriting Camp

Les co-auteurs de «Amen» au travail (de g. à dr.): Jonas Thander, membre de SUISA, Tobias Carshey et Ashley Hicklin. (Photo: Tabea Hüberli)

Le refrain est venu en premier: à quel point l’objectif d’écrire une chanson pour le CEC – autrement dit un tube potentiel, qui reste en tête – a-t-il pesé sur votre travail?
Nous en étions conscients, mais cela n’a eu aucune influence sur le ressenti de la chanson. Nous avons également veillé à ce que la chanson fonctionne en trois minutes.

Le fait de devoir écrire une chanson qui soit à la fois un succès commercial et qui sorte de l’ordinaire a-t-il joué un rôle?
Pas spécialement. Mais notre chanson s’est démarquée des autres chansons du Camp de composition parce que nous lui avons donné une tournure très «simple» – juste le piano, la guitare et ma voix, nous n’avons pas non plus utilisé d’effets comme l’Auto-Tune. À mon avis, c’était aussi la force de la chanson : elle fonctionne aussi avec une simple guitare, ce qui semble atypique.

En quoi la version de «Amen» issue d’une journée du Camp de composition diffère-t-elle de celle que l’on va entendre maintenant au CEC?
Elle est devenue beaucoup plus riche. L’original est bien plus simple : une grosse caisse, ma voix, une guitare acoustique et un piano. Désormais, on y entend aussi des cordes et des chœurs.

Qu’est-ce que cela vous fait de voir quelqu’un d’autre interpréter cette chanson qui, pour un tiers, est la vôtre?
J’ai déjà écrit des chansons pour d’autres par le passé et une fois, une interprétation m’a fait vraiment mal parce que c’était une chanson personnelle à la base. Mais je trouve très captivant et aussi très beau que Vincent Bueno interprète la chanson «Amen» avec sa propre histoire, en lui donnant son propre sens. Pas de regrets!

Comment le Camp de composition a-t-il changé ton approche de l’écriture personnelle?
J’ai surtout été influencé par la façon de travailler, détendue et libre. Le reste du temps, je suis probablement trop sévère avec moi-même, trop obstiné pour simplement me mettre à écrire et essayer des choses.

Le rythme de travail vous a-t-il dérangé, à savoir devoir terminer la chanson en une journée dans le cadre de ce Camp de composition?
Oui, cela m’a causé des difficultés. Car, pour moi, les chansons vraiment géniales, bonnes et intemporelles ont besoin de plus de temps pour mûrir. Cela dit, je suis habitué à ce qu’on me fasse souvent changer d’avis sur ce genre de certitudes.

www.tobiascarshey.com

Concours Eurovision de la Chanson 2021: dans la deuxième demi-finale du CEC le 20 mai 2021, Vincent Bueno interprétera «Amen» pour l’Autriche et Gjon’s Tears avec «Tout l’univers» pour la Suisse. La finale suivra le 22 mai.

Camp de Composition de Chansons: le Camp de composition organisé par SUISA en collaboration avec Pele Loriano Productions a déjà produit plusieurs chansons pop qui sont devenues des succès internationaux. «Amen» est la cinquième chanson issue du Camp de composition SUISA à atteindre les demi-finales ou la finale du Concours Eurovision de la Chanson. Le morceau «She Got Me», co-écrit et interprété par Luca Hänni, a terminé à la quatrième place au CEC 2019. Sont également qualifiés «Répondez-moi» (Gjon’s Tears, pour l’événement qui a finalement été annulé en 2020), «Stones» (2018, Zibbz) et «Sister» (2019 pour l’Allemagne, Sisters).

Les crédits de «Amen»:
Paroles / Musique par: Tobias Carshey (CH), Ashley Hicklin (Royaume-Uni), Jonas Thander (SE). Produite par: Jonas Thander (SE), Mikolaj Trybulec (PL), Pele Loriano (CH). Enregistrée par: Pele Loriano, Jonas Thander, Mikolaj Trybulec, Mixée par: David Hofmann. Publiée par: Éditions Schneeblind, ORF Musikverlag. Label: Unified Songs.

Articles en relation
La Suisse participe au Concours Eurovision de la chanson avec Luca Hänni et une chanson issue du camp de composition de chansons SUISALa Suisse participe au Concours Eurovision de la chanson avec Luca Hänni et une chanson issue du camp de composition de chansons SUISA | avec vidéo Pour la deuxième fois consécutive, la contribution suisse au Concours Eurovision de la chanson provient du camp de composition de chansons SUISA. La chanson «She Got Me» a été composée en juin dernier aux Powerplay Studios par le membre de SUISA Luca Hänni assisté des auteurs-compositeurs canadiens Laurell Barker et Frazer Mac ainsi que du producteur suédois Jon Hällgren. Continuer
Tobias Jundt Bonaparte: «Rien ne vaudra jamais une chanson bien écrite»«Rien ne vaudra jamais une chanson bien écrite» Pour Tobias Jundt, son succès international avec Bonaparte constitue aujourd’hui le point culminant de sa longue carrière d’auteur-compositeur. Il a composé plusieurs centaines de titres, créé dans une large variété stylistique, pour ou avec d’autres artistes. Ce Bernois qui vit à Berlin transmet ses connaissances et son expérience de compositeur en tant que professeur invité à la Haute école des arts de Zurich dans la matière «Songwriting». Une interview. Continuer
Activité musicale internationale et communication à SUISAActivité musicale internationale et communication à SUISA Comment obtenir les redevances de droits d’auteur pour mes concerts à l’étranger? De quoi dois-je tenir compte lors de la déclaration d’œuvre si le co-auteur d’un morceau est membre d’une société-sœur étrangère? Vous trouvez ci-après des réponses aux questions importantes souvent posées en lien avec l’activité musicale internationale. Continuer
Réduire article

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

A la suite de l’annulation de l’édition 2020, le Concours Eurovision de la Chanson se tiendra cette année à Rotterdam. On pourra y entendre une chanson qui a été créée lors du Camp de composition SUISA dans les studios Powerplay à Maur. Nous nous sommes entretenus avec l’artiste zurichois Tobias Carshey, membre de SUISA, qui a écrit «Amen» avec Jonas Thander et Ashley Hicklin. Le titre sera interprété pour l’Autriche par Vincent Bueno, originaire de Vienne. Interview réalisée par Markus Ganz, auteur invité

«Amen»: une nouvelle chanson qui a vu le jour au Camp de composition SUISA sera interprétée au Concours Eurovision de la Chanson 2021

Tobias Carshey chante le titre pour l’enregistrement de la démo de «Amen» lors du Camp de composition de chansons SUISA. (Photo: Tabea Hüberli)

Tobias Carshey, comment tes chansons voient-elles le jour habituellement?
Tobias Carshey: Pour écrire, je puise dans ma vie – avec un résultat qui, forcément, est à chaque fois...Continuer

«Les compositeurs sont d’éternels débutants» | avec vidéo

Dans sa composition pour le projet «Réflexions suisses sur Beethoven», Christian Henking se réfère à la mélodie de la chanson populaire suisse utilisée par Beethoven. Dans chacune de ses six variations, il applique des principes différents. Texte de Markus Ganz, contributeur invité; vidéo de Manu Leuenberger

Christian Henking avoue un grand respect pour Ludwig van Beethoven, «ce monument, ce rocher granitique dans l’histoire de la musique». «Il représente dans tous les cas un maître pour moi, indépendamment de l’esthétique; ce qu’il a accompli formellement est tout simplement fantastique.» Les «Six variations d’un air suisse» l’irritent d’autant plus, comme il l’explique dans un entretien fin janvier 2020. «A vrai dire, je ne les comprends pas; je pensais qu’elles ne pouvaient pas être de Beethoven.»

Etant donné que le compositeur de Bienne et Berne n’a pas trouvé d’accès à ces Variations, il s’est intéressé de plus près à la chanson d’origine, «Es hätt e Bur es Töchterli». Là aussi, il avoue une certaine perplexité, il trouve la mélodie bizarre pour une chanson populaire; il lui manque l’élégance qu’on trouve par exemple dans le «Guggisberglied». «En même temps, il y a cette incroyable tension créée par la grande plage tonale. L’aspect rectiligne et la sensation de pulsation sont également intéressants; il n’y a pas véritablement de rythme, uniquement ces noires un peu ‹traînantes›. La chanson présente donc un certain vide et offre donc ainsi une ouverture possible.» C’est pourquoi, Christian Henking a choisi, pour sa composition, de se référer à la mélodie de la chanson populaire. Et, «à l’instar de Beethoven, mais plutôt par hasard», il a également écrit six variations.

Christian Henking explique qu’il a d’abord analysé cette mélodie et qu’il l’a ensuite subdivisée en plusieurs parties. «Dans mes quatre premières variations, je me réfère en quelque sorte à certaines parties de la chanson. Les deux dernières se réfèrent à la chanson dans son ensemble.» Il a donc utilisé le matériel existant ou s’en est délibérément détaché: «Dans la deuxième variation, pour rechercher le contraste, j’évite simplement toutes les notes qui apparaissent dans la pièce originale.»

A la base, j’avais décidé d’appliquer une méthode de travail différente, respectivement des principes différents pour chaque variation. Le concept s’est concrétisé et a évolué dans le processus de composition. «Je savais que je voulais composer des miniatures, de brèves séquences variées. J’ai commencé par écrire la 5e variation. Il m’est ensuite apparu clairement que je ne souhaitais pas commencer de manière aussi ‹machinale›, et j’ai donc placé d’abord quelque chose de très libre, pour créer un contraste. Il y a ainsi eu une influence mutuelle des différents éléments entre eux. Et, sur la base de ces conditionnalités, de nombreux liens se sont mis en place.»

Christian Henking travaille très souvent à son bureau, en composant «de tête». Cependant, pour stimuler l’imagination, il joue souvent du piano ou du violoncelle. «Des idées me viennent souvent en improvisant, de manière très naïve. C’est mon côté vieux jeu; lorsque je compose, je suis vraiment loin de l’ordinateur; j’écris à la main sur du papier à musique.» Il joue également toutes les voix de ses partitions, sur les instruments prévus. «J’aime avoir l’instrument sous les doigts. Non pas pour écouter le résultat – je suis pianiste et je ne maîtrise pas vraiment les instruments à cordes – mais pour réaliser les doigtés, écouter les sonorités et observer les positions de l’archet, en tant qu’amateur. Curieusement, cette dimension tactile m’aide à composer, même si ce ne serait pas nécessaire; cela me donne une sorte de base.»

Christian Henking a choisi la formule d’un trio à cordes avec flûte. D’une part parce qu’il voulait un groupe formé de peu de musicien-ne-s, afin qu’il n’y ait pas besoin d’un-e directeur-trice. Mais, d’autre part, il trouve cette instrumentation fascinante. «J’apprécie beaucoup la formule du trio à cordes. Et à celle-ci vient s’ajouter la flûte comme un élément un peu étranger, dont le son se fond dans celui du trio.»

Il ne faut pas s’attendre à une composition «typique de Henking». Il considère que «l’une des tâches des compositrices et compositeurs est de voir chaque morceau comme quelque chose d’entièrement neuf; en fait, nous sommes d’éternels débutants». Pour chacune de ses variations au cœur même de l’œuvre, Christian Henking est reparti de zéro et a travaillé délibérément avec des approches et des techniques différentes: «Cela contribue à la diversité de la composition.» Mais repartir de zéro signifie également se retrouver face à une montagne de possibilités. Ces libertés exigent de la réflexion. Il voit également le danger d’utiliser un moyen ou une méthode trop rapidement parce que cela a fonctionné ou fait ses preuves ailleurs. «La routine est un danger contre lequel je lutte à chaque note.»

Au moment de l’entretien, fin janvier 2020, le processus de composition était en grande partie terminé. «Tout est là», explique Christian Henking en montrant de nombreuses pages de partitions. «Je vais maintenant repenser à tout cela pour que des corrections et autres changements puissent encore être apportés.» La composition sera alors terminée dans tous ses détails. Contrairement à d’autres de ses œuvres, Christian Henking n’accorde ici aucune liberté aux interprètes.

Christian Henking est né en 1961 à Bâle. Il a étudié la théorie musicale au Conservatoire de Berne, auprès de Theo Hirsbrunner, et a suivi une formation de chef d’orchestre auprès d’Ewald Körner. Il a ensuite étudié la composition auprès de Cristobal Halffter et Edison Denisov et, dans le cadre de classes de maître, auprès de Wolfgang Rihm et Heinz Holliger. Il a reçu différentes distinctions, notamment le prix de la culture de la Fondation Bürgi-Willert (2000), le Prix de reconnaissance du Canton de Berne (2002) et le Prix de musique du Canton de Berne (2016). Il est Professeur de composition, de branches théoriques et de musique de chambre à la Haute école des arts de Berne. www.christianhenking.ch
Réflexions suisses sur Beethoven: un projet des Murten Classics et de SUISA à l’occasion du 250e anniversaire de Ludwig van Beethoven

Entre la Suisse et Ludwig van Beethoven, les liens semblent ténus. Mais le compositeur a tout de même écrit «Six variations faciles d’un air suisse», en se basant sur la chanson populaire alémanique «Es hätt e Bur es Töchterli». Ce fut le point de départ d’un projet du festival estival Murten Classics en collaboration avec SUISA, consistant en des commandes de composition à huit compositrices et compositeurs suisses de différentes générations, esthétiques et origines.

Oscar Bianchi, Xavier Dayer, Fortunat Frölich, Aglaja Graf, Christian Henking, Alfred Schweizer, Marina Sobyanina et Katharina Weber ont été invité-e-s à s’inspirer des variations ou de la chanson populaire utilisée par Beethoven, ou encore de Beethoven d’une manière plus générale. Les compositions ont été écrites pour l’Ensemble Paul Klee, permettant l’instrumentation suivante: flûte (également piccolo, flûte alto ou flûte basse), clarinette (soprano ou en la), violon, alto, violoncelle, contrebasse et piano.

Kaspar Zehnder, qui a été directeur artistique des Murten Classics durant 22 ans, est l’initiateur de ce projet qui a débuté en 2019. En raison de la crise du coronavirus et des mesures prises par les autorités, la 32e édition, prévue pour août 2020, n’a pu avoir lieu, ni d’ailleurs le festival de remplacement planifié durant les mois d’hiver. Les huit compositions de ce projet ont néanmoins été jouées et enregistrées le 21 janvier 2021 lors de la «Journée SUISA» au KIB à Morat. Les enregistrements seront diffusés sur SRF 2 Kultur dans l’émission «Neue Musik im Konzert» (le 5 mai à 21h). Ils seront également publiés sur la plateforme Neo.mx3. Le projet seradocumenté en ligne avec diverses contributions multimédias sur le SUISAblog et les médias sociaux de SUISA.

www.murtenclassics.ch

Articles en relation
L’arrangement d’œuvres protégéesL’arrangement d’œuvres protégées Les œuvres musicales libres de droits peuvent être arrangées sans autre formalité. Si une œuvre est encore protégée, c’est-à-dire si son auteur n’est pas décédé depuis plus de 70 ans, le titulaire des droits doit donner son accord avant tout arrangement. Comment obtenir une telle autorisation d’arrangement et quels aspects doivent être réglés pour qu’un arrangement puisse être déclaré auprès de SUISA? Continuer
Cécile Marti: Avancer dans son propre universAvancer dans son propre univers Cécile Marti fait partie des protagonistes les plus remarquables de la musique contemporaine en Suisse. Dans ses œuvres, la compositrice et sculptrice essaie de réunir différentes formes d’expression en un grand tout. Le ballet devrait prochainement se joindre au dialogue entre la musique et la sculpture. La FONDATION SUISA soutient la vision artistique de la Zurichoise en lui attribuant une Carte Blanche d’un montant de 80 000 francs. Continuer
Echo positif de la «Journée SUISA» au festival Murten ClassicsEcho positif de la «Journée SUISA» au festival Murten Classics Une journée complète a été consacrée à l’univers de la musique contemporaine lors de la série de concerts «Offen für Neues» du festival Murten Classics, le 25 août 2018. Cette journée de concerts soutenue par SUISA a été enregistrée par la Radio SRF 2 Kultur et a suscité des réactions positives de toutes parts. Continuer
Réduire article

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Dans sa composition pour le projet «Réflexions suisses sur Beethoven», Christian Henking se réfère à la mélodie de la chanson populaire suisse utilisée par Beethoven. Dans chacune de ses six variations, il applique des principes différents. Texte de Markus Ganz, contributeur invité; vidéo de Manu Leuenberger

Christian Henking avoue un grand respect pour Ludwig van Beethoven, «ce monument, ce rocher granitique dans l’histoire de la musique». «Il représente dans tous les cas un maître pour moi, indépendamment de l’esthétique; ce qu’il a accompli formellement est tout simplement fantastique.» Les «Six variations d’un air suisse» l’irritent d’autant plus, comme il l’explique dans un entretien fin janvier 2020. «A vrai dire, je ne les comprends pas; je pensais qu’elles ne pouvaient pas être de Beethoven.»

Etant donné que le compositeur de Bienne et Berne n’a...Continuer

Julien-François Zbinden: quelle force de personnalité hors du commun

Le 8 mars 2021, le compositeur suisse et pianiste de jazz Julien-François Zbinden est décédé à l’âge de 103 ans. Julien-François Zbinden a été Président de SUISA de 1987 à 1991. Hommage de Xavier Dayer, Président de SUISA

Hommage Julien-François Zbinden: quelle force de personnalité hors du commun

Julien-François Zbinden sur une photo prise en 2000. (Photo : Jean-Pierre Mathez)

Nous avons appris avec grande tristesse le décès de Julien-François Zbinden. A l’âge de 103 ans notre membre d’honneur et ancien président (de 1987 à 1991) nous quitte. Son regard pétillant restera dans toutes nos mémoires. Le souvenir encore frais de son centième anniversaire célébré avec quelques amis très proches sur les hauts de Lausanne est aussi ancré. Quelle énergie, quelle force de personnalité hors du commun. Les convives présents l’on vu se lever et tenir un discours encore si présidentiel et toujours plein d’esprit.

Oui, Julien-François Zbinden aura marqué la musique suisse avec charme et conviction durant de longues années. Nul besoin de répéter ici l’ouverture stylistique entre la musique classique et le jazz qu’il incarnait à merveille, ni l’exceptionnelle force de travail d’un homme qui vivait pour la musique. Un homme qui aura côtoyé les plus grands. Notons qu’il a connu entre autres Francis Poulenc, Igor Stravinsky, Clara Haskil, Django Reinhardt & Stéphane Grappelli, Fernandel et Juliette Gréco.

Mais il aura aussi marqué si positivement SUISA, par sa présidence et par sa constance. Il venait à nos assemblées générales dès qu’il le pouvait et, seulement si sa santé ne le permettait pas, il nous écrivait un mot empli de considération et d’attention. En effet, il venait d’une époque où les formes et la manière répondaient à des codes différents de ceux pratiqués aujourd’hui. Une époque bien loin du flux permanant d’informations et de sollicitations que nous connaissons.

Ainsi, de converser avec Julien-François Zbinden c’était ouvrir une brèche dans le temps et entrer dans une dimension perdue. Mais jamais aucune nostalgie ni aucune fermeture dans ses mots, bien au contraire, l’aviateur qu’il était (vers la mi-cinquantaine, il avait passé un brevet de pilote!) aimait le neuf, la découverte et les nouvelles expériences. Une curiosité exemplaire qui fascinait tous ses interlocuteurs. Ainsi, durant sa longue et brillante carrière à la RSR il a su ouvrir les auditeurs à tous les genres musicaux, il était l’inverse d’un homme de cloisonnement.

C’est certainement cette capacité d’ouverture, de dialogue et de bâtisseur de ponts qui lui a permis d’assurer avec brio ses différentes présidences (en plus de SUISA, il a été président de l’Association des Musiciens suisses de 1973 à 1979). Les hommages pleuvent aujourd’hui et cela est hautement justifié car il manquera une certaine présence, une attention particulière, une vivacité si stimulante au paysage musical suisse.

Ainsi, notre membre d’honneur restera parmi nous longtemps, de par le souvenir vivant de la haute qualité des échanges qu’il savait permettre.

Xavier Dayer

Réduire article
  1. greg dit :

    henry hubert accordeoniste et moi meme greg lewis pianiste rendont hommage a monsieur Zbinden en faisant aujourd hui notre adhesion a la suisa sincere amitiés a sa famille

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Le 8 mars 2021, le compositeur suisse et pianiste de jazz Julien-François Zbinden est décédé à l’âge de 103 ans. Julien-François Zbinden a été Président de SUISA de 1987 à 1991. Hommage de Xavier Dayer, Président de SUISA

Hommage Julien-François Zbinden: quelle force de personnalité hors du commun

Julien-François Zbinden sur une photo prise en 2000. (Photo : Jean-Pierre Mathez)

Nous avons appris avec grande tristesse le décès de Julien-François Zbinden. A l’âge de 103 ans notre membre d’honneur et ancien président (de 1987 à 1991) nous quitte. Son regard pétillant restera dans toutes nos mémoires. Le souvenir encore frais de son centième anniversaire célébré avec quelques amis très proches sur les hauts de Lausanne est aussi ancré. Quelle énergie, quelle force de personnalité hors du commun. Les convives présents l’on vu se lever et tenir un discours encore si présidentiel et toujours...Continuer

« Ce serait bien que cette crise sensibilise à l’art »

Pendant la crise du corona, le projet « Music for Tomorrow » de SUISA offre à certains membres une plateforme pour montrer leur travail et les défis qu’ils ont rencontrés pendant cette période. Cette fois, la musicienne et compositrice zurichoise Anna Känzig raconte ce qu’elle ressent lorsque les annulations de concerts se succèdent et pourquoi elle n’a pas perdu espoir malgré tous les efforts déployés. Pour « Music for Tomorrow », elle a interprété en exclusivité sa chanson « House of Cards », qui décrit magnifiquement les circonstances actuelles. Texte de Nina Müller; vidéo réalisée par Anna Känzig, arrangée par Nina Müller

Dans sa jeunesse, Anna Känzig (35) était déjà très musicale. A l’âge de cinq ans elle a appris à jouer de la guitare. Plus tard la basse et le piano ont suivi et sa formation scolaire s’est également déroulée dans le domaine musical. Elle a obtenu sa licence à la Haute école des arts de Zurich (ZHdK) dans le département de jazz et depuis 2009, Känzig fait partie intégrante de la scène musicale suisse. Avec sa voix claire, la Zurichoise a déjà fait vibrer le public au Montreux Jazz Festival, au Gurten Festival, à Energy Air et à la finale de l’Elite Model Look 2016.

Elle est sous contrat avec Sony Music Suisse depuis 2014 et a déjà produit trois albums, toujours sous le label Nation Music. Elle a produit l’album « Sound and Fury », qui figure également sur « House of Cards », avec le producteur de musique Georg Schlunegger de Hitmill, et Lars Norgren, qui travaille également avec le musicien pop suédois Tove Lo, et a assuré le mixage de l’album.

En 2016, sa chanson « Lion’s Heart » a été l’hymne de la campagne de collecte de fonds « chaque centime compte ». Anna Känzig est la première femme à avoir contribué à la chanson officielle de la campagne de collecte de fonds de la SRF et de la Chaîne du Bonheur.

«House of Cards»

Pour « Music for Tomorrow », Anna Känzig a interprété et enregistré la chanson « House of Cards ». Elle dit à propos du morceau : « La chanson décrit en fait très bien la situation actuelle. Il s’agit du fait que les situations peuvent changer d’un jour à l’autre et que, malgré une planification méticuleuse, tout peut soudainement être différent. La chanson a été écrite il y a quelques années et fait partie intégrante de mon programme de concert depuis lors.

Anna Känzig, à quoi ressemble votre journée de travail en tant que compositrice et parolière pendant la pandémie du corona?
J’essaie d’utiliser la pause obligatoire qui en résulte de manière aussi créative que possible. Au début de la crise du corona, c’était extrêmement difficile pour moi parce que toute la situation me paralysait. Des concerts sont annulés chaque jour, et la sortie prévue du single ne semble soudain plus avoir beaucoup de sens. À un moment donné, j’ai pu me libérer de cette léthargie et retrouver le flux créatif. J’ai déterré beaucoup d’idées de chansons qui étaient restées en suspens jusqu’alors et je me suis barricadée dans ma salle de musique. Entre-temps, de nombreuses nouvelles chansons ont été créées, ou au mieux du matériel pour un nouvel album !

Que signifie cette crise pour toi personnellement?
En raison de la crise, j’ai dû soudain me remettre à travailler de manière beaucoup plus intensive. L’isolement collectif a déclenché une poussée créative en moi. Comme il n’était plus permis de donner des concerts en direct, le contact personnel avec le public a été brusquement interrompu. De nombreux concerts ont été transférés sur internet, mais cela ne m’a pas vraiment attiré. Je comprends qu’il faut trouver des formes alternatives, mais surtout avec les concerts en streaming, une partie substantielle du plaisir culturel est perdue pour moi. En attendant, les petits concerts sont à nouveau autorisés, et je me rends compte plus que jamais que cet échange d’énergie entre les musiciens et le public est tout simplement irremplaçable.

Comment le public peut-il te soutenir en ce moment?
De manière classique : l’achat d’albums et de chansons aide toujours. Bien sûr, cela ne doit pas toujours se produire avec les grandes plateformes. Ce qui nous aide le plus est d’acheter de la musique directement chez nous, via notre boutique en ligne, ou sur demande personnelle. Le streaming est également possible, mais le revenu par stream est très faible. Les médias sociaux jouent certainement aussi un rôle dans le soutien à l’artiste. Un like n’est pas un paiement, mais l’attention et le partage sur les médias sociaux nous aident à accroître notre renommée et, dans le meilleur des cas, à gagner de nouveaux fans.

Cela t’aiderait-il si les gens streament plus ta musique sur spotify et co?
Le streaming aide dans une certaine mesure, c’est certain. Mais il serait bien mieux que les gens consomment la musique sur des plateformes où ils peuvent acheter les morceaux individuels. Il serait bien qu’il y ait une sorte de sensibilisation à travers cette crise et que les gens soient plus disposés à payer à nouveau pour la consommation culturelle.

Selon toi, quels sont les éléments positifs que la situation actuelle pourrait apporter?
J’espère que le manque d’aventures culturelles déclenché par la crise du corona créera une nouvelle soif de rencontres en direct et que d’aller par exemple à un concert sera beaucoup plus apprécié.

Que veux-tu partager avec tes fans?
Je me réjouis d’accueillir à nouveau mes fans pour un concert en direct bientôt !

www.annakaenzig.com

«Music for Tomorrow»
La crise du Covid-19 est particulièrement rude pour les membres de SUISA. En effet, jusqu’à nouvel ordre, les représentations de toute sorte sont interdites. De nombreux compositeurs, compositrices, éditeurs et éditrices ont ainsi perdu leur principale source de revenus. Au cours des prochaines semaines, nous aurons le plaisir de partager le portrait de certains d’entre eux sur le SUISAblog. L’occasion pour ces professionnels de nous confier ce qui les touche et de raconter leurs défis et leur quotidien. Les musiciens et musiciennes ont également filmé leur performance pour notre blog, depuis chez eux ou depuis leur studio. SUISA verse une rémunération aux artistes pour leur participation à ce projet.
Articles en relation
Informations sur les Livestreams à l’attention des membres SUISAInformations sur les Livestreams à l’attention des membres SUISA Les mesures de lutte prises à l’encontre du corona ont conduit les artistes à d’importantes pertes s’agissant des possibilités de se produire et de gagner leur vie; pour les consommateurs de musique, ils ont dû subir à contre cœur l’absence de musique live. Le Livestreaming jouit donc d’une grande popularité, surtout actuellement, et joue un rôle important dans l’industrie culturelle. Continuer
Kety Fusco: «Que l’on soit musicien, technicien ou acteur du monde de la musique, cette situation est une épreuve pour tous.»«Que l’on soit musicien, technicien ou acteur du monde de la musique, cette situation est une épreuve pour tous» A travers le projet «Music for Tomorrow», SUISA souhaite apporter son soutien à ses membres en ces temps difficiles. Une plateforme a ainsi été mise disposition des artistes afin que chacune et chacun puisse raconter son expérience du confinement et présenter l’une de ses œuvres. La compositrice et harpiste tessinoise Kety Fusco est la première à se prêter au jeu. Elle nous livre son quotidien et nous explique pourquoi les choses n’ont pas tellement changé pour elle. Continuer
Pourquoi les membres de SUISA devraient également envisager d’adhérer à SWISSPERFORMPourquoi les membres de SUISA devraient également envisager d’adhérer à SWISSPERFORM Les compositeurs et paroliers membres SUISA qui sont aussi actifs en tant qu’artistes interprètes et/ou producteurs et dont les prestations sont diffusées par des radios et télévisions suisses ou étrangères ont droit à des redevances de SWISSPERFORM. Pour tous ces auteurs-compositeurs-interprètes/producteurs, l’adhésion à SWISSPERFORM est donc complémentaire à celle de SUISA et nécessaire pour une protection et une rémunération intégrale de leurs droits. Continuer
Réduire article
  1. Guten Tag Nina,
    danke für deinen Beitrag! Ein sehr wichtiges Thema was du da ansprichst. Es war und ist auch immer noch für uns alle eine schwere und ungewohnte Zeit.

    Liebe Grüße
    Christoph

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Pendant la crise du corona, le projet « Music for Tomorrow » de SUISA offre à certains membres une plateforme pour montrer leur travail et les défis qu’ils ont rencontrés pendant cette période. Cette fois, la musicienne et compositrice zurichoise Anna Känzig raconte ce qu’elle ressent lorsque les annulations de concerts se succèdent et pourquoi elle n’a pas perdu espoir malgré tous les efforts déployés. Pour « Music for Tomorrow », elle a interprété en exclusivité sa chanson « House of Cards », qui décrit magnifiquement les circonstances actuelles. Texte de Nina Müller; vidéo réalisée par Anna Känzig, arrangée par Nina Müller

Dans sa jeunesse, Anna Känzig (35) était déjà très musicale. A l’âge de cinq ans elle a appris à jouer de la guitare. Plus tard la basse et le piano ont suivi et sa formation scolaire...Continuer