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«Le violoncelle s’exprime telle une personne»

Beat Richner, pédiatre de profession, fut également musicien durant toute sa vie. Dès 1972, il se produisit sous le nom d’artiste «Beatocello». Il composa lui-même les musiques et textes de nombreuses œuvres de ses spectacles de cabaret poétique. Membre de SUISA depuis de nombreuses années, il est décédé dans la nuit du dimanche 9 septembre 2018 à l’âge de 71 ans. Texte de Manu Leuenberger

Beat Richner: «Le violoncelle s’exprime telle une personne»

Le pédiatre et musicien Beat Richner -ici dans une scène du film «L’Ombrello di Beatocello» de Georges Gachot- était membre de SUISA depuis 1978. (Photo: Gachot Films / www.lombrellodibeatocello.com)

Beat Richner naît le 13 mars 1947 et grandit à Zurich. Après la maturité, il se consacre à la musique pendant un an. A l’âge de 19 ans, il se produit en public dans le cadre du spectacle «Träumerei eines Nachtwächters» (Rêverie d’un veilleur de nuit). Il entame ensuite des études de médecine, durant lesquelles il invente le personnage du clown musicien «Beatocello». Sous ce pseudonyme, Beat Richner devient alors connu dans le monde du cabaret en Suisse. Son engagement humanitaire au Cambodge le rend également célèbre à l’étranger.

En 1978, Beat Richner devient membre de SUISA. Il compose la musique et écrit les textes des chansons qu’il crée principalement pour ses représentations en tant que «Beatocello». Ses compositions, comme «Chatz und Muus», «SʼTröpfli», «Zirkus», «Doctor PC», «De Sprinti und de Läbi» ou encore «Dong und Deng», sont immortalisées sur différents CD. Sur d’autres enregistrements, le violoncelliste interprète également des œuvres de Bach, Vivaldi et Bruch.

Le violoncelle accompagnera Beat Richner tout au long de sa vie. Lors d’une interview pour le «Schweizer Illustrierte», il expliquait en jouer 30 à 40 minutes par jour, afin de se préparer pour les représentations qu’il donnait tous les samedis à Siem Reap (Cambodge) devant des personnes du monde entier. Ces concerts lui permettaient d’informer sur les hôpitaux qu’il avait fondés lui-même et de récolter des fonds pour ces derniers. «Le violoncelle s’exprime telle une personne,», déclarait Beat Richner durant l’interview. «D’une voix simple, chaleureuse et familière, qui réconforte.»

www.beat-richner.ch

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  1. Dodo Leo dit :

    An Beatocello erinnere ich mich oft, immer wieder gerne und, als wenn es gestern gewesen wäre, dass ich seine Lieder gehört habe.
    Das trifft es aber eigentlich nicht ganz, viel mehr war Hr. Richners Figur eine ständige und haltgebende Begleitung meiner Kindheit. Der Umstand, warum ich seiner Musik und Geschichten als Kind begegnete, kommt daher, dass ein erheblicher Teil dieser Kindheit – vor allem in der früheren Phase – im Kinderspital stattfand. Ich hatte ein kleines, silbergraues Kassettengerät, mit dem man nur vorwärt spulen konnte, und das ein bisschen schepperte. Das machte mir nichts aus, denn was ich hörte, war viel mehr als Musik. Es waren Gefühle des Trostes, Linderung der Angst.
    Wenn Hr. Richner in dem Interview mit der »Schweizer Illustrierten« davon sprach, das Cello würde « sprechen wie ein Mensch », dann kann ich das nur bestätigen. Für mich war es ganz genau so, ich erinnere mich gut. Einmal, so meine ich mich jedenfalls ebenfalls erinnern zu können, war er sogar bei uns auf der Station. Aber, vielleicht ist das auch Wunschdenken eines Erwachsenen, der sich wünscht, es wäre damals so gewesen. Irgendwie war er sowieso immer da.
    Ich halte inne und senke mein Haupt, verbeuge mich in tiefer Annerkennung und Dankbarkeit an einen selbstlosen Mann, der mir und vielen anderen im Leben so viel gegeben hat und sage; Danke Hr. Richner.
    Dodo Leo

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Beat Richner: «Le violoncelle s’exprime telle une personne»

Le pédiatre et musicien Beat Richner -ici dans une scène du film «L’Ombrello di Beatocello» de Georges Gachot- était membre de SUISA depuis 1978. (Photo: Gachot Films / www.lombrellodibeatocello.com)

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«Mes morceaux, je les compose avec mes tripes»

Martin Nauer est l’un des trois nommés dans la catégorie Musique populaire du Prix Walo 2018. Ce musicien accordéoniste a joué pendant plus de 40 ans avec la Ländlerkapelle Carlo Brunner. SUISA remettra le prix de la catégorie Musique populaire lors du 44e Prix Walo. Nous avons posé quelques questions par écrit à Martin Nauer pour en savoir un peu plus au sujet de sa nomination. Texte/entretien de Sibylle Roth

Martin Nauer: «Mes morceaux, je les compose avec mes tripes»

Martin Nauer a commencé à jouer de l’accordéon à l’âge de 5 ans. (Photo: Monika Nussbaumer)

C’est en vélomoteur que Martin Nauer se rendait à Meierskappel où Walter Grob lui enseignait de nouvelles techniques de doigté sur son accordéon. Dès qu’il le pouvait, il écoutait les morceaux de ses modèles car c’est à l’oreille qu’il a appris tout ce qu’il sait aujourd’hui. En 1975, il fonde avec Carlo Brunner la Kapelle Carlo Brunner: c’est le tout début de sa carrière. Il s’est ensuite produit à de très nombreuses reprises en Suisse et à l’étranger et a participé à l’enregistrement de plusieurs disques ou CD.

Martin Nauer, vous avez écrit de nombreux morceaux pour la Kapelle Carlo Brunner: comment ont-ils vu le jour? Avez-vous reçu des consignes ou pouviez-vous composer librement?
Martin Nauer: J’ai composé une cinquantaine de mélodies au total. Elles sont toutes immortalisées sur l’un des nombreux CD que nous avons produits en tant que formation Kapelle Carlo Brunner. Je n’ai jamais reçu de consignes, de conseils ou de recommandations pour mes compositions.
Mes morceaux, je les compose avec mes tripes.

Vous être membre de SUISA depuis 1976. Bon nombre de vos compositions ont été commercialisées par différents éditeurs. Les droits de sociétariat SUISA vous permettent-ils de vivre confortablement?
Je suis membre depuis 1976? C’est fou comme le temps passe vite! Non, les redevances que je touche par le biais de SUISA ne suffisent pas pour vivre sans souci! Je n’ai pas non plus composé tant de morceaux que ça et ils ne sont pas joués assez souvent pour que je puisse m’enrichir avec la redevance de SUISA. Mais l’argent que je touche est un petit plus qui est toujours le bienvenu et qui me permet de m’offrir quelque chose qui me fait plaisir.

Vous vous êtes retiré de la formation Kapelle Carlo Brunner fin 2017. Cela vous laisse-t-il plus de temps pour composer vos propres morceaux?
Le temps supplémentaire dont je dispose maintenant n’est pas entièrement dédié à la composition. Mais je reste bien évidemment très attaché à la musique populaire et quand une mélodie me passe par la tête, ou simplement une séquence pour une nouvelle danse, j’enregistre les accords sur une cassette en espérant que cela donne quelque chose un jour! Etant donné que je ne sais ni lire ni écrire les notes, j’ai besoin d’aide afin qu’une nouvelle mélodie soit écrite sur le papier.

Quelle est la signification pour vous de la nomination au Prix Walo?
La nomination au Prix Walo me fait naturellement très plaisir, mais c’est aussi une immense surprise. En tant que membre de la formation et partenaire de Carlo Brunner depuis plus de 43 ans, j’ai toujours eu la chance de participer au succès de Carlo lorsqu’il remportait le Prix Walo. Et ça a été le cas à quatre reprises! Pour nous, membres de la formation, ces prix sont un superbe signe de reconnaissance. Mais je ne m’attendais vraiment pas à être moi-même nommé pour cette distinction. Comme je l’ai dit, le seul fait d’avoir été nommé, représente déjà pour moi une joie immense et une grande fierté.

www.prixwalo.ch, site Internet du Prix Walo

Le gala de la 44e cérémonie du Prix Walo aura lieu le 13 mai 2018 dans les studios TPC à Zurich et sera retransmis en direct sur Star TV à partir de 20 heures. Le Prix Walo récompense des artistes suisses dans différentes catégories. L’objectif du Prix Walo est l’encouragement de la branche du spectacle suisse en général, mais aussi la promotion des artistes émergeants dans le secteur du divertissement. SUISA soutient financièrement le Prix Walo et remettra cette année le prix de la catégorie Musique populaire.
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«Un morceau de musique ou une mélodie peuvent passer par la tête de chacun d’entre nous»

La formation Ils Fränzlis da Tschlin fait partie des trois nominés dans la catégorie Musique populaire du Prix Walo 2018. Ce groupe composé de Domenic et Curdin Janett ainsi que de leurs filles Anna Staschia, Cristina et Madlaina se produit ensemble depuis 2014 et joue essentiellement des morceaux inspirés de la «Ur-Fränzlismusig» (musique populaire du canton des Grisons) du XIXe siècle. SUISA remettra le prix de la catégorie Musique populaire lors du 44e Prix Walo. Nous avons posé des questions par écrit à Madlaina Janett, l’altiste de la formation, au sujet de leur musique, de leur travail de composition et de la nomination. Texte/entretien de Sibylle Roth

«Un morceau de musique ou une mélodie peuvent passer par la tête de chacun d’entre nous»

Ils Fränzlis da Tschlin: «Nous sommes les ambassadeurs de ces morceaux qui sont restés en Engadine au cours de leur périple au travers des salles de bal d’Europe.» (Photo: Flurin Bertschinger)

Les Ur-Fränzlis ont vu le jour au XIXe siècle avec Franz-Josef Waser, surnommé «Fränzli» (le petit Franz) en raison de sa petite taille. Ils jouaient des morceaux de musique de danse au rythme entraînant et les légendaires Fränzlis ont su garder leur notoriété jusqu’au XXe siècle. Les nouveaux Fränzlis ont été fondés en 1982 par Men Steiner et Domenic Janett. Depuis 2012, leur formation se compose d’une clarinette, d’un violon, d’un violoncelle, d’un alto et d’une contrebasse. Depuis les derniers changements survenus au sein du groupe – Cristina au violoncelle et Anna Staschia au violon ont rejoint la formation –, les femmes sont désormais majoritaires!

Madlaina Janett, la formation Ils Fränzlis da Tschlin se fait l’ambassadrice de la musique de danse de l’Engadine depuis de nombreuses décennies. Quelle est, chez vous, la proportion entre œuvres traditionnelles et compositions propres?
Madlaina Janett, Ils Fränzlis da Tschlin: Lorsque nous élaborons un programme pour un concert, nous veillons à ce qu’il y ait un bon équilibre entre les nouvelles compostions – les nôtres ou celles d’autres compositeurs – et les morceaux dansants traditionnels et connus. Nous ne voulons cependant en aucun cas rénover ou renouveler la tradition. Notre souhait est plutôt de créer une belle dramaturgie pour le concert, de proposer de la variété, tout en surprenant le public par quelques sonorités inattendues. Lorsque nous jouons pour des soirées de danse – ce qui arrive hélas de moins en moins souvent –, nous faisons la part belle aux morceaux traditionnels car ils sont généralement plus dansants que les nouvelles compositions qui sont elles écrites pour les concerts.
Nous souhaitons toutefois ajouter encore un mot sur le terme «ambassadeurs de la musique de danse de l’Engadine»: nous ne nous attribuons pas du tout ce rôle. D’une part parce que nous ne jouons que très rarement pour des événements dansants et, d’autre part, parce qu’il n’est quasiment pas possible de dire ce qu’est exactement la «musique de l’Engadine». Nos modèles, les Ur-Fränzlis du XIXe siècle, ne venaient pas de l’Engadine. Ils étaient originaires de Suisse centrale et ils jouaient toutes sortes de musiques différentes: des airs populaires, des mélodies d’opérettes et même des valses transmises de génération en génération. Et si l’on se penche d’un peu plus près sur ces morceaux «transmis», on constate souvent que ceux-ci ont connu une véritable odyssée au travers des salles de bal de la région des Alpes et qu’il n’est dès lors absolument pas possible de dire si un morceau vient de l’Engadine, du Burgenland, voire d’Italie. Nous sommes alors tout au plus les ambassadeurs des morceaux restés en Engadine tout au long de leur périple au travers des salles de bal d’Europe et qui ont simplement été développés dans le style des musiciens locaux.

Comment travaillez-vous lorsque vous composez de nouveaux morceaux? Vos œuvres sont souvent composées par une seule personne; chacun a-t-il sa manière de faire?
Chaque membre de la famille compose de manière bien différente: Curdin et Domenic écrivent des compositions et des arrangements sur commande et pour différentes formations. La jeune génération travaille de manière plus spontanée: quand quelque chose nous passe par la tête, on le note. Lorsque nous créons les programmes des Fränzlis, nous n’avons généralement aucune pression pour ce qui est de composer de nouveaux morceaux. Un morceau de musique ou une mélodie peuvent passer par la tête de chacun d’entre nous. On présente alors le morceau ou un extrait lors de la prochaine répétition et on fait des essais tous ensemble pour voir si la mélodie convient au style de notre formation ou non. Nous procédons d’ailleurs de la même manière lorsque nous reprenons des œuvres de compositeurs qui ne font pas partie de notre formation.

Les deux musiciens les plus âgés et les deux plus jeunes de votre groupe sont membres de SUISA, alors que vous et Cristina ne l’êtes pas. Comment cela se fait-il? Ne participez-vous pas aux compositions?
La raison est plus simple que cela: Cristina et moi sommes un peu paresseuses et le sujet SUISA ne faisait pas partie de nos priorités.
De plus, avec deux compositions chacune, il ne nous semble pas encore urgent de devoir les déclarer à SUISA. Mais cela ne va pas tarder …

Quelle est la signification pour vous de la nomination au Prix Walo?
Je vais vous répondre très franchement: nous nous demandons encore comment on a pensé à nous.
Jusqu’à présent, nous avions associé le Prix Walo au monde de la télévision, du spectacle, des paillettes et des costumes folkloriques et sûrement pas à une formation comme la nôtre qui se produit essentiellement dans de petites salles, sans amplificateur et avec des tenues noires.
Mais cela nous fait naturellement très plaisir que l’on ait pensé à nous et que l’on nous perçoive de manière positive, et ce même si nous ne correspondons pas vraiment au monde du spectacle et du divertissement.

www.fraenzlis.ch, site Internet Ils Fränzlis da Tschlin
www.prixwalo.ch, site Internet du Prix Walo

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La formation Ils Fränzlis da Tschlin fait partie des trois nominés dans la catégorie Musique populaire du Prix Walo 2018. Ce groupe composé de Domenic et Curdin Janett ainsi que de leurs filles Anna Staschia, Cristina et Madlaina se produit ensemble depuis 2014 et joue essentiellement des morceaux inspirés de la «Ur-Fränzlismusig» (musique populaire du canton des Grisons) du XIXe siècle. SUISA remettra le prix de la catégorie Musique populaire lors du 44e Prix Walo. Nous avons posé des questions par écrit à Madlaina Janett, l’altiste de la formation, au sujet de leur musique, de leur travail de composition et de la nomination. Texte/entretien de Sibylle Roth

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«De nombreux éléments de notre musique populaire viennent du classique»

Dani Häusler est l’un des trois nominés dans la catégorie Musique populaire du Prix Walo 2018. Il a commencé très tôt à jouer de la clarinette. Aujourd’hui, il est actif dans plusieurs formations musicales. SUISA remettra le prix de la catégorie Musique populaire lors du 44e Prix Walo. Nous avons posé des questions par écrit à l’artiste. Texte/entretien de Sibylle Roth

Dani Häusler: «De nombreux éléments de notre musique populaire viennent du classique»

Le clarinettiste Dani Häusler est l’un des plus jeunes artistes récompensés par la «Clé de sol d’or». (Photo: Pit Bühler)

Dani Häusler a commencé à jouer de la clarinette et du saxophone à tout juste 11 ans. Très vite, il s’est produit avec son premier groupe: les Gupfbuebä. Il a étudié la musique classique et marqué de son empreinte la musique populaire moderne avec les formations Pareglish et Hujässler. C’est en 1987 que Dani Häusler rejoint SUISA. Il enseigne la clarinette, officie comme rédacteur pour la musique populaire auprès de la SRF, et enseigne également à la Haute école de Lucerne. L’année dernière, il a été distingué par la Clé de sol d’or.

Dani Häusler, vous avez étudié la musique classique et fait des arrangements de ce genre musical pour la musique populaire, les «Ländlerische Tänze» de Mozart par exemple. Comment mariez-vous ces deux genres musicaux?
Dani Häusler: De nombreux éléments de notre musique populaire viennent du classique. Pour ce qui est des notes, les danses de Mozart peuvent quasiment être reprises telles quelles. C’est dans l’interprétation que réside la différence: les musiciens classiques jouent de manière plus soignée, alors que l’interprétation des musiciens populaires est plus brute. C’est cela que je trouve si fascinant.

Vous vous consacrez aussi bien à la musique populaire moderne qu’à la musique traditionnelle. Comment différenciez-vous ces deux genres musicaux et que préférez-vous: composer de nouveaux morceaux ou interpréter de la musique traditionnelle?
De manière générale, la «nouvelle» musique populaire est plus exigeante. Beaucoup de choses sont orientées sur une situation de concert. La musique populaire traditionnelle rend plutôt hommage aux moments de convivialité comme lorsqu’on mange, boit ou danse ensemble. On peut composer de façon moderne ou traditionnelle, mais ce qui est «nouveau» implique généralement plus de travail. Depuis quelques années, je n’ai malheureusement plus suffisamment de temps pour cela.

Vous êtes rédacteur pour la musique populaire auprès de la station de radio Musikwelle. Qu’en est-il actuellement de la musique populaire en Suisse?
Elle se porte bien! Mais certains styles plus que d’autres: les formations d’accordéon schwyzois sont plébiscitées alors que les ensembles d’instruments à vent ont nettement moins de succès. Mais en fin de compte, c’est avant tout le public qui fait défaut. Les grands événements sont certes en plein boum, mais des soirées de musique populaire organisées dans des restaurants sont de plus en plus difficiles à réaliser.

Quelle est la signification pour vous de la nomination au Prix Walo?
Je me réjouis – mais cela ne va pas changer ma vie!

www.danihaeusler.ch, site Internet de Dani Häusler
www.prixwalo.ch, site Internet du Prix Walo

Le gala de la 44e cérémonie du Prix Walo aura lieu le 13 mai 2018 aux studios TPC à Zurich et sera retransmis en live sur Star TV à partir de 20 heures. Le Prix Walo récompense des artistes suisses dans différentes catégories. L’objectif du Prix Walo est l’encouragement de la branche du spectacle suisse en général, mais aussi la promotion des artistes de la relève dans le secteur du divertissement. SUISA soutient financièrement le Prix Walo et remettra cette année le prix de la catégorie Musique populaire.
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Schedler Music Summit 2018 avec Romina Kalsi

La sixième édition du Schedler Music Summit, le camp de composition organisé par l’édition musicale Schedler Music, s’est tenu du 13 au 18 janvier 2018 dans le Lechtal autrichien. Durant 5 jours, un groupe de 42 musiciens d’origines diverses, tant géographiques que musicales, se sont réunis avec pour mission de composer au moins un titre par jour. Les instigateurs du camp, Fiona et Alexander Schedler ont invité 9 artistes suisses à y participer. Parmi eux, Romina Kalsi, membre de SUISA depuis 2014. Texte d’Erika Weibel – La versione italiana del testo si trova sotto.

Schedler Music Summit 2018 avec Romina Kalsi

Romina Kalsi, une jeune chanteuse et auteure tessinoise a participé au Schedler Music Summit 2018. De cette première expérience dans un camp de composition international, Romina rapporte de trois nouveaux titres et nombreux nouveaux contacts avec la scène musicale internationale. (Photo: Wolfgang Rudigier)

Romina Kalsi, une jeune chanteuse et auteure tessinoise, s’est fait connaître ces dernières années grâce au succès du groupe tessinois Rocky Wood. En tant que leader, chanteuse et co-compositrice des titres, elle a largement contribué à la création et au succès de leur premier album «Shimmer», sorti en 2014. Romina s’est ensuite lancée en solo avec son nouveau projet Animor et a réalisé un premier EP digital, dont est tiré le titre «Chasing Gold».

Création des œuvres de Romina Kalsi

Kalsi nous explique que la composition de l’une de ses chansons est souvent un long processus qui peut parfois l’occuper jusqu’à 3 ou 4 mois. Cela est dû au fait qu’elle n’a pas toujours la possibilité de se consacrer exclusivement à la composition et à l’écriture. Mais cela peut également venir du fait que l’idée de base d’une chanson a besoin de plus de temps pour mûrir. En matière de composition, elle ne se fixe aucune limite de temps.

Les sources d’inspiration et point de départ de ses œuvres sont souvent des expériences de vie qui l’ont marquée ou la synergie qui naît de la collaboration avec d’autres musiciens et déclenche un nouveau processus de création.

Camp de composition: Trois œuvres en trois jours

Pour Romina Kalsi, cette participation au Schedler Summit est sa première expérience dans un camp de composition international. Fiona Schedler nous a confié que, entre autres arguments, c’est surtout grâce à sa couleur vocale que Romina Kalsi s’est distinguée parmi plus de 50 candidats membres de SUISA et a été invitée à prendre part au camp. Grâce à la présence de Kalsi, le camp a gagné en diversité musicale.

Alexander Schedler, directeur artistique du camp, lui a confié en premier lieu la composition d’un morceau pour son actuel projet solo Animor. Avec le concours du Finlandais Tobias Grandbacka, du Suisse Riccardo Bettiol et de la Danoise Ida Björg Leisin, le titre «Crumble Plastic» a été créé en un jour. Il s’agit d’une chanson pop, caractérisée par des éléments reggae et dont le texte a été inspiré par un thème actuel. Pour Kalsi, il est important que sa musique véhicule un message. Elle est d’avis qu’un compositeur porte une grande responsabilité car, à travers sa musique, il peut atteindre directement le cœur du public.

Kalsi ajoute que «Crumble Plastic» est le résultat d’une étonnante harmonie et d’un incroyable feeling qui se sont immédiatement installés entre les différents musiciens réunis pour la création de ce titre. Il a été composé de façon presque organique, au cours d’une longue jam session qui a laissé à chaque compositeur la place d’intégrer ses idées au titre.

Durant le Schedler Music Summit, la Tessinoise a également apporté sa contribution à «Big Shot», une chanson pop mélancolique et «At the End of the World» dont le style ressemble au titre de la chanson.

Le processus de composition de ces deux œuvres était totalement différent de celui de «Crumble Plastic». Dans les deux cas, c’est le résultat d’une communication intensive entre les musiciens. Toutefois, le point de départ dans le second exercice était le texte de la chanson, caractérisé par des images métaphoriques, nées des échanges entre les différents musiciens au sujet de leurs sentiments et expériences personnelles. Au final on a ces deux textes poétiques qui ont servi de base à une composition presque mathématique de la mélodie. Chaque passage de texte et de musique est ainsi l’aboutissement d’un travail méticuleux de communication et d’intégration des expériences de chacun des compositeurs associés à la création.

Nous apprendrons dans les mois à venir, où et quand «Big Shot» et «At the End of the World» seront dévoilés au public.

Défis et avantages d’un camp de composition

Des amitiés solides et durables peuvent naître entre les musiciens qui, durant un camp de composition, travaillent ensemble et, souvent, en arrivent à échanger des expériences très personnelles afin de composer ensemble de la musique. Bien sûr, il arrive aussi que le courant ne passe pas immédiatement entre les participants, ou que les sujets imposés par le directeur artistique ne correspondent pas à la réalité ou à la nature des musiciens.

La limite de temps, minimum un titre par jour, l’entente entre les musiciens et le stress généré par l’inévitable confrontation avec les autres chansons, sont autant d’aspects qui peuvent paralyser la créativité des compositeurs ou, au contraire, la déclencher et les entraîner vers une performance de haute qualité. C’est ainsi que durant un camp de composition, malgré le temps limité, des chansons remarquables, auxquelles non seulement les auteurs des œuvres mais aussi un plus large public peuvent s’identifier, voient le jour. Alexander Schedler, directeur artistique du camp, confirme que Kalsi a relevé ces défis avec un enthousiasme et une créativité immenses.

De cette première expérience dans un camp de composition international, Romina rapporte non seulement trois nouveaux titres, mais également de nombreux contacts avec la scène musicale internationale. De plus, grâce à sa collaboration avec des musiciens très divers, elle peut désormais s’appuyer sur de nouvelles bases et une autre approche en matière de composition. Elle repart de ce camp enrichie de nouvelles expériences musicales. Romina nous apprend qu’elle a déjà des projets en cours qu’elle va développer en collaboration avec des compositeurs rencontrés au camp de composition. Dans les mois à venir, elle va surtout se concentrer sur la réalisation de son projet Animor.

Titres composés par Romina Kalsi au camp de composition, avec la participation de:

«Big Shot»
Romina Kalsi
Dillon Dixon
Phil Sunday
Ida Björg Leisin

«Crumble Plastic»
Romina Kalsi
Riccardo Bettiol
Ida Björg Leisin
Tobias Grandbacka

«At The End Of The World»
Romina Kalsi
Pele Loriano
Tobias Grandbacka

Sponsoring SUISA au Schedler Summit:
SUISA était l’un des sponsors du Schedler Music Summit 2018. L’édition musicale Schedler Music est inscrite à SUISA depuis 2005 et étend ses activités dans pratiquement tous les pays occidentaux et anglophones par le truchement de différents contrats de sous-édition. Durant le Summit 2018, 61 chansons ont été composées par 42 musiciens provenant de 9 pays.

www.animormusic.com
schedlermusicsummit.com
schedlermusic.com


Schedler Music Summit 2018 con Romina Kalsi

La 6. edizione del Schedler Music Summit, l’annuale songwriting camp internazionale organizzato dalla casa editrice Schedler Music, si è tenuta dal 13 al 18 gennaio 2018 nella valle del Lech in Austria. Sull’arco di cinque giorni, un team di 42 musicisti provenienti dai più svariati contesti musicali e geografici, si è riunito con il compito di comporre almeno un brano al giorno. Romina Kalsi, iscritta alla SUISA dal 2014, è stata selezionata dagli organizzatori del songwriting camp, Fiona Schedler e Alexander Schedler, come uno dei 9 partecipanti svizzeri al Summit. Testo di Erika Weibel

Schedler Music Summit 2018 con Romina Kalsi

La cantautrice ticinese Romina Kalsi ha partecipato al Schedler Music Summit 2018. Da questa esperienza porta a casa tre nuovi brani e numerosi nuovi contatti con la scena musicale internazionale. (Foto: Wolfgang Rudigier)

Romina Kalsi è una giovane cantautrice ticinese che si è fatta conoscere negli ultimi anni al pubblico grazie al successo riscosso dalla band Rocky Wood, in cui Kalsi era frontwoman, cantante e coautrice dei brani. Dopo il primo album «Shimmer», pubblicato dal gruppo ticinese nel 2014, Romina ha intrapreso un nuovo percorso da solista con il suo personalissimo progetto Animor, da cui è nato «Chasing Gold», EP pubblicato in digitale lo scorso giugno.

Approcci diversi alla composizione

Kalsi ci racconta che la creazione di un brano è un processo lungo che può tenerla impegnata anche per 3-4 mesi; questo perché non sempre ha la possibilità di dedicarsi con tutta se stessa alla composizione, ma può anche capitare che l’idea di base abbia semplicemente bisogno del giusto tempo di maturazione. In ogni caso, quando compone per se stessa, non si impone alcun limite di tempo.

Le sue creazioni musicali nascono generalmente con due diverse modalità: attraverso la collaborazione con altri musicisti, che può innescare un processo creativo stimolato dalle sinergie e dalle sensazioni, oppure attraverso l’ispirazione che nasce direttamente dalle esperienze di vita che l’hanno segnata.

La creazione delle tre opere di Romina Kalsi al Summit

Si tratta della prima esperienza per Romina Kalsi in un songwriting camp internazionale.
La sua partecipazione al Schedler Summit prevedeva la stesura di un brano al giorno, con la collaborazione di persone mai viste prima, con provenienze, età ed esperienze di vita molto diverse dalle sue. Fiona Schedler ci conferma che uno dei motivi per cui è stata scelta è stato la voce molto particolare di Romina Kalsi. Sostiene anche che la partecipazione di Kalsi ha reso il Schedler Music Summit più multisfaccetato.

Alexander Schedler, il direttore artisitico del camp, come primo incarico le ha assegnato la composizione di un brano destinato al suo attuale progetto solista Animor. È stato composto con la partecipazione del finlandese Tobias Grandbacka, dello svizzero Riccardo Bettiol e dalla danese Ida Björg e si intitola «Crumble Plastic». Si tratta di una canzone pop contraddistinta da elementi reggae, il cui testo si ispira ad un tema attuale e di grande rilevanza. Per Kalsi è fondamentale che la sua musica contenga un messaggio. Più in generale, Kalsi è dell’avviso che il compositore porti sulle spalle una grande responsabilità, visto che grazie alla musica può arrivare dritto al cuore del proprio pubblico.

Kalsi ci spiega che «Crumble Plastic» è il frutto della coesione e del perfetto feeling che si è immediatamente instaurato tra i musicisti. È stato scritto in modo quasi organico, in una lunga jam session che ha lasciato molto spazio ad ogni autore per integrare le proprie idee nel brano.

Le altre composizioni per le quali la rappresentante ticinese al Summit ha collaborato sono «Big Shot», una canzone melanconica pop e «At The End Of The World», il cui genere si avvicina a quello delle colonne sonore.

Il processo di composizione di questi due brani è stato molto diverso da quello in «Crumble Plastic». Nascono entrambi da un intenso lavoro di comunicazione tra gli autori coinvolti. In questo caso il punto di partenza è stato il testo, creato da immagini metaforiche nate dalla condivisione di sentimenti ed esperienze personali dei diversi musicisti. Ne sono scaturiti due testi poetici che sono poi serviti da base per un lavoro pressoché matematico di composizione della melodia. Ogni passaggio testuale e musicale è quindi frutto di un lavoro meticoloso di interazione e di integrazione di esperienze dei compositori coinvolti.

Nei prossimi mesi sapremo dove e quando usciranno «Big Shot» e «At The End Of The World».

Sfide e benefici di un songwriting camp

Tra i musicisti chiamati in un songwriting camp a collaborare per comporre brani che narrano di esperienze molto personali, possono nascere amicizie profonde e durature. A volte succede che tra i partecipanti non scatti immediatamente la scintilla e accade che i temi assegnati dal direttore artistico non corrispondano alla realtà attuale o alla natura del musicista.

Il tempo limitato, il feeling tra i musicisti e l’inevitabile confronto con le altre canzoni che nascono nel camp, sono solo alcuni degli aspetti che spesso stimolano la creatività dei compositori. È così che in un camp, nonostante il tempo limitato, nascono brani significativi e profondi, in cui si possono identificare non solo gli autori delle opere, ma anche un pubblico molto più vasto. Alexander Schedler, direttore artistico del camp, ci conferma che Kalsi ha affrontato queste sfide con un grande entusiasmo e creatività.

Da questa prima esperienza in un songwriting camp, Romina non porta a casa soltanto tre nuovi brani, ma anche numerosi contatti con la scena musicale internazionale. Da subito potrà mettere a frutto quanto appreso attraverso l’interazione con i musicisti con cui ha lavorato al Summit, un’esperienza che l’ha fatta maturare in ambito musicale e le ha aperto nuovi orizzonti. Romina dice che già adesso prevede progetti in cui intraprenderà nuove collaborazioni con gli autori conosciuti al songwriting camp. Nei prossimi mesi si concentrerà sulla realizzazione del suo progetto Animor.

Brani composti da Romina Kalsi al summit, con partecipazioni di:

«Big Shot»
Romina Kalsi
Dillon Dixon
Phil Sunday
Ida Björg Leisin

«Crumble Plastic»
Romina Kalsi
Riccardo Bettiol
Ida Björg Leisin
Tobias Grandbacka

«At The End Of The World»
Romina Kalsi
Pele Loriano
Tobias Grandbacka

Sponsoring della SUISA al Schedler Summit:
La SUISA è sponsor dello Schedler Summit 2018. La casa editrice Schedler Music è iscritta alla SUISA dal 2005 ed è attiva con vari contratti di sub-editoria in quasi tutto il mondo occidentale e anglofono. Al Music Summit 2018 sono stati scritti in tutto 61 brani con la partecipazione di 42 musicisti da 9 nazioni.

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  1. Bill Kalsi dit :

    I feel proud of my daughter.

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La sixième édition du Schedler Music Summit, le camp de composition organisé par l’édition musicale Schedler Music, s’est tenu du 13 au 18 janvier 2018 dans le Lechtal autrichien. Durant 5 jours, un groupe de 42 musiciens d’origines diverses, tant géographiques que musicales, se sont réunis avec pour mission de composer au moins un titre par jour. Les instigateurs du camp, Fiona et Alexander Schedler ont invité 9 artistes suisses à y participer. Parmi eux, Romina Kalsi, membre de SUISA depuis 2014. Texte d’Erika Weibel – La versione italiana del testo si trova sotto.

Schedler Music Summit 2018 avec Romina Kalsi

Romina Kalsi, une jeune chanteuse et auteure tessinoise a participé au Schedler Music Summit 2018. De cette première expérience dans un camp de composition international, Romina rapporte de trois nouveaux titres et nombreux nouveaux contacts avec la scène musicale...Continuer

L’homme de l’ombre du rock en dialecte

C’est de sa plume que sont nés les hits suisses rendus avant tout célèbres par Polo Hofer. Hanery Amman nous a quittés à l’âge de 65 ans. Hommage par Ane Hebeisen, contributeur invité

L’homme de l’ombre du rock en dialecte

Hanery Amman, membre de SUISA depuis 1976, photographié dans le cadre d’une réunion de SUISA à Berne le 10 novembre 2009. (Photo: Wolfgang Rudigier)

Lorsqu’on l’interrogeait sur ses rêves, Hanery Amman avait toujours la même réponse: l’espoir de faire de la musique jusqu’à son dernier souffle. Ce souhait a été exaucé, même si la vie n’a pas toujours été juste avec lui et qu’il a régulièrement été confronté à des situations difficiles ou décevantes. Il a cependant pu faire jusqu’au bout ce qu’il aimait le plus – de la musique.

Il serait exagéré de prétendre qu’il avait une productivité supérieure à la moyenne. Il avait bien trop d’adversaires à combattre pour ça. De toute sa production pendant toutes ces années, seule une petite partie a été publiée. On peut donc supposer qu’il reste encore de nombreux trésors d’archives, d’essais et d’études à découvrir chez Hanery Amman à Interlaken.

L’âme de Rumpelstilz

Sa carrière musicale démarre très tôt. A l’école, il joue du banjo et du ukulélé. Mais ce piano, l’instrument qui va décider du destin de Hanspeter «Hanery» Amman, trône déjà dans la salle de musique de l’établissement. Il commence à en jouer et sent très rapidement qu’il peut y exprimer de bien plus grandes émotions qu’avec un instrument aux cordes pincées et au son nasillard.

Après un apprentissage comme mécanicien de précision et un court passage par le théâtre (on lui connaît le rôle du Général dans la pièce «Treffpunkt Vietnam» au Zimmer-Theater de Zurich), il retrouve régulièrement son vieux voisin, un certain Urs «Polo» Hofer, pour faire de la musique. Ces deux amis et leurs familles vivent longtemps dans le même bâtiment à Interlaken. Les Hofer sont témoins de mariage des Amman et à sept ans, le jeune Polo promène le petit Hanery dans sa poussette.

A l’époque, personne ne se doutait qu’ils allaient rester unis jusqu’à la fin de leur vie, parfois très proches, parfois moins, et encore moins qu’un jour une place d’Interlaken porterait leurs noms.

Dès leur première rencontre musicale, les tâches sont clairement réparties. Hanery Amman compose, Polo Hofer écrit. Hofer vend, chante et joue le rôle de mascotte tandis qu’Amman est l’âme du projet et joue un rôle décisif dans le son du rock en dialecte 1.0. Le modèle musical est celui d’Udo Lindenberg, lui qui a réussi à allier la langue allemande à la musique de son temps. L’objectif est donc de faire la même chose en dialecte alémanique.

Le premier reggae suisse

Rumpelstilz est un groupe où s’expriment avec vigueur les tendances musicales les plus variées. Le jeu d’Hanery Amman est par exemple influencé par des modèles musicaux aussi divers qu’Elton John et Chick Corea, on admire les saxophonistes de jazz fusion Jim Pepper et Bob Dylan – et puisque le percussionniste intérimaire Res Hassenstein, plus tard l’un des papes de la musique du monde, connaît aussi la musique caribéenne, on décide d’inclure le reggae au répertoire.

C’est à cette époque que les premiers grands hits naissent sous la plume d’Hanery Amman: «Teddybär» (officiellement le premier reggae en dialecte alémanique) ou le morceau de six minutes et demie «D Rosmarie und i», précédé d’une longue intro perlée au piano par Amman pour glisser en un rien de temps du boogie au jazz en passant par le blues dans le solo au milieu du morceau. Il adore les fusions.

Hanery Amman décrira plus tard les années de Rumpelstilz comme les plus marquantes de sa carrière. Il aimera dire que c’était un groupe «multi-culturel» à une époque où le concept n’existait pas encore. Rumpelstilz lui aura permis de trouver son style non seulement comme musicien, mais aussi comme compositeur.

Dissolution de Rumpelstilz

Si Rumpelstilz a énormément de succès, le groupe n’est certainement pas un monument national. Hanery Amman, l’homme aux longs cheveux blonds, n’est pas encore perçu dans sa ville natale comme le bon berger de la chanson suisse, mais plutôt comme quelqu’un qui devrait exercer un vrai métier.

Des tensions entre Hanery et Polo conduisent en 1979 à la rupture puis à la dissolution du groupe, ce qui peut arriver lorsque deux fortes têtes de l’Oberland bernois se heurtent. Après la dissolution du groupe, Hanery décrit les disputes en ces termes dans une interview: «Nous étions deux béliers dans ce groupe. A un moment donné, le succès auprès du public est monté à la tête de Polo Hofer. Cela a détruit le groupe.»

Et il est aussi question d’argent: selon lui, malgré le succès, on est toujours à court d’argent sans que personne n’ait une bonne explication à cela. Avec un peu de distance, il décrit son rapport à Hofer de façon un peu plus mesurée: «Nous avions besoin l’un de l’autre et nous nous sommes complétés mutuellement». C’est ainsi qu’avec l’âge ils se qualifient d’amis.

Un hit pour l’éternité

Après la dissolution de Rumpelstilz, Polo Hofer fonde le groupe Polo’s SchmetterDing alors qu’Hanery Amman s’essaie à une carrière solo sous son propre nom. Son album solo en anglais «Burning Fire», produit en Allemagne, sort en 1980. Le style est celui d’un rock américain enjoué. Dans des interviews, il dit vouloir voyager avec sa musique et affirme que le dialecte bernois n’est pas vraiment une langue pour le rock.

Dans l’Oberland bernois, ces propos ne sont pas vraiment bien accueillis. C’est pourquoi il donne plusieurs concerts en Allemagne et en Autriche. En outre, il compose des musiques de film et écrit des chansons pour la star italienne Rita Pavone. Il dénonce bientôt sa collaboration avec la maison de production allemande, installe à Interlaken son propre studio, donne quelques concerts et fait ce qu’il aime par-dessus tout: composer des chansons.

L’une d’entre elles s’appelle «Kentucky Rose». Elle serait probablement restée enterrée quelque part dans les archives personnelles de Hanery si Polo Hofer, en tournée avec son groupe SchmetterBand, ne l’avait pas enregistrée en dialecte bernois sur une cassette de démonstration, faisant naître ainsi l’un des plus grands hits de la chanson suisse: «Alpenrose» rend Hofer et Amman immortels.

Sous ses airs de Bernois parfois têtu, Hanery Amman cache un grand cœur. Ses amis parlent d’une personnalité originale et très attachante. On lui attribue des qualificatifs comme direct, franc, buté et hypersensible. L’homme a de l’humour et même dans les pires moments, il continue à plaisanter et à être cordial.

Ce qui lui déplaît par-dessus tout en revanche, c’est le manque d’attention au niveau musical. En mai 1984, il se rend en studio avec son groupe, le Hanery Amman Band, pour enregistrer un album. Mais il trouve le rendu tellement mauvais qu’il ne veut pas le publier. La raison est vite trouvée: furieux, il dira dans une interview que cela relève de la façon dont ses musiciens ont travaillé. Le groupe n’avait pas assez de motivation. Résultat: on renonce! Et on reconsidère la composition du groupe!

«Le Chopin de l’Oberland bernois»

Il s’ensuit des années difficiles. Hanery Amman souffre d’un acouphène en raison d’une opération suite à une otite qui l’empêche pratiquement de faire de la musique pendant un long laps de temps. Néanmoins, il se produit en concert, organise une réunion de Rumpelstilz et enregistre trois concerts au Anker à Interlaken (il habite juste au-dessus de la salle). L’album «Live im Anker» qui en résulte se classe parmi les albums live les plus populaires de Suisse.

Il faudra attendre l’an 2000 pour la sortie du prochain album solo. «Solitaire» récolte des critiques euphoriques mais ne parvient pas à dépasser la 90e place du hit-parade suisse. A ce moment-là, le monde écoute Manu Chao, les Red Hot Chili Peppers ou encore Britney Spears. Les chansons en dialecte d’Amman, longuement mûries et soigneusement arrangées, semblent passées de mode. La médecine n’a pas non plus de bonnes nouvelles à lui annoncer. On lui diagnostique un cancer du poumon en 2007. Une maladie qui l’emporte dix ans plus tard, cinq mois après Polo Hofer.

Il ne s’est jamais plaint de ses échecs, même sa vie a été «un coup du destin après l’autre», comme il l’a dit récemment. Bien au contraire, il est très reconnaissant. Hanery Amman n’a jamais aimé être au premier plan. Ses chansons ont fait connaître Polo Hofer, lui est resté dans l’ombre. A son sens, le show-business est un monde d’imposteurs et de faux-semblants, et il ne s’y est jamais vraiment senti à l’aise.

C’est au piano, en laissant courir ses doigts sur le clavier, qu’il s’est toujours senti le mieux. Il s’y mettait le plus souvent la nuit (et volontiers nu, comme il l’a confié une fois), c’était sa façon à lui de méditer contre les humeurs du monde. «Si tout ‹foire›, il te reste la musique»: telle était sa devise.

Si l’on avait placé à ses côtés quelqu’un capable d’organiser un tant soit peu son travail et de l’aider à surmonter les doutes qui l’assaillaient fréquemment, l’homme que Polo Hofer qualifiait de «Chopin de l’Oberland bernois» aurait laissé une œuvre beaucoup plus importante. Mais le natif d’Interlaken n’avait que faire de conseillers.

Et pourtant: ce qu’il a publié est inscrit dans la mémoire à long terme de la musique en dialecte alémanique suisse. Jusqu’au bout, il a travaillé sur un album instrumental qu’il espérait terminer avant sa mort. Ce vœu n’aura pas été exaucé. Hanery Amman est décédé dans la nuit du Nouvel An à l’âge de 65 ans, entouré des siens.

Comme il le chantait si bien sur son album «Solitaire»: «U we de meinsch, die Wält göng under, de si d Stärne geng no da (Et si tu penses que le monde s’écroule, les étoiles sont quand même toujours là – NdT)». Une nouvelle étoile brille maintenant au firmament.

www.haneryamman.ch

Cette nécrologie par Ane Hebeisen a été publiée sous une forme similaire dans le Bund et le Tages Anzeiger en janvier 2018.

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Hanery Amman, membre de SUISA depuis 1976, photographié dans le cadre d’une réunion de SUISA à Berne le 10 novembre 2009. (Photo: Wolfgang Rudigier)

Lorsqu’on l’interrogeait sur ses rêves, Hanery Amman avait toujours la même réponse: l’espoir de faire de la musique jusqu’à son dernier souffle. Ce souhait a été exaucé, même si la vie n’a pas toujours été juste avec lui et qu’il a régulièrement été confronté à des situations difficiles ou décevantes. Il a cependant pu faire jusqu’au bout ce qu’il aimait le plus – de la musique.

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«Les idées de chansons naissent souvent d’un mot unique» | avec vidéo

Le Lausannois Alejandro Reyes, compositeur et parolier, fait partie des finalistes de la Suisse pour le Concours Eurovision de la chanson 2018 avec deux titres: «Kiss Me» et «Compass». Il est également interprète de la deuxième chanson. Ces chansons ont été écrites durant le camp de composition de chansons organisé par Pele Loriano Productions et SUISA. Pour Alejandro Reyes, l’écriture en équipe a été une expérience nouvelle et un véritable enrichissement personnel. Dans une interview, le jeune compositeur nous en dit plus sur la création de ses deux chansons pour le CEC. Texte de Giorgio Tebaldi; vidéo de Manu Leuenberger

«Je n’aurais jamais imaginé avoir deux chansons en finale suisse du concours de l’Eurovision», avoue Alejandro Reyes dans l’interview vidéo. Il faut dire que le jeune Alejandro, âgé de 25 ans, ne fait de la musique que depuis sept ans. Pour lui, tant le concours Eurovision de la chanson (CEC) que le camp de composition de chansons ont été des expériences totalement inédites. C’était également la première fois qu’il écrivait des chansons avec d’autres compositeurs et paroliers. Il est d’autant plus heureux que son travail ait été récompensé: «Avant d’arriver au camp, je n’imaginais pas pouvoir apporter autant aux compositions.»

Le jeune compositeur a été séduit par cette expérience: «J’ai pu partager ma façon de travailler et mon point de vue sur les choses», explique-t-il. «J’ai également beaucoup reçu en retour: des critiques positives (et moins positives) qui me font progresser en tant que compositeur.» Alejandro Reyes retient une chose en particulier. Le camp de composition de chansons lui aura permis de collaborer, le temps d’une seule journée, avec d’autres compositeurs que l’on rencontre le plus souvent pour la première fois: «Ce rapprochement donne quelque chose d’unique, d’authentique – un instantané qui reste gravé.»

Alejandro Reyes a pu choisir d’interpréter une des deux chansons qu’il a co-composées: «Compass» ou «Kiss Me». Il s’est finalement décidé pour «Compass», car l’histoire de cette chanson l’a plus fortement marqué et parce que c’est «une chanson qui touche profondément», confie-t-il. «Dès les premières strophes, on est plongé dans une atmosphère profonde et particulièrement saisissante. La chanson délivre un message.»

Pour «Compass», il a travaillé avec le compositeur et producteur suisse Lars Christen et la compositrice canadienne Laurell Barker. Alejandro Reyes nous explique le déroulement de sa création: «La tonalité de la chanson et l’idée de l’histoire ont été élaborées en premier lieu.» La trame principale de la chanson a été définie en assez peu de temps.

Quand on l’interroge sur l’origine de ses chansons, Alejandro Reyes répond: «Les idées de chansons naissent souvent d’un mot unique.» Pour «Compass», il s’agissait de quelqu’un qui devait retrouver son chemin, à l’aide une boussole justement. La direction indiquée par la boussole d’Alejandro Reyes est quant à elle sans équivoque: représenter la Suisse lors de la finale du CEC 2018.

www.alejandro-reyes.com

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Parmi les six finalistes, l’interprète Chiara Dubey est celle qui présente la plus grande expérience en matière de Concours Eurovision de la chanson. La Tessinoise affronte en effet pour la troisième fois les derniers artistes en lice pour participer à la finale de ce concours. Elle a écrit «Secrets And Lies», sa chanson actuelle, avec le compositeur et producteur belge Jeroen Swinnen et la Britannique Janie Price lors du camp de composition de chansons organisé par Pele Loriano Productions et SUISA.

«Jeroen a joué une suite harmonique au piano et j’ai improvisé une mélodie dessus», nous explique Chiara Dubey pour illustrer le processus de composition. Et de poursuivre: «Petit à petit, nous avons ajouté et modifié des éléments, comme un puzzle, jusqu’à obtenir une structure de base qui nous convienne à tous.» Le texte de la chanson a été écrit par Janie Price, venue au camp avec quelques textes dans sa besace. «Nous avons adapté son texte à la nouvelle structure et à la mélodie», explique Chiara Dubey. «Le texte a été écrit par Janie et je lui apporte une touche personnelle.»

Pour Chiara Dubey, composer dans ces conditions a été une expérience originale: «Il était nouveau pour moi de ne pas avoir le contrôle sur tout.» En général, la musicienne aime avoir une vue d’ensemble sur la composition, le texte, les arrangements et l’orchestration de sa musique. C’était différent lors du camp de composition de chansons: «Il faut renoncer au contrôle et créer quelque chose qui corresponde à toutes les parties impliquées», explique-t-elle à propos du fait de composer en équipe.

Il s’agit finalement d’obtenir le meilleur résultat possible, car – comme le dit si bien Chiara Dubey – lors du Concours Eurovision de la chanson, on ne dispose que de «trois minutes pour impressionner l’Europe entière.»

www.chiaradubey.com

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Avec sa chanson «Secrets And Lies», la musicienne tessinoise Chiara Dubey a de fortes chances de représenter la Suisse le 12 mai 2018 lors du Concours Eurovision de la chanson à Lisbonne. La ballade pop a été écrite en août 2017 lors du camp de composition de chansons organisé par Pele Loriano Productions et SUISA. En interview, Chiara Dubey raconte entre autres sa collaboration avec ses deux co-compositeurs, le Belge Jeroen Swinnen et la Britannique Janie Price. Texte de Giorgio Tebaldi; vidéo de Manu Leuenberger

Parmi les six finalistes, l’interprète Chiara Dubey est celle qui présente la plus grande expérience en matière de Concours Eurovision de la chanson. La Tessinoise affronte en effet pour la troisième fois les derniers artistes en lice pour participer à la finale de ce concours. Elle a...Continuer

«Nous voulions écrire une chanson qui nous ressemble» | avec vidéo

Avec leur chanson «Stones», les membres de SUISA Co et Stee Gfeller, plus connus sous le nom de ZiBBZ, sont en compétition pour participer à la finale du Concours Eurovision de la chanson. Ils ont écrit leur morceau avec la compositrice canadienne Laurell Barker lors du camp de composition de chansons organisé par Pele Loriano Productions et SUISA en août 2017. Dans cette vidéo, la fratrie se livre sur la naissance de leur morceau et explique pourquoi de tels camps de composition de chansons sont importants. Texte de Giorgio Tebaldi; vidéo de Manu Leuenberger

Co et Stee Gfeller de ZiBBZ vivent entre Los Angeles et la Suisse. Ils organisent souvent des sessions de composition avec d’autres musiciens dans leur laboratoire musical de Los Angeles. Cet échange créatif leur manque en Suisse: «C’est formidable qu’un camp de composition voie enfin le jour en Suisse», explique Co Gfeller en interview.

Lors du camp de composition de chansons organisé en août 2017 dans les Powerplay Studios, la fratrie a écrit deux chansons en deux jours. Le 4 février 2018, le frère et la sœur prendront part au show de sélection de la SRF qui déterminera les participants à la finale du Concours Eurovision de la chanson à Lisbonne.

Les Gfeller ont écrit leur morceau avec Laurell Barker, compositrice canadienne. La collaboration en trio s’est avérée très fructueuse: il ne leur aura fallu qu’une trentaine de minutes pour réaliser la structure de base de la chanson, expliquent les ZiBBZ en interview. Le morceau est né ce jour-là comme par enchantement, ou presque.

www.zibbz.com

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«On veut toujours écrire la meilleure chanson possible» | avec vidéo

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Derrière chaque chanson de qualité se cache un bon parolier. Dans le cas de «Kiss Me», ils sont même quatre. La chanson, qui fait partie des finalistes de la Suisse pour le Concours Eurovision de la chanson 2018, est interprétée par Naeman. Elle a toutefois été composée par le Lausannois Alejandro Reyes, le Suédois Ken Berglund, l’Américain Eric Lumière et Kate Northrop.

Cette Américaine installée en Suisse a contribué à l’écriture du texte de la chanson. L’histoire est d’ailleurs le fruit d’un travail d’équipe: «Nous nous sommes d’abord raconté l’histoire de la chanson chacun notre tour», explique la compositrice dans son interview. «Nous avons ensuite essayé de mettre tout cela en musique, de coucher nos impressions sur papier et surtout d’y ajouter des émotions.»

Kate Northrop avait déjà écrit des chansons avec différents coauteurs auparavant. Pourtant, la configuration du camp de composition a été une expérience radicalement nouvelle pour elle. En effet, elle a dû écrire une chanson de A à Z, en 12 heures, avec de parfaits inconnus. Kate Northrop a tout simplement adoré cette manière de composer. «C’était une source d’inspiration incroyable que de collaborer avec ces artistes», déclare-t-elle. «Il faut s’ouvrir et laisser place à la créativité des autres pour créer quelque chose.»

Le fait que les chansons écrites dans le cadre du camp de composition soient destinées à l’Eurovision n’a eu aucune influence sur le travail de Kate: «Je ne crois pas qu’il y ait de différence entre une chanson écrite pour l’Eurovision ou dans le cadre d’un autre projet. On veut toujours écrire la meilleure chanson possible.»

www.songwave.ch, site Internet de Kate Northrop

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