Archive de tag: Ländler

Retour sur l’Assemblée générale 2018 de SUISA

Le 22 juin 2018, le Bierhübeli de Berne a accueilli 208 membres votants de SUISA. Leur objectif: prendre part à l’avenir de la coopérative, entretenir leur réseau et s’informer. Aux côtés de membres du Conseil, de la direction, d’invités du monde de la culture et de la politique ainsi que de collaborateurs de SUISA, ils ont participé à l’Assemblée générale ordinaire 2018. Texte de Dora Zeller

Retour sur l’Assemblée générale 2018 de SUISA

Le Bierhübeli de Berne bien rempli lors d’un vote de l’Assemblée générale de SUISA le 22 juin 2018. (Photo: Manu Leuenberger)

L’Assemblée générale a été ouverte en musique par la formation ad hoc Swiss Ländlermix, composée de Bruno Brodt, Jost Ribary, Dani Häusler, René Wicky, Robin Mark, Jacqueline Wachter, Kurt Albert et Stefan Schwarz – une entrée en matière qui a présenté aux participants la musique populaire suisse traditionnelle et contemporaine.

Swiss Laendlermix

La formation ad hoc Swiss Ländlermix ouvre l’AG par un tour d’horizon de la musique populaire suisse. (Photo: Sibylle Roth)

Avant d’aborder les affaires statutaires, un film sur l’arrivée de SUISA sur les réseaux sociaux en début d’année a été projeté. En complément du SUISAblog, SUISA est désormais également présente sur Instagram, Facebook et YouTube avec ses stories musicales.

Le rapport annuel, le rapport de situation, le bilan, le compte de résultat, le tableau des flux de trésorerie, l’annexe des comptes 2017 et le rapport de l’Organe de contrôle ont ensuite été soumis aux membres pour approbation. Ces derniers ont également donné décharge au Conseil et à l’Organe de contrôle pour l’exercice précédent et confirmé le mandat de l’Organe de contrôle pour 2018.

Révision des statuts et élection des membres de la Commission de recours

Le point le plus important de l’ordre du jour était la révision des statuts. Andreas Wegelin a expliqué pourquoi les statuts devaient être adaptés à la loi sur les sociétés de gestion du Liechtenstein et à la directive de l’Union européenne sur la gestion collective du droit d’auteur (directive GDC). Il a présenté les principaux points concernés par la révision, à savoir l’interdiction de discrimination, les nouvelles compétences de l’Assemblée générale et le renforcement du rôle des membres. Après différentes suggestions des participants et une fois les précisions requises apportées, l’Assemblée générale a voté les amendements demandés à l’unanimité.

L’assemblée générale a également approuvé les candidats à la Commission de recours devant être créée. Les membres du Conseil Marco Neeser et Christian Fighera ainsi que la représentante externe Danièle Wüthrich-Meyer (vice-présidente de la Commission de la concurrence) ont été élus à la majorité des voix, tout comme les membres remplaçants Roman Camenzind et Zeno Gabaglio (membres du Conseil de SUISA) et les externes Daniel Alder et Gregor Wild (avocats et membres de la Commission arbitrale fédérale). Bernhard Wittweiler, responsable du service juridique SUISA, assume la présidence de la Commission. Il est membre d’office et n’a donc pas besoin d’être élu par l’Assemblée générale.

Natalie Riede

Une représentante de la scène électronique suisse, l’éditrice Natalie Riede (voir photo), a été élue à la Commission de Répartition et des Œuvres. (Photo: Manu Leuenberger)

Nathalie Riede a ensuite été élue membre de la Commission de Répartition et des Œuvres, en remplacement de Guido Röösli. Membre de SUISA depuis 2014 avec sa maison d’édition Black Music Management, elle gère principalement des œuvres du domaine de l’électronique et représente donc la scène électro suisse.

L’intervenante invitée Danièle Wüthrich-Meyer, présidente de Swissperform, a présenté le travail des cinq sociétés de gestion, notamment les aspects formels et juridiques ainsi que les différents domaines dans lesquels elles coopèrent.

Podium

La direction de SUISA présente l’exercice en cours. De gauche à droite sur le podium: Irène Philipp Ziebold, Vincent Salvadé, le président Xavier Dayer, le vice-président Marco Zanotta et Andreas Wegelin au pupitre. (Photo: Sibylle Roth)

Vincent Salvadé et Irène Philipp sont ensuite intervenus sur l’exercice en cours. Andreas Wegelin a parlé de la joint-venture Mint Digital Services et a évoqué les évolutions politiques actuelles qui influent sur les activités de la coopérative. Urs Schnell, directeur de FONDATION SUISA, s’est ensuite exprimé sur l’activité de la fondation pour la promotion de la musique de SUISA.

Cette Assemblée générale passionnante et riche en informations a été clôturée aux alentours de 14 heures par le président de SUISA, Xavier Dayer. Il a par ailleurs annoncé que la prochaine Assemblée générale aura lieu le vendredi 21 juin 2019 à Bienne.

A l’issue de l’assemblée, les participants ont échangé avec les membres de SUISA et leurs collègues autour d’un buffet organisé dans le jardin du Bierhübeli.

Articles en relation
Le droit de la gestion dans l’UE et la révision des statuts de SUISALe droit de la gestion dans l’UE et la révision des statuts de SUISA Contrairement à la Suisse, le Liechtenstein fait partie de l’Espace économique européen depuis 1995 et doit donc se conformer en majeure partie à la législation de l’Union européenne. Quel est le lien entre le droit de la gestion dans l’UE et la révision des statuts de SUISA? Continuer
131,4 millions de francs pour les compositeurs, paroliers et éditeurs131,4 millions de francs pour les compositeurs, paroliers et éditeurs C’est avec satisfaction que les membres du Conseil ont approuvé le résultat de l’année précédente lors de la séance qui s’est tenue fin mars 2017. Le chiffre d’affaires total a dépassé de 3,2% celui de l’année précédente. Au total, ce sont 131,4 millions de francs qui ont été distribués aux bénéficiaires. De plus, le Conseil a décidé d’accorder une répartition supplémentaire de 7% sur tous les décomptes ordinaires établis en 2018. Continuer
Dani Häusler: «De nombreux éléments de notre musique populaire viennent du classique»«De nombreux éléments de notre musique populaire viennent du classique» Dani Häusler est l’un des trois nominés dans la catégorie Musique populaire du Prix Walo 2018. Il a commencé très tôt à jouer de la clarinette. Aujourd’hui, il est actif dans plusieurs formations musicales. SUISA remettra le prix de la catégorie Musique populaire lors du 44e Prix Walo. Nous avons posé des questions par écrit à l’artiste. Continuer
Réduire article

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Le 22 juin 2018, le Bierhübeli de Berne a accueilli 208 membres votants de SUISA. Leur objectif: prendre part à l’avenir de la coopérative, entretenir leur réseau et s’informer. Aux côtés de membres du Conseil, de la direction, d’invités du monde de la culture et de la politique ainsi que de collaborateurs de SUISA, ils ont participé à l’Assemblée générale ordinaire 2018. Texte de Dora Zeller

Retour sur l’Assemblée générale 2018 de SUISA

Le Bierhübeli de Berne bien rempli lors d’un vote de l’Assemblée générale de SUISA le 22 juin 2018. (Photo: Manu Leuenberger)

L’Assemblée générale a été ouverte en musique par la formation ad hoc Swiss Ländlermix, composée de Bruno Brodt, Jost Ribary, Dani Häusler, René Wicky, Robin Mark, Jacqueline Wachter, Kurt Albert et Stefan Schwarz – une entrée en matière qui a présenté aux participants la musique populaire...Continuer

«Mes morceaux, je les compose avec mes tripes»

Martin Nauer est l’un des trois nommés dans la catégorie Musique populaire du Prix Walo 2018. Ce musicien accordéoniste a joué pendant plus de 40 ans avec la Ländlerkapelle Carlo Brunner. SUISA remettra le prix de la catégorie Musique populaire lors du 44e Prix Walo. Nous avons posé quelques questions par écrit à Martin Nauer pour en savoir un peu plus au sujet de sa nomination. Texte/entretien de Sibylle Roth

Martin Nauer: «Mes morceaux, je les compose avec mes tripes»

Martin Nauer a commencé à jouer de l’accordéon à l’âge de 5 ans. (Photo: Monika Nussbaumer)

C’est en vélomoteur que Martin Nauer se rendait à Meierskappel où Walter Grob lui enseignait de nouvelles techniques de doigté sur son accordéon. Dès qu’il le pouvait, il écoutait les morceaux de ses modèles car c’est à l’oreille qu’il a appris tout ce qu’il sait aujourd’hui. En 1975, il fonde avec Carlo Brunner la Kapelle Carlo Brunner: c’est le tout début de sa carrière. Il s’est ensuite produit à de très nombreuses reprises en Suisse et à l’étranger et a participé à l’enregistrement de plusieurs disques ou CD.

Martin Nauer, vous avez écrit de nombreux morceaux pour la Kapelle Carlo Brunner: comment ont-ils vu le jour? Avez-vous reçu des consignes ou pouviez-vous composer librement?
Martin Nauer: J’ai composé une cinquantaine de mélodies au total. Elles sont toutes immortalisées sur l’un des nombreux CD que nous avons produits en tant que formation Kapelle Carlo Brunner. Je n’ai jamais reçu de consignes, de conseils ou de recommandations pour mes compositions.
Mes morceaux, je les compose avec mes tripes.

Vous être membre de SUISA depuis 1976. Bon nombre de vos compositions ont été commercialisées par différents éditeurs. Les droits de sociétariat SUISA vous permettent-ils de vivre confortablement?
Je suis membre depuis 1976? C’est fou comme le temps passe vite! Non, les redevances que je touche par le biais de SUISA ne suffisent pas pour vivre sans souci! Je n’ai pas non plus composé tant de morceaux que ça et ils ne sont pas joués assez souvent pour que je puisse m’enrichir avec la redevance de SUISA. Mais l’argent que je touche est un petit plus qui est toujours le bienvenu et qui me permet de m’offrir quelque chose qui me fait plaisir.

Vous vous êtes retiré de la formation Kapelle Carlo Brunner fin 2017. Cela vous laisse-t-il plus de temps pour composer vos propres morceaux?
Le temps supplémentaire dont je dispose maintenant n’est pas entièrement dédié à la composition. Mais je reste bien évidemment très attaché à la musique populaire et quand une mélodie me passe par la tête, ou simplement une séquence pour une nouvelle danse, j’enregistre les accords sur une cassette en espérant que cela donne quelque chose un jour! Etant donné que je ne sais ni lire ni écrire les notes, j’ai besoin d’aide afin qu’une nouvelle mélodie soit écrite sur le papier.

Quelle est la signification pour vous de la nomination au Prix Walo?
La nomination au Prix Walo me fait naturellement très plaisir, mais c’est aussi une immense surprise. En tant que membre de la formation et partenaire de Carlo Brunner depuis plus de 43 ans, j’ai toujours eu la chance de participer au succès de Carlo lorsqu’il remportait le Prix Walo. Et ça a été le cas à quatre reprises! Pour nous, membres de la formation, ces prix sont un superbe signe de reconnaissance. Mais je ne m’attendais vraiment pas à être moi-même nommé pour cette distinction. Comme je l’ai dit, le seul fait d’avoir été nommé, représente déjà pour moi une joie immense et une grande fierté.

www.prixwalo.ch, site Internet du Prix Walo

Le gala de la 44e cérémonie du Prix Walo aura lieu le 13 mai 2018 dans les studios TPC à Zurich et sera retransmis en direct sur Star TV à partir de 20 heures. Le Prix Walo récompense des artistes suisses dans différentes catégories. L’objectif du Prix Walo est l’encouragement de la branche du spectacle suisse en général, mais aussi la promotion des artistes émergeants dans le secteur du divertissement. SUISA soutient financièrement le Prix Walo et remettra cette année le prix de la catégorie Musique populaire.
Articles en relation
Dani Häusler: «De nombreux éléments de notre musique populaire viennent du classique»«De nombreux éléments de notre musique populaire viennent du classique» Dani Häusler est l’un des trois nominés dans la catégorie Musique populaire du Prix Walo 2018. Il a commencé très tôt à jouer de la clarinette. Aujourd’hui, il est actif dans plusieurs formations musicales. SUISA remettra le prix de la catégorie Musique populaire lors du 44e Prix Walo. Nous avons posé des questions par écrit à l’artiste. Continuer
«Le Petit Prix Walo est un grand succès pour Seerugge Feger»«Le Petit Prix Walo est un grand succès pour Seerugge Feger» Originaire du canton de Thurgovie, le groupe Seerugge Feger a remporté le Petit Prix Walo 2015 dans la catégorie musique folk. Philipp Manser, le compositeur du groupe, a récemment rejoint SUISA. Découvrons la «patte Feger» et ses particularités. Continuer
Comment est né l’hymne de la Fête fédérale de la musique populaire 2015 à Aarau?Comment est né l’hymne de la Fête fédérale de la musique populaire 2015 à Aarau? La Fête fédérale de la musique populaire 2015 à Aarau a son propre hymne: il s’agit de la danse écossaise «Z’Aarau esch de Adler los» («L’aigle d’Aarau vibre au son de la musique populaire»). Le Comité d’organisation de la fête a confié la composition de la nouvelle œuvre à Hanspeter Zehnder. Ce dernier nous a donné rendez-vous à son domicile de Sins (AG) pour nous parler de la création de l’hymne festif et de son activité musicale. Continuer
Réduire article

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Martin Nauer est l’un des trois nommés dans la catégorie Musique populaire du Prix Walo 2018. Ce musicien accordéoniste a joué pendant plus de 40 ans avec la Ländlerkapelle Carlo Brunner. SUISA remettra le prix de la catégorie Musique populaire lors du 44e Prix Walo. Nous avons posé quelques questions par écrit à Martin Nauer pour en savoir un peu plus au sujet de sa nomination. Texte/entretien de Sibylle Roth

Martin Nauer: «Mes morceaux, je les compose avec mes tripes»

Martin Nauer a commencé à jouer de l’accordéon à l’âge de 5 ans. (Photo: Monika Nussbaumer)

C’est en vélomoteur que Martin Nauer se rendait à Meierskappel où Walter Grob lui enseignait de nouvelles techniques de doigté sur son accordéon. Dès qu’il le pouvait, il écoutait les morceaux de ses modèles car c’est à l’oreille qu’il a appris tout ce qu’il sait aujourd’hui. En 1975,...Continuer

«De nombreux éléments de notre musique populaire viennent du classique»

Dani Häusler est l’un des trois nominés dans la catégorie Musique populaire du Prix Walo 2018. Il a commencé très tôt à jouer de la clarinette. Aujourd’hui, il est actif dans plusieurs formations musicales. SUISA remettra le prix de la catégorie Musique populaire lors du 44e Prix Walo. Nous avons posé des questions par écrit à l’artiste. Texte/entretien de Sibylle Roth

Dani Häusler: «De nombreux éléments de notre musique populaire viennent du classique»

Le clarinettiste Dani Häusler est l’un des plus jeunes artistes récompensés par la «Clé de sol d’or». (Photo: Pit Bühler)

Dani Häusler a commencé à jouer de la clarinette et du saxophone à tout juste 11 ans. Très vite, il s’est produit avec son premier groupe: les Gupfbuebä. Il a étudié la musique classique et marqué de son empreinte la musique populaire moderne avec les formations Pareglish et Hujässler. C’est en 1987 que Dani Häusler rejoint SUISA. Il enseigne la clarinette, officie comme rédacteur pour la musique populaire auprès de la SRF, et enseigne également à la Haute école de Lucerne. L’année dernière, il a été distingué par la Clé de sol d’or.

Dani Häusler, vous avez étudié la musique classique et fait des arrangements de ce genre musical pour la musique populaire, les «Ländlerische Tänze» de Mozart par exemple. Comment mariez-vous ces deux genres musicaux?
Dani Häusler: De nombreux éléments de notre musique populaire viennent du classique. Pour ce qui est des notes, les danses de Mozart peuvent quasiment être reprises telles quelles. C’est dans l’interprétation que réside la différence: les musiciens classiques jouent de manière plus soignée, alors que l’interprétation des musiciens populaires est plus brute. C’est cela que je trouve si fascinant.

Vous vous consacrez aussi bien à la musique populaire moderne qu’à la musique traditionnelle. Comment différenciez-vous ces deux genres musicaux et que préférez-vous: composer de nouveaux morceaux ou interpréter de la musique traditionnelle?
De manière générale, la «nouvelle» musique populaire est plus exigeante. Beaucoup de choses sont orientées sur une situation de concert. La musique populaire traditionnelle rend plutôt hommage aux moments de convivialité comme lorsqu’on mange, boit ou danse ensemble. On peut composer de façon moderne ou traditionnelle, mais ce qui est «nouveau» implique généralement plus de travail. Depuis quelques années, je n’ai malheureusement plus suffisamment de temps pour cela.

Vous êtes rédacteur pour la musique populaire auprès de la station de radio Musikwelle. Qu’en est-il actuellement de la musique populaire en Suisse?
Elle se porte bien! Mais certains styles plus que d’autres: les formations d’accordéon schwyzois sont plébiscitées alors que les ensembles d’instruments à vent ont nettement moins de succès. Mais en fin de compte, c’est avant tout le public qui fait défaut. Les grands événements sont certes en plein boum, mais des soirées de musique populaire organisées dans des restaurants sont de plus en plus difficiles à réaliser.

Quelle est la signification pour vous de la nomination au Prix Walo?
Je me réjouis – mais cela ne va pas changer ma vie!

www.danihaeusler.ch, site Internet de Dani Häusler
www.prixwalo.ch, site Internet du Prix Walo

Le gala de la 44e cérémonie du Prix Walo aura lieu le 13 mai 2018 aux studios TPC à Zurich et sera retransmis en live sur Star TV à partir de 20 heures. Le Prix Walo récompense des artistes suisses dans différentes catégories. L’objectif du Prix Walo est l’encouragement de la branche du spectacle suisse en général, mais aussi la promotion des artistes de la relève dans le secteur du divertissement. SUISA soutient financièrement le Prix Walo et remettra cette année le prix de la catégorie Musique populaire.
Articles en relation
«Le Petit Prix Walo est un grand succès pour Seerugge Feger»«Le Petit Prix Walo est un grand succès pour Seerugge Feger» Originaire du canton de Thurgovie, le groupe Seerugge Feger a remporté le Petit Prix Walo 2015 dans la catégorie musique folk. Philipp Manser, le compositeur du groupe, a récemment rejoint SUISA. Découvrons la «patte Feger» et ses particularités. Continuer
Fränggi Gehrig: La musique populaire à la base de compositions plus élaboréesLa musique populaire à la base de compositions plus élaborées Le compositeur et accordéoniste Franz «Fränggi» Gehrig reçoit le Prix de la FONDATION SUISA 2016. Le prix annuel de reconnaissance de la fondation de SUISA pour l’encouragement de la musique est décerné en 2016 dans la catégorie «musiques populaires suisses actuelles». Interview du Lauréat Uranais âgé de 30 ans à propos de cette distinction, de son activité de création musicale et de l’attrait de la musique populaire, qu’elle soit ancienne ou nouvelle. Continuer
Marcel Oetiker: «Les voyages m’inspirent» | avec vidéoMarcel Oetiker: «Les voyages m’inspirent» | avec vidéo A la gare de Hardbrücke à Zurich, les trains grondent et crissent sans retenue, dans les courbes, au moment du départ, et au freinage. Mais si Marcel Oetiker a choisi ce lieu de rendez-vous, ce n’est pas pour ces bruits qui parfois stimulent la créativité des artistes. Continuer
Réduire article

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Dani Häusler est l’un des trois nominés dans la catégorie Musique populaire du Prix Walo 2018. Il a commencé très tôt à jouer de la clarinette. Aujourd’hui, il est actif dans plusieurs formations musicales. SUISA remettra le prix de la catégorie Musique populaire lors du 44e Prix Walo. Nous avons posé des questions par écrit à l’artiste. Texte/entretien de Sibylle Roth

Dani Häusler: «De nombreux éléments de notre musique populaire viennent du classique»

Le clarinettiste Dani Häusler est l’un des plus jeunes artistes récompensés par la «Clé de sol d’or». (Photo: Pit Bühler)

Dani Häusler a commencé à jouer de la clarinette et du saxophone à tout juste 11 ans. Très vite, il s’est produit avec son premier groupe: les Gupfbuebä. Il a étudié la musique classique et marqué de son empreinte la musique populaire moderne avec les formations Pareglish et Hujässler. C’est en 1987...Continuer

L’aigle vibre au son de la musique populaire: SUISA à la Fête fédérale de la musique populaire à Aarau

Depuis jeudi, Aarau est placée sous le signe des Ländler et des fanfares. La Fête fédérale de la musique populaire se déroule cette année dans la capitale du canton d’Argovie. SUISA s’engage aussi dans cet événement majeur de la musique populaire. (Texte: Giorgio Tebaldi)

SUISA

De la musique populaire à perte d’oreille. Avec le soutien de SUISA et de la FONDATION SUISA (Photo: Giorgio Tebaldi)

Une ambiance détendue: sous un temps superbe, les jeunes et les moins jeunes se retrouvent dans la vieille ville d’Aarau aux sons de la musique populaire. Les chants de plus de 1500 musiciens y sont présentés. SUISA est aussi de la partie: elle soutient financièrement cet événement à travers sa fondation pour la promotion de la musique, la FONDATION SUISA. Et nous attendons avec impatience de voir la cérémonie, le défilé et l’hymne de la fête de demain dimanche.

Nous sommes présents dès les premières notes pleines d’entrain…

Plus de 1500 musiciens se produisent à la Fête fédérale de la musique populaire. Voici quelques impressions (Photos: Giorgio Tebaldi):

Formation

Alphorn

Réduire article

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Depuis jeudi, Aarau est placée sous le signe des Ländler et des fanfares. La Fête fédérale de la musique populaire se déroule cette année dans la capitale du canton d’Argovie. SUISA s’engage aussi dans cet événement majeur de la musique populaire. (Texte: Giorgio Tebaldi)

SUISA

De la musique populaire à perte d’oreille. Avec le soutien de SUISA et de la FONDATION SUISA (Photo: Giorgio Tebaldi)

Une ambiance détendue: sous un temps superbe, les jeunes et les moins jeunes se retrouvent dans la vieille ville d’Aarau aux sons de la musique populaire. Les chants de plus de 1500 musiciens y sont présentés. SUISA est aussi de la partie: elle soutient financièrement cet événement à travers sa fondation pour la promotion de la musique, la FONDATION SUISA. Et nous attendons avec impatience de voir la cérémonie,...Continuer

Comment est né l’hymne de la Fête fédérale de la musique populaire 2015 à Aarau?

La Fête fédérale de la musique populaire 2015 à Aarau a son propre hymne: il s’agit de la danse écossaise «Z’Aarau esch de Adler los» («L’aigle d’Aarau vibre au son de la musique populaire»). Le Comité d’organisation de la fête a confié la composition de la nouvelle œuvre à Hanspeter Zehnder. Ce dernier nous a donné rendez-vous à son domicile de Sins (AG) pour nous parler de la création de l’hymne festif et de son activité musicale. Texte/Interview: Manu Leuenberger

Hanspeter Zehnder am Piano im Musikzimmer

Hanspeter Zehnder a installé une salle de musique au sous-sol de sa maison. Père de deux enfants, il peut ainsi composer et jouer de la musique dès que ses enfants sont au lit. (Photo: Manu Leuenberger)

Hanspeter, quelle a été ta réaction lorsque tu as appris, mi-mai, qu’on te confiait le travail de composition?
J’étais très content et honoré de voir que le Comité d’organisation m’avait choisi. Je me sens chez moi en Argovie … et je suis d’autant plus fier de pouvoir composer l’hymne de la grande fête organisée dans la capitale du canton.

Quelles étaient les exigences pour ce morceau?
Le Comité d’organisation a juste posé deux conditions. Cependant, elles n’étaient pas faciles à appliquer: l’hymne festif devait si possible pouvoir être interprété par tous, que ce soit au piano, à la trompette, à la clarinette ou par un ensemble d’accordéons schwyzois. Deuxièmement, la composition devait être simple et intuitive, avec la possibilité de la siffler ou la fredonner en même temps, afin que chacun s’y reconnaisse.

La tâche consistait donc à créer une mélodie à la portée de tous. Comment y es-tu parvenu?
Il m’a fallu un certain temps avant de trouver une idée pour cette composition particulière. Longtemps, j’ai fredonné des mélodies pendant mes trajets pour me rendre au travail, j’ai enregistré les plus satisfaisantes et, le soir, en les écoutant, je me disais: «C’est nul, on ne peut rien en tirer!» Difficile d’obtenir de superbes mélodies, elles ne viennent malheureusement pas simplement en claquant des doigts! De toute façon, c’est mon cas. La plupart du temps, les meilleures idées me viennent à l’esprit lorsque je joue de la clarinette dans ma salle de musique, une fois que les enfants sont couchés. Alors, j’écris la mélodie et je la laisse de côté un certain temps. Si quelques jours plus tard, elle me plaît encore, j’approfondis l’idée en développant la mélodie, en y apportant des variations ou en ajoutant d’autres éléments. Après la mélodie vient l’arrangement des voix des autres instruments. Pour les accords, l’harmonie et les arrangements, j’aime bien utiliser le piano lorsque je compose.

L’hymne festif devrait pouvoir être joué par le plus grand nombre d’interprètes possible dans des compositions d’orchestre les plus variées. Dans ce cas, comment fait-on pour concevoir la partition?
Pour un morceau de musique populaire, il y a d’emblée un point très important: il doit pouvoir être joué sur l’accordéon schwyzois. Cet instrument présente un spectre harmonique limité, également du point de vue de la tonalité. A partir du moment où on peut jouer une composition à l’accordéon schwyzois, elle est compatible avec la plupart des autres instruments. Les notes d’un morceau de musique traditionnelle suivent en règle générale le schéma suivant: on écrit la première voix, le son de la mélodie. On ajoute ensuite l’harmonie pour l’accompagnement, basse incluse. Parfois, on ajoute une deuxième voix dans les notes. Souvent, ce sont les musiciens interprètes qui ajoutent une deuxième voix. En principe, les partitions tiennent sur une page ou deux, ce qui vaut aussi pour l’hymne.

Combien de temps faut-il entre l’ordre d’établir une composition et l’interprétation?
Oh, c’est une question difficile! De la naissance d’une idée à l’essai de la musique que j’ai créée, il se passe beaucoup de choses jusqu’à la réalisation de la composition. Plus concrètement, je dirais qu’il m’a fallu environ deux jours pour l’élaboration de l’arrangement, y compris la préparation de la partition. Mais il a fallu avant tout réaliser la mélodie principale et la définir clairement. Avant la première, chaque membre du Ländler-Wurlitzer fait des essais séparément, puis nous répétons les quatre ensemble. L’hymne est également enregistré sur un CD. Viennent ensuite la première et la représentation du 13 septembre lors de la cérémonie de la Fête fédérale de la musique populaire … Il est donc difficile d’estimer exactement le temps passé.

Tu exerces ton activité musicale en plus d’une profession principale, où tu travailles à 100%. En tant que musicien populaire, comment peut-on vivre de ce métier?
Gagner sa vie en Suisse uniquement avec le revenu de compositeur et d’interprète de musique traditionnelle? Je dois avouer que c’est impossible, aucune chance. Même des musiciens reconnus ne vivent pas uniquement de la musique traditionnelle. En plus, les cachets pour les représentations sont particulièrement modestes dans le monde de la musique populaire; il n’est pas rare de recevoir de la bière et un cordon bleu, en échange d’un petit morceau. Ajoutons que ces dernières années, certaines salles de concert de musique traditionnelle pouvant accueillir de grands orchestres ont sensiblement réduit leur programme, voire l’ont suspendu.

Au sujet de la rémunération dans le monde musical: tu es membre de SUISA depuis 1997. Pourquoi as-tu rejoint la coopérative des auteurs et éditeurs musicaux?
Si je me souviens bien, j’ai composé mes premiers morceaux en 1996 et 1997. Je crois que des collègues plus âgés m’ont ensuite dit que je devais m’inscrire auprès de SUISA, où je devais déposer mes morceaux. Je pense que SUISA est une organisation importante pour les auteurs. En tant que compositeur, je perçois une rémunération de SUISA si mes morceaux sont produits. Mon groupe actuel, «Ländler-Wurlitzer», donne environ 40 à 50 concerts par an, la plupart du temps un répertoire de base. J’annonce régulièrement ces représentations. Et qui sait, peut-être que cela suffira pour que SUISA me verse quelques francs de rente lorsque j’aurai atteint l’âge de la retraite.

Outre les nombreux concerts, les Ländler-Wurlitzer ont enregistré deux CD en 2008 et 2011. A quand la prochaine édition?
Nous avons déjà fait de nouveaux enregistrements. Au départ, la commercialisation des CD était prévue cet été. Mais nous avons changé le programme en raison de la demande de composition: nous voulions naturellement que l’hymne festif soit également enregistré sur le nouveau CD. Nous commencerons donc par enregistrer la composition festive pour pouvoir ensuite intégrer les titres supplémentaires dans la nouvelle édition. Le CD paraîtra aux environs de la Fête fédérale de la musique populaire en septembre, et il contiendra a priori sept morceaux.

Quels sont les espoirs et les attentes d’un compositeur à l’égard de son œuvre appelée à devenir l’hymne d’une importante fête musicale?
Idéalement, le morceau doit être bien perçu par les auditeurs et les musiciens, pour être entendu tant à la fête qu’à diverses reprises ultérieurement. Quant au pire des cas, je ne veux même pas y penser. Il est vrai qu’en raison des circonstances particulières, la composition subit une certaine pression. Toutefois, je connais mes aptitudes musicales et je sais que je peux écrire de bonnes mélodies. Avec cette conviction dans l’esprit et dans mon cœur, j’ai un bon pressentiment pour l’hymne du festif.

Zehnder-Klarinette

Hanspeter Zehnder, âgé de 37 ans, joue de la clarinette comme instrument principal, mais également du saxophone, de la contrebasse, du piano et de la batterie. (Photo: Manu Leuenberger)

Hanspeter Zehnder, né le 27 mai 1978, a fait ses premiers pas musicaux dans la fanfare de Bennau. Plus tard, il a notamment joué dans le Swiss Army Concert Band dirigé par Christoph Walter. En tant que clarinettiste, on peut l’écouter sur des dizaines de CD de musique traditionnelle. Par ailleurs, il joue du saxophone, de la contrebasse, du piano et de la batterie. Ses premières compositions ont vu le jour avant son 20e anniversaire. Depuis 2005, il se produit avec son propre groupe Länder-Wurlitzer, dans lequel il joue avec Cornelia Zehnder, son épouse. Il vit à Sins (AG) avec sa famille.

La 12e Fête fédérale de la musique populaire aura lieu à Aarau du 10 au 13 septembre 2015. Environ 300 groupes prendront part aux quatre jours de festivités, soit 1500 musiciens au total, représentant la musique populaire de toute la Suisse. Des spectacles sont prévus dans sur 15 places de concert, avec 3 scènes et 5 salles. Le Comité d’organisation attend plus de 100 000 visiteurs à cette manifestation.

L’hymne festif «Z’Aarau esch de Adler los» composé par Hanspeter Zehnder a été joué en avant-première lors d’une conférence de presse, le 27 août 2015. Le morceau sera de nouveau joué par les Ländler-Wurlitzer le dimanche 13 septembre 2015, à l’occasion du banquet de la fête dans la Halle du marché d’Aarau. Le morceau sera également diffusé le vendredi 11 septembre 2015 dans l’émission «Zoogä-n-am Boogä» lors du programme Musikwelle de SRF et le samedi 12 septembre 2015 à la télévision sur SRF 1 dans l’émission «Potzmusig».

La demande de composition de l’hymne en prévision de la 12e Fête fédérale de la musique populaire à Aarau a été soutenue par la FONDATION SUISA, la fondation de promotion de la musique de la SUISA.

Réduire article

Laisser un commentaire

Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

La Fête fédérale de la musique populaire 2015 à Aarau a son propre hymne: il s’agit de la danse écossaise «Z’Aarau esch de Adler los» («L’aigle d’Aarau vibre au son de la musique populaire»). Le Comité d’organisation de la fête a confié la composition de la nouvelle œuvre à Hanspeter Zehnder. Ce dernier nous a donné rendez-vous à son domicile de Sins (AG) pour nous parler de la création de l’hymne festif et de son activité musicale. Texte/Interview: Manu Leuenberger

Hanspeter Zehnder am Piano im Musikzimmer

Hanspeter Zehnder a installé une salle de musique au sous-sol de sa maison. Père de deux enfants, il peut ainsi composer et jouer de la musique dès que ses enfants sont au lit. (Photo: Manu Leuenberger)

Hanspeter, quelle a été ta réaction lorsque tu as appris, mi-mai, qu’on te confiait le travail de...Continuer