Archive de tag: Industrie musicale

Précipitation, disputes et projets lors du Womex

Depuis 2006, la FONDATION SUISA tient un stand suisse au Womex, en collaboration avec Pro Helvetia. Mais au fond, quel intérêt y a-t-il à participer à un tel salon? Ane Hebeisen du groupe bernois Da Cruz a fait le test et livre sans complaisance ses expériences à Budapest. Texte de Ane Hebeisen, contributeur invité

Womex-2015-Gruppenfoto

Au centre de l’action du Womex 2015 à Budapest (de g. à d.): notre auteur invité Ane Hebeisen et Mariana Da Cruz (tous deux membres du groupe Da Cruz), Arnaud di Clemente (Bee-Flat im Progr), Mauro Abbühl (Artlink). (Photo: Eric van Nieuwland)

Le stand suisse du salon de musique Womex est désespérément bondé. Avec les Autrichiens, on a lancé des invitations à l’apéro, ce qui a attiré la foule. On sert du fromage, de la viande séchée et du vin, tout en menant de petits entretiens. Les sujets les plus populaires sont l’état du marché helvétique des concerts et les prix fantaisistes des chauffeurs de taxi à Budapest. Un peu à l’écart de la bousculade, la bookeuse du club zurichois Moods négocie avec une agence de concerts française; non loin de là, les organisateurs bernois de Bee-Flat se fraient un chemin à travers la foule et le manager de Sophie Hunger rencontre des gens qui semblent plus ou moins importants. Un orchestre autrichien s’apprête à pousser la chansonnette, mais le service de sécurité de la salle de congrès les fait taire rapidement. En journée, on s’occupe des affaires, la musique est réservée à la soirée.

Le dilemme est connu. Pour être musicien de nos jours, il est conseillé de ne plus se contenter de créer de la musique, mais aussi d’être booker, manager, chargé de communication et manager de label. Et puisqu’il en est ainsi, il convient de se rendre à ce genre de salon de temps à autre. Alors en avant pour le combat. Objectif: remplir la saison estivale 2016 avec quelques engagements à des festivals.

La bonne nouvelle ici au Womex: des festivals en plein air comme Glastonbury, Sziget ou Roskilde ont envoyé des émissaires à Budapest à la recherche de nouveaux groupes. La mauvaise? Ils préfèrent se faufiler incognito à travers le salon. Pourtant, dès qu’ils s’arrêtent, de «vagues connaissances» se massent tout à coup autour d’eux, essayant de leur refiler des CD et des catalogues. Cela doit être fatiguant. Mieux vaut les laisser tranquilles.

«Musique du monde» – un terme marketing désignant les musiques exotiques

Parmi les divers salons consacrés à la musique et festivals showcase, Womex est l’un des plus anciens, et en raison de la niche qu’il sert, ce n’est peut-être pas le plus branché. Mais le Womex est sous-estimé. Il change de ville chaque année, avec une alternance à ce niveau, et il est le plus grand salon du monde pour la musique dite «World Music». Un terme créé il y a près de 30 ans par des responsables marketing de maisons de disques anglaises, qui devait désigner toutes les musiques qui ne rentraient pas dans le cadre général du pop-rock anglo-américain.

Un terme encore et toujours associé à un désagréable mélange de romantisme en toile de jute, d’exotisme du Tiers Monde et de néo-colonialisme culturel. Mais la musique du monde est depuis longtemps devenue un «melting pot» dans lequel bouillonne un peu de tout, de la Global Pop de Manu Chao au Favela Funk brésilien et aux joueurs de cithare mongols, en passant par les études électro-ethnologiques de Björk. La musique du monde est ce qui sonne exotique aux oreilles des Occidentaux.

Tous ceux qui ont quelque chose de musicalement exotique à offrir sont donc au bon endroit ici. Vous êtes sûr de rencontrer quelqu’un qui vous fera avancer. La communauté Womex est devenue une famille très unie: les rédacteurs de radios à la recherche de nouvelles musiques viennent ici, tout comme les organisateurs qui n’ont pas envie de composer leur programme de concerts en se basant uniquement sur les newsletters des diverses agences. Et comme la machinerie branchée britannique s’est un peu essoufflée au cours des dernières années, même les plus gros festivals majeurs sont désormais contraints de s’ouvrir un peu plus au monde pour dénicher de nouveaux talents.

Une préparation sérieuse au salon est indispensable

S’il existe une espèce dont la cote de popularité dans les salons de musique est au plus bas, ce sont bien les représentants de groupes qui, sans y être invités, tendent des enregistrements audio au premier venu, tout en récitant des extraits de la biographie du groupe. Il faut se préparer. Plusieurs semaines avant le salon, il convient d’effectuer des recherches méticuleuses pour savoir qui parmi les organisateurs de concerts, agences ou bookers de festivals sont sur la même longueur d’onde. Ensuite, il faut arranger une brève rencontre avec eux.

Le Womex a mis en place une plate-forme Internet à cet effet, ouverte à toutes les personnes accréditées. Chaque participant y est répertorié, souvent avec son adresse e-mail directe, parfois même avec une photo. Quant à ceux qui ne veulent pas d’un rendez-vous, on les retrouvera certainement lors d’une pause cigarette ou le soir aux concerts, où les groupes d’Afro Beat les plus branchés du monde jouent à qui mieux mieux avec des M.I.A.s cambodgiennes déguisées en Mickey, des étoiles montantes brésiliennes du hip-hop ou encore des groupes de métal chinois.

Des rencontres professionnelles lors du Womex – tantôt prometteuses, tantôt vagues

Revenons au salon. Ma voix est enrouée, j’ai mal à la tête. Jusqu’ici, les réunions se sont plutôt bien passées. Le Monsieur d’un grand festival Open Air au Luxembourg a sagement écouté les liens que je lui avais préalablement envoyés et pose une option pour une date en juillet. Seul son associé pourrait encore faire capoter la situation. Il raconte, énervé, qu’il a été emprisonné pendant les émeutes Globus à Zurich et que depuis lors, il fuit la Suisse comme la peste. Je me montre touché et espère qu’il fera preuve d’indulgence.

Un festival d’Amsterdam et une grande fête de la ville d’Hanovre réservent également une date pendant l’été. Il paraît que la fête attire chaque année près de 15 000 personnes. Un organisateur d’Helsinki est également tellement enchanté par ce qu’il a entendu qu’il voudrait engager le groupe pour un festival en mai. Et la délégation d’un grand organisateur turc qui monte les plus grands festivals en plein air du pays vient carrément à la réunion avec deux organisateurs de festivals israéliens en plus. Ils disent avoir parlé ensemble du groupe, puis avoir décidé de mettre en route quelque chose en commun.

D’autres projets restent vagues. Par exemple avec les Français. Le festival Jazz à Vienne se montre intéressé mais dit qu’ils se manifesteront en cas de besoin. Tout comme le festival Les Suds à Arles. Et Roskilde? Ils sont passés en coup de vent juste pour dire bonjour. C’est tout. Glastonbury? On n’a pas vu la personne en charge de ce festival. Sziget? Une conversation avec le booker a révélé que la programmation «World» du festival est plutôt conservatrice – difficile pour un groupe qui compte un ordinateur portable parmi ses instruments.

Les efforts pour participer au salon et la persévérance dans le suivi peuvent s’avérer payants

C’est toujours pareil quand on revient d’un salon de musique: on range soigneusement les innombrables cartes de visite, on passe en revue les diverses rencontres et on se berce dans la certitude que la carrière mondiale semble être à portée de main. Trois semaines plus tard, on constate que les nouvelles amitiés et relations commerciales ne sont finalement pas aussi solides que ce que l’on croyait et que les relances sont plus difficiles que ce que l’on imaginait. Il en sera de même cette année.

Mais les années passées ont montré que les efforts ainsi qu’une certaine persévérance peuvent s’avérer payants. Des concerts au Montréal Jazz Festival, au festival en plein air Fernwärme à Vienne, au festival Fiest’A Sète, au World Village à Helsinki ou encore au Festival d’été de Québec ont pu avoir lieu grâce à la présence au Womex. Nos agences en France et en Italie nous ont également découverts ici, après que nous ayons joué lors d’un showcase en 2009 à Copenhague.

Une semaine après le salon, les Turcs se sont manifestés. Tout serait en bonne voie. Ils disent avoir déjà souvent écouté le CD et l’apprécier. Un festival espagnol nous a également contactés en nous demandant si le groupe percevait quelconques aides financières. Si oui, cela les intéresserait. Eh oui, c’est la crise. Elle ne s’est pas non plus arrêtée aux portes de la musique du monde. Les négociations peuvent démarrer.

www.womex.com

L’auteur Ane Hebeisen joue dans le groupe bernois Da Cruz et est journaliste au sein du quotidien «Der Bund».

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Pop et rock suisses au Festival Reeperbahn 2015

Quelque 30 000 personnes sont attendues à l’édition 2015 du Festival de musique «Reeperbahn», qui débutera le mercredi 23 septembre à Hambourg. Le festival durera 4 jours et près de 500 concerts sont prévus dans plus de 70 lieux différents. Trois pointures de la pop et du rock suisses: Faber, James Gruntz et Puts Marie, ne manqueront pas cette année d’enflammer le public du festival.

James-Gruntz-live

Originaire de Nidau près de Bienne, James Gruntz a remporté le prix de la musique pop de Bâle («Basler Pop-Preis») en 2014 et se produit cette année au Festival Reeperbahn de Hambourg. (Photo: Pascal Küng)

Comme d’habitude, le festival propose également aux professionnels internationaux du secteur de la musique des conférences et événements (plus de 150 durant cette édition) ainsi que d’innombrables possibilités de networking. Cette année encore, la Suisse sera bien entendu sur le devant de la scène avec son petit-déjeuner spécial «networking» et un événement désormais bien connu, le «Reeperbahn-Raclette-Business-Mixer».

Voici les dates «à consonance suisse» les plus importantes du Festival Reeperbahn 2015 de Hambourg:

Vendredi 25 septembre, Salon d’été du Klubhaus St. Pauli, Spielbudenplatz 21

10h – 13h  Swiss Contact Lounge; networking avec cafés et croissants
14h – 18h  Swiss Business Mixer; showcases avec des groupes suisses, raclette et vin

«Showcases» lors du Swiss Business Mixer:
14h15 – 14h45  Faber
15h30 – 16h00  James Gruntz
16h45 – 17h15  Puts Marie

La FONDATION SUISA et le Swiss Music Export se réjouissent de la participation de nombreux invités et convives nationaux et internationaux (452 participants confirmés au 21 septembre 2015).

Faber, James Gruntz et Puts Marie figurent également au programme officiel du festival et se produiront en marge du Swiss Business Mixer.

Faber
Vendredi 25 septembre à 21h20: Musée de l’école (Schulmuseum), Seilerstraße 42

James Gruntz
Samedi 26 septembre à 13h25: Reeperbahn Festival Lounge (Arcotel Onyx), Reeperbahn 1; et en fin de soirée à 22h40: Angie’s Nightclub, Spielbudenplatz 27

Puts Marie
Samedi 26 septembre à 20h: Grüner Jäger, Neuer Pferdemarkt 36

Depuis plusieurs années, la FONDATION SUISA et le Swiss Music Export mettent la musique suisse à l’honneur à l’occasion du Festival Reeperbahn, un évènement propice aux affaires, contacts et autres showcases. Lors du Swiss Day (le vendredi), la scène musicale helvétique se trouve sous les feux de la rampe du Festival international de musique à Hambourg.
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James-Gruntz-live

Originaire de Nidau près de Bienne, James Gruntz a remporté le prix de la musique pop de Bâle («Basler Pop-Preis») en 2014 et se produit cette année au Festival Reeperbahn de Hambourg. (Photo: Pascal Küng)

Comme d’habitude, le festival propose également aux professionnels internationaux du secteur de la musique des conférences et événements (plus de 150 durant cette édition) ainsi que d’innombrables possibilités de networking. Cette année encore,...Continuer

Midem 2015: top ou flop pour cette première édition en été?

Avec des représentants de 75 pays et trois nouveaux pays proposant un stand – Afrique du Sud, Israël et Côte d’Ivoire – le Midem 2015 a eu lieu en été pour la première fois de son histoire.

Midem2015-OutsideView

Pour la première fois, le Midem n’a pas eu lieu en hiver, mais du 5 au 8 juin 2015. (Photo: DR / Midem.com)

Ci-après, une brève comparaison en chiffres entre le salon hivernal 2014 et l’édition estivale 2015:

Midem 2014 2015
Participants 6150 5500
Exposants 1236 1100
Pays 75 75
Pavillons de pays 39 35
Concerts 46 34
Journalistes 185 145
Conférences 120 93
(indications fournies par Reed Midem)
Participants au stand collectif suisse
Sociètés 37 25
Personnes 62 41
(indications fournies par la FONDATION SUISA)

Jubilé: les 50 ans du Midem

L’an prochain, le Midem fêtera son 50e anniversaire – félicitations! Qu’est-ce qui va changer, qu’est-ce qui va rester? Selon les informations en notre possession, le Midem devrait avoir lieu en été au Palais de Cannes, cela au moins pendant les cinq prochaines années. Il devrait avoir lieu en semaine, permettant ainsi aux représentants du monde musical de disposer de leurs week-ends. Le prochain Midem aura lieu du vendredi 3ème au lundi 6 juin 2016 mardi 28 juin au vendredi 1er juillet 2016.

Avis des participants au stand collectif suisse 2015

Après le Midem de cette année, nous avons demandé à quelques participants au stand collectif suisse comment ils ont vécu cette édition 2015 du salon et s’ils avaient l’intention d’y participer à nouveau l’an prochain.

Midem2015-Oberholzer-Philipp

Marcel Oberholzer (Yes Music AG) et Irène Philipp (SUISA).

Marcel Oberholzer, Yes Music AG, www.djbobo.ch:

«Après avoir fréquenté le Midem pendant 19 ans en janvier ou février, je trouve personnellement que le placement en juin n’est pas optimal. Il s’agit maintenant de voir dans quelle mesure les labels pourront adapter leurs planifications annuelles à ces nouvelles dates, et s’ils le feront effectivement.

A mon avis, l’âge moyen des participants au Midem est quelque peu en baisse, dû notamment aux nombreuses idées orientées vers l’avenir. Pour les nouveaux arrivants, le ‹Midem Networking Village› s’avère très intéressant, car il présente toute la palette proposée par l’industrie musicale en 2015. Panels, réseautage et conférences permettent ainsi aux néophytes d’obtenir une intéressante vue d’ensemble du business musical.

Avec les partenaires de longue date, des contacts quasi-quotidiens existent aujourd’hui grâce aux ‹moyens de communication modernes›, et il n’est par conséquent plus nécessaire d’attendre le ‹meeting annuel› du Midem. Cette situation explique probablement en partie le recul du nombre de visiteurs. Mais il faut tout de même constater que de nombreux nouveaux liens, souvent prometteurs, sont noués lors du Midem.

En tant que participant au stand suisse de la FONDATION SUISA, on peut profiter de la possibilité d’inviter ses partenaires d’affaires directement «chez soi», au stand; cela permet des réunions plus détendues, mais également de rencontrer davantage de personnes et d’organiser plus de rendez-vous, car il n’est pas nécessaire de se déplacer de halle en halle ou d’hôtel en hôtel.

De plus, le personnel du stand SUISA offre en tout temps un soutien professionnel et sympathique. Le stand suisse est un véritable bijou, avec une grande surface disponible et des espaces de rencontre sur le balcon extérieur qui offrent une vue magnifique sur le port et la vieille ville de Cannes – un endroit idyllique avec une véritable ambiance «Côte-d’Azur», parfait pour des rendez-vous d’affaires.

Le slogan ‹Music made in Switzerland› est ainsi décliné avec conviction au stand suisse, et communiqué au monde de la musique.»

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Pia Schümichen (à g.) et Annette Lanzinger (toutes deux Dr. Sauter Musikverlag GmbH).

Dr. Sauter Musikverlag GmbH, www.sautermusik.de:

«Nous trouvons que ces dates au mois de juin conviennent bien. Nous avons cependant trouvé dommage que, malgré le beau temps, il y ait eu peu d’animations à l’extérieur, comme par exemple les prestations de petits groupes qu’on peut voir dans les cafés. Par hasard, nous sommes tombés sur un groupe dans un bar, et c’était vraiment cool.

Nous estimons qu’il n’y a pas eu plus de visiteurs que précédemment en janvier.
Globalement, nous avons apprécié ce Midem au mois de juin ; cependant, les thèmes des exposés de cette année étaient à notre avis trop restreints – synch. et streaming. Malheureusement, le nombre de visiteurs diminue chaque année et cela signifie également moins d’occasions de nouer des contacts. Nous avons constaté que certains collègues sont certes sur place, mais sans accréditation pour le Midem, et organisent leurs rendez-vous à l’extérieur du salon. Le coût élevé de l’accréditation explique certainement une telle attitude.»

Stefan Planta, TBA/Phonag:

«Nous déciderons ultérieurement si nous nous rendrons au Midem l’an prochain ou non.»

Midem2015-Martinuzzi-Prinz-Hoerhager

De g.à d.: Giancarlo Martinuzzi, Andy Prinz, David Hörhager.

Andy Prinz, Andy Prinz Publishing, www.andyprinz-publishing.com:

«Pour nous, le Midem 2015 a été un succès sur toute la ligne. Sans aucun doute possible, l’atmosphère à cette période de l’année était nettement plus détendue, et cela a eu un effet positif sur nos affaires.

Nous participerons au prochain MIDEM, c’est sûr, et cela notamment en raison des excellentes conditions offertes aux co-exposants par la FONDATION SUISA.»

Midem2015-Brunko-White

Pascal Brunko et Violeta White.

Pascal Brunko et Violeta White, Damp Music, www.damp-music.com:

«Pour nous, le Midem s’est fort bien passé. Le stand de la FONDATION SUISA était très bien organisé pour nos rendez-vous avec nos clients et la terrasse était un luxe très agréable. L’équipe de SUISA présente sur le stand s’est montrée très gentille et dynamique et nous ont fourni plein d’informations utiles pour que notre MIDEM 2015 se passe bien. Nous nous réjouissons déjà de l’année 2016!»

Serge Gauya Management / SG Productions Editions (SGPE International), www.sergegauya.com:

«Comme toujours, j’ai apprécié le stand et l’ambiance professionnelle que toute l’équipe arrive à créer. Sauf autre engagement, je serai présent en 2016.»

Midem2015-Jones-Ruessel-Allain

De g. à d.: Sabine Jones (SJ Consultancy) Marcus Ruessel (Gigmit) et Michel Allain (Fasttrack).

Sabine Jones, SJ Consultancy, sjconsultancy.net:

«En tant que consultante indépendante, avec des clients principalement en Suisse, en Allemagne et en Autriche, mais également sur le continent américain (USA, Brésil), une présence au Midem paraît logique, car c’est une bonne occasion de renforcer son réseau. Malheureusement, nous avons constaté cette année que de nombreuses personnes présentes se sont passées d’un billet d’entrée et ont profité du beau temps pour organiser des rencontres hors du Palais, au lieu de prendre le chemin des stands. Même les panels les plus intéressants n’étaient pas toujours complets – une fréquentation restreinte qui peut être due à l’organisation de certains événements en plein milieu d’un couloir.

A mon avis, l’organisation du Midem en mars ou avril serait plus judicieuse. Tout d’abord, l’été est une période de vacances; de plus, parmi mes partenaires commerciaux, certains ont déjà signalé qu’un placement du Midem en juin ou juillet s’avère trop proche des dates habituelles de décompte ou d’autres ‹dates importantes›, et qu’ils n’allaient donc pas y participer. Dans ces conditions, et au vu des coûts d’une telle présence, il est également possible que je remette en question ma participation en 2016; de plus, un séjour à Cannes en haute saison est plus onéreux qu’en janvier.»

Rudi Schedler Musikverlag GmbH, www.schedlermusic.com:

«Nous allons décider en début d’année 2016 si nous participerons, et le cas échéant à quel stand.»

Stephan Heim, Head of Marketing & Administration www.adon.ch:

«Personnellement, je trouve qu’un Midem en été est une très bonne idée; j’ai trouvé l’ambiance plus agréable, avec une plus grande créativité et une plus grande ouverture qu’en février. Cela s’explique par la participation des établissements du bord de mer au Midem; les showcases et le salon se déroule ainsi davantage à l’extérieur, ce que je trouve très positif. Et, oui, nous allons très probablement à nouveau participer l’an prochain.»

Midem2015-Kruesi-Sauder-Heim

De g. à d.: Andreas Krüsi (Adon), Sabrina Sauder, Stephan Heim (Adon).

Sabrina Sauder, www.sabrinasauder.ch:

«Ce premier Midem en juin a été très agréable pour moi, notamment parce que j’ai pu l’associer à quelques jours de vacances. Mais j’ai tout de même eu l’impression que ces nouvelles dates ont attiré moins de professionnels de l’industrie musicale à Cannes. Parmi eux, beaucoup étaient probablement en tournée avec leurs artistes; le fait est que le nombre de participants a encore diminué. Personnellement, je dois avouer que ces températures élevées ont eu tendance à me pousser vers la plage, et à me détourner quelque peu des surfaces d’exposition.

Le stand SUISA était comme toujours très bien équipé, avec également la présence d’un personnel très sympathique. Et l’apéro était l’événement à ne pas manquer! J’ai également apprécié la présence chez vous de votre propre routeur. Enfin un Internet qui fonctionne!

Je ne peux pas encore dire si je vais participer au prochain Midem. Cette année, les personnes présentes ne m’ont pas vraiment convaincues de l’utilité de notre participation et il est difficile de dire si un déplacement de l’événement encore plus tard dans l’année va améliorer cet état de faits …»

Walter Holzbaur, www.wintrup.de:

«Le Midem a été assez „chaud“ pour nous aussi, et nous avons passé la plus grande partie du temps au Carlton ou dans les bars de plage des environs. En fait, c’est bien dommage, car l’hospitalité du stand suisse est toujours fantastique! Les dates de l’années prochaine sont encore plus mauvaises que celles de cette année. Nous déciderons donc plus tard d’une éventuelle participation, et si oui sous quelle forme. Nous attendons de voir la tendance se dessiner. Le Midem est désormais divisé en deux «camps» : le premier se trouve au Palais, avec des panels pas toujours très intéressants ; le second,  plus intéressant pour nous, au Carlton et dans ses environs – dans le deuxième cas, 2 jours suffisent, avec des entretiens de 30 minutes à chaque fois.»

Midem2015-Schnell-Schiess-Wegener

De g. à d.: Urs Schnell (FONDATION SUISA), Martin Schiess (K-tel), Poto Wegener (SWISSPERFORM).

Martin Schiess, Managing Director, www.k-tel.ch:

«Midem 2016: du mardi 28 juin au vendredi 1er juillet 2016. A mon avis, ce ne sont pas de bonnes dates. Début juin, comme cette année, cela convenait. En plus, je perdrais trop de temps dans le cas d’un salon se déroulant entièrement en semaine. Le week-end, c’était parfait.
Si le salon a lieu aux dates annoncées, je ne participerai probablement pas.»

Grégoire Liechti, www.sidomusic.com:

«Le bureau du Midem nous l’avait annoncé ‹la date du rendez-vous incontournable des professionnels de la musique a changé›! Nous voici au mois de juin, à Cannes, sous un soleil radieux et une température estivale.

Me concernant, j’ai beaucoup apprécié ce Midem, même si il est vrai qu’il y avait moins de monde que d’habitude. J’ai pu comme chaque année: voir nos partenaires étrangers, rencontrer les éditeurs que nous représentons, ainsi que faire de nouvelles connaissances. Il n’y a qu’au Midem où, dans la même journée, nous pouvons rencontrer un éditeur d’un pays émergent (droit d’auteur) et un directeur créatif basé à Londres.

En ce qui concerne le prochain Midem, c’est encore trop tôt pour se prononcer. Mais on peut déjà imaginer, vu les dates annoncées, qu’il risque d’y avoir encore moins d’inscrits que pour l’édition 2015.»

Midem2015-Gelewski-Liechti

De g. à d.: Lysander Gelewski (Mymusicrights) et Grégoire Liechti (Sidomusic).

Lysander Gelewski, Mymusicrights Sàrl, www.mymusicrights.ch:

«Midem 2015 – mon point de vue subjectif: j’avoue volontiers que, après 8 heures de key notes, speedmeetings, legal summit et autres négociations bilatérales avec des sous-éditeurs du monde entier, c’était un véritable délice que de sauter dans les vagues de la Méditerranée, à deux pas du Palais des Festivals. ‹No regrets› donc en ce qui concerne la migration météorologique du Midem de janvier à juin.

Je considère que c’est un grand privilège pour nous de disposer de notre propre stand suisse, avec du personnel toujours aimable, disponible et compétent. Si bien situé que, parmi mes partenaires commerciaux, plusieurs m’ont posé la question suivante: ‹Can we meet on the nice terrace of the Swiss stand?› D’un autre côté, je trouve dommage que, année après année, d’autres stands de pays ou d’entreprises disparaissent et que de nombreux meetings se déplacent vers les lobbies d’hôtels.

Pour notre petite société, j’ai trouvé un bon équilibre entre séances d’information et réunions d’affaires. Les ‹legal workshops› ont été de mon point de vue les plus passionnants, avec des participants de haut niveau; les sujets abordés ont été principalement la révision du Copyright Act américain, les nouveaux développements au niveau de l’UE, les options stratégiques des grandes sociétés de gestion, l’échange international de données, etc. Pratiquement, j’ai beaucoup appris dans le cadre des nombreuses ‹synch-sessions›. Il s’agit là d’un marché d’avenir, également pour la musique suisse.

Alors, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes? Non. J’ai notamment été un peu choqué par l’augmentation des prix dans les hôtels et les restaurants. 10% à 30%, cela semble être la norme. Une petite anecdote: le mardi suivant le Midem, nous nous sommes assis sur l’une des terrasses les plus tape-à-l’œil de la Rue Saint-Antoine; le même menu était affiché avec deux prix différents, à un endroit € 33 et à un autre € 39. Mal à l’aise, le garçon nous lance alors: ‹Veuillez m’excuser, € 39 c’était le prix durant le Midem …› Ce n’est pas la question de quelques euros, mais de ce sentiment désagréable dont parle si bien Polo Hofer dans sa chanson ‹Kiosk›.

Je vais probablement me rendre à Cannes en 2016, même si ce sera en grinçant un peu des dents. Car le Midem reste le salon de la musique par excellence, même si sa fonction a évolué: de ‹deal-maker› à ‹trend-setter›. Et, finalement, qui peut résister au charme d’Erika, Nadia et Marcel au stand suisse?»

Sauf autre mention, photos d’Erika Weibel et de Marcel Kaufmann.

Le stand collectif suisse au Midem est organisé dans le cadre d’une collaboration entre la Fondation des producteurs de phonogrammes, la FONDATION SUISA et SUISA.

Mise à jour, 1.3.2016: Les dates du Midem 2016 ont été déplacées après la publication de cet article. Le salon se tiendra du 3 au 6 juin 2016. Les dates sont corrigées dans le texte.

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  1. Nina dit :

    Hallo!

    Die MIDEM 2016 findet vom 3.-6. Juni 2016 statt, und nicht wie hier steht, vom 28. Juni – 1. Juli 2016 …

    Nina

    • Manu Leuenberger dit :

      Liebe Nina
      Vielen Dank für den Hinweis. Der Veranstaltungstermin der Midem 2016 wurde nach Publikation dieses Beitrags verschoben. Die neuen Daten haben wir nun im Beitrag ergänzt.
      Manu Leuenberger, Kommunikation SUISA

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Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

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Avec des représentants de 75 pays et trois nouveaux pays proposant un stand – Afrique du Sud, Israël et Côte d’Ivoire – le Midem 2015 a eu lieu en été pour la première fois de son histoire.

Midem2015-OutsideView

Pour la première fois, le Midem n’a pas eu lieu en hiver, mais du 5 au 8 juin 2015. (Photo: DR / Midem.com)

Ci-après, une brève comparaison en chiffres entre le salon hivernal 2014 et l’édition estivale 2015:

Midem 2014 2015
Participants 6150 5500
Exposants 1236 1100
Pays 75 75
Pavillons de pays 39 35
Concerts 46 34
Journalistes 185 145
Conférences 120 93
(indications fournies par Reed Midem)
Participants au stand collectif suisse
Sociètés 37 25
Personnes 62 41
(indications fournies par la FONDATION SUISA)

Jubilé: les 50 ans du Midem

L’an prochain, le Midem fêtera son 50e anniversaire – félicitations! Qu’est-ce qui va changer, qu’est-ce qui va rester? Selon les informations en notre possession, le Midem devrait avoir lieu en été au Palais de Cannes, cela au moins pendant...Continuer

Analyse des comptes 2014 de SUISA: mythe et réalité concernant notre marché

SUISA publie actuellement son rapport annuel 2014 et elle présentera ses comptes lors de son Assemblée générale du 19 juin 2015. En résumé, les recettes tarifaires en provenance de Suisse et du Liechtenstein se sont élevées en 2014 à CHF 130,3 mio., ce qui représente une augmentation par rapport aux années précédentes. Une lecture hâtive des chiffres pourrait cependant conduire à des conclusions erronées sur l’état du marché en Suisse. Il convient donc de les analyser en détail, et de faire la part des choses entre mythe et réalité. Text von Vincent Salvadé

SUISA-Rapport-annuel-2014

Le rapport annuel 2014 de SUISA a été publié le 28 mai 2015. (Image: Crafft communication AG)

Alors que l’industrie musicale dénonce le piratage et la mentalité du «tout gratuit», SUISA présente des recettes en augmentation. Comment est-ce possible?
Le bon résultat 2014 est dû essentiellement à deux facteurs. Tout d’abord, une transaction a été conclue en juillet 2014 à propos de la redevance pour la copie privée sur smartphones. Celle-ci a mis fin à un litige de plusieurs années, si bien qu’un dédommagement a pu être encaissé à titre rétroactif, pour la période du 1er juillet 2010 au 31 décembre 2014. On peut chiffrer la valeur de celui-ci à environ CHF 3,6 mio., dont CHF 2,8 mio. concernent des années antérieures à 2014. D’autre part, certains litiges avec des radios privées nous ont aussi conduit à facturer l’année dernière des redevances concernant des exercices antérieurs. Cela explique – en tout cas en partie – l’augmentation importante des droits perçus au titre du tarif commun S (CHF 11,4 mio. en 2014, contre CHF 9,4 mio. en 2013). Là aussi, cette «valeur du passé» doit être prise en compte avant  de tirer des conclusions sur l’évolution du marché en 2014.

SUISA a perçu en 2014 CHF 18,7 mio. pour des concerts, contre CHF 21,9 mio. en 2013. Le marché des concerts est-il en train de s’effondrer?
La réponse est négative. En effet, en 2013, SUISA avait facturé certains événements qui auraient dû normalement être traités en 2012. Tel n’avait pas pu être le cas pour diverses raisons, si bien que le chiffre de l’année 2013 contient une part pour cet exercice de rattrapage. Les droits perçus  en 2014 pour les concerts sont conformes à nos attentes. On peut dire en résumé que le marché des concerts se maintient à un haut niveau.

Comment se porte en réalité l’industrie du disque?
Là aussi, les comptes 2014 pourraient être trompeurs: nous avons perçu CHF 2,5 mio. pour des licences délivrées à l’étranger (concernant des ventes en Suisse) contre CHF 2,3 mio. en 2013. Mais cela n’est pas dû à une reprise du  marché du disque. En effet, il faut savoir que nos sociétés-soeurs à l’étranger nous versent les droits concernant la Suisse de manière irrégulière, si bien qu’une comparaison entre années est impossible. Pour connaître la véritable situation du marché du disque, il vaut mieux se référer aux licences que SUISA a délivrées directement pour la Suisse. Et dans ce domaine, la baisse avoisine les 20 % (d’environ CHF 2,5 mio. en 2013 à environ CHF 2 mio. en 2014). Les ventes de supports physiques continuent donc de s’effondrer.

Dans le domaine on line, le streaming est-il en train de dépasser le téléchargement?
Si l’on se réfère à nos comptes 2014, la réponse est négative. Nous avons facturé CHF 4,6 mio. pour le téléchargement (contre CHF 4,3 mio. en 2013) et CHF 1,5 mio. pour le streaming (contre CHF 315 000.- en 2013). En réalité, cette constatation doit être relativisée. D’une part parce que le chiffre concernant le téléchargement contient désormais aussi les revenus pour les licences multiterritoriales délivrées par SUISA. Auparavant, cette dernière octroyait uniquement des licences  pour la Suisse et le Liechtenstein. Ainsi, l’augmentation des revenus s’explique plutôt par une augmentation des territoires licenciés que par une demande accrue du marché pour les offres de téléchargement. Ensuite, la progression du streaming est énorme (+ 362 %). Si le téléchargement en Suisse reste, pour l’instant, à un haut niveau, il est donc permis de penser qu’il sera tôt au tard dépassé par le streaming, comme dans d’autres pays.

Y a-t-il d’autres conclusions à tirer des comptes annuels 2014 de SUISA?
Dans le domaine de l’audiovisuel, les nouveaux systèmes de télévision numérique sont en nette progression. Ils permettent non seulement la retransmission de centaines de programmes, mais intègrent aussi  des possibilités de «télévision de rattrapage» («catch up TV»). Grâce à ces dernières, le spectateur peut consulter après coup tout type de programmes, dans un délai donné suivant leur diffusion. Les comptes 2014 de SUISA confirment l’attrait du public pour ces nouveaux systèmes: les droits de retransmission sont en augmentation (tarif commun 1: de CHF 15,9 mio. en 2013 à CHF 16,8 mio. en 2014), de même que ceux découlant du tarif commun 12, lequel concerne aussi la télévision de rattrapage (de CHF 920 000.- en 2013 à CHF 1,3 mio. en 2014). En ce domaine, d’après la loi, les droits sont obligatoirement gérés par les sociétés de gestion (bien que la question soit débattue s’agissant de la télévision de rattrapage). Telle est la preuve que la gestion collective peut permettre le développement de nouvelles offres légales attractives pour le public, tout en procurant une rémunération intéressante pour les ayants droit.

«Les auteurs font un premier pas timide dans le commerce en ligne» (Communiqué de presse)

Rapport-annuel-2014-Cover

Rapport annuel 2014

Les faits & chiffres et les explications sur le résultat de l’exercice 2014 de la Coopérative des auteurs et éditeurs de musique sont disponibles et peuvent être téléchargés sous: ww.suisa.ch/rapportannuel

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SUISA publie actuellement son rapport annuel 2014 et elle présentera ses comptes lors de son Assemblée générale du 19 juin 2015. En résumé, les recettes tarifaires en provenance de Suisse et du Liechtenstein se sont élevées en 2014 à CHF 130,3 mio., ce qui représente une augmentation par rapport aux années précédentes. Une lecture hâtive des chiffres pourrait cependant conduire à des conclusions erronées sur l’état du marché en Suisse. Il convient donc de les analyser en détail, et de faire la part des choses entre mythe et réalité. Text von Vincent Salvadé

SUISA-Rapport-annuel-2014

Le rapport annuel 2014 de SUISA a été publié le 28 mai 2015. (Image: Crafft communication AG)

Alors que l’industrie musicale dénonce le piratage et la mentalité du «tout gratuit», SUISA présente des recettes en augmentation. Comment est-ce possible?
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IndieSuisse: le bilan après une année, présenté par Andreas Ryser, président de l’association

Lors du festival m4music 2014, l’association IndieSuisse se présentait pour la première fois de manière publique. Une année plus tard, son président Andreas Ryser tire un premier bilan intermédiaire. Ce bilan est positif; les labels indépendants savent où ils peuvent et veulent faire évoluer les choses. Par Silvano Cerutti, contributeur invité

IndieSuissse Andreas Ryser portrait

«Nous pouvons être satisfaits du bilan.» Andreas Ryser, musicien, responsable de label et président d’IndieSuisse, parle de la première année de l’association des labels musicaux et producteurs indépendants. (Photo: Brigitte Lustenberger)

Le travail d’organisation est un peu ingrat. Souvent, de longues démarches sont nécessaires pour obtenir de petits succès; il faut frapper à de nombreuses portes avant qu’on daigne nous ouvrir, et faire certains investissements sans savoir s’ils vont être rentables à moyen terme. Mais pour quelqu’un qui a travaillé à ses débuts comme livreur à vélo en ne rechignant pas à avaler des kilomètres jour après jour, le succès mérite que l’on surmonte quelques obstacles. C’est en tout cas l’impression qui se dégage lorsqu’on rencontre Andreas Ryser, président d’IndieSuisse. Durant l’année écoulée, il a consacré plus de 450 heures de travail bénévole à l’association. Sa motivation reste pourtant intacte.

Son attitude pétillante peut s’expliquer par de bonnes raisons, sans recourir à une psychologie de café du commerce. Dès le début, le directeur de label (Mouthwatering Records) a reçu de nombreux compliments, avec également un intérêt constant de la part des médias pour IndieSuisse. La fondation d’IndieSuisse a été saluée par d’autres organisations telles qu’IFPI, SWISSPERFORM et Swiss Music Export. «Nous sommes désormais intégrés à des projets et à des discussions avec IFPI et Swiss Music Export. En outre, par l’intermédiaire de différents membres du comité, nous sommes indirectement représentés dans quelques commissions de SUISA.»

Intégration à un réseau international

Une autre dimension s’avère tout aussi importante: IndieSuisse a adhéré à Impala (Independent Music Publishers and Labels Association, siège principal à Bruxelles), avec ainsi une représentation internationale pour ses 45 membres. Dès cet automne, IndieSuisse sera même représentée au sein du comité de l’Association des labels indépendants européens. «Musikvertrieb mis à part, il n’y a jamais eu auparavant d’organisation suisse membre d’Impala», déclare Andreas Ryser avec étonnement; «c’est assez absurde!»

La force économique des labels indépendants est sous-estimée

Un travail de structure est également nécessaire au niveau d’Impala. IndieSuisse va fournir des éléments en vue d’une étude dans laquelle Impala souhaite évaluer à l’attention de l’UE la force économique de ses quelque 4000 membres. IndieSuisse va également pouvoir tirer profit des données provenant de Suisse; jusqu’ici, il n’existait ni documentation du travail des labels indépendants ni statistiques avec des chiffres pertinents.

Il serait important de disposer de tels chiffres pour deux raisons. Les données IFPI se rapportent uniquement aux ventes de supports sonores et aux téléchargements. «Ces éléments ne sont pas très pertinents pour nous les indépendants», explique Andreas Ryser. Les labels indépendants travaillent dans la plupart des cas avec des contrats à 360°, en générant ainsi des ressources dans le cadre d’un accompagnement global des artistes: des RP au booking, en passant par la publication et le management. En prenant en considération uniquement le chiffre d’affaires des ventes, la valeur du travail des «indies» est sous-estimée. «Tout compte fait, nous constituons à mon avis un quart du marché suisse de la musique», affirme Ryser.

Travail de développement et de lobbying pour la création musicale suisse

De tels chiffres seraient également utiles dans le cadre de discussions avec l’Office fédéral de la culture ou avec le Département fédéral de l’économie en vue d’un encouragement structurel. Andreas Ryser avoue que l’un de ses objectifs est que des subventions soient accordées aux petits labels, qui effectuent le gros du travail de développement en faveur des nouveaux groupes. Il tient à affirmer clairement une vérité que son vice-président Christian Fighera (Two Gentlemen à Lausanne, avec notamment Sophie Hunger) ne démentirait pas: les labels indépendants font davantage que les majors pour le développement des artistes suisses en dehors du marché intérieur. Andreas Ryser estime que l’union des forces en ce domaine prouve déjà à elle seule que la fondation d’IndieSuisse était nécessaire.

Il est évident que les labels indépendants sont orientés vers l’exportation. De nombreux artistes de labels indépendants occupent des marchés de niche dont le potentiel ne peut être exploité pleinement que si l’on travaille avec plusieurs pays. Les artistes innovants de la création musicale helvétique (dont plusieurs se sont fait connaître ces derniers temps) peuvent en particulier espérer rencontrer une résonance internationale.  Ils constituent d’ailleurs une présence suisse à l’étranger. Nous sommes cependant encore loin de la situation qui existe en Scandinavie, avec par exemple un ambassadeur en place à Berne qui n’hésite pas à mettre le paquet pour vanter les mérites d’un groupe punk de passage en Suisse. «Nous devons faire davantage de lobbying», explique Andreas Ryser, «afin que les politiciens du Palais fédéral comprennent une fois pour toutes que la musique n’est pas uniquement un hobby, mais bel et bien une partie de l’économie de ce pays.»

Le fait qu’Andreas Ryser veuille confier cette tâche à sa propre association s’explique davantage par des raisons tactiques que par des raisons personnelles. «Il n’est pas cohérent d’agir en associant artistes et grosses voitures américaines (comme le font les majors) tout en jouant les modestes face aux instances de promotion de la culture», déclare-t-il alors avec un large sourire.

Les plans futurs d’IndieSuisse

Andreas Ryser est bien conscient que les labels indépendants ne vont pouvoir profiter de leur «atout cool» que si elles travaillent de manière professionnelle. Comme les petites maisons de disques indépendantes ne peuvent pas se payer les services de spécialistes de tous les domaines, elles doivent s’informer, avec une approche souvent «généraliste». Transmettre ce savoir-faire et coacher les nouveaux labels sur une brève période afin qu’ils atteignent un niveau professionnel, voici une autre tâche qu’Andreas Ryser souhaiterait développer avec IndieSuisse ! A titre personnel, il dit avoir passablement appris dans le cadre des échanges réguliers au sein du comité.

Les «indies» font donc preuve d’un grand dynamisme et il n’est pas étonnant que d’autres projets soient en préparation, sans pour autant être encore mûrs. Lorsqu’on lui demande quel soutien il pourrait encore souhaiter, la réponse d’Andreas Ryser est épatante: «Nous devons simplement bien faire notre travail. Si nous parvenons à convaincre avec ce travail, le soutien suivra presque naturellement.» Comme signalé précédemment, Andreas Ryser semble être l’homme de la situation pour de tels travaux de longue haleine.

Andreas Ryser est membre du groupe bernois Filewile; en tant qu’auteur, il est membre de SUISA depuis 15 ans. Mouthwatering Records se charge également de tâches éditoriales et est membre SUISA en tant qu’éditeur. Pour la gestion des droits voisins de maisons de disques, ce n’est pas SUISA qui est compétente, mais la société SWISSPERFORM.

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Lors du festival m4music 2014, l’association IndieSuisse se présentait pour la première fois de manière publique. Une année plus tard, son président Andreas Ryser tire un premier bilan intermédiaire. Ce bilan est positif; les labels indépendants savent où ils peuvent et veulent faire évoluer les choses. Par Silvano Cerutti, contributeur invité

IndieSuissse Andreas Ryser portrait

«Nous pouvons être satisfaits du bilan.» Andreas Ryser, musicien, responsable de label et président d’IndieSuisse, parle de la première année de l’association des labels musicaux et producteurs indépendants. (Photo: Brigitte Lustenberger)

Le travail d’organisation est un peu ingrat. Souvent, de longues démarches sont nécessaires pour obtenir de petits succès; il faut frapper à de nombreuses portes avant qu’on daigne nous ouvrir, et faire certains investissements sans savoir s’ils vont être rentables à moyen terme. Mais pour quelqu’un qui a travaillé à ses...Continuer

Le Midem choisit de se rapprocher de l’été

Cette année, pour la première fois, le Midem, salon de la musique pour professionnels, se tiendra en juin. Vous pourrez participer, du 5 au 8 juin 2015, à la grande rencontre des représentants de l’industrie musicale, venant du monde entier pour quelques jours à Cannes. En tant que participante ou participant suisse, vous avez la possibilité de vous accréditer à des conditions préférentielles pour le Midem, par l’intermédiaire de la FONDATION SUISA.

Midem-2014-Panel

Quo vadis, Midem? Le changement de date est la nouveauté la plus importante: la salon de la musique de Cannes se rapproche de l’été et aura lieu cette fois du 5 au 8 juin 2015. (Photo: Valentin Desjardins / Midem.com)

Depuis bientôt un demi-siècle, le Midem, l’un des plus importants événements de la branche musicale internationale se tenait chaque année à fin janvier à Cannes. Les organisateurs de l’événement ont pris la décision courageuse de déplacer le rendez-vous hivernal au début juin!

De la réunion d’affaires au rendez-vous festif et retour

A ses débuts, le Midem était avant tout un rendez-vous d’affaires pour les plus grands éditeurs de musique. Lors des années d’or de l’industrie musicale, l’événement s’est transformé en un immense salon de la musique. Le Midem était l’événement glamour par excellence, lieu de rencontre incontournable du monde du business musical international. Le commerce de la musique y était allègrement fêté, dans une ambiance d’autocélébration démonstrative.

Après la chute des ventes dans l’industrie des supports sonores les surfaces d’exposition ont été fortement réduites . L’approche commerciale a peu à peu repris le dessus et l’esprit festif s’est estompé.

Travail suisse de conviction

Depuis 26 ans, un stand suisse est organisé au Midem par SUISA, en collaboration avec la FONDATION SUISA et la Fondation des producteurs de phonogrammes. Par notre intermédiaire, les créateurs musicaux suisses peuvent s’accréditer à des conditions préférentielles et profiter de l’infrastructure du stand collectif.

Le nombre des participants suisses est constant depuis 10 ans, et il y a même une légère tendance à la hausse. Les réactions des participants suisses au salon ont été dans une large mesure positives jusqu’ici. Selon les dires des visiteurs du salon, le Midem permet encore de faire d’intéressantes affaires internationales. De plus, le salon serait une excellente débouché vers les marchés de la musique américain et asiatique.

Tout le monde ne semble pourtant pas être de cet avis, dans un contexte où, depuis plusieurs années, les stands collectifs européens constatent un recul des inscriptions.

De la concurrence pour le Midem

La situation actuelle est la suivante pour le Midem: une réduction bien visible des surfaces d’exposition louées, de moins en moins de participants européens, un public plus nombreux en provenance d’Asie et d’Amérique; et pendant ce temps, des festivals comme par exemple l’Eurosonic, le Festival Reeperbahn ou le MaMA connaissent des succès retentissants avec la présence de nombreux visiteurs professionnels.

Le Midem réagit en prenant différentes mesures. Une place importante est par exemple désormais accordée aux nouvelles technologies. De passionnants panels, workshops, meetings et tables rondes sont proposés. En outre, l’offre «live» a été améliorée avec l’organisation d’un grand festival de musique.

Cette palette est cependant aujourd’hui offerte dans pratiquement tout salon musical s’adressant à des visiteurs professionnels. Ce qui sera vraiment nouveau en 2015, c’est le déplacement du Midem au mois de juin. Selon des informations fournies par des collaborateurs du Midem, le salon espère ainsi attirer davantage de visiteurs asiatiques et américains. Avec des dates fixées en juin, le Midem sera l’unique salon musical européen proche des festivals de l’été. Ce n’est pas le cas pour les autres salons, qui ont lieu au printemps ou en automne.

Le Midem pourra-t-il, grâce à cette décision courageuse, renforcer sa position de salon parmi les plus importants au monde? L’avenir nous le dira. Les avis des habitués du stand suisse à ce sujet ne sont pas unanimes: «une excellente idée, je me réjouis d’aller à Cannes en juin», pour les uns; «très difficile durant la saison des festivals», pour les autres.

Midem du 5 au 8 juin: vivre l’événement de l’intérieur

Grâce à une accréditation via la FONDATION SUISA, vous pourrez participer au Midem à des conditions préférentielles et profiter des avantages du stand collectif. Concrètement: des tables de rendez-vous mises gratuitement à disposition, de la publicité sur le stand, un cocktail de stand offert, des casiers fermant à clé, un infodesk et un service de prise des messages en votre absence.

Participez au stand suisse et entretenez votre réseau commercial et vos contacts avec les représentants de l’industrie musicale internationale.

Coût de l’accréditation pour le Midem:
395 euros + TVA par personne
295 euros + TVA par personne, avec rabais d’artiste ou d’étudiant

Informations complémentaires et accès au lien pour l’inscription: www.fondation-suisa.ch/midem

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Cette année, pour la première fois, le Midem, salon de la musique pour professionnels, se tiendra en juin. Vous pourrez participer, du 5 au 8 juin 2015, à la grande rencontre des représentants de l’industrie musicale, venant du monde entier pour quelques jours à Cannes. En tant que participante ou participant suisse, vous avez la possibilité de vous accréditer à des conditions préférentielles pour le Midem, par l’intermédiaire de la FONDATION SUISA.

Midem-2014-Panel

Quo vadis, Midem? Le changement de date est la nouveauté la plus importante: la salon de la musique de Cannes se rapproche de l’été et aura lieu cette fois du 5 au 8 juin 2015. (Photo: Valentin Desjardins / Midem.com)

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Festival musical MaMA: un tremplin pour les membres SUISA

Le festival MaMA de Paris constitue une plate-forme idéale pour les musiciens suisses qui souhaitent se faire connaître au niveau international. En collaboration avec Swiss Music Export, cette année à nouveau, la FONDATION SUISA a organisé un «Swiss Business Mixer» au MaMA.

MaMA-2014_Swiss-Business-Mixer_Plakat

Outre d’appétissants délices suisses pour le palais et les oreilles, le Swiss Business Mixer du MaMA de Paris a offert des occasions de réseautage, notamment avec des représentants de la branche musicale internationale. (Photo: Marcel Kaufmann)

Bastian Baker, membre SUISA, est actuellement en tournée et se produira en Autriche, en Belgique et au Japon. Sa prestation improvisée lors du Swiss Business Mixer du MaMA de Paris a probablement joué un certain rôle dans sa carrière. Bastian n’est pas un cas isolé: d’autres artistes suisses ont saisi leur chance à Pigalle et ont pu ainsi nouer des contacts internationaux qui leur ont ouvert des portes à l’étranger.

Cette réalité n’est pas le fruit du hasard, car le MaMA est désormais un festival international bien établi. Pour sa cinquième édition, 4372 professionnels de la branche provenant de 67 pays ont répondu à l’appel. Les représentants du business musical international se sont retrouvés lors de 17 événements de réseautage, 48 conférences, workshops et autres tables rondes. Les échanges informels qui ont eu lieu en marge de la centaine de concerts proposés vont certainement contribuer à influencer la forme que prendra le monde de la musique en 2015.

FONDATION SUISA et Swiss Music Export organisent un Swiss Business Mixer

L’un des objectifs de la FONDATION SUISA est le soutien aux créateurs de musique suisses en leur donnant la possibilité de se présenter à l’étranger à des conditions avantageuses. Ainsi, la FONDATION SUISA a cette année à nouveau collaboré avec Swiss Music Export pour organiser un Swiss Business Mixer lors du MaMA. Le gotha du monde de la musique francophone a profité de cette occasion pour se faire choyer par les Suisses: pour le palais, vin, fromage et charcuterie ; pour les oreilles, des showcases des groupes From Kid et Stevans.

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Le festival MaMA de Paris constitue une plate-forme idéale pour les musiciens suisses qui souhaitent se faire connaître au niveau international. En collaboration avec Swiss Music Export, cette année à nouveau, la FONDATION SUISA a organisé un «Swiss Business Mixer» au MaMA.

MaMA-2014_Swiss-Business-Mixer_Plakat

Outre d’appétissants délices suisses pour le palais et les oreilles, le Swiss Business Mixer du MaMA de Paris a offert des occasions de réseautage, notamment avec des représentants de la branche musicale internationale. (Photo: Marcel Kaufmann)

Bastian Baker, membre SUISA, est actuellement en tournée et se produira en Autriche, en Belgique et au Japon. Sa prestation improvisée lors du Swiss Business Mixer du MaMA de Paris a probablement joué un certain rôle dans sa carrière. Bastian n’est pas un cas isolé: d’autres artistes suisses ont saisi leur chance à Pigalle et...Continuer

Rendez-vous suisse incontournable au Festival Reeperbahn à Hambourg

Le rendez-vous du vendredi après-midi, avec raclette et vin blanc, est devenu une tradition au Festival Reeperbahn de Hambourg; il a cette année à nouveau attiré de nombreux «insiders» internationaux du domaine de la musique aux showcases suisses.

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D’importants représentants du commerce musical international sont venus au Festival Reeperbahn 2014: Herbert Grönemeyer a participé à une interview «keynote». (Photo: Nina Zimmermann/Reeperbahn Festival)

Lors du Swiss Business Mixer, les représentants du commerce musical international ont eu l’occasion de s’entretenir avec 60 importants représentants du business musical helvétique. En 2014, la délégation suisse a en effet été l’une des trois plus importantes représentations parmi les pays présents. Il en sera probablement de même à l’avenir, car les réactions des Suisses présents au festival sont très positives.

Melchior Quitt (Bitch Queens, Lux.-Noise), qui était présent pour la première fois au Festival Reeperbahn, fait part de ses impressions: «Le highlight du Festival Reeperbahn fut pour moi le booking non conventionnel: cela donne à de nombreux nouveaux groupes  du monde entier la possibilité de se produire devant un public spécialisé international. En ce qui concerne le réseautage, je dois avouer que j’en attendais davantage. En fait, on rencontre surtout des personnes déjà connues. Pour les nouveaux arrivants, il n’était pas facile de faire des contacts. De mon point de vue, les «matchmakings» et les «businessmeetings» n’ont pas été très concluants non plus. Les contacts vraiment intéressants ont eu lieu dans mon cas après minuit aux bars après les concerts. Si l’on a d’emblée un objectif précis, il est également possible de pré-organiser certaines rencontres, afin de contacter des acteurs précis du business musical. Il est en tout cas recommandé de se rendre à ce festival.»

Le Festival Reeperbahn en chiffres

3423 visiteurs professionnels se sont rendus à la 9e édition du Festival Reeperbahn, soit 15,7 % de plus que l’année précédente. Parmi ces visiteurs professionnels, il y avait 450 journalistes accrédités. Les visiteurs professionnels provenaient de 40 pays. Il y eut 170 événements, dont 100 panels, de même que des discussions, des ateliers et des événements de réseautage, qui ont permis aux délégués de vivre des journées captivantes. Plus de 600 concerts dans une septantaine de lieux complétaient le programme du festival.

Le 10e Festival Reeperbahn de Hambourg aura lieu du 23 au 26 septembre 2015. A l’occasion des 10 ans de la manifestation, les organisateurs ont pour la première fois prévu un thème en lien avec un pays: «De Finlande».

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Reeperbahn-2014_Keynote_Grönemeyer

D’importants représentants du commerce musical international sont venus au Festival Reeperbahn 2014: Herbert Grönemeyer a participé à une interview «keynote». (Photo: Nina Zimmermann/Reeperbahn Festival)

Lors du Swiss Business Mixer, les représentants du commerce musical international ont eu l’occasion de s’entretenir avec 60 importants représentants du business musical helvétique. En 2014, la délégation suisse a en effet été l’une des trois plus importantes représentations parmi les pays présents. Il en sera probablement de même à l’avenir, car les réactions des Suisses présents au festival sont très positives.

Melchior Quitt (Bitch Queens, Lux.-Noise), qui était présent pour la...Continuer

Profite du Festival Label Suisse pour rencontrer SUISA au Contact Corner

Le compte à rebours est lancé: Plus que 3 jours jusqu’au 19.9, date du début du 6e Label Suisse à Lausanne. La ville vivra alors durant trois jours sous le signe de la musique suisse. Lors de Label Suisse, tu auras l’occasion d’entrer en contact direct avec SUISA: samedi après-midi et dimanche après-midi, des collaborateurs SUISA seront présents au Contact Corner pour répondre à des questions et donner des renseignements. Tu trouveras le Contact Corner SUISA au «Marché de la Musique» sous une arche du Pont Bessières, à l’est.

(Photo: Manu Leuenberger)

(Photo: Manu Leuenberger)

Tu crées de la musique et aimerais savoir …

  • ce que SUISA peut faire pour toi qui composes?
  • comment obtenir une rémunération si tes chansons passent à la radio?
  • quel est le contenu de tes décomptes SUISA?
  • s’il vaut la peine d’adhérer en tant que DJ?

Tu utilises de la musique et te demandes …

  • ce que tu dois entreprendre pour pouvoir organiser un concert?
  • si tu dois annoncer à SUISA lorsqu’un groupe se produit à la fête de fin d’année de ton entreprise?
  • si tu as besoin d’une autorisation de SUISA pour produire un CD?
  • ce dont tu dois tenir compte si tu souhaites utiliser de la musique protégée pour une vidéo publicitaire?

Les 20 et 21 septembre, au Contact Corner SUISA de Label Suisse, nous répondrons volontiers à de telles questions et à toute autre demande concernant SUISA.

Nous nous réjouissons de vous rencontrer!

SUISA Contact Corner au festival Label Suisse à Lausanne
Samedi et dimanche, 20./21.9.2014
de 12 à 17 heures, Bourg-Plage

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(Photo: Manu Leuenberger)

(Photo: Manu Leuenberger)

Tu crées de la musique et aimerais savoir …

  • ce que SUISA peut faire pour toi qui composes?
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Midem 2014 – back to growth?

L’année de l’exécution de Che Guevara, du passage sur les écrans noirs et blancs de la guerre des Six Jours, de la sortie du dessin animé «Le Livre de la Jungle» et du légendaire album des Beatles «Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band» – 1967 – c’est au cours de cette même année que l’industrie musicale, alors en pleine expansion, choisit la Côte d’Azur pour ériger un monument en son propre honneur, sous la forme d’un salon des professionnels de la musique – le Midem était né. Par Andy Prinz, contributeur invité

Midem 2014 Teilnehmer

On se voit à Cannes (de g. à d.): Cla Nett (Coopérative suisse des artistes interprètes), Andy Prinz, Sergio Fertitta, Devijo alias Giancarlo Martinuzzi. (Photo: Andy Prinz)

Un concentré d’industrie musicale

Année après année, des milliers d’éditeurs, responsables de labels, musiciens, producteurs, managers et journalistes font le pèlerinage de Cannes pour se rendre durant 3 jours dans la Mecque de l’industrie musicale et échanger avec des confrères, licencier de la musique, conclure des contrats ou nouer des contacts autour d’un bon repas.

L’atmosphère qui règne sur la Riviera française est propice à de telles activités et Cannes la paisible offre toujours une touche glamour malgré la crise de l’industrie musicale. Les prix parfois terriblement élevés dans les grands hôtels, là où les A&R et managers influents se donnent rendez-vous, semblent vouloir défier la situation économique. Les boissons aux prix excessifs et les cappuccinos à 10 euros ne sont pas meilleurs, mais permettent de calmer les esprits.

Grâce aux fortes réductions accordées aux exposants suisses, les prix d’entrée au salon du Palais sont heureusement devenus accessibles. Ce salon, le plus grand du genre, souffre toutefois d’une baisse chronique du nombre de visiteurs et les entreprises qui proposent des technologies dernier cri ne parviennent pas à compenser l’absence de certains labels musicaux. L’offre demeure malgré tout importante.

Le Midem est composé d’une part du salon des professionnels, qui a malheureusement considérablement perdu de son importance, et d’autre part des conférences et du festival. Au total, près de 6400 participants du monde entier se retrouvent dans ce creuset temporaire de l’industrie musicale, tout en profitant du climat méditerranéen. The show must go on!

Midem 2014 Panel

Invités illustres et large éventail de sujets lors des panels. (Photo: Andy Prinz)

Lors des panels au Palais, des invités illustres tels que Rita Ora ou Boris Blank parlent de leurs expériences dans le monde de l’industrie musicale et donnent leur avis sur les nouvelles formes de commercialisation. L’éventail des thèmes est large mais le temps vient souvent à manquer, notamment parce que les rencontres ont la priorité et que la plupart des panels peuvent être visualisés après coup sur Internet. L’un des clous de cette année a certainement été l’intervention d’un A&R légendaire, fondateur de Sire Records (Warner), Seymour Stein.

Carlton, Majestic & Co.

Malgré le fait que, au grand dam des organisateurs du Midem, les éditeurs majors ainsi qu’un bon nombre de labels brillent par leur absence au Palais, ces acteurs sont bel et bien présents à Cannes, mais dans les grands hôtels proches de la plage, comme le Majestic ou le Carlton.

C’est là que se passe le véritable business, à l’écart du salon. Pour accéder à ces lieux, il faut soit être client de l’hôtel, soit être détenteur d’une carte d’accès au salon. Dès lors, détenir une telle carte présente un avantage certain, y compris pour les personnes qui ne souhaitent pas se rendre au salon.

De nombreuses rencontres ont lieu dans les lobbies des hôtels et des partenariats importants peuvent naître lors d’un repas dans l’un des restaurants du coin. A cet égard, le fait que l’industrie musicale se soit quelque peu réduite peut présenter certains avantages, dans la mesure où il est plus aisé d’avoir une vue d’ensemble. L’environnement prend parfois un aspect presque familier et les rencontres sont plus aisées.

Le réseautage reste une valeur sûre. Plus on connaît de monde, plus il sera aisé d’entrer en contact avec de nouvelles personnes et de placer ses cartes de visite en une multitude de mains.

Mon conseil serait de garder les premières heures de la journée libres de toute contrainte, de consacrer l’après-midi à la découverte des start-ups et des nouveautés intéressantes présentées au salon, puis, en fin d’après-midi et durant la soirée, de fréquenter les lobbies en profitant des mets et boissons du Sud de la France où la cuisine est toutefois, à mon humble avis, souvent surestimée.

To be or not to be

Certes, le séjour à Cannes est coûteux et oui, les décomptes Spotify sont douloureux. Une personne tournée vers le passé peut se sentir un peu perdue dans le monde du business musical 2.0. Notre monde est plus globalisé et connecté que jamais. Malgré tout, un contact personnel au soleil méridional, alors que l’hiver règne sur l’Europe, continue à valoir son pesant d’or!

Les relations personnelles et les expériences concrètes ont gagné en importance, tout particulièrement dans le contexte actuel, où l’overdose médiatique tend à noyer toute communication. Malgré tout, le MIDEM continue à réunir pour quelques jours les personnalités les plus importantes de l’industrie musicale, tous genres confondus.

Comme lorsque de vieux amis se rencontrent et se remémorent de beaux souvenirs, l’auto-encensement de l’industrie musicale réveille des forces insoupçonnées. Et si après cela vous n’en avez toujours pas assez de cette ambiance, vous pourrez toujours lire ou relire le chapitre «Midem» dans le classique «Kill your friends» de John Niven.

Midem 2014 Schweizer Gemeinschaftsstand

Réseautage au stand collectif suisse du Midem 2014. (Photo: Andy Prinz)

Au stand suisse du Palais, il est aisé d’entrer en contact avec des compatriotes ou de clarifier une question ou l’autre avec la société de gestion ou avec la société des interprètes. De plus, le stand propose également des services très utiles (p.ex. WiFi et casiers fermés à clé) ainsi qu’une infrastructure pour les rencontres.

Editeurs et licences

Un ancien cadre suisse d’une major avait à l’époque fait remarquer malicieusement que le Midem était bon uniquement pour les clochards et pour les éditeurs. C’est fortement exagéré, mais il est incontestable que le Midem est très orienté «édition» et que le peu de présence des labels peut engendrer quelques hésitations au moment de prendre la décision de se rendre à Cannes; les possibilités de licencier son catalogue manquent manifestement.

Les entreprises de technologie ou les grands groupes comme Google ne comblent que partiellement cette lacune; même si le thème en vogue est la «monétarisation YouTube». Le succès de salons spécialisés dans ce domaine comme l’ADE d’Amsterdam ou le SXSW aux USA est d’autant plus grand.

Le business est aujourd’hui possible 365 jours par année. Les plateformes restent cependant nécessaires, aussi bien à l’échelon national qu’international. Aujourd’hui encore, les artistes rêvent d’un contrat de production, les A&R de signatures prometteuses, les éditeurs de droits de synchronisation et les firmes IT d’un nombre record d’utilisateurs. La participation à un salon de professionnels tel que le Midem est peut-être plus importante que jamais!

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L’année de l’exécution de Che Guevara, du passage sur les écrans noirs et blancs de la guerre des Six Jours, de la sortie du dessin animé «Le Livre de la Jungle» et du légendaire album des Beatles «Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band» – 1967 – c’est au cours de cette même année que l’industrie musicale, alors en pleine expansion, choisit la Côte d’Azur pour ériger un monument en son propre honneur, sous la forme d’un salon des professionnels de la musique – le Midem était né. Par Andy Prinz, contributeur invité

Midem 2014 Teilnehmer

On se voit à Cannes (de g. à d.): Cla Nett (Coopérative suisse des artistes interprètes), Andy Prinz, Sergio Fertitta, Devijo alias Giancarlo Martinuzzi. (Photo: Andy Prinz)

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