Archive de tag: Fondation d’encouragement de la musique

Une hausse des recettes provenant des droits d’exécution prévue pour 2019

Lors des réunions du Conseil de SUISA de décembre, l’accent est à chaque fois mis sur les chiffres prévus pour l’année suivante. Les réunions de cette année ont porté sur les questions suivantes: budget, plan d’occupation des postes et déductions de frais pour l’exercice 2019. Nouvelles du Conseil par Dora Zeller

Nouvelles du Conseil: Une hausse des recettes provenant des droits d’exécution prévue pour 2019

Septembre 2018: le groupe de reggae Moonraisers, originaire de Neuchâtel, joue à Lausanne sur la scène principale du festival Label Suisse, soutenu par SUISA. Pour l’exercice 2019, SUISA s’attend à une augmentation des recettes de droits d’exécution, qui proviennent notamment des concerts. (Photo: Anne Bichsel / Label Suisse)

Pour la deuxième fois dans l’histoire de SUISA, le Conseil s’est penché non seulement sur le budget de la coopérative SUISA (maison mère), mais également sur celui du groupe. Cela inclut les chiffres de la maison mère, de la filiale 100% SUISA Digital Licensing (SUISA Digital) et de la participation de 50% dans Mint Digital Services SA. Les budgets de SUISA Digital et de Mint sont soumis à l’approbation des conseils d’administration respectifs des deux sociétés; les chiffres sont ensuite inclus dans les comptes consolidés du groupe.

Hausse des recettes grâce aux droits d’exécution

Le budget de SUISA pour 2019 prévoit une augmentation des recettes provenant de la gestion des droits d’auteur en Suisse et au Liechtenstein, avant tout grâce aux recettes provenant des droits d’exécution (plus de manifestations, prix d’entrée plus élevés). Concernant les droits de reproduction, la baisse devrait se poursuivre. Quant aux droits à rémunération, on s’attend à une augmentation; idem dans le cas des recettes provenant des utilisations online. Le budget des recettes de l’étranger correspond aux chiffres de 2018; et les recettes annexes sont budgétées à un niveau plus élevé.

Pour l’exercice 2019, on prévoit un chiffre d’affaires total de CHF 166,5 mio. (2018: 152 mio.). Les dépenses devraient augmenter et passer de CHF 29,5 mio. pour l’année précédente à CHF 32,5 mio. Cette augmentation des dépenses s’explique par des frais de personnel plus élevés en lien avec l’encaissement du tarif commun 3a (musique de fond ou d’ambiance) et également par des postes de travail supplémentaires au sein de la Division Informatique.

Déductions de frais, statuts et règlements

Chaque année, le Conseil définit quel pourcentage de déductions de frais devra être pris en considération lors de la répartition des recettes l’année suivante. Pour 2019, les pourcentages de l’année précédente seront maintenus dans le domaine offline. Les déductions de frais changeront pour les affaires online, avec pour cause le transfert de certaines activités d’octroi de licences et, en partie, de répartition aux sociétés affiliées.

En juin 2018, les membres de SUISA ont approuvé différentes modifications des statuts lors de l’Assemblée générale. La révision des statuts a eu lieu dans le cadre de l’adaptation à la loi liechtensteinoise sur les sociétés de gestion et en raison de la directive de l’Union européenne sur la gestion collective des droits d’auteur (directive CRM). Dans ce contexte, il a fallu adapter la répartition des compétences et le règlement d’organisation, et éditer un règlement pour la commission de recours nouvellement créée. Le Conseil a approuvé les nouvelles règles et le nouveau règlement.

FONDATION SUISA et révision du droit d’auteur

Un «dialogue annuel» existe dorénavant entre la Commission Organisation et Communication du Conseil de SUISA et les responsables de la FONDATION SUISA. Cette discussion a lieu en fin d’année. Lors de la réunion 2018, Marc Savary, Président du Conseil de fondation de la FONDATION SUISA, a parlé des adaptations apportées aux statuts et aux règlements. Il a également présenté une vue d’ensemble des activités de la fondation de SUISA chargée de l’encouragement de la musique et a répondu aux questions des membres de la Commission.

Par ailleurs, le Conseil a noté avec préoccupation que le Conseil national ne semble pas suivre le compromis du Groupe de travail sur le droit d’auteur (AGUR12) dans le cadre des discussions sur la révision du droit d’auteur, et qu’il a l’intention de prévoir une exception pour la réception TV dans les chambres d’hôtels et autres établissements similaires. Dans ces conditions, la nouvelle loi serait pire que la précédente. Le Conseil a chargé la Direction de prendre des mesures appropriées pour inciter le Conseil des Etats à corriger cette décision du Conseil national.

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Lors des réunions du Conseil de SUISA de décembre, l’accent est à chaque fois mis sur les chiffres prévus pour l’année suivante. Les réunions de cette année ont porté sur les questions suivantes: budget, plan d’occupation des postes et déductions de frais pour l’exercice 2019. Nouvelles du Conseil par Dora Zeller

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Première attribution des fonds artistiques «Get Going!» et «Carte Blanche»

Dans le cadre de sa nouvelle politique de promotion, la FONDATION SUISA a attribué pour la première fois quatre fonds «Get Going!» et une «Carte Blanche». Beat Gysin, Bertrand Denzler, Michael Künstle et le duo Eclecta reçoivent ainsi chacun une contribution financière «Get Going!» de CHF 25 000.–. La «Carte Blanche», attribuée tous les deux ans et dont le montant s’élève à CHF 80 000.–, revient à Cécile Marti. Texte de FONDATION SUISA

FONDATION SUISA: Première attribution des fonds artistiques «Get Going!» et «Carte Blanche»

La compositrice Cécile Marti obtient la «Carte Blanche» de la FONDATION SUISA allouée tous les deux ans. (Photo: Ingo Höhn)

La nouvelle politique de promotion de la FONDATION SUISA entend apporter une réponse adéquate aux scènes musicales en constante évolution. L’initiative «Dazwischen» (entre-deux), qui s’éloigne des catégories conventionnelles de genre, d’âge ou de projet, permet à des processus créatifs et artistiques de voir le jour, lesquels seraient passés à la trappe dans le cadre de concours classiques.

C’est dans ce cadre que quatre contributions «Get Going!» de CHF 25 000.– chacune ont été attribuées pour la première fois en juin. «Par l’intermédiaire de cet appel à projets annuel, nous essayons d’identifier les espaces de création et visions artistiques qui méritent d’être encouragés», déclare Urs Schnell, directeur de FONDATION SUISA. «C’est la raison pour laquelle il est volontairement rendu public.»

Avec plus de 90 candidatures reçues, les contributions «Get Going!» ont eu un retentissement considérable auprès des créateurs de musique. «Pour le jury d’experts, il n’a pas été facile de désigner quatre lauréats face au grand nombre de projets extrêmement intéressants», avoue Urs Schnell. Dans la description des objectifs artistiques désormais primés, on comprend immédiatement de quoi il s’agit avec ce type de promotion financière. «En fin de compte, la musique consiste toujours à explorer de nouveaux univers, à rendre certaines choses audibles et visibles, et à chercher de nouvelles perspectives», explique Urs Schnell.

Contributions «Get Going!» de 2018

Dans le cadre de son projet «Leichtbautenreihe», le compositeur Beat Gysin crée par exemple des espaces architecturaux dans lesquels des situations d’écoute inhabituelles permettent une nouvelle perception de la musique. Beat Gysin explore ainsi les différentes dynamiques issues de la relation entre espace, musique et récepteur/auditeur.

Michael Künstle interroge également la notion «d’espace». Le compositeur de musique de film et de concert associe la tradition orchestrale aux techniques modernes de composition et d’enregistrement afin de créer une composition d’espace sous forme d’expérience auditive en trois dimensions.

Le saxophoniste et compositeur Bertrand Denzler identifie quant à lui de nouvelles possibilités compositionnelles en évitant volontairement d’ancrer son œuvre dans un lieu. Grâce à une «résidence itinérante», il tente d’instaurer un échange avec des cultures étrangères par le biais de l’improvisation et de la composition. Ce dialogue constant, aux influences changeantes, a pour but d’ouvrir la voie à de nouvelles créations musicales.

Enfin, Andrina Bollinger et Marena Whitcher, membres du duo Eclecta, se situent à la croisée de plusieurs disciplines. Chanteuses, performeuses, multi-instrumentistes, productrices et compositrices, elles n’ont de cesse de collaborer avec d’autres arts pour faire émerger de nouveaux univers auditifs, visuels et tangibles.

«Carte Blanche» à Cécile Marti

La «Carte Blanche» de CHF 80 000.–, qui ne fait pas partie d’un appel à projets mais qui est attribuée tous les deux ans directement par un jury d’experts, entend permettre aux compositeurs de se consacrer pleinement à leur développement artistique sans préoccupation financière.

Celles et ceux qui ont suivi le parcours créatif de Cécile Marti au cours des dernières années savent à quel point l’artiste originaire du canton de Zurich a mérité cette «Carte Blanche». Son cycle orchestral «Seven Towers», composé de 7 parties écrites pour 120 musiciens, présenté pour la première fois en 2016 par l’OSBS à Bienne, puis repris par l’Orchestre Symphonique de Berne, la Camerata de Genève et le Basel Sinfonietta, a rencontré un large écho.

Parallèlement, Cécile Marti écrivait un doctorat sur le thème des évolutions temporelles en musique. La «Carte Blanche» lui permet désormais de placer ce travail de recherche dans un contexte artistique. Les évolutions temporelles doivent être rendues visibles par l’intermédiaire d’un ballet et d’une création sculpturale (Cécile Marti est également sculptrice sur pierre).

www.fondation-suisa.ch

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FONDATION SUISA: Première attribution des fonds artistiques «Get Going!» et «Carte Blanche»

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L’union fait la force

Le 22 juin 2018, nous y serons à nouveau. En tant que membre de la coopérative SUISA avec droit de vote, vous pourrez, lors de l’Assemblée générale au Bierhüebli de Berne, prendre des décisions concernant l’avenir de votre société d’auteurs et tirer également un bilan de l’exercice écoulé. Par Andreas Wegelin, Directeur général

L’union fait la force

Vote lors de l’Assemblée générale de SUISA: dans le cadre de la coopérative, les voix des auteurs et des éditeurs ont un poids commun. (Photo: Juerg Isler, isler-fotografie.ch)

Les coopératives peuvent d’une manière générale être définies comme des unions de personnes ou d’institutions poursuivant des buts identiques ou similaires et qui ont des intérêts communs. L’idée à la base de telles coopérations est claire et simple: l’union fait la force! Les préoccupations économiques, sociales ou culturelles exprimées par un groupe ont souvent davantage d’impact que la voix d’un seul individu.

En notre qualité de coopérative des auteurs et éditeurs de musique, nous pouvons nous engager pour défendre vos intérêts. L’objectif principal est de garantir de bonnes conditions pour les créateurs de musique, notamment en ce qui concerne les rémunérations. Dans ce contexte, la gestion collective prend une importance croissante; aujourd’hui, SUISA négocie parfois avec des entreprises actives au niveau mondial. Seule la force du collectif peut permettre d’affronter le pouvoir économique de tels partenaires de négociation.

Dans ces conditions, il est d’autant plus réjouissant de constater que l’année 2017 a été pour SUISA la meilleure de son histoire, d’un point de vue financier. Au total, 131,4 millions de francs de droits d’auteur pourront être répartis aux bénéficiaires et aux sociétés-sœurs. Jamais ce montant n’avait été aussi élevé.

Résultat annuel de SUISA: l’utilisation en ligne de musique dépasse pour la première fois les supports sonoresRésultat annuel de SUISA: l’utilisation en ligne de musique dépasse pour la première fois les supports sonores
Les auteurs et les éditeurs de musique ont reçu 131,4 millions de francs de la part de SUISA cette année. L’an passé, la société de gestion a perçu 150 millions de francs de droits d’auteur en Suisse et à l’étranger. C’est 2,9 millions de francs de plus que l’année précédente. Cette progression est notamment due aux rémunérations provenant des copies privées et du domaine en ligne. Pour la première fois, les recettes issues de l’utilisation en ligne d’enregistrements musicaux ont dépassé celles des ventes de supports sonores. Il reste néanmoins nécessaire d’agir dans le domaine du streaming. Cette croissance continue de profiter presque exclusivement aux plateformes en ligne plutôt qu’aux compositeurs, paroliers, et éditeurs de musique. Continuer

Une révision des statuts de SUISA figure à l’ordre du jour de l’AG à venir. Cette révision est nécessaire car, au niveau de l’Union européenne, une nouvelle directive concernant la transparence du travail des sociétés de gestion est en vigueur. Cela concerne donc également SUISA, qui est active au Liechtenstein et opère également, s’agissant des utilisations en ligne, dans le marché européen.

Le droit de la gestion dans l’UE et la révision des statuts de SUISALe droit de la gestion dans l’UE et la révision des statuts de SUISA
Contrairement à la Suisse, le Liechtenstein fait partie de l’Espace économique européen depuis 1995 et doit donc se conformer en majeure partie à la législation de l’Union européenne. Quel est le lien entre le droit de la gestion dans l’UE et la révision des statuts de SUISA? Continuer

Lors de l’AG, vous aurez en outre l’occasion de faire la connaissance de la Présidente de Swissperform, qui parlera de la collaboration entre les sociétés de gestion suisses.

Pourquoi les membres de SUISA devraient également envisager d’adhérer à SWISSPERFORMPourquoi les membres de SUISA devraient également envisager d’adhérer à SWISSPERFORM
Les compositeurs et paroliers membres SUISA qui sont aussi actifs en tant qu’artistes interprètes et/ou producteurs et dont les prestations sont diffusées par des radios et télévisions suisses ou étrangères ont droit à des redevances de SWISSPERFORM. Pour tous ces auteurs-compositeurs-interprètes/producteurs, l’adhésion à SWISSPERFORM est donc complémentaire à celle de SUISA et nécessaire pour une protection et une rémunération intégrale de leurs droits. Continuer

La FONDATION SUISA a apporté des nouveautés à sa pratique d’encouragement de la musique; le Directeur de la Fondation en parlera. Dernier point, mais non des moindres, il sera question de la révision du droit d’auteur; en avril et mai derniers, des hearings ont eu lieu à ce sujet au sein des commissions parlementaires.

Nouvelle stratégie d’encouragement: «Nous voulons tourner notre regard vers l’avenir»Nouvelle stratégie d’encouragement: «Nous voulons tourner notre regard vers l’avenir»
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Révision du droit d’auteur: le travail des Commissions parlementaires a commencéRévision du droit d’auteur: le travail des Commissions parlementaires a commencé
Le 22 novembre 2017, le Conseil fédéral (CF) a présenté son message concernant la révision du droit d’auteur, accompagné d’un projet soumis aux Chambres fédérales (P-LDA). Le projet repose sur un compromis trouvé au sein du groupe de travail AGUR12 II au début mars 2017. Les travaux parlementaires sur ce projet ont commencé et SUISA a été invitée à donner son point de vue lors d’une audition organisée le 12 avril 2018 par la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national. Elle a aussi eu la possibilité de s’exprimer vis-à-vis de la Commission des affaires juridiques du Conseil national, par écrit puis par oral le 18 mai 2018. Continuer

Vous êtes en train de lire le SUISAblog ou le SUISAinfo; ces différents sujets y seront également présentés. Vous en apprendrez davantage sur ces questions passionnantes en venant à Berne participer à l’AG. Je me réjouis d’accueillir un grand nombre d’entre vous à cette occasion.

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Le 22 juin 2018, nous y serons à nouveau. En tant que membre de la coopérative SUISA avec droit de vote, vous pourrez, lors de l’Assemblée générale au Bierhüebli de Berne, prendre des décisions concernant l’avenir de votre société d’auteurs et tirer également un bilan de l’exercice écoulé. Par Andreas Wegelin, Directeur général

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Nouvelle stratégie d’encouragement: «Nous voulons tourner notre regard vers l’avenir»

La FONDATION SUISA renforce son engagement pour la promotion de la musique en Suisse et dans la Principauté de Liechtenstein: chaque année, sous la devise «Get Going!», elle apportera un «coup de pouce» à quatre projets musicaux et proposera tous les deux ans une grande contribution de soutien à la création intitulée «Carte Blanche». Texte de FONDATION SUISA

FONDATION SUISA - Nouvelle stratégie d’encouragement: «Nous voulons tourner notre regard vers l’avenir»

Avec sa nouvelle politique d’encouragement, la FONDATION SUISA souhaite mettre en évidence de nouveaux lieux créatifs et soutenir des projets de manière prospective avec le moins de restriction possible pour les créateurs de musique. (Photo: Alberto Andrei Rosu / Shutterstock.com)

Le Conseil de la FONDATION SUISA a décidé d’orienter une partie de sa politique d’encouragement sur une nouvelle voie et d’ouvrir ainsi de nouvelles perspectives. La Fondation veut en effet pouvoir mieux répondre aux exigences actuelles de la création musicale suisse. Dorénavant, le regard sera moins fixé sur le rétroviseur pour mieux aller de l’avant. Quatre contributions à la création de projet ainsi qu’une grande bourse à la création viendront remplacer la politique des Prix pratiquée jusqu’ici.

«Au lieu de récompenser a posteriori un ou une artiste par l’octroi d’un prix, nous préférons investir dans le futur.», précise Urs Schnell, directeur de la FONDATION SUISA. Et il ajoute: «Plutôt que de juger, nous voulons avant tout encourager, et tourner notre regard vers l’avenir.»

«Get Going!» permet la réalisation de nouveaux projets

«Get Going!» aura pour but de donner un coup de pouce financier à des projets. Chaque année, quatre contributions «Get Going!», chacune dotée de CHF 25 000, seront mises au concours. Le coup d’envoi du premier «Get Going!» est prévu fin juin 2018, date à partir de laquelle les artistes pourront soumettre leur candidature. Il est important que «Get Going!» ne concurrence ni n’affecte les autres offres d’encouragement de la FONDATION SUISA, en particulier le secteur des attributions en vigueur, les partenariats existants, les salons et événements à l’étranger mais aussi les projets d’Orchestre en classe.

«Bien au contraire», explique Urs Schnell, «en tant qu’aide importante au lancement d’un projet, cette bourse doit être considérée comme une offre complémentaire aux soutiens financiers actuellement en place. Nous voulons ouvrir de nouvelles voies créatives et, avant tout, sortir des chemins tracés qui se sont peu à peu ancrés dans notre politique d’encouragement. Même si ces derniers se sont jusque-là révélés utiles et continuent à porter leurs fruits, ils ne conviennent pas à certains projets dont le format ne correspond pas aux critères d’octroi de subventions.»

Indépendance financière grâce à la «Carte Blanche»

Pas de mise au concours pour la «Carte Blanche» qui, dotée de 80 000 francs, se verra directement attribuée tous les deux ans par un jury de professionnels. La «Carte Blanche» doit permettre aux bénéficiaires de se concentrer pleinement sur leurs projets de création musicale pendant une période prolongée. «L’encouragement ainsi que le développement artistique seront au cœur de la ‹Carte Blanche›, davantage que travail effectué sur l’œuvre en question», précise Urs Schnell, définissant ainsi le cadre de cette contribution substantielle de soutien.

Avec ces deux projets d’encouragement, la FONDATION SUISA veut réagir à l’évolution rapide de la scène musicale, dans laquelle des projets créatifs ayant des approches innovantes sont régulièrement voués à l’échec parce qu’ils n’entrent pas dans la réglementation en vigueur. Par conséquent, la FONDATION SUISA renonce délibérément aux définitions courantes telles que le genre musical, l’âge ou les catégories de projet. «Get Going!» et «Carte Blanche» doivent être accessibles au plus grand nombre de personnes créatives musicalement. Comme le précise Urs Schnell, «les artistes suisses doivent être le moins possible restreints dans leurs idées créatives. Trop de projets musicaux ne voient jamais le jour parce qu’ils passent entre les mailles du filet des critères de subventions. Et c’est là, dans cette faille, que nous avons un rôle d’encouragement plus clair à jouer.»

La nouvelle politique d’encouragement de la FONDATION SUISA prend effet dès aujourd’hui. Les quatre premières contributions «Get Going!» seront mises au concours fin juin 2018. Les informations concernant la marche à suivre seront mises en ligne dès ce moment-là sur le site web de la Fondation.

www.fondation-suisa.ch

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«Je trouve particulièrement excitant le fait de ne pas savoir quelle direction prendra une chanson»

James Gruntz a récemment sorti son nouvel album, intitulé «Waves». La bourse que le compositeur de 30 ans, également multi-instrumentaliste, producteur et chanteur, a reçue de la part de la FONDATION SUISA a fortement influencé la création de cet opus. Texte de Markus Ganz, contributeur invité

James Gruntz: «Je trouve particulièrement excitant le fait de ne pas savoir quelle direction prendra une chanson»

«En réalité, je gagne ma vie grâce aux cachets des concerts et aux rémunérations des sociétés de gestion», explique James Gruntz. (Photo: Gregor Brändli)

En 2014, James Gruntz se fait connaître grâce à son album «Belvedere», dont le succès se confirmera ensuite avec son bon classement dans les charts et l’obtention plusieurs récompenses («Basler Pop-Preis» en 2014 et deux «Swiss Music Awards» en 2015). Pour la création de «Waves», sorti récemment, James Gruntz a donc été soumis à une pression accrue. Après avoir grandi à Nidau, près de Bienne, c’est à 16 ans que le musicien est arrivé à Bâle. Il a ensuite réalisé un Master en musique pop à la Haute école des arts de Zurich et vit actuellement dans un loft d’une ancienne usine de Dulliken, dans les environs d’Olten, où il travaille ses chansons.

Pendant notre entretien, James Gruntz a relativisé cette pression. «La musique a toujours joué un rôle très important dans ma vie. Et ce sera toujours le cas, qu’elle me permette d’en vivre ou non.» Le compositeur, multi-instrumentaliste, producteur et chanteur souligne également que son premier album est sorti il y a dix ans déjà et que «Waves», disponible depuis peu, est son sixième album. «J’ai remarqué une évolution constante: mes chansons ont commencé par passer à la radio, puis les engagements pour des concerts se sont enchaînés. Jusqu’à maintenant, chaque nouvel album s’est mieux vendu que le précédent.»

Le plaisir du scat

On est un peu troublé lorsque James Gruntz avoue être heureux de ne pas avoir vécu l’âge d’or de l’industrie de la musique. «Cela m’évite de nourrir de grandes attentes commerciales concernant l’ album. En réalité, je gagne ma vie grâce aux recettes des concerts et aux rémunérations des sociétés de gestion.» Il s’en sort financièrement car, en plus d’être l’interprète et le producteur de ses chansons, il en est également l’auteur. Il compte sur les ventes des albums uniquement pour couvrir les coûts de production.

Heureusement, cela n’a pas empêché James Gruntz de réaliser son nouvel album «Waves», qui séduit par un délicieux mélange de soul, de pop et d’électronique. Au départ, il ne savait pas à quoi ressemblerait ce nouvel album. «Je n’étais certain que d’une chose: je souhaitais chanter du scat, comme avec la chanson ‹Heart Keeps Dancing› du dernier album.» C’est avec ce morceau qu’il s’était essayé pour la première fois à ce claquement de langue particulier et cela avait été un succès. Et comme il s’y adonne «avec grand plaisir», il souhaitait inclure plus de morceaux de ce genre dans le nouvel album et oser davantage.

Pas de finalité en soi

Les prouesses vocales originales marquent encore plus profondément la musique que sur le dernier album, notamment grâce à quelques faussets rappelant Prince et à l’harmonie de chants polyphoniques, qui permettent une certaine distanciation. «Cela me fait plaisir de jouer avec les notes, j’aime le côté ludique de la chanson. Il est toutefois important de ne pas relever ce défi uniquement parce qu’on y arrive ou pour son aspect technique. Il faut que cela fonctionne de manière indépendante, que cela ait un sens.» En fin de compte, c’est la voix qui confère à l’album son originalité.

Les nouveaux morceaux sont très différents les uns des autres. James Gruntz a toujours un dictaphone sur lui, afin d’enregistrer de nouvelles idées. De temps à autre, il écoute ces enregistrements «qui [lui] donnent envie de faire naître une chanson». Il travaille ensuite seul à la maison, dans son home studio, jusqu’à ce que le morceau prenne forme. «Je trouve cela particulièrement excitant de ne pas savoir quelle direction prendra la chanson. Lorsque cela devient clair pour moi et que j’ai trouvé ma version, je cherche la collaboration d’autres musiciens, je suis ouvert à leurs idées.»

Différentes origines

L’idée pour le premier single, «You», lui était déjà venue à l’esprit il y a trois ans, peu après la sortie du dernier album. «Ce morceau a énormément évolué jusqu’à sa finalisation, il est très différent de l’idée initiale.» Au contraire, d’autres chansons comme «Waves» ont presque été achevées en un jour, à partir de rien. «Ce morceau est pour ainsi dire encore au stade de démonstration. Cela a été possible car il ressemble plus à une musique d’ambiance qu’à une chanson et son développement était donc limité.»

La bourse de travail de 80 000 francs que James Gruntz a reçue en 2016 de la part de la FONDATION SUISA a fortement influencé la création de l’album. En fait, «Waves» aurait déjà dû sortir ce printemps. «J’ai toutefois remarqué que j’avais besoin de plus de temps pour concevoir l’album tel que je le souhaitais. J’ai donc reporté la sortie de l’album de six mois, sans craindre que mon compte en banque n’affiche un montant négatif.»

Le livre est-il le nouveau CD?

La bourse de travail a permis de donner naissance à un projet très spécial: dans le cadre de sa tournée, James Gruntz publie aussi un livre de 64 pages. «Il s’agit d’une expérience à laquelle j’aurais réfléchi à deux fois si je n’avais pas reçu l’argent de la FONDATION SUISA.» Pour chaque chanson du nouvel album, un auteur s’est chargé d’écrire un texte correspondant, de manière totalement libre. «Résultat: des poèmes et des histoires qui sont également très intéressants à mes yeux car ils montrent l’effet que peut produire ma musique.»

A l’origine de ce projet de livre, il y a une réflexion: selon James Gruntz, «le CD est sur le déclin, malgré la meilleure qualité du son». Il est toutefois convaincu que la plupart des gens, tout comme lui, aiment tenir quelque chose en main en écoutant de la musique. «Et un livre est un bien plus bel objet qu’un CD! Il contient également les paroles des chansons, ce qui est utile pour les auditeurs qui écoutent ma musique en streaming.» Ce projet a également pu voir le jour grâce à la maison d’édition Zytglogge, qui publie l’album et qui possède également des livres dans son assortiment. Ainsi, James Gruntz peut maintenant se réjouir du fait que sa musique soit également disponible dans ses librairies préférées. Le livre comprend en effet un code de téléchargement pour son album (le livre peut aussi être acheté lors des concerts).

Concerts 2017/18: 17 nov. Schüür Lucerne, 18 nov. Eintracht Kirchberg SG, 24 nov. Gaswerk Seewen, 25 nov. Kaserne Bâle, 1er déc. Kofmehl Soleure, 2 déc. L’Usine Genève, 8 déc. Salzhaus Brugg, 9 déc. Hotel Wetterhorn Hasliberg, 17 déc. Zauberwald Lenzerheide, 12 janv. 2018 Salzhaus Winterthur, 19 janv. Chollerhalle Zoug, 20 janv. Mokka Thoune, 16 févr. Kulturkarussell Rössli Stäfa, 23 févr. Kulturfabrik KUFA Lyss, 24 févr. Casino Herisau, 27 avr. Kühltür Grosshöchstetten.

www.jamesgruntz.com, site officiel de James Gruntz

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James Gruntz a récemment sorti son nouvel album, intitulé «Waves». La bourse que le compositeur de 30 ans, également multi-instrumentaliste, producteur et chanteur, a reçue de la part de la FONDATION SUISA a fortement influencé la création de cet opus. Texte de Markus Ganz, contributeur invité

James Gruntz: «Je trouve particulièrement excitant le fait de ne pas savoir quelle direction prendra une chanson»

«En réalité, je gagne ma vie grâce aux cachets des concerts et aux rémunérations des sociétés de gestion», explique James Gruntz. (Photo: Gregor Brändli)

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SUISA à la 20e édition du Festival m4music

Au cours des vingt dernières années, le Festival m4music est devenu un rendez-vous incontournable de la pop suisse. Pour son jubilé, le Festival offre en 2017 de nombreuses opportunités de networking, des réunions d’information, des soirées de concerts ainsi qu’une Showcase Stage pour les jeunes talents suisses. Grâce à ces multiples activités, le public pourra découvrir la diversité de la scène musicale actuelle. Texte d’Erika Weibel

SUISA à la 20e édition du Festival m4music

En 2016, plus de 700 chansons ont été envoyées pour la Demotape Clinic. Veronica Fusaro (photo) a reçu le premier Prix «Demo of the Year» pour sa chanson «Come To Naught» et le «FONDATION SUISA Award» dans la catégorie Pop. (Photo: Alessandro Della Bella)

SUISA soutient le Festival m4music depuis de nombreuses années. Cette année encore, les musiciens pourront profiter de l’expertise des collaborateurs de SUISA à l’occasion de deux tables rondes et étoffer leur réseau lors de l’apéritif destiné aux professionnels. En outre, SUISA sponsorise la Showcase Stage, où les jeunes talents suisses peuvent présenter leur musique au public du Festival.

La FONDATION SUISA pour la promotion de la musique est le principal partenaire de la Demotape Clinic – un événement dont la réputation n’est plus à prouver – qui a lieu dans le cadre du Festival m4music. Dans les domaines Rock, Pop, Urban et Electronic, les meilleures chansons parmi les démos reçues seront récompensées par les «FONDATION SUISA Awards». Le premier Prix «Demo of the Year» sera également remis en partenariat avec le «Pour-cent culturel Migros». La cérémonie des Awards se tiendra le samedi 1er avril 2017 à 19h00, au Box de Schiffbau. En parallèle, la FONDATION SUISA remettra, en collaboration avec les Journées de Soleure et m4music, les Prix récompensant les «Best Swiss Video Clips 2017».

Toutes les réunions d’information et les représentations de la Showcase Stage sont gratuites.

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La musique populaire à la base de compositions plus élaborées

Le compositeur et accordéoniste Franz «Fränggi» Gehrig reçoit le Prix de la FONDATION SUISA 2016. Le prix annuel de reconnaissance de la fondation de SUISA pour l’encouragement de la musique est décerné en 2016 dans la catégorie «musiques populaires suisses actuelles». Interview du Lauréat Uranais âgé de 30 ans à propos de cette distinction, de son activité de création musicale et de l’attrait de la musique populaire, qu’elle soit ancienne ou nouvelle. Texte/interview de Manu Leuenberger

Fraenggi-Gehrig-Preis-der-FONDATION-2016

Fränggi Gehrig a commencé à jouer de l’accordéon à 8 ans. Il a étudié l’accordéon dans le répertoire jazz à la Haute Ecole de Lucerne, avec comme point fort la musique populaire, et suivit également des cours de composition. (Photo: Blatthirsch.ch)

Fränggi Gehrig, vous êtes lauréat du Prix de la FONDATION SUISA 2016 dans la catégorie «musiques populaires suisses actuelles». Qu’est-ce que cela représente pour vous?
Fränggi Gehrig: cette distinction a été totalement inattendue pour moi, car je n’avais vraiment aucune idée, au moment de présenter mon travail pour le Prix, quelles étaient mes chances. Je suis particulièrement heureux et c’est un grand honneur pour moi d’avoir reçu ce Prix!

La musique populaire est liée à de nombreuses traditions. Quelles sont les difficultés que l’on rencontre quand on souhaite donner une forme nouvelle et actuelle à la musique populaire?
Il me semble que le plus important est de ne pas oublier ses racines. Il convient de veiller à ne pas arbitrairement harmoniser des mélodies un peu différemment ou modifier les rythmes en affirmant ensuite qu’il s’agit de musique populaire nouvelle.
Je crois que l’établissement d’un lien entre «traditionnel» et «nouveau» ne réussit pas si la personne qui tente cela n’a pas vécu très longtemps de manière intense dans la tradition. L’apprentissage de la musique populaire traditionnelle est très difficile. Il nécessite d’y consacrer ses soirées libres durant des décennies, et de répéter également de nombreuses heures individuellement, afin de se l’approprier réellement. A mon avis, ce background est nécessaire si l’on souhaite donner de manière intéressante une forme nouvelle et actuelle à la musique populaire.

On peut d’une part vous entendre en tant qu’interprète, souvent à l’accordéon, d’œuvres populaires anciennes. D’autre part, vous composez pour des ensembles comme Rumpus, Stegreif GmbH ou le groupe Alpini Vernähmlassig, dans lequel vous jouez également. Quel est pour vous l’attrait d’interpréter des airs anciens tout en composant de la musique nouvelle?
Dans le fond, j’aime le changement et la diversité des projets dans mon activité. Comme je vous l’ai dit, la musique traditionnelle «ancienne» est ma base, c’est avec elle que j’ai grandi et je continue à la jouer avec grand plaisir. Je trouve qu’elle convient mieux dans un café avec une bonne ambiance où l’on danse que dans une salle de concert. En revanche, mes compositions un peu plus élaborées conviendront probablement mieux dans des concerts. Le public-cible est assez différent; ce sont pratiquement deux mondes séparés. Cette diversité me plaît et m’incite à continuer à faire les deux choses, en les combinant parfois.

Il y a 6 ans, vous avez adhéré à la Coopérative suisse des auteurs et éditeurs de musique. Quelle est l’utilité de cette affiliation à SUISA pour vous?
Je peux ainsi bénéficier d’une bonne protection de mes œuvres par le droit d’auteur et, surtout, j’en profite lorsque mes compositions sont jouées publiquement.

Savez-vous déjà comment vous allez utiliser le montant qui vous revient grâce à cette distinction de la FONDATION SUISA?
Je vais très certainement faire l’acquisition d’un bon instrument dont je rêvais depuis longtemps.

Parmi les formations auxquelles vous participez, laquelle vous tient particulièrement à cœur actuellement ou dans un proche avenir?
A l’avenir, mon objectif est de promouvoir un peu mon propre quintette. A part cela, j’espère que je pourrai continuer à vivre des moments inoubliables avec mes différents groupes et avec mes collègues musiciens.

Site Internet officiel: www.fraenggigehrig.com

Le Prix de la FONDATION SUISA est un prix de reconnaissance qui récompense des créations exceptionnelles, qui contribuent à enrichir l’héritage musical suisse. Le Prix (25 000 francs) est décerné annuellement par la Fondation d’encouragement musical de SUISA, à chaque fois dans une catégorie différente. Les derniers lauréats ont été les suivants: Aliose (catégorie «musique de variéte»), Gary Berger («composition instrumentale/vocale et électronique»), Ruh Musik AG («édition musicale»), Trummer («singer/songwriter») ainsi que Michel Steiner et Willi Valotti («musique populaire suisse»).

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Bernard Cintas, nouveau membre du Conseil de la FONDATION SUISA

Le Conseil de SUISA a élu Bernard Cintas au Conseil de fondation de la FONDATION SUISA. Il remplace Jean-Pierre Mathez qui, depuis 1997, a fait preuve d’un engagement sans faille au sein du Conseil de fondation. Jean-Pierre Mathez a quitté le Conseil de fondation à fin décembre 2014 et nous lui adressons nos vifs remerciements pour son activité. Le membre nouvellement élu, Bernard Cintas, est né en 1961 et habite en Suisse romande. Nous lui avons posé quelques questions.

Bernard-Cintas-Portrait

Bernard Cintas est membre fondateur et Président de l’Association romande des Musiques populaires, organisateur du Festival des Musiques Populaires de Moudon et nouvellement, depuis janvier 2015, membre du Conseil de fondation de la FONDATION SUISA. (Photo: DR)

Bernard Cintas, quelles expériences musicales, professionnelles – en qualité d’entrepreneur – ou autres apportez-vous à votre nouvelle activité au sein du Conseil de la FONDATION SUISA?
Mon parcours musical a commencé, tout d’abord en tant qu’instrumentiste – batterie, percussion – au sein de groupes d’accordéonistes amateurs, mais également au sein de groupes de musiques Rock/blues. En parallèle à ce parcours, j’ai exercé des responsabilités au sein de comités d’associations d’accordéon aux niveaux cantonal et romand, puis j’ai présidé l’Association Romande des Musiques populaires, qui regroupe les associations cantonales romandes de fanfares, choeurs et orchestres d’accordéon, et qui organise depuis 2006 le Festival des Musiques Populaires de Moudon. Ce parcours m’a permis de me confronter aux diverses cultures musicales populaires romandes, d’en saisir les enjeux et les contraintes. Il m’a également permis de rencontrer des acteurs de la musique populaire Suisse-Allemande et de me confronter aux différences culturelles et structurelles qu’il y a de part et d’autre de la Sarine en matière de musiques populaires.

De manière générale, que pensez-vous de la promotion culturelle ou musicale en Suisse?
La promotion musicale me paraît bien structurée pour les professionnels. Au niveau associatif amateur elle me paraît diffuse, et peu visible – à part les institutions comme la Loterie Romande.

Selon vous, de quelle manière une institution privée telle que la FONDATION SUISA peut-elle contribuer au mieux à la promotion de la création musicale suisse?
En encourageant non seulement la création de pièces de musiques ou de projets musicaux complets, mais également en aidant les structures de formation qui ne bénéficient pas toutes de soutien public.

Que souhaitez-vous pour l’avenir de la création musicale suisse?
Qu’elle garde sa richesse et sa diversité culturelle en s’appuyant sur toutes les spécificités régionales, qu’elle puisse se nourrir d’un héritage traditionnel qui est heureusement encore très présent, tout en sachant s’en émanciper pour aller de l’avant.

Quelle musique vous a dernièrement profondément touché ou impressionné, et pourquoi?
C’est une pièce d’un jeune compositeur genevois qui a été écrite pour harmonie et orchestre d’accordéon et qui se nomme «Super Novae». Elle transcende les genres musicaux, avec une harmonisation élégante des multiples timbres et couleurs qui sont associés pour l’occasion. Une belle démonstration de dépassement des clochers et des a-priori qui verrouillent trop souvent la création musicale.


Le Conseil de fondation de la FONDATION SUISA à partir du 1.1.2015

Présidente: Erika Hug, Vice-président: Thomas Pfiffner
Membres: Susanne Abbuehl, René Baiker, Bernard Cintas, Andri Hardmeier, David Johnson, Laurent Mettraux, Marco Neeser, Marc Savary, Peter Schmidlin, Andreas Wegelin

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25 ans de la FONDATION SUISA pour la musique – Rétrospective sur une belle réussite

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Tour des sons Expo.02

Financée par la FONDATION SUISA et SUISA, la Tour des sons de l’arteplage de Bienne fut un emblème sonore de l’exposition nationale Expo.02. (Photo: Felix Eidenbenz)

Tout commença par un appel téléphonique que je reçus en 1988 de l’ancien Directeur général de SUISA, Ulrich Uchtenhagen (1926-2003). Il me demanda si je souhaitais l’assister pour la création d’une nouvelle fondation culturelle. Etant donné qu’il prenait sa retraite la même année, ce fut son successeur, Patrick Liechti (1950-1997), qui s’occupa de ce projet. La FONDATION SUISA pour la musique fut ainsi créée en 1989.

Faire connaître la musique suisse dans le monde

J’étais alors Directeur de Radio Suisse Internationale (aujourd’hui swissinfo) et, dans le contexte des bouleversements en Europe à l’époque (notamment la chute du mur de Berlin en 1989), je m’efforçais en collaboration avec Urs Frauchiger (Directeur de Pro Helvetia à l’époque), de faire mieux connaître la musique suisse dans le monde. Nous souhaitions perpétuer l’héritage de Lance Tschannen, le grand inspirateur de la vie musicale suisse. Tschannen fut l’initiateur et le producteur de l’anthologie de la musique suisse «Musica Helvetica», qui bénéficia du soutien de la SSR et de SUISA.

Au Conseil de fondation de la nouvelle organisation, je fis la connaissance d’importants protagonistes du domaine du droit d’auteur, mais également de la musique en général, tels que Hans Ulrich Lehmann, Carlo Florindo Semini, Julien-François Zbinden, Bruno Spoerri, Jacques Wildberger. En collaboration avec le premier Directeur de la FONDATION SUISA, le musicien Claude Delley, nous nous efforçâmes d’améliorer l’information sur la création musicale en Suisse, qui était nettement insuffisante à l’époque. Après des difficultés qui paraissaient insurmontables, nous parvînmes à développer une revue qui parut régulièrement, après la création d’Internet également sous forme numérique dès le début des années 90.

Présence au Festival du film de Locarno

Je suis assez fier que nous ayons réussi, en 1999, à convaincre Marco Blaser, ancien Directeur régional de la RTSI, d’assumer la présidence du jury du Prix suisse de Musique de Film, créé par la FONDATION. La FONDATION SUISA participa ainsi activement au Festival du film de Locarno.

Prix suisse de musique de film Festival de film Locarno 2005

Marco Blaser, Président du jury du Prix suisse de musique de film de la FONDATION SUISA, lors de la cérémonie d’attribution du prix au Festival de film de Locarno, en 2005. (Photo: Claudia Kempf)

Expo.02: Tour des sons sur l’Arteplage de Bienne

Au début des années 2000, Expo.02 fut un autre grand événement auquel la FONDATION s’impliqua avec détermination. Claude Delley, Fredy Meyer, Erika Hug et moi-même nous sommes démenés ensemble pour la réalisation de la Tour des sons sur l’Arteplage de Bienne. Le succès fut au rendez-vous grâce au soutien de SUISA et de la FONDATION SUISA. Un projet est né suite à une idée d’Andres Bosshard, musicien et «architecte des sons». Son instrument était une tour sonore monumentale, avec sa partition apparaissant sur des écrans d’ordinateurs.

Le visiteur qui s’approchait de la tour visible loin à la ronde entendait les sons réels de l’environnement (lac et Arteplage), qui se transformaient en de nouveaux sons et devenaient une sorte de murmure et de bruissement électroniques à mesure qu’on s’approchait. Les sons étaient diffusés au moyen de 32 haut-parleurs, sur une hauteur de 40 mètres, à sept différents niveaux, parfois fixés à des ballons géants flottant dans l’espace, parfois cachés dans des bancs comme caissons de basses.

Assis par terre ou sur des chaises, les auditeurs tendaient l’oreille parfois seulement pour une courte durée, ou parfois pendant des heures. Il se dégagea de cette expérience une image inoubliable d’apaisement et de bien-être, qui inscrivit ce coin de l’Arteplage de Bienne pour toujours dans bien des mémoires. Le nombre de visiteurs de la Tour des sons a été estimé à plus d’un million de personnes. Ce fut une occasion unique pour démontrer l’importance de la musique à un large public enthousiasmé!

Participation active à l’écriture de l’histoire de la culture helvétique

George Gruntz et Nico Cadsky

Deux géants du monde suisse des arts: le musicien jazz Georges Gruntz (à gauche) et le caricaturiste Nico Cadsky. Ils étaient les invités de SUISA et de la FONDATION SUISA lors du Midem de Cannes 2002. (Photo: Roy Oppenheim)

Oui, la FONDATION SUISA a participé à l’écriture de l’histoire de la culture helvétique de manière concrète, en plus du soutien qu’elle a accordé à des milliers de projets musicaux, et cela pas uniquement par ses moyens financiers, mais également grâce à de nombreuses idées. Cela inclut une présence toujours originale aux différents salons internationaux de la musique tels que le Salon de la musique de Francfort, le Popkomm de Berlin et le Midem de Cannes. Au Midem, le plus grand Salon de la musique au monde, le musicien de jazz et éditeur Peter Schmidlin organisa pendant cinq ans, dès 2000, sur mandat de la FONDATION le «Swiss Jazz Club», un événement international ayant connu un grand succès, auquel ont participé tous les grands noms du jazz suisse: Georges Gruntz, Franco Ambrosetti, Kurt Weil, Erika Stucky, etc. La FONDATION a également soutenu activement l’initiative populaire fédérale jeunesse+musique, qui permit en 2012 l’inscription de la «formation musicale» dans la Constitution fédérale.

La FONDATION SUISA continue aujourd’hui à encourager les compositeurs et les interprètes suisses, par de nouvelles voies. Cela inclut notamment la bonne collaboration de Urs Schnell, Directeur actuel de la FONDATION SUISA, avec la plateforme audiovisuelle art-tv.ch. La FONDATION SUISA pour la musique est devenue indispensable dans notre pays. Un très grand merci!

Pour de plus amples informations:

  • Communiqué de presse du 11.12.2014:  «La FONDATION SUISA a soutenu la musique suisse en versant 36 millions de francs en 25 ans d’existence»
  • Journal des membres SUISAinfo, numéro 2.14 (e-paper, PDF), dossier principal: «SUISA et ses fondations»

Cet article a été rédigé par Roy Oppenheim, membre fondateur de la FONDATION SUISA. Après des études en histoire de l’art, en histoire et en journalisme, Roy Oppenheim a écrit de nombreux ouvrages et a participé à de nombreuses émissions de télévision  en tant qu’auteur et producteur. Roy Oppenheim a en outre dirigé durant 13 ans le Département Culture de la Télévision suisse alémanique SF DRS et a été Directeur de Schweiz International et de la 4e chaîne de télévision. Chef de la Communication de SUISA pendant 10 ans, il dirigea également durant 7 ans le nouveau Musée Rehmann. Aujourd’hui, il préside le Forum Helveticum, la plateforme multimédia www.art-tv.ch ainsi que différentes fondations culturelles.

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