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Nouvelles perspectives pour les créateurs suisses de musique grâce à la présence à l’IKF

La FONDATION SUISA et Pro Helvetia ont animé pour la première fois un stand commun, sous l’affiche «Swiss Music», à la 31e Internationale Kulturbörse Freiburg im Breisgau (bourse internationale culturelle de Fribourg-en-Brisgau). Le bilan est positif. Texte d’Urs Schnell, FONDATION SUISA

FONDATION SUISA: Nouvelles perspectives pour les créateurs suisses de musique grâce à la présence à l’IKF

Mich Gerber lors de son intervention à l’Internationale Kulturbörse Freiburg 2019. (Photo: Marcel Kaufmann)

L’an passé, l’Internationale Kulturbörse Freiburg (Bourse internationale de la culture de Fribourg-en-Brisgau) a fêté son 30e anniversaire avec une thématique suisse. La FONDATION SUISA était alors présente comme observatrice, afin d’évaluer si le salon le plus important de l’espace germanophone consacré aux productions scéniques, à la musique et à l’événementiel se prêterait à une participation des créateurs suisses de musique. Des voix se faisaient régulièrement entendre du côté de la scène musicale, arguant qu’une telle participation offrirait de nouvelles opportunités pour se produire sur les scènes allemandes et dans les petits théâtres.

La FONDATION SUISA s’engage depuis des années à l’étranger, dans des festivals de showcases musicaux et des salons dédiés à la musique, afin de développer les liens entre la création musicale nationale et les agences et organisateurs internationaux. Après un examen approfondi du potentiel de l’IKF, il fut ainsi évident qu’il fallait appliquer pour la première fois cette année, du 20 au 23 janvier à Fribourg, le concept d’un stand commun suisse.

Durant trois jours, le stand «Swiss Music», en collaboration avec Pro Helvetia, a permis aux artistes et à leurs agences d’avoir accès au vaste milieu des programmateurs, et surtout à ceux qui travaillent en dehors du réseau musical habituel: les petits théâtres, qui misent sur un programme de cabaret varié, bénéficient tout particulièrement des nouvelles perspectives ouvertes par l’échange musical avec la scène musicale suisse.

Notre stand commun a donné aux créateurs de musique et aux agences la possibilité de se présenter à un large public, sans devoir louer un stand coûteux à leurs propres frais, et d’utiliser de manière optimale l’IKF comme plateforme d’échange, place de marché et lieu de développement. Beaucoup ont perçu positivement le fait que l’IKF ne soit pas un salon exclusivement dédié à la musique, et donc un domaine inexploré à exploiter. L’emplacement du stand «Swiss Music», directement à côté de l’entrée connexe à la halle où se trouvaient les arts de la scène et le théâtre de rue, a contribué à sa visibilité.

Les spectacles du Postharmonic Orchestra, de Mich Gerber, Gina Été, Moes Anthill, Bruno Bieri et Park Stickney ont permis de révéler en direct, sur la scène, le vaste éventail de protagonistes exceptionnels.

Les retours sur cette première présence suisse à Fribourg-en-Brisgau sont jusqu’à présent tous positifs. L’IKF, en tant que point de rencontre majeur pour les petites et moyennes productions scéniques de l’espace germanophone, offrira également à l’avenir de nouvelles opportunités aux musiciennes et musiciens suisses.

Plus d’informations sur:
ikf.swissmusic.ch et www.fondation-suisa.ch/ikf

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La FONDATION SUISA et Pro Helvetia ont animé pour la première fois un stand commun, sous l’affiche «Swiss Music», à la 31e Internationale Kulturbörse Freiburg im Breisgau (bourse internationale culturelle de Fribourg-en-Brisgau). Le bilan est positif. Texte d’Urs Schnell, FONDATION SUISA

FONDATION SUISA: Nouvelles perspectives pour les créateurs suisses de musique grâce à la présence à l’IKF

Mich Gerber lors de son intervention à l’Internationale Kulturbörse Freiburg 2019. (Photo: Marcel Kaufmann)

L’an passé, l’Internationale Kulturbörse Freiburg (Bourse internationale de la culture de Fribourg-en-Brisgau) a fêté son 30e anniversaire avec une thématique suisse. La FONDATION SUISA était alors présente comme observatrice, afin d’évaluer si le salon le plus important de l’espace germanophone consacré aux productions scéniques, à la musique et à l’événementiel se prêterait à une participation des créateurs suisses de musique. Des voix se faisaient régulièrement entendre du côté de la scène musicale, arguant qu’une telle participation offrirait de nouvelles opportunités...Continuer

«Rien ne vaudra jamais une chanson bien écrite»

Pour Tobias Jundt, son succès international avec Bonaparte constitue aujourd’hui le point culminant de sa longue carrière d’auteur-compositeur. Il a composé plusieurs centaines de titres, créé dans une large variété stylistique, pour ou avec d’autres artistes. Ce Bernois qui vit à Berlin transmet ses connaissances et son expérience de compositeur en tant que professeur invité à la Haute école des arts de Zurich dans la matière «Songwriting». Voici une interview avec ce membre de SUISA nominé au Grand Prix de musique 2016 et qui se produira avec son nouveau groupe Mule & Man au Festival Label Suisse à Lausanne.

Tobias Jundt Bonaparte Interview

Avec son nouveau projet Mule & Man, Tobias Jundt (allongé) se produira en live avec Kid Simius (debout) le samedi 17 septembre 2016 aux Docks lors du Festival Label Suisse. (Photo: Melissa Jundt)

Que signifie pour vous la nomination au Grand Prix de musique de l’Office fédéral de la culture?
Tobias Jundt: Je suis bien sûr honoré que mon art soit reconnu et apprécié en tant que tel. Quand on crée quelque chose qui tombe normalement plutôt entre deux catégories et ne rentre pas dans un moule, il faut du temps pour être perçu comme un artiste avec son propre langage. Etant donné la diversité de l’offre, il est presque impossible de comparer les créations des uns et des autres ou de les pondérer. Mais après 30 ans de carrière comme auteur-compositeur, je suis vraiment flatté de pouvoir contribuer à représenter le langage culturel de mon pays en tant que voix musicale possible.

L’OFC remet en 2016 le Grand Prix de musique en amont du Festival Label Suisse. Pendant 3 jours, ce festival présente à Lausanne principalement de la musique suisse de divers genres. L’entrée aux concerts est gratuite. Pourquoi la musique suisse a-t-elle besoin d’un prix de musique de l’OFC et d’un festival comme Label Suisse?
Je pense que nous pouvons tout simplement nous estimer heureux d’appartenir à un Etat qui prend le temps de rendre hommage à l’art, et qui, par chance, a également les moyens de faciliter pendant un certain temps le travail aux artistes honorés grâce à ce prix. Même sans prix, toutes les personnes nominées feraient sans relâche ce qu’elles font et défieraient les aléas de la vie. Nous devons accepter avec reconnaissance le soutien de l’OFC qui nous permet d’avoir le vent en poupe pour avancer.
Quant aux festivals, ils sont des lieux de découverte. Les auditeurs découvrent des groupes de musique, les artistes découvrent d’autres artistes, des collaborations naissent et, accessoirement, le fan d’accordéon schwyzois tombe amoureux de l’amateur de Stockhausen. Les festivals ne remplaceront jamais l’expérience d’un concert d’un seul artiste pendant toute une soirée, mais ils sont très importants comme lieux d’échanges et de confrontations d’expressions. La défense d’une culture vaste et cosmopolite représente toujours la bonne voie.

«Il faut de l’endurance, une combativité implacable et de la ténacité lorsqu’on veut vivre pleinement la poussée artistique.»

Vous avez dit un jour au journal NZZ qu’en Suisse on ne peut survivre qu’avec de la musique pop grand public ou dans des genres fortement subventionnés comme le jazz ou la musique classique. Qu’est-ce qui doit changer pour que la diversité des créateurs de musique suisses se fasse entendre de plus en plus, tant en Suisse qu’à l’étranger?
L’un des problèmes est qu’une niche musicale se concentrant uniquement sur la Suisse est vraiment petite. Par conséquent, on ne peut pas l’exercer comme profession principale, mais plutôt comme activité secondaire. Il faut donc soit évoluer dans un genre qui se vend bien, soit dans un environnement subventionné, ou tout simplement s’attaquer à un plus grand territoire géographique. La dernière option demande de l’endurance, une combativité implacable et de la ténacité lorsqu’on veut vivre pleinement la poussée artistique. A moins que la motivation pour cette folie artistique ne soit ancrée très profondément, la plupart des Suisses n’ont malheureusement aucune raison urgente de mettre en danger la qualité de vie qui prévaut déjà. Il faut quand même être un peu fou pour être prêt à y renoncer, au moins temporairement, pour cultiver un champ musical difficile à l’extérieur. Lors de mes voyages, je rencontre régulièrement des Suisses qui sont très actifs à l’étranger. C’est certainement plus une question d’attitude que de manque de talent.

Depuis 2006, vous vivez et travaillez à Berlin et vous y êtes bien établi. Comment peut-on exister en tant qu’auteur-compositeur suisse à l’étranger et comment la musique suisse est-elle perçue à l’étranger selon vous?
La plupart des gens de ce système solaire adorent la Suisse et ce qu’elle incarne. On a tendance à l’oublier lorsqu’on reste assis trop longtemps sur la montagne. Quand je compose de la musique pour d’autres artistes à Berlin ou à New York, personne ne me demande jamais où j’ai grandi. Il s’agit toujours d’une seule chose: écrire l’œuvre adaptée à la phase correspondante d’un artiste. A cet égard, il peut s’agir de succès commercial ou d’un renouvellement artistique. Et quand je chante mes chansons en tant qu’artiste solo «Bonaparte», de Pékin à Wellington, personne ne me demande quelles sont mes origines – bien que, très honnêtement, j’aime ajouter que je suis Suisse, parce que c’est ce qui me distingue de la plupart des autres artistes et que c’est une partie importante de mon être. Pour survivre, il faut avoir un esprit vigilant, absorber, puis utiliser les différents paramètres des cultures. Tout le monde peut faire cela, peu importe son origine.

«J’estime que la Suisse possède l’une des meilleures sociétés d’auteurs du monde. SUISA est l’endroit auquel j’appartiens en tant que compositeur.»

Vous vivez en Allemagne, mais vous êtes membre de SUISA qui est suisse. Pourquoi?
«J’estime – et je partage ce point de vue avec quelques auteurs étrangers – que la Suisse possède l’une des meilleures sociétés d’auteurs du monde. Je dis cela en toute bonne foi et par conviction personnelle. Par le passé, j’ai également été membre de BMI aux Etats-Unis et je fais partie d’une maison d’édition à la GEMA. Tout ça, c’est bien, mais SUISA est l’endroit auquel j’appartiens en tant que compositeur. J’ai bien aimé la période sous Poto Wegener et, grâce à son soutien, j’avais aussi commencé à cette époque à me confronter de manière plus approfondie au droit d’auteur. Les bonnes relations avec la maison SUISA sont restées, et j’apprécie énormément l’échange et le respect mutuel.

Vous enseignez à la Haute école des arts de Zurich dans la matière «Songwriting». Est-ce qu’on peut apprendre à écrire un tube? Quels conseils donnez-vous aux étudiants pour leur avenir dans la composition?
Le plus souvent, je leur conseille d’oublier tout ce qu’ils croient savoir. J’aime exprimer mon souhait qu’ils écrivent des chansons en tant que personnes et non en tant que musiciens. Bien sûr, les connaissances analytiques ou théoriques et les techniques pratiques nous aident à sortir plus rapidement des impasses musicales. Mais au fond, lorsqu’il s’agit de trouver des idées, pas grand-chose nous différencie de Monsieur et Madame Tout-le-Monde qui sifflent une mélodie sous la douche le matin. On peut, bien sûr, comme pour tout dans la vie – de la position pour tenir un club de golf au Kamasutra pour l’amant – s’approprier une technique grâce à laquelle on réussit à écrire de bonnes chansons n’importe quel jour gris de la semaine. Mais de bonnes chansons, il y en a beaucoup et assez – on doit donc plutôt essayer de composer des chansons avec une touche personnelle qui interpelle; des chansons qui, même une fois accomplie l’œuvre d’une vie comme celle de Lennon-McCartney, Udo Jürgens, Igor Stravinsky et Daft Punk, sont toujours en droit de venir aux oreilles de l’humanité. On n’y arrive pas toujours, mais l’auteur-compositeur doit se lever le matin pour tenter d’écrire une chanson qui enrichit encore ce monde à sa manière.

«La chose la plus importante qui existe, encore et toujours plus aujourd’hui, c’est l’idée musicale.»

Le musicien sur la scène de concert n’est pas forcément l’auteur-compositeur, souvent oublié à côté de la star sous les feux de la rampe. Comment les compositeurs peuvent-ils sortir de l’ombre des interprètes aux yeux du public?
La question est de savoir si c’est obligatoire. Je chante uniquement les chansons que je ne peux confier à aucun autre interprète. La pression psychologique qui s’exerce sur un chanteur et interprète peut aussi être très épuisante à long terme. Un auteur-compositeur, quant à lui, peut agir en arrière-plan, être assis inaperçu quelque part devant son piano, se concentrer uniquement sur le noyau de la musique. Et croyez-moi, la chose la plus importante qui existe, encore et toujours plus aujourd’hui, c’est l’idée musicale. Rien ne vaudra jamais une chanson vraiment bien écrite, qui allie habilement artisanat et originalité. Il y a donc de l’espoir pour tous ceux qui croient avoir vu les oiseaux de mauvaise augure. Je suis très heureux de servir une douzaine de pseudonymes chez SUISA – des rôles d’auteur-compositeur dans lesquels je peux me glisser en fonction du style recherché ou de mon humeur, et dont même mes amis les plus proches ignorent les noms. Cela me plaît que la composition professionnelle reste parfois simplement un secret entre moi-même et une feuille de papier. Lorsque le musicien fait quelque chose de bizarre sur scène, tout le monde en parle le lendemain. Lorsque le compositeur compose nu un petit quatuor à cordes tout en mangeant à la cuillère deux bocaux de beurre de cacahuète, cela n’intéresse personne. Je trouve que c’est bien comme ça. Ce qui importe, c’est que nous, compositeurs, échangions entre nous et que nos droits soient représentés à travers les âges.

Composer de la musique pour des tiers ou vous produire sur scène avec Mule & Man – qu’est-ce qui vous attire dans les deux activités?
J’ai eu des phases assez élitistes dans ma vie, au cours desquelles j’estimais que seul tel genre de free jazz ou telle façon de jouer de la soul étaient dignes d’être écoutés. Mais en fin de compte, je suis malheureusement juste un poly-amoureux torturé musicalement qui aime de tout son cœur toutes sortes de musique, et qui se doit donc de participer à leur invention. Je trouve de la satisfaction aussi bien en composant des arrangements pour instruments à cordes ou à vent, des chansons de protestation, des chansons punk, de la musique de film, de la musique électronique, des bruitages expérimentaux que de la musique country pour les sourds. Cette richesse infinie de possibilités combinatoires qui existe entre le compositeur et l’auditeur me plait beaucoup.

Liens
Bonaparte, site Web officiel
Mule & Man, page Facebook officielle
Label Suisse, site Web du festival
Prix suisse de musique, site Web de l’Office fédéral de la culture

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Pour Tobias Jundt, son succès international avec Bonaparte constitue aujourd’hui le point culminant de sa longue carrière d’auteur-compositeur. Il a composé plusieurs centaines de titres, créé dans une large variété stylistique, pour ou avec d’autres artistes. Ce Bernois qui vit à Berlin transmet ses connaissances et son expérience de compositeur en tant que professeur invité à la Haute école des arts de Zurich dans la matière «Songwriting». Voici une interview avec ce membre de SUISA nominé au Grand Prix de musique 2016 et qui se produira avec son nouveau groupe Mule & Man au Festival Label Suisse à Lausanne.

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L’édition 2016 de Jazzahead! a swingué sur des rythmes suisses

Invitée d’honneur au Jazzahead! 2016 à Brême, la Suisse a présenté un vaste répertoire stylistique aux 2750 participants et 15 000 visiteurs, à l’image de sa devise «Schweizsuissesvizzerasvizra». Celle-ci symbolisait les quatre «sortes» de Suisse qui peuvent parfois avoir le même son de cloche, tout en formant un ensemble original et hétéroclite. Texte d’Urs Schnell, FONDATION SUISA

Jazzahead-2016-Pilgrim-in-concert

Le saxophoniste zurichois Christoph Irniger s’est produit sur scène avec sa formation, Pilgrim, le 21 avril 2016 lors de la Swiss Night du festival Jazzahead! (Photo: Ingo Wagner)

Invitée d’honneur, la Suisse a présenté à Brême des artistes aux influences jazz très variées sous la devise «Schweizsuissesvizzerasvizra»: celle-ci symbolisait les quatre «sortes» de Suisse qui peuvent parfois avoir le même son de cloche, mais forment un ensemble original et hétéroclite.

Le mélange des cultures a également marqué le festival Jazzahead!, qui a eu lieu durant les deux semaines précédant le salon. La grande variété de représentations proposées allait du spectacle de marionnettes «Les physiciens» de Dürrenmatt à l’exposition «L’électorat – la voix du peuple» illustrant les campagnes électorales suisses. Une affiche présentant une lolette infestée de mouches bleues a même été ressortie des archives. L’objectif de cette affiche était de rappeler à la ménagère que, une fois sortie de l’isoloir, sa place était au foyer.

Du jazz suisse en live

Le jury du Jazzahead! a présenté sa sélection helvétique de showcase, le 21 avril dans le cadre de la Swiss Night, à l’issue du premier jour du salon qui en comptait quatre. Celle-ci a révélé un vaste répertoire stylistique allant du programme solo «Beat Diary» du dynamique explorateur de sons Julian Sartorius et membre du trio Colin Vallon, aux beats perforants des nappes sonores de la formation Plaistow.

Nous y avons aussi retrouvé des visages familiers, déjà présents lors d’éditions précédentes, notamment Weird Beard et le quartet Elina Duni, tandis que Nik Bärtsch’s Ronin et Hildegard lernt fliegen étaient gratifiés d’une standing ovation lors du concert de clôture à la Glocke.

«Pour nous, tout a vraiment commencé après le showcase du festival Jazzahead! 2012», raconte Matthias Wenger, le saxophoniste de Hildegard lernt fliegen. Et bien qu’une participation au salon ne soit pas toujours suivie d’une évolution de carrière à vitesse grand V, comme ce fut le cas pour le sextuor formé autour de l’acrobate vocal Andreas Schaerer, pour beaucoup d’artistes, l’agenda de tournée se remplit sensiblement à l’issue de cet événement.

Tisser et entretenir ces relations professionnelles

Les musiciens qui participent au salon sans présenter de showcase doivent toutefois se manifester par d’autres moyens. Avec son quartet Kaleidoscope String, le violoniste Simon Heggendorn avait déjà assuré un showcase lors du salon Classical:Next. «Nous avons déjà noué quelques contacts, mais nous sommes surtout là pour la partie conférences», explique-t-il. «De plus, nous sommes davantage un groupe qu’un quatuor à cordes classique et avons donc plutôt notre place ici. C’est pour cela que je me suis inscrit au matchmaking.»

Le «matchmaking» est une sorte de speed dating durant lequel on demande aux participants quels sont leurs besoins pour ensuite leur présenter les bons interlocuteurs. La gestionnaire culturelle Nicole Mayer a, quant à elle, choisi une autre voie : «Je me renseigne le plus tôt possible sur les personnes qui seront présentes au salon et j’essaie de prendre rendez-vous avec celles qui m’intéressent ou bien de les reconnaître lorsque je les croise par hasard. Je suis seulement présente sur le stand lorsque j’y ai fixé un rendez-vous.»

Le pays invité mise sur un effet à long terme

Organisé chaque année, l’Alpine Cocktail offre la possibilité de se rencontrer dans un cadre moins structuré. Cet apéritif a permis aux participants de faire connaissance de manière informelle autour d’un verre de vin autrichien en dégustant du fromage suisse. Pour les amateurs de crus suisses, accompagnés d’un carré de chocolat noir, le Swiss Lounge accueillait cette année des représentants de la scène musicale suisse. Du collaborateur de label discographique au représentant de fondation, il était possible de les rencontrer dans le cadre de la série d’entretiens «Un verre de vin avec …».

Cette année, Jazzahead! a permis à la Suisse de se présenter à 969 exposants (la tendance est à la hausse), 2750 participants professionnels et 15 000 visiteurs. Une présence visible de toutes parts qu’elle a notamment mis en avant avec son graphisme rouge vif et un portrait plus grand que nature de Nik Bärtsch dominant le hall du salon et attirant immédiatement l’œil du visiteur.

On ne peut pas encore tirer un bilan final de l’événement. Ce n’est que rarement pendant, ou immédiatement après, que le succès de la démarche découlant d’une présence à un salon musical peut se manifester. «Pour le pays invité, les répercussions sont surtout envisagées sur le long terme», déclare Marcel Kaufmann, responsable de projet à la FONDATION SUISA qui a orchestré la présence suisse sur le salon en collaboration avec Pro Helvetia et le syndicat musical suisse (SMS). «Le jazz suisse jouit d’une excellente réputation sur la scène internationale. Nous souhaitions, à travers ce festival, qu’il marque les esprits plus encore au niveau mondial.»

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Le saxophoniste zurichois Christoph Irniger s’est produit sur scène avec sa formation, Pilgrim, le 21 avril 2016 lors de la Swiss Night du festival Jazzahead! (Photo: Ingo Wagner)

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Jazzahead! 2016: le jazz suisse au centre de l’attention

Le monde suisse du jazz est à l’honneur: la Suisse est le pays hôte officiel de Jazzahead!, le salon et son festival entièrement dévolus au jazz. Ils se tiendront respectivement du 21 au 24 avril et du 7 au 24 avril 2016 à Brême. La FONDATION SUISA et Pro Helvetia, en collaboration avec le Syndicat musical suisse, y installeront leur quartier général. Le responsable de projet de la FONDATION SUISA, Marcel Kaufmann, explique dans un entretien pourquoi le Jazzahead! revêt une grande importance pour le jazz suisse.

Jazzahead-Aushang-Eingang

Plus de 3000 participants venant de 55 pays se sont rendus en 2015 au salon professionnel de musique Jazzahead! à Brême. (Photo: Marcel Kaufmann)

Marcel Kaufmann, le jazz suisse bénéficiera cette année d’une superbe plateforme dans le cadre du Jazzahead! Que font la FONDATION SUISA et ses partenaires pour promouvoir la scène jazz suisse lors de ce festival international?
Marcel Kaufmann: Tout d’abord, nous organisons une présence suisse commune dans le cadre du Jazzahead! et faisons ainsi en sorte que la Suisse et tous les participants suisses au salon soient concrètement visibles en un lieu central de l’événement. En tant que plateforme principale, pour trouver et être trouvé, le stand collectif suisse sera cette année à nouveau gratuitement à disposition. Il est possible de s’inscrire par le site Internet de la FONDATION SUISA et cela jusqu’au début du salon.
En De plus, cette année, plusieurs autres points forts et événements mettront le jazz suisse et ses représentants sous le feu des projecteurs. La «Swiss Night» marquera le début du du festival de showcases lors de la soirée d’ouverture, le 21 avril. A cette occasion, huit projets jazz helvétiques se présenteront à un public international de spécialistes.
En tant que pays hôte, la Suisse sera au centre de l’attention et sera donc encore plus visible du public international du salon que lors des années précédentes. Nous pouvons compter sur une scène jazz forte et incroyablement variée. Notre objectif est de présenter nos qualités et notre diversité, sous le titre «schweizsuissesvizzerasvizra», d’une manière telle que l’on se souvienne de notre présence longtemps encore après la fin du salon.

La FONDATION SUISA, Pro Helvetia et le Syndicat musical suisse ont créé à l’occasion du Jazzahead! 2016 le site temporaire www.switzerland-jazzahead.com. Quel est le but de ce site web?
Le site Internet est une sorte de boussole et un outil d’information sur la présence de la Suisse au Jazzahead! 2016, en tant que pays partenaire. Avant et durant le salon, il est possible d’y obtenir une vue d’ensemble du programme suisse et d’y trouver quelques highlights qu’on notera dans son agenda. Le site donne des informations sur les artistes et sur la présence suisse à Brême et contient  également des informations plus générales sur le thème du jazz suisse. Et, bien entendu, il est possible d’écouter de la musique sur ce site.

La Suisse sera pays hôte officiel du Jazzahead! 2016; la joie a été grande l’an passé lorsque la nouvelle est tombée. Quel honneur! Comment cela a-t-il pu être possible?
Le pays partenaire est choisi par la direction du salon. Dans ce contexte, le Jazzahead! tient beaucoup à ce que ce choix se fasse sur la base de critères artistiques, et non financiers par exemple. Ces dernières années, la Suisse s’est profilée à Brême comme un pays où le jazz sait se faire entendre. Ainsi, il y a eu très peu d’autres pays que la Suisse qui ont pu proposer autant de showcases dans le programme officiel: en cinq ans, nous avons accueilli 14 groupes, auxquels s’ajoutent huit projets cette année. En 2012, le groupe Hildegard lernt fliegen a réussi à percer internationalement notamment grâce à un showcase lors du Jazzahead!.
En outre, le nombre de visiteurs professionnels en provenance de Suisse a augmenté continuellement depuis 2011. Et, finalement, l’engagement de longue durée de la FONDATION SUISA et de Pro Helvetia, concrétisé par une présence suisse remarquée, a probablement également joué un rôle.
Tout compte fait, la Suisse a gagné cet honneur grâce à ce que le pays a pour habitude de proposer: de la qualité et de la continuité.

Pourquoi un musicien suisse de jazz ou un organisateur de concerts de jazz devraient-ils être présents au Jazzahead!?
Pour les musiciens, il est particulièrement intéressant d’obtenir l’un des showcases très convoités. Ceux-ci sont toujours mis au concours entre septembre et novembre et sont ensuite programmés par un jury indépendant. Le public est composé de spécialistes qui ne sont pas là par hasard, notamment des organisateurs travaillant pour des festivals internationaux et des clubs renommés. L’événement attire également de nombreux responsables de labels et des journalistes spécialisés dans le jazz. Et puis, contrairement à ce que l’on constate souvent dans d’autres festivals de showcases, il n’y a que quelques scènes au Jazzahead!, ainsi le public ne se disperse pas trop.
Même si un musicien n’a pas réussi à obtenir de showcase, il aura tout intérêt à se rendre au salon, car le public de spécialistes dont il a été question plus haut est également présent durant la journée. Des rencontres organisées ou impromptues ont lieu, dans les allées ou au stand. Avec un peu de talent et quelques efforts, des contacts peuvent être noués. Nous essayons de fournir un certain soutien pour cela.
Pour les organisateurs orientés vers l’étranger, le festival de showcases s’avère incontournable. Il n’existe pas d’autre lieu où l’on peut, en tant qu’organisateur dans le domaine du jazz, entrer en contact avec autant de représentants de ce domaine professionnel, provenant de nombreux pays. Mais bien entendu aussi avec des artistes prometteurs et leur entourage. De telles relations peuvent ainsi être nouées et entretenues.
Un habitué du Jazzahead! m’a un jour décrit cette réalité de la manière suivante: «Il n’y a pas d’autre endroit où l’on peut aussi nettement sentir battre le pouls du jazz international; le Jazzahead! est unique pour cela.»

Comment un visiteur peut-il se préparer afin de tirer le meilleur profit possible d’une visite?
En fait, la réponse est dans la question: tout est dans la préparation. La personne qui arrive au Jazzahead! avec un agenda vide est fortement désavantagée. Dans la plupart des cas, les rendez-vous sont en effet fixés avant l’événement. C’est pourquoi il est fortement conseillé de consulter la base de données des participants suffisamment tôt et de convenir de rendez-vous. Parallèlement à cela, il est recommandé d’étudier attentivement le programme du salon et du festival. D’une part pour prendre note des concerts intéressants et des conférences à ne pas manquer. D’autre part également pour tenter d’évaluer les probabilités de tomber «par hasard» sur une personne qui n’a pas pu être jointe jusqu’ici. Mon conseil: les apéritifs organisés sur les stands des différents pays sont tout à fait appropriés pour cela.
Il convient de tenir compte de la règle générale suivante: au Jazzahead! personne ne va t’attendre! Cela signifie que si je veux faire connaître ma musique ou mon travail à quelqu’un, je dois avoir quelque chose à présenter; matériel de promotion, enregistrements et vidéos seront donc obligatoirement du voyage! Autre aspect important: chacun doit avoir une histoire à raconter. Sinon, cela risque d’être difficile. La concurrence ne dort pas!
Le stand collectif suisse offre la possibilité de présenter du matériel de promotion et d’information, mais il constitue également un lieu où il est possible d’organiser des rencontres avec de potentiels partenaires commerciaux. Et cela gratuitement. Le personnel du stand se tient volontiers à disposition pour aider à nouer des contacts et transmettre certaines informations.

La FONDATION SUISA participe pour la neuvième fois au Jazzahead!. Quelles expériences avez-vous faites avec votre présence à ce salon musical? Combien de visiteurs utilisent l’infrastructure mise à disposition par la FONDATION SUISA au Jazzahead?
En premier lieu, je crois que nous avons réussi à montrer au monde qu’il existe une remarquable scène suisse du jazz dont la qualité n’a rien à envier à celle des scènes jazz d’autres pays. En tant que pays hôte, nous avons l’intention de renforcer cette conviction auprès du public international de manière durable.
Le Jazzahead! s’est depuis longtemps établi comme l’un des lieux de rencontre les plus importants du business international du jazz et connaît, en tant que salon, un véritable boom. Ainsi, le nombre total de visiteurs professionnels a doublé ces six dernières années, en passant de 1500 à 3000 personnes – et l’évolution se poursuit dans ce sens. Nous avons constaté cette tendance assez tôt et avons pu nous positionner en conséquence. Le stand collectif est devenu une «maison suisse» et le premier endroit auquel les participants internationaux s’adressent pour des contacts ou des informations. Nous constatons donc avec satisfaction que nous sommes sur la bonne voie avec nos mesures de promotion. Les participants suisses nous le confirment année après année. Pour cette année, nous avons déjà reçu plus de 60 inscriptions pour notre stand. Mais nous ne nous reposons pas sur nos lauriers. Nous restons attentifs à l’évolution de la scène jazz et prenons au sérieux les critiques constructives de nos co-exposants. L’objectif est, et demeure, de représenter le jazz suisse le mieux possible sur cette scène internationale.

Quels sont pour toi les temps forts du Jazzahead! de cette année – exception faite du quartier général suisse?
Je me réjouis beaucoup de la Swiss Night du 21 avril. Les groupes suisses en showcases vont faire forte impression pour l’image de la Suisse en tant que pays partenaire, j’en suis convaincu. Mais le concert de gala au Bremer Glocke, avec Nik Bärtsch’s Ronin et Hildegard lernt fliegen, sera certainement également l’un des temps forts du Jazzahead!.

Informations complémentaires:
www.switzerland-jazzahead.com
site d’information de la FONDATION SUISA sur le Jazzahead!
www.jazzahead.de (site officiel du salon)

Jazzahead-2015-Schweizer-StandJazzahead!: hier et demain La dixième édition de jazzahead!, qui s’est tenue du 23 au 26 avril 2015 à Brême, a été riche en nouveautés: nouveau lieu, nouveau record de participation, et nouveau stand pour la Suisse. Et en point d’orgue, la révélation du pays partenaire du prochain jazzahead!: en 2016, c’est la scène suisse du jazz qui sera à l’honneur. Continuer

 

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Le monde suisse du jazz est à l’honneur: la Suisse est le pays hôte officiel de Jazzahead!, le salon et son festival entièrement dévolus au jazz. Ils se tiendront respectivement du 21 au 24 avril et du 7 au 24 avril 2016 à Brême. La FONDATION SUISA et Pro Helvetia, en collaboration avec le Syndicat musical suisse, y installeront leur quartier général. Le responsable de projet de la FONDATION SUISA, Marcel Kaufmann, explique dans un entretien pourquoi le Jazzahead! revêt une grande importance pour le jazz suisse.

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Plus de 3000 participants venant de 55 pays se sont rendus en 2015 au salon professionnel de musique Jazzahead! à Brême. (Photo: Marcel Kaufmann)

Marcel Kaufmann, le jazz suisse bénéficiera cette année d’une superbe plateforme dans le cadre du Jazzahead! Que font la FONDATION SUISA et...Continuer

Collaboration avec le MaMA: un succès qui se confirme

Jeudi 15 octobre 2015, s’est tenu pour la troisième fois le Swiss Business Mixer dans le cadre du Festival MaMa à Paris. A l’issue de l’événement, Marc Ridet nous a accordé une brève entrevue. Marc Ridet est directeur de Swiss Music Exports et s’occupe principalement du soutien aux artistes suisses qui souhaitent se faire un nom sur le marché musical francophone.

MaMA-2015-Gruppenfoto

Organisateurs du Swiss business mixer au MaMA 2015 (d.g.à.d.): Marc Ridet (Swiss Music Export), Erika Weibel (SUISA), Marcel Kaufmann (FONDATION SUISA), Adélaïde Wojciechowski (Swiss Music Export). (Photo: Marion Houriet)

Cher Marc, comment as-tu vécu le Swiss Business Mixer au MaMA 2015?
L’endroit – Le Carmen – était un excellent choix. Il y avait davantage de place et il était plus accueillant que Le Dandy où s’est tenu le Business Mixer l’année dernière.
L’organisation avec la FONDATION SUISA et l’Ambassade Suisse en France était très agréable. Il est important que les personnes qui encouragent la culture suisse unissent leurs efforts pour atteindre un objectif commun.
C’est la troisième année que nous organisons un Business Mixer ensemble ici à Paris et le nombre de participants augmente chaque année.

Les groupes suisses La Gale et Verveine ont donné un showcase dans le cadre du Business Mixer. Est-ce que cela s’est bien passé du point de vue de Swiss Music Export?
Les showcases se sont très bien passés. Ce sont deux artistes magnifiques, très charismatiques et avec une forte présence.

Tirez-vous un bilan satisfaisant du Swiss Business Mixer en tant que plateforme de networking?
Oui, absolument. Il y avait 130 personnes environ, parmi lesquelles des agents et éditeurs ainsi que des bookers de clubs et de festivals importants. Du côté des visiteurs internationaux, environ 80% provenaient de la France (marché important pour la Suisse), mais il y avait aussi, par exemple, des Chinois, des Brésiliens et des Hongrois.

Lors de l’événement, comment vous assurez-vous de la présence des gens les plus importants du marché de la musique?
Cela nécessite beaucoup de travail, sur le long terme et sur plusieurs événements. En France, il y a trois festivals majeurs pour les artistes suisses: le MaMA à Paris, les Trans Musicales à Rennes et Le Printemps de Bourges. . Depuis des années, nous veillons à entretenir activement notre réseau et à l’élargir. Ces contacts personnels nous sont très utiles lorsque nous invitons nos partenaires commerciaux à nos propres événements.
Il est également essentiel de participer activement – et ce dès le début, si possible – aux festivals importants. J’ai notamment pu assister et conseiller les organisateurs du MaMa en amont de leur première édition. Nous avons ensuite participé chaque année au festival, même lorsqu’il n’était pas encore très connu. Le temps et le savoir-faire que nous avons investi dans le MaMA, porte maintenant ses fruits et nous font profiter des bonnes relations avec les organisateurs du MaMa.
Un autre aspect très important est la continuité. Tout le monde sait que, désormais, la Suisse est présente chaque année avec une offre spéciale: une bonne plateforme de networking internationale. C’est pourquoi, des professionnels importants prévoient d’avance de nous rendre visite.

Est-ce que cela vaut la peine pour les artistes de déposer leur candidature pour un showcase au MaMA?
Oui, clairement. Il y a plusieurs exemples de succès suisses, entre autres Oy: grâce à leur showcase au MaMA, ils ont signé un contrat avec le label Crammed Discs. Le concert lors du MaMA a été déterminant pour la leur carrière; ils ont trouvé là le partenaire dont ils avaient besoin pour démarrer: un label actif au niveau international.

Merci, Marc.

Groupes suisses en live au MaMA 2015
Grand Pianoramax
Rootwords
Verveine
La Gale
MaMA 2015
4625 professionnels de la musique
1820 entreprises
450 journalistes
71 Workshops, presentations et panels
24 Networking sessions
Fondé en 2009 à Bourges, le MaMa a désormais lieu à Paris entre Pigalle et le Bas-Montmartre. Par le biais de concerts, d’ateliers, de débats et de stands d’exposition, il a pour objectif de favoriser les échanges entre les acteurs francophones du monde de la musique et les professionnels internationaux. En collaboration avec Swiss Music Export, la FONDATION SUISA offrent au MaMa depuis 2012 une plateforme networking importante aux professionnels suisse de la musique.
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Jeudi 15 octobre 2015, s’est tenu pour la troisième fois le Swiss Business Mixer dans le cadre du Festival MaMa à Paris. A l’issue de l’événement, Marc Ridet nous a accordé une brève entrevue. Marc Ridet est directeur de Swiss Music Exports et s’occupe principalement du soutien aux artistes suisses qui souhaitent se faire un nom sur le marché musical francophone.

MaMA-2015-Gruppenfoto

Organisateurs du Swiss business mixer au MaMA 2015 (d.g.à.d.): Marc Ridet (Swiss Music Export), Erika Weibel (SUISA), Marcel Kaufmann (FONDATION SUISA), Adélaïde Wojciechowski (Swiss Music Export). (Photo: Marion Houriet)

Cher Marc, comment as-tu vécu le Swiss Business Mixer au MaMA 2015?
L’endroit – Le Carmen – était un excellent choix. Il y avait davantage de place et il était plus accueillant que Le Dandy où s’est tenu le Business Mixer l’année dernière.
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Pop et rock suisses au Festival Reeperbahn 2015

Quelque 30 000 personnes sont attendues à l’édition 2015 du Festival de musique «Reeperbahn», qui débutera le mercredi 23 septembre à Hambourg. Le festival durera 4 jours et près de 500 concerts sont prévus dans plus de 70 lieux différents. Trois pointures de la pop et du rock suisses: Faber, James Gruntz et Puts Marie, ne manqueront pas cette année d’enflammer le public du festival.

James-Gruntz-live

Originaire de Nidau près de Bienne, James Gruntz a remporté le prix de la musique pop de Bâle («Basler Pop-Preis») en 2014 et se produit cette année au Festival Reeperbahn de Hambourg. (Photo: Pascal Küng)

Comme d’habitude, le festival propose également aux professionnels internationaux du secteur de la musique des conférences et événements (plus de 150 durant cette édition) ainsi que d’innombrables possibilités de networking. Cette année encore, la Suisse sera bien entendu sur le devant de la scène avec son petit-déjeuner spécial «networking» et un événement désormais bien connu, le «Reeperbahn-Raclette-Business-Mixer».

Voici les dates «à consonance suisse» les plus importantes du Festival Reeperbahn 2015 de Hambourg:

Vendredi 25 septembre, Salon d’été du Klubhaus St. Pauli, Spielbudenplatz 21

10h – 13h  Swiss Contact Lounge; networking avec cafés et croissants
14h – 18h  Swiss Business Mixer; showcases avec des groupes suisses, raclette et vin

«Showcases» lors du Swiss Business Mixer:
14h15 – 14h45  Faber
15h30 – 16h00  James Gruntz
16h45 – 17h15  Puts Marie

La FONDATION SUISA et le Swiss Music Export se réjouissent de la participation de nombreux invités et convives nationaux et internationaux (452 participants confirmés au 21 septembre 2015).

Faber, James Gruntz et Puts Marie figurent également au programme officiel du festival et se produiront en marge du Swiss Business Mixer.

Faber
Vendredi 25 septembre à 21h20: Musée de l’école (Schulmuseum), Seilerstraße 42

James Gruntz
Samedi 26 septembre à 13h25: Reeperbahn Festival Lounge (Arcotel Onyx), Reeperbahn 1; et en fin de soirée à 22h40: Angie’s Nightclub, Spielbudenplatz 27

Puts Marie
Samedi 26 septembre à 20h: Grüner Jäger, Neuer Pferdemarkt 36

Depuis plusieurs années, la FONDATION SUISA et le Swiss Music Export mettent la musique suisse à l’honneur à l’occasion du Festival Reeperbahn, un évènement propice aux affaires, contacts et autres showcases. Lors du Swiss Day (le vendredi), la scène musicale helvétique se trouve sous les feux de la rampe du Festival international de musique à Hambourg.
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Quelque 30 000 personnes sont attendues à l’édition 2015 du Festival de musique «Reeperbahn», qui débutera le mercredi 23 septembre à Hambourg. Le festival durera 4 jours et près de 500 concerts sont prévus dans plus de 70 lieux différents. Trois pointures de la pop et du rock suisses: Faber, James Gruntz et Puts Marie, ne manqueront pas cette année d’enflammer le public du festival.

James-Gruntz-live

Originaire de Nidau près de Bienne, James Gruntz a remporté le prix de la musique pop de Bâle («Basler Pop-Preis») en 2014 et se produit cette année au Festival Reeperbahn de Hambourg. (Photo: Pascal Küng)

Comme d’habitude, le festival propose également aux professionnels internationaux du secteur de la musique des conférences et événements (plus de 150 durant cette édition) ainsi que d’innombrables possibilités de networking. Cette année encore,...Continuer

La Suisse est pays partenaire du jazzahead! 2016

Le jazzahead! à Brême est la plus importante rencontre internationale annuelle entre professionnels du jazz. Le statut de pays partenaire offre à la Suisse la possibilité de présenter la scène jazz helvétique dans toute sa diversité. Texte: Urs Schnell, FONDATION SUISA

jazzahead2015-Schweizer-Stand

Le stand commun suisse cette année à Brême. En 2016, la Suisse sera officiellement partenaire de jazzahead! (Photo: Marcel Kaufmann)

Le pays partenaire suisse se réjouit de vos inscriptions!

La FONDATION SUISA et Pro Helvetia offrent à tous les participants suisses la possibilité de s’inscrire au jazzahead! au tarif réduit de 120 Euro (TVA non inclus). Profitez gratuitement du stand commun suisse comme plateforme et point de rencontre du salon dans la halle 6.

Les inscriptions en ligne sont ouvertes: Inscrivez-vous dès maintenant comme co-exposant: www.fondation-suisa.ch/jazzahead

Soirée d’information jazzahead 2016! dans le cadre du Jazzfestival Willisau

Le Syndicat Musical Suisse (SMS) vous invite à son apéro d’été dans le cadre du Jazzfestival Willisau le 29 août 2015 entre 17h00 et 19h30 dans la Stadtmühle Willisau pour une soirée d’information au sujet du jazzahead! 2016. Pour de plus amples informations, veuillez contacter: info(at)musiksyndikat(dot)ch

Des informations plus détaillées sur le programme du pays partenaire 2016 suivront. N’hésitez pas à contacter messen(at)fondation-suisa(dot)ch si vous avez des questions.

www.jazzahead.de

Cette fenêtre suisse ainsi mise à l’honneur est organisée par la FONDATION SUISA et Pro Helvetia en collaboration avec le Syndicat Musical Suisse (SMS).

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Le jazzahead! à Brême est la plus importante rencontre internationale annuelle entre professionnels du jazz. Le statut de pays partenaire offre à la Suisse la possibilité de présenter la scène jazz helvétique dans toute sa diversité. Texte: Urs Schnell, FONDATION SUISA

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Le stand commun suisse cette année à Brême. En 2016, la Suisse sera officiellement partenaire de jazzahead! (Photo: Marcel Kaufmann)

Le pays partenaire suisse se réjouit de vos inscriptions!

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Les inscriptions en ligne sont ouvertes: Inscrivez-vous dès maintenant comme co-exposant: www.fondation-suisa.ch/jazzahead

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Présenter, c’est innover: quatrième édition de Classical:NEXT

Déménager la Classical:NEXT dans la salle de concert rotterdamoise de Doelen, après deux ans passés sur les très vénérables parquets viennois, était certainement un coup de poker osé de la part de l’organisateur Piranha Arts. Mais il s’est révélé habile, car l’objectif de ces rencontres musicales se reflète bien dans l’esprit du port néerlandais à l’architecture audacieuse, colorée et moderne: présenter les courants et les projets actuels et innovants de la scène classique internationale. Par Lisa Nolte, contributrice invité

Classical-Next-2015-Kaleidoscope-String-Quartet

Surprise lors du showcase du Kaleidoscope String Quartet suisse à la Classical:NEXT 2015: un siège est resté vide. La performance réarrangée pour un trio à cordes à la dernière minute a été saluée par une salve d’applaudissements. (Photo: Eric van Nieuwland)

La quatrième édition de l’événement musical Classical:NEXT s’est tenue à Rotterdam du 20 au 23 mai 2015. Depuis maintenant trois ans, la Suisse y est présente avec son stand commun porté par la FONDATION SUISA. Et, tout comme la Classical:NEXT avec ses 1000 participants, la musique «made in Switzerland» peut elle aussi se féliciter d’un nouveau petit record en 2015: 20 ensembles, labels, organisateurs, associations et fondations sont venus de tout le pays pour converger vers Doelen, du festival de Lucerne DC Audio Engineering, en passant par la fondation J. S. Bach de Saint-Gall et les Madrigalisten de Bâle.

Fourmillement sur le stand suisse

Il vaut toujours la peine de parcourir la longue route qui sépare désormais l’événement de la Suisse. Et les participants du stand le prouvent, eux qui sont venus une nouvelle fois au salon et ont utilisé sans relâche les bureaux «pop up» installés dans l’Arcadis Zaal du premier étage pour y organiser leurs réunions. Le Canada, pays invité, a planté sa tente juste à côté du stand suisse, ce qui a certainement contribué à entretenir le flux constant de passants sur cet emplacement un peu à l’écart. Mais c’est le désormais traditionnel apéro «Alpine cocktail», co-organisé par la Suisse et l’Autriche, qui a véritablement attiré les foules. Parmi les convives se trouvait Jasper Renema, le référent culture de l’ambassade suisse.

Les nouveaux venus ont pu d’ailleurs profiter eux aussi de l’expérience des autres participants. C’est ainsi que Felix Heri, co-directeur de la Sinfonietta de Bâle, décrit ses premières impressions: «C’est une atmosphère très particulière. Il se passe énormément de choses et l’on peut presque passer son temps à aller de stand en conférence, sans faire de pause. Pour réseauter, c’est super d’avoir à ses côtés quelqu’un comme Etienne Abelin, qui peut aider à ouvrir des portes et à nouer des contacts».

Le violoniste Etienne Abelin, membre cette année du jury des showcases, fait partie des porte-étendards suisses à la C:N. Il pense que le déménagement à Rotterdam était une bonne idée: «Ici, on ne pense pas du tout le classique comme dans les pays germanophones. On met plus l’accent sur un lien organique entre le contenu, la présentation et la communication. La transmission est d’une certaine manière pensée avec le contenu et n’en est pas séparée.»

Showcases et prix de l’innovation

La présentation joue un rôle prépondérant à la C:N, et cela se voit dans les showcases. De l’art vidéo, des ambiances lumineuses sur scène ou des chants diphoniques, accompagnés de mouvements expressifs à la limite de la danse expressionniste: voilà quelques-unes des friandises pour les yeux qui ont été offertes au spectateur.

Entre ces concerts à la scénographie sophistiquée, la performance du Kaleidoscope String Quartet semblerait presque traditionnelle, mais c’est sans compter le talent avec lequel la formation surprend son public. En effet, en l’absence du second violon, le quartet a dû réarranger dans l’urgence ses morceaux pour l’adapter à un trio à cordes. L’engagement sans relâche des trois musiciens a été salué par un tonnerre d’applaudissements et de cris d’admiration à l’issue de leur prouesse.

La présence suisse à Rotterdam a été marquée par un dernier grand moment lors du gala de clôture: la remise du premier Prix de l’innovation, décerné par la «Classical:NEXT Community» (c’est ainsi que les organisateurs aiment à appeler, depuis la première édition, tous les accrédités) par vote électronique. Le premier prix a été remis au projet Ark Nova du festival de Lucerne, qui, grâce à une salle de concert gonflable, a fait à nouveau résonner la musique dans la région japonaise du Tohoku, dévastée par le séisme et le tsunami. «L’innovation peut surgir partout et à tout moment», explique Michael Haefliger, directeur du festival de Lucerne. «Elle se trouve à l’intersection entre l’art, la communauté et le sens.»

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Déménager la Classical:NEXT dans la salle de concert rotterdamoise de Doelen, après deux ans passés sur les très vénérables parquets viennois, était certainement un coup de poker osé de la part de l’organisateur Piranha Arts. Mais il s’est révélé habile, car l’objectif de ces rencontres musicales se reflète bien dans l’esprit du port néerlandais à l’architecture audacieuse, colorée et moderne: présenter les courants et les projets actuels et innovants de la scène classique internationale. Par Lisa Nolte, contributrice invité

Classical-Next-2015-Kaleidoscope-String-Quartet

Surprise lors du showcase du Kaleidoscope String Quartet suisse à la Classical:NEXT 2015: un siège est resté vide. La performance réarrangée pour un trio à cordes à la dernière minute a été saluée par une salve d’applaudissements. (Photo: Eric van Nieuwland)

La quatrième édition de l’événement musical Classical:NEXT s’est tenue à Rotterdam du 20...Continuer

Activité musicale internationale et communication à SUISA

Comment obtenir les redevances de droits d’auteur pour mes concerts à l’étranger? De quoi dois-je tenir compte lors de la déclaration d’œuvre si le co-auteur d’un morceau est membre d’une société-sœur étrangère? Vous trouvez ci-après des réponses aux questions importantes souvent posées en lien avec l’activité musicale internationale. Texte: Claudia Kempf, Wolfgang Rudigier et Manu Leuenberger

Da-Cruz-Travel-to-Montreal-2014

Instantané d’un voyage vers un concert à l’étranger: Eté 2014, le groupe bernois Da Cruz en route pour le Canada, pour sa prestation au Festival de Jazz de Montréal. (Photo: Peter Hertig)

Tournée de concerts à l’étranger, passages à la radio hors de Suisse, collaboration avec des compositeurs d’autres pays …: pour certains membres de SUISA, le rêve d’une activité musicale internationale devient réalité.

SUISA reçoit de plus en plus fréquemment des demandes de renseignements concernant les redevances de droits d’auteur de l’étranger et les déclarations d’œuvres dans le cadre de collaborations internationales. Voici des réponses aux questions souvent posées en lien avec les activités à l’étranger ou la collaboration avec des compositeurs étrangers.

Décomptes de l’étranger

Comment sont établis les décomptes à l’attention de SUISA en cas d’utilisations à l’étranger?
En principe, les sociétés-sœurs établissent automatiquement à notre attention les décomptes de redevances de droits d’auteur, cela sur la base de leurs tarifs et de leur règlement de répartition.

Quand les redevances provenant de l’étranger me seront-elles versées?
Une société-sœur établit généralement un décompte à l’attention de SUISA au cours de l’année suivant l’utilisation. Exemple: pour un concert qui a lieu aujourd’hui à l’étranger, le décompte de redevance sera établi à l’attention de SUISA durant l’année 2016. Une fois le décompte parvenu à SUISA, la redevance est versée à l’ayant droit lors du prochain décompte «étranger» prévu.

Que dois-je faire si une utilisation à l’étranger n’est pas suivie d’un décompte?
Si les redevances de l’étranger n’ont pas été décomptées dans l’année qui suit l’utilisation et que vous souhaitez vous assurer qu’une intervention a été effectuée par la société-sœur, vous pouvez annoncer l’utilisation à SUISA.

De quelles informations SUISA a-t-elle besoin en cas d’annonce d’utilisations?
Concerts: date de l’exécution, lieu du concert, coordonnées complètes de l’organisateur et programme des œuvres jouées.
Emissions: date de la diffusion, liste des œuvres diffusées, coordonnées aussi précises que possible de la chaîne de radio ou de télévision .
Supports sonores: date de la publication, liste des œuvres utilisées sur le support sonore, coordonnées précises du producteur des supports sonores (le plus souvent le label).
Utilisations Internet: lien vers l’utilisation de l’œuvre, date depuis laquelle l’œuvre est disponible en ligne, indications sur le prestataire.

Puis-je annoncer une utilisation directement auprès de la société de gestion du pays où cette utilisation a eu lieu?
Il a été convenu entre sociétés-sœurs que les demandes ou annonces de membres devraient toujours se faire auprès de la société dont est membre l’auteur ou l’éditeur. Pour des renseignements sur des concerts ayant eu lieu à l’étranger, les membres SUISA doivent donc s’adresser à SUISA dans tous les cas. Il est inutile de contacter directement la société de gestion à l’étranger.

Mes compositions sont souvent diffusées par de «petites» chaînes de radio. Pourquoi est-ce que je reçois rarement des redevances pour de telles diffusions?
Souvent, à l’étranger, les programmes des chaînes de radio privées ne donnent pas lieu à un décompte détaillé tenant compte de chaque utilisation d’œuvre, les coûts d’une évaluation détaillée des programmes étant souvent bien plus élevés que les recettes relatives aux diffusions. Dans de tels cas, la plupart des sociétés-sœurs appliquent un système de «sampling»: cette procédure évalue le programme des chaînes de manière détaillée uniquement lors de certaines journées de référence. Les œuvres diffusées lors de telles journées sont intégrées au décompte. Les autres diffusions, lors de jours «normaux», ne sont pas prises en considération pour le décompte.

Nous sommes à votre disposition pour toute question sur les décomptes de l’étranger:
intdistribution(at)suisa(dot)ch

Déclaration d’œuvre en cas de coopérations internationales

Qui doit déclarer une œuvre composée par plusieurs auteurs, et dont les ayants droit sont membres d’autres sociétés de gestion que SUISA?
En principe, une œuvre doit être déclarée une seule fois par l’un des ayants droit. Elle est ensuite visible pour les autres sociétés de gestion dans une banque de données internationale des œuvres. Le mieux est de déclarer l’œuvre auprès de la société du pays où l’œuvre est le plus utilisée.
Prenons un exemple: un membre SUISA travaille avec un auteur français connu. Le support sonore contenant les chansons issues de la coopération paraît d’abord en France. Dans un tel cas, la meilleure solution est que le co-auteur français déclare l’œuvre auprès de la société française SACEM.
Après la déclaration à la société étrangère, l’œuvre est visible dans la banque de données internationale des œuvres «CIS-Net Powered by FastTrack». Lorsque des redevances nous parviennent de l’étranger pour des œuvres qui n’ont pas été déclarées auprès de SUISA, afin qu’une répartition correcte ait lieu, nous consultons la banque de données internationale et procédons à la documentation de l’œuvre dans nos systèmes.
Ce processus peut prendre un peu de temps. Dans de tels cas, afin que l’enregistrement dans les systèmes de SUISA se fasse plus rapidement, il peut être utile de nous fournir des informations par écrit. Il suffit d’envoyer un e-mail avec indication du titre de l’œuvre et du nom de la société auprès de laquelle l’œuvre a été déclarée. Les autres informations sur l’œuvre peuvent être obtenues dans la banque de données internationale et seront intégrées à notre système de documentation en vue d’une répartition sur la base du règlement de SUISA.
Dans le cas d’œuvres éditées, la déclaration d’œuvre se fait habituellement par l’éditeur et son sous-éditeur.

De quoi faut-il particulièrement tenir compte lorsque je déclare auprès de SUISA des œuvres sur lesquelles des membres d’autres sociétés de gestion sont également ayants droit?
Pour que les co-auteurs membres d’une société de gestion étrangère puissent également toucher des redevances, il est important que les co-auteurs puissent être identifiés sans ambiguïté. Lors de la déclaration d’œuvre, en plus du nom complet des co-auteurs et de l’identité de la société dont ils sont membres, nous avons donc besoin, soit de leurs numéros IPI, soit de leurs dates de naissance. La même chose vaut dans le cas inverse: lorsque l’un des co-auteurs se charge de la déclaration de l’œuvre commune auprès d’une société étrangère, informez-le impérativement de votre propre numéro IPI, de votre date de naissance et de votre affiliation à SUISA.
Veuillez s.v.p. également clarifier si les parts des co-auteurs sont éditées, et indiquez le cas échéant les noms d’éventuels éditeurs lors de la déclaration d’œuvre, si possible avec indication du numéro IPI de la maison d’édition.

Je constate que le co-auteur, contrairement à ce qui avait été convenu, n’a pas déclaré l’œuvre auprès de la société étrangère. Que dois-je faire?
Vous pouvez déclarer l’œuvre directement auprès de SUISA. Dans un tel cas, il est recommandé de procéder à une déclaration d’œuvre en ligne: de cette manière, il n’est pas nécessaire de faire signer le formulaire de déclaration d’œuvre par tous les ayants droit, ce qui est souvent difficile dans le cas des coopérations internationales.

Quelle clé de répartition est prise en considération dans le cas d’une œuvre pour laquelle des auteurs de plusieurs sociétés sont ayants droit?
Les œuvres sur lesquelles des membres SUISA sont ayants droit sont documentées par SUISA sur la base de son règlement de répartition. La société étrangère du co-auteur va en règle générale enregistrer les œuvres en se basant sur son propre règlement de répartition. Le règlement de répartition de SUISA permet que les auteurs conviennent librement entre eux des règles de participation. Toutes les sociétés ne permettent pas cela. Il peut donc arriver qu’une œuvre soit enregistrée avec une autre clé de répartition par une société étrangère, par rapport à ce qui est fait par SUISA.

La Division Membres est à votre disposition en cas de questions concernant l’affiliation et la documentation des œuvres:
Auteurs
d/e: authors(at)suisa(dot)ch
f: authorsF(at)suisa(dot)ch
i: autori(at)suisa(dot)ch
Editeurs
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Lorsque groupe et organisateur collaborent pour l’organisation d’un concertLorsque groupe et organisateur collaborent pour l’organisation d’un concert Les redevances de droits d’auteur relatives à un concert doivent être payées par l’organisateur. Quelle est la situation juridique lorsque les musiciens et l’organisateur mettent sur pied le concert sous la forme d’une coopération? L’organisateur d’un concert est tenu de payer les redevances de droits d’auteur en lien avec le contrat d’engagement. Il peut arriver qu’un événement soit organisé par le groupe lui-même ou en collaboration avec un tiers. Dans de tels cas, la forme de la coopération entre le groupe et l’organisateur est déterminante pour savoir qui doit payer la redevance de droits d’auteur. Continuer
Accusations de plagiat – que fait SUISA?Accusations de plagiat – que fait SUISA? Ces derniers jours, différents médias ont rapporté les accusations de plagiat à l’encontre d’un artiste suisse. Si le sujet n’est pas nouveau, il semble encore et toujours entouré d’une certaine confusion: qui est à l’origine de l’accusation? Que se passe-t-il lorsqu’un artiste en copie un autre? A quelles sanctions financières s’expose-t-il? Et quel est le rôle de SUISA? Continuer
«Ce Prix de la FONDATION SUISA 2015 nous ‹booste› pour la suite!»«Ce Prix de la FONDATION SUISA 2015 nous ‹booste› pour la suite!» Le duo Aliose est lauréat du Prix de la FONDATION SUISA pour ses prestations extraordinaires dans le domaine de la musique de variétés. Depuis la sortie de son premier album en 2009, Aliose a donné plus de 250 concerts, dont un tiers hors de Suisse. Alizé Oswald et Xavier Michel se sont rencontrés il y a plus de 10 ans lors d’un atelier pour auteurs, compositeurs et interprètes. La lauréate et le lauréat ont répondu par écrit à nos questions sur la musique, la composition, le Prix et leur prochain album. Continuer
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Comment obtenir les redevances de droits d’auteur pour mes concerts à l’étranger? De quoi dois-je tenir compte lors de la déclaration d’œuvre si le co-auteur d’un morceau est membre d’une société-sœur étrangère? Vous trouvez ci-après des réponses aux questions importantes souvent posées en lien avec l’activité musicale internationale. Texte: Claudia Kempf, Wolfgang Rudigier et Manu Leuenberger

Da-Cruz-Travel-to-Montreal-2014

Instantané d’un voyage vers un concert à l’étranger: Eté 2014, le groupe bernois Da Cruz en route pour le Canada, pour sa prestation au Festival de Jazz de Montréal. (Photo: Peter Hertig)

Tournée de concerts à l’étranger, passages à la radio hors de Suisse, collaboration avec des compositeurs d’autres pays …: pour certains membres de SUISA, le rêve d’une activité musicale internationale devient réalité.

SUISA reçoit de plus en plus fréquemment des demandes de renseignements concernant les redevances...Continuer

Scènes ouvertes pour la musique suisse à Hambourg, Vienne et Paris

Qui représentera la Suisse cette année au Festival Reeperbahn de Hambourg, au Waves Vienna ou au MaMA-Event de Paris? Les créateurs musicaux suisses peuvent présenter leur candidature pour participer à ces festivals, ou profiter des activités de promotion de la FONDATION SUISA et de Swiss Music Export. Texte: Marcel Kaufmann, FONDATION SUISA, et Erika Weibel

Reeperbahn-MaMA-Waves-Logos

La FONDATION SUISA soutient la scène pop-rock suisse avec des activités de promotion au Reeperbahn Festival à Hambourg, au MaMA-Event à Paris et au Waves Vienna (Image: Manu Leuenberger, Logos: DR)

Certains groupes suisses ont déjà réussi à participer au programme officiel des plus grands événements du pop-rock européen ou à y jouer un showcase. Fréquentés par de nombreux spectateurs et professionnels de la branche, ces concerts peuvent ouvrir la voie à une carrière dans le commerce international de la musique.

Saisissez vous aussi cette opportunité et postulez pour un gig au Reeperbahn Festival à Hambourg, au MaMA-Event 2015 à Paris ou au Waves Vienna.

Bien évidemment, ces festivals offrent aussi d’autres opportunités intéressantes, comme des possibilités de réseautage, des informations utiles ainsi que de nombreux concerts passionnants qui se tiendront dans les villes suivantes:

Reeperbahn Festival, Hambourg, du 23 au 26 septembre 2015
Waves Vienna, Vienne, du 30 septembre 2015 au 4 octobre 2015
MaMA-Event, Paris, du 14 au 16 octobre 2015

La FONDATION SUISA et Swiss Music Export soutiennent les représentant(e)s de la scène pop-rock suisse aux festivals annuels susmentionnés, avec des activités de promotion. Outre le «Swiss Business Mixer» – l’événement networking helvétique –, des accréditations à prix réduit sont également proposées, avec le code promotionnel suisse.

Vous trouverez plus d’informations sur les activités de promotion et l’accréditation dès cet été sur les sites internet suivants:

www.fondation-suisa.ch/reeperbahn-festival (informations disponibles à partir de fin juillet)
www.fondation-suisa.ch/mama-event (informations disponibles à partir de fin août)
www.swiss-music-export.com

Si vous souhaitez recevoir des informations par e-mail sur les activités de promotion de la FONDATION SUISA dans le cadre de salons internationaux et d’événements musicaux, écrivez-nous à l’adresse: messen(at)fondation-suisa(dot)ch

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La FONDATION SUISA soutient la scène pop-rock suisse avec des activités de promotion au Reeperbahn Festival à Hambourg, au MaMA-Event à Paris et au Waves Vienna (Image: Manu Leuenberger, Logos: DR)

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