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«Je trouve particulièrement excitant le fait de ne pas savoir quelle direction prendra une chanson»

James Gruntz a récemment sorti son nouvel album, intitulé «Waves». La bourse que le compositeur de 30 ans, également multi-instrumentaliste, producteur et chanteur, a reçue de la part de la FONDATION SUISA a fortement influencé la création de cet opus. Texte de Markus Ganz, contributeur invité

James Gruntz: «Je trouve particulièrement excitant le fait de ne pas savoir quelle direction prendra une chanson»

«En réalité, je gagne ma vie grâce aux cachets des concerts et aux rémunérations des sociétés de gestion», explique James Gruntz. (Photo: Gregor Brändli)

En 2014, James Gruntz se fait connaître grâce à son album «Belvedere», dont le succès se confirmera ensuite avec son bon classement dans les charts et l’obtention plusieurs récompenses («Basler Pop-Preis» en 2014 et deux «Swiss Music Awards» en 2015). Pour la création de «Waves», sorti récemment, James Gruntz a donc été soumis à une pression accrue. Après avoir grandi à Nidau, près de Bienne, c’est à 16 ans que le musicien est arrivé à Bâle. Il a ensuite réalisé un Master en musique pop à la Haute école des arts de Zurich et vit actuellement dans un loft d’une ancienne usine de Dulliken, dans les environs d’Olten, où il travaille ses chansons.

Pendant notre entretien, James Gruntz a relativisé cette pression. «La musique a toujours joué un rôle très important dans ma vie. Et ce sera toujours le cas, qu’elle me permette d’en vivre ou non.» Le compositeur, multi-instrumentaliste, producteur et chanteur souligne également que son premier album est sorti il y a dix ans déjà et que «Waves», disponible depuis peu, est son sixième album. «J’ai remarqué une évolution constante: mes chansons ont commencé par passer à la radio, puis les engagements pour des concerts se sont enchaînés. Jusqu’à maintenant, chaque nouvel album s’est mieux vendu que le précédent.»

Le plaisir du scat

On est un peu troublé lorsque James Gruntz avoue être heureux de ne pas avoir vécu l’âge d’or de l’industrie de la musique. «Cela m’évite de nourrir de grandes attentes commerciales concernant l’ album. En réalité, je gagne ma vie grâce aux recettes des concerts et aux rémunérations des sociétés de gestion.» Il s’en sort financièrement car, en plus d’être l’interprète et le producteur de ses chansons, il en est également l’auteur. Il compte sur les ventes des albums uniquement pour couvrir les coûts de production.

Heureusement, cela n’a pas empêché James Gruntz de réaliser son nouvel album «Waves», qui séduit par un délicieux mélange de soul, de pop et d’électronique. Au départ, il ne savait pas à quoi ressemblerait ce nouvel album. «Je n’étais certain que d’une chose: je souhaitais chanter du scat, comme avec la chanson ‹Heart Keeps Dancing› du dernier album.» C’est avec ce morceau qu’il s’était essayé pour la première fois à ce claquement de langue particulier et cela avait été un succès. Et comme il s’y adonne «avec grand plaisir», il souhaitait inclure plus de morceaux de ce genre dans le nouvel album et oser davantage.

Pas de finalité en soi

Les prouesses vocales originales marquent encore plus profondément la musique que sur le dernier album, notamment grâce à quelques faussets rappelant Prince et à l’harmonie de chants polyphoniques, qui permettent une certaine distanciation. «Cela me fait plaisir de jouer avec les notes, j’aime le côté ludique de la chanson. Il est toutefois important de ne pas relever ce défi uniquement parce qu’on y arrive ou pour son aspect technique. Il faut que cela fonctionne de manière indépendante, que cela ait un sens.» En fin de compte, c’est la voix qui confère à l’album son originalité.

Les nouveaux morceaux sont très différents les uns des autres. James Gruntz a toujours un dictaphone sur lui, afin d’enregistrer de nouvelles idées. De temps à autre, il écoute ces enregistrements «qui [lui] donnent envie de faire naître une chanson». Il travaille ensuite seul à la maison, dans son home studio, jusqu’à ce que le morceau prenne forme. «Je trouve cela particulièrement excitant de ne pas savoir quelle direction prendra la chanson. Lorsque cela devient clair pour moi et que j’ai trouvé ma version, je cherche la collaboration d’autres musiciens, je suis ouvert à leurs idées.»

Différentes origines

L’idée pour le premier single, «You», lui était déjà venue à l’esprit il y a trois ans, peu après la sortie du dernier album. «Ce morceau a énormément évolué jusqu’à sa finalisation, il est très différent de l’idée initiale.» Au contraire, d’autres chansons comme «Waves» ont presque été achevées en un jour, à partir de rien. «Ce morceau est pour ainsi dire encore au stade de démonstration. Cela a été possible car il ressemble plus à une musique d’ambiance qu’à une chanson et son développement était donc limité.»

La bourse de travail de 80 000 francs que James Gruntz a reçue en 2016 de la part de la FONDATION SUISA a fortement influencé la création de l’album. En fait, «Waves» aurait déjà dû sortir ce printemps. «J’ai toutefois remarqué que j’avais besoin de plus de temps pour concevoir l’album tel que je le souhaitais. J’ai donc reporté la sortie de l’album de six mois, sans craindre que mon compte en banque n’affiche un montant négatif.»

Le livre est-il le nouveau CD?

La bourse de travail a permis de donner naissance à un projet très spécial: dans le cadre de sa tournée, James Gruntz publie aussi un livre de 64 pages. «Il s’agit d’une expérience à laquelle j’aurais réfléchi à deux fois si je n’avais pas reçu l’argent de la FONDATION SUISA.» Pour chaque chanson du nouvel album, un auteur s’est chargé d’écrire un texte correspondant, de manière totalement libre. «Résultat: des poèmes et des histoires qui sont également très intéressants à mes yeux car ils montrent l’effet que peut produire ma musique.»

A l’origine de ce projet de livre, il y a une réflexion: selon James Gruntz, «le CD est sur le déclin, malgré la meilleure qualité du son». Il est toutefois convaincu que la plupart des gens, tout comme lui, aiment tenir quelque chose en main en écoutant de la musique. «Et un livre est un bien plus bel objet qu’un CD! Il contient également les paroles des chansons, ce qui est utile pour les auditeurs qui écoutent ma musique en streaming.» Ce projet a également pu voir le jour grâce à la maison d’édition Zytglogge, qui publie l’album et qui possède également des livres dans son assortiment. Ainsi, James Gruntz peut maintenant se réjouir du fait que sa musique soit également disponible dans ses librairies préférées. Le livre comprend en effet un code de téléchargement pour son album (le livre peut aussi être acheté lors des concerts).

Concerts 2017/18: 17 nov. Schüür Lucerne, 18 nov. Eintracht Kirchberg SG, 24 nov. Gaswerk Seewen, 25 nov. Kaserne Bâle, 1er déc. Kofmehl Soleure, 2 déc. L’Usine Genève, 8 déc. Salzhaus Brugg, 9 déc. Hotel Wetterhorn Hasliberg, 17 déc. Zauberwald Lenzerheide, 12 janv. 2018 Salzhaus Winterthur, 19 janv. Chollerhalle Zoug, 20 janv. Mokka Thoune, 16 févr. Kulturkarussell Rössli Stäfa, 23 févr. Kulturfabrik KUFA Lyss, 24 févr. Casino Herisau, 27 avr. Kühltür Grosshöchstetten.

www.jamesgruntz.com, site officiel de James Gruntz

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Profession et vocation | avec vidéo

Comment fonder et administrer un ensemble de musique contemporaine? Où puis-je obtenir un soutien financier pour mes projets musicaux? Quelle est l’utilité de SUISA et de Swissperform? Comment puis-je faire connaître mes œuvres via Internet? Quelques impressions de la première édition de la «Journée d’orientation professionnelle» au Festival Archipel 2017. Texte, photo et vidéo Manu Leuenberger

Le samedi 1er avril 2017, les personnes présentes au Festival Archipel de Genève ont pu constater que la musique est à la fois une profession et une vocation. Durant la journée, les jeunes créateurs ont bénéficié d’informations de première main. Lors de 12 exposés, des spécialistes ont livré de nombreux trucs et astuces utiles pour l’entrée dans la vie professionnelle de musicienne ou musicien.

La vidéo ne montre qu’un petit extrait du large éventail des thèmes abordés. Lors de cette première édition de la «Journée d’orientation professionnelle», qui a eu lieu avec le soutien de SUISA, d’autres exposés ont été donnés par les personnes suivantes: Johannes Knapp – Directeur de l’ASM, Damien Pousset – fondateur du label Aeon, François Passard (Directeur) et Alain Renaud (responsable du studio de production) de L’Abri, Lucas Fagin – compositeur et co-directeur de Babelscores, Bruno Serrou – critique musical et Marie-Christine Papillon – Directrice des Editions Papillon.

Profession et vocation | avec vidéo

Festival Archipel: lors de la table ronde du 1er avril 2017 avec des compositeurs, avant la soirée de concert à l’Alhambra, il a également été question d’inspiration et de profession. Tout à droite: Xavier Dayer, Président du Conseil de SUISA.

Le soir, avant le concert à l’Alhambra, une table ronde a été organisée avec des compositeurs. Xavier Dayer, Président du Conseil de SUISA, y a participé. Dans une salle bien remplie, le public a pu comprendre pourquoi les droits d’auteur ont une importance toute particulière pour les compositeurs, qui ne touchent pas de cachets pour leurs concerts. Grâce à cette rémunération, les compositeurs comme Hanspeter Kyburz, William Blank ou Tristan Murail peuvent créer des œuvres comme celles qui furent jouées après la table ronde par le Lemanic Modern Ensemble.

www.archipel.org, site Internet du festival

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C’est sur les chaînes de radio thématiques de la SSR que vit la musique suisse

Six chaînes de radio thématiques de la SSR pourraient être supprimées. C’est en effet ce qu’exige une motion de la Commission des transports et des télécommunications du Conseil national. En cas d’approbation, les conséquences pour les artistes suisses seraient catastrophiques. Car ce sont justement ces chaînes de radio qui diffusent et soutiennent la musique locale. Signez maintenant la pétition en ligne «Touche pas à mes radios thématiques»! Texte de Giorgio Tebaldi et Manu Leuenberger

C’est sur les chaînes de radio thématiques de la SSR que vit la musique suisse

Des rues de Berne à la belle scène de la Kulturfabrik de Lyss: le groupe alémanique Troubas Kater s’est produit en novembre 2015 dans l’émission «8×15.». Lors de ces soirées de concerts de la chaîne SRF Virus, 8 groupes suisses peuvent se produire durant 15 minutes et ainsi se faire connaître du grand public. (Photo: SRF)

En février 2017, le duo zurichois Dabu Fantastic ainsi que leur co-compositeur Gianluca Giger ont reçu une distinction dans le cadre des Swiss Music Awards pour le meilleur tube et la meilleure composition. Actuellement, ce groupe zurichois fait partie des ensembles de musique pop les plus populaires de Suisse. Ils doivent leur popularité pour une très large part aux chaînes de radio suisses de la SSR, comme l’explique le chanteur Dabu Bucher dans son entretien avec la SSR (en allemand). Il y a plus de dix ans, SRF Virus diffusait pour la première fois les chansons du groupe, ce qui leur a véritablement permis de percer.

Mais la chaîne jeunesse de la SSR joue aussi un rôle important pour d’autres artistes suisses. Elle fait office de tremplin pour de jeunes musiciens (encore) peu connus. Avec sa série de concerts «8×15.» par exemple, la chaîne offre aux nouveaux venus une plate-forme de choix. Le programme musical de SRF Virus est composé à 50% de musique suisse. Presque aucune autre chaîne de musique ne propose une part plus importante de musique helvétique.

Mais cela ne devrait pas durer – du moins si l’on en croit la Commission des transports et des télécommunications du Conseil national (CTT-N). Dans sa motion 17.3010 «Réduire le nombre de chaînes thématiques dans le domaine des radios», la CTT-N exige la suppression de six chaînes de la SSR: SRF Virus, SRF Musikwelle, Radio Swiss Classic, Radio Swiss Jazz, Radio Swiss Pop ainsi que la chaîne romande Option Musique devraient stopper la diffusion de leur programme. Selon le texte de l’initiative, il s’agit de chaînes «qui n’assument pas un mandat de service public à proprement parler».

Le service public signifie également la promotion de la création artistique suisse

Dans son «rapport d’analyse de la définition et des prestations du service public de la SSR compte tenu de la position et de la fonction des médias électroniques privés», le Conseil fédéral a analysé ce qu’il entend par service public dans le domaine de la radio et de la télévision. Dans ce document, le Conseil fédéral affirme que la SSR «fournit quantité de prestations non rentables au service de la société». L’encouragement du cinéma, de la musique et de la littérature suisses, qui ne serait plus possible sans redevance, en fait partie.

Ce sont justement les chaînes thématiques qui contribuent pour une très large part à la promotion de la musique suisse – et ce non seulement dans le domaine de la musique pop ou rock avec SRF Virus, mais également dans celui du jazz, de la musique classique et surtout de la musique populaire, avec SRF Musikwelle. Comme on peut le lire sur le site Internet de SUISA, ces six chaînes radiophoniques thématiques représentent environ 22% de la musique suisse diffusée. Considéré dans sa globalité, ce taux est de 20% pour toutes les chaînes de la SSR. A titre de comparaison, les chaînes privées suisses atteignent une part de moins de 10% de musique suisse.

Les chaînes thématiques découvrent et encouragent la musique suisse

Les chaînes thématiques jouent dès lors un rôle clé dans la découverte et l’encouragement de la musique suisse. Avec leur couverture médiatique du paysage musical suisse actuel, elles sont absolument indispensables. Il est donc difficile d’imaginer que les chaînes de radio privées combleraient cette lacune si les chaînes thématiques venaient à disparaître. Les chaînes privées ont un intérêt commercial et elles sont principalement financées par des recettes publicitaires. Elles doivent par conséquent orienter leurs programmes vers un public qui veut avant tout écouter des tubes en vogue. Les musiciens suisses en savent quelque chose: «Nous ne faisons pas des tubes, nous les diffusons», déclare ainsi le chanteur/parolier et président de l’Association des musiciens suisses, Christoph Trummer, dans un entretien accordé à la revue musicale Musikmarkt (en allemand).

La suppression des chaînes de radio thématiques toucherait les musiciens suisses également d’un point de vue financier. En 2015, les six chaînes thématiques ont diffusé près de 550 000 minutes de musique d’auteurs suisses. Selon le Rapport annuel SUISA 2015, les redevances de droits d’auteur s’élèvent à CHF 2.70 par minute de musique diffusée sur les chaînes de la SSR. Les recettes de droits d’auteur pour la diffusion d’œuvres de compositeurs, de paroliers et d’éditeurs suisses sur les six chaînes radiophoniques thématiques s’élèvent ainsi à près de 1,5 million de francs. Cet argent va non seulement aux stars déjà bien établies, mais aussi à des artistes suisses peu connus.

Des conditions-cadres bénéfiques à la culture suisse

Si la motion de la CTT-N devait être approuvée, cela aurait de très lourdes conséquences sur le paysage de la musique suisse. On perdrait non seulement d’importantes plates-formes qui présentent une vaste palette de la création musicale suisse, mais la suppression des chaînes de radio thématiques toucherait également les artistes d’un point de vue financier.

Il convient en outre de se poser cette question essentielle: revient-il vraiment au Parlement de décider du contenu des programmes de radio? Le législateur ne devrait-il pas plutôt se restreindre à définir le cadre des chaînes de radio et de télévision? Cette motion déciderait du sort de toute une série de programmes de la SSR. Cela va bien plus loin que la définition de simples conditions-cadres, lesquelles devraient être favorables aux artistes suisses.

Depuis 2006, la SSR exploite la plate-forme musicale en ligne mx3, «The Swiss Music Portal». Sur www.mx3.ch, les musiciens peuvent non seulement présenter leur musique au grand public, mais cette plate-forme est également utilisée par des chaînes de la SSR pour la conception de leur programme. Ainsi, SRF 3, SRF Virus, Couleur 3, Rete Tre et Radio Rumantsch diffusent dans leur programme les morceaux que les artistes ont téléchargés sur mx3. En 2015, près de 22 900 groupes étaient représentés sur mx3. Ils ont tous téléchargé leur musique sur ce portail musical.

Pétition en ligne «Touche pas à mes radios thématiques»

Par cette pétition, les Commissions compétentes du Palais fédéral sont priées de renoncer à la suppression des chaînes thématiques de la SSR.

Signez maintenant la pétition en ligne «Touche pas à mes radios thématiques!» sur www.petitionen24.com

Sie können die Petition auch auf dem Unterschriftenbogen unterzeichnen (PDF).

La pétition est initiée et encouragée par une très large part de personnes intéressées issues de la scène musicale suisse. S’engagent, entre autres, pour le maintien des chaînes de radio thématiques: le Conseil Suisse de la Musique, l’Association des musiciens suisses, le Syndicat musical suisse, l’Association Suisse des Musiciens, l’Union Suisse des Artistes Musiciens USDAM, Helvetia Rockt, IndieSuisse, l’IFPI, la Coopérative suisse des artistes interprètes SIG, Orchester.ch, l’Association fédérale des yodleurs AFY, l’Association suisse des musiques ASM, Union Suisse des Chorales USC, l’Association suisse de la musique populaire ASMP.

Chaque signature compte et est importante pour que la musique suisse puisse continuer à être diffusée et découverte sur des chaînes comme Radio Swiss Pop, Radio Swiss Classic, Radio Swiss Jazz, Radio SRF Virus, Radio SRF Musikwelle et Radio RTS Option Musique. Vous trouverez plus d’informations sur le site Internet des initiateurs de la pétition en ligne: www.prospartenradio.ch

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«Trouver sa voie dans le monde professionnel de la musique? Respect!»

A propos de la musique comme composante essentielle de notre vie, de la découverte d’artistes, des possibilités du commerce en ligne, des moments magiques offerts par les concerts et de l’encouragement de la musique suisse dès les premiers pas. Carte blanche à Hedy Graber, Cheffe de la division Culture et affaires sociales, Fédération des coopératives Migros

Hedy-Graber-Porträt

Hedy Graber, née en 1961, a étudié l’histoire de l’art et la littérature allemande à l’Université de Genève, ainsi que la photographie à l’Ecole d’Arts Visuels. La «cheffe de la culture de Migros» apprécie beaucoup les moments magiques offerts par les concerts: «A mon avis, rien ne va au-delà de ce qui peut se passer musicalement sur une scène.» (Photo: Nathalie Bissig)

Récemment, dans le TGV qui m’emmenait en vacances dans le sud de la France, j’ai enfin à nouveau eu l’occasion de dévorer plusieurs journaux. Je suis alors tombée sur une critique élogieuse de «Taziri», l’album de deux musiciens que je ne connaissais pas, Titi Robin et Mehdi Nassouli. Ma curiosité ayant été éveillée, j’ai téléchargé cet album sur Spotify et ai beaucoup aimé cette musique. Il y a quelques années, j’aurais certes noté le nom du groupe, mais des semaines se seraient certainement écoulées jusqu’à un éventuel achat en magasin. Je profite de plus en plus des possibilités offertes par le commerce en ligne, en sachant que les droits des artistes sont respectés, c’est-à-dire que ceux-ci toucheront leurs droits. Je serais passée à côté de beaucoup de musique et de beaucoup de découvertes – comme l’album mentionné – si les possibilités de téléchargement immédiat n’avaient pas existé.

Le Pour-cent culturel Migros a créé son propre label de CD Musiques Suisses en 1987, pour la musique classique suisse, le jazz suisse et la nouvelle musique populaire, avec comme objectif de constituer en quelque sorte des archives vivantes de la musique suisse. Il est vrai que les ventes de CD diminuent également constamment pour Musiques Suisses, mais le téléchargement constitue dans ce cas un moyen d’accéder rapidement et aisément à la musique. Nous constatons que «notre» musique est écoutée par un cercle grandissant d’amateurs, particulièrement au Japon, mais également dans d’autres pays éloignés. Les musiciennes et musiciens présentés dans le cadre de Musiques Suisses gagnent ainsi en notoriété, et c’est réjouissant.

La musique fait partie de nos vies, de la musique qui nous fait patienter au téléphone à la musique de fond dans les magasins en passant par celle des musiciens de rue. Ces sons parviennent à nos oreilles souvent indépendamment de notre volonté. La musique, probablement l’art le plus immédiat, devient une composante de notre environnement immédiat. Et c’est précisément pour cela qu’il devient important de savoir distinguer et écouter de manière attentive. Et où peut-on le faire mieux qu’en concert? A mon avis, rien ne va au-delà de ce qui peut se passer musicalement sur une scène: interprétation, nuances, jeu d’ensemble, talent, forme du jour et public, tels sont les ingrédients nécessaires pour une grande authenticité et des moments magiques. Comme lorsque le chef d’orchestre italien Claudio Abbado parvient à donner l’impression que les notes s’immobilisent dans l’espace ou que la chanteuse nigériane de hip-hop et de soul Nneka imprime une formidable tension aux rythmes et aux paroles.

Le Pour-cent culturel Migros tient également à accompagner les jeunes musiciennes et musiciens lors de leurs premiers pas sur scène. Nos efforts de promotion des talents sont complétés par l’organisation de la Demotape Clinic et de notre festival de musique pop m4music. Ce n’est qu’en offrant aux artistes la chance de pouvoir se produire qu’ils pourront accumuler des expériences précieuses.

La musique m’accompagne par bonheur depuis mon enfance et j’ai un très grand respect pour toutes les personnes qui parviennent à trouver leur voie dans ce monde professionnel.

Hedy Graber dirige depuis 2004 la division Culture et affaires sociales auprès de la Fédération des Coopératives Migros à Zurich et est ainsi responsable de l’orientation des projets culturels et sociaux du Pour-cent culturel Migros. Sa fonction inclut également le développement du Fonds de soutien Engagement Migros, créé en 2012.

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Hedy Graber, née en 1961, a étudié l’histoire de l’art et la littérature allemande à l’Université de Genève, ainsi que la photographie à l’Ecole d’Arts Visuels. La «cheffe de la culture de Migros» apprécie beaucoup les moments magiques offerts par les concerts: «A mon avis, rien ne va au-delà de ce qui peut se passer musicalement sur une scène.» (Photo: Nathalie Bissig)

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Bernard Cintas, nouveau membre du Conseil de la FONDATION SUISA

Le Conseil de SUISA a élu Bernard Cintas au Conseil de fondation de la FONDATION SUISA. Il remplace Jean-Pierre Mathez qui, depuis 1997, a fait preuve d’un engagement sans faille au sein du Conseil de fondation. Jean-Pierre Mathez a quitté le Conseil de fondation à fin décembre 2014 et nous lui adressons nos vifs remerciements pour son activité. Le membre nouvellement élu, Bernard Cintas, est né en 1961 et habite en Suisse romande. Nous lui avons posé quelques questions.

Bernard-Cintas-Portrait

Bernard Cintas est membre fondateur et Président de l’Association romande des Musiques populaires, organisateur du Festival des Musiques Populaires de Moudon et nouvellement, depuis janvier 2015, membre du Conseil de fondation de la FONDATION SUISA. (Photo: DR)

Bernard Cintas, quelles expériences musicales, professionnelles – en qualité d’entrepreneur – ou autres apportez-vous à votre nouvelle activité au sein du Conseil de la FONDATION SUISA?
Mon parcours musical a commencé, tout d’abord en tant qu’instrumentiste – batterie, percussion – au sein de groupes d’accordéonistes amateurs, mais également au sein de groupes de musiques Rock/blues. En parallèle à ce parcours, j’ai exercé des responsabilités au sein de comités d’associations d’accordéon aux niveaux cantonal et romand, puis j’ai présidé l’Association Romande des Musiques populaires, qui regroupe les associations cantonales romandes de fanfares, choeurs et orchestres d’accordéon, et qui organise depuis 2006 le Festival des Musiques Populaires de Moudon. Ce parcours m’a permis de me confronter aux diverses cultures musicales populaires romandes, d’en saisir les enjeux et les contraintes. Il m’a également permis de rencontrer des acteurs de la musique populaire Suisse-Allemande et de me confronter aux différences culturelles et structurelles qu’il y a de part et d’autre de la Sarine en matière de musiques populaires.

De manière générale, que pensez-vous de la promotion culturelle ou musicale en Suisse?
La promotion musicale me paraît bien structurée pour les professionnels. Au niveau associatif amateur elle me paraît diffuse, et peu visible – à part les institutions comme la Loterie Romande.

Selon vous, de quelle manière une institution privée telle que la FONDATION SUISA peut-elle contribuer au mieux à la promotion de la création musicale suisse?
En encourageant non seulement la création de pièces de musiques ou de projets musicaux complets, mais également en aidant les structures de formation qui ne bénéficient pas toutes de soutien public.

Que souhaitez-vous pour l’avenir de la création musicale suisse?
Qu’elle garde sa richesse et sa diversité culturelle en s’appuyant sur toutes les spécificités régionales, qu’elle puisse se nourrir d’un héritage traditionnel qui est heureusement encore très présent, tout en sachant s’en émanciper pour aller de l’avant.

Quelle musique vous a dernièrement profondément touché ou impressionné, et pourquoi?
C’est une pièce d’un jeune compositeur genevois qui a été écrite pour harmonie et orchestre d’accordéon et qui se nomme «Super Novae». Elle transcende les genres musicaux, avec une harmonisation élégante des multiples timbres et couleurs qui sont associés pour l’occasion. Une belle démonstration de dépassement des clochers et des a-priori qui verrouillent trop souvent la création musicale.


Le Conseil de fondation de la FONDATION SUISA à partir du 1.1.2015

Présidente: Erika Hug, Vice-président: Thomas Pfiffner
Membres: Susanne Abbuehl, René Baiker, Bernard Cintas, Andri Hardmeier, David Johnson, Laurent Mettraux, Marco Neeser, Marc Savary, Peter Schmidlin, Andreas Wegelin

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Le Conseil de SUISA a élu Bernard Cintas au Conseil de fondation de la FONDATION SUISA. Il remplace Jean-Pierre Mathez qui, depuis 1997, a fait preuve d’un engagement sans faille au sein du Conseil de fondation. Jean-Pierre Mathez a quitté le Conseil de fondation à fin décembre 2014 et nous lui adressons nos vifs remerciements pour son activité. Le membre nouvellement élu, Bernard Cintas, est né en 1961 et habite en Suisse romande. Nous lui avons posé quelques questions.

Bernard-Cintas-Portrait

Bernard Cintas est membre fondateur et Président de l’Association romande des Musiques populaires, organisateur du Festival des Musiques Populaires de Moudon et nouvellement, depuis janvier 2015, membre du Conseil de fondation de la FONDATION SUISA. (Photo: DR)

Bernard Cintas, quelles expériences musicales, professionnelles – en qualité d’entrepreneur – ou autres apportez-vous à votre nouvelle...Continuer

25 ans de la FONDATION SUISA pour la musique – Rétrospective sur une belle réussite

La FONDATION SUISA, la fondation d’utilité publique de SUISA, qui a pour but l’encouragement de la musique suisse, fête ses 25 ans cette année. Depuis sa création en 1989, elle a apporté son soutien à la création musicale suisse dans notre pays et à l’étranger avec un montant de plus de 36 millions de francs. Roy Oppenheim, l’un des membres fondateurs, fait pour le SUISAblog une rétrospective personnelle sur ces 25 ans.

Tour des sons Expo.02

Financée par la FONDATION SUISA et SUISA, la Tour des sons de l’arteplage de Bienne fut un emblème sonore de l’exposition nationale Expo.02. (Photo: Felix Eidenbenz)

Tout commença par un appel téléphonique que je reçus en 1988 de l’ancien Directeur général de SUISA, Ulrich Uchtenhagen (1926-2003). Il me demanda si je souhaitais l’assister pour la création d’une nouvelle fondation culturelle. Etant donné qu’il prenait sa retraite la même année, ce fut son successeur, Patrick Liechti (1950-1997), qui s’occupa de ce projet. La FONDATION SUISA pour la musique fut ainsi créée en 1989.

Faire connaître la musique suisse dans le monde

J’étais alors Directeur de Radio Suisse Internationale (aujourd’hui swissinfo) et, dans le contexte des bouleversements en Europe à l’époque (notamment la chute du mur de Berlin en 1989), je m’efforçais en collaboration avec Urs Frauchiger (Directeur de Pro Helvetia à l’époque), de faire mieux connaître la musique suisse dans le monde. Nous souhaitions perpétuer l’héritage de Lance Tschannen, le grand inspirateur de la vie musicale suisse. Tschannen fut l’initiateur et le producteur de l’anthologie de la musique suisse «Musica Helvetica», qui bénéficia du soutien de la SSR et de SUISA.

Au Conseil de fondation de la nouvelle organisation, je fis la connaissance d’importants protagonistes du domaine du droit d’auteur, mais également de la musique en général, tels que Hans Ulrich Lehmann, Carlo Florindo Semini, Julien-François Zbinden, Bruno Spoerri, Jacques Wildberger. En collaboration avec le premier Directeur de la FONDATION SUISA, le musicien Claude Delley, nous nous efforçâmes d’améliorer l’information sur la création musicale en Suisse, qui était nettement insuffisante à l’époque. Après des difficultés qui paraissaient insurmontables, nous parvînmes à développer une revue qui parut régulièrement, après la création d’Internet également sous forme numérique dès le début des années 90.

Présence au Festival du film de Locarno

Je suis assez fier que nous ayons réussi, en 1999, à convaincre Marco Blaser, ancien Directeur régional de la RTSI, d’assumer la présidence du jury du Prix suisse de Musique de Film, créé par la FONDATION. La FONDATION SUISA participa ainsi activement au Festival du film de Locarno.

Prix suisse de musique de film Festival de film Locarno 2005

Marco Blaser, Président du jury du Prix suisse de musique de film de la FONDATION SUISA, lors de la cérémonie d’attribution du prix au Festival de film de Locarno, en 2005. (Photo: Claudia Kempf)

Expo.02: Tour des sons sur l’Arteplage de Bienne

Au début des années 2000, Expo.02 fut un autre grand événement auquel la FONDATION s’impliqua avec détermination. Claude Delley, Fredy Meyer, Erika Hug et moi-même nous sommes démenés ensemble pour la réalisation de la Tour des sons sur l’Arteplage de Bienne. Le succès fut au rendez-vous grâce au soutien de SUISA et de la FONDATION SUISA. Un projet est né suite à une idée d’Andres Bosshard, musicien et «architecte des sons». Son instrument était une tour sonore monumentale, avec sa partition apparaissant sur des écrans d’ordinateurs.

Le visiteur qui s’approchait de la tour visible loin à la ronde entendait les sons réels de l’environnement (lac et Arteplage), qui se transformaient en de nouveaux sons et devenaient une sorte de murmure et de bruissement électroniques à mesure qu’on s’approchait. Les sons étaient diffusés au moyen de 32 haut-parleurs, sur une hauteur de 40 mètres, à sept différents niveaux, parfois fixés à des ballons géants flottant dans l’espace, parfois cachés dans des bancs comme caissons de basses.

Assis par terre ou sur des chaises, les auditeurs tendaient l’oreille parfois seulement pour une courte durée, ou parfois pendant des heures. Il se dégagea de cette expérience une image inoubliable d’apaisement et de bien-être, qui inscrivit ce coin de l’Arteplage de Bienne pour toujours dans bien des mémoires. Le nombre de visiteurs de la Tour des sons a été estimé à plus d’un million de personnes. Ce fut une occasion unique pour démontrer l’importance de la musique à un large public enthousiasmé!

Participation active à l’écriture de l’histoire de la culture helvétique

George Gruntz et Nico Cadsky

Deux géants du monde suisse des arts: le musicien jazz Georges Gruntz (à gauche) et le caricaturiste Nico Cadsky. Ils étaient les invités de SUISA et de la FONDATION SUISA lors du Midem de Cannes 2002. (Photo: Roy Oppenheim)

Oui, la FONDATION SUISA a participé à l’écriture de l’histoire de la culture helvétique de manière concrète, en plus du soutien qu’elle a accordé à des milliers de projets musicaux, et cela pas uniquement par ses moyens financiers, mais également grâce à de nombreuses idées. Cela inclut une présence toujours originale aux différents salons internationaux de la musique tels que le Salon de la musique de Francfort, le Popkomm de Berlin et le Midem de Cannes. Au Midem, le plus grand Salon de la musique au monde, le musicien de jazz et éditeur Peter Schmidlin organisa pendant cinq ans, dès 2000, sur mandat de la FONDATION le «Swiss Jazz Club», un événement international ayant connu un grand succès, auquel ont participé tous les grands noms du jazz suisse: Georges Gruntz, Franco Ambrosetti, Kurt Weil, Erika Stucky, etc. La FONDATION a également soutenu activement l’initiative populaire fédérale jeunesse+musique, qui permit en 2012 l’inscription de la «formation musicale» dans la Constitution fédérale.

La FONDATION SUISA continue aujourd’hui à encourager les compositeurs et les interprètes suisses, par de nouvelles voies. Cela inclut notamment la bonne collaboration de Urs Schnell, Directeur actuel de la FONDATION SUISA, avec la plateforme audiovisuelle art-tv.ch. La FONDATION SUISA pour la musique est devenue indispensable dans notre pays. Un très grand merci!

Pour de plus amples informations:

  • Communiqué de presse du 11.12.2014:  «La FONDATION SUISA a soutenu la musique suisse en versant 36 millions de francs en 25 ans d’existence»
  • Journal des membres SUISAinfo, numéro 2.14 (e-paper, PDF), dossier principal: «SUISA et ses fondations»

Cet article a été rédigé par Roy Oppenheim, membre fondateur de la FONDATION SUISA. Après des études en histoire de l’art, en histoire et en journalisme, Roy Oppenheim a écrit de nombreux ouvrages et a participé à de nombreuses émissions de télévision  en tant qu’auteur et producteur. Roy Oppenheim a en outre dirigé durant 13 ans le Département Culture de la Télévision suisse alémanique SF DRS et a été Directeur de Schweiz International et de la 4e chaîne de télévision. Chef de la Communication de SUISA pendant 10 ans, il dirigea également durant 7 ans le nouveau Musée Rehmann. Aujourd’hui, il préside le Forum Helveticum, la plateforme multimédia www.art-tv.ch ainsi que différentes fondations culturelles.

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Lionel Friedli, un esprit créatif polyvalent 2015, la FONDATION SUISA a décerné le Prix du Jazz à Lionel Friedli. Le batteur biennois associe dans un jeu dynamique la vigueur du rock à la liberté du jazz. Il influence ainsi la musique de nombreux groupes variés. Continuer
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La FONDATION SUISA, la fondation d’utilité publique de SUISA, qui a pour but l’encouragement de la musique suisse, fête ses 25 ans cette année. Depuis sa création en 1989, elle a apporté son soutien à la création musicale suisse dans notre pays et à l’étranger avec un montant de plus de 36 millions de francs. Roy Oppenheim, l’un des membres fondateurs, fait pour le SUISAblog une rétrospective personnelle sur ces 25 ans.

Tour des sons Expo.02

Financée par la FONDATION SUISA et SUISA, la Tour des sons de l’arteplage de Bienne fut un emblème sonore de l’exposition nationale Expo.02. (Photo: Felix Eidenbenz)

Tout commença par un appel téléphonique que je reçus en 1988 de l’ancien Directeur général de SUISA, Ulrich Uchtenhagen (1926-2003). Il me demanda si je souhaitais l’assister pour la création d’une nouvelle fondation culturelle. Etant...Continuer

Swiss Track 2014: hymne controversé et perle électronique

Pixie_Paris

Ont remporté le prix «The Electronic Music Track 2014»: Pixie Paris (Photo: Nina Stiller)

Mercredi dernier, le Mascotte de Zurich a accueilli la remise des prix du concours de composition Swiss Track. Destiné à encourager la musique électronique, ce concours est organisé depuis six ans par la FONDATION SUISA en collaboration avec l’association Street Parade. Le jury était à la recherche d’un hymne officiel pour la Street Parade ainsi qu’une «Electronic Music Track» novatrice. Dès sa publication, l’hymne primé a déclenché une vive controverse sur les médias sociaux. En revanche, l’autre chanson lauréate du duo Pixie Paris, qui a remporté le prix «The Electronic Music Track», est incontestablement créative. Nous nous sommes brièvement entretenus avec une moitié du duo, Cindy, d’origine belge mais résidant à Hambourg.

Que l’on aime ou pas l’hymne officiel de la Street Parade 2014 du DJ zougois Schuhmacher, l’essentiel est que l’on parle de la Street Parade et de musique sur les portails d’information et les médias sociaux. La chanson gagnante de la catégorie «Electronic Music Track 2014», dédiée aux perles de compositions innovantes de la musique électronique, mérite autant d’attention que l’hymne. Le choix du jury s’est porté sur le titre «Es rappelt im Karton» de Pixie Paris.

Le duo vainqueur se décrit lui-même comme une «belle incarnation de la compréhension entre les peuples européens». Il vit à Winterthour, elle, à Hambourg, et leurs chansons naissent donc grâce à Skype. Les deux musiciens n’ont malheureusement pas pu participer à la remise des prix. Mais la chanteuse Cindy était disponible le lendemain pour une brève interview. Par Skype, naturellement.

Bonjour Cindy. Tout d’abord, toutes nos félicitations pour l’«Electronic Music Track 2014». Vous menez quasiment une relation musicale à distance grâce aux moyens de communication électroniques modernes. Est-ce que cela signifie que vous jammez virtuellement dans le nuage, entre Winterthour et Hambourg?
Je tiens d’abord à préciser que Matete et moi nous connaissons depuis 2003 déjà. Nous avons suivi un cours de pop ensemble, Matete à la batterie, moi à la basse. En fait, nous avons écrit notre musique virtuellement dès le début. Même à l’époque où nous habitions le même appartement à Hambourg, nous échangions surtout par e-mail. Nous avons commencé par nous envoyer des idées et des fichiers son. Pas seulement par Internet; il lui arrivait parfois de m’envoyer un minidisque avec des morceaux. Aujourd’hui, nous pouvons le faire plus facilement, par exemple avec WeTransfer. Il m’arrive de lui envoyer une idée de son nue, lui, un texte terminé. C’est ainsi que naissent nos titres.

Penses-tu que Pixie Paris sonnerait autrement si vous créiez votre musique dans la même pièce?
Absolument. Je pense que Pixie Paris serait radicalement différent si nous travaillions au même endroit. Nous avons tous deux besoin de notre espace et nous nous sentirions oppressés si nous répétions dans la même salle, par exemple. Il arrive naturellement que nous nous déplacions ensemble, mais nous n’écrivons pas dans ces moments-là.

Vous préparez-vous au moins ensemble pour les concerts?
Très peu en fait. Là aussi, le temps que nous passons ensemble est compté. Généralement, nos concerts sont minutieusement réglés et la marge d’improvisation est faible.

Auparavant, l’«Electronic Music Track» s’appelait «Best Innovative Track». Quelle importance accordez-vous à l’innovation dans votre musique? On peut déjà dire que votre collaboration virtuelle est pour le moins innovante.
Nous n’abordons pas l’écriture en pensant innovation. L’innovation dans notre musique découle plutôt de nos parcours et de nos backgrounds musicaux respectifs. Je viens d’une famille où l’on écoutait beaucoup de tubes; j’ai donc les hits dans le sang. Pour sa part, Matete est issu d’un tout autre univers, le punk. Peut-être l’innovation naît-elle de ce métissage.

Des majors vous ont fait les yeux doux, mais vous avez préféré rester indépendants et posséder votre propre label. Est-ce important pour vous? Ne serait-il pas plus facile d’avoir le soutien d’un grand label?
Des grands labels de musique nous ont approché et nous avons discuté avec eux. Mais ils nous parlaient sans cesse de changements. J’ai alors saisi toute la frénésie du business de la musique. Le passage à une major nous a aussi fait craindre d’être constamment encadrés par de nouvelles personnes. Nous n’avons rien contre une aide financière, mais il existe d’autres possibilités que les majors. Nous avons par exemple financé notre dernier disque via le site Wemakeit.ch [remarque de l’auteur: plate-forme de financement participatif].

Financement participatif, communication électronique: Internet joue un rôle essentiel pour Pixie Paris. Comment vous positionnez-vous par rapport à ses côtés sombres, et notamment en ce qui concerne le droit d’auteur?
C’est indéniable, Internet est capital pour nous. Sans la Toile, nous n’existerions pas sous cette forme. Mais je suis consciente des défis qu’implique Internet pour les musiciens et l’ensemble du secteur. Il est difficile de protéger la musique à l’ère du numérique. Mais Internet est avant tout du pain béni pour notre groupe et notre méthode de travail.

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Pixie_Paris

Ont remporté le prix «The Electronic Music Track 2014»: Pixie Paris (Photo: Nina Stiller)

Mercredi dernier, le Mascotte de Zurich a accueilli la remise des prix du concours de composition Swiss Track. Destiné à encourager la musique électronique, ce concours est organisé depuis six ans par la FONDATION SUISA en collaboration avec l’association Street Parade. Le jury était à la recherche d’un hymne officiel pour la Street Parade ainsi qu’une «Electronic Music Track» novatrice. Dès sa publication, l’hymne primé a déclenché une vive controverse sur les médias sociaux. En revanche, l’autre chanson lauréate du duo Pixie Paris, qui a remporté le prix «The Electronic Music Track», est incontestablement créative. Nous nous sommes brièvement entretenus avec une moitié du duo, Cindy, d’origine belge mais résidant à Hambourg.

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Swiss Track: stimuler les esprits créateurs comme les Maximizerz

Maximizerz remise du prix Swiss Track

Les membres du groupe Maximizerz lors de la remise du prix Swiss Track au Mascotte de Zurich. (Photo: Rommel Felder / amiadogroup.com)

C’est in extremis, juste avant l’expiration du délai de remise, que le groupe Maximizerz a soumis sa chanson dans le cadre de l’édition 2013 du Concours de Composition de musique électronique. Et bien leur en a pris, car c’est sur leur titre «Kissing In Paradise» que le jury du Swiss Track a jeté son dévolu, en leur décernant le prix «Best innovative Track 2013». Les musiciens de Berne trouvent cette récompense «fantastique».

«Recherchons chansons visionnaires avec griffe individuelle», tel était le libellé de la catégorie «Best innovative Track». Leur chanson Kissing In Paradise a valu à Merlin Cornu, Matthias Inderbitzin, Nina Kern et Janos Heidekker la récompense de 5000 francs remise au vainqueur par la FONDATION SUISA. Sous le nom Maximizerz, les quatre musiciens bernois produisent un assemblage sonore créatif puisant tour à tour dans les registres de la soul, du hip-hop, de la minimale, de la house et de la trance, complétés par des instruments organiques.

Nous avons posé quelques questions aux vainqueurs sur leur participation, leur chanson, la distinction et le concours d’encouragement Swiss Track.

Que représente cette récompense pour vous?
C’est un retour absolument fantastique. Nous nous réjouissons immensément que nos sonorités aient séduit le jury, sachant que ses membres sont issus d’un univers musical bien différent du nôtre.

Qu’est-ce qui vous a motivé à participer?
Nous voulions y participer l’an dernier déjà, mais malheureusement, nous avons laissé filer l’échéance. Nous étions d’autant plus motivés à produire de nouveaux morceaux. Le morceau nominé est cependant né de façon très spontanée, et une fois de plus, tout juste avant l’échéance du délai de remise…

Parlez-nous de la genèse du titre, où avez-vous puisé votre inspiration?
Nous avons passé en revue nos morceaux inachevés. Sur un titre, nous nous sommes dit: «Là, il faudrait rajouter du violon.» Par bonheur, nous avons des collègues qui savent encore jouer de «vrais» instruments. Un coup de téléphone et un petit dédommagement plus tard, le tour était joué: les enregistrements de violons et des voix étaient dans la boîte. Le travail d’édition et d’arrangement qui s’en est suivi a requis bien plus de temps.

Selon vous, les concours d’encouragement comme Swiss Track sont-ils importants? Et pourquoi?
La valorisation et l’encouragement de projets musicaux sont extrêmement importants et ils incitent beaucoup d’esprits créatifs à poursuivre leur évolution musicale. Nous remercions de tout cœur toutes les personnes qui ont contribué à réaliser ce concours.

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Maximizerz remise du prix Swiss Track

Les membres du groupe Maximizerz lors de la remise du prix Swiss Track au Mascotte de Zurich. (Photo: Rommel Felder / amiadogroup.com)

C’est in extremis, juste avant l’expiration du délai de remise, que le groupe Maximizerz a soumis sa chanson dans le cadre de l’édition 2013 du Concours de Composition de musique électronique. Et bien leur en a pris, car c’est sur leur titre «Kissing In Paradise» que le jury du Swiss Track a jeté son dévolu, en leur décernant le prix «Best innovative Track 2013». Les musiciens de Berne trouvent cette récompense «fantastique».

«Recherchons chansons visionnaires avec griffe individuelle», tel était le libellé de la catégorie «Best innovative Track». Leur chanson Kissing In Paradise a valu à Merlin Cornu, Matthias Inderbitzin, Nina Kern et Janos Heidekker la récompense de 5000 francs remise...Continuer

Succès, song et Swiss Track: le vainqueur Maury parle de son hymne pour la Street Parade

Vainquer du Swiss Track Maury

Maury alias Maurizio Pozzi est membre SUISA depuis 1999. (Photo: Christian Dancker / amiadogroup.com)

Plutôt habitué à tirer les ficelles en coulisse, en tant que compositeur et producteur, cette fois-ci, c’est lui qui est sous les feux de la rampe: Maurizio Pozzi alias Maury remporte le prix de la composition Swiss Track dans la nouvelle catégorie «Street Parade Hymne». Son titre «Dance For Freedom» sera le symbole musical de la Street Parade 2013. Le lendemain de la remise du prix, Maury nous a parlé de son succès, de sa chanson et du Swiss Track.

Que représente cette récompense à vos yeux?
Beaucoup. C’est un sentiment formidable que de convaincre à la fois le jury et ses partenaires avec sa proposition de chanson dans un événement de telle envergure. Je me réjouis d’autant plus que, suite à la mise au concours publique de l’hymne, la concurrence était rude cette année.

Qu’est-ce qui vous a motivé à participer?
En tant que compositeur, j’aime le défi d’associer une devise ou un concept imposé à une chanson ou à sa mélodie. Et quand il s’agit en prime du festival de musique électronique par excellence, la motivation est décuplée. Dès l’annonce de la devise «Dance for Freedom», j’ai couru dans mon petit studio et me suis mis au travail.

Combien de temps avez-vous travaillé sur ce titre et où avez-vous trouvé l’inspiration?
Il s’est bien passé quelques jours, et même des nuits, avant que «Dance for Freedom» ne me paraisse présentable. Peut-être aussi parce que je voulais proposer deux versions de la chanson: une version pop/dance destinée à la radio, et une version club davantage conçue pour les DJ.
Je puise entre autres mon inspiration dans les images et les émotions que fait naître la Street Parade dans la tête et dans les tripes. Pour ma part, je peux dire que j’ai ressenti davantage de liberté de création musicale avec la musique électronique qu’avec la pop.

Selon vous, les concours d’encouragement comme Swiss Track sont-ils importants? Et pourquoi?
Oh oui! Absolument. Je suis régulièrement abasourdi par la qualité et la virtuosité du travail des innombrables musiciennes et musiciens de talent que compte la Suisse, notamment des jeunes. Ce genre de compétitions conjuguées à une plate-forme d’excellence, est capital pour eux et peut servir de tremplin pour leur carrière.

Comment allez-vous célébrer votre victoire?
En continuant à travailler d’arrache-pied… Mais bien sûr, je vais aussi arroser ce prix avec ma famille et mes amis. Et la méga-fête aura lieu au plus tard le 10 août 2013, date de la Street Parade. We gonna dance for freedom!

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Vainquer du Swiss Track Maury

Maury alias Maurizio Pozzi est membre SUISA depuis 1999. (Photo: Christian Dancker / amiadogroup.com)

Plutôt habitué à tirer les ficelles en coulisse, en tant que compositeur et producteur, cette fois-ci, c’est lui qui est sous les feux de la rampe: Maurizio Pozzi alias Maury remporte le prix de la composition Swiss Track dans la nouvelle catégorie «Street Parade Hymne». Son titre «Dance For Freedom» sera le symbole musical de la Street Parade 2013. Le lendemain de la remise du prix, Maury nous a parlé de son succès, de sa chanson et du Swiss Track.

Que représente cette récompense à vos yeux?
Beaucoup. C’est un sentiment formidable que de convaincre à la fois le jury et ses partenaires avec sa proposition de chanson dans un événement de telle envergure. Je me réjouis d’autant plus que, suite à la...Continuer