Archive de tag: Encouragement de la musique

Arpenteur et explorateurd’espaces sonores

Le saxophoniste Bertrand Denzler, qui se meut à l’intersection de l’improvisation et de la composition, recherche constamment de nouvelles possibilités d’expression. Ce Genevois de 55 ans établi à Paris entend à présent repousser les frontières de son dialogue avec d’autres artistes dans le cadre d’une «résidence en mouvement». La FONDATION SUISA soutient financièrement ce projet par une contribution «Get Going!». Texte de Rudolf Amstutz, contributeur invité – La versione italiana del testo si trova sotto.

Bertrand Denzler: Arpenteur et explorateur d’espaces sonores

Bertrand Denzler (Photo: Dmitry Shubin)

S’il fallait décrire le travail artistique de Bertrand Denzler en trois mots, ce serait infatigable, polymorphe et entreprenant. Jeter un coup d’œil à son site Internet, c’est tout d’abord être abasourdi par la foison de projets et de formations qui y sont répertoriés. Bertrand Denzler s’en amuse: «Entre-temps, j’ai mis un peu d’ordre là-dedans». Et, en effet, tout prend sens au second regard. S’immerger ensuite dans les sons écoutables en ligne, c’est prendre le risque d’être happé par la vision artistique de Bertrand Denzler. Les sculptures sonores finement équilibrées semblent annoncer au premier abord une simplicité accueillante. Mais au second plan se dissimule une complexité presque hypnotique au redoutable pouvoir d’attraction.

«Dans mes compositions, je ne m’intéresse pas principalement à la forme narrative, mais à la structure interne. C’est pourquoi les morceaux paraissent relativement simples, bien qu’ils ne soient pas faciles à jouer. Le musicien ne doit pas être distrait par trop d’idées, il doit pouvoir se concentrer pleinement sur le son et sa précision», précise l’artiste.

Bertrand Denzler utilise le terme «espace» pour décrire ses compositions, elles-mêmes comparées à des processus. La plupart de ses morceaux ne reposent pas sur une notation traditionnelle mais sont définis par leur structure. «Je veux que le musicien s’implique, qu’il doive réfléchir», souligne Bertrand Denzler. Et d’ajouter: «Souvent, je fixe seulement la structure temporelle, pas le rythme. Les règles que je prédéfinis laissent toujours ouvertes un grand nombre de possibilités».

Bertrand Denzler arpente et explore ces espaces sonores avec des formations très diverses, dont le Trio Sowari, Hubbub, Denzler-Gerbal-Dörner, The Seen, Onceim ou encore Denzler-Grip-Johansson. En parallèle, il s’adonne régulièrement à l’improvisation, se produisant en tant que musicien invité dans des groupes tels que le Šalter Ensemble international de Jonas Kocher, en duo avec Hans Koch ou tout simplement en solo.

Bertrand Denzler estime que son parcours est assez typique pour un musicien européen de sa génération. Il a commencé par la musique classique, tout en écoutant de la pop et du rock. Sa soif absolue de connaissance l’a cependant amené à s’intéresser très tôt aussi aux manières les plus diverses de faire de la musique en ce monde. «Et un jour», raconte-t-il, «le jazz est devenu mon activité principale. Car l’improvisation, autrement dit la concrétisation de la pensée en temps réel, me fascinait».

La musique libre a ensuite pris le relais, même si le saxophoniste est aujourd’hui encore impressionné et probablement toujours influencé par la philosophie et l’approche de l’improvisation de pointures comme Albert Ayler et John Coltrane. Contrairement à bon nombre d’improvisateurs qui, une fois qu’ils ont tourné le dos à la composition, n’y reviennent jamais, Bertrand Denzler a découvert un espace propre dont l’architecture, se nourrissant à la fois de l’improvisation et de la composition, peut se réinventer en permanence. «Au cours des dix dernières années, le sentiment que j’improvisais toujours dans le même système a commencé à s’immiscer en moi. J’ai soudain éprouvé le besoin de créer à nouveau des structures dans ma musique».

La vision artistique de Bertrand Denzler consiste en une sorte d’exploration, et pas seulement au sens figuré, car le saxophoniste souhaite emmener cet «espace» dans différents lieux géographiques, sous la forme d’une «résidence en mouvement», pour y rencontrer d’autres musiciennes et musiciens et créer avec eux des musiques nouvelles. L’idée n’avait pas abouti jusqu’ici, d’une part pour des raisons financières, d’autre part parce qu’un projet aussi ouvert ne correspond pas aux critères de la politique d’encouragement traditionnelle. Le coup de pouce financier versé par la FONDATION SUISA sous la forme d’un fonds « Get Going! » rend à présent sa réalisation possible: «Ce soutien me permet de suivre ma créativité, plutôt qu’une condition prédéfinie», souligne Bertrand Denzler. «C’est comme si cette contribution à la création avait été inventée pour moi», précise le musicien, ravi. Il est vrai qu’elle ressemble un peu, par sa définition, à une composition de Bertrand Denzler, dans laquelle les structures définies par l’auteur laissent ouvertes des possibilités insoupçonnées …

www.bertranddenzler.com

C’est en 2018 que la FONDATION SUISA a commencé à allouer de nouvelles contributions à la création. Dans le cadre de «Get Going!», elle finance des processus créatifs et artistiques qui se situent hors des catégories usuelles. Nous consacrons une série de portraits aux bénéficiaires de ces contributions Get Going!


Misuratore di spazi sonori e ricercatore di suoni spaziali

Il sassofonista Bertrand Denzler oscilla continuamente tra improvvisazione e composizione per raggiungere modalità espressive sempre nuove. Adesso il cinquantacinquenne di Ginevra, che vive a Parigi, ha intenzione di ampliare ulteriormente i confini del suo dialogo artistico realizzando una «residenza itinerante». La FONDATION SUISA sostiene questo progetto con un contributo finanziario «Get Going!». Contributo ospite di Rudolf Amstutz

Bertrand Denzler: Misuratore di spazi sonori e ricercatore di suoni spaziali

Bertrand Denzler (Foto: Dmitry Shubin)

Instancabile, versatile e dinamica sono solo tre degli aggettivi con cui si potrebbe caratterizzare l’opera artistica di Bertrand Denzler. Navigando sul suo sito web, si viene subito travolti dall’enorme quantità di progetti e formazioni. Denzler scherza: «E pensare che ho ristrutturato il tutto in maniera più concisa e perspicua!». Tutto acquista però un senso a un secondo sguardo, cioè quando ci si immerge nei sound disponibili online. Solo allora si trova la visione artistica di Denzler assolutamente coerente. In un primo momento le sculture sonore finemente equilibrate sembrano richiamare un’invitante semplicità, dietro la quale però si nasconde una complessità quasi ipnotica dall’enorme forza magnetica.

«Le mie composizioni si focalizzano principalmente non tanto sulla forma narrativa, quanto sulla struttura interna. Per questo i brani sembrano relativamente semplici, sebbene non siano facili da suonare. Il musicista non deve essere distratto da troppe idee, ma deve potersi concentrare completamente sul suono e sulla precisione», chiarisce l’artista.

Denzler definisce come spazio le sue composizioni orientate al processo. Nella maggior parte dei casi non sono scritte in maniera tradizionale, ma possiedono una struttura predefinita. «Desidero che il musicista si senta coinvolto, che partecipi con la propria testa» sottolinea Denzler. Aggiunge inoltre: «Spesso è solo la struttura temporale a essere stabilita, ma non quella ritmica. Le regole predefinite lasciano sempre aperte moltissime possibilità».

Denzler pratica questa misurazione dello spazio insieme all’esplorazione del suono spaziale con diverse formazioni, tra cui il trio Sowari, Hubbub, Denzler-Gerbal-Dörner, The Seen, Onceim e Denzler-Grip-Johansson. Al tempo stesso continua anche a evadere, improvvisando come musicista ospite in complessi musicali come l’internazionale Šalter Ensemble di Jonas Kocher, in duo con Hans Koch o semplicemente da solista.

In realtà, afferma Denzler, il suo è un curriculum piuttosto tipico per un musicista europeo della sua generazione. Tutto è iniziato con la musica classica e allo stesso tempo con l’ascolto in privato di musica pop e rock. Ma è stata la pura sete di conoscenza che gli ha fatto conoscere in tempi relativamente rapidi i più svariati modi di fare musica in tutto il mondo. «A un certo punto» afferma Denzler «il jazz è diventato la mia occupazione principale perché ero affascinato dall’improvvisazione, cioè dalla concretizzazione del pensiero in tempo reale».

Al jazz è seguita la musica libera (free music), anche se oggi Denzler è ancora impressionato e, probabilmente, tuttora influenzato dalla filosofia e dall’approccio improvvisativo di grandi artisti come Albert Ayler e John Coltrane. A differenza di molti improvvisatori che, dopo aver voltato le spalle all’approccio compositivo, non tornano più indietro, Denzler ha trovato per sé uno spazio che, oscillando tra improvvisazione e composizione, può essere sempre ricreato ex novo sul piano architettonico. «Negli ultimi dieci anni ho avuto la sensazione di improvvisare sempre all’interno dello stesso sistema. All’improvviso ho sentito il bisogno di creare strutture all’interno della mia musica».

La visione artistica di Denzler è una sorta di viaggio di esplorazione, ma non soltanto in senso figurato: l’artista vorrebbe trasferire questo «spazio», inteso come «residenza itinerante», in diversi luoghi geografici per incontrare altri musicisti e creare nuova musica insieme a loro. Finora il progetto si è arenato non solo per questioni finanziarie ma anche perché un progetto aperto di questo tipo non rientra nelle condizioni quadro di una politica di promozione convenzionale. Il contributo di incentivazione «Get Going!» della FONDATION SUISA ne rende ora possibile la realizzazione perché, citando Denzler, «mi permette di seguire la creatività, anziché una condizione predefinita». Aggiunge inoltre, raggiante, che il contributo alla creazione sembra essere studiato su misura per lui. Tra l’altro la definizione che ne dà Denzler ricorda quasi una delle sue composizioni, in cui le strutture definite dall’autore lasciano ancora aperte possibilità inaspettate …

www.bertranddenzler.com

Nel 2018 la FONDATION SUISA ha iniziato ad assegnare nuovi contributi alla creazione. Con il progetto «Get Going!» vengono incentivati finanziariamente processi creativi e artistici che esorbitano dalle categorie convenzionali. In una serie di ritratti presentiamo i beneficiari dei contributi «Get Going!».

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Comment faire carrière dans la production de musique électronique?

Le samedi 4 mai 2019, Electron Festival, le festival de musique électronique de Genève, organise une table ronde en collaboration avec SUISA et l’Association Cultures Electroniques. L’objectif de cette discussion est de montrer aux compositeurs et compositrices quels sont les moyens et les méthodes à leur disposition pour les soutenir dans leur carrière professionnelle. Texte d’Erika Weibel

Electron Festival: Comment faire carrière dans la production de musique électronique?

Electron Festival: Panel SUISA avec possibilité de réseautage le samedi 4 mai 2019 à Genève: «Une carrière de producteur ou productrice de musique électronique? Un véritable défi!» (Photo: Electron Festival)

Le chemin qui mène au succès est souvent semé d’embûches et exige une bonne dose d’endurance. De nombreux producteurs et productrices suisses de musique électronique à succès en ont fait l’expérience.

Dans le cadre de l’édition 2019 d’Electron Festival, le festival de musique électronique de Genève, différents producteurs et productrices de musique parleront de leur carrière à l’occasion d’un panel public de SUISA. Lors de discussions avec les responsables des institutions de financement et des experts de l’industrie de la musique, ils examineront les possibilités concrètes de soutien et analyseront ensemble la situation actuelle de la musique électronique en Suisse. L’objectif principal de la table ronde est d’informer les compositeurs et compositrices sur l’infrastructure de financement existante et d’examiner la question de savoir si ces structures sont suffisantes.

Le public est cordialement invité à partager son expérience lors de cette discussion. A l’issue du panel, le public aura l’occasion de poursuivre la discussion avec les responsables des institutions de financement et les artistes, dans le cadre d’un apéritif informel.

Panel SUISA Electron Festival 2019

«Faire carrière dans la production de musique électronique? Un véritable défi!»
Avec apéritif:
le samedi 4 mai 2019 à 16h00, au Crea, Rue Eugène Marziano 25, à Genève

Les participant-e-s au panel:
Dominique Berlie, Conseiller culturel, Service culturel (SEC) de la ville de Genève
Marius Käser, Pop music, Pro Helvetia
Albane Schlechten, Directrice FCMA, Antenne Romande Swiss Music Export
Manuela Jutzi, co-directrice Helvetia Rockt

Artistes présents:
Deetron
Garance
Ripperton
Opuswerk
Ramin & Reda
Honorée & Kaylee

Animation: Anne Flament (RTS-Couleur3)

L’Electron Festival a lieu à Genève du 25 avril au 5 mai 2019. Vous trouverez plus d’informations ici: www.electronfestival.ch

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Nouvelles perspectives pour les créateurs suisses de musique grâce à la présence à l’IKF

La FONDATION SUISA et Pro Helvetia ont animé pour la première fois un stand commun, sous l’affiche «Swiss Music», à la 31e Internationale Kulturbörse Freiburg im Breisgau (bourse internationale culturelle de Fribourg-en-Brisgau). Le bilan est positif. Texte d’Urs Schnell, FONDATION SUISA

FONDATION SUISA: Nouvelles perspectives pour les créateurs suisses de musique grâce à la présence à l’IKF

Mich Gerber lors de son intervention à l’Internationale Kulturbörse Freiburg 2019. (Photo: Marcel Kaufmann)

L’an passé, l’Internationale Kulturbörse Freiburg (Bourse internationale de la culture de Fribourg-en-Brisgau) a fêté son 30e anniversaire avec une thématique suisse. La FONDATION SUISA était alors présente comme observatrice, afin d’évaluer si le salon le plus important de l’espace germanophone consacré aux productions scéniques, à la musique et à l’événementiel se prêterait à une participation des créateurs suisses de musique. Des voix se faisaient régulièrement entendre du côté de la scène musicale, arguant qu’une telle participation offrirait de nouvelles opportunités pour se produire sur les scènes allemandes et dans les petits théâtres.

La FONDATION SUISA s’engage depuis des années à l’étranger, dans des festivals de showcases musicaux et des salons dédiés à la musique, afin de développer les liens entre la création musicale nationale et les agences et organisateurs internationaux. Après un examen approfondi du potentiel de l’IKF, il fut ainsi évident qu’il fallait appliquer pour la première fois cette année, du 20 au 23 janvier à Fribourg, le concept d’un stand commun suisse.

Durant trois jours, le stand «Swiss Music», en collaboration avec Pro Helvetia, a permis aux artistes et à leurs agences d’avoir accès au vaste milieu des programmateurs, et surtout à ceux qui travaillent en dehors du réseau musical habituel: les petits théâtres, qui misent sur un programme de cabaret varié, bénéficient tout particulièrement des nouvelles perspectives ouvertes par l’échange musical avec la scène musicale suisse.

Notre stand commun a donné aux créateurs de musique et aux agences la possibilité de se présenter à un large public, sans devoir louer un stand coûteux à leurs propres frais, et d’utiliser de manière optimale l’IKF comme plateforme d’échange, place de marché et lieu de développement. Beaucoup ont perçu positivement le fait que l’IKF ne soit pas un salon exclusivement dédié à la musique, et donc un domaine inexploré à exploiter. L’emplacement du stand «Swiss Music», directement à côté de l’entrée connexe à la halle où se trouvaient les arts de la scène et le théâtre de rue, a contribué à sa visibilité.

Les spectacles du Postharmonic Orchestra, de Mich Gerber, Gina Été, Moes Anthill, Bruno Bieri et Park Stickney ont permis de révéler en direct, sur la scène, le vaste éventail de protagonistes exceptionnels.

Les retours sur cette première présence suisse à Fribourg-en-Brisgau sont jusqu’à présent tous positifs. L’IKF, en tant que point de rencontre majeur pour les petites et moyennes productions scéniques de l’espace germanophone, offrira également à l’avenir de nouvelles opportunités aux musiciennes et musiciens suisses.

Plus d’informations sur:
ikf.swissmusic.ch et www.fondation-suisa.ch/ikf

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FONDATION SUISA: Première attribution des fonds artistiques «Get Going!» et «Carte Blanche»

La compositrice Cécile Marti obtient la «Carte Blanche» de la FONDATION SUISA allouée tous les deux ans. (Photo: Ingo Höhn)

La nouvelle politique de promotion de la FONDATION SUISA entend apporter une réponse adéquate aux scènes musicales en constante évolution. L’initiative «Dazwischen» (entre-deux), qui s’éloigne des catégories conventionnelles de genre, d’âge ou de projet, permet à des processus créatifs et artistiques de voir le jour, lesquels seraient passés à la trappe dans le cadre de concours classiques.

C’est dans ce cadre que quatre contributions «Get Going!» de CHF 25 000.– chacune ont été attribuées pour la première fois en juin. «Par l’intermédiaire de cet appel à projets annuel, nous essayons d’identifier les espaces de création et visions artistiques qui méritent d’être encouragés», déclare Urs Schnell, directeur de FONDATION SUISA. «C’est la raison pour laquelle il est volontairement rendu public.»

Avec plus de 90 candidatures reçues, les contributions «Get Going!» ont eu un retentissement considérable auprès des créateurs de musique. «Pour le jury d’experts, il n’a pas été facile de désigner quatre lauréats face au grand nombre de projets extrêmement intéressants», avoue Urs Schnell. Dans la description des objectifs artistiques désormais primés, on comprend immédiatement de quoi il s’agit avec ce type de promotion financière. «En fin de compte, la musique consiste toujours à explorer de nouveaux univers, à rendre certaines choses audibles et visibles, et à chercher de nouvelles perspectives», explique Urs Schnell.

Contributions «Get Going!» de 2018

Dans le cadre de son projet «Leichtbautenreihe», le compositeur Beat Gysin crée par exemple des espaces architecturaux dans lesquels des situations d’écoute inhabituelles permettent une nouvelle perception de la musique. Beat Gysin explore ainsi les différentes dynamiques issues de la relation entre espace, musique et récepteur/auditeur.

Michael Künstle interroge également la notion «d’espace». Le compositeur de musique de film et de concert associe la tradition orchestrale aux techniques modernes de composition et d’enregistrement afin de créer une composition d’espace sous forme d’expérience auditive en trois dimensions.

Le saxophoniste et compositeur Bertrand Denzler identifie quant à lui de nouvelles possibilités compositionnelles en évitant volontairement d’ancrer son œuvre dans un lieu. Grâce à une «résidence itinérante», il tente d’instaurer un échange avec des cultures étrangères par le biais de l’improvisation et de la composition. Ce dialogue constant, aux influences changeantes, a pour but d’ouvrir la voie à de nouvelles créations musicales.

Enfin, Andrina Bollinger et Marena Whitcher, membres du duo Eclecta, se situent à la croisée de plusieurs disciplines. Chanteuses, performeuses, multi-instrumentistes, productrices et compositrices, elles n’ont de cesse de collaborer avec d’autres arts pour faire émerger de nouveaux univers auditifs, visuels et tangibles.

«Carte Blanche» à Cécile Marti

La «Carte Blanche» de CHF 80 000.–, qui ne fait pas partie d’un appel à projets mais qui est attribuée tous les deux ans directement par un jury d’experts, entend permettre aux compositeurs de se consacrer pleinement à leur développement artistique sans préoccupation financière.

Celles et ceux qui ont suivi le parcours créatif de Cécile Marti au cours des dernières années savent à quel point l’artiste originaire du canton de Zurich a mérité cette «Carte Blanche». Son cycle orchestral «Seven Towers», composé de 7 parties écrites pour 120 musiciens, présenté pour la première fois en 2016 par l’OSBS à Bienne, puis repris par l’Orchestre Symphonique de Berne, la Camerata de Genève et le Basel Sinfonietta, a rencontré un large écho.

Parallèlement, Cécile Marti écrivait un doctorat sur le thème des évolutions temporelles en musique. La «Carte Blanche» lui permet désormais de placer ce travail de recherche dans un contexte artistique. Les évolutions temporelles doivent être rendues visibles par l’intermédiaire d’un ballet et d’une création sculpturale (Cécile Marti est également sculptrice sur pierre).

www.fondation-suisa.ch

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L’union fait la force

Le 22 juin 2018, nous y serons à nouveau. En tant que membre de la coopérative SUISA avec droit de vote, vous pourrez, lors de l’Assemblée générale au Bierhüebli de Berne, prendre des décisions concernant l’avenir de votre société d’auteurs et tirer également un bilan de l’exercice écoulé. Par Andreas Wegelin, Directeur général

L’union fait la force

Vote lors de l’Assemblée générale de SUISA: dans le cadre de la coopérative, les voix des auteurs et des éditeurs ont un poids commun. (Photo: Juerg Isler, isler-fotografie.ch)

Les coopératives peuvent d’une manière générale être définies comme des unions de personnes ou d’institutions poursuivant des buts identiques ou similaires et qui ont des intérêts communs. L’idée à la base de telles coopérations est claire et simple: l’union fait la force! Les préoccupations économiques, sociales ou culturelles exprimées par un groupe ont souvent davantage d’impact que la voix d’un seul individu.

En notre qualité de coopérative des auteurs et éditeurs de musique, nous pouvons nous engager pour défendre vos intérêts. L’objectif principal est de garantir de bonnes conditions pour les créateurs de musique, notamment en ce qui concerne les rémunérations. Dans ce contexte, la gestion collective prend une importance croissante; aujourd’hui, SUISA négocie parfois avec des entreprises actives au niveau mondial. Seule la force du collectif peut permettre d’affronter le pouvoir économique de tels partenaires de négociation.

Dans ces conditions, il est d’autant plus réjouissant de constater que l’année 2017 a été pour SUISA la meilleure de son histoire, d’un point de vue financier. Au total, 131,4 millions de francs de droits d’auteur pourront être répartis aux bénéficiaires et aux sociétés-sœurs. Jamais ce montant n’avait été aussi élevé.

Résultat annuel de SUISA: l’utilisation en ligne de musique dépasse pour la première fois les supports sonoresRésultat annuel de SUISA: l’utilisation en ligne de musique dépasse pour la première fois les supports sonores
Les auteurs et les éditeurs de musique ont reçu 131,4 millions de francs de la part de SUISA cette année. L’an passé, la société de gestion a perçu 150 millions de francs de droits d’auteur en Suisse et à l’étranger. C’est 2,9 millions de francs de plus que l’année précédente. Cette progression est notamment due aux rémunérations provenant des copies privées et du domaine en ligne. Pour la première fois, les recettes issues de l’utilisation en ligne d’enregistrements musicaux ont dépassé celles des ventes de supports sonores. Il reste néanmoins nécessaire d’agir dans le domaine du streaming. Cette croissance continue de profiter presque exclusivement aux plateformes en ligne plutôt qu’aux compositeurs, paroliers, et éditeurs de musique. Continuer

Une révision des statuts de SUISA figure à l’ordre du jour de l’AG à venir. Cette révision est nécessaire car, au niveau de l’Union européenne, une nouvelle directive concernant la transparence du travail des sociétés de gestion est en vigueur. Cela concerne donc également SUISA, qui est active au Liechtenstein et opère également, s’agissant des utilisations en ligne, dans le marché européen.

Le droit de la gestion dans l’UE et la révision des statuts de SUISALe droit de la gestion dans l’UE et la révision des statuts de SUISA
Contrairement à la Suisse, le Liechtenstein fait partie de l’Espace économique européen depuis 1995 et doit donc se conformer en majeure partie à la législation de l’Union européenne. Quel est le lien entre le droit de la gestion dans l’UE et la révision des statuts de SUISA? Continuer

Lors de l’AG, vous aurez en outre l’occasion de faire la connaissance de la Présidente de Swissperform, qui parlera de la collaboration entre les sociétés de gestion suisses.

Pourquoi les membres de SUISA devraient également envisager d’adhérer à SWISSPERFORMPourquoi les membres de SUISA devraient également envisager d’adhérer à SWISSPERFORM
Les compositeurs et paroliers membres SUISA qui sont aussi actifs en tant qu’artistes interprètes et/ou producteurs et dont les prestations sont diffusées par des radios et télévisions suisses ou étrangères ont droit à des redevances de SWISSPERFORM. Pour tous ces auteurs-compositeurs-interprètes/producteurs, l’adhésion à SWISSPERFORM est donc complémentaire à celle de SUISA et nécessaire pour une protection et une rémunération intégrale de leurs droits. Continuer

La FONDATION SUISA a apporté des nouveautés à sa pratique d’encouragement de la musique; le Directeur de la Fondation en parlera. Dernier point, mais non des moindres, il sera question de la révision du droit d’auteur; en avril et mai derniers, des hearings ont eu lieu à ce sujet au sein des commissions parlementaires.

Nouvelle stratégie d’encouragement: «Nous voulons tourner notre regard vers l’avenir»Nouvelle stratégie d’encouragement: «Nous voulons tourner notre regard vers l’avenir»
La FONDATION SUISA renforce son engagement pour la promotion de la musique en Suisse et dans la Principauté de Liechtenstein: chaque année, sous la devise «Get Going!», elle apportera un «coup de pouce» à quatre projets musicaux et proposera tous les deux ans une grande contribution de soutien à la création intitulée «Carte Blanche». Continuer
Révision du droit d’auteur: le travail des Commissions parlementaires a commencéRévision du droit d’auteur: le travail des Commissions parlementaires a commencé
Le 22 novembre 2017, le Conseil fédéral (CF) a présenté son message concernant la révision du droit d’auteur, accompagné d’un projet soumis aux Chambres fédérales (P-LDA). Le projet repose sur un compromis trouvé au sein du groupe de travail AGUR12 II au début mars 2017. Les travaux parlementaires sur ce projet ont commencé et SUISA a été invitée à donner son point de vue lors d’une audition organisée le 12 avril 2018 par la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national. Elle a aussi eu la possibilité de s’exprimer vis-à-vis de la Commission des affaires juridiques du Conseil national, par écrit puis par oral le 18 mai 2018. Continuer

Vous êtes en train de lire le SUISAblog ou le SUISAinfo; ces différents sujets y seront également présentés. Vous en apprendrez davantage sur ces questions passionnantes en venant à Berne participer à l’AG. Je me réjouis d’accueillir un grand nombre d’entre vous à cette occasion.

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131,4 millions de francs pour les compositeurs, paroliers et éditeurs131,4 millions de francs pour les compositeurs, paroliers et éditeurs C’est avec satisfaction que les membres du Conseil ont approuvé le résultat de l’année précédente lors de la séance qui s’est tenue fin mars 2017. Le chiffre d’affaires total a dépassé de 3,2% celui de l’année précédente. Au total, ce sont 131,4 millions de francs qui ont été distribués aux bénéficiaires. De plus, le Conseil a décidé d’accorder une répartition supplémentaire de 7% sur tous les décomptes ordinaires établis en 2018. Continuer
Révision du droit d’auteur: les auteurs et éditeurs doivent pouvoir mieux profiter de l’utilisation en ligne de leurs œuvresRévision du droit d’auteur: les auteurs et éditeurs doivent pouvoir mieux profiter de l’utilisation en ligne de leurs œuvres Le Conseil fédéral a adopté le message relatif à la nouvelle loi sur le droit d’auteur. SUISA est globalement satisfaite de cette version de la loi. Les solutions élaborées au sein du groupe de travail sur le droit d’auteur (AGUR12 II) ont été reprises. Pour que les auteurs, les interprètes, les éditeurs et les producteurs puissent profiter de la numérisation, il est néanmoins urgent d’y apporter des compléments importants. Continuer
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Le 22 juin 2018, nous y serons à nouveau. En tant que membre de la coopérative SUISA avec droit de vote, vous pourrez, lors de l’Assemblée générale au Bierhüebli de Berne, prendre des décisions concernant l’avenir de votre société d’auteurs et tirer également un bilan de l’exercice écoulé. Par Andreas Wegelin, Directeur général

L’union fait la force

Vote lors de l’Assemblée générale de SUISA: dans le cadre de la coopérative, les voix des auteurs et des éditeurs ont un poids commun. (Photo: Juerg Isler, isler-fotografie.ch)

Les coopératives peuvent d’une manière générale être définies comme des unions de personnes ou d’institutions poursuivant des buts identiques ou similaires et qui ont des intérêts communs. L’idée à la base de telles coopérations est claire et simple: l’union fait la force! Les préoccupations économiques, sociales ou culturelles exprimées par un groupe...Continuer

Nouvelle stratégie d’encouragement: «Nous voulons tourner notre regard vers l’avenir»

La FONDATION SUISA renforce son engagement pour la promotion de la musique en Suisse et dans la Principauté de Liechtenstein: chaque année, sous la devise «Get Going!», elle apportera un «coup de pouce» à quatre projets musicaux et proposera tous les deux ans une grande contribution de soutien à la création intitulée «Carte Blanche». Texte de FONDATION SUISA

FONDATION SUISA - Nouvelle stratégie d’encouragement: «Nous voulons tourner notre regard vers l’avenir»

Avec sa nouvelle politique d’encouragement, la FONDATION SUISA souhaite mettre en évidence de nouveaux lieux créatifs et soutenir des projets de manière prospective avec le moins de restriction possible pour les créateurs de musique. (Photo: Alberto Andrei Rosu / Shutterstock.com)

Le Conseil de la FONDATION SUISA a décidé d’orienter une partie de sa politique d’encouragement sur une nouvelle voie et d’ouvrir ainsi de nouvelles perspectives. La Fondation veut en effet pouvoir mieux répondre aux exigences actuelles de la création musicale suisse. Dorénavant, le regard sera moins fixé sur le rétroviseur pour mieux aller de l’avant. Quatre contributions à la création de projet ainsi qu’une grande bourse à la création viendront remplacer la politique des Prix pratiquée jusqu’ici.

«Au lieu de récompenser a posteriori un ou une artiste par l’octroi d’un prix, nous préférons investir dans le futur.», précise Urs Schnell, directeur de la FONDATION SUISA. Et il ajoute: «Plutôt que de juger, nous voulons avant tout encourager, et tourner notre regard vers l’avenir.»

«Get Going!» permet la réalisation de nouveaux projets

«Get Going!» aura pour but de donner un coup de pouce financier à des projets. Chaque année, quatre contributions «Get Going!», chacune dotée de CHF 25 000, seront mises au concours. Le coup d’envoi du premier «Get Going!» est prévu fin juin 2018, date à partir de laquelle les artistes pourront soumettre leur candidature. Il est important que «Get Going!» ne concurrence ni n’affecte les autres offres d’encouragement de la FONDATION SUISA, en particulier le secteur des attributions en vigueur, les partenariats existants, les salons et événements à l’étranger mais aussi les projets d’Orchestre en classe.

«Bien au contraire», explique Urs Schnell, «en tant qu’aide importante au lancement d’un projet, cette bourse doit être considérée comme une offre complémentaire aux soutiens financiers actuellement en place. Nous voulons ouvrir de nouvelles voies créatives et, avant tout, sortir des chemins tracés qui se sont peu à peu ancrés dans notre politique d’encouragement. Même si ces derniers se sont jusque-là révélés utiles et continuent à porter leurs fruits, ils ne conviennent pas à certains projets dont le format ne correspond pas aux critères d’octroi de subventions.»

Indépendance financière grâce à la «Carte Blanche»

Pas de mise au concours pour la «Carte Blanche» qui, dotée de 80 000 francs, se verra directement attribuée tous les deux ans par un jury de professionnels. La «Carte Blanche» doit permettre aux bénéficiaires de se concentrer pleinement sur leurs projets de création musicale pendant une période prolongée. «L’encouragement ainsi que le développement artistique seront au cœur de la ‹Carte Blanche›, davantage que travail effectué sur l’œuvre en question», précise Urs Schnell, définissant ainsi le cadre de cette contribution substantielle de soutien.

Avec ces deux projets d’encouragement, la FONDATION SUISA veut réagir à l’évolution rapide de la scène musicale, dans laquelle des projets créatifs ayant des approches innovantes sont régulièrement voués à l’échec parce qu’ils n’entrent pas dans la réglementation en vigueur. Par conséquent, la FONDATION SUISA renonce délibérément aux définitions courantes telles que le genre musical, l’âge ou les catégories de projet. «Get Going!» et «Carte Blanche» doivent être accessibles au plus grand nombre de personnes créatives musicalement. Comme le précise Urs Schnell, «les artistes suisses doivent être le moins possible restreints dans leurs idées créatives. Trop de projets musicaux ne voient jamais le jour parce qu’ils passent entre les mailles du filet des critères de subventions. Et c’est là, dans cette faille, que nous avons un rôle d’encouragement plus clair à jouer.»

La nouvelle politique d’encouragement de la FONDATION SUISA prend effet dès aujourd’hui. Les quatre premières contributions «Get Going!» seront mises au concours fin juin 2018. Les informations concernant la marche à suivre seront mises en ligne dès ce moment-là sur le site web de la Fondation.

www.fondation-suisa.ch

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La FONDATION SUISA renforce son engagement pour la promotion de la musique en Suisse et dans la Principauté de Liechtenstein: chaque année, sous la devise «Get Going!», elle apportera un «coup de pouce» à quatre projets musicaux et proposera tous les deux ans une grande contribution de soutien à la création intitulée «Carte Blanche». Texte de FONDATION SUISA

FONDATION SUISA - Nouvelle stratégie d’encouragement: «Nous voulons tourner notre regard vers l’avenir»

Avec sa nouvelle politique d’encouragement, la FONDATION SUISA souhaite mettre en évidence de nouveaux lieux créatifs et soutenir des projets de manière prospective avec le moins de restriction possible pour les créateurs de musique. (Photo: Alberto Andrei Rosu / Shutterstock.com)

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«Je trouve particulièrement excitant le fait de ne pas savoir quelle direction prendra une chanson»

James Gruntz a récemment sorti son nouvel album, intitulé «Waves». La bourse que le compositeur de 30 ans, également multi-instrumentaliste, producteur et chanteur, a reçue de la part de la FONDATION SUISA a fortement influencé la création de cet opus. Texte de Markus Ganz, contributeur invité

James Gruntz: «Je trouve particulièrement excitant le fait de ne pas savoir quelle direction prendra une chanson»

«En réalité, je gagne ma vie grâce aux cachets des concerts et aux rémunérations des sociétés de gestion», explique James Gruntz. (Photo: Gregor Brändli)

En 2014, James Gruntz se fait connaître grâce à son album «Belvedere», dont le succès se confirmera ensuite avec son bon classement dans les charts et l’obtention plusieurs récompenses («Basler Pop-Preis» en 2014 et deux «Swiss Music Awards» en 2015). Pour la création de «Waves», sorti récemment, James Gruntz a donc été soumis à une pression accrue. Après avoir grandi à Nidau, près de Bienne, c’est à 16 ans que le musicien est arrivé à Bâle. Il a ensuite réalisé un Master en musique pop à la Haute école des arts de Zurich et vit actuellement dans un loft d’une ancienne usine de Dulliken, dans les environs d’Olten, où il travaille ses chansons.

Pendant notre entretien, James Gruntz a relativisé cette pression. «La musique a toujours joué un rôle très important dans ma vie. Et ce sera toujours le cas, qu’elle me permette d’en vivre ou non.» Le compositeur, multi-instrumentaliste, producteur et chanteur souligne également que son premier album est sorti il y a dix ans déjà et que «Waves», disponible depuis peu, est son sixième album. «J’ai remarqué une évolution constante: mes chansons ont commencé par passer à la radio, puis les engagements pour des concerts se sont enchaînés. Jusqu’à maintenant, chaque nouvel album s’est mieux vendu que le précédent.»

Le plaisir du scat

On est un peu troublé lorsque James Gruntz avoue être heureux de ne pas avoir vécu l’âge d’or de l’industrie de la musique. «Cela m’évite de nourrir de grandes attentes commerciales concernant l’ album. En réalité, je gagne ma vie grâce aux recettes des concerts et aux rémunérations des sociétés de gestion.» Il s’en sort financièrement car, en plus d’être l’interprète et le producteur de ses chansons, il en est également l’auteur. Il compte sur les ventes des albums uniquement pour couvrir les coûts de production.

Heureusement, cela n’a pas empêché James Gruntz de réaliser son nouvel album «Waves», qui séduit par un délicieux mélange de soul, de pop et d’électronique. Au départ, il ne savait pas à quoi ressemblerait ce nouvel album. «Je n’étais certain que d’une chose: je souhaitais chanter du scat, comme avec la chanson ‹Heart Keeps Dancing› du dernier album.» C’est avec ce morceau qu’il s’était essayé pour la première fois à ce claquement de langue particulier et cela avait été un succès. Et comme il s’y adonne «avec grand plaisir», il souhaitait inclure plus de morceaux de ce genre dans le nouvel album et oser davantage.

Pas de finalité en soi

Les prouesses vocales originales marquent encore plus profondément la musique que sur le dernier album, notamment grâce à quelques faussets rappelant Prince et à l’harmonie de chants polyphoniques, qui permettent une certaine distanciation. «Cela me fait plaisir de jouer avec les notes, j’aime le côté ludique de la chanson. Il est toutefois important de ne pas relever ce défi uniquement parce qu’on y arrive ou pour son aspect technique. Il faut que cela fonctionne de manière indépendante, que cela ait un sens.» En fin de compte, c’est la voix qui confère à l’album son originalité.

Les nouveaux morceaux sont très différents les uns des autres. James Gruntz a toujours un dictaphone sur lui, afin d’enregistrer de nouvelles idées. De temps à autre, il écoute ces enregistrements «qui [lui] donnent envie de faire naître une chanson». Il travaille ensuite seul à la maison, dans son home studio, jusqu’à ce que le morceau prenne forme. «Je trouve cela particulièrement excitant de ne pas savoir quelle direction prendra la chanson. Lorsque cela devient clair pour moi et que j’ai trouvé ma version, je cherche la collaboration d’autres musiciens, je suis ouvert à leurs idées.»

Différentes origines

L’idée pour le premier single, «You», lui était déjà venue à l’esprit il y a trois ans, peu après la sortie du dernier album. «Ce morceau a énormément évolué jusqu’à sa finalisation, il est très différent de l’idée initiale.» Au contraire, d’autres chansons comme «Waves» ont presque été achevées en un jour, à partir de rien. «Ce morceau est pour ainsi dire encore au stade de démonstration. Cela a été possible car il ressemble plus à une musique d’ambiance qu’à une chanson et son développement était donc limité.»

La bourse de travail de 80 000 francs que James Gruntz a reçue en 2016 de la part de la FONDATION SUISA a fortement influencé la création de l’album. En fait, «Waves» aurait déjà dû sortir ce printemps. «J’ai toutefois remarqué que j’avais besoin de plus de temps pour concevoir l’album tel que je le souhaitais. J’ai donc reporté la sortie de l’album de six mois, sans craindre que mon compte en banque n’affiche un montant négatif.»

Le livre est-il le nouveau CD?

La bourse de travail a permis de donner naissance à un projet très spécial: dans le cadre de sa tournée, James Gruntz publie aussi un livre de 64 pages. «Il s’agit d’une expérience à laquelle j’aurais réfléchi à deux fois si je n’avais pas reçu l’argent de la FONDATION SUISA.» Pour chaque chanson du nouvel album, un auteur s’est chargé d’écrire un texte correspondant, de manière totalement libre. «Résultat: des poèmes et des histoires qui sont également très intéressants à mes yeux car ils montrent l’effet que peut produire ma musique.»

A l’origine de ce projet de livre, il y a une réflexion: selon James Gruntz, «le CD est sur le déclin, malgré la meilleure qualité du son». Il est toutefois convaincu que la plupart des gens, tout comme lui, aiment tenir quelque chose en main en écoutant de la musique. «Et un livre est un bien plus bel objet qu’un CD! Il contient également les paroles des chansons, ce qui est utile pour les auditeurs qui écoutent ma musique en streaming.» Ce projet a également pu voir le jour grâce à la maison d’édition Zytglogge, qui publie l’album et qui possède également des livres dans son assortiment. Ainsi, James Gruntz peut maintenant se réjouir du fait que sa musique soit également disponible dans ses librairies préférées. Le livre comprend en effet un code de téléchargement pour son album (le livre peut aussi être acheté lors des concerts).

Concerts 2017/18: 17 nov. Schüür Lucerne, 18 nov. Eintracht Kirchberg SG, 24 nov. Gaswerk Seewen, 25 nov. Kaserne Bâle, 1er déc. Kofmehl Soleure, 2 déc. L’Usine Genève, 8 déc. Salzhaus Brugg, 9 déc. Hotel Wetterhorn Hasliberg, 17 déc. Zauberwald Lenzerheide, 12 janv. 2018 Salzhaus Winterthur, 19 janv. Chollerhalle Zoug, 20 janv. Mokka Thoune, 16 févr. Kulturkarussell Rössli Stäfa, 23 févr. Kulturfabrik KUFA Lyss, 24 févr. Casino Herisau, 27 avr. Kühltür Grosshöchstetten.

www.jamesgruntz.com, site officiel de James Gruntz

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Profession et vocation | avec vidéo

Comment fonder et administrer un ensemble de musique contemporaine? Où puis-je obtenir un soutien financier pour mes projets musicaux? Quelle est l’utilité de SUISA et de Swissperform? Comment puis-je faire connaître mes œuvres via Internet? Quelques impressions de la première édition de la «Journée d’orientation professionnelle» au Festival Archipel 2017. Texte, photo et vidéo Manu Leuenberger

Le samedi 1er avril 2017, les personnes présentes au Festival Archipel de Genève ont pu constater que la musique est à la fois une profession et une vocation. Durant la journée, les jeunes créateurs ont bénéficié d’informations de première main. Lors de 12 exposés, des spécialistes ont livré de nombreux trucs et astuces utiles pour l’entrée dans la vie professionnelle de musicienne ou musicien.

La vidéo ne montre qu’un petit extrait du large éventail des thèmes abordés. Lors de cette première édition de la «Journée d’orientation professionnelle», qui a eu lieu avec le soutien de SUISA, d’autres exposés ont été donnés par les personnes suivantes: Johannes Knapp – Directeur de l’ASM, Damien Pousset – fondateur du label Aeon, François Passard (Directeur) et Alain Renaud (responsable du studio de production) de L’Abri, Lucas Fagin – compositeur et co-directeur de Babelscores, Bruno Serrou – critique musical et Marie-Christine Papillon – Directrice des Editions Papillon.

Profession et vocation | avec vidéo

Festival Archipel: lors de la table ronde du 1er avril 2017 avec des compositeurs, avant la soirée de concert à l’Alhambra, il a également été question d’inspiration et de profession. Tout à droite: Xavier Dayer, Président du Conseil de SUISA.

Le soir, avant le concert à l’Alhambra, une table ronde a été organisée avec des compositeurs. Xavier Dayer, Président du Conseil de SUISA, y a participé. Dans une salle bien remplie, le public a pu comprendre pourquoi les droits d’auteur ont une importance toute particulière pour les compositeurs, qui ne touchent pas de cachets pour leurs concerts. Grâce à cette rémunération, les compositeurs comme Hanspeter Kyburz, William Blank ou Tristan Murail peuvent créer des œuvres comme celles qui furent jouées après la table ronde par le Lemanic Modern Ensemble.

www.archipel.org, site Internet du festival

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C’est sur les chaînes de radio thématiques de la SSR que vit la musique suisse

Six chaînes de radio thématiques de la SSR pourraient être supprimées. C’est en effet ce qu’exige une motion de la Commission des transports et des télécommunications du Conseil national. En cas d’approbation, les conséquences pour les artistes suisses seraient catastrophiques. Car ce sont justement ces chaînes de radio qui diffusent et soutiennent la musique locale. Signez maintenant la pétition en ligne «Touche pas à mes radios thématiques»! Texte de Giorgio Tebaldi et Manu Leuenberger

C’est sur les chaînes de radio thématiques de la SSR que vit la musique suisse

Des rues de Berne à la belle scène de la Kulturfabrik de Lyss: le groupe alémanique Troubas Kater s’est produit en novembre 2015 dans l’émission «8×15.». Lors de ces soirées de concerts de la chaîne SRF Virus, 8 groupes suisses peuvent se produire durant 15 minutes et ainsi se faire connaître du grand public. (Photo: SRF)

En février 2017, le duo zurichois Dabu Fantastic ainsi que leur co-compositeur Gianluca Giger ont reçu une distinction dans le cadre des Swiss Music Awards pour le meilleur tube et la meilleure composition. Actuellement, ce groupe zurichois fait partie des ensembles de musique pop les plus populaires de Suisse. Ils doivent leur popularité pour une très large part aux chaînes de radio suisses de la SSR, comme l’explique le chanteur Dabu Bucher dans son entretien avec la SSR (en allemand). Il y a plus de dix ans, SRF Virus diffusait pour la première fois les chansons du groupe, ce qui leur a véritablement permis de percer.

Mais la chaîne jeunesse de la SSR joue aussi un rôle important pour d’autres artistes suisses. Elle fait office de tremplin pour de jeunes musiciens (encore) peu connus. Avec sa série de concerts «8×15.» par exemple, la chaîne offre aux nouveaux venus une plate-forme de choix. Le programme musical de SRF Virus est composé à 50% de musique suisse. Presque aucune autre chaîne de musique ne propose une part plus importante de musique helvétique.

Mais cela ne devrait pas durer – du moins si l’on en croit la Commission des transports et des télécommunications du Conseil national (CTT-N). Dans sa motion 17.3010 «Réduire le nombre de chaînes thématiques dans le domaine des radios», la CTT-N exige la suppression de six chaînes de la SSR: SRF Virus, SRF Musikwelle, Radio Swiss Classic, Radio Swiss Jazz, Radio Swiss Pop ainsi que la chaîne romande Option Musique devraient stopper la diffusion de leur programme. Selon le texte de l’initiative, il s’agit de chaînes «qui n’assument pas un mandat de service public à proprement parler».

Le service public signifie également la promotion de la création artistique suisse

Dans son «rapport d’analyse de la définition et des prestations du service public de la SSR compte tenu de la position et de la fonction des médias électroniques privés», le Conseil fédéral a analysé ce qu’il entend par service public dans le domaine de la radio et de la télévision. Dans ce document, le Conseil fédéral affirme que la SSR «fournit quantité de prestations non rentables au service de la société». L’encouragement du cinéma, de la musique et de la littérature suisses, qui ne serait plus possible sans redevance, en fait partie.

Ce sont justement les chaînes thématiques qui contribuent pour une très large part à la promotion de la musique suisse – et ce non seulement dans le domaine de la musique pop ou rock avec SRF Virus, mais également dans celui du jazz, de la musique classique et surtout de la musique populaire, avec SRF Musikwelle. Comme on peut le lire sur le site Internet de SUISA, ces six chaînes radiophoniques thématiques représentent environ 22% de la musique suisse diffusée. Considéré dans sa globalité, ce taux est de 20% pour toutes les chaînes de la SSR. A titre de comparaison, les chaînes privées suisses atteignent une part de moins de 10% de musique suisse.

Les chaînes thématiques découvrent et encouragent la musique suisse

Les chaînes thématiques jouent dès lors un rôle clé dans la découverte et l’encouragement de la musique suisse. Avec leur couverture médiatique du paysage musical suisse actuel, elles sont absolument indispensables. Il est donc difficile d’imaginer que les chaînes de radio privées combleraient cette lacune si les chaînes thématiques venaient à disparaître. Les chaînes privées ont un intérêt commercial et elles sont principalement financées par des recettes publicitaires. Elles doivent par conséquent orienter leurs programmes vers un public qui veut avant tout écouter des tubes en vogue. Les musiciens suisses en savent quelque chose: «Nous ne faisons pas des tubes, nous les diffusons», déclare ainsi le chanteur/parolier et président de l’Association des musiciens suisses, Christoph Trummer, dans un entretien accordé à la revue musicale Musikmarkt (en allemand).

La suppression des chaînes de radio thématiques toucherait les musiciens suisses également d’un point de vue financier. En 2015, les six chaînes thématiques ont diffusé près de 550 000 minutes de musique d’auteurs suisses. Selon le Rapport annuel SUISA 2015, les redevances de droits d’auteur s’élèvent à CHF 2.70 par minute de musique diffusée sur les chaînes de la SSR. Les recettes de droits d’auteur pour la diffusion d’œuvres de compositeurs, de paroliers et d’éditeurs suisses sur les six chaînes radiophoniques thématiques s’élèvent ainsi à près de 1,5 million de francs. Cet argent va non seulement aux stars déjà bien établies, mais aussi à des artistes suisses peu connus.

Des conditions-cadres bénéfiques à la culture suisse

Si la motion de la CTT-N devait être approuvée, cela aurait de très lourdes conséquences sur le paysage de la musique suisse. On perdrait non seulement d’importantes plates-formes qui présentent une vaste palette de la création musicale suisse, mais la suppression des chaînes de radio thématiques toucherait également les artistes d’un point de vue financier.

Il convient en outre de se poser cette question essentielle: revient-il vraiment au Parlement de décider du contenu des programmes de radio? Le législateur ne devrait-il pas plutôt se restreindre à définir le cadre des chaînes de radio et de télévision? Cette motion déciderait du sort de toute une série de programmes de la SSR. Cela va bien plus loin que la définition de simples conditions-cadres, lesquelles devraient être favorables aux artistes suisses.

Depuis 2006, la SSR exploite la plate-forme musicale en ligne mx3, «The Swiss Music Portal». Sur www.mx3.ch, les musiciens peuvent non seulement présenter leur musique au grand public, mais cette plate-forme est également utilisée par des chaînes de la SSR pour la conception de leur programme. Ainsi, SRF 3, SRF Virus, Couleur 3, Rete Tre et Radio Rumantsch diffusent dans leur programme les morceaux que les artistes ont téléchargés sur mx3. En 2015, près de 22 900 groupes étaient représentés sur mx3. Ils ont tous téléchargé leur musique sur ce portail musical.

Pétition en ligne «Touche pas à mes radios thématiques»

Par cette pétition, les Commissions compétentes du Palais fédéral sont priées de renoncer à la suppression des chaînes thématiques de la SSR.

Signez maintenant la pétition en ligne «Touche pas à mes radios thématiques!» sur www.petitionen24.com

Sie können die Petition auch auf dem Unterschriftenbogen unterzeichnen (PDF).

La pétition est initiée et encouragée par une très large part de personnes intéressées issues de la scène musicale suisse. S’engagent, entre autres, pour le maintien des chaînes de radio thématiques: le Conseil Suisse de la Musique, l’Association des musiciens suisses, le Syndicat musical suisse, l’Association Suisse des Musiciens, l’Union Suisse des Artistes Musiciens USDAM, Helvetia Rockt, IndieSuisse, l’IFPI, la Coopérative suisse des artistes interprètes SIG, Orchester.ch, l’Association fédérale des yodleurs AFY, l’Association suisse des musiques ASM, Union Suisse des Chorales USC, l’Association suisse de la musique populaire ASMP.

Chaque signature compte et est importante pour que la musique suisse puisse continuer à être diffusée et découverte sur des chaînes comme Radio Swiss Pop, Radio Swiss Classic, Radio Swiss Jazz, Radio SRF Virus, Radio SRF Musikwelle et Radio RTS Option Musique. Vous trouverez plus d’informations sur le site Internet des initiateurs de la pétition en ligne: www.prospartenradio.ch

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Six chaînes de radio thématiques de la SSR pourraient être supprimées. C’est en effet ce qu’exige une motion de la Commission des transports et des télécommunications du Conseil national. En cas d’approbation, les conséquences pour les artistes suisses seraient catastrophiques. Car ce sont justement ces chaînes de radio qui diffusent et soutiennent la musique locale. Signez maintenant la pétition en ligne «Touche pas à mes radios thématiques»! Texte de Giorgio Tebaldi et Manu Leuenberger

C’est sur les chaînes de radio thématiques de la SSR que vit la musique suisse

Des rues de Berne à la belle scène de la Kulturfabrik de Lyss: le groupe alémanique Troubas Kater s’est produit en novembre 2015 dans l’émission «8×15.». Lors de ces soirées de concerts de la chaîne SRF Virus, 8 groupes suisses peuvent se produire durant 15 minutes et ainsi se faire connaître du grand public. (Photo: SRF)

En février 2017,...Continuer

«Trouver sa voie dans le monde professionnel de la musique? Respect!»

A propos de la musique comme composante essentielle de notre vie, de la découverte d’artistes, des possibilités du commerce en ligne, des moments magiques offerts par les concerts et de l’encouragement de la musique suisse dès les premiers pas. Carte blanche à Hedy Graber, Cheffe de la division Culture et affaires sociales, Fédération des coopératives Migros

Hedy-Graber-Porträt

Hedy Graber, née en 1961, a étudié l’histoire de l’art et la littérature allemande à l’Université de Genève, ainsi que la photographie à l’Ecole d’Arts Visuels. La «cheffe de la culture de Migros» apprécie beaucoup les moments magiques offerts par les concerts: «A mon avis, rien ne va au-delà de ce qui peut se passer musicalement sur une scène.» (Photo: Nathalie Bissig)

Récemment, dans le TGV qui m’emmenait en vacances dans le sud de la France, j’ai enfin à nouveau eu l’occasion de dévorer plusieurs journaux. Je suis alors tombée sur une critique élogieuse de «Taziri», l’album de deux musiciens que je ne connaissais pas, Titi Robin et Mehdi Nassouli. Ma curiosité ayant été éveillée, j’ai téléchargé cet album sur Spotify et ai beaucoup aimé cette musique. Il y a quelques années, j’aurais certes noté le nom du groupe, mais des semaines se seraient certainement écoulées jusqu’à un éventuel achat en magasin. Je profite de plus en plus des possibilités offertes par le commerce en ligne, en sachant que les droits des artistes sont respectés, c’est-à-dire que ceux-ci toucheront leurs droits. Je serais passée à côté de beaucoup de musique et de beaucoup de découvertes – comme l’album mentionné – si les possibilités de téléchargement immédiat n’avaient pas existé.

Le Pour-cent culturel Migros a créé son propre label de CD Musiques Suisses en 1987, pour la musique classique suisse, le jazz suisse et la nouvelle musique populaire, avec comme objectif de constituer en quelque sorte des archives vivantes de la musique suisse. Il est vrai que les ventes de CD diminuent également constamment pour Musiques Suisses, mais le téléchargement constitue dans ce cas un moyen d’accéder rapidement et aisément à la musique. Nous constatons que «notre» musique est écoutée par un cercle grandissant d’amateurs, particulièrement au Japon, mais également dans d’autres pays éloignés. Les musiciennes et musiciens présentés dans le cadre de Musiques Suisses gagnent ainsi en notoriété, et c’est réjouissant.

La musique fait partie de nos vies, de la musique qui nous fait patienter au téléphone à la musique de fond dans les magasins en passant par celle des musiciens de rue. Ces sons parviennent à nos oreilles souvent indépendamment de notre volonté. La musique, probablement l’art le plus immédiat, devient une composante de notre environnement immédiat. Et c’est précisément pour cela qu’il devient important de savoir distinguer et écouter de manière attentive. Et où peut-on le faire mieux qu’en concert? A mon avis, rien ne va au-delà de ce qui peut se passer musicalement sur une scène: interprétation, nuances, jeu d’ensemble, talent, forme du jour et public, tels sont les ingrédients nécessaires pour une grande authenticité et des moments magiques. Comme lorsque le chef d’orchestre italien Claudio Abbado parvient à donner l’impression que les notes s’immobilisent dans l’espace ou que la chanteuse nigériane de hip-hop et de soul Nneka imprime une formidable tension aux rythmes et aux paroles.

Le Pour-cent culturel Migros tient également à accompagner les jeunes musiciennes et musiciens lors de leurs premiers pas sur scène. Nos efforts de promotion des talents sont complétés par l’organisation de la Demotape Clinic et de notre festival de musique pop m4music. Ce n’est qu’en offrant aux artistes la chance de pouvoir se produire qu’ils pourront accumuler des expériences précieuses.

La musique m’accompagne par bonheur depuis mon enfance et j’ai un très grand respect pour toutes les personnes qui parviennent à trouver leur voie dans ce monde professionnel.

Hedy Graber dirige depuis 2004 la division Culture et affaires sociales auprès de la Fédération des Coopératives Migros à Zurich et est ainsi responsable de l’orientation des projets culturels et sociaux du Pour-cent culturel Migros. Sa fonction inclut également le développement du Fonds de soutien Engagement Migros, créé en 2012.

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Hedy Graber, née en 1961, a étudié l’histoire de l’art et la littérature allemande à l’Université de Genève, ainsi que la photographie à l’Ecole d’Arts Visuels. La «cheffe de la culture de Migros» apprécie beaucoup les moments magiques offerts par les concerts: «A mon avis, rien ne va au-delà de ce qui peut se passer musicalement sur une scène.» (Photo: Nathalie Bissig)

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