Archive de tag: Diffusion de musique en ligne

Croissance durable pour les membres

Les coopératives se distinguent par leur modèle économique solide. C’est également le cas de SUISA. Le chiffre d’affaires de la coopérative des compositeurs, paroliers et éditeurs de musique est en légère hausse en 2015 et 88% des revenus perçus sont reversés aux ayants droit, ce qui représente en tout 125 millions de francs. La coopérative apporte ainsi une contribution financière significative à ses membres. Vous trouverez ci-dessous une analyse des résultats annuels. Texte de Andreas Wegelin, Directeur général

Edito-AW-Jun-2016-Drums-backstage

Les compositeurs et paroliers ne sont pas toujours présents sur scène, le versement des droits d’auteur par leur coopérative revêt donc une importance particulière. (Photo: Dreadek / Shutterstock.com)

SUISA a publié ses chiffres annuels 2015, lesquels sont réjouissants. La coopérative des auteurs et éditeurs de musique a constaté l’an dernier une augmentation des recettes en Suisse et au Liechtenstein. Grâce à la très forte demande de musique, SUISA a pu encaisser 132,7 millions de francs. Avec les recettes provenant des répertoires de SUISA à l’étranger, la valeur des droits d’auteur s’élève à un montant net de 142,7 millions de francs.

Revenus importants pour les compositeurs, les paroliers et les éditeurs

SUISA distribue environ 88% de ses recettes aux ayants droit, soit un montant de 125 millions de francs en faveur de personnes actives dans le monde musical. Ces revenus sont importants pour les compositeurs, les paroliers et les éditeurs, dans la mesure où beaucoup d’entre eux ne montent jamais sur scène et ne reçoivent donc ni cachet, ni participation aux recettes du merchandising. La rémunération issue de la gestion collective de leurs œuvres représente une part importante de leur revenu.

Les coopératives fonctionnent de façon durable dans l’intérêt de leurs membres

En Suisse et au Liechtenstein, c’est le travail de SUISA. Les coopératives sont en premier lieu des organisations d’aide à leurs membres et fonctionnent sans but lucratif ni gains élevés liés aux actions, mais plutôt de manière durable, dans l’intérêt de leurs membres. Comme le montre l’exercice 2015, SUISA, qui représente les auteurs et éditeurs de musique, est sur la bonne voie. Les recettes de la coopérative ont régulièrement augmenté au cours des trois dernières années, principalement grâce aux concerts et à la télévision numérique.

Les concerts, un marché florissant

Les recettes les plus importantes en 2015 ont été réalisées grâce aux concerts et festivals, marchés florissants en Suisse. L’an dernier, SUISA a encaissé env. 20,3 millions de francs de recettes de droits d’auteur en lien avec les tarifs communs Ka et Kb des concerts. En 2014, ce montant était de 18,7 millions de francs. Ces deux tarifs représentent presque la moitié des recettes provenant des droits d’exécution. Au total, ceux-ci se sont élevés à 46 millions de francs (contre 44,1 millions l’année précédente). Les litiges qui ont pu être réglés l’an dernier ont également généré rétroactivement des recettes supplémentaires.

La télévision numérique en progression

Les recettes provenant des droits de diffusion ont légèrement augmenté l’an dernier, passant de 64 à 64,6 millions de francs. Cette hausse est due d’une part aux recettes publicitaires plus élevées de la SSR. D’autre part, la popularité croissante de la télévision numérique est positive pour les auteurs et les éditeurs. La diffusion d’émissions sur le réseau câblé et la location de décodeurs TV permettant une retransmission différée ont permis d’augmenter les recettes en 2015.

Flop en ligne, top pour les supports sonores?

Les recettes 2015 dans le domaine online et les supports sonores ne suivent pas l’évolution tendancielle. La tendance sur le marché est la suivante: la musique est de plus en plus écoutée sur Internet, notamment en streaming, alors que, depuis des années, les supports sonores sont de moins en moins achetés. Pourtant, les recettes de SUISA provenant des supports sonores ont légèrement augmenté l’an dernier alors que les recettes provenant du domaine en ligne ont reculé. L’exception suisse? Non.

S’agissant des supports sonores, la production à grande échelle d’un seul client a généré cette croissance par rapport à l’année précédente. Quant au recul constaté en 2015 sur les recettes en ligne, il est lié aux processus comptables. En raison de la croissance très rapide de la quantité de données en streaming gérée par SUISA, les processus de facturation des recettes en ligne ont dû être entièrement révisés.

Cela a eu pour conséquence que les factures 2015 de certains fournisseurs de streaming n’ont pu être établies qu’en janvier 2016. Indépendamment du report comptable, il faut admettre que des efforts supplémentaires sont nécessaires du côté des recettes en ligne afin que des rémunérations adéquates soient négociées pour les auteurs lors de la mise à disposition de leur musique sur Internet.

«Un point négatif à souligner: les indemnisations par Youtube, le canal gratuit le plus utilisé, sont bien trop faibles pour les auteurs.»

Les revenus liés au online sont versés lors du deuxième décompte trimestriel de juin 2016. Toutefois, la somme redistribuée restera d’un faible niveau, tout comme l’année précédente. Cela s’explique notamment par les offres illégales et les services gratuits financés par la publicité. Ces offres concurrencent en effet les offres payantes légales de Spotify, Apple Music ou encore Google Play.

Un point négatif à souligner: les indemnisations par Youtube, le canal gratuit le plus utilisé, sont bien trop faibles pour les auteurs. Les rémunérations par les fournisseurs en ligne restent un sujet important pour SUISA en 2016: les compositeurs, paroliers et éditeurs de musique doivent être rémunérés équitablement pour l’utilisation de leurs oeuvres, particulièrement via le streaming.

Maintenir des coûts de gestion bas

Un autre thème important (et récurrent) est celui des coûts. SUISA est sur la bonne voie: les coûts de gestion se sont élevés à 27,4 millions de francs en 2015, soit une baisse de 2,5% par rapport à l’année précédente (28,1 millions). SUISA confirme ainsi les résultats de l’analyse des coûts qui avait été menée en 2015 auprès des cinq sociétés de gestion suisses pour le compte de l’Institut Fédéral de la Propriété Intellectuelle (IPI). Les résultats de l’analyse montraient que les sociétés de gestion travaillent de manière rentable et que leurs coûts sont convenables et pertinents.

Cela signifie qu’à l’avenir, les membres de SUISA pourront continuer à compter sur la contribution substantielle de leur coopérative à leurs revenus, grâce à une gestion efficace.

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Workshop avec des spécialistes de SUISA: musique et droit sur Internet

L’Association des musiciens suisses (Musikschaffende Schweiz) propose, en collaboration avec SUISA, un workshop sur le thème «musique et droit sur Internet». Des spécialistes de SUISA donneront un aperçu de la situation juridique dans ce domaine et seront présents durant une partie de la soirée pour répondre à des questions pratiques sur le droit d’auteur et la mise à disposition de musique en ligne. Le workshop aura lieu le jeudi 27 novembre 2014 à Zurich.

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Musique et droit sur Internet: des spécialistes de SUISA répondent à vos questions. (Image: Manu Leuenberger)

Ma musique sur Internet: où et comment puis-je, en tant que membre SUISA, proposer mes morceaux sur Internet? Comment le droit d’auteur peut-il me permettre de toucher les recettes qui me reviennent en tant que parolier? Quelles sont les opportunités et les risques du streaming, du téléchargement, de YouTube, Spotify & Co? Quelle est concrètement la situation juridique dans le domaine de la mise à disposition de musique sur Internet?

Les experts en droit d’auteur de SUISA seront à votre disposition durant une bonne partie de la soirée et pourront vous donner certains conseils. Ne manquez pas cette occasion d’obtenir une vue d’ensemble de la situation juridique en lien avec le thème «musique et droit sur Internet». Vous pourrez obtenir des conseils pratiques sur la mise à disposition de musique sur Internet et sur le soutien que SUISA peut apporter dans ce domaine. Ce sera l’occasion de poser les questions auxquelles vous êtes confrontés en tant que créateurs de musique, dans le contexte d’Internet, et d’échanger avec des collègues musiciens et les spécialistes de SUISA.

Données pratiques pour le workshop «musique et droit sur Internet»

Quand? Jeudi 27 novembre 2014, début: 18h, jusqu’à env. 21h

Où? Espace polyvalent SIG, sous-sol de la Kasernenstrasse 23, 8004 Zurich (à 5 min. à pied de la Sihlpost. Descendre l’escalier extérieur du bâtiment bleu)

Qui? Fabian Niggemeier, lic. iur. et avocat, Service juridique de SUISA et Manu Leuenberger, Chef de projet, Communication SUISA

Comment? Brève présentation de la situation juridique avec conseils pratiques. Ensuite, possibilité de poser des questions. La discussion se poursuivra dans le cadre d’un apéro. Si vous le souhaitez, vous pouvez nous transmettre vos questions et cas concrets par écrit en même temps que votre inscription. Le workshop aura lieu en allemand.

Inscription jusqu’au dimanche 23.11.2014 à: luise.werlen(at)musikschaffende(point)ch
Lors de l’inscription, veuillez s.v.p. indiquer si vous êtes membre de l’Association des Musiciens Suisses (Musikschaffende Schweiz) ou d’une autre association de musiciens professionnels (SMS, USDAM ou ASM).

Vers le communiqué de l’Association des Musiciens Suisses (Musikschaffende Schweiz)

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Légal, illégal, complètement égal?

Flyer légal, illégal, complètment égal? Quand l'art rencontre la politique

«Quand l’art rencontre la politique» souhaite encourager un dialogue et une bonne compréhension entre les créateurs culturels et le monde politique. (Image: Flyer Suisseculture / Design: www.corneliamattich.ch)

Le problème est bien connu: lorsque tout est gratuit sur Internet, les artistes et les producteurs de culture perdent une partie de leurs recettes. Quelles solutions peut-on envisager? Le jeudi 19 septembre 2013, à l’aula du centre culturel PROGR à Berne, des personnalités politiques et des artistes vont aborder cette question ouvertement. L’entrée est libre.

Quel est l’avis du chanteur de Favez Chris Wicky sur les offres gratuites apparaissant sur Internet? Pourquoi le Conseiller national Balthasar Glättli souhaite-t-il que l’échange d’œuvres non licenciées devienne légal, avec de nouvelles formes de rémunération? Comment faire pour que les utilisateurs ne disent pas «ça m’est complètement légal» lorsqu’on leur parle d’une rémunération correcte des artistes sur Internet?

Lors de cette rencontre dans le cadre de l’action «Quand l’art rencontre la politique» de Suisseculture, des politiciens et des artistes échangeront des idées autour de la question suivante: gratuité totale sur Internet? La manifestation est publique et ouverte à toute personne intéressée. Début à 19h30. Entrée libre.

À la table ronde: du chanteur rock au Conseiller aux Etats PS

Au programme, il y aura deux brefs exposés mais surtout deux débats. Les discussions seront animées par Ueli Schmezer, présentateur de l’émission «Kassensturz» à la TV alémanique, et musicien lui-même. Une traduction est assurée (allemand et français). Les participants seront entre autres les suivants: Chris Wicky (chanteur/compositeur et membre du Conseil de SUISA), Johanna Lier (autrice), Raphael Urweider (poète), Matthias Bürcher (chef monteur), Hanspeter Müller Drossaart (comédien), Christa Markwalder (Conseillère nationale, PLR), Balthasar Glättli (Conseiller national, Verts), Beat Flach (Conseiller national, pvl) et Hans Stöckli (Conseiller aux Etats, PS).

Vous trouverez des détails à propos de cette soirée sur le flyer  ou sur le site Internet de Suisseculture.

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