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Commentaire du résultat de l’exercice 2016 de SUISA

SUISA a pu clore son exercice 2016 de manière très satisfaisante. Le résultat fait apparaître un niveau sans précédent en ce qui concerne le produit provenant des utilisations de droits d’auteur en Suisse. Le montant à répartir atteint un niveau record dans l’histoire de la coopérative, née il y a plus de 90 ans. La déduction de frais moyenne reste modeste de sorte que, sur 100 francs encaissés, près de 88 francs vont pouvoir être répartis aux auteurs et éditeurs ayants droit. Texte de Andreas Wegelin

Commentaire du résultat de l'exercice 2016 de SUISA

Pour l’année 2016, les auteurs et éditeurs toucheront CHF 128,9 mio. de droits d’auteur de la part de SUISA. Ce montant est le plus élevé jamais atteint dans l’histoire de la coopérative, qui existe depuis plus de 90 ans. (image: Manu Leuenberger)

Le meilleur résultat de SUISA jusqu’à présent, celui de 2008, a été dépassé en 2016. Les recettes provenant des droits d’auteur relatifs à l’utilisation de la musique en Suisse et au Liechtenstein n’avaient jamais atteint un niveau si élevé. Dans ces conditions, plus de 128 millions de francs vont pouvoir être versés aux auteurs et éditeurs ayants droit en Suisse et à l’étranger. C’est le montant le plus élevé de l’histoire de notre coopérative, née il y a plus de 90 ans.

Ce résultat record s’explique par différents éléments. Les recettes ont notamment augmenté dans le domaine des droits d’émission et de retransmission (tarif commun (TC) S, émetteurs sans SSR, TC Y, Pay TV, et TC 1/2) ainsi qu’en ce qui concerne la consultation «en différé» d’émissions (TC 12, location set-top-boxes). Une nouvelle augmentation a également été constatée dans le domaine des droits d’exécution, notamment les concerts (TC K) et les projections de films (TC E, cinémas).

S’agissant des enregistrements musicaux, la tendance qui se confirme est celle d’une diminution de l’utilisation des supports physiques au profit des utilisations online. Dans le domaine des utilisations en ligne de musique, le streaming gagne en importance par rapport au téléchargement. Une augmentation a également été enregistrée en ce qui concerne les redevances pour la copie privée (TC 4). Elle s’explique par l’augmentation des capacités de mémoire des appareils (smartphones, tablettes).

La déduction de frais reste modeste

Les coûts de la gestion des droits ont un peu augmenté, parallèlement aux recettes, mais dans une moindre mesure. Dans ces conditions, la déduction de frais sur les décomptes destinés aux ayants droit reste assez faible (12,37%). Sur 100 francs encaissés, SUISA pourra ainsi verser près de 88 francs aux auteurs et éditeurs ayants droit.

De plus, une répartition supplémentaire (7%) aura également lieu en 2017 sur tous les décomptes ordinaires. Il s’agit de montants qui n’ont pas pu être répartis aux ayants droit introuvables. Après écoulement d’un délai de 5 ans, les recettes concernées font l’objet d’une répartition supplémentaire au profit des autres décomptes.

SUISA a bien négocié mais un important travail l’attend encore

Ce bon résultat de l’exercice témoigne d’une part de négociations bien menées dans le domaine des tarifs et des conditions d’utilisation et de la présence de clients et de partenaires commerciaux fiables d’autre part. Cela indique également que les utilisations de musique sont en hausse et que SUISA parvient de mieux en mieux à négocier et à octroyer des licences dans le contexte des nouvelles technologies.

Beaucoup reste à faire notamment dans le domaine des utilisations via Internet. Dans le domaine online, SUISA gère de plus en plus ses droits de manière directe et transfrontalière. Ce domaine va encore se développer et s’affirme comme l’un des piliers de notre travail au service des membres.

Informations complémentaires:
«Résultat annuel SUISA 2016: 128,9 millions de francs pour les auteurs et éditeurs», Communiqué de presse, 30 mai 2017

Le rapport annuel 2016 de SUISA est disponible en format PDF et peut être téléchargé. Pour la troisième année consécutive, le rapport annuel est accompagné de la brochure «Dès les premières notes». Cette brochure contient cinq portraits de membres SUISA actifs dans différents genres musicaux. SUISA considère la diversité musicale comme une préoccupation centrale. Une société de gestion est au service de ses membres et s’engage donc en faveur des créateurs musicaux comme les cinq personnalités présentées. La brochure «Dès les premières notes» est également disponible pour téléchargement en format PDF. Il est également possible de commander des exemplaires imprimés de la brochure et du rapport annuel.
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SUISA a pu clore son exercice 2016 de manière très satisfaisante. Le résultat fait apparaître un niveau sans précédent en ce qui concerne le produit provenant des utilisations de droits d’auteur en Suisse. Le montant à répartir atteint un niveau record dans l’histoire de la coopérative, née il y a plus de 90 ans. La déduction de frais moyenne reste modeste de sorte que, sur 100 francs encaissés, près de 88 francs vont pouvoir être répartis aux auteurs et éditeurs ayants droit. Texte de Andreas Wegelin

Commentaire du résultat de l'exercice 2016 de SUISA

Pour l’année 2016, les auteurs et éditeurs toucheront CHF 128,9 mio. de droits d’auteur de la part de SUISA. Ce montant est le plus élevé jamais atteint dans l’histoire de la coopérative, qui existe depuis plus de 90 ans. (image: Manu Leuenberger)

Le meilleur résultat de SUISA...Continuer

Camilla Sparksss: «Un beau cadeau de Noël» | avec vidéo

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La musicienne née en 1983 apparaît douce et cordiale en entretien, alors qu’elle est sauvage sur scène. A la ville, elle s’appelle Barbara Lehnhoff et a grandi au Canada. A 17 ans, elle arrive au Tessin, lieu d’origine de sa maman. Elle y fait la connaissance d’Aris Bassetti, guitariste rock tessinois qui est également compositeur; ensemble, ils commencent à faire de la musique, en créant le groupe Peter Kernel. Ce projet se développe de manière si réjouissante qu’elle décide en 2012 de quitter son emploi de réalisatrice auprès de la Télévision tessinoise pour se consacrer entièrement à la musique.

«Le Tessin est stratégiquement bien placé pour faire de la musique et pour partir en tournée, en tout cas en comparaison avec le Canada», explique Barbara Lehnhoff. «Il n’y a pas toujours besoin de prendre l’avion, comme c’est le cas en Amérique du nord.» Elle aime aussi la douceur du climat, et ce n’est pas seulement appréciable pour le bien-être. «Ici, on peut à n’importe quel moment dans l’année simplement aller à l’extérieur pour tourner une vidéo ou pour un photo shooting.» Mais son ancien pays continue tout de même à influencer sa vision artistique. «J’ai grandi dans une sorte de réserve d’indiens, avec un lien très fort à la nature et c’est très différent de ce que je vis ici en Europe.»

Une version électronique de Peter Kernel

Camilla Sparksss «est moins un projet solo qu’un projet annexe de Peter Kernel»; cela peut paraître un peu déroutant. Mais Barbara Lehnhoff précise que les morceaux de Camilla Sparksss naissent également en collaboration avec Aris Bassetti. «Nous faisons tout ensemble, 24 heures sur 24, et nous nous complétons bien également pour la composition des morceaux. Aris privilégie un style assez mélodique et un peu italien et s’occupe des arrangements. Je suis plus directe, dans un esprit punk.» Cet aspect brut s’exprime davantage avec Camilla Sparksss. Ce projet est né du besoin de créer une sorte de version électronique de Peter Kernel; notamment pour ne pas devoir nous déplacer avec trop de matériel lors de certains concerts. «Avec Camilla Sparksss, la musique est un peu plus badine et basée sur le fun. Et lorsqu’une idée nous vient, nous pouvons l’essayer directement à l’ordinateur.»

Les compositions trouvent souvent leur origine dans le jeu de guitare d’Aris Bassetti, à la recherche d’une mélodie. «Ce n’est qu’au cours du processus de composition que nous décidons pour quel projet nous allons utiliser le morceau. Si c’est pour Camilla Sparksss, nous le transformons en morceau électronique.» S’ils souhaitent essayer certains arrangements, ils quittent leur logement et se rendent dans un local de répétition situé non loin de là. «Nous pouvons y faire tout le bruit que nous voulons, car il se situe en sous-sol», dit Barbara Lehnhoff en riant. «Lorsque nous écrivons les parties chantées, nous devons également pouvoir crier parfois.» Elle définit le style de Camilla Sparksss comme étant du «hyper pop». En précisant: «en ce qui concerne les mélodies et les arrangements, ces morceaux peuvent être considérés comme de la pop. Mais comme nous allons un peu aux limites, avec une approche punk, le terme de hyper pop convient bien.»

Girl power sur scène

Camilla-Sparksss-VideostillLes compositions prennent toute leur ampleur lors des concerts. «La prestation en live est la raison de tout ce que nous faisons avec les deux projets. Ce n’est que sur scène que notre travail de création trouve son accomplissement.» Avec Camilla Sparksss, cela se concrétise par une véritable performance, dans lequel s’exprime un puissant «girl power». Barbara Lehnhoff chante sans retenue et joue du synthétiseur accompagnée de rythmes préprogrammés, pendant qu’une autre femme danse. «La danseuse représente d’une certaine manière la forme humaine de la boîte à rythmes et transpire par conséquent comme un batteur.»

Notamment grâce à leurs nombreux concerts, Barbara Lehnhoff et Aris Bassetti peuvent vivre de la musique depuis 2012. Pour certaines tournées, qui les ont même conduits au Canada et aux USA, ils ont bénéficié d’un soutien de la FONDATION SUISA. «Mais il est difficile de vivre de la musique», dit Barbara Lehnhoff sans trop d’émotions. «Et c’est possible uniquement parce que nous faisons tout nous-mêmes: les vidéos, le graphisme, le management, la gestion de notre label On The Camper Records.» Mais les deux musiciens ne font pas de la pop dans le sens commercial du terme. Ce qui explique que leurs morceaux ne passent que rarement à la radio, et que les droits d’auteur sont assez maigres. «Les décomptes de SUISA sont tout de même à chaque fois comme un beau cadeau de Noël», dit Barbara Lehnhoff en riant.

www.camillasparksss.com, site Internet officiel

Wo-neue-Musik-entsteht_Cover«Dès les premières notes»

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Carrousel: «Parfois, un toypiano est bien utile pour créer une mélodie» | avec vidéo

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«Au début de notre collaboration, nous avons passé six mois à Paris», raconte en riant Sophie Burande, de sa voix claire et chaude à la fois. «Grâce à une bourse du canton du Jura, nous avons eu la chance de vivre et travailler une demi-année à Paris.» Elle et son compagnon Léonard Gogniat étaient certes stimulés par cette vie pleine d’énergie. «Mais au final, nous avons préféré revenir en Suisse.»

Habiter dans le Jura permet de créer en restant concentrés

Les deux artistes ont trouvé des conditions plus propices ici, près de Delémont. «Nous avons à portée de main tout ce dont nous avons besoin», explique Sophie Burande. Notamment des locaux peu coûteux pour créer de la musique sans être distraits et entreposer du matériel qui servira lors de concerts. «Ici, nous pouvons faire tout le bruit que nous voulons, sans déranger les voisins. Il y a également la forêt toute proche, ce qui permet de partir spontanément en balade si le cœur nous en dit». La principale raison est cependant, selon Léonard Gogniat, que «nous avons grandi à la campagne et nous nous sentons bien ici dans la nature». Léonard a passé son enfance dans les Franches-Montagnes toutes proches, alors que Sophie Burande est originaire d’Auvergne. Elle se sent manifestement ici comme à la maison, avec des paysages très ressemblants à ceux qu’elle a connus en France.

Les artistes ont pu se concentrer sur leur musique en se retirant à maintes dans l’appartement spécialement aménagé à Courtételle. «Nous rapportons de nombreuses impressions de nos tournées et pouvons ici les organiser en vue de les utiliser comme bases pour des chansons», explique Léonard Gogniat. Cela ne signifie pas que toute leur musique est créée ici. Pour l’album actuel, «L’euphorie», leur troisième album studio, le duo a notamment séjourné une semaine dans le Sud de la France et une semaine à Amsterdam, afin de «sortir de notre environnement habituel et permettre de nouvelles influences».

Texte et mélodie associés lors de la composition

Une nouvelle chanson peut parfois partir d’un graffiti sur un mur ou d’une phrase lue dans le journal, explique Léonard Gogniat. «Cela me mène à un sujet pour lequel je cherche des paroles. La guitare n’étant jamais bien loin, je trouve quelques accords, et la base de la chanson est ainsi créée.» Sophie et Léonard cherchent ensuite ensemble une mélodie. «Parfois, un petit toypiano est très utile pour jouer une suite d’accords en boucle», précise Sophie Burande. Elle explique également pourquoi la musique et le texte sont selon elle intimement liés. «Lorsque des mots me viennent à l’esprit, je ne peux m’empêcher de les chanter mentalement, et cela crée une ébauche de mélodie. Celle-ci peut ensuite changer entièrement, car elle doit convenir au texte.»

Parfois, la version «démo» d’une chanson ne plaît plus au duo. «Dans de tels cas, nous essayons généralement de conserver le texte, en changeant l’instrumentation et les arrangements», explique Léonard Gogniat. «Différentes versions d’une même chanson coexistent ainsi avec les mêmes paroles; dans certains cas, on ne reconnaît plus la chanson d’origine.» Cette priorité du texte par rapport à la musique, le musicien l’explique par le fait qu’ils recourent à leur langue maternelle, qui offre en soi une certaine musicalité. «Nous chantons en français parce que nous souhaitons exprimer des sentiments et d’autres messages ainsi qu’une certaine poésie. Les textes ne cherchent cependant pas à influencer ou à inciter à agir de telle ou telle manière. Ils sont ouverts, afin que la personne qui écoute puisse se forger ses propres images.»

Création d’une chanson selon un système de ping-pong

Carrousel-Video-PosterPour l’album actuel intitulé «L’euphorie», Carrousel a pour la première fois collaboré avec un producteur. «Nous étions arrivés à un point où nous souhaitions nous détacher des deux premiers albums, afin de ne pas nous répéter», explique Léonard Gogniat. «Nous avions atteint une certaine limite en ce qui concerne le recours possible à d’autres instruments et les arrangements.» Ils ont ainsi fait appel à Jean-Louis Piérot, parce qu’il est également musicien et qu’il a déjà travaillé pour des artistes tels que Bashung, Etienne Daho et Miossec, dont ils apprécient la musique. Et leurs attentes ont été comblées, «même si nous avons souvent été surpris en constatant quelles nouvelles couleurs les chansons prenaient».

La collaboration s’est déroulée sous la forme d’un ping-pong, se souvient Léonard Gogniat. «Nous avons dans un premier temps envoyé les démos de base à Jean-Louis Piérot, enregistrées uniquement avec guitare et voix. Le producteur a ensuite fait quelques propositions musicales et nous a renvoyé les chansons. Certains éléments nous ont beaucoup plus, et nous avons également à notre tour fait des changements et transmis nos propres propositions.» Il y a donc eu cette phase d’aller-retour, avant l’entrée en studio.

Cette manière de travailler selon un système de ping-pong n’était pas nouvelle pour le duo, comme l’illustre Léonard Gogniat par un exemple. «Lorsque Sophie a créé le texte d’une chanson, elle me le transmet. Je cherche alors une musique qui puisse convenir et nous associons ces deux apports, jusqu’à ce que la magie opère.» Sophie Burande ajoute que cette manière de fonctionner permet également de «surmonter certains blocages et d’enrichir la musique, parce que tous les acteurs ‒ et donc également le producteur ‒ peuvent faire bénéficier l’œuvre de leurs talents respectifs».

SUISA, un partenaire pour la vie en tant que musiciens professionnels

Depuis 2012, le duo peut «vivre uniquement de la musique, de notre passion». Les mots de Sophie Burande ne font pas uniquement ressortir une certaine fierté, mais également le soulagement de ne plus avoir à refuser des propositions de concerts en raison d’empêchements pour cause d’autres jobs, comme cela a été le cas par le passé. L’étranger a rapidement gagné en importance pour Carrousel, surtout en ce qui concerne les concerts. Dans ces conditions, Léonard Gogniat estime très important «de pouvoir compter sur SUISA, un partenaire qui s’occupe des questions de rémunération». Il tient cependant à relativiser quelque peu: «Jusqu’ici, les versements de SUISA représentent pour nous une sorte de bonus». Sophie Burande trouve important que «SUISA veille à la reconnaissance d’un travail invisible, la composition».

www.carrousel-musique.com

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«Au début de notre collaboration, nous avons passé six mois à Paris», raconte en riant Sophie Burande, de sa voix claire et chaude à la fois. «Grâce à une bourse du canton du Jura, nous avons eu la chance de vivre et travailler une demi-année à Paris.» Elle et son compagnon Léonard Gogniat étaient certes stimulés par cette vie pleine d’énergie. «Mais au final, nous avons préféré revenir en Suisse.»

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Né en 1979, Marcel Oetiker est un virtuose de l’accordéon schwyzois. «Pour mes déplacements professionnels, j’emprunte dans la plupart des cas les transports publics, en passant souvent par Zurich», explique le compositeur originaire du village d’Altendorf (SZ). «Et ces voyages peuvent être très inspirants. Dans la mesure du possible, je prends alors note de mes idées sur mon laptop ou sur papier».

Marcel Oetiker, qui s’inscrit dans le mouvement de la musique populaire suisse dite «nouvelle», ne pense pas que des éléments extérieurs comme les bruits d’une gare aient influencé ce genre de musique. Pour lui, le plus important est d’étudier la musique et d’appliquer ensuite cet apprentissage au travail de composition. ‒ «Cela peut également ouvrir de nouvelles perspectives pour ce genre de musique».

De la musique folklorique à l’étude du jazz

Marcel Oetiker constitue un bon exemple de ce processus. Autodidacte, il s’est très tôt intéressé à la musique traditionnelle et s’est rapidement fait connaître dans ce milieu. Puis rapidement, il est arrivé à un stade où l’intérêt pour la musique l’emporte sur la seule dimension de divertissement.

«Obtenir à partir d’un statu quo une expressivité maximale qui résiste aussi longtemps que possible aux nombreuses répétitions – telle est la dimension qui m’a toujours fasciné dans la musique folklorique.» Cette approche est d’ailleurs perceptible dans son travail actuel.

Ces études de jazz à la Haute école des arts de Berne -qu’il termine avec un master en composition et théorie musicale- lui ouvrent de nouvelles possibilités musicales. «Le jazz offre une harmonie beaucoup plus nuancée et en particulier un modèle théorique permettant de contrôler et de reproduire les différents effets harmoniques.» Une certaine proximité avec la musique «nouvelle» est parfois même perceptible dans son travail; il souhaite en effet pouvoir accéder à toute la palette des possibilités de composition.

De la notation à la partition acoustique

Marcel-Oetiker-Video_VorschauCette évolution a également modifié la manière de composer de Marcel Oetiker. Aujourd’hui, il utilise rarement un motif «classique» comme point de départ, car il ne souhaite pas se limiter à ce style spécifique de composition. Il tend de plus en plus à se détacher du système traditionnel de notation et essaie davantage de «rester entièrement au niveau acoustique». Aux musiciens exécutant sa musique, il livre par exemple une partition acoustique indicative qu’il crée aux moyens d’instruments ou même de bruits.

Marcel Oetiker conçoit également des œuvres pour plusieurs musiciens. «La démarche ne ressemble pas au travail typique d’un groupe, où l’on s’attache collectivement à créer un morceau. Mes compositions naissent de circonstances spécifiques et ne sont pas toujours entièrement notées, mais par exemple constituées d’instructions indicatives.» Néanmoins, Marcel Oetiker précise que les morceaux sont le plus souvent développés de manière détaillée, en laissant assez peu de liberté aux exécutants.

La musique d’abord, l’argent ensuite

Marcel Oetiker est musicien professionnel. A côté de son activité de composition, il dirige différents ensembles et enseigne dans plusieurs établissements. «Si je souhaitais m’enrichir rapidement, je ne devrais pas évoluer dans les domaines musicaux plutôt marginaux que j’ai choisis. Je n’ai jamais voulu vivre de la musique, mais pour la musique.»

Dans ces conditions, il apprécie énormément de pouvoir laisser à SUISA le soin de se charger de la gestion de ses droits d’auteur. «SUISA s’occupe de nombreuses tâches administratives à ma place. C’est ce dont j’ai besoin pour pouvoir me concentrer encore davantage sur la musique». Il est particulièrement impressionné par l’offre de conseils de SUISA. «J’ai toujours reçu une réponse utile après avoir adressé une question à SUISA. Et je n’ai jamais reçu de facture pour de tels services. Est-ce que cela existe ailleurs?»

www.marceloetiker.com

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  1. Julien Gilliand dit :

    Finde das Gespräch interessant und spannend, leider finde ich die Bilder nicht optimal, wie z.B. Bildausschnitte, Kameraführung und Farben sind zu wenig ausgearbeitet und ausgesucht… Zum Teil auch sehr sehr wackelige Bilder, dass mehr Verwirrung stiftet als was anderes…
    Bei der Mikrophonierung hätte ich Anstecker gewählt, die weniger Nebengeräusche aufnehmen. Wenn keine Vorhanden waren, dann hätte ich die Richt-Mikrophone nicht auf die Gleise gerichtet, da sobald ein Zug kommt, man ihn kaum mehr versteht, Zudem finde ich, gehören sie nicht ins Bild (es ist ja keine PK…) Vielleicht hätte es ein geeigneter Interview-Platz auch nicht schlecht getan…

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A la gare de Hardbrücke à Zurich, les trains grondent et crissent sans retenue, dans les courbes, au moment du départ, et au freinage. Mais si Marcel Oetiker a choisi ce lieu de rendez-vous, ce n’est pas pour ces bruits qui parfois stimulent la créativité des artistes. Texte de Markus Ganz, contributeur invité; vidéo de Manu Leuenberger

Né en 1979, Marcel Oetiker est un virtuose de l’accordéon schwyzois. «Pour mes déplacements professionnels, j’emprunte dans la plupart des cas les transports publics, en passant souvent par Zurich», explique le compositeur originaire du village d’Altendorf (SZ). «Et ces voyages peuvent être très inspirants. Dans la mesure du possible, je prends alors note de mes idées sur mon laptop ou sur papier».

Marcel Oetiker, qui s’inscrit dans le mouvement de la musique populaire suisse dite «nouvelle»,...Continuer

SUISA est là, dès les premières notes

Plus de 80 nouvelles œuvres sont en moyenne déclarées chaque jour par nos membres. Grâce à ses services, SUISA permet aux compositeurs et paroliers de créer de nouvelles musiques. En tant que lien entre les auteurs et les personnes qui utilisent de la musique hors du cadre privé, la coopérative fait en sorte que la musique soit publiquement exécutée, diffusée ou proposée en ligne, et qu’elle puisse ainsi être découverte par le public. SUISA souhaite mettre cette réalité davantage en évidence dans sa communication.

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Cette année, le rapport annuel de SUISA est publié pour la première fois avec la brochure «Dès les premières notes». Dans cette publication, nous avons dressé un portrait de compositeurs de divers genres et de différentes régions linguistiques de Suisse. (Image: Page de titre brochure «Dès les premières notes», Photo: Robert Huber; Graphisme: Crafft Kommunikation AG)

Derrière chaque morceau de musique se cachent des compositeurs et derrière chaque parole des paroliers. Ils créent la bande-son de notre vie à partir de leurs chansons préférées, de chansons contestataires, de symphonies et d’airs populaires. Des couples se marient au son de la «Marche nuptiale» de Felix Mendelssohn Bartholdy, des équipes de football sont célébrées sur de «Seven Nation Army» du groupe The White Stripes, et le chanteur des Scorpions, Klaus Meine, a déclaré récemment dans une interview que plusieurs enfants avaient été conçus au son de leur ballade «Still Loving You».

Tout comme la musique nous entoure dès les premières berceuses, SUISA accompagne les compositeurs et les paroliers dans leur création musicale… souvent dès leurs premiers pas dans le monde de la musique.

Dès les premières notes …

Les premières notes naissent grâce à des auteurs créatifs. A la maison, dans des salles de répétition, des studios, des bureaux, dans la nature ou pendant un voyage en train, autant d’endroits où les idées musicales prennent naissance, où des paroles de chansons sont écrites, où l’on compose ou l’on réécrit une musique qui existe déjà. Chaque année, environ 30 000 nouvelles œuvres sont enregistrées auprès de SUISA. Ce sont donc nos membres ainsi que nos sociétés sœurs étrangères qui étendent la bande-son de notre vie.

De nouveaux artistes talentueux veillent à ce que les sources de musique ne tarissent pas pour les futures générations. Ils enrichissent la scène musicale, fournissent de nouveaux contenus à la radio et de nouveaux CD, 33 tours ou formats numériques au public. Ils enthousiasment les spectateurs et les auditeurs lors de concerts et vont même parfois jusqu’à créer de nouveaux genres musicaux ou de nouvelles tendances.

… SUISA participe également

Dès les premières notes, SUISA est présente, des compositeurs et paroliers actifs de tout âge déclarent leurs oeuvres afin que nous puissions percevoir leurs droits d’auteur auprès des utilisateurs Pour de nombreux compositeurs, paroliers et éditeurs, ces rémunérations constituent une part substantielle de leurs revenus. Grâce à ses services, SUISA permet aux auteurs d’économiser du temps et une partie des charges liées aux travaux administratifs. Les esprits créatifs reçoivent ainsi un salaire et bénéficient de temps libre pour créer de nouvelles musiques.

SUISA est non seulement un prestataire pour ses membres, mais également un lien entre les auteurs et ceux qui utilisent la musique en dehors du cadre privé. Elle délivre des licences pour que la musique soit interprétée et diffusée en public ou mise à disposition en ligne. Grâce à notre intervention, le public découvre de la musique et des artistes à la radio ou sur Internet, tandis que les auteurs perçoivent en contrepartie une rémunération.

De plus, SUISA a fondé il y a 25 ans sa propre fondation musicale, la FONDATION SUISA. Celle-ci, qui a distribué plus de 36 millions depuis sa création, soutient la création musicale en Suisse et à l’étranger, permettant ainsi l’émergence et la diffusion d’une nouvelle musique suisse.

Nouvelle musique dans les activités de sponsoring et le rapport annuel de SUISA

SUISA est là, dès les premières notes, nous souhaitons développer cette idée fondamentale. Dans le cadre de nos activités de sponsoring notamment, SUISA veut se concentrer sur des projets et des événements pour lesquels la composition ou les nouveaux artistes constituent un élément important. Notre rapport annuel est en outre accompagné cette année d’une brochure illustrée.

Dans cette brochure, cinq artistes et groupes racontent, dans des contributions courtes et intéressantes, où et comment leur musique prend naissance. En plus de ces portraits succincts, le blog de SUISA présentera en détail les interviews menées avec ces artistes et les mettra à disposition sous forme de vidéo.

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Plus de 80 nouvelles œuvres sont en moyenne déclarées chaque jour par nos membres. Grâce à ses services, SUISA permet aux compositeurs et paroliers de créer de nouvelles musiques. En tant que lien entre les auteurs et les personnes qui utilisent de la musique hors du cadre privé, la coopérative fait en sorte que la musique soit publiquement exécutée, diffusée ou proposée en ligne, et qu’elle puisse ainsi être découverte par le public. SUISA souhaite mettre cette réalité davantage en évidence dans sa communication.

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Cette année, le rapport annuel de SUISA est publié pour la première fois avec la brochure «Dès les premières notes». Dans cette publication, nous avons dressé un portrait de compositeurs de divers genres et de différentes régions linguistiques de Suisse. (Image: Page de titre brochure «Dès les premières...Continuer