Archive de tag: Débat entre compositeurs

Découvertes et concerts captivants au festival Zeiträume

Souhaitez-vous voir à l’œuvre des compositrices et compositeurs pendant qu’ils travaillent? Vous voulez leur demander ce qui les inspire et les pousse à nous dévoiler de nouveaux univers avec leurs œuvres? En collaboration avec SUISA, la biennale musique contemporaine et architecture de Bâle vous offre la possibilité de vous entretenir personnellement avec des auteurs d’œuvres jouées pendant le festival. Texte d’Erika Weibel

Découvertes et concerts captivants au festival Zeiträume

Le Zeiträume Basel Pavillon, lieu de rencontre du festival. C’est le festival Zeiträume de Bâle qui l’a construit avec le soutien de SUISA et de la Banque cantonale bâloise en coproduction avec la Haute école de musique FHNW/ Académie de musique de Bâle. (Photo: Johanna Köhler)

En coopération avec SUISA, le festival Zeiträume dévoile de manière attractive comment la musique prend vie. En 2019, le programme du festival met spécialement l’accent sur le processus créatif des compositions. Lors des tables rondes organisées par SUISA avec des compositrices et compositeurs dont les œuvres pourront être entendues lors du festival, les festivaliers auront l’occasion de s’imprégner de leur univers et de se faire une idée sur leur motivation, leur inspiration et sur leurs différentes méthodes de travail. Les spectateurs pourront également poser des questions aux compositrices et aux compositeurs dans une ambiance détendue.

La participation au concert qui suit ou précède ces tables rondes deviendra ainsi un peu plus captivante, et permettra d’attiser les joies ou d’approfondir l’expérience musicale. Les tables rondes seront gratuites pour le public, elles seront animées par des professionnels et auront lieu sur différents sites.

Les Tables rondes organisées par SUISA au festival Zeiträume 2019

DIM 15.09 Katharina Rosenberger, Baldur Brönnimann | Wir sind Meer | Mitteldeck
LUN 16.09 Membres de FIM Basel | Das grosse Rauschen| Entreprise Mitte
LUN 16.09 Marianne Schuppe | Die Summe | Pavillon Zeiträume
MER 18.09 Elisabeth Flunger et invités | Das grosse Rauschen | Unternehmen Mitte
MER 18.09 Team Rohrwerk. Fabrique sonore | Musée d’art
JEU 19.09 Team Rohrwerk. Fabrique sonore | Musée d’art
SAM 21.09 Team Rohrwerk. Fabrique sonore | Musée d’art
SAM 21.09 Hannes Seidel, Andreas Wenger | Überläufer* | Zollhalle St. Johann
SAM 21.09 Collectif Mycelium | Cyber String Species | Gare du Nord
SAM 21.09 Mike Svoboda | Freude | Eglise St-Antoine
DIM 22.09 Team Ivan Wyschnegradsky: La Coupole | Marché couvert de Bâle

Des tables rondes auront également lieu tous les jours de 16h30 à 19h00 au pavillon. Le festival Zeiträume publiera le programme exact sur son site Internet peu avant.

Animation: Bernhard Günther, Dorothea Lübbe, Johannes Joseph, Anja Wernicke

Le Pavillon du festival

L’architecte bâlois Marco Zünd (Buol & Zünd Architekten), a conçu, avec le soutien de SUISA, un lieu de rassemblement temporaire situé à un endroit bien en vue sur la rive du Rhin près du pont central. Un cube dépliable servira pendant deux semaines de centre d’information, de point de rencontre pour les diverses activités du festival et de lieu de prestations artistiques. Le public y rencontrera également des compositrices et des compositeurs en action pendant toute la durée du festival.

Horaires d’ouverture du pavillon
MAR 10.09 – DIM 22.09 | tous les jours de 11h00 à 19h00 | Wohlterasse, près du pont central

Tables rondes organisées au cube avec des artistes du festival: tous les jours de 16h30 à 19h00
(sauf pendant les représentations)
MAR 10.09 | SUISA Talk avec Marco Zünd
LUN 16.09 | SUISA Talk avec Marianne Schuppe

Représentations: MER 11.09, JEU 12.09, MAR 17.09, MER 18.09 | de 12h30 à 14h00 et de 17h00 à 18h30

www.zeitraeumebasel.com

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Faire de la musique à l’ère de la contamination

Une discussion sur le thème – simple seulement au premier abord – de la «contamination en musique» a engendré de nombreuses contributions, prouvant une nouvelle fois la volonté de parler de la musique et des idées pour essayer de mieux se comprendre et de manière plus approfondie. Texte de Zeno Gabaglio, contributeur invité – La versione italiana del testo si trova sotto.

Jazz in Bess: Faire de la musique à l’ère de la contamination

Table ronde autour du thème Faire de la musique à l’ère de la contamination: Zeno Gabaglio, Nadir Vassena, Maurizio Chiaruttini (animateur), Gabriele Pezzoli et Carlo Piccardi (de gauche à droite). (Photo: Giorgio Tebaldi)

Rédiger un rapport sur une manifestation où la participation fut active présente un unique gros problème: le conflit d’intérêts – cet être partial qui exclut toute attente justifiée d’objectivité. Vous, lecteurs, êtes donc avertis du fait que, dorénavant, chaque aspect du compte rendu sera marqué par la subjectivité la plus totale.

Petit retour en arrière: le 7 juin dernier à Lugano, sur le site accueillant de Jazz in Bess (ce qui se rapproche le plus d’un club de jazz en Suisse italienne, mais il faudrait consacrer un article entier à ce lieu magique…), une table ronde a eu lieu sur le thème Faire de la musique à l’ère de la contamination. Quatre représentants différents de la vie musicale tessinoise ont pris la parole: Nadir Vassena (compositeur, professeur et animateur de la scène culturelle depuis maintenant des décennies, ayant fait ses preuves à l’échelle européenne), Gabriele Pezzoli (compositeur et pianiste de jazz, ayant suivi un parcours d’auteur personnel et varié), Carlo Piccardi (musicologue et directeur de Rete Due durant des années – un des plus fervents connaisseurs et défendeurs de la culture historico-musicale en Suisse italienne) et le rédacteur, Zeno Gabaglio.

Un groupe hétéroclite – dans un autre contexte, on pourrait dire comme les boîtes de chocolats: tous différents les uns des autres – qui, de par leur parcours respectifs différents, laissait imaginer des divergences dans les idées concernant la musique. Une richesse d’opinions apparaît rapidement grâce au travail de médiation – mais aussi d’incitation – assuré par Maurizio Chiaruttini, journaliste et ex-producteur chez RSI.

Chercher sa propre identité musicale

«Dans tous les domaines de l’expression artistique, la contamination semble presque être devenue impérative: contamination entre des genres différents, contamination entre les langues – cultivé et populaire, académique et commercial, acoustique et technologique –, contaminations entre idiomes culturels de provenance variée. Dans un contexte comme celui-ci, que signifie chercher sa propre identité musicale, son propre style, sa propre expression authentique?».

Ce fut le point de départ et – contrevenant à toutes les règles dramaturgiques – nous dévoilons déjà qu’il n’y eut pas de point d’arrivée, ou du moins il n’y en a pas eu qu’un seul. Déjà en ce qui concerne le sens du terme «contamination», les idées allaient dans de nombreuses directions: souligner sa connotation essentiellement négative (la même racine que «contagion», rappelle Vassena) ou établir son altérité par rapport à des concepts tels que «pureté» ou «identité». Le musicien «contaminé» ne peut inévitablement pas être pur et perd inévitablement un peu de son identité en faveur de quelque chose d’autre.

Toujours sur le plan terminologique, Gabriele Pezzoli a proposé un synonyme – «hybridation» – moins connoté négativement et plus ouvert à la variété de stimuli qu’offre le monde contemporain et dans lequel Pezzoli se reconnaît.

Les chefs-d’œuvre sont souvent le fruit de processus

Carlo Piccardi a ensuite commencé en rappelant que la contamination est un phénomène historique vaste qui va bien au-delà de la contemporanéité. Les grandes œuvres historiques – ces chefs-d’œuvre incontestés que tout le monde reconnaît comme unitaires – ont souvent été le fruit de processus. Mais les processus nécessaires pour obtenir une œuvre ne sont presque jamais rapportés, et sont encore plus souvent oubliés: et c’est justement dans ces processus – au cours des deux derniers millénaires de l’histoire de la musique européenne – que la contamination a toujours eu un rôle significatif.

Il a été dit que nous ne sommes pas parvenus à une seule conclusion. Mais la discussion autour d’un thème apparemment simple et restreint tel que «la contamination dans la musique» – à une époque où le contraire semblerait plus vrai – a déclenché des thèmes et des observations secondaires qui ont affirmé le désir de parler de musique, de discuter des idées aussi bien que des sons, d’essayer de mieux se comprendre et de manière plus approfondie.

www.jazzinbess.ch

L’auteur invité – Zeno Gabaglio – est un musicien/compositeur et fait partie du Conseil de SUISA.


Creare musica nell’era della contaminazione

Una discussione attorno al tema – semplice solo all’apparenza – della “contaminazione in musica” ha innescato numerosi spunti, riaffermando la voglia di parlare di musica e di idee, per provare a capirsi meglio e più a fondo. Contributo ospite di Zeno Gabaglio

Creare musica nell’era della contaminazione

Tavola rotonda attorno al tema Creare musica nell’era della contaminazione: Zeno Gabaglio, Nadir Vassena, Maurizio Chiaruttini (moderazione), Gabriele Pezzoli e Carlo Piccardi (da sinistra a destra). (Foto: Giorgio Tebaldi)

Scrivere un rapporto su una manifestazione in cui si è avuto parte attiva presenta un unico grande problema: il conflitto d’interessi – quell’essere parziale che preclude ogni giusta aspettativa di oggettività. Sappia chi legge che, da qui in avanti, ogni aspetto del resoconto sarà marchiato dalla più totale soggettività.

Ma facciamo un passo indietro: lo scorso 7 giugno si è tenuta a Lugano, nell’ospitale sede di Jazz in Bess (la cosa più simile a un jazz club nella Svizzera italiana, ma su questo magico luogo bisognerebbe spendere un intero articolo …), una tavola rotonda attorno al tema Creare musica nell’era della contaminazione. Invitati a prender parola erano quattro diversi esponenti della vita musicale ticinese: Nadir Vassena (compositore, professore e animatore della scena culturale ormai da decenni, con significativi riscontri su scala europea), Gabriele Pezzoli (compositore e pianista jazz, protagonista di un percorso autoriale assai personale e pure variegato), Carlo Piccardi (musicologo e per anni direttore di Rete Due – uno dei più strenui conoscitori e difensori della cultura storico-musicale nella Svizzera italiana) e lo scrivente, Zeno Gabaglio.

Un gruppo assortito – si direbbe in contesti altri, come quello delle scatole di cioccolatini: tutti diversi tra loro – che già nella differenza dei rispettivi percorsi poteva lasciar immaginare una differenza nelle idee attorno alla musica. Una ricchezza di opinioni che è velocemente emersa grazie al lavoro di mediazione – ma anche di istigazione – garantito da Maurizio Chiaruttini, giornalista ed ex produttore RSI.

Cercare una propria identità musicale

«In tutti i campi dell’espressione artistica la contaminazione sembra essere diventata quasi un imperativo: contaminazione fra generi diversi, contaminazioni fra linguaggi – colto e popolare, accademico e commerciale, acustico e tecnologico –, contaminazioni fra idiomi culturali di provenienza disparata. In un contesto come questo, cosa significa cercare una propria identità musicale, un proprio stile, una propria autenticità espressiva?».

Questo è stato il punto di partenza e – contravvenendo a ogni regola drammaturgica – già sveliamo che non c’è stato nessun punto di arrivo, o perlomeno non ce n’è stato uno solo. Già sul senso del termine “contaminazione” le idee si sono mosse in direzioni molteplici: dal sottolinearne la connotazione sostanzialmente negativa (la stessa radice di “contagio”, ha ricordato Vassena) allo stabilire una sua alterità rispetto a concetti come quello di “purezza” o di “identità”. Il musicista “contaminato” inevitabilmente non può essere puro, inevitabilmente perde un po’ della sua identità in favore di qualcos’altro.

Rimanendo sempre su un piano terminologico Gabriele Pezzoli ha suggerito un sinonimo – quello di “ibridazione” – meno connotato negativamente, e più aperto alla varietà degli stimoli che il contemporaneo offre e nei quali Pezzoli si riconosce.

Capolavori sono stati frutto di processi

Carlo Piccardi ha poi esordito ricordando come la contaminazione sia un fenomeno storico di ampio respiro, che va ben oltre la contemporaneità. Le grandi opere storiche – quei capolavori indiscussi che tutti riconoscono come unitari – sono spesso stati frutto di processi. Ma i processi necessari a un’opera non vengono quasi mai riportati, e ancora meno vengono ricordati: e proprio in quei processi – per gli ultimi due millenni di storia della musica europea – la contaminazione ha sempre avuto un ruolo determinante.

Non si è arrivati a un’unica conclusione, si diceva. Ma la discussione attorno a un tema apparentemente semplice e circoscritto come quello della “contaminazione in musica” ha innescato temi e osservazioni secondarie che – in un periodo in cui sembrerebbe vero il contrario – hanno affermato la voglia di parlare di musica, di confrontarsi sulle idee oltre che sui suoni, di provare a capirsi meglio e più a fondo.

www.jazzinbess.ch

L’autore ospite – Zeno Gabaglio –è musicista/compositore e fa parte del Consiglio SUISA.

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Festival Archip-elles – girl power

Le festival genevois pour la création musicale contemporaine a décidé de consacrer son édition 2019 à la musique écrite par les femmes. Archip-elles présente des œuvres de compositrices issues de toutes les générations, origines et courants artistiques. Les membres de SUISA sont invités au festival le vendredi 5 avril 2019. Texte d’Erika Weibel

Festival Archip-elles – girl power

Au festival Archip-elles 2019, la musique des compositrices contemporaines est sur le devant de la scène. (Image: Festival Archipel)

«Un article récent du ‹Guardian›, ‹Female composers largely ignored by concert line-ups›, publié le 13 juin 2018, constate que parmi 1445 concerts classiques programmés tout autour du monde pendant la saison 2018-2019, seuls 76 incluent l’œuvre d’une femme», écrit le directeur du festival, Marc Texier, dans l’éditorial du guide du festival. Le festival genevois pour la création musicale contemporaine a donc décidé de s’attaquer à cette inégalité entre les sexes dans les programmations et fait entendre la musique des compositrices pour son édition 2019.

Le programme des concerts du festival Archip-elles sera complété par des installations, des tables rondes et des ateliers. Le vendredi 5 avril 2019, le festival organisera, en collaboration avec SUISA, un atelier matinal sur le thème des droits d’auteur pour les étudiants de la Haute école de musique Genève, du Conservatoire populaire de musique et pour les participants des deux académies, Académie Archipel et «Composer’s Next Generation» (Ensemble Vortex).

Invitation pour les membres de SUISA

Le festival Archipel et SUISA invitent en outre chaleureusement les membres de SUISA à passer la soirée du 5 avril 2019 au festival. La participation est gratuite pour les membres de SUISA inscrits. Merci de nous envoyer les inscriptions avant le 31 mars 2019 au plus tard à l’adresse e-mail suivante: kommunikation (at) suisa (dot) ch

Le programme détaillé de la soirée à laquelle sont invités les membres de SUISA est présenté ci-dessous. La table ronde animée sur le thème «Etre compositrice en Suisse aujourd’hui» est un point notable de ce programme.

Table ronde: être compositrice en Suisse aujourd’hui

Comment les compositrices vivent-elles le fait de devoir s’imposer dans un monde dominé par les hommes? Pourquoi est-il plus difficile pour les compositrices de faire jouer leurs œuvres? Pourquoi n’y a-t-il pas plus de femmes qui optent pour une carrière de compositrice?

Marc Texier, directeur du festival, se penche précisément sur ces questions dans une discussion avec deux compositrices suisses, Katharina Rosenberger et Annette Schmucki, ainsi qu’avec la Dr. Irène Minder-Jeanneret, chercheuse spécialisée sur les questions de genre et de musique.

Une fois cet échange terminé, la scène laissera place au volet musical de la soirée: un concert avec l’Ensemble Vortex qui permettra, entre autres, d’entendre la première d’une œuvre de la compositrice suisse Barblina Meierhans. Pour finir, Ella Soto sera aux platines pour un DJ set de folie.

Programme détaillé auquel sont invités les membres de SUISA, le vendredi 5 avril 2019, au festival Archip-elles de Genève:

17h00, Maison communale de Plainpalais
Découverte des installations de Marianthi Papalexandri et Pe Lang

18h00, Maison communale de Plainpalais
Apéritif et table ronde: être compositrice en Suisse aujourd’hui
Dr. Irène Minder-Jeanneret, musicologue
Katharina Rosenberger, compositrice
Annette Schmucki, compositrice
Animation: Marc Texier

20h00, Théâtre Pitoëff
Concert
L’Ensemble Vortex joue des œuvres de Barblina Meierhans, Olga Kokcharova, Eva Reiter, Ann Cleare, Clara Iannotta et Jessie Marino.

22h00 – 01h00, Maison communale de Plainpalais
Ella Soto – DJ set, Carte blanche à La VostokE
La Vostoke est la première station de radio 100% féminine de Suisse

www.archipel.org, site Internet du festival

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Echo positif de la «Journée SUISA» au festival Murten Classics

Une journée complète a été consacrée à l’univers de la musique contemporaine lors de la série de concerts «Offen für Neues» du festival Murten Classics, le 25 août 2018. Cette journée de concerts soutenue par SUISA a été enregistrée par la Radio SRF 2 Kultur et a suscité des réactions positives de toutes parts. Texte de Manu Leuenberger

Belenus Quartett: Echo positif de la «Journée SUISA» au festival Murten Classics

Le Belenus Quartett a interprété des œuvres de Daniel Schnyder, Cécile Marti, Iris Szeghy et Marco Antonio Perez-Ramirez lors du troisième et dernier concert de la journée «Offen für Neues» du 25 août 2018 au festival Murten Classics. (Photo: Willi Piller)

Le programme de cette journée de concerts extraordinaire au festival Murten Classics a débuté tôt: les invités sont arrivés dans la salle de concert du Centre Culturel de Beaulieu (KiB) à Morat dès 10 heures du matin, juste à temps pour assister au discours d’ouverture de la musicologue Irène Minder-Jeanneret. Comportant des œuvres de 13 compositrices et compositeurs contemporains, la série de trois concerts a suscité un vif intérêt au-delà de la région, comme l’ont constaté les «Freiburger Nachrichten» lors d’une article sur le festival parue deux jours plus tard: «Il n’y avait quasiment plus aucune chaise de libre.»

Le guide du festival avait annoncé que la journée de concerts soutenue par SUISA dans la série «Offen für Neues» serait une «journée de rencontres». Cette promesse a été tenue à maints égards: parmi les nombreuses œuvres exécutées, le public a pu découvrir une grande diversité tonale dans les compositions contemporaines; beaucoup de compositrices et de compositeurs dont les morceaux ont été joués ont fait personnellement le déplacement jusqu’à Morat et ont présenté brièvement, en introduction, leur univers musical; les musiciens présents ont également vécu des échanges passionnés durant les pauses entre les trois concerts.

Bonne programmation, bonne interprétation et bonne intégration

Comme l’a expliqué Roman Brotbeck, l’animateur ayant présenté le programme, l’idée n’était pas «de bluffer avec des premières représentations, mais de proposer une grande diversité musicale». Andreas Zurbriggen s’est réjoui de cette intention lors de sa rétrospective publiée dans la «Revue musicale suisse» (édition septembre/octobre 2018) – «Il y a déjà eu à maintes occasions des premières représentations d’œuvres contemporaines, ce qui n’est pas le cas de secondes ou de troisièmes exécutions» – et il a trouvé que cela était réussi car le directeur artistique, Kaspar Zehnder, a brillé par sa programmation en «faisant s’entrechoquer des mondes différents». «De plus, les interprétations, comme celles du Belenus Quartett, du pianiste Gilles Grimaître et de ‹l’Ensemble mit vier›, ont atteint un niveau très élevé», poursuit le critique dans cette même revue.

«Il est réjouissant de voir que de telles expériences trouvent leur place également dans un programme de festival, en plus des concerts populaires», concluait-il dans le résumé de l’entretien sur cette journée de concerts publié dans les «Freiburger Nachrichten». L’ambitieux projet journalier «Offen für Neues» du festival Murten Classics et de SUISA a reçu des réactions positives de toutes parts, comme en témoignent les déclarations de participants ci-dessous.

La Radio SRF 2 Kultur jouera des extraits des trois concerts du 25 août 2018 dans l’émission «Neue Musik im Konzert» le mercredi 7 novembre 2018, à partir de 21h.

Katrin Frauchiger

Dans son discours d’introduction, la compositrice bernoise Katrin Frauchiger a expliqué son œuvre «Mare nostrum» pour flûte et trio à cordes, qui a ensuite été jouée durant le concert. (Photo: Willi Piller)

Katrin Frauchiger, compositrice et chanteuse, doctorante à la haute école spécialisée de Lucerne (HSLU):

«En tant que compositrice, j’apprécie tout particulièrement l’engagement du Festival Murten Classics et de SUISA dans l’organisation d’une journée entière consacrée à la musique contemporaine. Le courage de l’organisateur de mettre un tel accent lors du Festival Murten Classics a rencontré un échos favorable à tous les niveaux : le public est apparu en grand nombre, s’est montré très intéressé et ‹ouvert à des nouveautés›.
Trois concerts inédits, soigneusement organisés, avec conférences et introductions, ont été présentés, chacun d’entre eux comportant un slogan à l’attention des auditeurs : Waves from another world / Immigration-Emigration/Roots and great places. Lors d’une discussion spontanée avec Roman Brotbeck, j’ai eu l’opportunité – ainsi que les autres compositeurs présents – de présenter personnellement mon œuvre ‹Mare Nostrum› et d’ouvrir ainsi la porte à une belle interprétation de ma musique. Tout aussi précieux pendant la journée fut l’échange entre les compositeurs présents, en partie venus de loin, et le public.»

Irene Minder-Jeanneret

«Un architecte peut vivre de sa création, ce qui est rarement le cas pour une compositrice ou un compositeur», explique la musicienne Irène Minder-Jeanneret dans son discours d’ouverture, avant d’expliquer pourquoi, selon elle, les musiciens suisses mériteraient qu’on leur accorde une plus grande reconnaissance. (Photo: Willi Piller)

Irène Minder-Jeanneret, docteure en musicologie, membre du groupe de pilotage du Dictionnaire de la musique en Suisse:

«La journée SUISA a présenté un tour d’horizon, apprécié et rare, aussi bien de la création musicale que de l’importance culturelle et politique de la musique en Suisse. Elle a parfaitement illustré le fossé qui existe dans notre pays entre la réalité musicale vivante, de haut niveau et le manque de reconnaissance politique. Un tiers de la population pratique activement la musique; pourtant, la Suisse n’est pas perçue comme un pays musicien. La création, la production, l’enseignement, la distribution et la documentation de la musique sont autant de facettes d’un domaine culturel de poids, qui méritent d’être reconnues, encouragées et rendues visibles à tous les niveaux politiques. Comme dans le secteur du film, il existe dans le domaine de la musique des activités où le seul soutien des cantons est insuffisant.
Pour moi, en tant que membre du groupe de pilotage du Dictionnaire de la musique en Suisse, la journée SUISA fut une occasion unique d’entrer en contact avec des personnes qui œuvrent dans tous les domaines de la musique. Nul doute: cette journée a contribué à renforcer mutuellement les différents intérêts représentés.»

Kaspar Zehnder

Le directeur artistique du festival Murten Classics, Kaspar Zehnder, a également joué de la flûte lors de cette «Journée SUISA». (Photo: Willi Piller)

Kaspar Zehnder, directeur artistique du Murten Classics et organisateur de la journée SUISA du 25 août 2018:

«C’est dans l’hétérogénéité et la diversité que résidaient la qualité et la richesse de ce programme, qui a permis au public, aux compositeurs, aux présentateurs et aux artistes d’être plongés dans de vives discussions ou de savourer pleinement ensemble, le gâteau à la crème de Morat «Nidelkuchen» ou un verre de vin rouge de la région de Vully.
La journée SUISA doit absolument, au moins une fois tous les deux ans, devenir une tradition du Murten Classics.»

www.murtenclassics.ch

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Une journée complète a été consacrée à l’univers de la musique contemporaine lors de la série de concerts «Offen für Neues» du festival Murten Classics, le 25 août 2018. Cette journée de concerts soutenue par SUISA a été enregistrée par la Radio SRF 2 Kultur et a suscité des réactions positives de toutes parts. Texte de Manu Leuenberger

Belenus Quartett: Echo positif de la «Journée SUISA» au festival Murten Classics

Le Belenus Quartett a interprété des œuvres de Daniel Schnyder, Cécile Marti, Iris Szeghy et Marco Antonio Perez-Ramirez lors du troisième et dernier concert de la journée «Offen für Neues» du 25 août 2018 au festival Murten Classics. (Photo: Willi Piller)

Le programme de cette journée de concerts extraordinaire au festival Murten Classics a débuté tôt: les invités sont arrivés dans la salle de concert du Centre Culturel de Beaulieu (KiB) à Morat dès 10...Continuer

Le festival Murten Classics s’ouvre à la musique contemporaine avec «Offen für Neues»

En collaboration avec SUISA, le festival Murten Classics vous invite à plonger dans l’univers de la musique contemporaine pendant la journée du samedi 25 août 2018. Durant cet événement, vous pourrez assister à 3 concerts avec au programme les œuvres de 13 compositeurs et compositrices issus de générations différentes et se distinguant par leur héritage et leur sens de l’esthétique variés. Le programme de la journée permettra au public d’en savoir plus sur la notion d’«unterwegs – en chemin» au sein de l’environnement musical actuel et d’échanger au sujet des nouvelles compositions. Texte d’Erika Weibel et Manu Leuenberger

Le festival Murten Classics s’ouvre à la musique contemporaine avec «Offen für Neues»

Durant ses études de musique, la compositrice Cécile Marti n’a cessé d’être en chemin entre Zurich, Lucerne et Bâle et a rédigé sa thèse à Londres. Son quatuor à cordes «Trapez» est l’une des 13 œuvres qui seront présentées lors de la série de concerts «Offen für Neues» du festival Murten Classics, le 25 août 2018. (Photo: Suzie Maeder)

Le festival Murten Classics célèbre cette année son 30e anniversaire, au cours d’une édition qui se tiendra du 12 août au 2 septembre 2018. Avec pour devise «unterwegs – en chemin», le programme de cette année traversera cinq siècles de musique lors d’un voyage musical qui juxtapose délibérément les notions de fuite, de migration et d’émigration – à connotation négative – avec les balades et voyages inspirants de compositeurs et d’artistes.

Depuis longtemps déjà, le festival Murten Classics ouvre son programme au répertoire de la musique contemporaine avec la série de concerts «Offen für Neues». «Ces concerts font appel à la curiosité du public, qui est rarement déçu», explique Kaspar Zehnder, le directeur artistique du festival, dans une interview aux «Freiburger Nachrichten».

En collaboration avec SUISA, le programme du festival propose cette année une journée entière de rencontres: dans le cadre de la série de concerts «Offen für Neues», trois concerts avec, au programme, des œuvres de 13 compositeurs et compositrices contemporains différents se tiendront au centre culturel du parc du Beaulieu à Morat, le samedi 25 août du matin à la fin de l’après-midi.

Le programme, disponible avec ou sans dîner, offre au public d’experts et d’artistes l’opportunité d’en savoir plus ou d’échanger sur la vie des créateurs de musique et sur la situation actuelle de la création musicale. Outre une introduction qui aura lieu dans la matinée, des tables rondes seront animées tout au long de la journée pour échanger au sujet des concerts avec certains des compositeurs présents, auxquels le public pourra poser des questions sur la création et l’évolution de leurs œuvres.

Mues par la devise de l’édition 2018 du festival, «unterwegs – en chemin», les œuvres interprétées durant cette journée sont celles de créateurs qui sont «en chemin» en Suisse. Ces compositrices et compositeurs ont émigré de Suisse, ont immigré en Suisse ou n’ont cessé de fuir d’un lieu à l’autre.

Lors de cette journée de rencontres musicales, les spectateurs pourront découvrir et explorer les univers musicaux qui se tissent à travers ces chemins et expériences de vie. Les billets pour la série de concerts «Offen für Neues» organisée le 25 août 2018 sont disponibles avec ou sans dîner sur le site Internet du festival.


Programme: «Offen für Neues», journée de rencontres au festival Murten Classics

Samedi 25 août 2018

Lieu
Petit théâtre à Morat (KiB, Kultur im Beaulieu)

Devise: unterwegs – en chemin.
Différentes lectures du thème du festival
Emigration de Suisse
Immigration en Suisse
Sans cesse en chemin
En fuite

10h – INTRODUCTION
Irène Minder-Jeanneret
Animation: Roman Brotbeck

Concert 1 (de 11h à 12h environ)
WAVES FROM ANOTHER WORLD

Giorgio Tedde (*1958): Atlas (2005) pour flûte et trio à cordes
Katrin Frauchiger (*1967): Mare nostrum (2015) pour flûte et trio à cordes
Aram Hovhannisyan (*1984): Litanies I-IV (2008/09) pour piano
Jean-Luc Darbellay (*1946): Waves (2011) pour flûte et flûte alto
Fritz Voegelin (*1943): Dual (2009/10) pour flûte alto et trio à cordes

Ana Ioana Oltean, flûte
Gilles Grimaître, piano
Ensemble de quatre instruments: Kaspar Zehnder, flûte/flûte alto; Charlotte Zehnder, violon; Dorothee Schmid, alto; Urs Fischer, violoncelle

Concert 2 (de 13h30 à 14h30 environ)
IMMIGRATION – ÉMIGRATION

Maria Niederberger (*1949): Mountain visions (2009/10) pour violon solo
Maria Niederberger (*1949): Hommage à Frédéric Chopin (2008/09) pour piano solo
Thomas Fortmann (*1951): Burlesque «Elena e Greta» pour deux flûtes et piano
Jan Beran (*1959): «Strange words the wind tossed» pour violon et piano
Jan Beran (*1959): «Leis wie eine Märchenweise» pour piano solo
Wael Sami Elkholy (*1976): «Skies’ Calls» (2011) pour voix et recorder

René Kubelik, violon
Patrizio Mazzola, piano
Ana Ioana Oltean, flûte
Kaspar Zehnder, flûte
Wael Sami Elkholy, voix

Concert 3 (de 16h à 17h environ)
ROOTS AND GREAT PLACES

Daniel Schnyder (*1961): Quatuor à cordes n° 4 «Great places» – Shanghai 1928, Havana 1952, Paris 1901, Casablanca 1933, New York City 1964
Cécile Marti (*1973): Trapez (2012)
Iris Szeghy (*1956): Aria (2007/16)
Marco Antonio Perez-Ramirez (*1964): Primitive Dream (2009)

Belenus Quartett: Seraina Pfenninger, violon; Anne Battegay, violon; Esther Fritzsche, alto; Jonas Vischi, violoncelle

www.murtenclassics.ch

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En collaboration avec SUISA, le festival Murten Classics vous invite à plonger dans l’univers de la musique contemporaine pendant la journée du samedi 25 août 2018. Durant cet événement, vous pourrez assister à 3 concerts avec au programme les œuvres de 13 compositeurs et compositrices issus de générations différentes et se distinguant par leur héritage et leur sens de l’esthétique variés. Le programme de la journée permettra au public d’en savoir plus sur la notion d’«unterwegs – en chemin» au sein de l’environnement musical actuel et d’échanger au sujet des nouvelles compositions. Texte d’Erika Weibel et Manu Leuenberger

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Créations suisses au Festival Archipel

Dans le domaine de la musique contemporaine, les compositeurs suisses ne sont pas en retrait. C’est ce que nous a démontré le Festival Archipel le mercredi 21 mars 2018, lors d’un concert dans lequel quatre compositeurs helvétiques étaient mis à l’honneur. Texte de Sébastien Cayet, contributeur invité

Créations suisses au Festival Archipel

La compositrice suisse, Katharina Rosenberger, native de Zurich et travaillant aux Etats-Unis avec le directeur du festival Marc Texier, lors de la conférence donnée en préambule à la «soirée de musique suisse», le 21 mars 2018 dans le cadre du Festival Archipel à Genève (Photo: Manu Leuenberger)

Soutenu par la SUISA, coopérative des auteurs et éditeurs de musique, Archipel nous a proposé une soirée en deux parties. Dans un entretien avant-concert, Marc Texier, directeur général du festival a reçu les compositeurs Katharina Rosenberger et Michael Pelzel, en partenariat avec SUISA. L’occasion pour nous d‘en apprendre plus sur leurs activités, leurs diverses influences, leurs méthodes de composition et leurs projets.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que leurs influences sont aux antipodes l’une de l’autre; alors que Katharina Rosenberger évoque ses références musicales de la Renaissance et à Willaert et De Rore en particulier, Michael Pelzel avoue volontiers utiliser des techniques indiennes et africaines dans sa pièce, créant ainsi un contraste entre musique occidentale et musique extra-européenne, entre tradition et nouveauté. L’éventail de leurs activités ne s’arrête cependant pas à la composition; l’une enseigne aux Etats-Unis, l’autre mène une activité d’organiste.

Cela leur permet de ne pas compter entièrement sur l’activité de compositeur pour vivre, car tous deux s’accordent à dire que le développement du streaming au détriment du CD ou du spectacle vivant leur ôte une source de revenus – ou la diminue fortement. Heureusement pour les compositeurs, SUISA s’engage à préserver leurs droits d’auteur et à les rétribuer pour les concerts dans lesquels leurs pièces sont jouées.

Créations suisses et créations mondiales

Une fois l’interview-conférence terminée, le concert peut commencer. Au programme figurent quatre créations: les créations suisses de «Tempi agitati» de Katharina Rosenberger et d’«Ante Litteram» d’Oscar Bianchi, ainsi que les créations mondiales d’«Etüdienbuch zu Diabelli» de Michael Pelzel et de «Präludien Buch 1-4» de Mischa Käser.

Les Neue Vocalsolisten Stuttgart, ensemble vocal allemand, ont interprété un répertoire fait sur mesure, puisque composé pour eux. En 2012, ils avaient déjà créé la pièce d’Oscar Bianchi, puis celle de Katharina Rosenberger en 2016.

Dans «Tempi agitati» – qui était, ce soir-là une version réduite de l’œuvre –, Katharina Rosenberger crée des atmosphères contrastées grâce, notamment, à l’alternance des esthétiques et à la mise en scène basée sur l’acoustique et l’architecture de la salle. Tout commence dans le noir. Les solistes sont assis dans le public. Puis, l’un d’eux donne le départ d’un dialogue d’onomatopées. Les Neue Vocalsolisten se répondent, s’attendent et s’entrecoupent avec précision. Ils se rejoignent ensuite sur scène pour entonner un chant polyphonique dans le style de la Renaissance, avec des références à Adrian Willaert et Cipriano de Rore.

En revenant à la musique de la Renaissance, la compositrice souhaitait «retrouver le naturel de la voix». Les voix des solistes y sont pures, linéaires et sans artifices, mais non sans émotion. Ce début de «Tempi agitati» sera caractéristique de la pièce; les chanteurs se déplacent dans la salle, alternent, voire juxtaposent les esthétiques, les tempi et les caractères, puis finissent comme ils ont commencé: dans le noir, en dehors de la scène et non visibles par le public.

Chaque effet musical a une signification

Dans «Ante Litteram», Oscar Bianchi s’inspire d’«Infinite Jest» de David Foster Wallace et de l’«Antéchrist» de Nietzsche, où il retrouve «la même empathie et la même lucidité́ dans l’exploration de ce qui empêche l’homme de parvenir à une profonde connaissance/conscience de lui-même». Cette pièce est donc parcourue de trois thèmes: le mal, la morale et le salut, où chaque effet musical a une signification.

Après un début parlé en homorythmie, les voix se décalent peu à peu, ont des rythmes et des modes de chant différents, à l’image d’une pensée claire et cohérente qui se perd dans les méandres de la réflexion. Les dissonances entre les soprani, par exemple, évoquent la douleur, et les imitations de rires tendent à verser dans l’absurdité de la pensée, tandis que les variations de tempi sont un parallèles aux variations de notre propre agitation interne.

Diabelli, dans l’œuvre de Michael Pelzel ne fait ni référence au compositeur Anton Diabelli, ni aux «Variations Diabelli» de Beethoven. «Etüdenbuch zu Diabelli» pour six voix a cappella s’appuie sur le récit d’Hermann Burger dans lequel un magicien souhaite mettre un terme à sa vie d’artiste. Les études, qui peuvent être chantées dans un ordre aléatoire, jouent sur des rythmes provoqués par les synchronisations et désynchronisions des voix. Par ailleurs, les tempi sont parfois superposés, avec les voix de femmes et les voix d’hommes qui battent des pulsations différentes, créant ainsi une opposition des différentes voix.

Neue Vocalsolisten Stuttgart à la hauteur des attentes

Pour achever la soirée, la création de «Präludien Buch 1-4» de Mischa Käser fut riche en éléments musicaux: superpositions des effets – voix parlée, cellule lyrique, cellule rythmique – qui rendent les voix indépendantes les unes par rapport aux autres, théâtralisation, avec des soupirs, des respirations et des effets de surprise parfaitement synchronisés. Le compositeur souhaitait que «des techniques de chant exotiques cohabitent avec des sons connus et de ce fait étranges». La surprise et l’originalité sont des traits caractéristiques qui ressortent de l’œuvre, ainsi que la dichotomie entre forme occidentale du prélude et «techniques exotiques» utilisées.

Les Neue Vocalsolisten Stuttgart se sont montrés à la hauteur des attentes et ont interprété un répertoire virtuose avec une apparente facilité déconcertante. Il ne fait aucun doute de leur polyvalence dans leur maîtrise des œuvres, des effets, et même des esthétiques. De leur performance transpire une entente et une osmose parfaites entre chaque membre, qui leur permettent d’appréhender ces œuvres virtuoses en tous points et de les transcender dans leur interprétation.

www.archipel.org

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Composition dans le temps et l’espace

Le samedi 23 septembre 2017, dans le cadre de Zeiträume Basel, la biennale bâloise alliant musique contemporaine et architecture, une compositrice et trois compositeurs participeront à un débat public concernant la création de leurs œuvres. Texte d’Erika Weibel

Composition dans le temps et l’espace

Le 23 septembre 2017 à 15h00, un débat entre compositeurs intitulé «Zeiträume schaffen» aura lieu lors de la biennale bâloise pour la musique contemporaine et l’architecture. (Photo: Anna Katharina Scheidegger)

Du 16 au 24 septembre 2017, Bâle sera le théâtre d’une expérience musicale fascinante: la musique contemporaine égrainera ses notes dans les recoins et les ruelles les plus insolites de la ville. Petits et grands sont invités à se lancer dans de passionnantes aventures musicales. On pourra par exemple assister à un «Wasserspiel» (jeu aquatique, compositions et improvisations pour diverses formations instrumentales) à la piscine Spiegelfeld de Binningen ou à un concert de cor des Alpes sur la place de la cathédrale (Münsterplatz) de Bâle. Les musées, les tours et même les cimetières ouvriront leurs portes à la musique contemporaine et donneront au public l’opportunité d’appréhender l’espace et le temps de manière totalement nouvelle.

Le festival Zeiträume est tout à fait unique; les compositrices et compositeurs ont en effet pour mission de créer des œuvres spécifiquement pour les lieux dans lesquels elles sont présentées lors du festival. L’auditeur attentif peut donc non seulement apprécier différentes créations mais aussi ressentir comment le lieu a influencé et inspiré le travail de la compositrice ou du compositeur.

Débat entre compositrices et compositeurs

Une compositrice et trois compositeurs, dont les œuvres seront présentées pour la première fois lors de la biennale cette année, se livreront lors du débat public «Zeiträume schaffen» du 23 septembre 2017. Dans quelle mesure l’espace a-t-il inspiré la composition de leur œuvre? Comment une œuvre prend-elle naissance et pour qui est-elle écrite? La compositrice et les compositeurs raconteront leur travail et expliqueront les œuvres inédites créées pour le festival.

Entrée gratuite – réservation obligatoire

Profitez de cette occasion pour écouter les échanges de points de vue entre compositeurs et leur poser toutes vos questions. Vous êtes également cordialement invité-es à l’apéritif qui suivra, au cours duquel vous pourrez continuer à approfondir le thème de la composition dans le temps et l’espace.

Werkraum Warteck PP / Restaurant Don Camillo, Burgweg 7, 4058 Bâle
23 septembre, 15h00
Participants au débat: Beat Gysin, Junghae Lee, Mario Pagliarani, Balthasar Streiff
Animation: Bernhard Günther

Vous trouverez de plus amples informations et le programme du festival sur: www.zeitraeumebasel.com

Ce débat est soutenu par SUISA.

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