Archive de tag: Culture pop

KT Gorique, à la conquête de l’Est

KT Gorique, membre de SUISA, a été invitée à participer au panel «Hit the World» organisé par SUISA au M4music Festival 2019 en tant qu’experte en composition de chansons dans le domaine du rap. Peu de temps après, elle est lauréate du Prix suisse de la musique 2019. Rencontre avec la rappeuse vivant en Valais qui diffuse son rap dans toute la Suisse. Texte du contributeur invité José Tippenhauer, Swissmusic.ch

KT Gorique, à la conquête de l’Est

«Elle se produit entre autres au Sénégal, au Canada et dans l’Europe entière et tient une place considérable sur la scène du rap suisse», écrit l’Office fédéral de la culture à propos de la nouvelle lauréate du Prix suisse de la musique 2019, KT Gorique. (Photo: Jérémie Carron)

KT Gorique mérite son surnom de «Couteau suisse». Après sa victoire au concours international d’improvisation rap «End of the Weak» à New York en 2012, il y a eu le film «Brooklyn» de Pascal Tessaud, où elle interprétait la jeune rappeuse Coralie. En 2016, elle a sorti son premier album, «Tentative de Survie». Et l’an dernier, elle est entrée dans les charts avec son projet «Kunta Kita». Quelques semaines après sa nomination aux Swiss Music Awards, elle continue son ascension. Elle ouvrira le concert de Nicki Minaj au Hallenstadion à Zürich, et fait partie des rares francophones à l’affiche du festival Frauenfeld. 2019 promet pour la rappeuse valaisanne avec qui nous avons parlé de la Suisse, de ses inspirations et de ses processus créatifs.

«Kunta Kita» est sorti en juillet 2018. Quel bilan en tires-tu?
KT Gorique: Ce projet a produit un gros changement dans ma carrière. Je n’aurais pas espéré la moitié de ce qui m’est arrivé grâce à lui!
Depuis sa sortie, j’ai fait une quarantaine de dates, dont mes premières en tant que tête d’affiche, et plusieurs fois c’était complet (à Saint-Gall, Lucerne, etc.). Jusqu’ici, pendant 6 ans je faisais toujours le concert de la découverte, les gens ne me connaissaient pas spécialement. Là, avec «Kunta Kita», une fan base solide s’est établie. Le paradoxe, c’est que la majeure partie vient de Suisse alémanique – alors que je chante en français. C’est incroyable!
Ce qui a beaucoup joué là-dedans, c’est que le projet est distribué par un label zurichois, FarMore Records. Et surtout, en septembre, SRF3 m’a nommée «Best Talent» du mois. C’est une radio généraliste, donc beaucoup de gens pas forcément hip-hop y ont entendu mes sons. Ça m’a amené un public différent, je le remarque à mes concerts: il y a des personnes hip-hop, des punks, des rastas, des mecs rocks, des petits, des vieux. Pour moi, c’est le plus beau cadeau. Je fais de la musique pour tout le monde, pas que pour ceux qui ont déjà les codes rap.

Maintenant que tu tournes beaucoup en Suisse allemande, comment identifies-tu ce fameux Roestigraben (barrière symbolique entre les parties francophone et germanophone du pays)?
Une grosse différence, c’est le budget que le public est prêt à débloquer. Dernièrement, j’ai fait une date à Lausanne avec des artistes de Romandie (partie francophone de la Suisse), l’entrée était 25 CHF. J’ai tout de suite pensé que les gens trouveraient ça cher, et effectivement la salle n’était pas remplie. La semaine suivante, j’étais en Suisse allemande, il y avait moi et une première partie pour 30 CHF… C’était full!
J’ai l’impression que nous les Romands, on cherche notre identité du côté français. Alors que les Suisses alémaniques, dans leur tête, ils sont Suisses! Quand ils voient des artistes suisses qui assurent, ils se disent «c’est cool parce qu’ils sont forts et surtout parce qu’ils sont Suisses!», et ils vont les encourager. Nous les Romands, comme on s’identifie plus aux Français, on a tendance à valider nos artistes que s’ils sont validés en France, ou en tout cas à l’extérieur de nos frontières. Heureusement, ça commence à changer. Dans une date récente, j’étais avec Danitsa, Comme1Flocon, SWK, et Chien Bleu. Un line-up pareil, avec que des Romands, sans aucun étranger, c’était impossible il y a 3 ans!
Pour revenir au Roestigraben, c’est marrant car quand je dis à des Romands que je vais faire des concerts en Suisse allemande, ils me répondent: «mais ils ne sont pas pire fermés d’esprit?!» Alors qu’au contraire, je me rends compte qu’ils sont deux fois plus ouverts que nous! La preuve, c’est qu’eux nous accueillent, mais que les rappeurs alémaniques sont inconnus ici.

Dans ton titre «Outta Road», tu frappes des gens vêtus de gilets jaunes. C’était avant la formation du mouvement, mais dans ta «NAYUNO Session», tu parles des «vrais» Gilets jaunes, en disant: «le jaune a la cote cet hiver, ils le portent en gilet, moi je veux tout l’ensemble». Est-ce une pique?
Au contraire, c’est un message d’encouragement. Si j’étais Française, je serais sur la route tous les jours avec eux, avec des gilets jaunes partout, même sur mes jambes!
Tout ce que j’écris, c’est de l’instinct. Quand je vois des personnes pas forcément issues des mêmes milieux sociaux se rassembler pour faire valoir leurs droits en tant qu’humains – parce qu’elles sont dans une position injuste et invivable –, je trouve ça beau! Donc «je veux tout l’ensemble», c’est pour dire «je suis avec vous jusqu’au bout»!

Parlons de ton processus créatif justement. Qu’entends-tu par «écrire à l’instinct»?
Pour créer des textes, avant toute chose, j’ai besoin d’un beat. Si je n’en ai pas, ça m’arrive d’écrire un peu, mais ce ne sera jamais un morceau entier. Quand je veux me lancer dans une chanson, j’ai automatiquement besoin d’avoir de la musique, c’est elle qui dicte mes mots.
Niveau inspiration, ma source, c’est le quotidien. Il y a plein de choses dans la vie auxquelles je suis sensible. Ça peut venir de ce que je vois, ce que je vis, ce que j’entends, des expériences de gens autour de moi, de ma famille, ou de difficultés que je rencontre. Ça peut être très personnel, mais aussi plus global – comme dans l’exemple des Gilets jaunes.
De là, la musique et les émotions vont me guider. J’essaie de me connecter à ce que je ressens et le mettre en forme sur le rythme. J’écris assez souvent sur mon ordinateur, sinon, quand je veux garder ce truc de l’instinct justement, être incisive, j’écris mes textes directement dans la tête. Je fais une phrase après l’autre, et je les retiens au fur et à mesure, sans avoir besoin de retranscrire tout ça sur une feuille. Les mélodies de voix et le flow suivront alors naturellement, en fonction de ce que je veux raconter. Via cette méthode, j’ai l’impression d’être beaucoup plus instinctive, directe dans ce que je veux dire et dans ma manière de poser.

En plus d’écrire tes textes, tu composes aussi tes propres beats. Là encore, comment procèdes-tu? Tu commences par quelles sonorités?
Je compose de temps à temps, oui. En principe, je vais avoir une base, une petite vibe, comme une énergie, soit mélancolique, soit un peu reggae, soit un peu cainfri (NDLR : «africaine») par exemple. Je pars toujours d’une sorte de couleur qu’il y a dans ma tête, c’est vraiment très abstrait en fait. J’essaie ensuite de retranscrire mélodieusement parlant ce que j’ai en tête, en utilisant plein de samples sur mon clavier MIDI. Je cherche, je cherche, je cherche … Jusqu’à trouver le son ou les notes qui me parlent. Je commence alors avec la mélodie de base, et de là je vais construire autour. Je vais continuer comme ça jusqu’à ce que mon instrumental soit composé.

KT Gorique sur Youtube

L’interview avec KT Gorique a été réalisée pour le dossier «A la découverte du rap romand» sur Swissmusic.ch et y a été publiée en mars 2019.

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M4music: Hit the World – voici comment travaillent les compositrices de tubes internationaux!

Vous êtes-vous déjà demandé de quelle manière sont créés des tubes? Comment une chanson réussit-elle soudainement à faire danser toutes les générations? SUISA cherche à répondre à ces questions et, dans ce but, organise un panel de discussion à l’occasion du M4music 2019. Texte d’Erika Weibel

M4music: Hit the World – voici comment travaillent les compositrices de tubes internationaux!

A l’occasion du débat SUISA «Hit the World» au M4music Festival 2019, KT Gorique et Valeska Steiner (en haut, de g. à dr.) avec Laurell Barker et Shelly Peiken (en bas, de g. à dr.) échangeront sur le thème de la composition. (Photos: Jeremie Carron, Christoph Köstlin, Phantasm, Aerin Moreno)

Certaines compositrices et compositeurs écrivent leurs chansons de manière individuelle, à l’inverse d’autres écrivent en commun. Parfois, les compositeurs composent pour eux-mêmes, mais parfois pour des interprètes de différents horizons musicaux. Comment s’y prennent-ils? Les compositrices et compositeurs peuvent-ils prévoir un tube musical? Peut-on vivre de l’écriture musicale?

Débat SUISA Hit the World: quatre compositrices racontent

Dans le cadre du M4music Festival, vendredi 15 mars 2019, SUISA organise un débat avec des spécialistes en la matière pour répondre précisément à ces questions. A cette fin, SUISA a invité quatre compositrices qui ont déjà connu des succès internationaux et nationaux dans le domaine de la musique pop et urbaine.

Une des participantes compose notamment pour Miley Cyrus, Céline Dion, Selena Gomez, Meredith Brooks ou Christina Aguilera. Une autre a déjà contribué à la composition de plusieurs centaines de chansons et voyage dans le monde entier, d’une session de composition à l’autre. La troisième est une compositrice-interprète suisse reconnue dans le pays et aussi à l’étranger. La quatrième écrit actuellement les plus belles pages de l’histoire du hip-hop suisse: en 2012, à tout juste 21 ans, elle a été la première femme à remporter le Freestyle-Rap-WM, à New York. Elle crée à la fois les paroles et les beats et sillone l’Europe et le monde avec succès depuis des années.

Les quatre compositrices, Valeska Steiner, KT Gorique, Laurell Barker et Shelly Peiken échangeront pendant une heure autour du thème de la composition de chansons à succès et sur la manière dont elles composent. De quoi dépend le succès selon elles? Comment parviennent-elles à surmonter les défis auxquels elles sont confrontées?

Débat SUISA au M4music: Hit the World – quatre compositrices racontent
Vendredi 15 mars 2019, 15 h00 à 16 h 15, Matchbox

Intervenantes:
Valeska Steiner, musicienne, BOY, Zurich
KT Gorique, musicienne, Sion
Laurell Barker, musicienne, Vancouver/Zurich
Shelly Peiken, musicienne, Los Angeles

Animation:
Nina Havel, Zurich

www.m4music.ch

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«Adiós»: tube de l’été de style caribéen avec clavecin | avec vidéo

Loco Escrito et les quatre co-compositeurs de la chanson «Adiós» ont des chances de remporter le trophée en béton tant convoité des «Swiss Music Awards» 2019 dans la catégorie «Best Hit». Hans Feigenwinter, musicien et professeur au conservatoire de musique, nous explique ce qui fait la force de cette chanson dans son analyse en vidéo. Texte de Giorgio Tebaldi; vidéo de Sibylle Roth

Nicolas Herzig, le vrai nom de Loco Escrito, semble avoir trouvé la formule magique des tubes de l’été. Après avoir occupé les hit-parades suisses en 2017 avec «Sin Ti», il a remis ça l’année dernière: le single «Adiós» est resté 29 semaines dans les hit-parades suisses, grimpant jusqu’à la quatrième place, ce qui a fait de cette chanson un des trois plus grands succès en 2018 et lui a valu d’être nominée cette année pour le prix du «Best Hit» aux Swiss Music Awards.

Variation et émotion

Selon Hans Feigenwinter, c’est l’instrumentation des strophes qui rend cette chanson intéressante. Il est lui-même musicien et enseigne la musicologie aux conservatoires de musique de Bâle et de Lucerne. Il fait une analyse approfondie de cette chanson dans la vidéo.

Pour Nicolas Herzig et Henrik Amschler, co-compositeur et producteur, «Adiós» devait contenir des sons variés et une dimension dramatique prenante. Dans l’interview écrite, Henrik Amschler déclare: «Comme la chanson n’a pas de bridge classique avec changement d’accord après le deuxième chœur, mais qu’elle est en trois parties, nous tenions à ce que chaque partie ait ses spécificités.» Les différentes parties de la chanson ont donc différentes ambiances, comme Henrik Amschler le souligne: «Le premier volet de la deuxième partie est rythmé et donne envie de danser. Le premier volet de la troisième partie, par contre, est sphérique et très émotionnel.»

Songwriting en équipe (internationale)

En plus de Henrik Amschler et Nicolas Herzig, trois autres musiciens ont été impliqués dans la composition d’«Adiós». Le compositeur grison Sandro Dietrich et Lou Geniuz, alias Lou Zarra, rappeur latin, chanteur, percussionniste et producteur de musique, originaire lui aussi des Grisons, ont créé ensemble la base musicale qui était déjà très travaillée, comme l’indique Henrik Amschler. Pour les paroles, Nicolas Herzig a été assisté du musicien colombien Jonathan Ruiz Mejia. «Ensuite, ce fut à Loco et moi de continuer, d’adapter la chanson et de la terminer», écrit Henrik Amschler.

Les auteurs-compositeurs et le producteur ont choisi de renoncer à utiliser trop d’instruments. «En fait, nous avions prévu d’utiliser encore plus d’instruments, notamment dans le chœur», explique Henrik Amschler. «Mais nous nous sommes décidés à les limiter pour laisser plus de place à la voix et aux différentes harmonies.» «Adiós» surprend quand même avec des sons intéressants, comme par exemple une sonorité qui fait penser au clavecin, ce qui est plutôt inhabituel dans la musique pop, ajoute Hans Feigenweiter.

«Swiss Music Awards»: SUISA rend honneur aux auteurs-compositeurs du «Best Hit»

«Adiós» est l’une des trois chansons nominées dans la catégorie «Best Hit» aux prochains «Swiss Music Awards», qui seront décernés le samedi 16 février 2019 au Palais de la culture et des congrès de Lucerne (KKL). SUISA est le partenaire de soutien «Supporting Partner» de l’événement. Ce sera la quatrième fois que les compositeurs et paroliers de la chanson gagnante seront également récompensés au nom de SUISA dans la catégorie «Best Hit». Les nominés sont:

  • «079» de Lo & Leduc (auteurs-compositeurs: Lorenz Häberli, Maurice Könz, Luc Oggier)
  • «Adiós» de Loco Escrito (auteurs-compositeurs: Henrik Amschler, Sandro Dietrich, Nicolas Herzig, Jonathan Ruiz Mejia, Luigi Zarra)
  • «Us Mänsch» de Bligg feat. Marc Sway (auteurs-compositeurs: Marco Bliggensdorfer, Fred Herrmann, Marc Sway)

www.locoescrito.com
www.henrik-hsa-amschler.ch

Hans Feigenwinter est originaire de Bâle. Dans sa jeunesse, il a joué dans des groupes de pop et d’indie rock. Par la suite, il a étudié le piano à la «Swiss Jazz School» de Berne et est depuis actif en tant que pianiste et compositeur dans diverses formations. On peut actuellement l’entendre en concert solo, mais aussi et surtout dans les trios Hans Feigenwinter ZINC et Feigenwinter Oester Pfammatter. Il enseigne aux Hautes écoles de musique de Bâle et de Lucerne. www.hansfeigenwinter.ch
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«Us Mänsch»: un tube «last minute» plein d’énergie | avec vidéo

«Us Mänsch» de Bligg et Marc Sway est l’une des chansons suisses ayant eu le plus de succès l’année dernière. Or, ce tube n’a été ajouté qu’à la dernière minute à l’album «KombiNation» de Bligg. La chanson est maintenant nominée dans la catégorie «Best Hit» aux «Swiss Music Awards» 2019. Hans Feigenwinter, musicien et professeur d’une haute école de musique, a analysé la composition de «Us Mänsch». Texte de Giorgio Tebaldi; vidéo de Manu Leuenberger

Bligg et Marc Sway ont déjà écrit plusieurs chansons ensemble. Pour le single «Us Mänsch», ils étaient ensemble au micro pour la première fois. Et le succès est au rendez-vous: en 2018, le single a été récompensé par le disque de platine.

Pourquoi la chanson plaît-elle tellement aux auditeurs? Hans Feigenwinter, qui enseigne la musicologie aux hautes écoles de musique de Bâle et de Lucerne et qui est lui-même pianiste et compositeur, explique: «Il y a beaucoup d’énergie, c’est un chant parlé vraiment passionné.» Dans son analyse de la chanson, que l’on peut voir dans la vidéo, il perçoit même quelque chose de solennel dans cette chanson: «elle me fait penser à un sermon.»

Tube de dernière minute

Outre Bligg et Marc Sway, Fred Herrmann, producteur et co-compositeur de Bligg depuis de nombreuses années, a également participé à la composition de «Us Mänsch». Dans une interview écrite, Fred Herrmann raconte comment la chanson est née:

«‹Us Mänsch› est le tube typique de dernière minute! C’est la toute dernière chanson que nous avons écrite et produite pour l’album «KombiNation». Bligg a dit qu’il avait encore une idée de texte sympa avec le jeu de mots «Us Mänsch», qu’il voulait absolument mettre en œuvre dans une prochaine chanson. Comme nous étions déjà en retard sur les délais, nous avons travaillé en parallèle. Pendant que je travaillais sur la composition et la production, Bligg a travaillé sur les paroles et a enregistré sa voix chez lui à la maison. Il n’arrêtait pas de m’envoyer de nouvelles pistes vocales, que j’ai soit intégrées tout de suite, soit remises en question pour demander ensuite des ajustements. C’était une vraie partie de ping-pong! A un moment donné, la chanson semblait prête, mais nous nous sommes dit que le refrain devait être chanté par une voix d’homme puissante. Nous avons assez vite pensé à Marc Sway, que nous connaissons tous les deux très bien et depuis longtemps. Mister Sway est passé au studio deux fois pour deux heures et le refrain était terminé! Ce qu’il y a de bien avec la composition, c’est qu’il arrive très souvent qu’une chanson parfaite voie le jour de manière assez inattendue.»

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  • «079» de Lo & Leduc (auteurs-compositeurs: Lorenz Häberli, Maurice Könz, Luc Oggier)
  • «Adiós» de Loco Escrito (auteurs-compositeurs: Henrik Amschler, Sandro Dietrich, Nicolas Herzig, Jonathan Ruiz Mejia, Luigi Zarra)
  • «Us Mänsch» de Bligg feat. Marc Sway (auteurs-compositeurs: Marco Bliggensdorfer, Fred Herrmann, Marc Sway)

www.bligg.ch
www.marcsway.ch

Hans Feigenwinter est originaire de Bâle. Dans sa jeunesse, il a joué dans des groupes de pop et d’indie rock. Par la suite, il a étudié le piano à la «Swiss Jazz School» de Berne et est depuis actif en tant que pianiste et compositeur dans diverses formations. On peut actuellement l’entendre en concert solo, mais aussi et surtout dans les trios Hans Feigenwinter ZINC et Feigenwinter Oester Pfammatter. Il enseigne aux Hautes écoles de musique de Bâle et de Lucerne. www.hansfeigenwinter.ch
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Bligg et Marc Sway ont déjà écrit plusieurs chansons ensemble. Pour le single «Us Mänsch», ils étaient ensemble au micro pour la première fois. Et le succès est au rendez-vous: en 2018, le single a été récompensé par le disque de platine.

Pourquoi la chanson plaît-elle tellement aux auditeurs? Hans Feigenwinter, qui enseigne la musicologie aux hautes écoles...Continuer

«079»: une histoire tragi-comique à succès | avec vidéo

Avec «079», Lo & Leduc et leur co-compositeur Maurice «Dr. Mo» Könz ont écrit l’histoire: l’an dernier, le titre est resté en tête du hit-parade suisse pendant 21 semaines, établissant ainsi un nouveau record suisse. «079» est l’une des trois chansons nominées dans la catégorie «Best Hit» aux «Swiss Music Awards» 2019. Le musicien et professeur en musicologie Hans Feigenwinter a analysé la composition de ce tube. Texte de Giorgio Tebaldi; vidéo de Sibylle Roth

La manière dont le titre «079» s’est hissé dans les charts suisses est déjà en soi une histoire remarquable. En février 2018, Lo & Leduc ont proposé ce titre ainsi que l’album dont il est issu, «Update 4.0», en streaming et téléchargement gratuits sur leur site Web – «pour le plaisir» ont-ils déclaré à l’époque dans une interview. Le morceau a tellement plu au public que les ventes et le nombre d’écoutes en streaming ont explosé. «079» est ainsi arrivé en première place du hit-parade suisse des singles et y est resté pendant 21 semaines.

La chanson a été écrite par Lorenz Häberli (Lo), Luc Oggier (Leduc) et par le compositeur, DJ et interprète bernois, Maurice Könz, plus connu sous le nom de Dr. Mo. Ce dernier a composé la mélodie sur laquelle Lo & Leduc ont apposé leur texte. «Les paroles et la musique ont été réalisées séparément», relate Dr. Mo à propos de la création du morceau dans un entretien écrit. Celles-ci étaient pratiquement terminées lorsqu’elles ont finalement été réunies. «Nous avions essayé d’associer le texte à une autre mélodie ou de mettre un autre texte sur la mélodie, écrit Dr. Mo, mais nous avons rapidement abandonné ces idées. Lorsque nous avons associé ce texte avec cette mélodie, nous avons tout de suite su qu’ils étaient faits l’un pour l’autre.»

Originale, touchante, un peu absurde

L’histoire que raconte la chanson n’est pas étrangère au succès rencontré. «C’est une histoire tragi-comique. Elle est originale, simple, touchante; le tout a quelque chose d’ absurde», évoque le pianiste et compositeur Hans Feigenwinter, qui enseigne la musicologie aux Hautes écoles de musique de Bâle et de Lucerne. Retrouvez son analyse du morceau dans la vidéo.

Dr. Mo explique concrètement comment la recherche des mots justes peut parfois prendre du temps: «C’est la recherche du pronom personnel approprié qui a pris le plus de temps. Nous n’étions pas sûrs que le public comprendrait l’histoire si deux chanteurs différents l’interprétaient à la première personne tout en représentant le même protagoniste. Nous avons alors aussi envisagé de parler de ‹lui›, ce qui permettait de dissiper toute confusion personnelle. Mais cela a causé d’autres problèmes de conjugaison, de rimes et de rapports émotionnels. Nous avons finalement décidé de proposer au public une narration à la première personne, et nous avons bien fait!»

«Swiss Music Awards»: SUISA rend honneur aux auteurs-compositeurs du «Best Hit»

«079» est l’une des trois chansons nominées dans la catégorie «Best Hit» aux prochains «Swiss Music Awards», qui seront décernés le samedi 16 février 2019 au Palais de la culture et des congrès de Lucerne (KKL). SUISA est le partenaire de soutien «Supporting Partner» de l’événement. Ce sera la quatrième fois que les compositeurs et paroliers de la chanson gagnante seront également récompensés au nom de SUISA dans la catégorie «Best Hit». Les nominés sont:

  • «079» de Lo & Leduc (auteurs-compositeurs: Lorenz Häberli, Maurice Könz, Luc Oggier)
  • «Adiós» de Loco Escrito (auteurs-compositeurs: Henrik Amschler, Sandro Dietrich, Nicolas Herzig, Jonathan Ruiz Mejia, Luigi Zarra
  • «Us Mänsch» de Bligg feat. Marc Sway (auteurs-compositeurs: Marco Bliggensdorfer, Fred Herrmann, Marc Sway)

www.lo-leduc.ch
www.drmo.ch

Hans Feigenwinter est originaire de Bâle. Dans sa jeunesse, il a joué dans des groupes de pop et d’indie rock. Par la suite, il a étudié le piano à la «Swiss Jazz School» de Berne et est depuis actif en tant que pianiste et compositeur dans diverses formations. On peut actuellement l’entendre en concert solo, mais aussi et surtout dans les trios Hans Feigenwinter ZINC et Feigenwinter Oester Pfammatter. Il enseigne aux Hautes écoles de musique de Bâle et de Lucerne. www.hansfeigenwinter.ch
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Avec «079», Lo & Leduc et leur co-compositeur Maurice «Dr. Mo» Könz ont écrit l’histoire: l’an dernier, le titre est resté en tête du hit-parade suisse pendant 21 semaines, établissant ainsi un nouveau record suisse. «079» est l’une des trois chansons nominées dans la catégorie «Best Hit» aux «Swiss Music Awards» 2019. Le musicien et professeur en musicologie Hans Feigenwinter a analysé la composition de ce tube. Texte de Giorgio Tebaldi; vidéo de Sibylle Roth

La manière dont le titre «079» s’est hissé dans les charts suisses est déjà en soi une histoire remarquable. En février 2018, Lo & Leduc ont proposé ce titre ainsi que l’album dont il est issu, «Update 4.0», en streaming et téléchargement gratuits sur leur site Web – «pour le plaisir» ont-ils déclaré à l’époque dans une...Continuer

Travail d’équipe créatif lors du camp de composition SUISA 2018 | avec vidéo

Un camp de composition, organisé par SUISA en collaboration avec Pele Loriano Productions, s’est tenu pour la deuxième année consécutive aux Powerplay Studios à Maur. 36 musiciennes et musiciens de 8 pays ont pris part aux 3 jours de cet événement en juin 2018. Résultat: 19 chansons pop aux inspirations et styles différents. Texte et vidéo de Manu Leuenberger

L’objectif du camp de composition SUISA 2018 était de créer des chansons pop radiophoniques ayant le potentiel de figurer au hit-parade et présentant toutes les facettes stylistiques de la pop contemporaine. Répartis en équipes de trois ou quatre personnes, les musiciennes et musiciens conviés ont composé une chanson par jour. Les équipes ont été renouvelées chaque jour afin que tous les participants aient l’opportunité de composer de nouvelles chansons avec d’autres partenaires.

Les camps de composition, mode de production établi dans la musique pop

Les camps de composition constituent un mode de production bien établi dans l’industrie de la musique pop internationale. D’après Pele Loriano, directeur artistique de l’événement, l’atout majeur de ce type de format est de permettre la rencontre de musiciens qui n’auraient sinon jamais travaillé ensemble: «L’alchimie entre les membres d’une même équipe peut en effet favoriser l’inspiration. Travailler en équipe permet de développer des idées que l’on n’aurait jamais eues en travaillant seul.» (article de la «NZZ» du 19.10.2017, dans le cadre du camp SUISA 2017)

Les producteurs et compositeurs étrangers ont été conviés par Pele Loriano au bord du lac de Greifen; ils venaient cette année de France, de Grande-Bretagne, d’Allemagne, de Belgique, des États-Unis, de Suède et du Canada. Quant à la sélection des artistes suisses, le directeur artistique avait ici l’embarras du choix: 75 candidatures ont été reçues lors de la procédure de sélection, dépassant ainsi largement le nombre de places disponibles pour les membres SUISA.

Intérêt et participation de nombreux membres SUISA

Afin de répondre au grand intérêt suscité par cet événement, une sixième équipe de compositeurs a été ajoutée aux cinq prévues initialement. Cela a permis à un nombre encore plus important de membres SUISA de profiter de l’opportunité de collaborer avec des compositeurs nationaux et internationaux et de trouver l’inspiration dans cet échange artistique.

Répartis sur trois jours (du 18 au 20 juin 2018), ce sont en tout 36 musiciens qui ont pu participer à ce camp de composition. Parmi les 26 membres SUISA participants, six venaient de Suisse romande, trois du Tessin et dix-sept de Suisse alémanique. Près de 40% des participants étaient des femmes (14 musiciennes, 22 musiciens).

Dans le cadre de la session d’écoute finale du mercredi soir, artistes et invités (dont des représentants de maisons d’édition musicale) ont pu écouter les divers morceaux composés dans le cadre des sessions de travail. 19 chansons pop de différents styles ont été composées: de la ballade à la chanson populaire, en passant par la pop indie et la dance, avec des textes en français, en italien et en anglais. L’avenir nous dira si ces morceaux (provenant de la «forge à tubes made in Switzerland» qu’est ce camp de composition d’après l’«Aargauer Zeitung» du 01.02.2018) sauront trouver leur public.

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Les camps...Continuer

L’homme de l’ombre du rock en dialecte

C’est de sa plume que sont nés les hits suisses rendus avant tout célèbres par Polo Hofer. Hanery Amman nous a quittés à l’âge de 65 ans. Hommage par Ane Hebeisen, contributeur invité

L’homme de l’ombre du rock en dialecte

Hanery Amman, membre de SUISA depuis 1976, photographié dans le cadre d’une réunion de SUISA à Berne le 10 novembre 2009. (Photo: Wolfgang Rudigier)

Lorsqu’on l’interrogeait sur ses rêves, Hanery Amman avait toujours la même réponse: l’espoir de faire de la musique jusqu’à son dernier souffle. Ce souhait a été exaucé, même si la vie n’a pas toujours été juste avec lui et qu’il a régulièrement été confronté à des situations difficiles ou décevantes. Il a cependant pu faire jusqu’au bout ce qu’il aimait le plus – de la musique.

Il serait exagéré de prétendre qu’il avait une productivité supérieure à la moyenne. Il avait bien trop d’adversaires à combattre pour ça. De toute sa production pendant toutes ces années, seule une petite partie a été publiée. On peut donc supposer qu’il reste encore de nombreux trésors d’archives, d’essais et d’études à découvrir chez Hanery Amman à Interlaken.

L’âme de Rumpelstilz

Sa carrière musicale démarre très tôt. A l’école, il joue du banjo et du ukulélé. Mais ce piano, l’instrument qui va décider du destin de Hanspeter «Hanery» Amman, trône déjà dans la salle de musique de l’établissement. Il commence à en jouer et sent très rapidement qu’il peut y exprimer de bien plus grandes émotions qu’avec un instrument aux cordes pincées et au son nasillard.

Après un apprentissage comme mécanicien de précision et un court passage par le théâtre (on lui connaît le rôle du Général dans la pièce «Treffpunkt Vietnam» au Zimmer-Theater de Zurich), il retrouve régulièrement son vieux voisin, un certain Urs «Polo» Hofer, pour faire de la musique. Ces deux amis et leurs familles vivent longtemps dans le même bâtiment à Interlaken. Les Hofer sont témoins de mariage des Amman et à sept ans, le jeune Polo promène le petit Hanery dans sa poussette.

A l’époque, personne ne se doutait qu’ils allaient rester unis jusqu’à la fin de leur vie, parfois très proches, parfois moins, et encore moins qu’un jour une place d’Interlaken porterait leurs noms.

Dès leur première rencontre musicale, les tâches sont clairement réparties. Hanery Amman compose, Polo Hofer écrit. Hofer vend, chante et joue le rôle de mascotte tandis qu’Amman est l’âme du projet et joue un rôle décisif dans le son du rock en dialecte 1.0. Le modèle musical est celui d’Udo Lindenberg, lui qui a réussi à allier la langue allemande à la musique de son temps. L’objectif est donc de faire la même chose en dialecte alémanique.

Le premier reggae suisse

Rumpelstilz est un groupe où s’expriment avec vigueur les tendances musicales les plus variées. Le jeu d’Hanery Amman est par exemple influencé par des modèles musicaux aussi divers qu’Elton John et Chick Corea, on admire les saxophonistes de jazz fusion Jim Pepper et Bob Dylan – et puisque le percussionniste intérimaire Res Hassenstein, plus tard l’un des papes de la musique du monde, connaît aussi la musique caribéenne, on décide d’inclure le reggae au répertoire.

C’est à cette époque que les premiers grands hits naissent sous la plume d’Hanery Amman: «Teddybär» (officiellement le premier reggae en dialecte alémanique) ou le morceau de six minutes et demie «D Rosmarie und i», précédé d’une longue intro perlée au piano par Amman pour glisser en un rien de temps du boogie au jazz en passant par le blues dans le solo au milieu du morceau. Il adore les fusions.

Hanery Amman décrira plus tard les années de Rumpelstilz comme les plus marquantes de sa carrière. Il aimera dire que c’était un groupe «multi-culturel» à une époque où le concept n’existait pas encore. Rumpelstilz lui aura permis de trouver son style non seulement comme musicien, mais aussi comme compositeur.

Dissolution de Rumpelstilz

Si Rumpelstilz a énormément de succès, le groupe n’est certainement pas un monument national. Hanery Amman, l’homme aux longs cheveux blonds, n’est pas encore perçu dans sa ville natale comme le bon berger de la chanson suisse, mais plutôt comme quelqu’un qui devrait exercer un vrai métier.

Des tensions entre Hanery et Polo conduisent en 1979 à la rupture puis à la dissolution du groupe, ce qui peut arriver lorsque deux fortes têtes de l’Oberland bernois se heurtent. Après la dissolution du groupe, Hanery décrit les disputes en ces termes dans une interview: «Nous étions deux béliers dans ce groupe. A un moment donné, le succès auprès du public est monté à la tête de Polo Hofer. Cela a détruit le groupe.»

Et il est aussi question d’argent: selon lui, malgré le succès, on est toujours à court d’argent sans que personne n’ait une bonne explication à cela. Avec un peu de distance, il décrit son rapport à Hofer de façon un peu plus mesurée: «Nous avions besoin l’un de l’autre et nous nous sommes complétés mutuellement». C’est ainsi qu’avec l’âge ils se qualifient d’amis.

Un hit pour l’éternité

Après la dissolution de Rumpelstilz, Polo Hofer fonde le groupe Polo’s SchmetterDing alors qu’Hanery Amman s’essaie à une carrière solo sous son propre nom. Son album solo en anglais «Burning Fire», produit en Allemagne, sort en 1980. Le style est celui d’un rock américain enjoué. Dans des interviews, il dit vouloir voyager avec sa musique et affirme que le dialecte bernois n’est pas vraiment une langue pour le rock.

Dans l’Oberland bernois, ces propos ne sont pas vraiment bien accueillis. C’est pourquoi il donne plusieurs concerts en Allemagne et en Autriche. En outre, il compose des musiques de film et écrit des chansons pour la star italienne Rita Pavone. Il dénonce bientôt sa collaboration avec la maison de production allemande, installe à Interlaken son propre studio, donne quelques concerts et fait ce qu’il aime par-dessus tout: composer des chansons.

L’une d’entre elles s’appelle «Kentucky Rose». Elle serait probablement restée enterrée quelque part dans les archives personnelles de Hanery si Polo Hofer, en tournée avec son groupe SchmetterBand, ne l’avait pas enregistrée en dialecte bernois sur une cassette de démonstration, faisant naître ainsi l’un des plus grands hits de la chanson suisse: «Alpenrose» rend Hofer et Amman immortels.

Sous ses airs de Bernois parfois têtu, Hanery Amman cache un grand cœur. Ses amis parlent d’une personnalité originale et très attachante. On lui attribue des qualificatifs comme direct, franc, buté et hypersensible. L’homme a de l’humour et même dans les pires moments, il continue à plaisanter et à être cordial.

Ce qui lui déplaît par-dessus tout en revanche, c’est le manque d’attention au niveau musical. En mai 1984, il se rend en studio avec son groupe, le Hanery Amman Band, pour enregistrer un album. Mais il trouve le rendu tellement mauvais qu’il ne veut pas le publier. La raison est vite trouvée: furieux, il dira dans une interview que cela relève de la façon dont ses musiciens ont travaillé. Le groupe n’avait pas assez de motivation. Résultat: on renonce! Et on reconsidère la composition du groupe!

«Le Chopin de l’Oberland bernois»

Il s’ensuit des années difficiles. Hanery Amman souffre d’un acouphène en raison d’une opération suite à une otite qui l’empêche pratiquement de faire de la musique pendant un long laps de temps. Néanmoins, il se produit en concert, organise une réunion de Rumpelstilz et enregistre trois concerts au Anker à Interlaken (il habite juste au-dessus de la salle). L’album «Live im Anker» qui en résulte se classe parmi les albums live les plus populaires de Suisse.

Il faudra attendre l’an 2000 pour la sortie du prochain album solo. «Solitaire» récolte des critiques euphoriques mais ne parvient pas à dépasser la 90e place du hit-parade suisse. A ce moment-là, le monde écoute Manu Chao, les Red Hot Chili Peppers ou encore Britney Spears. Les chansons en dialecte d’Amman, longuement mûries et soigneusement arrangées, semblent passées de mode. La médecine n’a pas non plus de bonnes nouvelles à lui annoncer. On lui diagnostique un cancer du poumon en 2007. Une maladie qui l’emporte dix ans plus tard, cinq mois après Polo Hofer.

Il ne s’est jamais plaint de ses échecs, même sa vie a été «un coup du destin après l’autre», comme il l’a dit récemment. Bien au contraire, il est très reconnaissant. Hanery Amman n’a jamais aimé être au premier plan. Ses chansons ont fait connaître Polo Hofer, lui est resté dans l’ombre. A son sens, le show-business est un monde d’imposteurs et de faux-semblants, et il ne s’y est jamais vraiment senti à l’aise.

C’est au piano, en laissant courir ses doigts sur le clavier, qu’il s’est toujours senti le mieux. Il s’y mettait le plus souvent la nuit (et volontiers nu, comme il l’a confié une fois), c’était sa façon à lui de méditer contre les humeurs du monde. «Si tout ‹foire›, il te reste la musique»: telle était sa devise.

Si l’on avait placé à ses côtés quelqu’un capable d’organiser un tant soit peu son travail et de l’aider à surmonter les doutes qui l’assaillaient fréquemment, l’homme que Polo Hofer qualifiait de «Chopin de l’Oberland bernois» aurait laissé une œuvre beaucoup plus importante. Mais le natif d’Interlaken n’avait que faire de conseillers.

Et pourtant: ce qu’il a publié est inscrit dans la mémoire à long terme de la musique en dialecte alémanique suisse. Jusqu’au bout, il a travaillé sur un album instrumental qu’il espérait terminer avant sa mort. Ce vœu n’aura pas été exaucé. Hanery Amman est décédé dans la nuit du Nouvel An à l’âge de 65 ans, entouré des siens.

Comme il le chantait si bien sur son album «Solitaire»: «U we de meinsch, die Wält göng under, de si d Stärne geng no da (Et si tu penses que le monde s’écroule, les étoiles sont quand même toujours là – NdT)». Une nouvelle étoile brille maintenant au firmament.

www.haneryamman.ch

Cette nécrologie par Ane Hebeisen a été publiée sous une forme similaire dans le Bund et le Tages Anzeiger en janvier 2018.

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Hanery Amman, membre de SUISA depuis 1976, photographié dans le cadre d’une réunion de SUISA à Berne le 10 novembre 2009. (Photo: Wolfgang Rudigier)

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Toni Vescoli: une année anniversaire trépidante

Il y a 75 ans, Toni Vescoli venait au monde, un 18 juillet. Vingt ans plus tard, le 19 septembre, le musicien zurichois fondait le légendaire groupe de beat-music Les Sauterelles, qui fête son anniversaire avec une tournée qui débutera lors de la «Beatleweek» à Liverpool. Parallèlement, Toni Vescoli se produit toujours sur scène avec ses projets musicaux en dialecte suisse-allemand «MacheWasiWill», «imDUO» et «Toni VESCOLI&Co». Un texte de notre auteur invité Markus Ganz

Toni Vescoli: une année anniversaire trépidante

Toni Vescoli, membre de SUISA depuis 1967, n’a pas seulement marqué la scène beat suisse; il a également été l’un des pionniers de la musique en dialecte suisse-allemand, interprète de Dylan et le narrateur du feuilleton radiophonique Pingu. (Photo: Kessler)

Il n’a pourtant jamais pris la grosse tête, expliquait-il il y a cinq ans dans l’émission TV «Stars extra», avec un sourire embarrassé. L’animatrice Sandra Studer lui avait alors demandé ce que ça lui faisait d’être passé, avec Les Sauterelles («Heavenly Club»), devant les Beatles («Hey Jude») dans le hit-parade suisse en 1968. Cette réponse caractérise bien le chanteur, guitariste et auteur-compositeur zurichois. Car s’il continue aujourd’hui à se produire volontiers en concert, c’est pour l’amour de la musique et non pour les feux de la rampe.

Toni Vescoli était d’ailleurs furieux lorsque, en 1964, l’impresario des Sauterelles inventa un nouveau nom pour le groupe et le fit imprimer en encore plus grosses lettres que le leur sur les affiches: «The Swiss Beatles». Il ne voulait pas se comparer à des stars, seulement exister par sa propre musique. Dès les années 70, il suivit donc son propre chemin, imperturbable, sans se soucier des tendances ni des étiquettes.

Le chemin vers la musique beat

Ce ne sont pas les musiciens de beat anglaise mais bien des stars américaines comme Johnny Cash et surtout Elvis Presley qui sont à l’origine de sa passion pour la musique. Il en jouait déjà à la fin des années 50, expliquait Toni Vescoli à l’auteur lors d’une précédente interview. Il raconte qu’à l’époque, il est monté à plusieurs reprises sur la table d’un café branché du Niederdorf à Zurich et, dans un cadre plus élargi, parfois accompagné d’un groupe de dixie. C’est ensuite grâce aux Shadows et à leur son unique à base de guitares électriques qu’il est passé à la musique beat.

Pour ce faire, il lui fallait un groupe, c’est pourquoi il créa en 1962 Les Sauterelles, dont l’histoire entière est marquée par de nombreuses évolutions personnelles. En 1968, leur single «Heavenly Club» est un incroyable succès commercial et sort dans la plupart des pays européens ainsi qu’aux Etats-Unis et au Japon. Le groupe donne alors jusqu’à 350 concerts par an et joue parfois 7 heures d’affilée. Mais Les Sauterelles font face à des problèmes financiers qui contraignent Toni Vescoli à annoncer, dans un avis de décès en 1970: «Les Sauterelles sont mortes».

Le légendaire groupe de beat suisse Les Sauterelles a été fondé en 1962. Aujourd’hui, 55 ans plus tard, le groupe célèbre son anniversaire avec une tournée qui débutera à Liverpool. (Photo: Gerhard Born)

Influences venues d’outre-Atlantique

C’est la musique folk et en particulier Bob Dylan qui attira Toni Vescoli vers la chanson américaine et marqua sa carrière solo, comme le prouve son album «Bob Dylan Songs» (1993) et ses adaptations en dialecte zurichois. Lors d’une interview, il raconte que le folk et la West Coast des années 1970 sont à l’origine de la touche americana qui marqua plus tard sa musique. Mais ses classiques comme «Susanne» et «N1» étaient pourtant déjà des titres country, presque bluegrass.

Au début des années 80, Toni Vescoli se remet au rock et, grâce à Ry Cooder, devient un fan de l’accordéoniste Flaco Jimenez, qui collabora plus tard à son album «Tegsass» (1999) dont la sonorité Tex-Mex lui rappelle sa jeunesse au Pérou (où il vécut de 4 à 9 ans) et les chansons folkloriques mexicaines qui y passaient à la radio. On retrouve ces influences, mêlées à la musique cajun, dans son album americana «66» (2008) et en particulier dans le single «El Parasito» au rythme entraînant.

Pionnier de la musique en dialecte suisse-allemand

Véritable pionnier, Toni Vescoli passe en 1970 à la musique en dialecte, transition plus significative encore que son changement de style musical. Il a été mandaté par le magazine Pop pour écrire une chanson en l’honneur de l’inauguration d’un monument à la mémoire de Guillaume Tell. Au lieu de suivre les consignes à la lettre et d’écrire en allemand, il trouve le dialecte plus adapté – et la chanson reçoit un excellent accueil. Il écrit donc d’autres chansons en dialecte, mais son producteur pensait en 1971 qu’il était encore trop tôt pour les présenter au grand public.

Son premier album en dialecte ne paraît donc que trois ans plus tard, et la reprise de la chanson «Susanne» par Reinhard Mey précède même l’originale de Toni Vescoli. En 1983, sa chanson «N1», qui traite de l’ambivalence suscitée par l’autoroute N1 (devenue aujourd’hui l’A1) qui traverse la Suisse, est elle aussi incontournable. «N1 Du bisch e Schtraass wo-n i hass, aber irgendwie han-i Di gern» (N1, tu es une route que je déteste, mais d’une certaine façon je t’aime bien); «Scho Root» (1975) est un autre tube mettant la circulation routière à l’honneur.

Toni Vescoli, un musicien modeste qui a gardé les pieds sur terre. (Photo: Plain)

Association teintée d’innovation

Ce qui surprend le plus à l’époque, c’est que Toni Vescoli associe ses textes en dialecte à de la musique américaine et rompt ainsi avec la tradition des auteurs-compositeurs. Il remarque alors qu’il peut toucher les gens de manière beaucoup plus directe en chantant en dialecte. C’est pourquoi il crée sa musique pour que les textes sonnent bien. Ceci l’amène au folk, qu’il peut aussi jouer en solo.

Par la suite, alors qu’il se produit sur la scène d’un petit théâtre, il remarque qu’il n’a plus besoin d’ampli: la guitare acoustique suffit. Il atterrit donc dans un genre musical qu’il n’avait pas cherché mais où il se sent bien: il continue donc sur sa lancée pendant 18 ans, sans installation de sonorisation. Pourtant, ce genre musical, où le public est pendu à ses lèvres, lui paraît trop étroit. Il a de nouveau envie de guitare électrique, comme il le décrit dans la chanson «Wäge Dir».

Les mots justes pour une chanson d’amour

Le passage au dialecte n’a pas été simple. En dialecte, il faut beaucoup réfléchir à ce que vous voulez chanter, explique Toni Vescoli en interview. Il n’est pas si facile de chanter «ich liebe Dich» (je t’aime), même si c’est aujourd’hui beaucoup moins gênant, comme le montre la scène musicale en dialecte.

Dans le titre «Lady Lo», où il termine par ces mots: «öisi Schprach isch unbruchbar» (notre langue ne convient pas), Toni Vescoli exprime sa difficulté à trouver les mots justes pour une chanson d’amour. Il s’agissait à l’origine d’une chanson d’amour pour sa femme, explique-t-il, qui s’est ensuite transformée, d’un point de vue textuel, en constat d’échec. Tout ce qu’il écrivait sonnait kitsch et maladroit: c’est devenu le thème de la chanson. Là où les mots sont inadéquats pour exprimer les sentiments, la musique purement instrumentale peut devenir une solution. Mais je ne suis pas un assez bon guitariste solo, déclare Toni Vescoli en riant.

Non, Toni Vescoli n’a définitivement pas pris la grosse tête. Il a également montré qu’il n’avait pas peur des collaborations avec la jeune génération ni de s’essayer à des changements de style comme le hip-hop. En 2012, il présente lors de l’émission télévisée «Cover Me» sur SRF son interprétation de «Baustellsong», de Baba Uslender. Car musicalement, Toni Vescoli est resté jeune – et tient à le rester!

Informations et dates de concert: www.vescoli.ch (notamment dates des concerts des Sauterelles à Liverpool dans le cadre de la «Beatleweek» du 25 au 28 août).

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Textes de chansons: «ça fonctionne donc c’est permis»Textes de chansons: «ça fonctionne donc c’est permis» La FONDATION SUISA réserve cette année son prix de reconnaissance (25 000 francs) aux parolières et paroliers. Mais quelles sont les caractéristiques de paroles réussies ? Markus Ganz, contributeur invité, s’entretient avec le journaliste Jean-Martin Büttner. Continuer
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  1. Ich lernte Toni in den frühen 80er Jahren kennen, als ich der lead Gittarist der Windows war. Toni präsentierte eine TV Show, in der wir auftraten. Ich erinnere mich ganz besonders an ein Konzert im Kongresshaus für die Neubürger Feier, an der Toni präsentierte. Zuerst spielte das Hazi Osterwald Orchester, dann wir. Während wir spielten, standen plötzlich Reihen von Gästen auf und gingen zum Ausgang. Wir hatten keine Erklärung dafür. . . bis wir das Tränengas ‘witterten’, welches ein Idiot in der Mitte des Kongresshauses abgelassen hatte. Toni, mit Tränen in den Augen, steckte seinen Kopf aus dem Vorhang und rief uns zu, « Mached witer, mached witer ». Der Anlass war dann leider zu Ende, da sich niemand dem Tränengas aussetzen wollten.

    Ich war lange zuvor auch mal mit dem Sauterelles Bassisten Freddy Mangili befreundet. Auch ein sehr netter Typ.

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Il y a 75 ans, Toni Vescoli venait au monde, un 18 juillet. Vingt ans plus tard, le 19 septembre, le musicien zurichois fondait le légendaire groupe de beat-music Les Sauterelles, qui fête son anniversaire avec une tournée qui débutera lors de la «Beatleweek» à Liverpool. Parallèlement, Toni Vescoli se produit toujours sur scène avec ses projets musicaux en dialecte suisse-allemand «MacheWasiWill», «imDUO» et «Toni VESCOLI&Co». Un texte de notre auteur invité Markus Ganz

Toni Vescoli: une année anniversaire trépidante

Toni Vescoli, membre de SUISA depuis 1967, n’a pas seulement marqué la scène beat suisse; il a également été l’un des pionniers de la musique en dialecte suisse-allemand, interprète de Dylan et le narrateur du feuilleton radiophonique Pingu. (Photo: Kessler)

Il n’a pourtant jamais pris la grosse tête, expliquait-il il y a cinq ans dans l’émission TV «Stars extra»,...Continuer

Le New Jersey au sud de Berne

Polo Hofer remporte le prix de la FONDATION SUISA 2017 dans la catégorie «Paroliers/ères». Le chanteur/compositeur bernois Christoph Trummer, contributeur invité, nous explique ce qui distingue les créations du lauréat.

Le New Jersey au sud de Berne - Polo Hofer Prix de la FONDATION SUISA 2017

Polo Hofer, vainqueur du prix de la FONDATION SUISA 2017, a su se frayer un chemin dans la culture populaire grâce à ses textes, tout en traduisant le style de vie rock’n’roll pour la Suisse alémanique. (Photo: Patric Spahni)

On pourrait résumer les choses ainsi: le prix de la FONDATION SUISA est un prix de reconnaissance pour les créations jugées exceptionnelles. En 2017, il est attribué pour la première fois à un parolier ou une parolière. Polo Hofer faisait partie des nominés. Le jury aurait-il vraiment pu prendre une autre décision?

Mais attardons-nous plutôt sur ce digne lauréat et son œuvre.

Pour les personnes qui ont grandi en Suisse alémanique dans les années 1970, Polo Hofer, ses chansons et ses textes sont indissociables de leur scolarité, de leur jeunesse et même de leur vie en Suisse. Certaines chansons, comme «Bin i gopfriedstutz e Kiosk» ou «Bim Sytesprung im Minimum e Gummi drum», ont donné naissance à des bons mots aujourd’hui fermement ancrés dans le langage quotidien. Quant à «Alperose», elle peut être entonnée par des gens dont les parents n’avaient même pas un CD de Polo Hofer à la maison.

Des textes de chansons entrés dans la culture populaire

Ces textes font désormais partie de la culture populaire, tout au moins dans la partie germanophone du pays. La discographie de Polo, dès ses débuts avec le groupe Rumpelstilz, suit l’histoire d’une Suisse agitée: l’été 68 («Summer 68») où l’on partait (évidemment) à Kaboul pour aller fumer des joints; les folles années 1970, signes de renouveau, partant avec Rosmarie pour l’Espagne et vivant l’amour libre à côté de l’ours en peluche («Teddybär»); la face sombre du rêve, sous forme d’une aiguille argentée enfoncée dans le creux du bras («Silbernaadle töif im Arm»); et, déjà à l’époque, la dissolution dans la société de consommation, en plein blues de l’entrepôt («Waarehuus Blues»).

Les textes de Polo sont parfois explicitement politiques: «Da isch nüt vo Grächtigkeit / So wie’s i dr Verfassig schteit» («Rien de cette soi-disant justice / Celle qui figure dans la Constitution»), ou encore «Um WAS geits?». Mais il raconte aussi l’histoire du monde de manière personnelle, lorsqu’un vieil amour voit enfin sa chance arriver avec la chute du mur («Wenn in Berlin bisch»). Il s’exerce également à la critique sociale par le biais du discours indirect, développant sa poésie au comptoir d’un café, par exemple lorsque le fils du paysan du Lochmatt résume les promesses vides d’une vie dans les lumières de la ville: «Lah mi vergässe bim rote Wy» («Laisse-moi oublier avec un verre de rouge»), un texte populaire avec effets secondaires.

Parfois, Polo abandonne pour un temps son côté rebelle national et, sans pour autant se perdre en réflexion hautement intellectuelle, laisse la place à un parolier différent: par exemple lorsqu’il médite sur sa finitude dans «Im letschte Tram» ou qu’il juge littéralement Dieu et le monde dans «I dr Gartebeiz vom Hotel Eden».

Le rock’n’roll traduit pour la Suisse

Certaines des plus grandes chansons de Polo Hofer sont des traductions de génie, à l’instar de «Jersey Girl» de Tom Waits qui devient «Meitschi vom Wyssebüehl», d’«Alright Guy» de Todd Sniders devenue «Liebe Siech», de «Leopard-Skin Pill- Box Hat» de Bob Dylan transformée en «Schlangelädergurt». On décèle alors un autre rôle, l’un de ceux qui le rend si important pour la musique en dialecte suisse: Polo est traducteur. Pas seulement traducteur de paroles de chansons, mais l’un des principaux traducteurs du rock’n’roll et de la culture pop dans notre culture, nos coutumes.

Polo Hofer a fait résonner les aspirations – mais aussi la débauche – de la jeunesse et la rébellion contre un système bloqué. En bref, il a donné corps au style de vie rock’n’roll en Suisse alémanique. «D’Stüehl ewäg, mir sy giggerig u wei schwoofe» (Enlevez les chaises, nous voulons absolument danser): Il s’est laissé inspirer et a trouvé quelques-uns de ses sujets dans le catalogue de mythes de la culture rock’n’roll pour les transposés en Suisse. S’il y a peu de chances que nous fassions du stop sur l’autoroute avec Bobby McGee, il est possible que nous le fassions avec Rosmarie, de Paris à Gibraltar. Wyssebüehl est plus proche que le New Jersey.

Polo Hofer, en tant que personnage central de notre histoire, a ouvert des portes par lesquelles bon nombre d’autres musiciens se sont engouffrés, sans avoir forcément besoin de bien connaître sa musique. Il est désormais récompensé pour ce travail. En ce sens, le prix de la FONDATION SUISA 2017 récompense l’ensemble d’une carrière. Nous félicitons Polo de tout cœur!

www.polohofer.ch

Le prix de la FONDATION SUISA est un prix de reconnaissance pour les créations jugées exceptionnelles. La FONDATION SUISA donne ce prix aux auteurs et aux éditeurs de musique dont les créations ont particulièrement contribué à l’enrichissement de l’héritage culturel de notre pays. D’un montant de 25 000 francs, celui-ci est remis dans une catégorie différente chaque année.

Christoph Trummer a remporté le prix FONDATION SUISA 2011 dans la catégorie «Chanteur/compositeur». Il est né en 1978 et a grandi à Frutigen (BE). Outre ses activités liées à la musique, il est président de l’Association des musiciens suisses.

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«Ce Prix de la FONDATION SUISA 2015 nous ‹booste› pour la suite!»«Ce Prix de la FONDATION SUISA 2015 nous ‹booste› pour la suite!» Le duo Aliose est lauréat du Prix de la FONDATION SUISA pour ses prestations extraordinaires dans le domaine de la musique de variétés. Depuis la sortie de son premier album en 2009, Aliose a donné plus de 250 concerts, dont un tiers hors de Suisse. Alizé Oswald et Xavier Michel se sont rencontrés il y a plus de 10 ans lors d’un atelier pour auteurs, compositeurs et interprètes. La lauréate et le lauréat ont répondu par écrit à nos questions sur la musique, la composition, le Prix et leur prochain album. Continuer
Prix pour compositeurs lors des Swiss Music Awards | avec vidéoPrix pour compositeurs lors des Swiss Music Awards | avec vidéo Le jeune artiste Nickless et le producteur bien connu Thomas Fessler ont été les lauréats du tout premier prix pour compositeurs décerné en 2016 lors des Swiss Music Awards. «Waiting», la chanson qui leur a permis de gagner ce prix n’est pas tombée du ciel, mais a nécessité un grand travail de collaboration. Lors des Swiss Music Awards 2017, SUISA distinguera une nouvelle fois le travail des compositeurs et des paroliers au moyen d’un prix. Continuer
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La Tessinoise: vibrez aux sons du Tessin

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Les musiciens Barbara Lehnhoff (à gauche) et Aris Bassetti (à droite) sont principalement connus pour leurs projets Peter Kernel et Camilla Sparksss. Mais ils gèrent aussi leur propre label, «On the Camper Records», et organisent le festival La Tessinoise. (Photo: Robert Huber)

L’an dernier, le label tessinois «On the Camper Records» a célébré son dixième anniversaire avec un festival. Pour l’occasion, les fondateurs du label – Aris Bassetti et Barbara Lehnhoff – ont invité des artistes des quatre coins de l’Europe, et organisé plusieurs concerts dans la région de Lugano. Ce festival a permis de réunir l’industrie musicale et de nombreux artistes; il a rencontré un tel succès qu’ils ont décidé de continuer à l’organiser sous le nom «La Tessinoise».

Ainsi, du 14 au 16 avril 2017, de nombreux groupes se produiront dans divers lieux près de Lugano lors d’un évènement qui mettra la musique tessinoise sur le devant de la scène. Des artistes venus de toute la Suisse et de l’étranger seront également de la partie. Ce festival est unique, car les groupes y jouent les nouvelles chansons de leur répertoire en les présentant chaque soir au public en exclusivité.

A Pâques, Lugano est donc la destination idéale pour profiter de la musique indie sous le soleil suisse et rencontrer en même temps de manière informelle des personnes du monde de la musique venant de toute l’Europe.

Informations complémentaires:
Programme des concerts, tickets et autres informations: www.latessinoise.com, site Web du festival
Site Web du label On the Camper Records: www.onthecamper.com

SUISA et la FONDATION SUISA, fondation pour la promotion de la musique de SUISA, soutiennent le festival La Tessinoise. Dans le cadre du festival, SUISA vous invite à un brunch le samedi 15 avril 2017 à 10h30 – entrée sur invitation.

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