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L’arrangement d’œuvres protégées

Les œuvres musicales libres de droits peuvent être arrangées sans autre formalité. Si une œuvre est encore protégée, c’est-à-dire si son auteur n’est pas décédé depuis plus de 70 ans, le titulaire des droits doit donner son accord avant tout arrangement. Comment obtenir une telle autorisation d’arrangement et quels aspects doivent être réglés pour qu’un arrangement puisse être déclaré auprès de SUISA? Texte de Claudia Kempf et Michael Wohlgemuth

L’arrangement d’œuvres protégées

Pour l’arrangement d’une œuvre protégée dont les auteurs ne sont pas décédés depuis plus de 70 ans, une autorisation doit être obtenue auprès des titulaires des droits. (Photo: Tabea Hüberli)

Tout auteur a le droit de décider si son œuvre peut être arrangée, entraînant ainsi la création d’une «œuvre dérivée» ou d’un «arrangement», sur la base de l’œuvre originale. Ce droit n’est pas cédé à SUISA par le contrat de gestion et reste auprès de l’auteur. Si quelqu’un souhaite réaliser un arrangement d’une œuvre, il doit s’adresser directement à l’auteur afin d’obtenir l’autorisation d’arrangement.

En règle générale cependant, l’auteur cède le plus souvent le droit d’arrangement à une maison d’édition, par le biais d’un contrat d’édition. Sur cette base, l’éditeur peut autoriser un tiers à réaliser un arrangement de l’œuvre, ou charger un tiers de réaliser de nouvelles versions d’une œuvre. Dans un contrat d’édition, il convient de définir si l’éditeur peut dans certains cas autoriser des arrangements de manière autonome, ou commander de tels arrangements, ou s’il doit dans tous les cas consulter l’auteur. Si une œuvre est éditée, l’interlocuteur pour toute demande d’autorisation d’arrangement est l’éditeur.

Dans le cas d’un répertoire de renommée internationale, l’obtention d’une autorisation d’arrangement peut être fastidieuse et n’est pas toujours couronnée de succès. Certains titulaires de droits apprécient que leurs œuvres soient arrangées et ainsi diffusées plus largement. D’autres accordent une plus grande importance à ce qu’on appelle «l’intégrité de l’œuvre» et refusent pratiquement toutes les demandes d’arrangement. Dans tous les cas, il est conseillé de prévoir un délai suffisamment long avant tout projet d’arrangement.

Important: ce n’est pas parce que de nombreuses demandes ont été envoyées à l’auteur ou à l’éditeur et qu’elles sont restées sans réponse qu’on peut en déduire qu’une œuvre peut être arrangée, en présumant une «autorisation tacite», uniquement en raison des efforts fournis dans ce but. Le principe qui s’applique est le suivant: l’arrangement d’une œuvre sans obtention préalable d’une autorisation d’arrangement constitue une infraction au droit d’auteur qui peut avoir des conséquences tant sur le plan civil que pénal.

L’obtention d’une autorisation d’arrangement ne signifie pas forcément que l’arrangeur peut disposer librement de l’œuvre et en faire ce qu’il veut. Une autorisation d’arrangement peut en effet également être octroyée seulement pour un certain type d’arrangement (p. ex. traduction des paroles d’une chanson, réalisation d’une version courte de l’œuvre, remix, nouvelle instrumentation, etc.). De plus, de par la loi, un auteur peut dans tous les cas se défendre contre une «dénaturation» de son œuvre, même s’il a accordé une autorisation d’arrangement. Dans de tels cas (souvent difficiles à évaluer), il peut y avoir atteinte au «droit de la personnalité de l’auteur».

Points essentiels d’une autorisation d’arrangement

Si un auteur ou un éditeur consentent à un arrangement, cette autorisation d’arrangement devrait être consignée par écrit dans un bref contrat. Ce document devrait faire mention des éléments suivants:

a) Nom et adresse des partenaires contractuels (éventuellement noms d’artistes)

b) Octroi de l’autorisation d’arrangement: le titre de l’œuvre qui peut être arrangée doit impérativement être mentionné. En outre, il convient de définir dans quelle mesure l’œuvre en question peut être arrangée (musique ou paroles). Il faut également déterminer si et comment la nouvelle œuvre pourra être déclarée auprès de SUISA en tant qu’arrangement.

Bon à savoir: la déclaration d’une œuvre en tant qu’arrangement n’est judicieuse que si l’œuvre originale a déjà été déclarée à SUISA et si les deux œuvres (œuvre originale et arrangement) doivent être utilisées parallèlement (et indépendamment l’une de l’autre). Souvent, dans le cadre d’un processus d’écriture de chanson, des «parts d’arrangeur» sont attribuées à des musiciens participant à la création, bien qu’il n’existe pas encore d’œuvre originale pouvant être utilisée séparément. Afin qu’il n’y ait pas de malentendu, il est conseillé dans de tels cas de considérer les musiciens en question en tant que co-compositeurs plutôt qu’en tant qu’arrangeurs.

c) Participation: le règlement de répartition de SUISA prévoit 20% pour l’arrangeur d’œuvres non éditées sans texte, 16,67% dans le cas d’œuvres éditées sans texte. S’il s’agit d’œuvres avec texte, l’arrangeur a droit à 15% (œuvre non éditée) respectivement 11,67% (œuvre éditée). La part revenant à l’arrangeur peut en principe être définie librement. Des participations entre 0% et 25% sont usuelles dans la branche. Le règlement de répartition de SUISA prévoit toutefois une exception dans le cas d’une autorisation d’arrangement octroyée par un éditeur: dans de tels cas, la part revenant à l’arrangeur ne peut pas dépasser la part réglementaire. Il s’agit ainsi de faire en sorte que la part revenant aux titulaires de droits originaux ne soit pas excessivement réduite. Il est également possible qu’un titulaire des droits autorise l’arrangement sans prévoir de participation de l’arrangeur au produit de l’œuvre.

d) Edition de l’arrangement: dans le cas de l’arrangement d’une œuvre déjà éditée, il est judicieux de spécifier dans l’autorisation d’arrangement si l’arrangement doit lui aussi être édité auprès de l’éditeur de l’œuvre originale (afin que la maison d’édition garde le contrôle des droits d’édition). En règle générale, l’éditeur original insistera pour qu’il en soit ainsi. Dans ce cas, la conclusion d’un nouveau contrat d’édition entre l’éditeur original et l’arrangeur est recommandée.

e) Garantie des droits: le titulaire des droits doit garantir qu’il dispose des droits nécessaires pour octroyer l’autorisation d’arrangement.

f) Lieu, date, signature du titulaire des droits.

g) Droit applicable et lieu de juridiction.

Le cas particulier du «sous-arrangement»

Le droit d’arrangement est fréquemment transmis de l’éditeur original au sous-éditeur par l’intermédiaire du contrat de sous-édition. Dès lors, le sous-éditeur a le droit d’autoriser des arrangements, respectivement d’en commander. Dans de tels cas, l’arrangeur est enregistré en tant que «sous-arrangeur» ou, s’il y a un nouveau texte, par exemple dans une autre langue, en tant que «sous-parolier». Le règlement de répartition de SUISA prévoit ici aussi que la part revenant au sous-arrangeur ne peut pas dépasser la part réglementaire.

Comment un arrangement doit-il être déclaré à SUISA?

Lors de la déclaration d’un arrangement d’une œuvre encore protégée, il faut impérativement joindre l’autorisation d’arrangement, ou la télécharger si la déclaration est effectuée en ligne. L’arrangeur touchera des parts sur le produit de l’œuvre uniquement si l’autorisation d’arrangement prévoit que l’arrangeur y a droit. Si aucun pourcentage spécifique n’est mentionné, l’arrangeur obtient les parts prévues dans le règlement de répartition. S’il n’y a aucune indication concernant la participation, SUISA saisit le nom de l’arrangeur (dans les informations concernant la version originale), avec la mention qu’un arrangement autorisé existe, mais que l’arrangeur ne touche aucune participation. Dans ce cas, l’arrangeur n’obtient aucune rémunération.

Lorsqu’un éditeur déclare de nouvelles versions d’œuvres dont il est l’éditeur original, SUISA renonce à exiger une autorisation d’arrangement, car l’éditeur doit clarifier le droit d’arrangement directement avec «ses» auteurs. Il en va de même pour les sous-arrangements.

Résumé

Pour pouvoir effectuer un arrangement d’une œuvre protégée, il est impératif d’obtenir une autorisation d’arrangement auprès du titulaire des droits; selon la situation, cette autorisation doit être acquise auprès de l’auteur, auprès de ses héritiers ou auprès de l’éditeur compétent. L’autorisation d’arrangement est une condition indispensable pour la déclaration d’un arrangement d’une oeuvre encore protégée auprès de SUISA.

SUISA se tient à la disposition de ses membres pour identifier le titulaire des droits dans un cas donné. Si l’œuvre est éditée, SUISA donne des renseignements sur l’éditeur et fournit les coordonnées de celui-ci, afin qu’il soit possible de prendre contact directement avec l’éditeur. Si l’œuvre n’est pas éditée, elle transmet les demandes d’arrangement à l’auteur ou à ses héritiers. Vos demandes peuvent être envoyées à l’adresse suivante: publisher (at) suisa (dot) ch
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Les œuvres musicales libres de droits peuvent être arrangées sans autre formalité. Si une œuvre est encore protégée, c’est-à-dire si son auteur n’est pas décédé depuis plus de 70 ans, le titulaire des droits doit donner son accord avant tout arrangement. Comment obtenir une telle autorisation d’arrangement et quels aspects doivent être réglés pour qu’un arrangement puisse être déclaré auprès de SUISA? Texte de Claudia Kempf et Michael Wohlgemuth

L’arrangement d’œuvres protégées

Pour l’arrangement d’une œuvre protégée dont les auteurs ne sont pas décédés depuis plus de 70 ans, une autorisation doit être obtenue auprès des titulaires des droits. (Photo: Tabea Hüberli)

Tout auteur a le droit de décider si son œuvre peut être arrangée, entraînant ainsi la création d’une «œuvre dérivée» ou d’un «arrangement», sur la base de l’œuvre originale. Ce droit n’est pas cédé...Continuer

Arrangement d’œuvres libres de droits

Dans le cas d’un projet d’arrangement musical, il vaut la peine de connaître les pièges existants en lien avec le droit d’auteur, car un faux pas peut parfois coûter cher. Texte d’Ernst Meier et Claudia Kempf

Arrangement d’œuvres libres de droits

Il y a arrangement musical dès lors qu’une nouvelle oeuvre est créée sur la base d’une composition déjà existante. (Photo: Tabea Hüberli)

Trouver son inspiration auprès d’autres compositeurs, adapter des œuvres existantes pour d’autres instrumentations ou même utiliser dans une œuvre nouvelle des parties entières d’une composition existante: ce sont là des traditions déjà anciennes.

Du point de vue du droit d’auteur, de quoi faut-il tenir compte en ce qui concerne les arrangements musicaux? – Cette question va être traitée dans une série d’articles publiés sur le SUISAblog et dans le SUISAinfo. Pour commencer, nous allons nous intéresser à l’arrangement d’une œuvre libre (de droits), c’est-à-dire une œuvre dont les auteurs sont décédés depuis plus de 70 ans.

Qu’est-ce qu’un arrangement?

Selon la loi sur le droit d’auteur, un arrangement est une «œuvre dérivée». Pour qu’un arrangement soit protégé, les conditions sont les mêmes que celles définies pour une «œuvre»: les arrangements d’une œuvre, qui sont des créations intellectuelles personnelles de l’arrangeur, sont protégés comme s’il s’agissait d’œuvres indépendantes. L’acte de création existe en lien avec la transformation, la modification ou l’expansion reconnaissable de la substance musicale du modèle.

On parle d’arrangement lorsqu’une œuvre musicale protégée est créée sur la base d’une œuvre existante, de telle façon que l’œuvre musicale préexistante reste reconnaissable dans son caractère individuel. Les éléments nouvellement créés doivent également présenter un caractère individuel. Comme exemples typiques d’arrangements, on peut mentionner l’adaptation d’œuvres pour une instrumentation différente ou la traduction du texte dans une autre langue.

Le règlement de répartition de SUISA contient au chiffre 1.1.3.5 toute une liste de travaux qui ne constituent pas des arrangements. Cette liste a fait ses preuves dans la pratique. Les modifications suivantes ne sont donc pas considérées comme des arrangements:

  • adjonction de notations dynamiques ou agogiques;
  • indication de nuances, de phrasés ou de doigtés;
  • registration pour orgue ou autre instrument à clavier;
  • introduction ou/et réalisation d’ornements;
  • transformation de notations anciennes en écriture usuelle;
  • correction d’erreurs d’écriture dans un manuscrit original et autres aménagements analogues;
  • transposition dans une autre tonalité ou registre (transpositions);
  • élimination de certaines parties vocales ou instrumentales;
  • redoublement ou permutation de parties vocales ou instrumentales;
  • adjonction de simples voix parallèles;
  • attribution de parties vocales ou instrumentales existantes à d’autres instruments (transcriptions simples).

Arranger une œuvre libre et la déclarer auprès de SUISA

Les œuvres musicales qui sont libre de droit d’auteur peuvent être arrangées ou transformées sans autorisation particulière. Lors d’une déclaration d’un arrangement d’œuvre libre, il convient de fournir le document utilisé, afin qu’il soit possible de vérifier si le travail d’arrangement est protégé. Cela vaut pour les œuvres dont l’auteur est décédé depuis plus de 70 ans ou dont l’auteur est inconnu. Cela vaut également pour les œuvres de tradition populaire, considérées comme traditionnelles.

Le service musical de SUISA examine pour les œuvres déclarées si l’on est en présence d’un arrangement protégé par le droit d’auteur. Cela se fait dans chaque cas en comparant l’original et la version arrangée. Dans ce contexte, la qualité musicale du morceau de musique déclaré ou la qualité d’une phrase ne jouent aucun rôle.

Quels sont les différents types d’arrangements et quelle est la part revenant à l’arrangeur?

Lors de l’évaluation, on distingue les cinq types d’arrangements suivants:

(Graphiques: Crafft Communication)

1. Arrangement de type normal

Le cas normal est l’arrangement au sens strict du terme (env. 90% des déclarations). Une mélodie appréciée est préparée pour une certaine instrumentation par l’ajout de voix ou d’instruments (p.ex. pour un chœur mixte, un quatuor à cordes, un orchestre, un groupe de musique folklorique, un big band, etc.). La mélodie ou voix principale est reprise de manière fidèle; seul l’accompagnement est nouveau.

La part revenant à l’arrangeur est dans ce cas de 15% (dans le cas d’œuvres avec texte) ou de 20% (dans le cas d’œuvres sans texte).

Arrangement de type normal

2. Co-composition

La mélodie libre n’est pas la 1re voix, mais est cachée à l’intérieur de la création musicale. Pour ce cas spécial (p.ex. musique pour chœur ou musique d’orgue), la travail de l’arrangeur a une valeur plus élevée, car il doit créer une 1re voix ou voix principale, en intégrant dans la plupart des cas la mélodie reprise au moyen de techniques de contrepoint.

La part revenant à l’arrangeur est dans ce cas de 50% de la part revenant au compositeur.

Arrangement de type normal

3. Reconstruction

Une œuvre originale est interrompue à un ou plusieurs endroits, laissée inachevée par le compositeur (ou du fait de pertes lors de la transmission); elle est complétée par l’arrangeur.

La part revenant à l’arrangeur est dans ce cas de 50% de la part revenant au compositeur.

Reconstruction

4. Versions jazz complexes avec différents solistes

Le déroulement se présente sous la forme d’un bref exposé du thème (mélodie originale libre), suivi d’improvisations de plusieurs solistes ou «registres» (saxophones, trombones à coulisse, piano, batterie) reprenant partiellement la mélodie à tour de rôle. Les improvisations constituent la partie principale de l’œuvre. Visuellement, cela peut se traduire par le fait que les solistes ou les registres se lèvent durant leur solo. A la fin, le thème est souvent rejoué par plusieurs musiciens.

La part revenant à l’arrangeur est dans ce cas de 50% ou 100% de la part revenant au compositeur, selon l’ampleur et l’importance des solos.

Versions jazz complexes avec différents solistes

5. Cycles de variations

Les variations sur des thèmes issus de l’histoire de la musique (Variations Diabelli, Variations Paganini, Variations Gershwin, etc.) sont par excellence des exemples montrant que le modèle d’origine passe dans de tels cas complètement au second plan dans la version nouvelle. Le thème de départ n’est plus que le prétexte à une œuvre entièrement nouvelle. Dans ces conditions, le seul ayant droit est le créateur des variations. Cela ressort souvent dans le titre: «Variations Diabelli de Beethoven», par exemple.

La part revenant à l’arrangeur est dans un tel cas de 100% de la part revenant au compositeur.

Cycles de variations

Que signifie «domaine public»?
Vous trouverez des informations sur le délai de protection des œuvres dans l’article «Pour la première fois depuis 20 ans, des œuvres tombent dans le domaine public» (PDF), paru dans le numéro 1.14 du SUISAinfo.
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20 000 francs et un projet de composition imaginaire

Il n’est pas simple de discuter du travail de création. L’association Jazzy Jams et SUISA ont eu une idée originale, qui s’est concrétisée lors du festival Jazz in Bess à Lugano. La compositrice tessinoise Maria Bonzanigo et les compositeurs Pietro Viviani et Damiano Merzari ont développé un projet de composition imaginaire en public et en direct. Le résultat s’est avéré captivant et a permis d’emmener le public dans un voyage dans le monde de la pensée des auteurs. Texte de Zeno Gabaglio, contributeur invité – La versione italiana del testo si trova sotto.

Jazz in Bess: 20 000 francs et un projet de composition imaginaire

Zeno Gabaglio (co-animation), Maria Bonzanigo, Pietro Viviani, Alessandro Zanoli (animation) et Damiano Merzari (sur la photo de g. à d.) ont discuté de leurs démarches créatives les plus privées en matière de composition. (Photo: Erika Weibel)

«Je vais m’ennuyer à mourir!»; voilà ce qu’on peut se dire avant une rencontre sur le thème de la création musicale. Cette impression naît probablement du fait que ce thème est une énigme en soi, à l’instar de toute question liée au mystère de la création. Une tentative d’explication de la création musicale conduit généralement à l’un des deux résultats frustrants suivants: errance vaine entre des points de vue philosophiques contradictoires ou rejet total de quelque chose qui, par nature, résiste à la logique et aux explications.

En étant bien conscients de ces conditions de départ difficiles, l’association Jazzy Jams et SUISA ont organisé le jeudi 25 janvier 2018 à la Phonothèque nationale suisse à Lugano une soirée consacrée à la création musicale. Les organisateurs se sont bien entendu demandé comment concevoir la soirée pour ne pas se retrouver dans l’impasse décrite plus haut.

Composer spontanément face au public

L’idée était de plonger les trois compositeurs invités directement dans le sujet; dans une situation si concrète qu’il n’y aurait de place ni pour des discussions philosophiques ni pour un silence embarrassant.

Mais comment faire concrètement? Une invitation d’un comité imaginaire fut envoyée à chacun d’entre eux. Ils furent invités à travailler à l’élaboration d’un nouveau projet. Le texte, qui n’a été révélé qu’au début de la rencontre, était le suivant:

«Jazzy Jams souhaite inaugurer sa nouvelle salle avec une série de concerts et invite les musiciens de Suisse italienne à concevoir spontanément une œuvre artistique. Il s’agit d’une performance dans une salle modulaire et techniquement bien équipée d’une capacité de 400 places. Le budget de composition est de Fr. 5000; pour la réalisation, un montant de Fr. 15 000 est disponible. La durée à disposition pour la conception/réalisation est de neuf mois. Il n’y a pas de style musical ou de durée imposés, et la personne à l’origine de la composition aura une soirée entière pour elle seule.»

La seule condition pour chaque artiste était de rendre visible pour le public présent son propre processus créatif – en révélant et en exprimant ce qu l’on peut appeler le «dialogue intérieur».

Maria Bonzanigo, Pietro Viviani et Damiano Merzari (du groupe The Pussywarmers) se sont mis généreusement à disposition pour ce projet, en révélant – lors d’une séance de remue-méninges publique inhabituelle – leurs approches créatives les plus privées.

Différents styles de musique, différentes approches

Le résultat a été passionnant: captivant, surprenant et parfois ironique. Entre autres, parce que les genres musicaux (musique de théâtre et de concert avec Bonzanigo; jazz, bandes sonores et musique live avec Viviani; rock indépendant avec Merzari) ont fait apparaître des approches très différentes d’un même phénomène, que nous – sans imagination mais avec fierté – appelons «musique», en utilisant un même terme pour des réalités très différentes.

Outre de solides certitudes techniques et poétiques, la discussion a également mis en lumière divers doutes et questions. Et ce furent peut-être les moments les plus intéressants de l’événement. Ils ont fait apparaître le processus créatif non seulement comme une équation à résoudre, mais ont révélé qu’il s’agissait également d’une plage de vie à parcourir, avec les inévitables surprises qui lui sont associées.

Dans la deuxième partie de la soirée, le thème du processus créatif a été mis quelque peu au second plan; il s’agissait de se demander si le travail créatif peut être enseigné. Et si oui, comment?

Tamara Basaric, du Conservatorio della Svizzera italiana, Giorgio Meuwly et Marco Conti, de la Scuola di Musica Moderna ainsi qu’Andrés Ortiz, de la Scuola di Musica e di Arti Creative, étaient les didacticiens (tout en étant des auteurs eux aussi) et ont répondu d’une manière aussi professionnelle qu’intéressante.

Liens
Jazz in Bess
Maria Bonzanigo
Pietro Viviani
The Pussywarmers

Le contributeur invité, Zeno Gabaglio, est membre du Conseil de SUISA, compositeur, et il a été co-animateur de l’événement organisé par Jazz in Bess.


20 000.- CHF e un’ipotesi di creazione

Discutere del lavoro creativo non è affatto semplice. Per questo motivo l’associazione Jazzy Jams e la SUISA hanno proposto, nel contesto del festival Jazz in Bess a Lugano, una serata un po’ particolare. La compositrice ticinese Maria Bonzanigo e i compositori Pietro Viviani e Damiano Merzari sono stati invitati a esporre – davanti a un pubblico davvero interessato e partecipe – i processi creativi, mentali e tecnici che si attuano in un’ipotetica dinamica di commissione esterna. Il risultato è stato avvincente, a tratti sorprendente, con l’inedita apertura delle privatissime porte dell’immaginario autoriale. Testo di Zeno Gabaglio

Jazz in Bess: 20’000.- CHF e un’ipotesi di creazione

Zeno Gabaglio, Maria Bonzanigo, Pietro Viviani, Alessandro Zanoli (moderazione) e Damiano Merzari (da sinistra a destra) hanno discusso dei loro privatissimi meccanismi della creazione. (Foto: Erika Weibel)

Può essere molto noioso un incontro sul tema della creazione musicale. Sostanzialmente perché l’argomento in sé è misterioso – di quello stesso mistero che circonda ogni genesi – e la sua esposizione generalmente porta a due spiacevoli risultati: vagare senza meta tra inconsistenti sfere filosofiche oppure semplicemente bloccarsi, davanti a qualcosa che per natura è refrattario a logica e spiegazioni.

Allarmati da questa consapevolezza l’associazione Jazzy Jams e SUISA lo scorso giovedì 25 gennaio hanno comunque voluto promuovere un incontro – presso la Fonoteca Nazionale di Lugano – dedicato proprio alla creazione musicale. Come fare, però, per non avviarsi nel fatidico vicolo cieco sopra esposto?

La spontaneità della creazione rivelata al pubblico

Il pensiero è stato quello di immergere tre creatori di musica in medias res, cioè in una situazione talmente pratica e talmente concreta da non lasciare spazio né alla filosofia né all’imbarazzo del vuoto.

In che modo? Offrendo a tutti un’ipotetica commissione che li invitasse a creare un nuovo progetto. Il testo – rivelato solo a inizio incontro – diceva così:

«Jazzy Jams vuole inaugurare la propria nuova sala con una serie di concerti, e invita musicisti della Svizzera italiana a concepire una creazione ad hoc. È una sala modulabile e tecnicamente attrezzata, dalla capacità di 400 posti. Il budget per la composizione è di 5000.- CHF, quello per la realizzazione è di 15 000.- CHF e il tempo concesso per la concezione/realizzazione è di 9 mesi. Non ci sono condizioni di genere, di durata e il compositore avrà a disposizione un’intera serata per sé.»

E la condizione per ogni creatore era quella di offrire al pubblico il proprio flusso di coscienza – in una sorta di ragionamento ad alta voce – conseguente a una simile proposta.

Maria Bonzanigo, Pietro Viviani e Damiano Merzari (del gruppo The Pussywarmers) si sono generosamente prestati al gioco aprendo – in un insolito «brainstorming» pubblico – quelli che normalmente sono i loro privatissimi meccanismi della creazione.

Generi musicali diversi conducono ad approcci diversi

Il risultato è stato molto partecipato: coinvolgente, sorprendente e a tratti pure ironico. Innanzitutto perché le differenze di genere (la musica per teatro e da concerto nel caso della Bonzanigo; il jazz, le colonne sonore e la musica da concerto per Viviani; il rock indipendente per Merzari) hanno messo in luce approcci molto diversi verso quel fenomeno che – ottusamente ma fieramente – ci ostiniamo a chiamare con il solo nome di «musica».

Dalla discussione – accanto a solide certezze tecniche e poetiche – sono anche emersi diversi dubbi e domande. E forse sono state proprio queste le parti più interessanti, perché hanno rivelato il processo creativo non già come un’equazione da risolvere con un unico risultato possibile, ma altresì come un pezzo di vita da percorrere, con le inevitabili sorprese che l’andare porta con sé.

Nella seconda parte dell’incontro il tema della creazione è invece stato declinato rispetto alla possibilità di un suo insegnamento: si può imparare a creare? E in che modo?

A rispondere – in una dinamica altrettanto virtuosa ed entusiasmante – sono stati i didatti (ma pure creatori) Tamara Basaric del Conservatorio della Svizzera italiana, Giorgio Meuwly e Marco Conti della Scuola di Musica Moderna e Andrés Ortiz della Scuola di Musica e di Arti Creative.

Links
Jazz in Bess
Maria Bonzanigo
Pietro Viviani
The Pussywarmers

L’autore ospite – Zeno Gabaglio – fa parte del Consiglio SUISA, è musicista/compositore e ha co-moderatola la discussione tra i compositori invitati da Jazz in Bess.

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Avec sa chanson «Secrets And Lies», la musicienne tessinoise Chiara Dubey a de fortes chances de représenter la Suisse le 12 mai 2018 lors du Concours Eurovision de la chanson à Lisbonne. La ballade pop a été écrite en août 2017 lors du camp de composition de chansons organisé par Pele Loriano Productions et SUISA. En interview, Chiara Dubey raconte entre autres sa collaboration avec ses deux co-compositeurs, le Belge Jeroen Swinnen et la Britannique Janie Price. Texte de Giorgio Tebaldi; vidéo de Manu Leuenberger

Parmi les six finalistes, l’interprète Chiara Dubey est celle qui présente la plus grande expérience en matière de Concours Eurovision de la chanson. La Tessinoise affronte en effet pour la troisième fois les derniers artistes en lice pour participer à la finale de ce concours. Elle a écrit «Secrets And Lies», sa chanson actuelle, avec le compositeur et producteur belge Jeroen Swinnen et la Britannique Janie Price lors du camp de composition de chansons organisé par Pele Loriano Productions et SUISA.

«Jeroen a joué une suite harmonique au piano et j’ai improvisé une mélodie dessus», nous explique Chiara Dubey pour illustrer le processus de composition. Et de poursuivre: «Petit à petit, nous avons ajouté et modifié des éléments, comme un puzzle, jusqu’à obtenir une structure de base qui nous convienne à tous.» Le texte de la chanson a été écrit par Janie Price, venue au camp avec quelques textes dans sa besace. «Nous avons adapté son texte à la nouvelle structure et à la mélodie», explique Chiara Dubey. «Le texte a été écrit par Janie et je lui apporte une touche personnelle.»

Pour Chiara Dubey, composer dans ces conditions a été une expérience originale: «Il était nouveau pour moi de ne pas avoir le contrôle sur tout.» En général, la musicienne aime avoir une vue d’ensemble sur la composition, le texte, les arrangements et l’orchestration de sa musique. C’était différent lors du camp de composition de chansons: «Il faut renoncer au contrôle et créer quelque chose qui corresponde à toutes les parties impliquées», explique-t-elle à propos du fait de composer en équipe.

Il s’agit finalement d’obtenir le meilleur résultat possible, car – comme le dit si bien Chiara Dubey – lors du Concours Eurovision de la chanson, on ne dispose que de «trois minutes pour impressionner l’Europe entière.»

www.chiaradubey.com

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Composition dans le temps et l’espace

Le samedi 23 septembre 2017, dans le cadre de Zeiträume Basel, la biennale bâloise alliant musique contemporaine et architecture, une compositrice et trois compositeurs participeront à un débat public concernant la création de leurs œuvres. Texte d’Erika Weibel

Composition dans le temps et l’espace

Le 23 septembre 2017 à 15h00, un débat entre compositeurs intitulé «Zeiträume schaffen» aura lieu lors de la biennale bâloise pour la musique contemporaine et l’architecture. (Photo: Anna Katharina Scheidegger)

Du 16 au 24 septembre 2017, Bâle sera le théâtre d’une expérience musicale fascinante: la musique contemporaine égrainera ses notes dans les recoins et les ruelles les plus insolites de la ville. Petits et grands sont invités à se lancer dans de passionnantes aventures musicales. On pourra par exemple assister à un «Wasserspiel» (jeu aquatique, compositions et improvisations pour diverses formations instrumentales) à la piscine Spiegelfeld de Binningen ou à un concert de cor des Alpes sur la place de la cathédrale (Münsterplatz) de Bâle. Les musées, les tours et même les cimetières ouvriront leurs portes à la musique contemporaine et donneront au public l’opportunité d’appréhender l’espace et le temps de manière totalement nouvelle.

Le festival Zeiträume est tout à fait unique; les compositrices et compositeurs ont en effet pour mission de créer des œuvres spécifiquement pour les lieux dans lesquels elles sont présentées lors du festival. L’auditeur attentif peut donc non seulement apprécier différentes créations mais aussi ressentir comment le lieu a influencé et inspiré le travail de la compositrice ou du compositeur.

Débat entre compositrices et compositeurs

Une compositrice et trois compositeurs, dont les œuvres seront présentées pour la première fois lors de la biennale cette année, se livreront lors du débat public «Zeiträume schaffen» du 23 septembre 2017. Dans quelle mesure l’espace a-t-il inspiré la composition de leur œuvre? Comment une œuvre prend-elle naissance et pour qui est-elle écrite? La compositrice et les compositeurs raconteront leur travail et expliqueront les œuvres inédites créées pour le festival.

Entrée gratuite – réservation obligatoire

Profitez de cette occasion pour écouter les échanges de points de vue entre compositeurs et leur poser toutes vos questions. Vous êtes également cordialement invité-es à l’apéritif qui suivra, au cours duquel vous pourrez continuer à approfondir le thème de la composition dans le temps et l’espace.

Werkraum Warteck PP / Restaurant Don Camillo, Burgweg 7, 4058 Bâle
23 septembre, 15h00
Participants au débat: Beat Gysin, Junghae Lee, Mario Pagliarani, Balthasar Streiff
Animation: Bernhard Günther

Vous trouverez de plus amples informations et le programme du festival sur: www.zeitraeumebasel.com

Ce débat est soutenu par SUISA.

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Profession et vocation | avec vidéo

Comment fonder et administrer un ensemble de musique contemporaine? Où puis-je obtenir un soutien financier pour mes projets musicaux? Quelle est l’utilité de SUISA et de Swissperform? Comment puis-je faire connaître mes œuvres via Internet? Quelques impressions de la première édition de la «Journée d’orientation professionnelle» au Festival Archipel 2017. Texte, photo et vidéo Manu Leuenberger

Le samedi 1er avril 2017, les personnes présentes au Festival Archipel de Genève ont pu constater que la musique est à la fois une profession et une vocation. Durant la journée, les jeunes créateurs ont bénéficié d’informations de première main. Lors de 12 exposés, des spécialistes ont livré de nombreux trucs et astuces utiles pour l’entrée dans la vie professionnelle de musicienne ou musicien.

La vidéo ne montre qu’un petit extrait du large éventail des thèmes abordés. Lors de cette première édition de la «Journée d’orientation professionnelle», qui a eu lieu avec le soutien de SUISA, d’autres exposés ont été donnés par les personnes suivantes: Johannes Knapp – Directeur de l’ASM, Damien Pousset – fondateur du label Aeon, François Passard (Directeur) et Alain Renaud (responsable du studio de production) de L’Abri, Lucas Fagin – compositeur et co-directeur de Babelscores, Bruno Serrou – critique musical et Marie-Christine Papillon – Directrice des Editions Papillon.

Profession et vocation | avec vidéo

Festival Archipel: lors de la table ronde du 1er avril 2017 avec des compositeurs, avant la soirée de concert à l’Alhambra, il a également été question d’inspiration et de profession. Tout à droite: Xavier Dayer, Président du Conseil de SUISA.

Le soir, avant le concert à l’Alhambra, une table ronde a été organisée avec des compositeurs. Xavier Dayer, Président du Conseil de SUISA, y a participé. Dans une salle bien remplie, le public a pu comprendre pourquoi les droits d’auteur ont une importance toute particulière pour les compositeurs, qui ne touchent pas de cachets pour leurs concerts. Grâce à cette rémunération, les compositeurs comme Hanspeter Kyburz, William Blank ou Tristan Murail peuvent créer des œuvres comme celles qui furent jouées après la table ronde par le Lemanic Modern Ensemble.

www.archipel.org, site Internet du festival

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Mes compos, mais pas mes beats

Avec la mélodie c’est un tube, mais le groove n’y est pas. Tandis qu’on fredonne déjà les paroles géniales, depuis plusieurs jours il manque le rythme dans le sang. De nombreuses raisons peuvent expliquer le recours à des beats d’un autre compositeur pour un de nos propres morceaux. Gardez le tempo, même dans un cadre formel, avec ces quelques conseils juridiques et astuces pratiques en lien avec l’achat de beats (instrus). Texte de Martin Korrodi et Claudia Kempf

Mes compos, mais pas mes beats

Lorsque l’on intègre dans une chanson des beats achetés, il faut d’emblée se familiariser avec les conditions de licence du fournisseur et mentionner l’identité du «beatmaker» lors de la déclaration d’œuvre à SUISA. (Photo: PrinceOfLove / Shutterstock.com)

La production de nouvelles œuvres en utilisant des créations existantes est une technique très ancienne qui a fait ses preuves. En raison de l’évolution technologique, l’intégration de beats «étrangers» dans une chanson devient toujours plus simple et, de fait, ce procédé est très répandu – notamment dans les domaines du hip-hop et du rap.

Du matériel brut pour la production d’un morceau

Cette pratique est connue depuis plusieurs décennies sous le terme de «sampling». Alors que, dans le cas du sampling, des éléments sont tirés de productions déjà commercialisées, et sont retravaillés, les beats proviennent de nombreuses plateformes qui proposent un grand choix de sons, comme du matériel brut, exclusivement destinés à la «construction» de nouveaux morceaux.

Dans cette reprise d’éléments «préfabriqués», il ne s’agit pas seulement d’«acheter» l’enregistrement, mais également d’acquérir les autorisations pour pouvoir utiliser l’enregistrement et la composition qui est à sa base pour ses propres œuvres. Les conditions de licence définissent ce que l’acheteur peut faire avec les beats acquis. Ces dispositions «en petits caractères» peuvent apparaître sous différents titres sur le site Internet du fournisseur, comme par exemple «License agreement», «Terms of use», «Contrat de licence» ou encore «Aspects juridiques».

Attention aux petits caractères!

En tant que client, on part généralement du principe que l’on peut faire ce que l’on souhaite du matériel obtenu, dès lors que l’on a acheté le beat adéquat. En règle générale, cette opération ne donne pas lieu à la conclusion d’un contrat d’achat classique mais à l’octroi d’un contrat de licence qui contient souvent des conditions restrictives, qui peuvent entraver la déclaration et l’exploitation de la chanson dans sa version définitive.

Dans le cadre d’un contrat d’achat, on acquiert la propriété d’un exemplaire concret de l’œuvre (p.ex. un CD). Cependant, l’achat ne nous donne aucun droit sur les œuvres (compositions) ou sur les prestations (enregistrements) que contient le CD.

En particulier, lorsque l’on travaille avec des beats «préfabriqués», on doit, en tant qu’acheteur, être conscient de ce qui peut être considéré comme une pertinent du point de vue du droit d’auteur (reproduction, arrangement etc.). Il en va de même lorsque l’on obtient les beats gratuitement.

Check-list: 9 points à vérifier avant l’achat de beats

Voici un aperçu des points les plus importants dont il faut tenir compte, d’un point de vue juridique, en cas d’achat de beats sur Internet:

  • Les conditions de licence (license agreement, terms and conditions, etc.) doivent toujours être étudiées avec soin! En cas de doute, consultez impérativement le fournisseur ou SUISA avant l’achat.
  • Certaines offres permettent uniquement une utilisation non commerciale: dans ce cas, ni la vente du morceau (format numérique ou physique), ni la diffusion à la radio ou à la TV ne sont autorisées. Une monétisation sur Youtube n’est pas autorisée non plus.
  • Souvent, la licence n’est valable que pour un certain nombre de copies de la version définitive du titre (p.ex. «up to 3’000 units»). Si ce nombre est dépassé, les dispositions contractuelles peuvent prévoir l’obligation d’une nouvelle licence ou une participation du beatmaker aux produits de l’exploitation.
  • Certains modèles de licences prévoient explicitement l’exclusion de certaines utilisations (p.ex. «TV/Radio plays not included»).
  • Souvent, les producteurs des beats sont eux-mêmes membres d’une société de gestion et demandent à bénéficier d’un certain pourcentage sur la déclaration d’œuvre, en tant que coauteurs.
  • Dans presque tous les cas, le nom du beatmaker doit être mentionné, conformément à ses directives, lors de l’utilisation de la version finale du titre («credits»).
  • Dans le cas de licences non exclusives, il convient de tenir compte du fait que d’autres clients peuvent utiliser le même matériel pour leurs titres.
  • Contre paiement d’une redevance plus élevée, il est souvent possible d’acquérir le matériel en exclusivité. Le beat en question est alors supprimé du «store» après le processus d’achat et n’est donc plus disponible pour aucun autre client. En cas de deals exclusifs, on obtient, en règle générale, toutes les autorisations nécessaires pour pouvoir exploiter la version définitive sans restriction.
  • Garantie et exemption: En tant que client, qui investit beaucoup de temps et d’argent, on veut être sûr que la production terminée soit bien libre de droits de tiers. Dans les conditions de licence, le beatmaker devrait donner une garantie dans ce sens et libérer le client d’éventuelles prétentions de tiers.

Déclaration de la version définitive auprès de SUISA

Sur la base du contrat de gestion, SUISA assure le mandat d’octroyer des licences pour les œuvres de ses membres auprès des utilisateurs. Ce mandat de gestion vaut, de manière uniforme, pour toutes les œuvres d’un membre – les éventuelles restrictions prévues par le contrat de licence avec le beatmaker concernant un morceau concret ne peuvent, en règle générale, pas être prises en compte par SUISA.

Plus spécifiquement, SUISA ne va pas vérifier le nombre de copies licenciées ou exclure certaines utilisations d’un titre du contrat de licence. Dans ces conditions, SUISA ne peut pas accepter des déclarations d’œuvre qui contiennent des beats dont l’utilisation est restreinte.

Mentionner le beatmaker lors de la déclaration d’œuvre

La déclaration d’œuvre doit être conforme au contrat de licence. C’est pourquoi, les participations, en cas d’exploitation des beats, doivent être clairement définies dans le contrat ou dans les conditions générales. Si les participations ne sont pas clairement définies, ce qui est malheureusement parfois le cas, elles doivent être fixées préalablement avec le fournisseur.

Les dispositions contractuelles suivantes sont fréquentes:

  1. Le beatmaker participe au produit de l’exploitation à hauteur d’un pourcentage donné. Lors de la déclaration d’œuvre, le pourcentage convenu doit être attribué au beatmaker déclaré en tant que compositeur.
  2. Le beatmaker n’obtient pas de participation, mais exige des «credits»; son nom doit donc apparaître. Lors de la déclaration d’œuvre, le beatmaker doit être mentionné comme compositeur, avec une participation de 0%.
  3. Le beatmaker n’exige ni participation ni «credits». Le beatmaker doit tout de même être mentionné comme compositeur, avec une participation de 0%. Si le nom du compositeur n’est pas connu, il est possible d’indiquer «inconnu».

Quelles que soient les conditions de licence, le beatmaker doit toujours être mentionné lors de la déclaration d’œuvre. En outre, lors de la déclaration, il faut indiquer, dans les remarques, qu’un beat acheté a été utilisé. Il faut également envoyer une copie du contrat de licence.

Le principe suivant s’applique également dans ce domaine: lorsque des œuvres sont créées et que plusieurs auteurs ont apporté leur contribution, les participations et les droits doivent être clairement définis avant la publication.

Achat sur Internet
L’achat de beats sur Internet auprès d’un fournisseur inconnu présente les mêmes risques que tout autre achat sur Internet. A ce sujet, la Confédération a défini quelques règles de base, dont il convient de tenir compte en cas d’achat sur Internet.
Jamahook – un réseau social pour musiciens
Actuellement, un portail créé par des musiciens pour des musiciens, avec pour but de faciliter la collaboration entre musiciens, beatmakers et producteurs, est en cours de construction. L’élément essentiel de cette plateforme est un astucieux algorithme qui permet de dénicher en un tour de main des sons ou beats qui conviendront parfaitement à la musique sur laquelle on travaille. La recherche prend en compte les harmonies, les rythmes, le tempo et la tonalité. Jamahook ne simplifie pas seulement la collaboration musicale, mais également le règlement des aspects liés au droit d’auteur. SUISA apporte son soutien aux concepteurs de cette plateforme, dont le siège est en Suisse. Informations complémentaires sur ce projet: www.jamahook.com ainsi que www.youtube.com/jamahook
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