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«New York m’a contraint à l’originalité»

Le musicien bâlois Manuel Gagneux s’est fait remarquer au niveau international grâce à une fusion très originale de styles dans son projet Zeal & Ardor. Double national suisse et américain, il a adhéré à SUISA il y a peu. Texte de Markus Ganz, contributeur invité

Manuel Gagneux: «New York m’a contraint à l’originalité»

Nouveau chez SUISA: le Bâlois Manuel Gagneux, de Zeal & Ardor. (Photo: Matthias Willi)

Comme sorti de nulle part, Zeal & Ardor est apparu au grand jour l’an passé, avec une musique alliant gospel, chant d’esclaves, blues et black metal. Le magazine américain Rolling Stone n’a pas tari d’éloges au sujet de l’album «Devil Is Fine» de Zeal and Ardor: «Rien cette année n’a paru si original, insondable et superbe» pouvait-on y lire sous le titre «Best Metal Records of 2016 So Far». Cet album sort maintenant officiellement dans le monde entier et sera bientôt présenté lors d’une tournée internationale.

Larges influences stylistiques

Bien entendu, ce projet solo ne vient pas de nulle part. Manuel Gagneux a grandi dans une famille où la musique occupait une place centrale, avec notamment un piano qui invitait à l’expérimentation, comme le dit l’artiste de 28 ans en interview dans son local de répétition frais et sombre situé dans le quartier de Kleinbasel. Sa maman est une chanteuse afro-américaine, son papa, un Suisse, joue depuis de nombreuses années de la percussion au sein du groupe de salsa Picason et dans le groupe de funk Grand Mother’s Funck.

Ils firent prendre des cours de saxophone à leur fils, mais Manuel ne parvint à tirer rien de bien convaincant de cet instrument. A l’âge de 15 ans, il commença la guitare car il aimait (et aime toujours) le rock et le metal. Il s’intéressa ensuite au black metal, «parce que c’était la musique la plus extrême à l’époque», comme il l’avoue en riant. «bien entendu, je sais depuis longtemps qu’il y a de nombreux aspects discutables dans le black metal.»

A la recherche de défis

Manuel Gagneux a déjà prouvé avec les trois albums étonnants, variés et un peu pops de son projet solo Birdmask qu’il ne souhaite pas se cantonner à un seul style. Ces albums ont été créés en grande partie à New York, où il s’est installé dès 2012, parce qu’il estimait que la scène musicale bâloise n’était pas assez stimulante. «Quand tu fais quelque chose à New York, tu peux être sûr qu’il existe quelqu’un qui le fait mieux que toi. Cela incite à l’humilité. Dans mon cas, je crois que cela m’a également contraint à une certaine originalité, ce qui est appréciable.»

A la recherche d’une nouvelle approche créative, il procéda de manière assez inhabituelle. Sur le forum Internet 4chan, il posa la question suivante: y a-t-il deux styles de musique que vous jugez incompatibles? Et il proposa d’associer ces styles dans le cadre d’un petit exercice d’une demi-heure, en créant un morceau original. Quelqu’un publia la réponse suivante «black metal and nigger music», ce que Manuel Gagneux ne trouva pas drôle du tout (rappelons que sa maman est afro-américaine), mais stimulant musicalement.

Réunir ce qui est incompatible

Le chanteur et multi-instrumentiste se mit à la recherche de matériaux originels de la black music et tomba sur les archives en ligne de l’ethnologue américain Alan Lomax. Il s’inspira par exemple de chants d’esclaves et en reprit des bribes en les combinant avec des riffs de metal, en recourant également à des sons électroniques pour trois morceaux.

En procédant par essais et erreurs, il parvint à réunir des éléments qui paraissaient incompatibles, explique Manuel Gagneux. «Les premières chansons furent assez horribles», se souvient-il en levant les yeux au ciel. «Je remarquai à un certain moment que le mieux était de commencer les morceaux avec de la spiritual music, car c’est une musique qui incite à participer: on a tendance à se balancer, à entrer dans la danse. Le metal par contre peut être perçu comme un coup de poing dans la figure, et cela peut permettre de donner une poussée énorme à la musique.»

Le projet solo devient un groupe

Pour l’album, Manuel Gagneux a tout joué lui-même, seule la percussion est programmée, «parce que je ne suis pas doué pour la batterie». Il a également tout enregistré lui-même au laptop et «avec un micro tout simple», en effectuant également le mix. «J’ai utilisé uniquement du matériel de mauvaise qualité», dit-il en riant, «mais avec le recul, cela peut être vu comme un avantage».

Il veut probablement dire par là que, si le son des enregistrements n’est pas parfait, l’authenticité est au rendez-vous. Pour pouvoir présenter sa musique en tournée prochainement, il a créé un groupe avec cinq musiciens, pour qui il compose déjà du nouveau matériel. Après tout, l’album ne dure que 25 minutes…

«On n’y échappe pas»

Avant le véritable décollage de sa carrière, Manuel Gagneux a pris le temps d’adhérer à SUISA. Il y a longtemps que ses parents lui ont conseillé de devenir membre. «A l’époque, j’en rigolais. Et ma position par rapport à SUISA était assez ambivalente, car quelques groupes m’avaient dit que les clubs rechignaient à les engager s’ils devaient payer des redevances SUISA.»

Aujourd’hui, son manager David Burger (ReeImusic) l’a incité à adhérer, car on n’y échappe pas, selon lui. Il n’a pas encore réfléchi à ce que cela pourra lui apporter concrètement. «Je suis un nouveau membre et je n’ai aucune idée de ce que je peux espérer.»

Dates de tournée en Suisse et à proximité:
14 avril 2017 Czar Fest à Bâle, 3 mai 2017 Magnolia à Milan, 4 mai 2017 L’Usine à Genève; différentes apparitions en festival sont en outre prévues pour l’été.

www.zealandardor.com, site Internet officiel de Zeal & Ardor

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«Rien ne vaudra jamais une chanson bien écrite»

Pour Tobias Jundt, son succès international avec Bonaparte constitue aujourd’hui le point culminant de sa longue carrière d’auteur-compositeur. Il a composé plusieurs centaines de titres, créé dans une large variété stylistique, pour ou avec d’autres artistes. Ce Bernois qui vit à Berlin transmet ses connaissances et son expérience de compositeur en tant que professeur invité à la Haute école des arts de Zurich dans la matière «Songwriting». Voici une interview avec ce membre de SUISA nominé au Grand Prix de musique 2016 et qui se produira avec son nouveau groupe Mule & Man au Festival Label Suisse à Lausanne.

Tobias Jundt Bonaparte Interview

Avec son nouveau projet Mule & Man, Tobias Jundt (allongé) se produira en live avec Kid Simius (debout) le samedi 17 septembre 2016 aux Docks lors du Festival Label Suisse. (Photo: Melissa Jundt)

Que signifie pour vous la nomination au Grand Prix de musique de l’Office fédéral de la culture?
Tobias Jundt: Je suis bien sûr honoré que mon art soit reconnu et apprécié en tant que tel. Quand on crée quelque chose qui tombe normalement plutôt entre deux catégories et ne rentre pas dans un moule, il faut du temps pour être perçu comme un artiste avec son propre langage. Etant donné la diversité de l’offre, il est presque impossible de comparer les créations des uns et des autres ou de les pondérer. Mais après 30 ans de carrière comme auteur-compositeur, je suis vraiment flatté de pouvoir contribuer à représenter le langage culturel de mon pays en tant que voix musicale possible.

L’OFC remet en 2016 le Grand Prix de musique en amont du Festival Label Suisse. Pendant 3 jours, ce festival présente à Lausanne principalement de la musique suisse de divers genres. L’entrée aux concerts est gratuite. Pourquoi la musique suisse a-t-elle besoin d’un prix de musique de l’OFC et d’un festival comme Label Suisse?
Je pense que nous pouvons tout simplement nous estimer heureux d’appartenir à un Etat qui prend le temps de rendre hommage à l’art, et qui, par chance, a également les moyens de faciliter pendant un certain temps le travail aux artistes honorés grâce à ce prix. Même sans prix, toutes les personnes nominées feraient sans relâche ce qu’elles font et défieraient les aléas de la vie. Nous devons accepter avec reconnaissance le soutien de l’OFC qui nous permet d’avoir le vent en poupe pour avancer.
Quant aux festivals, ils sont des lieux de découverte. Les auditeurs découvrent des groupes de musique, les artistes découvrent d’autres artistes, des collaborations naissent et, accessoirement, le fan d’accordéon schwyzois tombe amoureux de l’amateur de Stockhausen. Les festivals ne remplaceront jamais l’expérience d’un concert d’un seul artiste pendant toute une soirée, mais ils sont très importants comme lieux d’échanges et de confrontations d’expressions. La défense d’une culture vaste et cosmopolite représente toujours la bonne voie.

«Il faut de l’endurance, une combativité implacable et de la ténacité lorsqu’on veut vivre pleinement la poussée artistique.»

Vous avez dit un jour au journal NZZ qu’en Suisse on ne peut survivre qu’avec de la musique pop grand public ou dans des genres fortement subventionnés comme le jazz ou la musique classique. Qu’est-ce qui doit changer pour que la diversité des créateurs de musique suisses se fasse entendre de plus en plus, tant en Suisse qu’à l’étranger?
L’un des problèmes est qu’une niche musicale se concentrant uniquement sur la Suisse est vraiment petite. Par conséquent, on ne peut pas l’exercer comme profession principale, mais plutôt comme activité secondaire. Il faut donc soit évoluer dans un genre qui se vend bien, soit dans un environnement subventionné, ou tout simplement s’attaquer à un plus grand territoire géographique. La dernière option demande de l’endurance, une combativité implacable et de la ténacité lorsqu’on veut vivre pleinement la poussée artistique. A moins que la motivation pour cette folie artistique ne soit ancrée très profondément, la plupart des Suisses n’ont malheureusement aucune raison urgente de mettre en danger la qualité de vie qui prévaut déjà. Il faut quand même être un peu fou pour être prêt à y renoncer, au moins temporairement, pour cultiver un champ musical difficile à l’extérieur. Lors de mes voyages, je rencontre régulièrement des Suisses qui sont très actifs à l’étranger. C’est certainement plus une question d’attitude que de manque de talent.

Depuis 2006, vous vivez et travaillez à Berlin et vous y êtes bien établi. Comment peut-on exister en tant qu’auteur-compositeur suisse à l’étranger et comment la musique suisse est-elle perçue à l’étranger selon vous?
La plupart des gens de ce système solaire adorent la Suisse et ce qu’elle incarne. On a tendance à l’oublier lorsqu’on reste assis trop longtemps sur la montagne. Quand je compose de la musique pour d’autres artistes à Berlin ou à New York, personne ne me demande jamais où j’ai grandi. Il s’agit toujours d’une seule chose: écrire l’œuvre adaptée à la phase correspondante d’un artiste. A cet égard, il peut s’agir de succès commercial ou d’un renouvellement artistique. Et quand je chante mes chansons en tant qu’artiste solo «Bonaparte», de Pékin à Wellington, personne ne me demande quelles sont mes origines – bien que, très honnêtement, j’aime ajouter que je suis Suisse, parce que c’est ce qui me distingue de la plupart des autres artistes et que c’est une partie importante de mon être. Pour survivre, il faut avoir un esprit vigilant, absorber, puis utiliser les différents paramètres des cultures. Tout le monde peut faire cela, peu importe son origine.

«J’estime que la Suisse possède l’une des meilleures sociétés d’auteurs du monde. SUISA est l’endroit auquel j’appartiens en tant que compositeur.»

Vous vivez en Allemagne, mais vous êtes membre de SUISA qui est suisse. Pourquoi?
«J’estime – et je partage ce point de vue avec quelques auteurs étrangers – que la Suisse possède l’une des meilleures sociétés d’auteurs du monde. Je dis cela en toute bonne foi et par conviction personnelle. Par le passé, j’ai également été membre de BMI aux Etats-Unis et je fais partie d’une maison d’édition à la GEMA. Tout ça, c’est bien, mais SUISA est l’endroit auquel j’appartiens en tant que compositeur. J’ai bien aimé la période sous Poto Wegener et, grâce à son soutien, j’avais aussi commencé à cette époque à me confronter de manière plus approfondie au droit d’auteur. Les bonnes relations avec la maison SUISA sont restées, et j’apprécie énormément l’échange et le respect mutuel.

Vous enseignez à la Haute école des arts de Zurich dans la matière «Songwriting». Est-ce qu’on peut apprendre à écrire un tube? Quels conseils donnez-vous aux étudiants pour leur avenir dans la composition?
Le plus souvent, je leur conseille d’oublier tout ce qu’ils croient savoir. J’aime exprimer mon souhait qu’ils écrivent des chansons en tant que personnes et non en tant que musiciens. Bien sûr, les connaissances analytiques ou théoriques et les techniques pratiques nous aident à sortir plus rapidement des impasses musicales. Mais au fond, lorsqu’il s’agit de trouver des idées, pas grand-chose nous différencie de Monsieur et Madame Tout-le-Monde qui sifflent une mélodie sous la douche le matin. On peut, bien sûr, comme pour tout dans la vie – de la position pour tenir un club de golf au Kamasutra pour l’amant – s’approprier une technique grâce à laquelle on réussit à écrire de bonnes chansons n’importe quel jour gris de la semaine. Mais de bonnes chansons, il y en a beaucoup et assez – on doit donc plutôt essayer de composer des chansons avec une touche personnelle qui interpelle; des chansons qui, même une fois accomplie l’œuvre d’une vie comme celle de Lennon-McCartney, Udo Jürgens, Igor Stravinsky et Daft Punk, sont toujours en droit de venir aux oreilles de l’humanité. On n’y arrive pas toujours, mais l’auteur-compositeur doit se lever le matin pour tenter d’écrire une chanson qui enrichit encore ce monde à sa manière.

«La chose la plus importante qui existe, encore et toujours plus aujourd’hui, c’est l’idée musicale.»

Le musicien sur la scène de concert n’est pas forcément l’auteur-compositeur, souvent oublié à côté de la star sous les feux de la rampe. Comment les compositeurs peuvent-ils sortir de l’ombre des interprètes aux yeux du public?
La question est de savoir si c’est obligatoire. Je chante uniquement les chansons que je ne peux confier à aucun autre interprète. La pression psychologique qui s’exerce sur un chanteur et interprète peut aussi être très épuisante à long terme. Un auteur-compositeur, quant à lui, peut agir en arrière-plan, être assis inaperçu quelque part devant son piano, se concentrer uniquement sur le noyau de la musique. Et croyez-moi, la chose la plus importante qui existe, encore et toujours plus aujourd’hui, c’est l’idée musicale. Rien ne vaudra jamais une chanson vraiment bien écrite, qui allie habilement artisanat et originalité. Il y a donc de l’espoir pour tous ceux qui croient avoir vu les oiseaux de mauvaise augure. Je suis très heureux de servir une douzaine de pseudonymes chez SUISA – des rôles d’auteur-compositeur dans lesquels je peux me glisser en fonction du style recherché ou de mon humeur, et dont même mes amis les plus proches ignorent les noms. Cela me plaît que la composition professionnelle reste parfois simplement un secret entre moi-même et une feuille de papier. Lorsque le musicien fait quelque chose de bizarre sur scène, tout le monde en parle le lendemain. Lorsque le compositeur compose nu un petit quatuor à cordes tout en mangeant à la cuillère deux bocaux de beurre de cacahuète, cela n’intéresse personne. Je trouve que c’est bien comme ça. Ce qui importe, c’est que nous, compositeurs, échangions entre nous et que nos droits soient représentés à travers les âges.

Composer de la musique pour des tiers ou vous produire sur scène avec Mule & Man – qu’est-ce qui vous attire dans les deux activités?
J’ai eu des phases assez élitistes dans ma vie, au cours desquelles j’estimais que seul tel genre de free jazz ou telle façon de jouer de la soul étaient dignes d’être écoutés. Mais en fin de compte, je suis malheureusement juste un poly-amoureux torturé musicalement qui aime de tout son cœur toutes sortes de musique, et qui se doit donc de participer à leur invention. Je trouve de la satisfaction aussi bien en composant des arrangements pour instruments à cordes ou à vent, des chansons de protestation, des chansons punk, de la musique de film, de la musique électronique, des bruitages expérimentaux que de la musique country pour les sourds. Cette richesse infinie de possibilités combinatoires qui existe entre le compositeur et l’auditeur me plait beaucoup.

Liens
Bonaparte, site Web officiel
Mule & Man, page Facebook officielle
Label Suisse, site Web du festival
Prix suisse de musique, site Web de l’Office fédéral de la culture

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«Le Blues est l’expression crue de l’âme»

Yannick Nanette a rejoint SUISA en 2015. Le chanteur, guitariste et harmoniciste originaire de l’île Maurice, vit à Lausanne et forme avec Thierry Jaccard le groupe de blues The Two, qui s’est déjà produit au Zermatt Unplugged et au Montreux Jazz Festival. Aux Etats-Unis, le groupe est arrivé en demi-finale de l’International Blues Challenge de Memphis. Texte de Michael Welti

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Yannick Nanette, qui vit à Lausanne, est nouveau à la SUISA. (Photo: Y. Nanette)

«Mon père faisait de la guitare et chantait, le fruit n’est pas tombé loin de l’arbre.», écrit Yannick Nanette. Il est l’une des deux moitiés de The Two, une formation qui se consacre au blues. «Le Blues est l’expression crue de l’âme, dans toute sa profondeur, sa vérité libérée», écrit encore Yannick Nanette. La musique lui donne la possibilité de se trouver lui-même, là où elle le transporte.

Yannick Nanette a grandi à l’île Maurice. «Mon oncle écoutait beaucoup Louis Armstrong, Fats Domino et Big Bill Broonzy. Je ne comprenais pas trop ce qui se disait étant petit, mais j’adorais le rythme, le mouvement, la profondeur», écrit l’artiste. «Cependant, au-delà des références américaines, j’ai retrouvé par après dans la musique traditionnelle mauricienne, le Sega, porté par la voix de ‹Ti-Frère› ou dans un registre plus contemporain chez Eric Triton, ce même timbre. Y régnait cette même puissance sauvage, cette gravité joyeuse et ce désir de s’émanciper. C’était tout à fait légitime au final car le Sega était aussi une musique enfantée par l’histoire des esclaves.»

«Je crois que le Blues est bien présent encore de nos jours», écrit Yannick Nanette. «Il nous suffit d’allumer la télé et de voir les images des hommes qui s’entre bouffent entre eux au nom du confort, de l’individualisme … L’esclavage des années 1800 n’est plus. Les ‹strange fruits› décrits par Billie Holiday, ne pendent plus, mais le spectre de la monstruosité qui sommeille en l’humain plane. La servitude moderne est daltonienne. Elle n’est une histoire de couleur, de négritude. L’argent est devenu le nouveau coton et l’homme moderne se courbe à son service.»

Sweet Dirty Blues

Yannick Nanette a commencé la guitare et le chant à l’âge de 13 ans et a découvert l’harmonica quatre ans plus tard, dans le bus en direction de Port-Louis. Derrière lui était en effet toujours assis un harmoniciste, Ignace. «Pendant l’heure que durait le trajet, les notes volaient, swinguaient sur la banquette arrière. C’était incroyable!» Fasciné, Yannick demanda au musicien s’il pouvait lui apprendre à jouer de l’harmonica, et l’homme accepta.

Aujourd’hui, Yannick, âgé de 33 ans, vit à Lausanne. Le groupe The Two, formé avec son ami Thierry Jaccard, a publié son premier album en 2014, «Sweet Dirty Blues», et a pu être apprécié en live lors de plus de 130 concerts. Dont des prestations lors de festivals en Croatie, au Danemark, en Italie et en France.

Affiliation à SUISA

Pour l’instant, la musique permet à Yannick Nanette de couvrir certains frais du quotidien. «Je suis actuellement étudiant et je travaille à un faible pourcentage comme enseignant. Mes deux activités me permettent de me nourrir, de payer mes assurances, etc … sur un plan philosophique, je gagne ma Vie et je vis grâce à la musique», ajoute le musicien.

Son adhésion à SUISA, Yannick Nanette la voit comme un avantage: «Déléguer la gestion de nos droits et savoir que ceux-ci sont gérés par une administration compétente et longtemps présente, telle que la SUISA, soulage énormément et libère un temps de travail considérable. Ce temps peut être réinvesti dans la création. Je suis satisfait et j’attends que la SUISA continue le bon travail qu’elle effectue. J’attends de la part de la SUISA de la transparence car la confiance entre les deux parties est vitale pour la continuité.»

Site officiel du groupe The Two: www.the-two.ch

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Au cœur de l’action et mettant tout en œuvre pour améliorer les prestations en faveur des membres

Un coup d’œil aux prestations que SUISA propose à ses membres le montre: les nouveautés apparues ces dernières années ont amené davantage d’efficacité et de qualité. On pense notamment aux décomptes plus détaillés, au portail web «Mon Compte» et à la numérisation des dossiers des membres. Il existe chez SUISA un processus continu en vue de l’amélioration de l’offre de prestations; à noter la concrétisation des décomptes trimestriels, le développement constant de «Mon Compte» et la modernisation technologique de la banque de données des œuvres. De plus, les services aux membres font l’objet d’une réflexion approfondie. Texte de Irène Philipp Ziebold, Directrice

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Irène Philipp Ziebold, Directrice et responsable du Département «Membres et répartition» depuis juillet 2010. (Photo: Juerg Isler, isler-fotografie.ch)

Depuis 2016, SUISA établit des décomptes trimestriels pour la plupart de ses recettes. Ces nouveaux décomptes en mars, juin, septembre et décembre, permettent à SUISA de répartir plus rapidement les redevances de droit d’auteur en faveur des membres. De plus, la lisibilité des décomptes a été améliorée et les coûts abaissés grâce à la fusion de différentes catégories.

Prestations en ligne pour les membres

Notre stratégie en matière de prestations en ligne pour les membres repose sur trois piliers: Il y a tout d’abord nos sites Internet (www.suisa.ch et www.suisablog.ch), sur lesquels nous publions une large palette d’informations. Nous développons également des formulaires en ligne pour améliorer l’efficacité des processus d’annonce. Et enfin, grâce à «Mon Compte», nous donnons aux membres la possibilité d’accéder par voie électronique à leurs données et à leurs décomptes.

Le développement du portail web «Mon Compte» va se poursuivre ces prochaines années. Parmi les projets qui devraient se réaliser, citons la mise à disposition de fonctionnalités supplémentaires concernant les décomptes, la possibilité pour un membre de mettre lui-même à jour ses données personnelles, de passer par Internet pour les demandes d’utilisation, et d’accéder en tout temps à des extraits de son compte.

Dans le cadre de la nouvelle stratégie IT, la banque de données des œuvres de SUISA va passer à une technologie plus adaptée. Nous obtiendrons ainsi de meilleures performances et une plus grande efficacité.

Services à l’attention des membres

Dans nos efforts pour optimiser nos prestations, nous devons procéder à une délicate recherche d’équilibre entre quantité et qualité. Nous assistons en effet à un doublement du nombre de membres en dix ans, avec cinq fois plus de déclarations d’œuvres sur la même période, mais cela sans que les recettes ne croissent dans la même proportion. Cet état de faits place SUISA face à des défis en constante mutation, notamment concernant les services à l’attention des membres.

La qualité doit être au rendez-vous, et les coûts sous contrôle! Pour 2016, nous avons lancé un projet avec pour objectif la réalisation d’un catalogue mettant en évidence les prestations offertes aux membres et les conditions pour les obtenir.

Au cœur de l’action: certaines étapes sont derrière nous, d’autres sont à venir. Merci de votre confiance!

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Ausland-Zahlungsverkehr-FRLa musique, un commerce international! Pour les membres de SUISA également?  La quantité de musique étrangère jouée en Suisse est nettement plus importante que celle de musique de nos membres exécutée ou diffusée à l’étranger. Les recettes provenant de l’étranger sont principalement engendrées dans les pays qui nous sont directement voisins. SUISA s’engage en faveur des droits de ses membres à l’étranger; ce n’est cependant pas toujours simple. Continuer
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Irène Philipp Ziebold, Directrice et responsable du Département «Membres et répartition» depuis juillet 2010. (Photo: Juerg Isler, isler-fotografie.ch)

Depuis 2016, SUISA établit des décomptes trimestriels pour la plupart de ses recettes....Continuer

Doubles affiliations: SUISA, et qui d’autre?

SUISA gère les droits de ses membres dans le monde entier. Lorsque l’on souhaite adhérer à plusieurs sociétés d’auteurs, il est conseillé de bien réfléchir aux coûts et bénéfices d’une telle opération. Texte de Claudia Kempf et Manu Leuenberger

Boy-SiriusXM-Studio-NYC-2013

Du point de vue de la gestion des droits, le fait que des membres de différentes sociétés de gestion jouent au sein d’une même formation ne pose pas de problème. C’est le cas par exemple pour le duo pop germano-suisse Boy, apparaissant sur cette photo lors d’un live dans les studios de SiriusXM à New York, le 3 avril 2013. Valeska Steiner (à d.) est membre de SUISA, Sonja Glass (à g.) est affiliée à une société-sœur étrangère. (Photo: Rob Kim / Getty Images)

SUISA a conclu des contrats de représentation réciproque avec plus de 100 sociétés-sœurs dans le monde. Ces contrats offrent un grand avantage aux membres de SUISA: lorsqu’ils sont musicalement actifs hors de Suisse, le décompte des droits d’auteur est effectué par la société avec laquelle ils ont l’habitude de travailler, SUISA.

Un artiste qui habite hors de Suisse ou du Liechtenstein peut également adhérer à SUISA. Il est également possible, lorsqu’on est membre SUISA, d’adhérer en plus à d’autres sociétés de gestion. De quoi faut-il tenir compte en cas de doubles affiliations? Les questions et réponses ci-après vous permettront d’en savoir plus.

De quel aspects dois-je tenir compte si j’envisage une double affiliation?
Tout membre de SUISA qui adhère en plus à une société-sœur de l’étranger doit en principe s’attendre à davantage de travail administratif. En cas de double affiliation, il est nécessaire d’étudier les règlements et formalités des sociétés concernées.
Il convient également de prendre en considération les coûts supplémentaires: certaines sociétés demandent une finance d’inscription, ou une cotisation annuelle. En outre, il arrive que des sociétés-sœurs fassent payer certaines prestations alors que, dans le cas de SUISA, celles-ci sont couvertes par la déduction des frais généraux. Il est conseillé de bien analyser les coûts uniques et les coûts récurrents d’une affiliation auprès d’une autre société.
De plus, il est judicieux de penser aux effets possibles sur les futurs versements de rentes par SUISA: en cas de double affiliation, certaines redevances sont payées directement par une autre société. De ce fait, les recettes décomptées par SUISA sont réduites. Cela peut avoir une influence sur le calcul du revenu déterminant pour le droit à une rente, que tout membre SUISA obtient dès sa 63e année. Vous trouverez des informations sur le système de rente de SUISA sous: www.suisa.ch/fr/suisa/la-cooperative/fondation-de-prevoyance

Une double affiliation présente-t-elle des avantages?
En cas d’une double affiliation, les redevances relatives aux utilisations dans un certain territoire ne sont pas décomptées par SUISA, mais directement par la société étrangère. Par exemple, un auteur dont les œuvres sont très fréquemment exécutées en Argentine et diffusées à la radio dans ce pays pourrait adhérer à la société argentine (Sadaic). En raison de l’affiliation directe à la Sadaic, les redevances lui seront versées plus rapidement après l’exécution ou la diffusion, car la Sadaic ne passe pas par SUISA, mais paie directement au membre. SUISA a cependant assez récemment redéfini les dates de décompte concernant les décomptes de l’étranger, en veillant à une meilleure coordination avec les calendriers des sociétés-sœurs, afin que les redevances soient versées plus rapidement.
Avec une affiliation directe, l’auteur doit clarifier directement avec la société de l’étranger d’éventuelles questions sur les décomptes, les versements et les formalités. Le montant des redevances est quasiment le même, à la différence près que SUISA procède dans le cas de la répartition de recettes de l’étranger à une déduction de frais de 4%. Pour la gestion des droits à l’étranger, les tarifs et règles de répartition en vigueur dans le pays en question s’appliquent. La déduction de frais de 4% n’existe pas en cas d’affiliation directe à une deuxième société, mais cela uniquement pour le territoire national concerné, soit l’Argentine dans l’exemple de la Sadaic. Pour tous les autres territoires, la société étrangère procède également à une déduction de frais, tout comme SUISA.
Il est conseillé de bien évaluer les avantages et les inconvénients d’une double affiliation. Cela d’autant plus que, dans le domaine en ligne, les restrictions territoriales tendent à disparaître et que, pour ses membres, SUISA peut gérer les droits en ligne de manière directe dans toute l’Europe (et dans d’autres pays), sans passer par une société-sœur. La question ci-après est intéressante à cet égard.

Est-il judicieux de confier la gestion des droits en ligne à plusieurs sociétés?
Depuis août 2013, SUISA propose des licences paneuropéennes pour les droits en ligne. Concrètement, cela signifie que SUISA procède à des décomptes directs pour l’Europe entière, avec iTunes par exemple, pour le répertoire de ses membres. Pour les membres de SUISA, cela signifie qu’ils obtiennent directement (sans l’intervention d’une société-soeur) et donc plus rapidement leurs recettes provenant du domaine en ligne. Dans un tel contexte, une double affiliation n’est pas judicieuse pour le online.

Dois-je changer de société si je déménage dans un autre pays?
Si aucun territoire n’a été exclu dans le contrat de gestion conclu avec SUISA, les droits de ses membres sont gérés par SUISA dans le monde entier, indépendamment de leur domicile. Vous pouvez donc être membre SUISA quel que soit votre lieu de domicile ou l’endroit où vous déménagez.

De quoi faut-il tenir compte en cas de changement de société?
Il est conseillé de tout d’abord examiner quelles sont les conditions d’affiliation de la nouvelle société. Pour ce qui concerne l’affiliation à SUISA, toutes les indications et tous les documents se trouvent sur notre site web, aussi bien pour les auteurs que pour les éditeurs. Une affiliation ne devrait être résiliée que lorsque l’affiliation à la nouvelle société est garantie. Il est conseillé d’appliquer ce même principe si l’on souhaite adhérer à une deuxième société uniquement pour certains territoires.
Il convient également de bien tenir compte des délais de résiliation. Pour SUISA, les résiliations pour des territoires sont possibles en respectant un délai de 6 mois, pour le 31 décembre de chaque année. Il est également important de savoir que certaines sociétés de l’étranger gèrent uniquement les droits d’exécution et les droits d’émission, ou les droits de reproduction dans d’autres cas. Avant de retirer certains droits à une société, il est impératif de bien vérifier que la nouvelle société gère effectivement tous les droits – comme le fait SUISA.

Qu’en est-il de la double imposition en cas de double affiliation?
Une double affiliation implique que les questions fiscales soient également clarifiées. Des explications détaillées sur la question de la double imposition dépasseraient le cadre du présent article. Dans certaines situations, il est conseillé de recourir à un conseiller fiscal. SUISA a synthétisé certaines informations à ce sujet dans la notice explicative «Explications sur la double imposition», disponible sous: www.suisa.ch/fr/membres/auteurs/documents-pour-auteurs

Qu’advient-il de mon numéro IPI en cas de passage à une autre société?
Le numéro IPI est le numéro international d’identification d’un auteur ou d’une maison d’édition. Ce numéro est unique et reste inchangé quelle que soit la société à laquelle on s’affilie. De plus amples informations concernant le numéro IPI sont disponibles sur le site Internet de SUISA, rubrique Eclairages juridiques ou dans la revue des membres SUISAinfo, numéro 2.12 (PDF, 3.2 GO).

Est-il judicieux pour moi d’adhérer à SUISA lorsque des œuvres sont utilisées exclusivement dans un territoire étranger?
Si le répertoire entier d’un auteur est utilisé exclusivement dans un seul pays hors de Suisse et du Liechtenstein, il peut dans certaines circonstances être plus judicieux de demander une affiliation à la société du pays en question. Mais cela dépend du contexte. Ici comme dans de nombreux autres cas, il vaut la peine de se faire conseiller: les collaboratrices et collaborateurs de la Division Membres de SUISA sont à votre disposition pour des renseignements  sur les questions d’affiliation, de double affiliation et de changement de société:

Auteurs
f: authorsF(at)suisa(dot)ch
i: autori(at)suisa(dot)ch
d/e: authors(at)suisa(dot)ch

Editeurs
toutes les langues: publishers(at)suisa(dot)ch

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«Mon compte»: nouveaux services online pour les membres SUISA

Depuis juin 2015, de nouveaux services sont à la disposition des membres SUISA par le compte personnel online: désormais, «Mon compte» donne accès aux décomptes en format PDF, aux données personnelles et à une recherche améliorée des œuvres. Texte de Claudia Kempf

Mein-Konto-Illustration

Le portail pour les membres «Mon compte» est adapté aux défis du futur. Le compte personnel online pour utilisateurs propose pas à pas de nouvelles fonctions aux membres SUISA. (Image: Manu Leuenberger)

SUISA développe progressivement l’offre de services online à l’attention de ses membres. La zone «Mon compte», protégée par un mot de passe et réservée aux membres, a été complètement renouvelée. La plateforme adaptée va ainsi permettre de profiter de certaines fonctionnalités qui supposent un échange direct avec le backoffice et d’autres systèmes informatiques de SUISA.

Décomptes en format PDF et accès aux données personnelles

La première version du nouveau portail online offre aux membres SUISA des possibilités supplémentaires dans différents domaines:

Désormais, les membres peuvent accéder en ligne à tous leurs décomptes des cinq dernières années. Les décomptes sont mis à disposition en format PDF pour téléchargement.

Certaines données personnelles telles que les adresses postales et les coordonnées bancaires sont également accessibles. Dans la rubrique «Profil», les pseudonymes enregistrés avec les numéros IPI y relatifs sont mentionnés.

Pour les membres éditeurs qui ont des sous-éditions ou plusieurs maisons d’édition principales, toutes les informations ont été regroupées. Les données ainsi réunies sont accessibles au moyen d’un login unique.

Fonctions optimisées

En outre, certaines fonctions de la version précédente ont été adaptées et optimisées. La recherche dans la banque de données des œuvres offre dorénavant des possibilités supplémentaires. Il est maintenant possible de rechercher de manière ciblée des œuvres enregistrées de manière provisoire. Une œuvre est considérée comme enregistrée de manière provisoire, lorsque SUISA apprend son existence par une annonce d’utilisation, mais que celle-ci n’a pas été déclarée auprès de SUISA, ni par l’auteur ni par l’éditeur, ou qu’elle l’a été sous un autre nom.

De plus, les sous-éditeurs seront également mentionnés dans la banque de données des œuvres. Autre changement: la déclaration d’œuvre en ligne a été adaptée et complétée par des champs de saisie supplémentaires.

Adapté aux défis du futur

La plateforme «Mon compte» est bien sûr compatible avec les appareils mobiles tels que les tablettes et smartphones. Les services offerts pour l’utilisateur online vont continuer à être développés au cours des quatre prochaines années, avec des nouvelles fonctionnalités et des services supplémentaires. Ces nouveautés vous seront régulièrement communiquées sur le SUISAblog.ch de suisa.ch ou dans le SUISAinfo.

L’accès à «Mon compte» est ouvert à tous les membre SUISA. Le login pour accéder au compte personnel online peut être demandé via le lien suivant:

f: www.suisa.ch/mon-compte
d: www.suisa.ch/mein-konto
i: www.suisa.ch/il-mio-conto
e: www.suisa.ch/my-account

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Décomptes en format PDF et...Continuer

Un réseau mondial pour les droits des membres SUISA

La musique ne connaît pas de frontières, cela également au sens géographique du terme: une fois le saut vers l’étranger accompli, un réseau actif sur place peut être d’une grande utilité, aussi bien en ce qui concerne les travaux administratifs que la perception des droits d’auteur qui ne sont pas payés en espèce. SUISA fait partie d’un réseau mondial et s’engage en collaboration avec ses sociétés-sœurs en faveur d’une défense aussi complète que possible des droits de ses membres. Texte: Irène Philipp Ziebold

Bastian-Baker-live-HardRockCafe-Santiago

Le chanteur/compositeur lausannois Bastian Baker, membre de SUISA depuis 2011, s’est produit au Hard Rock Café de Santiago du Chili, lors de sa tournée en Amérique latine, au printemps 2015. Grâce à leur affiliation à SUISA, les auteurs peuvent compter sur une gestion de leurs droits dans le monde entier, par l’intermédiaire d’un réseau constitué de plus de 100 sociétés-sœurs étrangères. (Photo: Lorena Weber)

SUISA a conclu des contrats de représentation réciproque avec plus de 100 sociétés-sœurs de l’étranger. Elle représente ainsi en Suisse et au Liechtenstein le répertoire de près de 2 millions d’auteurs et d’éditeurs du monde entier. Ces contrats permettent également de faire en sorte que les redevances de droit d’auteur dues pour des utilisations à l’étranger soient effectivement versées aux membres SUISA.

Collaboration entre sociétés de gestion

Le principe de base de la collaboration internationale entre les sociétés de gestion fonctionne selon l’exemple suivant: pour un concert en Suisse ou au Liechtenstein, SUISA encaisse auprès de l’organisateur les droits d’auteur dus pour les œuvres exécutées. Si le compositeur d’une œuvre est membre d’une société étrangère, SUISA verse le montant à la société en question, laquelle reverse les redevances au membre ayant droit, dans le respect de son règlement de répartition.

Grâce aux contrats de représentation réciproque, les flux monétaires ont lieu également dans l’autre sens: dans le cas d’un concert à l’étranger, lors duquel des œuvres de membres SUISA sont exécutées, la société locale du pays en question encaisse le montant dû puis le transfère à SUISA, qui procède à la répartition au membre SUISA ayant droit.

Où que l’activité musicale ou l’utilisation ait lieu: grâce à ce réseau mondial, SUISA est à même de gérer les droits de ses membres presque partout sur la planète. Le seul élément nécessaire pour cela, c’est la conclusion d’un contrat de gestion avec SUISA. Par le contrat de gestion, les auteurs cèdent leurs droits à SUISA en principe pour le monde entier.

Contrat de gestion avec SUISA

Le contrat de gestion, avec les conditions générales de gestion (CGG), constitue le lien concret le plus important entre SUISA et ses membres. Par la signature du contrat de gestion, SUISA est chargée de gérer d’importants droits d’auteur patrimoniaux en Suisse et à l’étranger (par l’intermédiaire des sociétés-sœurs).

La cession des droits à SUISA peut être restreinte par domaines. Une affiliation à plusieurs société est également possible, par exemple pour faire gérer par une certaine société une zone géographique donnée. Ces deux choix présentent cependant des inconvénients: en cas d’exclusion de zones géographiques, l’auteur doit, pour les pays exclus, se charger lui-même de la gestion de ses droits, ou confier ce travail à une autre société. En cas de double affiliation, les formalités doivent être effectuées auprès de différents sociétés – et notamment le travail de déclaration des œuvres – et il est nécessaire d’étudier les questions de double imposition ainsi que les différents règlements de répartition, statuts, etc.

SUISA recommande en général de ne prévoir aucune exception, à moins de connaître un succès particulier durant une longue période dans un territoire étranger donné (vous trouvez des informations complémentaires à ce sujet dans l’article «Activité musicale internationale et communication à SUISA», de la rubrique «Bon à savoir».) L’avantage pour le membre est qu’il n’a qu’un seul interlocuteur et qu’il n’est ainsi pas nécessaire d’étudier différentes règles et conditions. De plus, grâce à la conclusion unique d’un contrat de gestion avec SUISA, les droits sont gérés dans le monde entier de manière aussi complète que possible.

Gestion des droits à l’étranger

En ce qui concerne les redevances de droit d’auteur relatives à une activité musicale interna-tionale, SUISA doit pouvoir compter sur une bonne collaboration avec les sociétés-sœurs de l’étranger. Dans ce contexte, il faut savoir que l’encaissement et la répartition des redevances sont gérés différemment dans chaque pays, avec des règles qui varient.

La gestion des droits à l’étranger par les sociétés-sœurs se fait forcément dans le respect des dispositions, tarifs, règles de répartition et contrats en vigueur dans le pays en question. Chaque société-sœur définit ses méthodes de travail de manière autonome. Dans ces conditions, SUISA ne peut pas garantir une gestion sans faille des droits, et elle n’assume pas de responsabilité pour l’activité des sociétés-sœurs à l’étranger. SUISA n’est pas tenue d’agir elle-même à l’étranger. Si plusieurs sociétés-sœurs sont actives dans un même pays, SUISA conclut un ou plusieurs contrats de représentation réciproque avec la ou les sociétés-sœurs de son choix.

Pour que SUISA puisse transmettre à ses membres des redevances provenant de l’étranger, ces montants doivent avoir été effectivement payés par la société-sœur concernée. Les utilisations connues à l’étranger sont annoncés à la société compétente. Nous recommandons par conséquent aux membres d’informer SUISA en cas d’activité musicale à l’étranger. Il vaut la peine d’activer le vaste réseau mondial pour les droits des membres SUISA.

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La musique ne connaît pas de frontières, cela également au sens géographique du terme: une fois le saut vers l’étranger accompli, un réseau actif sur place peut être d’une grande utilité, aussi bien en ce qui concerne les travaux administratifs que la perception des droits d’auteur qui ne sont pas payés en espèce. SUISA fait partie d’un réseau mondial et s’engage en collaboration avec ses sociétés-sœurs en faveur d’une défense aussi complète que possible des droits de ses membres. Texte: Irène Philipp Ziebold

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Le chanteur/compositeur lausannois Bastian Baker, membre de SUISA depuis 2011, s’est produit au Hard Rock Café de Santiago du Chili, lors de sa tournée en Amérique latine, au printemps 2015. Grâce à leur affiliation à SUISA, les auteurs peuvent compter sur une gestion de leurs droits dans le monde...Continuer

«J’apprécie beaucoup le soutien que SUISA apporte aux artistes.»

Que ce soit au Montreux Jazz Festival, au Rock Oz’Arènes ou à la Jazz Parade, Amadou Diolo a participé à des festivals suisses de renom au cours des années passées. Il est membre de SUISA depuis cette année. Lisez notre portrait de l’artiste dans l’édition actuelle de SUISAinfo, le journal des membres SUISA. Découvrez l’interview intégrale ici.

Amadou_Diolo

Avec son style, il s’est fait une place dans le paysage musical suisse. (Photo: www.studio41.ch)

Vous êtes originaire du Sénégal. Comment êtes-vous venu en Suisse?
Cela fait maintenant dix ans que j’habite en Suisse. J’y suis venu pour rejoindre mon épouse qui est suissesse.

D’où vient votre passion pour la musique?
Je suis issu d’une famille de griots, de musiciens d’Afrique de l’Ouest. Mon père est un grand musicien et un joueur de kora (la kora est une harpe-luth traditionnelle d’Afrique occidentale, NDLR). Et j’ai bien sûr pris des musiciens comme modèles. Ce sont surtout Bob Marley et des artistes africains comme Mory Kanté et Alpha Blondy qui m’ont influencé. Je mêle ces influences avec mes racines culturelles en utilisant la kora pour ma musique. Il en résulte ma propre version de l’afro-reggae, qui est en principe un mélange de reggae et de rythmes africains.

Vous avez déjà joué dans de nombreux festivals renommés en Suisse. Votre musique rencontre ici un large écho.
C’est vrai. Avec mon style, je me suis fait une place dans le paysage musical suisse. De nombreux grands festivals tels que le Montreux Jazz Festival, le Rock Oz’Arènes ou encore le Jazz Parade m’ont reçu à bras ouverts. Il est agréable de constater que ma musique est bien accueillie. Mais c’est le fruit d’un dur labeur, jour après jour.

A ce propos, quelle importance revêt votre adhésion à SUISA?
J’apprécie beaucoup le soutien que SUISA apporte aux artistes. Pour moi, il est important qu’elle s’engage pour les droits et le travail des musiciens. Tout seul, je n’arriverais pas à faire ce que SUISA fait pour moi. Il est bon de savoir que SUISA est là pour nous, artistes, et pour la reconnaissance de notre travail.

Vous aussi, vous vous engagez pour les autres dans le cadre de l’association «Soutien Sénégal». Quel rôle joue votre musique dans votre engagement humanitaire?
Grâce à ma musique, je peux apporter une aide à la population sénégalaise, en particulier pour les jeunes et les personnes les plus vulnérables. Ma musique me permet d’évoquer tout ce qui me touche au Sénégal. L’année prochaine, au mois d’avril, j’irai au Sénégal avec mon groupe et nous nous produirons essentiellement dans les écoles.

Quels sont vos projets pour l’avenir?
Actuellement, nous organisons une tournée en Belgique. Mon projet principal est l’enregistrement de mon nouvel album avec mon groupe, dont la sortie est prévue pour le 2 mai 2015 à l’Azimut à Estavayer-le-Lac. Je compose et répète de nouvelles chansons avec mon groupe. Nous espérons avoir fini les enregistrements en février. Une dizaine de concerts sont prévus du 3 au 20 avril 2015 au Sénégal et en Gambie. Le but de cette tournée est un échanger musicale entre la Suisse et ces pays Africains.

Je vous remercie pour cet entretien et je vous souhaite beaucoup de succès dans vos projets.

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Amadou_Diolo

Avec son style, il s’est fait une place dans le paysage musical suisse. (Photo: www.studio41.ch)

Vous êtes originaire du Sénégal. Comment êtes-vous venu en Suisse?
Cela fait maintenant dix ans que j’habite en Suisse. J’y suis venu pour rejoindre mon épouse qui est suissesse.

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4 conseils, pour que tu touches une rémunération pour ta musique

Tandis que la saison des open air de l’été bat son plein, les concerts indoor de l’hiver se préparent déjà dans les clubs. Tes propres chansons seront-elles aussi exécutées en live lors de concerts? Voici 4 conseils à ton attention, pour que tu touches une rémunération pour ta musique.

(Photo: Marcel Grubenmann)

Lorsque ta musique est jouée en concert, tu peux obtenir une contrepartie! Le cachet touché pour un concert est une sorte de salaire pour le fait de jouer en live. Pour la composition des morceaux, tu as également droit à une rémunération: ce sont des redevances. SUISA peut s’occuper pour toi de l’encaissement de ces redevances. Si tu souhaites qu’il en soit ainsi, voici 4 conseils à ton attention:

  1. Deviens membre de SUISA
    Un groupe ne peut pas devenir membre. En revanche, à condition d’être auteur de textes ou compositeur de la musique, chaque musicien peut le devenir individuellement. Idéalement, tous ceux qui interviennent dans la composition des titres doivent adhérer à SUISA.Si vous écrivez une chanson de manière collective, mais que les ayants droit ne sont pas encore tous membres de SUISA, nous encaissons les redevances dues et l’argent, revenant aux musiciens qui ne sont pas membres, est mis en réserve pour une période de cinq ans. Si un musicien du groupe adhère à SUISA pendant cette période de cinq ans, il touchera cet argent.
  2. Déclare tes œuvres chez nous
    Toutes les œuvres que vous exécutez, que vous enregistrez sur support sonore ou que vous proposez sur Internet devraient être déclarées dans les meilleurs délais, en indiquant tous les ayants droit. Ce n’est que si les œuvres sont correctement déclarées que nous pouvons répartir les recettes qui vous reviennent.
  3. Annonce-nous tout déménagement ou changement d’adresse
    En cas de changement d’adresse et/ou de changement des coordonnées de paiement, merci de nous avertir au plus vite. Si SUISA ne dispose pas ou plus d’une adresse valable, les redevances ne sont plus payées, jusqu’à ce que la nouvelle adresse soit disponible. Si l’adresse de contact vient à manquer durant cinq ans, l’affiliation à SUISA est annulée.
  4. Contacte-nous si tu as des questions sur ton décompte
    Si tu as une question sur un décompte que nous avons établi, prends contact avec nos collaboratrices et collaborateurs du bureau des renseignements sur les décomptes.

Informations supplémentaires:
Déclaration d’œuvres: simple comme bonjour: Grâce au guide pratique de notre revue SUISAinfo, destinée aux membres, tu peux enregistrer tes oeuvres facilement et de façon formelle.

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