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Retour sur l’Assemblée générale 2018 de SUISA

Le 22 juin 2018, le Bierhübeli de Berne a accueilli 208 membres votants de SUISA. Leur objectif: prendre part à l’avenir de la coopérative, entretenir leur réseau et s’informer. Aux côtés de membres du Conseil, de la direction, d’invités du monde de la culture et de la politique ainsi que de collaborateurs de SUISA, ils ont participé à l’Assemblée générale ordinaire 2018. Texte de Dora Zeller

Retour sur l’Assemblée générale 2018 de SUISA

Le Bierhübeli de Berne bien rempli lors d’un vote de l’Assemblée générale de SUISA le 22 juin 2018. (Photo: Manu Leuenberger)

L’Assemblée générale a été ouverte en musique par la formation ad hoc Swiss Ländlermix, composée de Bruno Brodt, Jost Ribary, Dani Häusler, René Wicky, Robin Mark, Jacqueline Wachter, Kurt Albert et Stefan Schwarz – une entrée en matière qui a présenté aux participants la musique populaire suisse traditionnelle et contemporaine.

Swiss Laendlermix

La formation ad hoc Swiss Ländlermix ouvre l’AG par un tour d’horizon de la musique populaire suisse. (Photo: Sibylle Roth)

Avant d’aborder les affaires statutaires, un film sur l’arrivée de SUISA sur les réseaux sociaux en début d’année a été projeté. En complément du SUISAblog, SUISA est désormais également présente sur Instagram, Facebook et YouTube avec ses stories musicales.

Le rapport annuel, le rapport de situation, le bilan, le compte de résultat, le tableau des flux de trésorerie, l’annexe des comptes 2017 et le rapport de l’Organe de contrôle ont ensuite été soumis aux membres pour approbation. Ces derniers ont également donné décharge au Conseil et à l’Organe de contrôle pour l’exercice précédent et confirmé le mandat de l’Organe de contrôle pour 2018.

Révision des statuts et élection des membres de la Commission de recours

Le point le plus important de l’ordre du jour était la révision des statuts. Andreas Wegelin a expliqué pourquoi les statuts devaient être adaptés à la loi sur les sociétés de gestion du Liechtenstein et à la directive de l’Union européenne sur la gestion collective du droit d’auteur (directive GDC). Il a présenté les principaux points concernés par la révision, à savoir l’interdiction de discrimination, les nouvelles compétences de l’Assemblée générale et le renforcement du rôle des membres. Après différentes suggestions des participants et une fois les précisions requises apportées, l’Assemblée générale a voté les amendements demandés à l’unanimité.

L’assemblée générale a également approuvé les candidats à la Commission de recours devant être créée. Les membres du Conseil Marco Neeser et Christian Fighera ainsi que la représentante externe Danièle Wüthrich-Meyer (vice-présidente de la Commission de la concurrence) ont été élus à la majorité des voix, tout comme les membres remplaçants Roman Camenzind et Zeno Gabaglio (membres du Conseil de SUISA) et les externes Daniel Alder et Gregor Wild (avocats et membres de la Commission arbitrale fédérale). Bernhard Wittweiler, responsable du service juridique SUISA, assume la présidence de la Commission. Il est membre d’office et n’a donc pas besoin d’être élu par l’Assemblée générale.

Natalie Riede

Une représentante de la scène électronique suisse, l’éditrice Natalie Riede (voir photo), a été élue à la Commission de Répartition et des Œuvres. (Photo: Manu Leuenberger)

Nathalie Riede a ensuite été élue membre de la Commission de Répartition et des Œuvres, en remplacement de Guido Röösli. Membre de SUISA depuis 2014 avec sa maison d’édition Black Music Management, elle gère principalement des œuvres du domaine de l’électronique et représente donc la scène électro suisse.

L’intervenante invitée Danièle Wüthrich-Meyer, présidente de Swissperform, a présenté le travail des cinq sociétés de gestion, notamment les aspects formels et juridiques ainsi que les différents domaines dans lesquels elles coopèrent.

Podium

La direction de SUISA présente l’exercice en cours. De gauche à droite sur le podium: Irène Philipp Ziebold, Vincent Salvadé, le président Xavier Dayer, le vice-président Marco Zanotta et Andreas Wegelin au pupitre. (Photo: Sibylle Roth)

Vincent Salvadé et Irène Philipp sont ensuite intervenus sur l’exercice en cours. Andreas Wegelin a parlé de la joint-venture Mint Digital Services et a évoqué les évolutions politiques actuelles qui influent sur les activités de la coopérative. Urs Schnell, directeur de FONDATION SUISA, s’est ensuite exprimé sur l’activité de la fondation pour la promotion de la musique de SUISA.

Cette Assemblée générale passionnante et riche en informations a été clôturée aux alentours de 14 heures par le président de SUISA, Xavier Dayer. Il a par ailleurs annoncé que la prochaine Assemblée générale aura lieu le vendredi 21 juin 2019 à Bienne.

A l’issue de l’assemblée, les participants ont échangé avec les membres de SUISA et leurs collègues autour d’un buffet organisé dans le jardin du Bierhübeli.

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Le 22 juin 2018, le Bierhübeli de Berne a accueilli 208 membres votants de SUISA. Leur objectif: prendre part à l’avenir de la coopérative, entretenir leur réseau et s’informer. Aux côtés de membres du Conseil, de la direction, d’invités du monde de la culture et de la politique ainsi que de collaborateurs de SUISA, ils ont participé à l’Assemblée générale ordinaire 2018. Texte de Dora Zeller

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Le Bierhübeli de Berne bien rempli lors d’un vote de l’Assemblée générale de SUISA le 22 juin 2018. (Photo: Manu Leuenberger)

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Envoi des décomptes via «Mon compte» depuis décembre 2017

Grâce à la section «Mon compte», protégée par mot de passe, nos membres peuvent consulter leurs décomptes et les montants de ces derniers quand bon leur semble. De nombreux membres nous ont demandé de mettre un terme aux envois postaux. Nous avons tenu compte de cette volonté et offrons désormais la possibilité de renoncer aux envois par courrier. Texte de Claudia Kempf

Envoi des décomptes via «Mon compte» depuis décembre 2017

Depuis décembre 2017, les membres de SUISA bénéficiant d’un accès à la section des membres, sécurisée par mot de passe, sont informés par e-mail lorsqu’un nouveau décompte est disponible dans «Mon compte». (Photo: Rawpixel / Shutterstock.com, traitement: Manu Leuenberger)

A l’automne 2017, près de 14’000 membres bénéficiant d’un accès à «Mon compte» ont été informés du fait qu’à l’avenir, les décomptes ne leur parviendraient par courrier que sur demande.
Seuls quelques membres ont privilégié le courrier postal. L’accès aux décomptes en ligne répond donc à un besoin très répandu. Les membres apprécient grandement de pouvoir consulter les PDF, présentés clairement sous forme de liste, et d’avoir accès à un aperçu de leurs revenus annuels. Pour nombre d’entre eux, l’envoi par courrier est donc devenu obsolète.

Avec le quatrième décompte trimestriel du 15 décembre 2017, les utilisateurs de «Mon compte» ont, pour la première fois, été personnellement informés du fait qu’un nouveau décompte était disponible et pouvait être téléchargé dans «Mon compte». Près de la moitié de tous les auteurs et éditeurs, pour qui un décompte avait été établi, ont reçu un e-mail d’information et ont pu consulter le décompte directement dans «Mon compte». Seuls 0,1% des e-mails n’ont pas pu être délivrés. Ainsi, le lancement de cette nouvelle forme d’envoi a été un succès.

Dans la mesure du possible, nous essayons de contacter personnellement les membres qui n’ont pas reçu l’e-mail d’information. Si nous n’y parvenons pas, l’accès à «Mon compte» est bloqué et nous adressons un courrier au membre pour lui demander de nous communiquer une adresse e-mail valide. Pensez à nous communiquer systématiquement tout changement d’adresse e-mail dans les plus brefs délais.

Souhaitez-vous, vous aussi, être informé(e) dès qu’un nouveau décompte est disponible? Utilisez le lien suivant pour demander un accès à votre compte personnel:
www.suisa.ch/mon-compte
www.suisa.ch/il-mio-conto

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Envoi des décomptes via «Mon compte» depuis décembre 2017

Depuis décembre 2017, les membres de SUISA bénéficiant d’un accès à la section des membres, sécurisée par mot de passe, sont informés par e-mail lorsqu’un nouveau décompte est disponible dans «Mon compte». (Photo: Rawpixel / Shutterstock.com, traitement: Manu Leuenberger)

A l’automne 2017, près de 14’000 membres bénéficiant d’un accès à «Mon compte» ont été informés du fait qu’à l’avenir, les décomptes ne leur parviendraient par courrier que sur demande.
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Vue d’ensemble garantie en tout temps grâce à «Mon compte»

Plus de 14 000 membres utilisent déjà le portail des membres «Mon compte». En 2016, plus de la moitié de l’ensemble des nouvelles déclarations d’œuvres a été effectuée en ligne. Pourquoi les membres sont-ils de plus en plus nombreux à recourir à «Mon compte»? Texte de Claudia Kempf

Vue d’ensemble garantie en tout temps grâce à «Mon compte»

Par l’intermédiaire du portail en ligne «Mon compte», les membres peuvent accéder à leurs données SUISA de manière simple. (Photo: Manu Leuenberger)

Grâce à la zone membres «Mon compte» protégée par un mot de passe, nos membres ont en tout temps une bonne vue d’ensemble sur leurs activités en lien avec SUISA (décomptes, déclarations d’œuvres, etc.).

Décomptes sous forme de documents PDF très pratiques

Tous les décomptes des cinq dernières années peuvent être consultés en ligne à tout moment. L’utilisation en format PDF est aisée et confortable, car il est possible de se déplacer dans un décompte en cliquant dans celui-ci, cela même si le document comporte plusieurs pages: un clic sur un titre d’œuvre dans le sommaire conduit directement à la liste détaillée des utilisations de l’œuvre, un clic sur le numéro SUISA conduit à la liste des supports sonores ou à la liste des supports audiovisuels.

Le total des décomptes d’une année est présenté de manière cumulée. En un coup d’œil, on peut savoir quel montant a été versé par SUISA durant une année. A l’avenir, les membres ayant accès à «Mon compte» pourront renoncer au format papier et recevoir uniquement un message chaque fois qu’un nouveau décompte est disponible.

Accès aux données personnelles en tout temps

Dans le profil, on trouve les données personnelles telles qu’adresse postale et coordonnées bancaires. Cette zone est actuellement en cours de développement, afin que les modifications puissent être effectuées directement par les membres. Dans cette zone, on trouve également les pseudonymes enregistrés et les numéros IPI y relatifs. Pour les membres éditeurs qui ont des sous-éditions ou plusieurs maisons d’éditions principales, toutes les informations sont accessibles au moyen d’un login unique.

Mon compte banque de données des œuvres

Au moyen d’un compte personnel pour utilisateur, les membres de SUISA peuvent, par le portail «Mon compte», rechercher en ligne des œuvres «provisoires». (Illustration: copie d’écran www.suisa.ch)

Fonctions optimisées pour la recherche d’œuvres «provisoires»

Dans la banque de données des œuvres, il est désormais possible de rechercher de façon ciblée des œuvres enregistrées de manière provisoire. Une œuvre est considérée comme enregistrée provisoirement lorsque SUISA apprend son existence par une annonce d’utilisation mais que celle-ci n’a pas été déclarée auprès de SUISA, ou qu’elle l’a été sous un autre nom. Les recettes pour ces œuvres «provisoires» sont provisionnées et réparties ultérieurement, lorsque les œuvres sont déclarées ou qu’un lien a pu être établi avec des œuvres existantes. Des informations complémentaires sur les œuvres «provisoires» sont disponibles dans l’article suivant, publié dans le numéro 3.12 du SUISAinfo: «Œuvres non documentées dans la banque de données des œuvres?».

Déclaration efficace d’œuvres et de contrats de sous-édition

Les œuvres peuvent être déclarées en ligne de manière simple. Depuis cette année, il est possible lors du processus de déclaration de rechercher le numéro IPI de membres SUISA et de procéder à une intégration directe dans la déclaration. Pour les éditeurs, il existe en outre depuis ce printemps la possibilité de déclarer des contrats de sous-édition via le portail. Grâce au lien établi avec les systèmes SUISA, les déclarations en ligne sont traitées plus rapidement et de manière plus efficace.

Adapté aux défis du futur

La plateforme «Mon compte» est bien entendu compatible avec les appareils mobiles tels que les tablettes et smartphones. Dans ces conditions, le portail pour membres est accessible en tout temps et depuis partout.

L’offre de services va continuer à être développée de manière continue, avec des nouvelles fonctionnalités et des services supplémentaires. Ces nouveautés vous seront régulièrement communiquées sur le SUISAblog.ch de suisa.ch ou dans le SUISAinfo.

L’accès à «Mon compte» est possible pour tout membre de SUISA. Pour commander un login pour un compte personnel d’utilisateur, utiliser l’adresse ci-après:

www.suisa.ch/mon-compte

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Débutée il y a plus de 90 ans, notre histoire à succès se poursuit

L’assemblée générale de notre coopérative se tiendra à Zurich le vendredi 23 juin 2017. Durant cet événement, les membres auront la possibilité de décider de l’avenir de la société. Outre les excellents comptes annuels 2016 de SUISA, il sera également question de la joint-venture Mint Digital Services fondée en collaboration avec SESAC, des évolutions de la révision du droit d’auteur ainsi que du débat autour du service public. Par Andreas Wegelin, Directeur général

Débutée il y a plus de 90 ans, notre histoire à succès se poursuit

SUISA et la société d’auteurs américaine SESAC ont fondé une joint-venture nommée Mint Digital Services, visant à améliorer la compétitivité de SUISA sur le marché de la musique en ligne. Photo: Andreas Wegelin, directeur général de SUISA (à gauche) et John Josephson, président et CEO de SESAC Holding. (Photo: Hannah McKay)

SUISA revient sur un exercice 2016 couronné de succès. Grâce à un excellent résultat annuel, nous sommes en mesure de reverser cette année plus de CHF 128 millions aux bénéficiaires. Un chiffre record dans l’histoire à succès de la coopérative SUISA qui a débuté il y a plus de 90 ans.

Cet élan positif se remarque également dans nos frais. Avec une déduction de frais de 12,37%, en moyenne, nous maîtrisons parfaitement nos coûts. Si l’on compte la nouvelle répartition supplémentaire de 7% comme contribution aux coûts, ces derniers s’élèvent encore 6,75% des versements aux bénéficiaires.

SUISA devient plus compétitive sur le marché de la musique en ligne

A l’occasion de l’assemblée générale, les membres ont la possibilité de décider de l’avenir de leur société. Outre les excellents comptes annuels, nous présenterons le nouveau projet visant à améliorer la compétitivité internationale de SUISA sur le marché de la musique en ligne.

En février 2017, nous avons fondé avec la société d’auteurs américaine SESAC la joint-venture Mint Digital Services, qui propose des prestations dans le domaine de l’administration et du traitement des licences musicales en ligne. Pour nous, ce projet marque une nouvelle orientation stratégique, consistant à proposer aux titulaires des droits une gestion efficace et à moindre frais.

Avis aux membres: nous comptons sur votre participation active

Il y a également du nouveau du côté du cadre légal. En mars 2017, l’AGUR12 II a trouvé un compromis qui a été a soumis à la cheffe du DFJP, en vue de sa concrétisation sous la forme d’un projet de loi.

Nous comptons donc sur votre participation à notre assemblée générale. En effet, seule votre participation active assure l’avenir de SUISA en tant que coopérative présente pour ses membres.

Au plaisir de vous retrouver le 23 juin prochain au Kaufleuten de Zurich.

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«En tant qu’auteur-compositeur, on est une sorte de loup solitaire»

Debrah Scarlett était déjà connue sur la scène internationale avant de sortir son premier EP «DYS(U)TOPIA» à la mi-mars. Au préalable, cette musicienne norvégo-suisse a rejoint SUISA. Texte de Markus Ganz, contributeur invité

Debrah Scarlett: «En tant qu’auteur-compositeur, on est une sorte de loup solitaire»

Nouvelle chez SUISA: Joanna Deborah Bussinger, qui a adopté le nom de scène de Debrah Scarlett. (Photo: Stian Foss)

«Je préfère garder les pieds sur terre, sans avoir des attentes trop élevées envers moi-même et les autres», déclare Joanna Deborah Bussinger lorsqu’on l’interroge sur ses plans d’avenir. Cette prudence a préservé la jeune femme de 23 ans, entre autres, du risque de devenir une pop star uniquement à court terme, contrainte de laisser les rênes de sa carrière à d’autres personnes. Fille d’une mère norvégienne et d’un père italo-suisse, elle avait participé en 2013 à la version norvégienne de l’émission The Voice où elle était arrivée en demi-finale.

«Je ne voulais même pas gagner», déclare-t-elle en souriant, «car si ça avait été le cas, j’aurais dû accepter des conditions problématiques.» Elle n’aurait cependant pas voulu manquer les expériences qu’elle y a acquises, ni celles d’ailleurs que lui a permis de vivre sa participation au concours de l’Eurovision de la chanson pour la Norvège en 2015 – elle avait atteint la huitième place sous son nom de scène Debrah Scarlett, en duo avec son partenaire Kjetil Mørland.

Essayer de nouvelles choses

«J’aime bien relever des défis intéressants lorsque l’occasion se présente», explique Joanna Deborah Bussinger. «Même si ceux-ci me font souvent peur dans un premier temps, ils me permettent presque toujours d’apprendre quelque chose.» Cela vaut également pour ses déplacements entre la Suisse et la Norvège. Elle a grandi dans sa ville natale de Bâle et a déménagé à l’âge de six ans en Norvège avec sa mère et ses deux frères. Puis, à l’âge de dix ans, elle a décidé «d’essayer de voir comment serait la vie avec mon père à Bâle». A 21 ans, elle a à nouveau déménagé en Norvège – «plutôt par intuition: c’était un moment où le champ des possibles était large et où rien ne m’empêchait de partir.»

Niveau carrière, sa famille a également joué un rôle important. «Mes parents m’ont toujours dit: si tu veux faire quelque chose, alors fais-le.» Le fait que Joanna Deborah Bussinger soit issue d’une famille mélomane et amatrice d’art depuis des générations a également forgé sa personnalité: sa mère peint et chante, son père joue du piano et écrit des poèmes. «A l’âge de cinq ans, je ne savais pas encore que je voulais devenir musicienne, mais je savais que je devais m’exprimer d’une manière ou d’une autre, que ce soit visuellement ou musicalement. Il s’est avéré que la musique était pour moi le moyen le plus naturel, comme un outil pour créer un monde à part.»

Au commencement un sentiment

A 15 ans, Joanna Deborah Bussinger a commencé à jouer du piano et à écrire des chansons. Rapidement, elle a pris des cours de chant et a suivi le cours préparatoire à l’Ecole de jazz de Bâle en plus du cours préparatoire à la Haute école d’art (Hochschule für Gestaltung und Kunst). Elle s’est impliquée de plus en plus, par exemple en participant au projet The Rumours en tant que chanteuse. Mais par-dessus tout, elle voulait créer sa propre musique. Malgré les nombreuses influences stylistiques, son premier EP «DYS(U)TOPIA», sorti à la mi-mars, nous offre des sons remarquablement indépendants et expressifs et séduit non seulement par son chant captivant, mais aussi par sa résonance rêveuse.

Jusqu’ici, Joanna Deborah Bussinger a écrit la plupart des chansons chez elle, seule au piano. «Mais depuis peu, je collabore également avec d’autres musiciens. C’est passionnant d’essayer des choses que l’on ne ferait pas seul à la maison car, en tant qu’auteur-compositeur, on est généralement une sorte de loup solitaire.» La plupart des chansons naissent d’un sentiment qui occupe l’espace et pour lequel elle cherche une mélodie. «Le plus souvent, cela fait émerger un thème, et en écrivant, je découvre rapidement la direction que cela doit prendre.»

Encore dans 40 ans!

La musique est devenue son «langage» – lorsqu’elle était petite, elle parlait en effet plusieurs langues sans pour autant en maîtriser aucune à la perfection. «La musique m’a permis de m’exprimer correctement.» Néanmoins, elle écrit également des paroles de chansons aussi subtiles que profondes et qui, une fois chantées, résonnent encore plus en nous. Elles sont toujours en anglais, bien que l’anglais ne soit ni sa langue maternelle, ni la langue qu’elle a héritée de son père. «Bizarrement, il est plus simple pour moi d’écrire des textes personnels en anglais. Cela confère une certaine distance au récit, comme si cela m’était arrivé il y a trois ans déjà et que je le racontais maintenant en chanson.»

Joanna Deborah Bussinger espère que sa carrière continuera d’évoluer; elle travaille ainsi déjà sur son premier album. «J’essaie de faire tout mon possible, et c’est aussi ce que fait la formidable équipe qui m’aide à Bâle, Berlin, Londres et Oslo. Mais le rythme doit être agréable et lent, pas trop rapide, pour ne pas subir la pression commerciale. Car je veux faire de la musique encore dans 40 ans.»

Une idée rassurante

Pour ce plan à long terme, SUISA joue également un rôle important, même si l’adhésion de Joanna Deborah Bussinger est très récente. «Avant, je ne voyais pas l’intérêt de devenir membre d’une société de gestion, car je n’avais pas encore publié mes compositions.» Cela a changé depuis qu’elle est sous contrat de gestion du label Radicalis. Etant donné que cette société est basée à Bâle, elle a choisi de rejoindre SUISA, même si elle continue de résider en Norvège. «Ainsi, les spécialistes de Radicalis peuvent clarifier les questions directement avec Suisa, qui est également connue pour traiter les décomptes plus rapidement que d’autres sociétés de gestion.» Elle ne sait pas encore ce qu’elle peut attendre concrètement de SUISA. «Mais je trouve que l’existence de cette coopérative est géniale pour tous les musiciens. Car, par son travail, elle simplifie nos vies et défend nos droits – savoir cela, c’est rassurant.»

Concerts:
du 4 au 6 avril au «Zermatt Unplugged Festival».

www.debrahscarlett.com, site Internet officiel de Debrah Scarlett

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Services de SUISA à l’attention des membres: un coup d’œil en arrière, un coup d’œil en avant

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Services de SUISA à l’attention des membres: un coup d’œil en arrière, un coup d’œil en avant

Déclarer une œuvre auprès de SUISA à l’aide d’une tablette, directement depuis le local de répétition, ou jeter un œil à un décompte électronique? Oui, c’est possible grâce au portail Internet «Mon compte». (Photo: Archimede / Shutterstock.com)

Au cours de ces dernières années, SUISA a déjà mis en œuvre d’importantes mesures améliorant l’efficacité et la qualité des services proposés à ses membres. La présentation des décomptes a été revue. Ceux-ci contiennent désormais des informations plus détaillées, ce qui garantit plus de transparence. En automne 2015, SUISA a introduit des décomptes trimestriels. Depuis, les redevances de droits d’auteur dues aux membres leur sont versées au moins quatre fois par an.

Depuis 2015, les membres ont accès à leurs décomptes électroniques via le portail Internet «Mon compte». Au début du mois de mars 2017, nous avons également procédé à des améliorations de l’offre de services en ligne que les membres peuvent utiliser via «Mon compte»: la déclaration d’œuvre a été simplifiée. Il est désormais possible de faire une recherche spécifique par catégorie (p. ex.: arrangeur) pour les autoproductions, les contrats de sous-édition peuvent être annoncés en ligne et, enfin, la mise en page du portail Internet a été optimisée pour que celui-ci puisse être utilisé sur différents appareils.

Déclarer une œuvre auprès de SUISA depuis sa tablette lors d’un déplacement, depuis le local de répétition ou encore durant une discussion avec les co-auteurs depuis l’étranger? Tout cela est possible grâce à «Mon compte».

De l’envoi de documents papier à l’envoi électronique

Pour l’envoi de formulaires, la saisie en ligne prend le pas sur le papier. Le traitement électronique des données permet une gestion efficace des documents. SUISA étudie régulièrement ce qui est faisable et pertinent d’un point de vue technique pour tout ce qui a trait aux services proposés aux membres. Ce faisant, les intérêts et les souhaits des membres sont au cœur des préoccupations de SUISA.

Les membres de SUISA veulent-ils recevoir tous les décomptes ou le détail des décomptes sur papier? Ou sont-ils d’avis que les décomptes doivent être disponibles uniquement dans un format électronique?

Il est évident que le fait de renoncer à l’envoi des décomptes par la poste permettrait d’épargner des coûts. Toutefois, seule une petite moitié des membres actifs dispose d’un login à «Mon compte» et nous savons que certains membres considèrent les décomptes sur papier comme indispensables.

En tenant compte de ces différents aspects, les services proposés aux membres font actuellement l’objet de discussions et les avantages et inconvénients des différentes offres sont analysés avec soin. Les décisions à ce sujet seront prises dans le courant de l’année 2017.

Décomptes «en temps réel»?

Nos membres nous demandent régulièrement si nous prévoyons de mettre en place des décomptes «en temps réel». Cela signifierait concrètement, que dès que la redevance de droit d’auteur est perçue, par exemple pour un concert, elle est immédiatement répartie aux ayants droit. Les décomptes à date fixe seraient supprimés, et chaque membre recevrait sa redevance dès que celle-ci est à disposition.

Les conditions techniques nécessaires à ce service pourraient être développées, mais elles ont un prix considérable. L’ensemble du processus de traitement – de l’encaissement à la répartition – devrait alors faire l’objet d’une toute nouvelle analyse. Notre règlement de répartition devrait notamment être complètement modifié car la plupart des dispositions actuelles ne sont pas compatibles avec un décompte «en temps réel».

Il reste donc à savoir si un tel changement correspondrait réellement aux besoins de la majeure partie de nos membres. Il se peut en effet que les décomptes trimestriels soient déjà suffisamment satisfaisants et efficaces.

Plus de service, plus de conseil

Dans tous les cas, SUISA poursuit sa phase de test en vue d’améliorer les services proposés aux membres. Notre devise : un maximum de services! Comme déjà mentionné, bon nombre de processus d’automatisation du traitement des données ont déjà pu être introduits grâce à de nouvelles applications informatiques. Cela permet d’obtenir plus d’efficacité dans la gestion et les ressources ainsi gagnées peuvent être utilisées ailleurs.

Ce temps disponible est dès lors mis à disposition de nos membres, à qui nous proposons un conseil professionnel et personnel. En effet, en plus de l’amélioration de l’efficience, le contact personnel avec nos membres reste une priorité absolue pour SUISA. Nous ne perdons pas de vue l’assurance qualité des services proposés aux membres de SUISA.

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«New York m’a contraint à l’originalité»

Le musicien bâlois Manuel Gagneux s’est fait remarquer au niveau international grâce à une fusion très originale de styles dans son projet Zeal & Ardor. Double national suisse et américain, il a adhéré à SUISA il y a peu. Texte de Markus Ganz, contributeur invité

Manuel Gagneux: «New York m’a contraint à l’originalité»

Nouveau chez SUISA: le Bâlois Manuel Gagneux, de Zeal & Ardor. (Photo: Matthias Willi)

Comme sorti de nulle part, Zeal & Ardor est apparu au grand jour l’an passé, avec une musique alliant gospel, chant d’esclaves, blues et black metal. Le magazine américain Rolling Stone n’a pas tari d’éloges au sujet de l’album «Devil Is Fine» de Zeal and Ardor: «Rien cette année n’a paru si original, insondable et superbe» pouvait-on y lire sous le titre «Best Metal Records of 2016 So Far». Cet album sort maintenant officiellement dans le monde entier et sera bientôt présenté lors d’une tournée internationale.

Larges influences stylistiques

Bien entendu, ce projet solo ne vient pas de nulle part. Manuel Gagneux a grandi dans une famille où la musique occupait une place centrale, avec notamment un piano qui invitait à l’expérimentation, comme le dit l’artiste de 28 ans en interview dans son local de répétition frais et sombre situé dans le quartier de Kleinbasel. Sa maman est une chanteuse afro-américaine, son papa, un Suisse, joue depuis de nombreuses années de la percussion au sein du groupe de salsa Picason et dans le groupe de funk Grand Mother’s Funck.

Ils firent prendre des cours de saxophone à leur fils, mais Manuel ne parvint à tirer rien de bien convaincant de cet instrument. A l’âge de 15 ans, il commença la guitare car il aimait (et aime toujours) le rock et le metal. Il s’intéressa ensuite au black metal, «parce que c’était la musique la plus extrême à l’époque», comme il l’avoue en riant. «bien entendu, je sais depuis longtemps qu’il y a de nombreux aspects discutables dans le black metal.»

A la recherche de défis

Manuel Gagneux a déjà prouvé avec les trois albums étonnants, variés et un peu pops de son projet solo Birdmask qu’il ne souhaite pas se cantonner à un seul style. Ces albums ont été créés en grande partie à New York, où il s’est installé dès 2012, parce qu’il estimait que la scène musicale bâloise n’était pas assez stimulante. «Quand tu fais quelque chose à New York, tu peux être sûr qu’il existe quelqu’un qui le fait mieux que toi. Cela incite à l’humilité. Dans mon cas, je crois que cela m’a également contraint à une certaine originalité, ce qui est appréciable.»

A la recherche d’une nouvelle approche créative, il procéda de manière assez inhabituelle. Sur le forum Internet 4chan, il posa la question suivante: y a-t-il deux styles de musique que vous jugez incompatibles? Et il proposa d’associer ces styles dans le cadre d’un petit exercice d’une demi-heure, en créant un morceau original. Quelqu’un publia la réponse suivante «black metal and nigger music», ce que Manuel Gagneux ne trouva pas drôle du tout (rappelons que sa maman est afro-américaine), mais stimulant musicalement.

Réunir ce qui est incompatible

Le chanteur et multi-instrumentiste se mit à la recherche de matériaux originels de la black music et tomba sur les archives en ligne de l’ethnologue américain Alan Lomax. Il s’inspira par exemple de chants d’esclaves et en reprit des bribes en les combinant avec des riffs de metal, en recourant également à des sons électroniques pour trois morceaux.

En procédant par essais et erreurs, il parvint à réunir des éléments qui paraissaient incompatibles, explique Manuel Gagneux. «Les premières chansons furent assez horribles», se souvient-il en levant les yeux au ciel. «Je remarquai à un certain moment que le mieux était de commencer les morceaux avec de la spiritual music, car c’est une musique qui incite à participer: on a tendance à se balancer, à entrer dans la danse. Le metal par contre peut être perçu comme un coup de poing dans la figure, et cela peut permettre de donner une poussée énorme à la musique.»

Le projet solo devient un groupe

Pour l’album, Manuel Gagneux a tout joué lui-même, seule la percussion est programmée, «parce que je ne suis pas doué pour la batterie». Il a également tout enregistré lui-même au laptop et «avec un micro tout simple», en effectuant également le mix. «J’ai utilisé uniquement du matériel de mauvaise qualité», dit-il en riant, «mais avec le recul, cela peut être vu comme un avantage».

Il veut probablement dire par là que, si le son des enregistrements n’est pas parfait, l’authenticité est au rendez-vous. Pour pouvoir présenter sa musique en tournée prochainement, il a créé un groupe avec cinq musiciens, pour qui il compose déjà du nouveau matériel. Après tout, l’album ne dure que 25 minutes…

«On n’y échappe pas»

Avant le véritable décollage de sa carrière, Manuel Gagneux a pris le temps d’adhérer à SUISA. Il y a longtemps que ses parents lui ont conseillé de devenir membre. «A l’époque, j’en rigolais. Et ma position par rapport à SUISA était assez ambivalente, car quelques groupes m’avaient dit que les clubs rechignaient à les engager s’ils devaient payer des redevances SUISA.»

Aujourd’hui, son manager David Burger (ReeImusic) l’a incité à adhérer, car on n’y échappe pas, selon lui. Il n’a pas encore réfléchi à ce que cela pourra lui apporter concrètement. «Je suis un nouveau membre et je n’ai aucune idée de ce que je peux espérer.»

Dates de tournée en Suisse et à proximité:
14 avril 2017 Czar Fest à Bâle, 3 mai 2017 Magnolia à Milan, 4 mai 2017 L’Usine à Genève; différentes apparitions en festival sont en outre prévues pour l’été.

www.zealandardor.com, site Internet officiel de Zeal & Ardor

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«Rien ne vaudra jamais une chanson bien écrite»

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Tobias Jundt Bonaparte Interview

Avec son nouveau projet Mule & Man, Tobias Jundt (allongé) se produira en live avec Kid Simius (debout) le samedi 17 septembre 2016 aux Docks lors du Festival Label Suisse. (Photo: Melissa Jundt)

Que signifie pour vous la nomination au Grand Prix de musique de l’Office fédéral de la culture?
Tobias Jundt: Je suis bien sûr honoré que mon art soit reconnu et apprécié en tant que tel. Quand on crée quelque chose qui tombe normalement plutôt entre deux catégories et ne rentre pas dans un moule, il faut du temps pour être perçu comme un artiste avec son propre langage. Etant donné la diversité de l’offre, il est presque impossible de comparer les créations des uns et des autres ou de les pondérer. Mais après 30 ans de carrière comme auteur-compositeur, je suis vraiment flatté de pouvoir contribuer à représenter le langage culturel de mon pays en tant que voix musicale possible.

L’OFC remet en 2016 le Grand Prix de musique en amont du Festival Label Suisse. Pendant 3 jours, ce festival présente à Lausanne principalement de la musique suisse de divers genres. L’entrée aux concerts est gratuite. Pourquoi la musique suisse a-t-elle besoin d’un prix de musique de l’OFC et d’un festival comme Label Suisse?
Je pense que nous pouvons tout simplement nous estimer heureux d’appartenir à un Etat qui prend le temps de rendre hommage à l’art, et qui, par chance, a également les moyens de faciliter pendant un certain temps le travail aux artistes honorés grâce à ce prix. Même sans prix, toutes les personnes nominées feraient sans relâche ce qu’elles font et défieraient les aléas de la vie. Nous devons accepter avec reconnaissance le soutien de l’OFC qui nous permet d’avoir le vent en poupe pour avancer.
Quant aux festivals, ils sont des lieux de découverte. Les auditeurs découvrent des groupes de musique, les artistes découvrent d’autres artistes, des collaborations naissent et, accessoirement, le fan d’accordéon schwyzois tombe amoureux de l’amateur de Stockhausen. Les festivals ne remplaceront jamais l’expérience d’un concert d’un seul artiste pendant toute une soirée, mais ils sont très importants comme lieux d’échanges et de confrontations d’expressions. La défense d’une culture vaste et cosmopolite représente toujours la bonne voie.

«Il faut de l’endurance, une combativité implacable et de la ténacité lorsqu’on veut vivre pleinement la poussée artistique.»

Vous avez dit un jour au journal NZZ qu’en Suisse on ne peut survivre qu’avec de la musique pop grand public ou dans des genres fortement subventionnés comme le jazz ou la musique classique. Qu’est-ce qui doit changer pour que la diversité des créateurs de musique suisses se fasse entendre de plus en plus, tant en Suisse qu’à l’étranger?
L’un des problèmes est qu’une niche musicale se concentrant uniquement sur la Suisse est vraiment petite. Par conséquent, on ne peut pas l’exercer comme profession principale, mais plutôt comme activité secondaire. Il faut donc soit évoluer dans un genre qui se vend bien, soit dans un environnement subventionné, ou tout simplement s’attaquer à un plus grand territoire géographique. La dernière option demande de l’endurance, une combativité implacable et de la ténacité lorsqu’on veut vivre pleinement la poussée artistique. A moins que la motivation pour cette folie artistique ne soit ancrée très profondément, la plupart des Suisses n’ont malheureusement aucune raison urgente de mettre en danger la qualité de vie qui prévaut déjà. Il faut quand même être un peu fou pour être prêt à y renoncer, au moins temporairement, pour cultiver un champ musical difficile à l’extérieur. Lors de mes voyages, je rencontre régulièrement des Suisses qui sont très actifs à l’étranger. C’est certainement plus une question d’attitude que de manque de talent.

Depuis 2006, vous vivez et travaillez à Berlin et vous y êtes bien établi. Comment peut-on exister en tant qu’auteur-compositeur suisse à l’étranger et comment la musique suisse est-elle perçue à l’étranger selon vous?
La plupart des gens de ce système solaire adorent la Suisse et ce qu’elle incarne. On a tendance à l’oublier lorsqu’on reste assis trop longtemps sur la montagne. Quand je compose de la musique pour d’autres artistes à Berlin ou à New York, personne ne me demande jamais où j’ai grandi. Il s’agit toujours d’une seule chose: écrire l’œuvre adaptée à la phase correspondante d’un artiste. A cet égard, il peut s’agir de succès commercial ou d’un renouvellement artistique. Et quand je chante mes chansons en tant qu’artiste solo «Bonaparte», de Pékin à Wellington, personne ne me demande quelles sont mes origines – bien que, très honnêtement, j’aime ajouter que je suis Suisse, parce que c’est ce qui me distingue de la plupart des autres artistes et que c’est une partie importante de mon être. Pour survivre, il faut avoir un esprit vigilant, absorber, puis utiliser les différents paramètres des cultures. Tout le monde peut faire cela, peu importe son origine.

«J’estime que la Suisse possède l’une des meilleures sociétés d’auteurs du monde. SUISA est l’endroit auquel j’appartiens en tant que compositeur.»

Vous vivez en Allemagne, mais vous êtes membre de SUISA qui est suisse. Pourquoi?
«J’estime – et je partage ce point de vue avec quelques auteurs étrangers – que la Suisse possède l’une des meilleures sociétés d’auteurs du monde. Je dis cela en toute bonne foi et par conviction personnelle. Par le passé, j’ai également été membre de BMI aux Etats-Unis et je fais partie d’une maison d’édition à la GEMA. Tout ça, c’est bien, mais SUISA est l’endroit auquel j’appartiens en tant que compositeur. J’ai bien aimé la période sous Poto Wegener et, grâce à son soutien, j’avais aussi commencé à cette époque à me confronter de manière plus approfondie au droit d’auteur. Les bonnes relations avec la maison SUISA sont restées, et j’apprécie énormément l’échange et le respect mutuel.

Vous enseignez à la Haute école des arts de Zurich dans la matière «Songwriting». Est-ce qu’on peut apprendre à écrire un tube? Quels conseils donnez-vous aux étudiants pour leur avenir dans la composition?
Le plus souvent, je leur conseille d’oublier tout ce qu’ils croient savoir. J’aime exprimer mon souhait qu’ils écrivent des chansons en tant que personnes et non en tant que musiciens. Bien sûr, les connaissances analytiques ou théoriques et les techniques pratiques nous aident à sortir plus rapidement des impasses musicales. Mais au fond, lorsqu’il s’agit de trouver des idées, pas grand-chose nous différencie de Monsieur et Madame Tout-le-Monde qui sifflent une mélodie sous la douche le matin. On peut, bien sûr, comme pour tout dans la vie – de la position pour tenir un club de golf au Kamasutra pour l’amant – s’approprier une technique grâce à laquelle on réussit à écrire de bonnes chansons n’importe quel jour gris de la semaine. Mais de bonnes chansons, il y en a beaucoup et assez – on doit donc plutôt essayer de composer des chansons avec une touche personnelle qui interpelle; des chansons qui, même une fois accomplie l’œuvre d’une vie comme celle de Lennon-McCartney, Udo Jürgens, Igor Stravinsky et Daft Punk, sont toujours en droit de venir aux oreilles de l’humanité. On n’y arrive pas toujours, mais l’auteur-compositeur doit se lever le matin pour tenter d’écrire une chanson qui enrichit encore ce monde à sa manière.

«La chose la plus importante qui existe, encore et toujours plus aujourd’hui, c’est l’idée musicale.»

Le musicien sur la scène de concert n’est pas forcément l’auteur-compositeur, souvent oublié à côté de la star sous les feux de la rampe. Comment les compositeurs peuvent-ils sortir de l’ombre des interprètes aux yeux du public?
La question est de savoir si c’est obligatoire. Je chante uniquement les chansons que je ne peux confier à aucun autre interprète. La pression psychologique qui s’exerce sur un chanteur et interprète peut aussi être très épuisante à long terme. Un auteur-compositeur, quant à lui, peut agir en arrière-plan, être assis inaperçu quelque part devant son piano, se concentrer uniquement sur le noyau de la musique. Et croyez-moi, la chose la plus importante qui existe, encore et toujours plus aujourd’hui, c’est l’idée musicale. Rien ne vaudra jamais une chanson vraiment bien écrite, qui allie habilement artisanat et originalité. Il y a donc de l’espoir pour tous ceux qui croient avoir vu les oiseaux de mauvaise augure. Je suis très heureux de servir une douzaine de pseudonymes chez SUISA – des rôles d’auteur-compositeur dans lesquels je peux me glisser en fonction du style recherché ou de mon humeur, et dont même mes amis les plus proches ignorent les noms. Cela me plaît que la composition professionnelle reste parfois simplement un secret entre moi-même et une feuille de papier. Lorsque le musicien fait quelque chose de bizarre sur scène, tout le monde en parle le lendemain. Lorsque le compositeur compose nu un petit quatuor à cordes tout en mangeant à la cuillère deux bocaux de beurre de cacahuète, cela n’intéresse personne. Je trouve que c’est bien comme ça. Ce qui importe, c’est que nous, compositeurs, échangions entre nous et que nos droits soient représentés à travers les âges.

Composer de la musique pour des tiers ou vous produire sur scène avec Mule & Man – qu’est-ce qui vous attire dans les deux activités?
J’ai eu des phases assez élitistes dans ma vie, au cours desquelles j’estimais que seul tel genre de free jazz ou telle façon de jouer de la soul étaient dignes d’être écoutés. Mais en fin de compte, je suis malheureusement juste un poly-amoureux torturé musicalement qui aime de tout son cœur toutes sortes de musique, et qui se doit donc de participer à leur invention. Je trouve de la satisfaction aussi bien en composant des arrangements pour instruments à cordes ou à vent, des chansons de protestation, des chansons punk, de la musique de film, de la musique électronique, des bruitages expérimentaux que de la musique country pour les sourds. Cette richesse infinie de possibilités combinatoires qui existe entre le compositeur et l’auditeur me plait beaucoup.

Liens
Bonaparte, site Web officiel
Mule & Man, page Facebook officielle
Label Suisse, site Web du festival
Prix suisse de musique, site Web de l’Office fédéral de la culture

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«Le Blues est l’expression crue de l’âme»

Yannick Nanette a rejoint SUISA en 2015. Le chanteur, guitariste et harmoniciste originaire de l’île Maurice, vit à Lausanne et forme avec Thierry Jaccard le groupe de blues The Two, qui s’est déjà produit au Zermatt Unplugged et au Montreux Jazz Festival. Aux Etats-Unis, le groupe est arrivé en demi-finale de l’International Blues Challenge de Memphis. Texte de Michael Welti

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Yannick Nanette, qui vit à Lausanne, est nouveau à la SUISA. (Photo: Y. Nanette)

«Mon père faisait de la guitare et chantait, le fruit n’est pas tombé loin de l’arbre.», écrit Yannick Nanette. Il est l’une des deux moitiés de The Two, une formation qui se consacre au blues. «Le Blues est l’expression crue de l’âme, dans toute sa profondeur, sa vérité libérée», écrit encore Yannick Nanette. La musique lui donne la possibilité de se trouver lui-même, là où elle le transporte.

Yannick Nanette a grandi à l’île Maurice. «Mon oncle écoutait beaucoup Louis Armstrong, Fats Domino et Big Bill Broonzy. Je ne comprenais pas trop ce qui se disait étant petit, mais j’adorais le rythme, le mouvement, la profondeur», écrit l’artiste. «Cependant, au-delà des références américaines, j’ai retrouvé par après dans la musique traditionnelle mauricienne, le Sega, porté par la voix de ‹Ti-Frère› ou dans un registre plus contemporain chez Eric Triton, ce même timbre. Y régnait cette même puissance sauvage, cette gravité joyeuse et ce désir de s’émanciper. C’était tout à fait légitime au final car le Sega était aussi une musique enfantée par l’histoire des esclaves.»

«Je crois que le Blues est bien présent encore de nos jours», écrit Yannick Nanette. «Il nous suffit d’allumer la télé et de voir les images des hommes qui s’entre bouffent entre eux au nom du confort, de l’individualisme … L’esclavage des années 1800 n’est plus. Les ‹strange fruits› décrits par Billie Holiday, ne pendent plus, mais le spectre de la monstruosité qui sommeille en l’humain plane. La servitude moderne est daltonienne. Elle n’est une histoire de couleur, de négritude. L’argent est devenu le nouveau coton et l’homme moderne se courbe à son service.»

Sweet Dirty Blues

Yannick Nanette a commencé la guitare et le chant à l’âge de 13 ans et a découvert l’harmonica quatre ans plus tard, dans le bus en direction de Port-Louis. Derrière lui était en effet toujours assis un harmoniciste, Ignace. «Pendant l’heure que durait le trajet, les notes volaient, swinguaient sur la banquette arrière. C’était incroyable!» Fasciné, Yannick demanda au musicien s’il pouvait lui apprendre à jouer de l’harmonica, et l’homme accepta.

Aujourd’hui, Yannick, âgé de 33 ans, vit à Lausanne. Le groupe The Two, formé avec son ami Thierry Jaccard, a publié son premier album en 2014, «Sweet Dirty Blues», et a pu être apprécié en live lors de plus de 130 concerts. Dont des prestations lors de festivals en Croatie, au Danemark, en Italie et en France.

Affiliation à SUISA

Pour l’instant, la musique permet à Yannick Nanette de couvrir certains frais du quotidien. «Je suis actuellement étudiant et je travaille à un faible pourcentage comme enseignant. Mes deux activités me permettent de me nourrir, de payer mes assurances, etc … sur un plan philosophique, je gagne ma Vie et je vis grâce à la musique», ajoute le musicien.

Son adhésion à SUISA, Yannick Nanette la voit comme un avantage: «Déléguer la gestion de nos droits et savoir que ceux-ci sont gérés par une administration compétente et longtemps présente, telle que la SUISA, soulage énormément et libère un temps de travail considérable. Ce temps peut être réinvesti dans la création. Je suis satisfait et j’attends que la SUISA continue le bon travail qu’elle effectue. J’attends de la part de la SUISA de la transparence car la confiance entre les deux parties est vitale pour la continuité.»

Site officiel du groupe The Two: www.the-two.ch

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Au cœur de l’action et mettant tout en œuvre pour améliorer les prestations en faveur des membres

Un coup d’œil aux prestations que SUISA propose à ses membres le montre: les nouveautés apparues ces dernières années ont amené davantage d’efficacité et de qualité. On pense notamment aux décomptes plus détaillés, au portail web «Mon Compte» et à la numérisation des dossiers des membres. Il existe chez SUISA un processus continu en vue de l’amélioration de l’offre de prestations; à noter la concrétisation des décomptes trimestriels, le développement constant de «Mon Compte» et la modernisation technologique de la banque de données des œuvres. De plus, les services aux membres font l’objet d’une réflexion approfondie. Texte de Irène Philipp Ziebold, Directrice

I-Philipp-2014

Irène Philipp Ziebold, Directrice et responsable du Département «Membres et répartition» depuis juillet 2010. (Photo: Juerg Isler, isler-fotografie.ch)

Depuis 2016, SUISA établit des décomptes trimestriels pour la plupart de ses recettes. Ces nouveaux décomptes en mars, juin, septembre et décembre, permettent à SUISA de répartir plus rapidement les redevances de droit d’auteur en faveur des membres. De plus, la lisibilité des décomptes a été améliorée et les coûts abaissés grâce à la fusion de différentes catégories.

Prestations en ligne pour les membres

Notre stratégie en matière de prestations en ligne pour les membres repose sur trois piliers: Il y a tout d’abord nos sites Internet (www.suisa.ch et www.suisablog.ch), sur lesquels nous publions une large palette d’informations. Nous développons également des formulaires en ligne pour améliorer l’efficacité des processus d’annonce. Et enfin, grâce à «Mon Compte», nous donnons aux membres la possibilité d’accéder par voie électronique à leurs données et à leurs décomptes.

Le développement du portail web «Mon Compte» va se poursuivre ces prochaines années. Parmi les projets qui devraient se réaliser, citons la mise à disposition de fonctionnalités supplémentaires concernant les décomptes, la possibilité pour un membre de mettre lui-même à jour ses données personnelles, de passer par Internet pour les demandes d’utilisation, et d’accéder en tout temps à des extraits de son compte.

Dans le cadre de la nouvelle stratégie IT, la banque de données des œuvres de SUISA va passer à une technologie plus adaptée. Nous obtiendrons ainsi de meilleures performances et une plus grande efficacité.

Services à l’attention des membres

Dans nos efforts pour optimiser nos prestations, nous devons procéder à une délicate recherche d’équilibre entre quantité et qualité. Nous assistons en effet à un doublement du nombre de membres en dix ans, avec cinq fois plus de déclarations d’œuvres sur la même période, mais cela sans que les recettes ne croissent dans la même proportion. Cet état de faits place SUISA face à des défis en constante mutation, notamment concernant les services à l’attention des membres.

La qualité doit être au rendez-vous, et les coûts sous contrôle! Pour 2016, nous avons lancé un projet avec pour objectif la réalisation d’un catalogue mettant en évidence les prestations offertes aux membres et les conditions pour les obtenir.

Au cœur de l’action: certaines étapes sont derrière nous, d’autres sont à venir. Merci de votre confiance!

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