«Nous n’avons que trois minutes pour impressionner l’Europe entière» | avec vidéo

Avec sa chanson «Secrets And Lies», la musicienne tessinoise Chiara Dubey a de fortes chances de représenter la Suisse le 12 mai 2018 lors du Concours Eurovision de la chanson à Lisbonne. La ballade pop a été écrite en août 2017 lors du camp de composition de chansons organisé par Pele Loriano Productions et SUISA. En interview, Chiara Dubey raconte entre autres sa collaboration avec ses deux co-compositeurs, le Belge Jeroen Swinnen et la Britannique Janie Price. Texte de Giorgio Tebaldi; vidéo de Manu Leuenberger

Parmi les six finalistes, l’interprète Chiara Dubey est celle qui présente la plus grande expérience en matière de Concours Eurovision de la chanson. La Tessinoise affronte en effet pour la troisième fois les derniers artistes en lice pour participer à la finale de ce concours. Elle a écrit «Secrets And Lies», sa chanson actuelle, avec le compositeur et producteur belge Jeroen Swinnen et la Britannique Janie Price lors du camp de composition de chansons organisé par Pele Loriano Productions et SUISA.

«Jeroen a joué une suite harmonique au piano et j’ai improvisé une mélodie dessus», nous explique Chiara Dubey pour illustrer le processus de composition. Et de poursuivre: «Petit à petit, nous avons ajouté et modifié des éléments, comme un puzzle, jusqu’à obtenir une structure de base qui nous convienne à tous.» Le texte de la chanson a été écrit par Janie Price, venue au camp avec quelques textes dans sa besace. «Nous avons adapté son texte à la nouvelle structure et à la mélodie», explique Chiara Dubey. «Le texte a été écrit par Janie et je lui apporte une touche personnelle.»

Pour Chiara Dubey, composer dans ces conditions a été une expérience originale: «Il était nouveau pour moi de ne pas avoir le contrôle sur tout.» En général, la musicienne aime avoir une vue d’ensemble sur la composition, le texte, les arrangements et l’orchestration de sa musique. C’était différent lors du camp de composition de chansons: «Il faut renoncer au contrôle et créer quelque chose qui corresponde à toutes les parties impliquées», explique-t-elle à propos du fait de composer en équipe.

Il s’agit finalement d’obtenir le meilleur résultat possible, car – comme le dit si bien Chiara Dubey – lors du Concours Eurovision de la chanson, on ne dispose que de «trois minutes pour impressionner l’Europe entière.»

www.chiaradubey.com

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Co et Stee Gfeller de ZiBBZ vivent entre Los Angeles et la Suisse. Ils organisent souvent des sessions de composition avec d’autres musiciens dans leur laboratoire musical de Los Angeles. Cet échange créatif leur manque en Suisse: «C’est formidable qu’un camp de composition voie enfin le jour en Suisse», explique Co Gfeller en interview.

Lors du camp de composition de chansons organisé en août 2017 dans les Powerplay Studios, la fratrie a écrit deux chansons en deux jours. Le 4 février 2018, le frère et la sœur prendront part au show de sélection de la SRF qui déterminera les participants à la finale du Concours Eurovision de la chanson à Lisbonne.

Les Gfeller ont écrit leur morceau avec Laurell Barker, compositrice canadienne. La collaboration en trio s’est avérée très fructueuse: il ne leur aura fallu qu’une trentaine de minutes pour réaliser la structure de base de la chanson, expliquent les ZiBBZ en interview. Le morceau est né ce jour-là comme par enchantement, ou presque.

www.zibbz.com

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Derrière chaque chanson de qualité se cache un bon parolier. Dans le cas de «Kiss Me», ils sont même quatre. La chanson, qui fait partie des finalistes de la Suisse pour le Concours Eurovision de la chanson 2018, est interprétée par Naeman. Elle a toutefois été composée par le Lausannois Alejandro Reyes, le Suédois Ken Berglund, l’Américain Eric Lumière et Kate Northrop.

Cette Américaine installée en Suisse a contribué à l’écriture du texte de la chanson. L’histoire est d’ailleurs le fruit d’un travail d’équipe: «Nous nous sommes d’abord raconté l’histoire de la chanson chacun notre tour», explique la compositrice dans son interview. «Nous avons ensuite essayé de mettre tout cela en musique, de coucher nos impressions sur papier et surtout d’y ajouter des émotions.»

Kate Northrop avait déjà écrit des chansons avec différents coauteurs auparavant. Pourtant, la configuration du camp de composition a été une expérience radicalement nouvelle pour elle. En effet, elle a dû écrire une chanson de A à Z, en 12 heures, avec de parfaits inconnus. Kate Northrop a tout simplement adoré cette manière de composer. «C’était une source d’inspiration incroyable que de collaborer avec ces artistes», déclare-t-elle. «Il faut s’ouvrir et laisser place à la créativité des autres pour créer quelque chose.»

Le fait que les chansons écrites dans le cadre du camp de composition soient destinées à l’Eurovision n’a eu aucune influence sur le travail de Kate: «Je ne crois pas qu’il y ait de différence entre une chanson écrite pour l’Eurovision ou dans le cadre d’un autre projet. On veut toujours écrire la meilleure chanson possible.»

www.songwave.ch, site Internet de Kate Northrop

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«Participer au camp de composition de chansons a été très enrichissant» | avec vidéo

«Compass» est l’une des six chansons finalistes pour la contribution suisse au Concours Eurovision de la chanson (CEC) 2018. Le morceau est interprété par Alejandro Reyes, qui a composé la chanson en collaboration avec la compositrice canadienne Laurell Barker et le compositeur et producteur suisse Lars Christen. Dans cette interview de SUISA, Lars Christen explique le processus de composition d’une chanson et raconte en quoi le camp a été pour lui une expérience enrichissante. Texte de Giorgio Tebaldi; vidéo de Manu Leuenberger

Lars Christen est un producteur et compositeur très demandé. Il travaille avec des artistes tels que Bastian Baker, James Gruntz, Damian Lynn ou actuellement Marc Sway. Avec le camp de composition de chansons, organisé par Pele Loriano Productions et SUISA en août 2017 dans les Powerplay Studios de Maur, le membre SUISA est entré dans un monde inconnu. Et cela en a valu la peine: en collaboration avec le musicien lausannois Alejandro Reyes et la Canadienne Laurell Barker, il a en effet écrit «Compass», l’une des six chansons en lice pour représenter la Suisse lors du Concours Eurovision de la chanson.

Alejandro Reyes, co-compositeur, interprétera la chanson. «Nous avons discuté avec Alejandro au sujet de ce qui l’intéresse et du thème sur lequel il souhaitait chanter», explique Lars Christen dans une vidéo sur le processus de création de la chanson. Lors du camp, «Lars the music guy» a apprécié l’échange avec les musiciennes et les musiciens venus de Suisse et de l’étranger: «Pour moi, participer à ce camp a été un énorme avantage, notamment en termes de réseau.»

Nous saurons le 4 février 2018 lors du show de sélection de la SRF si l’équipe de composition de «Compass» représentera la Suisse en mai à Lisbonne, lors de la finale du Concours Eurovision de la chanson. «J’espère que les autres prendront autant de plaisir à écouter la chanson que nous lorsque nous l’avons écrite», explique Lars Christen.

www.larsthemusicguy.com

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«Je trouve particulièrement excitant le fait de ne pas savoir quelle direction prendra une chanson»

James Gruntz a récemment sorti son nouvel album, intitulé «Waves». La bourse que le compositeur de 30 ans, également multi-instrumentaliste, producteur et chanteur, a reçue de la part de la FONDATION SUISA a fortement influencé la création de cet opus. Texte de Markus Ganz, contributeur invité

James Gruntz: «Je trouve particulièrement excitant le fait de ne pas savoir quelle direction prendra une chanson»

«En réalité, je gagne ma vie grâce aux cachets des concerts et aux rémunérations des sociétés de gestion», explique James Gruntz. (Photo: Gregor Brändli)

En 2014, James Gruntz se fait connaître grâce à son album «Belvedere», dont le succès se confirmera ensuite avec son bon classement dans les charts et l’obtention plusieurs récompenses («Basler Pop-Preis» en 2014 et deux «Swiss Music Awards» en 2015). Pour la création de «Waves», sorti récemment, James Gruntz a donc été soumis à une pression accrue. Après avoir grandi à Nidau, près de Bienne, c’est à 16 ans que le musicien est arrivé à Bâle. Il a ensuite réalisé un Master en musique pop à la Haute école des arts de Zurich et vit actuellement dans un loft d’une ancienne usine de Dulliken, dans les environs d’Olten, où il travaille ses chansons.

Pendant notre entretien, James Gruntz a relativisé cette pression. «La musique a toujours joué un rôle très important dans ma vie. Et ce sera toujours le cas, qu’elle me permette d’en vivre ou non.» Le compositeur, multi-instrumentaliste, producteur et chanteur souligne également que son premier album est sorti il y a dix ans déjà et que «Waves», disponible depuis peu, est son sixième album. «J’ai remarqué une évolution constante: mes chansons ont commencé par passer à la radio, puis les engagements pour des concerts se sont enchaînés. Jusqu’à maintenant, chaque nouvel album s’est mieux vendu que le précédent.»

Le plaisir du scat

On est un peu troublé lorsque James Gruntz avoue être heureux de ne pas avoir vécu l’âge d’or de l’industrie de la musique. «Cela m’évite de nourrir de grandes attentes commerciales concernant l’ album. En réalité, je gagne ma vie grâce aux recettes des concerts et aux rémunérations des sociétés de gestion.» Il s’en sort financièrement car, en plus d’être l’interprète et le producteur de ses chansons, il en est également l’auteur. Il compte sur les ventes des albums uniquement pour couvrir les coûts de production.

Heureusement, cela n’a pas empêché James Gruntz de réaliser son nouvel album «Waves», qui séduit par un délicieux mélange de soul, de pop et d’électronique. Au départ, il ne savait pas à quoi ressemblerait ce nouvel album. «Je n’étais certain que d’une chose: je souhaitais chanter du scat, comme avec la chanson ‹Heart Keeps Dancing› du dernier album.» C’est avec ce morceau qu’il s’était essayé pour la première fois à ce claquement de langue particulier et cela avait été un succès. Et comme il s’y adonne «avec grand plaisir», il souhaitait inclure plus de morceaux de ce genre dans le nouvel album et oser davantage.

Pas de finalité en soi

Les prouesses vocales originales marquent encore plus profondément la musique que sur le dernier album, notamment grâce à quelques faussets rappelant Prince et à l’harmonie de chants polyphoniques, qui permettent une certaine distanciation. «Cela me fait plaisir de jouer avec les notes, j’aime le côté ludique de la chanson. Il est toutefois important de ne pas relever ce défi uniquement parce qu’on y arrive ou pour son aspect technique. Il faut que cela fonctionne de manière indépendante, que cela ait un sens.» En fin de compte, c’est la voix qui confère à l’album son originalité.

Les nouveaux morceaux sont très différents les uns des autres. James Gruntz a toujours un dictaphone sur lui, afin d’enregistrer de nouvelles idées. De temps à autre, il écoute ces enregistrements «qui [lui] donnent envie de faire naître une chanson». Il travaille ensuite seul à la maison, dans son home studio, jusqu’à ce que le morceau prenne forme. «Je trouve cela particulièrement excitant de ne pas savoir quelle direction prendra la chanson. Lorsque cela devient clair pour moi et que j’ai trouvé ma version, je cherche la collaboration d’autres musiciens, je suis ouvert à leurs idées.»

Différentes origines

L’idée pour le premier single, «You», lui était déjà venue à l’esprit il y a trois ans, peu après la sortie du dernier album. «Ce morceau a énormément évolué jusqu’à sa finalisation, il est très différent de l’idée initiale.» Au contraire, d’autres chansons comme «Waves» ont presque été achevées en un jour, à partir de rien. «Ce morceau est pour ainsi dire encore au stade de démonstration. Cela a été possible car il ressemble plus à une musique d’ambiance qu’à une chanson et son développement était donc limité.»

La bourse de travail de 80 000 francs que James Gruntz a reçue en 2016 de la part de la FONDATION SUISA a fortement influencé la création de l’album. En fait, «Waves» aurait déjà dû sortir ce printemps. «J’ai toutefois remarqué que j’avais besoin de plus de temps pour concevoir l’album tel que je le souhaitais. J’ai donc reporté la sortie de l’album de six mois, sans craindre que mon compte en banque n’affiche un montant négatif.»

Le livre est-il le nouveau CD?

La bourse de travail a permis de donner naissance à un projet très spécial: dans le cadre de sa tournée, James Gruntz publie aussi un livre de 64 pages. «Il s’agit d’une expérience à laquelle j’aurais réfléchi à deux fois si je n’avais pas reçu l’argent de la FONDATION SUISA.» Pour chaque chanson du nouvel album, un auteur s’est chargé d’écrire un texte correspondant, de manière totalement libre. «Résultat: des poèmes et des histoires qui sont également très intéressants à mes yeux car ils montrent l’effet que peut produire ma musique.»

A l’origine de ce projet de livre, il y a une réflexion: selon James Gruntz, «le CD est sur le déclin, malgré la meilleure qualité du son». Il est toutefois convaincu que la plupart des gens, tout comme lui, aiment tenir quelque chose en main en écoutant de la musique. «Et un livre est un bien plus bel objet qu’un CD! Il contient également les paroles des chansons, ce qui est utile pour les auditeurs qui écoutent ma musique en streaming.» Ce projet a également pu voir le jour grâce à la maison d’édition Zytglogge, qui publie l’album et qui possède également des livres dans son assortiment. Ainsi, James Gruntz peut maintenant se réjouir du fait que sa musique soit également disponible dans ses librairies préférées. Le livre comprend en effet un code de téléchargement pour son album (le livre peut aussi être acheté lors des concerts).

Concerts 2017/18: 17 nov. Schüür Lucerne, 18 nov. Eintracht Kirchberg SG, 24 nov. Gaswerk Seewen, 25 nov. Kaserne Bâle, 1er déc. Kofmehl Soleure, 2 déc. L’Usine Genève, 8 déc. Salzhaus Brugg, 9 déc. Hotel Wetterhorn Hasliberg, 17 déc. Zauberwald Lenzerheide, 12 janv. 2018 Salzhaus Winterthur, 19 janv. Chollerhalle Zoug, 20 janv. Mokka Thoune, 16 févr. Kulturkarussell Rössli Stäfa, 23 févr. Kulturfabrik KUFA Lyss, 24 févr. Casino Herisau, 27 avr. Kühltür Grosshöchstetten.

www.jamesgruntz.com, site officiel de James Gruntz

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Julien-François Zbinden: 100 ans!

Julien-François Zbinden est pianiste, compositeur, écrivain et … centenaire. Ce membre d’honneur de SUISA a fêté son 100e anniversaire le 11 novembre 2017. A l’occasion de cet anniversaire, Jean-Pierre Mathez, rédacteur invité, présente un résumé de la vie et de l’œuvre du jubilaire jusqu’ici.

Julien-François Zbinden: 100 ans!

Julien-François Zbinden, ancien Président et aujourd’hui membre d’honneur de SUISA, peut fêter ses 100 ans le 11 novembre 2017. (Photo: Yvan Ischer)

Ford Model T de 1913. (Photo: Ryan Fletcher / Shutterstock.com)

Né le 11 novembre 1917, neuf ans après le lancement de la Ford T en 1908, Julien-François Zbinden sera le témoin privilégié et attentif de l’extraordinaire évolution technologique, artistique, morale et spirituelle qui bouleverse la vie des humains sur cette terre.

Mais c’est avec son piano bien-aimé, que commence son aventure musicale, je le cite:

«Aujourd’hui encore, il partage ma ferveur pour la musique de jazz et notre belle complicité est sauvegardée dans l’album ‹The Last Call…?› enregistré en ma 93e année. Ce quelqu’un est mon instrument, un piano à queue plus que centenaire: Blüthner No. 89293 Modèle 190, construit en 1910 à Leipzig, auquel je dédie cet opus 111 (intitulé ‹Blüthner-Variationen›, publié aux Editions Bim PNO67, remarque de l’auteur) et qui met fin à la série de mes œuvres destinées au piano.»

Autoportrait, gravure sur linoléum, 1937.

Julien-François Zbinden commence par gagner sa vie comme pianiste de bar, s’initiant avec passion au jazz, puis à la composition.

A 30 ans débute sa carrière au département musical de la Radio Suisse Romande qu’il marquera de son empreinte administrative et de son ouverture d’esprit jusqu’à sa retraite en 1982. Des années glorieuses avec l’Orchestre de Chambre de Lausanne, avec la Fanfare Perce-Oreille, avec des chœurs classiques et populaires de la Romandie, des vedettes de la chanson française, des orchestres de jazz; il participe et anime des débats en ligne avec une bravoure respectueuse de l’opinion d’autrui. D’innombrables célébrités du monde de la musique sont invités à Lausanne où les archives regorgent d’interviews et d’enregistrements «en direct» d’artistes célèbres. Il a su ouvrir les portes de la RSR à tous les genres musicaux de qualité, irriguant ainsi une culture musicale plurielle en Romandie et en francophonie.

Vers la mi-cinquantaine, il passe un brevet d’aviateur et s’enivre des émotions que lui procurent ses arabesques et la vision rapetissée de la vie terre à terre.

Julien-François Zbinden devant un Piper L4, initiation atterrissage (Glacier des Diablerets, 11.12.1975). (Photo: DR)

Julien-François Zbinden au piano, janvier 2017. (Photo: DR)

Julien-François Zbinden, arrivé à l’âge de la retraite, quitte la RSR, et se consacre corps et âme à la composition (sa production atteindra plus d’une centaine d’œuvres), à ses amitiés, aux voyages, et à l’écriture (une impressionnante biographie et deux livres plus récents), sans oublier l’enregistrement au piano de deux disques de jazz récents (TCB Montreux) …

Il a été président de l’Association des Musiciens suisses (1973–1979) et, de 1987 à 1991 de SUISA.

Julien-François Zbinden est aussi une mémoire vivante précieuse, un puits de science, un homme de lettres qui a analysé, étudié son temps avec une grande perspicacité. Ses œuvres musicales ont été jouées dans le monde entier et publiées chez les grands éditeurs européens (depuis 1988 toutes ses nouvelles œuvres sont publiées en Suisse aux Editions Bim).

Espérons que le monde musical de Suisse et de Romandie n’oublie pas cet artiste exceptionnel et continue à transmettre ses œuvres aux futures générations de musiciens et mélomanes de notre pays.

Pour en savoir (beaucoup) plus sur Julien-François Zbinden: www.jfzbinden.ch

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Julien-François Zbinden est pianiste, compositeur, écrivain et … centenaire. Ce membre d’honneur de SUISA a fêté son 100e anniversaire le 11 novembre 2017. A l’occasion de cet anniversaire, Jean-Pierre Mathez, rédacteur invité, présente un résumé de la vie et de l’œuvre du jubilaire jusqu’ici.

Julien-François Zbinden: 100 ans!

Julien-François Zbinden, ancien Président et aujourd’hui membre d’honneur de SUISA, peut fêter ses 100 ans le 11 novembre 2017. (Photo: Yvan Ischer)

Ford Model T de 1913. (Photo: Ryan Fletcher / Shutterstock.com)

Né le 11 novembre 1917, neuf ans après le lancement de la Ford T en 1908, Julien-François Zbinden sera le témoin privilégié et attentif de l’extraordinaire évolution technologique, artistique, morale et spirituelle qui bouleverse la vie des humains sur cette terre.

Mais c’est avec son piano bien-aimé, que commence son aventure musicale, je le cite:

«Aujourd’hui encore, il partage ma ferveur pour...Continuer

Toni Vescoli: une année anniversaire trépidante

Il y a 75 ans, Toni Vescoli venait au monde, un 18 juillet. Vingt ans plus tard, le 19 septembre, le musicien zurichois fondait le légendaire groupe de beat-music Les Sauterelles, qui fête son anniversaire avec une tournée qui débutera lors de la «Beatleweek» à Liverpool. Parallèlement, Toni Vescoli se produit toujours sur scène avec ses projets musicaux en dialecte suisse-allemand «MacheWasiWill», «imDUO» et «Toni VESCOLI&Co». Un texte de notre auteur invité Markus Ganz

Toni Vescoli: une année anniversaire trépidante

Toni Vescoli, membre de SUISA depuis 1967, n’a pas seulement marqué la scène beat suisse; il a également été l’un des pionniers de la musique en dialecte suisse-allemand, interprète de Dylan et le narrateur du feuilleton radiophonique Pingu. (Photo: Kessler)

Il n’a pourtant jamais pris la grosse tête, expliquait-il il y a cinq ans dans l’émission TV «Stars extra», avec un sourire embarrassé. L’animatrice Sandra Studer lui avait alors demandé ce que ça lui faisait d’être passé, avec Les Sauterelles («Heavenly Club»), devant les Beatles («Hey Jude») dans le hit-parade suisse en 1968. Cette réponse caractérise bien le chanteur, guitariste et auteur-compositeur zurichois. Car s’il continue aujourd’hui à se produire volontiers en concert, c’est pour l’amour de la musique et non pour les feux de la rampe.

Toni Vescoli était d’ailleurs furieux lorsque, en 1964, l’impresario des Sauterelles inventa un nouveau nom pour le groupe et le fit imprimer en encore plus grosses lettres que le leur sur les affiches: «The Swiss Beatles». Il ne voulait pas se comparer à des stars, seulement exister par sa propre musique. Dès les années 70, il suivit donc son propre chemin, imperturbable, sans se soucier des tendances ni des étiquettes.

Le chemin vers la musique beat

Ce ne sont pas les musiciens de beat anglaise mais bien des stars américaines comme Johnny Cash et surtout Elvis Presley qui sont à l’origine de sa passion pour la musique. Il en jouait déjà à la fin des années 50, expliquait Toni Vescoli à l’auteur lors d’une précédente interview. Il raconte qu’à l’époque, il est monté à plusieurs reprises sur la table d’un café branché du Niederdorf à Zurich et, dans un cadre plus élargi, parfois accompagné d’un groupe de dixie. C’est ensuite grâce aux Shadows et à leur son unique à base de guitares électriques qu’il est passé à la musique beat.

Pour ce faire, il lui fallait un groupe, c’est pourquoi il créa en 1962 Les Sauterelles, dont l’histoire entière est marquée par de nombreuses évolutions personnelles. En 1968, leur single «Heavenly Club» est un incroyable succès commercial et sort dans la plupart des pays européens ainsi qu’aux Etats-Unis et au Japon. Le groupe donne alors jusqu’à 350 concerts par an et joue parfois 7 heures d’affilée. Mais Les Sauterelles font face à des problèmes financiers qui contraignent Toni Vescoli à annoncer, dans un avis de décès en 1970: «Les Sauterelles sont mortes».

Le légendaire groupe de beat suisse Les Sauterelles a été fondé en 1962. Aujourd’hui, 55 ans plus tard, le groupe célèbre son anniversaire avec une tournée qui débutera à Liverpool. (Photo: Gerhard Born)

Influences venues d’outre-Atlantique

C’est la musique folk et en particulier Bob Dylan qui attira Toni Vescoli vers la chanson américaine et marqua sa carrière solo, comme le prouve son album «Bob Dylan Songs» (1993) et ses adaptations en dialecte zurichois. Lors d’une interview, il raconte que le folk et la West Coast des années 1970 sont à l’origine de la touche americana qui marqua plus tard sa musique. Mais ses classiques comme «Susanne» et «N1» étaient pourtant déjà des titres country, presque bluegrass.

Au début des années 80, Toni Vescoli se remet au rock et, grâce à Ry Cooder, devient un fan de l’accordéoniste Flaco Jimenez, qui collabora plus tard à son album «Tegsass» (1999) dont la sonorité Tex-Mex lui rappelle sa jeunesse au Pérou (où il vécut de 4 à 9 ans) et les chansons folkloriques mexicaines qui y passaient à la radio. On retrouve ces influences, mêlées à la musique cajun, dans son album americana «66» (2008) et en particulier dans le single «El Parasito» au rythme entraînant.

Pionnier de la musique en dialecte suisse-allemand

Véritable pionnier, Toni Vescoli passe en 1970 à la musique en dialecte, transition plus significative encore que son changement de style musical. Il a été mandaté par le magazine Pop pour écrire une chanson en l’honneur de l’inauguration d’un monument à la mémoire de Guillaume Tell. Au lieu de suivre les consignes à la lettre et d’écrire en allemand, il trouve le dialecte plus adapté – et la chanson reçoit un excellent accueil. Il écrit donc d’autres chansons en dialecte, mais son producteur pensait en 1971 qu’il était encore trop tôt pour les présenter au grand public.

Son premier album en dialecte ne paraît donc que trois ans plus tard, et la reprise de la chanson «Susanne» par Reinhard Mey précède même l’originale de Toni Vescoli. En 1983, sa chanson «N1», qui traite de l’ambivalence suscitée par l’autoroute N1 (devenue aujourd’hui l’A1) qui traverse la Suisse, est elle aussi incontournable. «N1 Du bisch e Schtraass wo-n i hass, aber irgendwie han-i Di gern» (N1, tu es une route que je déteste, mais d’une certaine façon je t’aime bien); «Scho Root» (1975) est un autre tube mettant la circulation routière à l’honneur.

Toni Vescoli, un musicien modeste qui a gardé les pieds sur terre. (Photo: Plain)

Association teintée d’innovation

Ce qui surprend le plus à l’époque, c’est que Toni Vescoli associe ses textes en dialecte à de la musique américaine et rompt ainsi avec la tradition des auteurs-compositeurs. Il remarque alors qu’il peut toucher les gens de manière beaucoup plus directe en chantant en dialecte. C’est pourquoi il crée sa musique pour que les textes sonnent bien. Ceci l’amène au folk, qu’il peut aussi jouer en solo.

Par la suite, alors qu’il se produit sur la scène d’un petit théâtre, il remarque qu’il n’a plus besoin d’ampli: la guitare acoustique suffit. Il atterrit donc dans un genre musical qu’il n’avait pas cherché mais où il se sent bien: il continue donc sur sa lancée pendant 18 ans, sans installation de sonorisation. Pourtant, ce genre musical, où le public est pendu à ses lèvres, lui paraît trop étroit. Il a de nouveau envie de guitare électrique, comme il le décrit dans la chanson «Wäge Dir».

Les mots justes pour une chanson d’amour

Le passage au dialecte n’a pas été simple. En dialecte, il faut beaucoup réfléchir à ce que vous voulez chanter, explique Toni Vescoli en interview. Il n’est pas si facile de chanter «ich liebe Dich» (je t’aime), même si c’est aujourd’hui beaucoup moins gênant, comme le montre la scène musicale en dialecte.

Dans le titre «Lady Lo», où il termine par ces mots: «öisi Schprach isch unbruchbar» (notre langue ne convient pas), Toni Vescoli exprime sa difficulté à trouver les mots justes pour une chanson d’amour. Il s’agissait à l’origine d’une chanson d’amour pour sa femme, explique-t-il, qui s’est ensuite transformée, d’un point de vue textuel, en constat d’échec. Tout ce qu’il écrivait sonnait kitsch et maladroit: c’est devenu le thème de la chanson. Là où les mots sont inadéquats pour exprimer les sentiments, la musique purement instrumentale peut devenir une solution. Mais je ne suis pas un assez bon guitariste solo, déclare Toni Vescoli en riant.

Non, Toni Vescoli n’a définitivement pas pris la grosse tête. Il a également montré qu’il n’avait pas peur des collaborations avec la jeune génération ni de s’essayer à des changements de style comme le hip-hop. En 2012, il présente lors de l’émission télévisée «Cover Me» sur SRF son interprétation de «Baustellsong», de Baba Uslender. Car musicalement, Toni Vescoli est resté jeune – et tient à le rester!

Informations et dates de concert: www.vescoli.ch (notamment dates des concerts des Sauterelles à Liverpool dans le cadre de la «Beatleweek» du 25 au 28 août).

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  1. Ich lernte Toni in den frühen 80er Jahren kennen, als ich der lead Gittarist der Windows war. Toni präsentierte eine TV Show, in der wir auftraten. Ich erinnere mich ganz besonders an ein Konzert im Kongresshaus für die Neubürger Feier, an der Toni präsentierte. Zuerst spielte das Hazi Osterwald Orchester, dann wir. Während wir spielten, standen plötzlich Reihen von Gästen auf und gingen zum Ausgang. Wir hatten keine Erklärung dafür. . . bis wir das Tränengas ‘witterten’, welches ein Idiot in der Mitte des Kongresshauses abgelassen hatte. Toni, mit Tränen in den Augen, steckte seinen Kopf aus dem Vorhang und rief uns zu, « Mached witer, mached witer ». Der Anlass war dann leider zu Ende, da sich niemand dem Tränengas aussetzen wollten.

    Ich war lange zuvor auch mal mit dem Sauterelles Bassisten Freddy Mangili befreundet. Auch ein sehr netter Typ.

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«En tant qu’auteur-compositeur, on est une sorte de loup solitaire»

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«Je préfère garder les pieds sur terre, sans avoir des attentes trop élevées envers moi-même et les autres», déclare Joanna Deborah Bussinger lorsqu’on l’interroge sur ses plans d’avenir. Cette prudence a préservé la jeune femme de 23 ans, entre autres, du risque de devenir une pop star uniquement à court terme, contrainte de laisser les rênes de sa carrière à d’autres personnes. Fille d’une mère norvégienne et d’un père italo-suisse, elle avait participé en 2013 à la version norvégienne de l’émission The Voice où elle était arrivée en demi-finale.

«Je ne voulais même pas gagner», déclare-t-elle en souriant, «car si ça avait été le cas, j’aurais dû accepter des conditions problématiques.» Elle n’aurait cependant pas voulu manquer les expériences qu’elle y a acquises, ni celles d’ailleurs que lui a permis de vivre sa participation au concours de l’Eurovision de la chanson pour la Norvège en 2015 – elle avait atteint la huitième place sous son nom de scène Debrah Scarlett, en duo avec son partenaire Kjetil Mørland.

Essayer de nouvelles choses

«J’aime bien relever des défis intéressants lorsque l’occasion se présente», explique Joanna Deborah Bussinger. «Même si ceux-ci me font souvent peur dans un premier temps, ils me permettent presque toujours d’apprendre quelque chose.» Cela vaut également pour ses déplacements entre la Suisse et la Norvège. Elle a grandi dans sa ville natale de Bâle et a déménagé à l’âge de six ans en Norvège avec sa mère et ses deux frères. Puis, à l’âge de dix ans, elle a décidé «d’essayer de voir comment serait la vie avec mon père à Bâle». A 21 ans, elle a à nouveau déménagé en Norvège – «plutôt par intuition: c’était un moment où le champ des possibles était large et où rien ne m’empêchait de partir.»

Niveau carrière, sa famille a également joué un rôle important. «Mes parents m’ont toujours dit: si tu veux faire quelque chose, alors fais-le.» Le fait que Joanna Deborah Bussinger soit issue d’une famille mélomane et amatrice d’art depuis des générations a également forgé sa personnalité: sa mère peint et chante, son père joue du piano et écrit des poèmes. «A l’âge de cinq ans, je ne savais pas encore que je voulais devenir musicienne, mais je savais que je devais m’exprimer d’une manière ou d’une autre, que ce soit visuellement ou musicalement. Il s’est avéré que la musique était pour moi le moyen le plus naturel, comme un outil pour créer un monde à part.»

Au commencement un sentiment

A 15 ans, Joanna Deborah Bussinger a commencé à jouer du piano et à écrire des chansons. Rapidement, elle a pris des cours de chant et a suivi le cours préparatoire à l’Ecole de jazz de Bâle en plus du cours préparatoire à la Haute école d’art (Hochschule für Gestaltung und Kunst). Elle s’est impliquée de plus en plus, par exemple en participant au projet The Rumours en tant que chanteuse. Mais par-dessus tout, elle voulait créer sa propre musique. Malgré les nombreuses influences stylistiques, son premier EP «DYS(U)TOPIA», sorti à la mi-mars, nous offre des sons remarquablement indépendants et expressifs et séduit non seulement par son chant captivant, mais aussi par sa résonance rêveuse.

Jusqu’ici, Joanna Deborah Bussinger a écrit la plupart des chansons chez elle, seule au piano. «Mais depuis peu, je collabore également avec d’autres musiciens. C’est passionnant d’essayer des choses que l’on ne ferait pas seul à la maison car, en tant qu’auteur-compositeur, on est généralement une sorte de loup solitaire.» La plupart des chansons naissent d’un sentiment qui occupe l’espace et pour lequel elle cherche une mélodie. «Le plus souvent, cela fait émerger un thème, et en écrivant, je découvre rapidement la direction que cela doit prendre.»

Encore dans 40 ans!

La musique est devenue son «langage» – lorsqu’elle était petite, elle parlait en effet plusieurs langues sans pour autant en maîtriser aucune à la perfection. «La musique m’a permis de m’exprimer correctement.» Néanmoins, elle écrit également des paroles de chansons aussi subtiles que profondes et qui, une fois chantées, résonnent encore plus en nous. Elles sont toujours en anglais, bien que l’anglais ne soit ni sa langue maternelle, ni la langue qu’elle a héritée de son père. «Bizarrement, il est plus simple pour moi d’écrire des textes personnels en anglais. Cela confère une certaine distance au récit, comme si cela m’était arrivé il y a trois ans déjà et que je le racontais maintenant en chanson.»

Joanna Deborah Bussinger espère que sa carrière continuera d’évoluer; elle travaille ainsi déjà sur son premier album. «J’essaie de faire tout mon possible, et c’est aussi ce que fait la formidable équipe qui m’aide à Bâle, Berlin, Londres et Oslo. Mais le rythme doit être agréable et lent, pas trop rapide, pour ne pas subir la pression commerciale. Car je veux faire de la musique encore dans 40 ans.»

Une idée rassurante

Pour ce plan à long terme, SUISA joue également un rôle important, même si l’adhésion de Joanna Deborah Bussinger est très récente. «Avant, je ne voyais pas l’intérêt de devenir membre d’une société de gestion, car je n’avais pas encore publié mes compositions.» Cela a changé depuis qu’elle est sous contrat de gestion du label Radicalis. Etant donné que cette société est basée à Bâle, elle a choisi de rejoindre SUISA, même si elle continue de résider en Norvège. «Ainsi, les spécialistes de Radicalis peuvent clarifier les questions directement avec Suisa, qui est également connue pour traiter les décomptes plus rapidement que d’autres sociétés de gestion.» Elle ne sait pas encore ce qu’elle peut attendre concrètement de SUISA. «Mais je trouve que l’existence de cette coopérative est géniale pour tous les musiciens. Car, par son travail, elle simplifie nos vies et défend nos droits – savoir cela, c’est rassurant.»

Concerts:
du 4 au 6 avril au «Zermatt Unplugged Festival».

www.debrahscarlett.com, site Internet officiel de Debrah Scarlett

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Marco Zappa: 50 anni di musica

Cinquante ans de succès : la seule carrière durable de Suisse dans la «canzone italiana» – dans toutes ses dimensions. C’est un fait indéniable, mais essentiel quand on parle du chanteur Marco Zappa de Bellinzone, qui revient cette année sur le devant de la scène de la culture musicale suisse italienne. Son nouvel album «PuntEBarrier» contient 18 chansons inédites et sa tournée suisse débutera le 14 mars 2017 au Teatro Sociale de Bellinzone. Interview/texte de Zeno Gabaglio – La versione italiana del testo si trova sotto.

Marco Zappa: 50 anni di musica

Interview avec Marco Zappa au studio MarcoZappaMusic à Sementina. (Photos: Manu Leuenberger)

Cinquante ans de musique: c’est une bonne occasion de rencontrer Marco et de passer en revue le chemin parcouru. Nous lui avons demandé de nous raconter comment tout a commencé et comment il a développé son rapport à la création musicale dans une région – le Tessin – qui ne s’est jamais particulièrement distinguée dans la «canzone italiana», autrement dit la chanson en italien.

Marco Zappa: Tout a commencé avec ma mère qui voulait que je devienne pianiste classique. Nous habitions à l’époque à Bellinzone et j’étais encore un enfant. J’ai joué du piano pendant deux ans, plus ou moins à contrecœur, et je me souviens que je n’aimais pas ça. Je devais faire des gammes tous les jours et, à cet âge, j’avais bien d’autres choses en tête. Chez les scouts, j’ai commencé à jouer de l’harmonica, un instrument que l’on peut emmener avec soi, contrairement au piano, et qui permet de partager sa musique avec d’autres. La sœur de ma mère jouait de la guitare. Elle m’a montré les premiers accords précisément à l’époque où Adriano Celentano et les premiers «chanteurs hurleurs» sévissaient en Italie. J’ai été séduit dès le début et je me suis immédiatement identifié à eux. J’ai fondé un petit groupe avec mes camarades du gymnase et nous jouions aux fêtes scolaires.

Marco Zappa (g.) et Zeno Gabaglio.

Zeno Gabaglio: Quelles étaient les possibilités, pour ceux qui faisaient de la musique, de la partager avec d’autres?
Il y avait effectivement le besoin de se réunir autour de la musique, mais il s’agissait le plus souvent de musique folklorique. Moi aussi, j’ai passé plusieurs années à chanter et à jouer la Verzaschina, il Boccalino et d’autres chansons que l’on qualifie aujourd’hui de folk. Pour la musique live, il y avait au Tessin encore un grand nombre d’orchestres qui jouaient de la musique légère. Le répertoire de ces groupes, composés de seulement 4 à 5 musiciens, naviguait entre jazz, swing et variété. En rentrant de l’école, je m’arrêtais toujours devant les bars de Locarno pour les entendre jouer. J’étais complètement sous le charme et j’ai appris de nouveaux accords.

Mais la musique de ces orchestres de bal était une musique «ancienne». Comment Marco Zappa a-t-il trouvé le chemin de la modernité et du rock?
Grâce à la guitare électrique. Un soir, alors que je devais me produire avec mon groupe dans la chapelle de Minusio, le prêtre qui avait organisé la rencontre nous a joué Apache des Shadows avec ces superbes premières notes de guitare électrique saturée. Ce fut un vrai coup de cœur. Et puis il y avait aussi les chansons des Beatles!

Nouvel album «PuntEBarrier».

Marco Zappa doit donc sa carrière dans le rock à un prêtre moderne?
D’une certaine façon oui, grâce à un prêtre éclairé ! Mais nous, les jeunes qui venions d’être contaminés par le virus de la guitare électrique, avions un problème : comment modifier nos instruments pour obtenir exactement le même son ? Un ami, qui était électricien, m’a dit qu’il suffisait de dévisser un combiné téléphonique (la partie inférieure où l’on parle) pour avoir un microphone. C’est ce que j’ai fait. Puis j’ai fixé la pièce à ma guitare, j’ai connecté les deux fils à l’ampli de la vieille radio de mes parents et voilà: j’avais ma première guitare électrique. Je me souviens encore que, pour aller aux répétitions, je traversais la ville avec la radio attachée au vélomoteur …

Peu après, tu as commencé à faire de la musique sérieusement avec ton groupe, The Teenagers, mais tu n’as atteint le centre de gravité de ton univers musical que quelques années plus tard en passant de l’anglais à l’italien. Est-ce que tu peux nous en dire plus sur ce tournant?
J’ai grandi avec du rock anglais que j’écoutais sur mon tourne-disque. J’écoutais les chansons des milliers de fois pour pratiquer les solos de guitare et apprendre les paroles par cœur. Même si nos connaissances en anglais n’étaient pas exceptionnelles, nous écrivions et chantions dans cette langue parce qu’à l’époque nous écoutions surtout du rock anglais. Paradoxalement, je critique un peu aujourd’hui les musiciens qui ne chantent qu’en anglais alors que leur langue maternelle est l’italien. Je me permets de le faire justement parce que moi aussi, j’ai commencé ainsi ! Nous avons sorti nos deux premiers 33 tours en anglais et nous étions fiers qu’EMI (la maison de disques des Beatles!) soit notre producteur. Elle n’aurait jamais produit nos disques dans une autre langue que l’anglais.

«Les mots que tu choisis sont comme des doigts sur une guitare: tu dois sentir qu’ils sont à toi. Lorsque ce n’est pas le cas, le résultat musical n’est pas sincère.» – Marco Zappa

Quand es-tu passé à l’italien?
Le passage à l’italien a eu lieu en 1979. Autour de nous, les goûts en matière de musique avaient changé ainsi que certains liens avec le concept de «canzone italiana», mais surtout j’avais pris conscience d’une chose: la langue que tu utilises doit être comme un instrument qui t’appartient. Les mots que tu choisis sont comme des doigts sur une guitare: tu dois sentir qu’ils sont à toi. Lorsque ce n’est pas le cas, le résultat musical n’est pas sincère. Depuis, lorsque je vis une expérience en dialecte, je dois l’écrire en dialecte et quand je la vis en italien, je l’écris en italien. Il en va de même pour les autres langues. Ce n’est pas une décision que je prends à l’avance. C’est l’histoire même que je veux raconter qui impose une expressivité particulière.

Passons à la musique pour terminer. Tu t’es très vite libéré de la convention adolescente de l’anglais et cela a été pareil avec ta vision de la musique uniquement orientée vers le rock. Tu as cherché des solutions moins évidentes et incontestablement plus audacieuses. Qu’est-ce qui t’a amené dans cette direction?
En passant à l’italien, j’ai choisi une configuration musicale hors du commun: un trio avec une flûte et un violoncelle. Peut-être qu’à l’époque, je voulais inconsciemment faire quelque chose qui plairait aussi à ma mère. L’orientation du groupe semblait classique, mais l’esprit était clairement rock, même si beaucoup pensaient alors que l’on ne pouvait faire du rock qu’avec une Stratocaster modifiée. Depuis, j’ai toujours essayé de m’ouvrir à la collaboration musicale avec des musiciens, des idées et des instruments toujours nouveaux. Le principe s’applique aussi aux paroles. L’histoire que tu veux raconter suggère, voire impose des solutions techniques et poétiques différentes. Si tu utilises toujours les mêmes pierres et que tu les empiles toujours de la même manière, tu finis par construire toujours le même mur.

www.marcozappa.ch, site officiel


Marco Zappa: 50 anni di musica

Cinquant’anni di carriera: l’unica duratura carriera della canzone svizzera che si sia svolta dentro (ma anche sopra, sotto e accanto) alla lingua italiana. Questo è il dato incontrovertibile – e incontrovertibilmente fondamentale – che riguarda Marco Zappa, e che ancora una volta in questo inizio di 2017 ripropone il cantautore bellinzonese al centro della cultura musicale della Terza Svizzera. Con un nuovo disco con 18 inediti – «PuntEBarrier» – e con un tour nazionale che inizierà il prossimo 14 marzo al Teatro Sociale di Bellinzona. Intervista/testo: Zeno Gabaglio

L’occasione è dunque imperdibile per incontrare Marco e fare qualche passo indietro, per farci raccontare com’è iniziato e come si è sviluppato il suo rapporto con la creatività musicale; in una regione – il Ticino – che dal punto di vista della canzone in lingua italiana non aveva mai offerto esempi illuminanti.

Marco Zappa: È iniziato tutto da mia madre, che mi vedeva come interprete-pianista in ambito classico. Abitavamo ancora a Bellinzona ed ero appena un bambino. Ho suonato due anni quasi per forza il pianoforte e mi ricordo che non mi piaceva: dovevo studiare ogni giorno ma avevo ben altre cose per la testa, a quell’età. Negli scout ho poi cominciato a suonare l’armonica a bocca, uno strumento che, a differenza del pianoforte, si poteva portare in giro e con cui si poteva condividere la musica. La sorella di mia madre suonava invece la chitarra, e fu lei a mostrarmi i primi accordi, proprio nel periodo in cui in Italia imperversavano Celentano e i primi “cantanti urlatori”. Mi sono subito appassionato e immedesimato, raccogliendo i miei compagni di ginnasio in un piccolo gruppo con cui suonavamo alle feste degli studenti.

Zeno Gabaglio: Che possibilità c’erano per chi voleva fare musica, e magari anche condividerla con gli altri?
Il bisogno di trovarsi attorno al fare musica effettivamente c’era, ma in genere si rivolgeva alla musica popolare. Anch’io ho passato diversi anni a cantare e suonare la Verzaschina, il Boccalino e le varie canzoni che oggi diremmo folk. Per la musica dal vivo in Ticino c’era però ancora una buona offerta di orchestre di musica leggera, cioè gruppi (di anche solo 4-5 elementi) che si esibivano in repertori tra il jazz, lo swing e la canzone; tornando a casa da scuola mi fermavo sempre ad ascoltarli davanti ai bar di Locarno in cui si esibivano, restando sempre affascinato dalla musica che facevano ed imparando accordi nuovi.

Ma quella delle orchestrine era comunque una musica «vecchia»! Cosa portò invece Marco Zappa sulla strada ben più moderna del rock?
La chitarra elettrica. Durante una serata in cui – con il mio gruppo – suonammo all’Oratorio di Minusio, il prete che organizzava l’incontro diffuse dall’impianto il brano Apache degli Shadows, con quei meravigliosi suoni iniziali di chitarra elettrica riverberata. Fu un colpo di fulmine, e poi, naturalmente, le canzoni dei Beatles! …

Quindi all’origine del percorso rock di Marco Zappa ci fu la modernità di un prete?
In un certo senso sì: di un prete illuminato! Ma contagiato così – all’improvviso – dal germe della chitarra elettrica, per noi giovanissimi rimaneva un problema: come trasformare i nostri strumenti per cercare di ottenere esattamente quel suono lì? Un amico elettrotecnico mi disse che dalla cornetta del telefono, svitando la parte inferiore (cioè quella in cui si parlava), si poteva ricavare un microfono. Così feci, togliendolo e incollandolo alla chitarra, collegai poi i due fili risultanti all’amplificatore della radio dei miei genitori e ottenni la mia prima chitarra elettrica. Ancora mi ricordo quando attraversavo la città con la vecchia radio legata sul motorino per andare a fare le prove …

Di lì a poco – con la band Teenagers – avresti cominciato a fare le cose decisamente sul serio, anche se il centro gravitazionale del tuo universo musicale lo avresti raggiunto qualche anno più tardi, passando dalla lingua inglese a quella italiana. Ci puoi spiegare questa tua fondamentale evoluzione?
Ero cresciuto ascoltando pezzi rock inglesi sul mio giradischi, ascoltando mille volte i 45 giri per imparare gli assoli di chitarra e memorizzare i testi. E se anche la conoscenza della lingua era per tutti approssimativa, si scriveva e si cantava in inglese proprio perché i nostri ascolti di quel periodo erano focalizzati sul rock britannico. Oggi paradossalmente critico un po’ quei musicisti che – pur essendo di lingua madre italiana – cantano solo in inglese, e credo di poterlo fare proprio perché anch’io, in fondo, ho cominciato così. I primi due LP li realizzammo in inglese, e l’orgoglio fu che a produrceli c’era la EMI (la casa discografica dei Beatles!) che senza l’inglese non ce li avrebbe mai prodotti.

«Le parole che scegli sono come le tue dita su una chitarra: devi sentirle tue, e se non è così il risultato musicale non sarà sincero.» – Marco Zappa

E l’italiano quando arrivò?
Il passaggio all’italiano è avvenuto nel 1979. Attorno a noi erano cambiati certi gusti musicali e certi rapporti con l’idea della canzone; ma soprattutto avevo maturato io una nuova consapevolezza: la lingua che usi è come uno strumento, che ti deve appartenere. Le parole che scegli sono come le tue dita su una chitarra: devi sentirle tue, e se non è così il risultato musicale non sarà sincero. Da allora se una storia la vivo in dialetto, non posso che scriverla in dialetto, e se la vivo in italiano, devo scriverla in italiano, e così per le altre lingue. Non si tratta di una scelta obbligatoria e a priori che mi impongo prima di scrivere qualcosa, ma è la stessa storia che voglio raccontare a portarmi sull’inevitabile strada linguistico-espressiva.

Infine la musica. Perché se è vero che ti sei presto allontanato dalla convenzione giovanilistica dell’inglese, altrettanto hai fatto da una visione musicale esclusivamente rock, andando a cercare soluzioni meno scontate e – indubbiamente – più ardite. Chi ti ha spinto in questa direzione?
Proprio per la svolta testuale in italiano scelsi una veste musicale inusitata: un trio con flauto e violoncello. Forse inconsciamente volevo fare qualcosa che piacesse anche a mia madre. La formazione sembrava classica, ma lo spirito era chiaramente rock, anche se per molti si poteva fare rock solo usando una Stratocaster con distorsione. Da allora ho sempre cercato di aprirmi a collaborazioni musicali con musicisti, strumenti e idee ogni volta diversi, e il principio è lo stesso che vale per il testo: è la storia da raccontare che suggerisce – a volte imponendole – soluzioni tecniche e poetiche differenti. Perché altrimenti se usi ogni volta gli stessi mattoni e ogni volta li sovrapponi allo stesso modo, il risultato sarà sempre lo stesso muro.

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Cinquante ans de succès : la seule carrière durable de Suisse dans la «canzone italiana» – dans toutes ses dimensions. C’est un fait indéniable, mais essentiel quand on parle du chanteur Marco Zappa de Bellinzone, qui revient cette année sur le devant de la scène de la culture musicale suisse italienne. Son nouvel album «PuntEBarrier» contient 18 chansons inédites et sa tournée suisse débutera le 14 mars 2017 au Teatro Sociale de Bellinzone. Interview/texte de Zeno Gabaglio – La versione italiana del testo si trova sotto.

Marco Zappa: 50 anni di musica

Interview avec Marco Zappa au studio MarcoZappaMusic à Sementina. (Photos: Manu Leuenberger)

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«New York m’a contraint à l’originalité»

Le musicien bâlois Manuel Gagneux s’est fait remarquer au niveau international grâce à une fusion très originale de styles dans son projet Zeal & Ardor. Double national suisse et américain, il a adhéré à SUISA il y a peu. Texte de Markus Ganz, contributeur invité

Manuel Gagneux: «New York m’a contraint à l’originalité»

Nouveau chez SUISA: le Bâlois Manuel Gagneux, de Zeal & Ardor. (Photo: Matthias Willi)

Comme sorti de nulle part, Zeal & Ardor est apparu au grand jour l’an passé, avec une musique alliant gospel, chant d’esclaves, blues et black metal. Le magazine américain Rolling Stone n’a pas tari d’éloges au sujet de l’album «Devil Is Fine» de Zeal and Ardor: «Rien cette année n’a paru si original, insondable et superbe» pouvait-on y lire sous le titre «Best Metal Records of 2016 So Far». Cet album sort maintenant officiellement dans le monde entier et sera bientôt présenté lors d’une tournée internationale.

Larges influences stylistiques

Bien entendu, ce projet solo ne vient pas de nulle part. Manuel Gagneux a grandi dans une famille où la musique occupait une place centrale, avec notamment un piano qui invitait à l’expérimentation, comme le dit l’artiste de 28 ans en interview dans son local de répétition frais et sombre situé dans le quartier de Kleinbasel. Sa maman est une chanteuse afro-américaine, son papa, un Suisse, joue depuis de nombreuses années de la percussion au sein du groupe de salsa Picason et dans le groupe de funk Grand Mother’s Funck.

Ils firent prendre des cours de saxophone à leur fils, mais Manuel ne parvint à tirer rien de bien convaincant de cet instrument. A l’âge de 15 ans, il commença la guitare car il aimait (et aime toujours) le rock et le metal. Il s’intéressa ensuite au black metal, «parce que c’était la musique la plus extrême à l’époque», comme il l’avoue en riant. «bien entendu, je sais depuis longtemps qu’il y a de nombreux aspects discutables dans le black metal.»

A la recherche de défis

Manuel Gagneux a déjà prouvé avec les trois albums étonnants, variés et un peu pops de son projet solo Birdmask qu’il ne souhaite pas se cantonner à un seul style. Ces albums ont été créés en grande partie à New York, où il s’est installé dès 2012, parce qu’il estimait que la scène musicale bâloise n’était pas assez stimulante. «Quand tu fais quelque chose à New York, tu peux être sûr qu’il existe quelqu’un qui le fait mieux que toi. Cela incite à l’humilité. Dans mon cas, je crois que cela m’a également contraint à une certaine originalité, ce qui est appréciable.»

A la recherche d’une nouvelle approche créative, il procéda de manière assez inhabituelle. Sur le forum Internet 4chan, il posa la question suivante: y a-t-il deux styles de musique que vous jugez incompatibles? Et il proposa d’associer ces styles dans le cadre d’un petit exercice d’une demi-heure, en créant un morceau original. Quelqu’un publia la réponse suivante «black metal and nigger music», ce que Manuel Gagneux ne trouva pas drôle du tout (rappelons que sa maman est afro-américaine), mais stimulant musicalement.

Réunir ce qui est incompatible

Le chanteur et multi-instrumentiste se mit à la recherche de matériaux originels de la black music et tomba sur les archives en ligne de l’ethnologue américain Alan Lomax. Il s’inspira par exemple de chants d’esclaves et en reprit des bribes en les combinant avec des riffs de metal, en recourant également à des sons électroniques pour trois morceaux.

En procédant par essais et erreurs, il parvint à réunir des éléments qui paraissaient incompatibles, explique Manuel Gagneux. «Les premières chansons furent assez horribles», se souvient-il en levant les yeux au ciel. «Je remarquai à un certain moment que le mieux était de commencer les morceaux avec de la spiritual music, car c’est une musique qui incite à participer: on a tendance à se balancer, à entrer dans la danse. Le metal par contre peut être perçu comme un coup de poing dans la figure, et cela peut permettre de donner une poussée énorme à la musique.»

Le projet solo devient un groupe

Pour l’album, Manuel Gagneux a tout joué lui-même, seule la percussion est programmée, «parce que je ne suis pas doué pour la batterie». Il a également tout enregistré lui-même au laptop et «avec un micro tout simple», en effectuant également le mix. «J’ai utilisé uniquement du matériel de mauvaise qualité», dit-il en riant, «mais avec le recul, cela peut être vu comme un avantage».

Il veut probablement dire par là que, si le son des enregistrements n’est pas parfait, l’authenticité est au rendez-vous. Pour pouvoir présenter sa musique en tournée prochainement, il a créé un groupe avec cinq musiciens, pour qui il compose déjà du nouveau matériel. Après tout, l’album ne dure que 25 minutes…

«On n’y échappe pas»

Avant le véritable décollage de sa carrière, Manuel Gagneux a pris le temps d’adhérer à SUISA. Il y a longtemps que ses parents lui ont conseillé de devenir membre. «A l’époque, j’en rigolais. Et ma position par rapport à SUISA était assez ambivalente, car quelques groupes m’avaient dit que les clubs rechignaient à les engager s’ils devaient payer des redevances SUISA.»

Aujourd’hui, son manager David Burger (ReeImusic) l’a incité à adhérer, car on n’y échappe pas, selon lui. Il n’a pas encore réfléchi à ce que cela pourra lui apporter concrètement. «Je suis un nouveau membre et je n’ai aucune idée de ce que je peux espérer.»

Dates de tournée en Suisse et à proximité:
14 avril 2017 Czar Fest à Bâle, 3 mai 2017 Magnolia à Milan, 4 mai 2017 L’Usine à Genève; différentes apparitions en festival sont en outre prévues pour l’été.

www.zealandardor.com, site Internet officiel de Zeal & Ardor

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