«Pour moi, les chansons doivent avoir une profondeur lyrique»

Lors des Swiss Music Awards, le 25 mai 2022, le public votera pour le «Best Hit» qui récompensera la meilleure composition. Les nominés pour cette catégorie, présentée par SUISA, sont Zian, Joya Marleen et Lo & Leduc. Nous avons demandé à Zian et Henrik Amschler quel rôle jouent les paroles dans la chanson intitulée «Show You». Interview de Markus Ganz, contributeur invité

Zian et Henrik Amschler: «Pour moi, les chansons doivent avoir une profondeur lyrique»

Zian (à gauche) et Henrik Amschler. (Photos: Jen Ries; Nina Müller)

À votre avis, quelle est l’importance des paroles dans une chanson?

Zian: Pour moi, c’est évident: les paroles sont essentielles pour définir la durée d’une chanson. Toutes les chansons qui sont écoutées et réécoutées pendant des décennies ont aussi une profondeur lyrique. C’est pourquoi les paroles sont extrêmement importantes. À court terme, la musique est tout aussi importante, ce qui explique la répartition des droits d’auteur auprès de SUISA. Mais à plus long terme, les paroles prennent le dessus en raison de la profondeur qu’elles impliquent.

La musique ou le son est-il donc plus éphémère que de belles paroles?

Zian: Je pense que le son met surtout en valeur les paroles. La personne qui écoute doit se retrouver dans un son qui accompagne les paroles. Les paroles seules peuvent certes être comprises comme de la poésie, si elles sont de bonne qualité. Mais nous avons pour objectif de raconter en trois minutes une histoire qui s’est peut-être déroulée sur plusieurs années.
Henrik Amschler: Je pense que l’évanescence a du bon. Les paroles en soi ne sont pas aussi éphémères que la musique, qui suit toujours les tendances. Mais cela dépend beaucoup des artistes et du genre de leur musique: pour la dance music par exemple, les paroles n’ont pas besoin d’être profondes. Elles doivent inciter à danser. En revanche, pour des artistes comme Zian, le message de la chanson est primordial et traverse donc le temps.

Avec des paroles en anglais, vous élargissez le cercle des auditeurs potentiels. Mais lors de l’écriture, les paroles écrites en dialecte ne seraient-elles pas plus intuitives?

Henrik Amschler: Il ne faut pas oublier que le marché suisse de la musique et les gens en Suisse de manière générale sont fortement influencés par l’international, et surtout par le monde anglophone. Cela signifie que pour certains styles, les paroles en anglais permettent de se lancer à un autre niveau que les paroles en dialecte. De nombreux artistes suisses ont également démontré qu’il faut d’abord avoir du succès à l’étranger pour être remarqué et pris au sérieux en Suisse.

Avez-vous une méthode typique pour écrire les paroles de vos chansons?

Henrik Amschler: C’est vrai que nous avons une sorte de routine. Souvent, Zian me présente une idée et me demande mon avis. Si je suis séduit, je dis «Let’s go», sinon nous continuons à discuter. Mais dans le processus, je suis alors plutôt responsable des aspects musicaux. Zian est toujours au premier plan, car les paroles doivent venir de lui, de sa personnalité.
Zian: Oui, car il doit être sincère.

L’authenticité des chansons de Zian doit donc transparaître pendant l’écoute: doit-on sentir qu’il chante quelque chose qui lui tient à cœur?

Henrik Amschler: On doit toujours reconnaître que l’intention lyrique vient de lui. C’est pourquoi il est plus impliqué que moi pour les paroles. J’ai plus une fonction de soutien. La chanson «Show You» est d’ailleurs née d’une histoire personnelle de Zian, comme toutes nos chansons d’ailleurs.

Quel est généralement l’élément déclencheur qui mène à l’écriture d’une chanson?

Zian et Henrik Amschler: Tout et n’importe quoi.
Zian: Souvent, c’est une situation quelconque, et on sent alors soudainement qu’il y a quelque chose et qu’on peut continuer à travailler.
Henrik Amschler: Chez Zian, on remarque aussi dans l’écriture des paroles qu’il est un vrai musicien; il est en effet multi-instrumentiste.
Zian: Pour moi, c’est avant tout une question de feeling, avec beaucoup d’intuition.
Henrik Amschler: Souvent, ce qui importe, c’est ce dont on a envie, ce qui nous vient à l’esprit, ce qui doit être résumé dans des paroles, et ensuite on fait la musique qui va avec.
Zian: Souvent, un mot se cristallise et nous sentons dans quel monde se trouve cette chanson: il peut être triste et évoluer ensuite vers un côté «happy».

Créez-vous la musique et les paroles en parallèle?

Zian: Oui, jusqu’à un certain point où il vaut mieux définir le texte, parce que nous avons déterminé l’univers de la chanson. Jusque-là, une partie des paroles est encore de l’anglais marmonné incompréhensible.
Henrik Amschler: Oui, une fois que nous avons défini le cadre de la chanson, nous allons plus loin dans les paroles, et aussi plus loin dans la production.

Devez-vous parfois encore adapter les paroles à un stade avancé de la production?

Zian: Presque pas, parce qu’à un moment donné, les paroles sont définies. Viser la perfection, c’est bien, mais on ne peut pas l’atteindre. Il faut surtout que l’émotion soit la bonne, et bien sûr qu’elle corresponde à la musique et à l’univers que nous avons créés avec cette chanson.
Henrik Amschler: Pour moi, c’est évident: je donne toujours la priorité à Zian, avec sa voix unique et ses paroles profondes.
Zian: Mais il faut aussi comprendre que nous évoluons dans le domaine de la pop, les paroles ne doivent pas être trop complexes et abstraites. Le public doit pouvoir les comprendre. Plus il y a de mots, moins les gens ont de marge d’interprétation en les écoutant.

«Show You»
Composition et paroles: Tizian Hugenschmidt, Henrik Amschler.

www.zianmusic.com
www.henrik-hsa-amschler.ch

Swiss Music Awards: SUISA rend honneur aux auteurs-compositeurs du «Best Hit»
Dans la catégorie «Best Hit», les meilleures chansons du hit-parade suisse de l’année précédente sont nominées aux Swiss Music Awards et la chanson lauréate est plébiscitée par le public au cours du show télévisé. Pour la première fois cette année, SUISA est le «Presenting Partner» de la catégorie «Best Hit», et met l’accent sur le travail des compositeurs/-trices et des paroliers/-ères de la chanson lauréate. En 2022, les chansons nominées dans la catégorie «Best Hit» sont «Show You», «Tribut» et «Nightmare». (Texte: Giorgio Tebaldi)
www.swissmusicawards.ch
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Zian et Henrik Amschler: «Pour moi, les chansons doivent avoir une profondeur lyrique»

Zian (à gauche) et Henrik Amschler. (Photos: Jen Ries; Nina Müller)

À votre avis, quelle est l’importance des paroles dans une chanson?

Zian: Pour moi, c’est évident: les paroles sont essentielles pour définir la durée d’une chanson. Toutes les chansons qui sont écoutées et réécoutées pendant des décennies ont aussi une profondeur lyrique. C’est pourquoi les paroles sont extrêmement importantes. À court terme, la musique est tout aussi importante, ce qui explique la...Continuer

«La musique place le texte dans un contexte»

Lors des Swiss Music Awards, le 25 mai 2022, le public votera pour le «Best Hit» qui récompensera la meilleure composition. Lo & Leduc, Zian et Joya Marleen sont nominés pour cette distinction présentée par SUISA. Nous avons demandé à Lo & Leduc quel rôle jouait le texte dans leur chanson «Tribut». Interview de Markus Ganz, contributeur invité

Lo et Leduc: «La musique place le texte dans un contexte»

Lo et Leduc. (Photo: Maximilian Lederer)

À votre avis, quelle est l’importance des paroles dans une chanson?

Lo: C’est une question qui divise. Dans notre cas, elles sont importantes; j’ai sûrement plus de talent pour les textes que pour le chant. De notre point de vue, il est plus exigeant de faire de la musique avec des textes en suisse allemand qu’en utilisant l’anglais, qui crée une plus grande distance vis-à-vis du contenu. Et en écrivant des textes en dialecte, on fait de la musique pour un public très restreint.
Leduc: Pour nous, les textes sont notre cœur de métier.

Avez-vous une manière de procéder bien à vous pour écrire les textes de vos chansons?

Lo: C’est très variable, tout est possible. En général, un de nous deux a une idée. Ça peut aussi être un refrain ou une mélodie. Ensuite, on travaille d’abord individuellement, ou parfois déjà ensemble. Le plus tard possible dans le processus, on termine tous les textes ensemble. Parfois, c’est juste la touche finale, mais parfois aussi, on écrit la deuxième strophe et on doit donc réécrire la première. Il n’y a pas de procédure fixe. La seule chose qui s’est imposée est que je tiens une archive de textes et Luc une archive de photos.
Leduc: C’est presque obsessionnel, la façon dont j’essaie de mettre les choses dans des catégories, parce que j’ai besoin de structure afin de pouvoir réfléchir et travailler dans les dossiers. C’est souvent passionnant parce que cela nous permet de soumettre une nouvelle idée à l’autre. Il est également important que chacun apporte sa propre perspective. Une nouvelle approche permet de rassembler des idées, mais aussi de filtrer les idées qui pourraient entrer en ligne de compte pour la chanson. Ensuite, on laisse mûrir l’idée de chanson, et on la retravaille ensemble plus tard.

La musique de la chanson «Tribut» provient de l’équipe de production Jugglerz. Comment s’est passée votre collaboration, notamment l’harmonisation du texte et de la musique?

Lo: Cette chanson est un cas à part. L’idée du texte date d’une dizaine d’années, mais elle est restée inachevée. Quand on a commencé à travailler avec les Jugglerz en 2020-2021, on a écouté beaucoup de leurs beats et ébauches de chansons et on a trouvé un riff de guitare qui nous a emballés. Il collait bien avec ce texte hyper ancien! Alors on l’a sorti des archives, on l’a réécrit et adapté à la musique.

Cette ancienne version du texte était-elle sans musique?

Lo: Non, on avait bien une musique, et on a essayé plusieurs fois d’en faire une chanson ces dix dernières années mais on s’est retrouvés à chaque fois dans une impasse.
Leduc: C’est un bel exemple qui montre que parfois, le moment n’est pas encore venu pour une chanson. «Tribut» contient le texte la plus ancien de notre album actuel, «Mercato», mais aussi le plus récent: la fin du refrain a été la dernière partie que nous avons écrite pour l’album, c’est donc un grand écart.

La collaboration avec les Jugglerz était-elle clairement définie?

Leduc: Parfois, la frontière entre musique et texte s’estompe, mais ici, nous avons clairement montré des versions antérieures et nous avons constaté que leurs ébauches correspondaient aux nôtres. Ensuite, nous avons adapté notre texte à leur nouveau rythme.

«Tribut» comporte un texte complexe sur ce que les chansons peuvent exprimer ou non. Quel était le point de départ de la version originale?

Lo: On trouve l’idée de base au début de la première strophe: le sentiment d’écrire une chanson d’amour tout en sachant qu’on ne peut pas rendre justice à l’amour. C’est une contradiction. On chante «aber Liebi isch kes Lied»; ça donne une ouverture à cette chanson qui se termine en disant que la musique est malgré tout un vecteur de l’amour, permettant d’exprimer de tels sentiments, mais pas de manière aussi directe.
Leduc: En ce qui concerne le texte, tout figurait déjà dans la première version. On a ensuite renforcé l’aspect musical, c’est-à-dire que la musique est une sorte de carte mémoire de souvenirs, même quand on n’entend pas de musique. Sur les vinyles ou les cassettes, on peut même entendre les pauses entre les chansons et les intégrer à l’ensemble.

Lors de la genèse de la chanson, comment votre texte et la musique des Jugglerz se sont-ils influencés mutuellement?

Lo: D’abord, on a modifié la tonalité de leur ébauche de beat, qui était une boucle de 30 secondes sans arrangement. Ensuite, on a adapté le texte et défini l’arrangement en studio avec Jonas Lang: la longueur des strophes, le pré-refrain, etc. Ensuite, on a dû pratiquement réécrire le texte du refrain parce qu’il ne fonctionnait plus. À la fin, on a dû adapter une nouvelle fois le texte à la musique, où l’on entend la version originale de l’ébauche du beat.
Leduc: Ça montre bien que c’est le souvenir de ce beat de départ qui a été à l’origine de la chanson.

Souvent, le texte d’une chanson n’a un impact, un sens qu’une fois mis en musique. Quelle est la contribution de la musique à l’impact du texte de «Tribut», qui est en réalité explicite?

Leduc: Elle place le texte dans un contexte. Par exemple, on le ressent bien au moment où elle se brise à la fin, passant à la tonalité mineure parallèle: on quitte ce qu’on connaissait pour passer dans une sorte de monde parallèle.
Lo: Je crois que c’est même le cas avant. L’ambiance n’est pas triste, mais la musique a une certaine nostalgie.
Leduc: Oui, j’ai l’impression que l’esthétique « trap » très constante aide à créer une sorte de contrepoint, à trouver un équilibre, pour que cela ne se transforme pas en une chanson nostalgique, ce qui se produit beaucoup trop souvent dans la pop chantée en dialecte.

«Tribut»
Composition: Jonas Lang (DJ Jopez), Joachim Piehl (Sir Jai), Martin Willumeit (DJ Meska) (équipe de producteurs connue sous le nom de Jugglerz).
Texte: Lorenz Häberli (Lo), Luc Oggier (Leduc).

www.lo-leduc.ch

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www.swissmusicawards.ch
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Lo et Leduc. (Photo: Maximilian Lederer)

À votre avis, quelle est l’importance des paroles dans une chanson?

Lo: C’est une question qui divise. Dans notre cas, elles sont importantes; j’ai sûrement plus de talent pour les textes que pour le chant. De notre point de vue, il est plus exigeant de faire de la musique avec des textes en suisse allemand qu’en utilisant l’anglais, qui crée une plus grande distance vis-à-vis du contenu. Et en écrivant des...Continuer

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Swiss Music Awards: «Si tout était parfaitement compréhensible, le texte serait ennuyeux»

Joya Marleen et Thomas Fessler. (Photos: Rouven Niedermaier; Emanuel Muhl)

À votre avis, quelle est l’importance des paroles dans une chanson?

Joya Marleen: Énorme: les paroles sont essentielles! Olivia Rodrigo, par exemple, a écrit des belles paroles, mais aussi très directes et puissantes où tout s’imbrique parfaitement, et Amy Winehouse m’a aussi impressionnée par la grande franchise de ses textes très personnels.
Thomas Fessler: Oui, les paroles sont très importantes. Ça se voit d’ailleurs par le fait qu’elles représentent 50% dans la répartition des droits d’auteur chez SUISA, c’est-à-dire autant que la musique.

Avez-vous une manière de procéder bien à vous pour écrire les textes de vos chansons?

Joya Marleen: J’aime partir de mots qui sonnent bien ou qui transmettent une idée de la direction que va prendre la chanson, ou bien qui racontent une histoire. J’ai donc par exemple trois mots qui doivent être utilisés dans la chanson, et s’y ajoutent les sentiments correspondants. La chanson peut alors être créée sur cette base. Mais en général, j’écris d’abord la mélodie qui correspond à ces trois mots.
Thomas Fessler: L’ambiance de la chanson est déjà présente dans ces mots. Le reste, c’est du yaourt, c’est-à-dire des paroles incompréhensibles ou dénuées de sens pour les passages où le texte n’existe pas encore.

La chanson nominée, «Nightmare» (cauchemar), montre l’importance que peut avoir un simple mot et à quel point il peut susciter des émotions différentes. Joya, est-ce que le mot «Nightmare» a donné l’impulsion initiale pour les paroles de la chanson du même nom?

Joya Marleen: Oui, avec «Hold on, hold on», ça donne déjà presque une ambiance de marin, un cauchemar sur un bateau, ça convient bien.

La musique est-elle née à partir de cela, quasiment du rythme de ces trois mots?

Thomas Fessler: Joya avait enregistré une première version du refrain, qui rassemble ces mots et la mélodie, avec son smartphone et me l’avait envoyée. Et j’ai pensé que c’était quelque chose de spécial et qu’on pouvait en faire une super chanson.
Joya Marleen: Au début, la chanson avait un côté très reggae …

… qu’on entend toujours dans le rythme et l’accentuation donnés à ces trois mots …

Joya et Thomas: Oui!

Joya, savais-tu rien qu’en entendant le mot «Nightmare», sur quoi porterait la chanson? Ou le sens de la chanson a-t-il évolué petit à petit?

Joya Marleen: Je voulais créer une ambiance bizarre de ce mot. C’est ce qui m’a menée à décrire cette personne qui attend un cauchemar parce qu’elle s’ennuie. Le cauchemar est essentiel pour elle, pour sa vie, elle recherche un défi toxique. La chanson a un aspect bizarre, mais est en réalité très mélancolique malgré le contraste qu’apportent les «Hold on!», et cela crée une tension.

Le reste du texte a-t-il été écrit parallèlement à la musique?

Thomas Fessler: Joya a aussi peaufiné le texte pendant l’enregistrement de la musique, ici, sur le canapé du studio. Puis elle a terminé de le rédiger dans le train sur le chemin du retour, comme elle le fait d’habitude … Le texte n’a pas de scénario clair, il crée plutôt une ambiance; il est vif et frais, un peu décalé et aussi un peu chaotique. Et c’est très bien comme ça, car si tout était parfaitement compréhensible, le texte serait ennuyeux. Il faut pouvoir s’imaginer quelque chose en l’écoutant.

«Nightmare»
Composition: Joya Marleen et Thomas Fessler.
Texte: Joya Marleen.

www.joyamarleen.com
www.571.ch

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Candidatures pour le camp de composition de chansons SUISA 2022 | avec vidéo

SUISA, en collaboration avec Pele Loriano Productions, organise pour la cinquième fois un camp de composition de chansons. Il aura lieu du 4 au 6 juillet 2022 aux Powerplay Studios à Maur, près de Zurich. Les membres de SUISA peuvent présenter leur candidature. Texte de Manu Leuenberger; vidéo de Mike Korner

Au cours du camp de composition de chansons SUISA, des équipes de trois à cinq personnes composeront des chansons pop. Les équipes seront constituées par le directeur artistique du camp. Le matin, elles partiront de zéro, et auront jusqu’au soir pour terminer et enregistrer une démo complète.

Le style musical des chansons peut couvrir toutes les variantes de la pop contemporaine susceptibles de rencontrer le succès au hit-parade, sur des plateformes de streaming, à la radio ou à la télévision. Les chansons doivent pouvoir être utilisées lors du concours Eurovision de la chanson et également proposées à des éditeurs et des interprètes.

Pour relever en équipe ce défi exigeant aux côtés d’auteurs-compositeurs et de producteurs professionnels suisses et étrangers, il est indispensable de faire preuve de connaissances musicales solides, d’être capable de produire une œuvre créative de haut niveau sous la pression, et d’être également ouvert à la critique et à l’échange avec ses co-compositeurs.

Le cinquième camp de composition de chansons SUISA aura lieu du 4 au 6 juillet 2022 aux Powerplay Studios à Maur, près de Zurich. Ce camp est organisé par SUISA en collaboration avec Pele Loriano Productions. Pele Loriano Productions se charge de la direction artistique du camp de composition de chansons pour le compte de SUISA.

Candidatures pour le camp de composition de chansons SUISA 2022

Les membres de SUISA peuvent poser leur candidature pour participer au camp de composition de chansons SUISA 2022. Tu es productrice ou producteur, auteure-compositrice ou auteur-compositeur (topliner), parolière ou parolier, et tu penses satisfaire aux exigences demandées? Envoie-nous ton dossier de candidature avec les pièces suivantes :

  • une courte biographie;
  • des chansons de référence pertinentes (fichiers mp3 ou liens Internet);
  • tes coordonnées.

Les dossiers de candidature doivent être envoyés par e-mail à: songwritingcamp (at) suisa (dot) ch
La date limite d’envoi des candidatures est fixée au dimanche 8 mai 2022.

Important: seuls des membres de SUISA se verront attribuer des places dans le cadre de cette procédure de candidature. Quiconque postule doit être en mesure de garantir qu’il sera disponible pour participer à une ou plusieurs journées du camp (du 4 au 6 juillet 2022). Pour l’instant, le camp est organisé en vue d’une participation physique de tous les participants sur place, aux Powerplay Studios. Les participants seront informés en temps utile des mesures de protection requises, ou d’une éventuelle tenue hybride de l’événement.

Échéances et sélection des participantes et participants

La direction artistique sélectionne tous les artistes qui seront invités au camp. Un ensemble adapté de participantes et de participants est nécessaire au succès créatif des «sessions de composition».

D’ici au 26 juin 2022, le directeur artistique communiquera personnellement les réponses positives, les invitations et les informations complémentaires concernant la participation au camp de composition de chansons SUISA 2022.

Nous n’enverrons aucune réponse négative. Les personnes n’ayant pas reçu de réponse positive d’ici au 26 juin 2022 n’auront pas été sélectionnées pour participer au camp de composition de chansons 2022.

L’expérience a montré que le nombre de candidatures est supérieur au nombre de places. Veuillez noter que le dépôt de candidature ne garantit en aucun cas le droit de participer au camp. Aucune correspondance ne sera échangée au sujet de l’attribution des places. Aucun renseignement ne peut encore être fourni concernant la réalisation d’autres camps de composition de chansons soutenus par SUISA.

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  1. Argyle Singh Koncon dit :

    Argyle here!

    Would love to join again this year!

    Cheers
    A.

    • Manu Leuenberger dit :

      Dear Argyle
      We are pleased that you enjoyed your last participation in our camp. The best thing is to send us your dossier with your application so that we can forward it to the artistic director for the selection.
      Kind regards, SUISA Communication Department

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SUISA, en collaboration avec Pele Loriano Productions, organise pour la cinquième fois un camp de composition de chansons. Il aura lieu du 4 au 6 juillet 2022 aux Powerplay Studios à Maur, près de Zurich. Les membres de SUISA peuvent présenter leur candidature. Texte de Manu Leuenberger; vidéo de Mike Korner

Au cours du camp de composition de chansons SUISA, des équipes de trois à cinq personnes composeront des chansons pop. Les équipes seront constituées par le directeur artistique du camp. Le matin, elles partiront de zéro, et auront jusqu’au soir pour terminer et enregistrer une démo complète.

Le style musical des chansons peut couvrir toutes les variantes de la pop contemporaine susceptibles de rencontrer le succès au hit-parade, sur des plateformes de streaming, à la radio ou à la télévision. Les chansons...Continuer

Débat SUISA au M4music: quelle influence le streaming a-t-il sur l’écriture des chansons? │ avec vidéo

Aujourd’hui, la musique est souvent consommée via les plateformes de streaming. Avec des millions de titres disponibles, il n’est pas étonnant que certains morceaux passent à la trappe. Le plus souvent, un titre doit nous emballer dès les premières secondes, car le suivant est à portée de clic. Le canal de distribution qu’est le streaming influence-t-il l’écriture des chansons? Cette question fera l’objet d’un débat SUISA au festival M4music 2022. Texte de Giorgio Tebaldi; vidéo de Lisa Burth

L’époque où l’on écoutait un album du premier au dernier titre est révolue. En 2021, selon l’association professionnelle IPFI, les CD et les vinyles représentaient un peu plus de 10% des ventes de musique en Suisse, les 90% restants concernant le commerce en ligne, dont plus de 80% pour le streaming.

Passer du support sonore au streaming est pertinent pour les artistes à plus d’un titre. Pour les CD et les LP, la rémunération se fait pour la reproduction et la vente d’unités physiques dans leur intégralité. A l’inverse, les auteur-e-s, interprètes et producteurs/trices reçoivent une rémunération pour chaque stream; mais ceux-ci sont pris en compte uniquement si un morceau est écouté pendant au moins 30 secondes. Le problème est que, lorsque l’on consomme de la musique, le morceau suivant est à portée de clic: les compositeurs/trices et les interprètes doivent donc réussir à convaincre le public dès les premières secondes d’un titre de continuer à l’écouter.

La musicienne zurichoise Evelinn Trouble explique dans un entretien vidéo comment les compositrices et compositeurs s’adaptent au comportement observé sur le marché actuel.

Débat SUISA au M4music: «How Streaming is Changing Songwriting»

Le débat SUISA prévu cette année au festival M4music sera consacré à l’influence pour les compositeurs/trices, ainsi que pour les labels, de ce changement de comportement en matière de consommation de musique. Sous l’intitulé «How Streaming is Changing Songwriting», compositeurs/trices, producteurs/trices et responsables de labels discuteront de l’influence du streaming sur l’écriture, la production et la publication des chansons.

Participerons à ce débat :

  • Evelinn Trouble, compositrice, chanteuse, productrice et artiste visuelle zurichoise
  • Julie Born, Managing Director de Sony Music Suisse
  • Henrik Amschler alias HSA, compositeur et producteur zurichois
  • Loris Cimino, producteur et compositeur allemand/zurichois

Modératrice: Nina Havel.

Le débat SUISA aura lieu le vendredi 25 mars 2022 à 16h00 à la Matchbox du Schiffbau à Zurich. Le débat est gratuit et en libre accès.

Le festival M4music 2022

Après avoir été annulé en 2020 en raison de la pandémie de coronavirus, puis organisé en format réduit en 2021, le festival de musique pop du Pour-cent culturel Migros aura lieu cette année sous sa forme habituelle les vendredi 25 et samedi 26 mars 2022 au Schiffbau à Zurich. Outre des tables rondes, des ateliers et des débats sur des thèmes d’actualité du business de la musique, de nombreux artistes de la scène suisse et internationale se produiront lors du festival.

www.m4music.ch/fr/

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Aujourd’hui, la musique est souvent consommée via les plateformes de streaming. Avec des millions de titres disponibles, il n’est pas étonnant que certains morceaux passent à la trappe. Le plus souvent, un titre doit nous emballer dès les premières secondes, car le suivant est à portée de clic. Le canal de distribution qu’est le streaming influence-t-il l’écriture des chansons? Cette question fera l’objet d’un débat SUISA au festival M4music 2022. Texte de Giorgio Tebaldi; vidéo de Lisa Burth

L’époque où l’on écoutait un album du premier au dernier titre est révolue. En 2021, selon l’association professionnelle IPFI, les CD et les vinyles représentaient un peu plus de 10% des ventes de musique en Suisse, les 90% restants concernant le commerce en ligne, dont plus de 80% pour le streaming.

Passer du support sonore...Continuer

«Musicians in Conversation»: le podcast de Helvetiarockt

En décembre 2020, Helvetiarockt, le centre de coordination et la plateforme de mise en relation des musiciennes de jazz, pop et rock en Suisse, a lancé une série de podcasts sous le nom de «Musicians in Conversation». La deuxième saison débutera le vendredi 7 janvier 2022. L’objectif principal est de mettre en lumière des modèles et de créer des liens au sein de la scène musicale suisse. SUISA est partenaire de la nouvelle série de podcasts. Texte de Giorgio Tebaldi

«Musicians in Conversation»: le podcast de Helvetiarockt

Dans Ie premier épisode du podcast Helvetiarockt, la musicienne et technicienne du son Anna Murphy parle du processus créatif de I‘écriture de chansons et de son parcours de technicienne du son – et encourage d’autres femmes à s’engager dans la production musicale. (Photo: Valentina Mahler)

Anna Murphy, La Nefera, Jessiquoi ou encore Jasmin Albash: voici quelques noms d’artistes féminines, non-binaires, trans et intersexes – DJ et musicien·ne·s – qui s’expriment dans la deuxième saison du podcast «Musicians in Conversation» de Helvetiarockt. Ces entretiens sont l’occasion de parler de musique, du processus créatif et des différents aspects du métier d’artiste. Avec cette offre, Helvetiarockt veut mettre en lumière un grand nombre de modèles pour les musiciens et musiciennes.

En partageant leurs expériences, les personnes invitées à s’exprimer lors du podcast assument un rôle de modèle. Elles montrent qu’il existe différentes voies et possibilités pour faire carrière dans la musique et que personne n’est seul dans son parcours. Le podcast ne s’adresse pas seulement à des aspirant·e·s musicien·ne·s: il se veut une source d’inspiration et vise à permettre à toutes les personnes intéressées, musicien·ne·s ou non, de jeter un coup d’œil dans les coulisses de l’industrie musicale.

Les interviews sont menées par Natalia Anderson, musicienne, DJ et journaliste londonienne installée à Genève. «Nous nous efforçons de démystifier l’univers de l’industrie musicale et de montrer qu’il n’y a pas qu’une manière de s’investir dans ce milieu, bien au contraire», déclare Natalia Anderson dans le communiqué de presse d’Helvetiarockt. «Avec ce podcast, nous voulons mettre en lumière, sous toutes leurs facettes, des groupes sous-représentés sur la scène musicale suisse.»

Les femmes dans l’industrie de la musique

Les femmes sont largement sous-représentées sur la scène musicale suisse: selon Helvetiarockt, on ne compte en effet que 11% de femmes sur les scènes suisses. Dans la production musicale, le pourcentage de femmes atteint à peine 2%.

Cela se reflète également dans le pourcentage de femmes membres de SUISA: actuellement, il dépasse à peine les 19%. Même si la tendance est légèrement à la hausse – ces dernières années, la part des femmes parmi les nouveaux membres de SUISA était de 21% (2018, 2019), 23% (2020) et 26% en 2021 – les femmes restent sous-représentées dans l’industrie musicale suisse alors qu’elles constituent plus de 50% de la population.

C’est pourquoi le podcast d’Helvetiarockt veut rendre visible cette partie (encore) petite des créateurs de musique et accompagner les aspirant·e·s musicien·ne·s dans leur parcours, leur transmettre force et courage.

SUISA, partenaire de Helvetiarockt

SUISA est partenaire de la deuxième saison de «Musicians in Conversation». Depuis 2019, elle soutient Helvetiarockt financièrement et en termes de visibilité dans le cadre d’un engagement de sponsoring.

La deuxième saison du podcast débutera le vendredi 7 janvier 2022 et sera diffusé diffusée deux lois par semaine. Dans Ie premier épisode du podcast Helvetiarockt, la musicienne et technicienne du son Anna Murphy parle du processus créatif de I‘écriture de chansons et de son parcours de technicienne du son – et encourage d’autres femmes à s’engager dans la production musicale.

Vous trouverez les podcasts «Musicians in Conversation» de Helvetiarockt via le lien:
www.helvetiarockt.ch/podcasts

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Tous les commentaires sont vérifiés. Il peut s'écouler un certain laps de temps avant publication. Il n'existe aucun droit à la publication d'un commentaire. La rédaction se réserve le droit de ne pas publier un commentaire qui ne respecte pas les conditions d'utilisation.

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En décembre 2020, Helvetiarockt, le centre de coordination et la plateforme de mise en relation des musiciennes de jazz, pop et rock en Suisse, a lancé une série de podcasts sous le nom de «Musicians in Conversation». La deuxième saison débutera le vendredi 7 janvier 2022. L’objectif principal est de mettre en lumière des modèles et de créer des liens au sein de la scène musicale suisse. SUISA est partenaire de la nouvelle série de podcasts. Texte de Giorgio Tebaldi

«Musicians in Conversation»: le podcast de Helvetiarockt

Dans Ie premier épisode du podcast Helvetiarockt, la musicienne et technicienne du son Anna Murphy parle du processus créatif de I‘écriture de chansons et de son parcours de technicienne du son – et encourage d’autres femmes à s’engager dans la production musicale. (Photo: Valentina Mahler)

Anna Murphy, La Nefera, Jessiquoi ou encore Jasmin...Continuer

Un média discret qui mériterait plus d’attention

La Revue Musicale Suisse est bien plus qu’un bulletin d’information des associations suisses de musiciens. Elle est devenue une plateforme stimulante offrant un espace d’échange sur des sujets musicaux, tous genres musicaux, toutes langues et toutes régions confondus. Texte de Markus Ganz, contributeur invité

Revue Musicale Suisse: Un média discret qui mériterait plus d’attention

La Revue Musicale Suisse est considérée comme la plateforme de la scène musicale suisse dans toute sa diversité. (Graphique: Hubert Neidhart / RMS)

La Revue Musicale Suisse (RMS) paraît depuis près de 24 ans. Une longue période au cours de laquelle le monde des médias a radicalement changé sous l’influence d’Internet. On peut donc se demander pourquoi on a encore besoin de cette revue imprimée neuf fois par an sur du papier journal malgré une présence en ligne. En d’autres termes, comment justifierait-on la nécessité de ce magazine spécialisé s’il n’existait pas encore et si l’on voulait lancer un tel projet?

Katrin Spelinova, qui dirige la RMS en tant que rédactrice en chef depuis 2007, répond sans la moindre hésitation: «La Suisse a besoin de cette voix de la musique perçue également en dehors du monde musical». Elle évoque ainsi le fait que les personnalités politiques aspirent à ce que les associations de musiciens soient à l’unisson.

Une base solide

De fait, la fondation de la RMS est rattachée à l’Office fédéral de la culture (OFC). «En 1998, l’OFC a changé de stratégie et réduit ses subventions aux associations de musiciens», explique Katrin Spelinova. «L’un des arguments invoqués était que les associations de musiciens devaient fusionner leurs magazines». Ce qui s’est effectivement produit. Aujourd’hui, la RMS est l’organe d’information officiel de 12 d’entre elles, et même d’une trentaine si l’on compte les organisations qui leur sont subordonnées. SUISA entretient un partenariat avec la RMS et utilise ce canal de publication pour diffuser également par ce biais ses communications en lien avec les droits d’auteur musicaux et avec la coopérative.

Katrin Spelinova souligne que la RMS ne reçoit pas de subventions de la part de l’OFC. «Nous avons été soutenus par Pro Helvetia quand nous avons renouvelé notre présence en ligne lors de notre nouveau lancement en 2013. Sinon, ce sont les associations qui nous portent, et aussi les rentrées provenant des annonces, qui sont essentielles pour nous». Le type de financement par les associations est resté le même depuis le nouveau lancement en 2013. «Il s’agit d’un modèle de financement en deux étapes. Les associations réservent chaque année un volume de pages correspondant à leurs besoins, en général cinq, neuf ou 18 pages par an. La somme à verser ne dépend néanmoins pas uniquement du nombre de pages, mais aussi du nombre d’abonnés enregistrés parmi les membres des associations». Ceci étant, il faut préciser que le prix maximum d’un tel abonnement annuel est de seulement cinq francs, ce qui couvre tout juste les frais d’envoi. «Ces rentrées d’argent constituent 25 à 30% de nos recettes totales, le reste provient des annonces et des abonnements normaux, qui coûtent Fr. 70.–». La majeure partie des quelque 18 500 abonnements (REMP 2021) est destinée aux associations.

Les 16 à 20 pages par numéro émanant des associations, qualifiées de «base» à juste titre, ne constituent pas un handicap pour la crédibilité de la RMS. D’une part, elles se distinguent nettement sur le plan graphique de la partie centrale issue de la rédaction. D’autre part, elles ne contiennent pas uniquement des communications des associations, par nature assez sèches, mais également des articles passionnants, par exemple sur la tradition et la signification de la critique musicale (No 5/2021) ou le très joliment décrit «Vertige de Don Juan: les pianistes russes – écriture inclusive inutile – et les paraphrases de Liszt sur les opéras de Mozart» (No 6/2021).

Revue Musicale Suisse: Katrin Spelinova

Katrin Spelinova, rédactrice en chef de la RMS depuis 2007. (Photo: RMS)

Katrin Spelinova souligne en outre ceci: «Dans la partie centrale produite par la rédaction, nous essayons d’être aussi indépendants que possible. Cette partie se compose de manière explicite des domaines «Focus», «Critiques», «Résonance», «Campus» et «Service». Le cœur de l’édition sur papier est le thème principal («Focus»), non publié en ligne. On peut y lire différents textes approfondis sur des thèmes comme «Musique en famille», «Porte-monnaie», «Voix», «Animaux», «Pause», «Corona» ou «Seconds rôles».

Un contenu sans frontières de styles

L’orientation sur le public ciblé est fondamentale pour le contenu. Katrin Spelinova: «Nous visons clairement les musiciens actifs, professionnels et amateurs, membres d’orchestres ou de groupes, y compris les enseignants et les parents d’élèves de conservatoire, et également les personnes fondamentalement intéressées par la musique». Le choix des thèmes est guidé par le fait que la Revue Musicale Suisse est conçue comme une plateforme de la scène musicale suisse. «Nous couvrons tout ce qui concerne la musique en Suisse, qu’il s’agisse de l’enseignement, des présentations, des supports sonores ou de la vie des musiciens, et non celle des stars, qui est déjà traitée dans d’autres médias. Nous souhaitons que les lecteurs puissent voir ce qui se passe en coulisses, qu’ils aient des éléments de réflexion sur la musique de manière générale».

Ces dernières années, l’éventail stylistique – et donc le groupe cible – s’est élargi de plus en plus au jazz et à la musique pop/rock. Katrin Spelinova veut conserver cette perspective. «Les écoles de musique font elles aussi cette expérience: on ne peut pas avancer en ayant un esprit cloisonné et en voulant séparer les genres musicaux – classique, jazz, pop/rock, musique du monde, etc. – notamment parce que les styles se mélangent, justement». En ligne, on continue encore de faire cette distinction afin de faciliter l’accès. «Mais j’espère que cette pensée compartimentée cessera d’exister, qu’on ne parlera un jour plus que de la musique et de ses corollaires».

Katrin Spelinova confirme néanmoins que la RMS est bien connue dans le domaine de la création musicale suisse classique, mais l’est beaucoup moins dans les domaines de la musique pop/rock et du jazz malgré les efforts entrepris par la rédaction, qui publie des reportages issus de ces domaines. Elle est néanmoins optimiste: «La fusion de l’Association Suisse des Musiciens, le Syndicat musical suisse, le «Musikschaffende Schweiz» pour donner SONART (Association Suisse de Musique) nous a apporté davantage de lectrices et de lecteurs issus de ses rangs, et cette progression va certainement encore continuer».

Le format journal et la mise en page un peu trop sage et assez brute sont néanmoins un handicap vis-à-vis des jeunes, qui sont surtout présents sur Internet et sont habitués à une présentation plus attractive et colorée. Katrin Spelinova en est consciente. «C’est sûrement un point auquel nous devons faire davantage attention, notamment afin d’attirer l’attention des étudiants des conservatoires sur la RMS. Nous essayons d’être présents sur les réseaux sociaux Instagram, Facebook et Twitter. Mais pour convaincre dans ce domaine, il faut fournir un investissement énorme».

Une revue imprimée malgré une présence en ligne

On peut en tout état de cause se demander pourquoi la RMS publie encore une revue imprimée malgré sa bonne présence en ligne – n’est-ce pas anachronique? Katrin Spelinova souligne qu’on peut aussi s’abonner à la version électronique de la RMS, mais que cette part du lectorat est extrêmement faible (moins de 1 %). «Il est absolument essentiel que cette revue arrive dans les boîtes aux lettres afin de rappeler – neuf fois par an – aux lectrices et aux lecteurs ce que leur association fait pour eux. En raison de notre couverture assez étendue, ils ont également la possibilité de lire quelque chose sur des aspects qu’ils n’auraient pas recherchés activement sur Internet, tout simplement parce qu’ils n’y pensent pas.» A cela s’ajoute une raison commerciale: «En ligne, nous ne pourrions pas nous financer; les rentrées provenant des annonces concernent encore principalement l’édition papier».

Revue Musicale Suisse: imprimerie

Outre sa bonne présence en ligne, la RMS continuera à être imprimée sur papier journal neuf fois par an. (Photo: Pia Schwab / RMS)

On est alors en droit de s’interroger: qu’est-ce qui distingue la version en ligne de la version imprimée? Katrin Spelinova: «Comme nous ne paraissons plus que neuf fois par an, nous pouvons publier en ligne pendant la pause estivale un reportage d’actualité qui arriverait trop tard pour l’édition papier suivante de septembre. Et, point essentiel, nous pouvons présenter des textes plus longs, qui ne peuvent être intégrés, faute de place, dans le magazine et les renvoyer au moyen d’un code QR à la version intégrale en ligne. Cela nous donne une certaine marge de manœuvre».

La page de « chat » de l’édition papier, qui permet à deux personnalités d’échanger sur un thème donné, est intéressante. Cela a surtout le potentiel de stimuler le débat en ligne, en développant le « chat » en tant que plateforme de discussion en ligne modérée, qui propose régulièrement un sujet controversé par des experts et qui peut ensuite être débattu par les lecteurs. Katrin Spelinova y voit une opportunité: «Nous avons relativement peu de retours directs, y compris via la fonction de commentaire. L’année dernière, nous avons présenté chaque semaine une œuvre de Beethoven à l’occasion du 250e anniversaire de sa naissance et demandé aux lecteurs de partager leurs expériences avec cette œuvre. Mais cela n’a pas bien fonctionné; nous n’avons pas obtenu de réaction de la part du public».

Un rôle de passerelle entre les langues et les régions

Grâce à la présence en ligne de la RMS, les actualités sont réellement des actualités. La qualité de la RMS est démontrée par une sélection rigoureuse, avec par exemple des indications sur les connaissances issues de la recherche musicale. Katrin Spelinova s’occupe notamment des associations et est parfaitement assistée par Wolfgang Böhler, que de nombreuses personnes connaissent grâce au magazine en ligne Codex flores. «Il a une très bonne vue d’ensemble de ce qui se passe en matière de politique culturelle dans les cantons et les communes». A cela s’ajoutent des actualités de Jean-Daniel Humair, qui s’occupe à Lausanne de la partie francophone de la RMS, ainsi que de Pia Schwab dans l’équipe de rédaction. «Mais c’est un problème de capacité que de s’occuper autant de la partie francophone que de la partie germanophone».

Les textes en italien constituent également la grande exception, bien que les échanges entre les régions et les langues soient maintenus. «Nous essayons de le faire, car le rôle de passerelle de la RMS est important. Mais il ne faut pas oublier que pour les musiciens tessinois, il peut être plus intéressant de bénéficier d’articles en allemand afin d’avoir une visibilité accrue en Suisse alémanique. Nous avons aussi écrit l’année dernière sur le Tessin comme région périphérique; cette année ce sera le Jura, et l’année prochaine les Grisons».

Il serait également souhaitable que la RMS publie davantage de critiques, celles-ci étant importantes pour les musiciens, d’après Katrin Spelinova. «Pour nous, l’essentiel est que les CD aient un lien avec la Suisse et ne proviennent pas de superstars déjà présentes partout. En outre, les critiques de concerts devraient autant que possible refléter un courant ou un phénomène en fournissant plusieurs exemples. Concrètement, dans l’un des derniers numéros, un article a été publié sur les nouveaux quatuors à cordes de compositeurs suisses joués à Brunnen et à Zurich en l’espace de deux semaines. Cela permet en outre de transmettre un contexte, ce qui va bien au-delà d’une simple critique de concert».

Les associations de musiciens impliquées:
La Société fédérale des orchestres (SFO), le Forum Musik Diversität (FMD), la Conférence des Hautes écoles de musique suisses (CHEMS), le Conservatoire Kalaidos, le Concours suisse de musique pour la jeunesse & Arosa Kultur (CSMJ), la Société Suisse de Musicologie (SSM), l’Association suisse de médecine de la musique (SMM), la Société suisse de pédagogie musicale (SSPM), le Conseil Suisse de la Musique & CHorama (CSM), l’Union Suisse des Artistes Musiciens (USDAM), SONART – Association Suisse de Musique, la Coopérative des auteurs et éditeurs de musique(SUISA) et l’Association suisse des écoles de musique (ASEM).

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(Text: RMS)

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Revue Musicale Suisse: Un média discret qui mériterait plus d’attention

La Revue Musicale Suisse est considérée comme la plateforme de la scène musicale suisse dans toute sa diversité. (Graphique: Hubert Neidhart / RMS)

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SUISA Talks au Festival Zeiträume Basel 2021

Pendant dix jours, profitez de la musique contemporaine et découvrez comment les œuvres, souvent composées spécialement pour le festival, s’intègrent dans l’environnement ambiant. Telle est la quintessence du festival Zeiträume Basel. Texte d’Erika Weibel

SUISA Talks au Festival Zeiträume Basel 2021

Pavillon du festival Zeiträume Basel 2019. (Photo: Anna Katharina Scheidegger)

Sous le thème du festival «La Métamorphose», la quatrième édition de la Biennale des musiques nouvelles et de l’’architecture, qui se tiendra du 9 au 19 septembre 2021, présentera un programme extraordinaire avec plus de 20 productions et plus de 20 premières mondiales dans plus de 30 lieux à Bâle. Les centres actuels du développement urbain seront rendus accessibles et retentiront de la musique de nombreux et nombreuses artistes avec de nouvelles productions passionnantes.

Outre les nombreux concerts et installations sonores, vous pourrez vous immerger dans le monde du travail des compositeurs pendant le festival. De nombreux échanges avec SUISA auront lieu dans le pavillon du festival.

SUISA Talks dans le pavillon du festival Mittlere Brücke
Greifengasse 1, 4058 Bâle
Entrée gratuite.

Samedi 4.9.2021
à 11h15, Eleni Ralli & Alexander Grebtschenko – Dialogues & Chimeras
à 13h15, Wanja Aloé – Vor Ort
à 15h15, Marianne Schuppe – Die Summe
à 17h15, Linus Riegger, Clemens Fiechter – Phase 4

Dimanche 5.9.2021
à 11h15, Sibylle Hauert (tbc) – H.E.I. Kaserne
à 13h15, Dakota Wayne – Sonic Spaces im Klybeck
de 15h15 à 16h00, Ah Young Hong (soprano) & Vera Hiltbrunner (soprano) – Poppaea
à 17h15, Jannik Giger – Blind Audition

Mardi 7.9.2021
à 17h15, Phoebe Bognar & Maria Muñoz – Sonic Spaces im Klybeck

Vendredi 10.9.2021
à 13h15, Dimitri de Perrot (tbc) – Niemandsland
à 17h15, Paul Brauner – Sonic Spaces im Klybeck

Samedi 11.9.2021
à 11h15, Hansjürgen Wäldele – Son et Lumière: Snurglond
à 13h15, Michael Hersch (composition) & Stephanie Fleischmann (libretto) – Poppaea
à 15h15, Klaus Lang – pflaumenblüten.
à 17h15, Helena Winkelmann – pflaumenblüten.

Dimanche 12.9.2021
à 11h15, Eleni Ralli & Alexander Grebtschenko – Dialogues & Chimeras
à 13h15, tbc
à 15h15, Sebastian Mathias, Mila Pavicevic, Meret Kündig – Urban Creatures
à 17h15, Sujet central: IGNM Basel, avec Marianne Schuppe & Xenia Fünfschilling

Vendredi 17.9.2021
à 11h15, Alfred Zimmerlin & Robert Torche – Grenzbahnhof
à 13h15, Michel Roth – Spiel Hölle
à 18h15, Yaron Deutsch (Ensemble Nikel) – Oratorium

Samedi 18.9.2021
à 11h15, Sujet central: Zeitgenössische Musik Szene in Basel
à 13h15, Katharina Rosenberger – Urban Morphologies
à 15h15, Sujet central: Nachhaltiges Bauen

Jetez un coup d’œil dans les coulisses en discutant ouvertement avec des compositeurs, des architectes, des artistes et des contributeurs au festival.

Le pavillon du Mittlere Brücke est le cœur du festival: vous pourrez vous immerger dans les sons, les espaces et les thèmes du festival lors de conférences, de performances et d’installations, ainsi que profiter du bar à cocktails, et rencontrer en personne les artistes à l’origine des productions du festival.

Le pavillon (Buol & Zünd), réalisé de manière durable avec le soutien de SUISA et prévu pour une utilisation pluriannuelle, sera remis en scène sous une forme nouvelle et transformée. Au cœur de la ville, le festival se présente de manière ouverte, accessible et ludique – avec de nombreuses actions musicales, une gondole sonore, des objets sonores cinétiques et des cocktails variés du 3 au 19 septembre.

Plongez avec nous et laissez-vous enchanter dans un Bâle réinterprété pour vous.

www.zeitraeumebasel.com

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Pendant dix jours, profitez de la musique contemporaine et découvrez comment les œuvres, souvent composées spécialement pour le festival, s’intègrent dans l’environnement ambiant. Telle est la quintessence du festival Zeiträume Basel. Texte d’Erika Weibel

SUISA Talks au Festival Zeiträume Basel 2021

Pavillon du festival Zeiträume Basel 2019. (Photo: Anna Katharina Scheidegger)

Sous le thème du festival «La Métamorphose», la quatrième édition de la Biennale des musiques nouvelles et de l’’architecture, qui se tiendra du 9 au 19 septembre 2021, présentera un programme extraordinaire avec plus de 20 productions et plus de 20 premières mondiales dans plus de 30 lieux à Bâle. Les centres actuels du développement urbain seront rendus accessibles et retentiront de la musique de nombreux et nombreuses artistes avec de nouvelles productions passionnantes.

Outre les nombreux concerts et installations sonores, vous pourrez vous immerger dans le monde du travail...Continuer

Il suono della montagna

Al San Bernardino nei Grigioni quest’anno si terrà per la prima volta il Floating Notes Festival. Il Floating Notes si caratterizza per la sua proposta di musica sperimentale. In questo post pubblicato sul blog, gli organizzatori e gli artisti del festival descrivono di quanto possa essere influente un paesaggio suggestivo sulla musica e sulle esibizioni. La SUISA è sponsor del festival. Contributo ospite di Elena Rotondi – Vous trouvez le texte en français en dessous.

Floating Notes Festival: Il suono della montagna

Il Floating Notes Festival si terrà dal 23 al 25 luglio 2021 a Mesocco nei pressi di San Bernardino. (Foto: Sebastiano Piattini)

Kety Fusco, fondatrice e programmatrice del Floating Notes Festival, ha un’idea ben precisa di quello che sarà il cuore pulsante del suo festival: gli artisti realizzeranno una ricerca sonora, sperimentale ed inedita, che nel rispetto del proprio background artistico e musicale si adatti al luogo della performance, rendendo così impossibile staccare il contenuto dell’esibizione dal luogo nel quale è nata. Per questo motivo il Floating Notes Festival sarà un evento del tutto originale, perché musica e luogo verranno fusi in una performance irripetibile.

Kety Fusco, con la sua arpa elettrica, aprirà la serata inaugurale del festival all’interno della fonte dell’acqua di San Bernardino, venerdì 23 luglio. Questo, ci dice, vuole essere un manifesto dell’idea che muove il festival: l’esigenza di unire estetica e storia di San Bernardino, di far rivivere un luogo che, storicamente, è sempre stato un punto di attrazione per viaggiatori internazionali e che ancora oggi, grazie alla bellezza incontaminata dei suoi spazi, attrae molti visitatori. Il tutto con uno sguardo rivolto al futuro, attraverso la musica evocativa, innovativa e sperimentale che abiterà quegli spazi, riempiendoli così d’un significato nuovo.

Agli artisti in programma è stato chiesto in che modo il loro processo creativo guida la loro preparazione al festival e la performance una volta saliti sul palco. Camilla Sparksss, che seguirà nella serata alla Fonte Minerale, ci racconta come sta sperimentando un live set apposta per il Floating Notes Festival: “Escono sonorità che sento molto vicine al suono della montagna nella sua imponenza, con i suoi echi e i suoi pericoli. Sarà una performance che per qualcuno potrebbe risultare molto sperimentale, ma basterà chiudere gli occhi e immaginarsi un viaggio all’interno delle rocce per sentirsi una cosa sola con le montagne”.

Anche interessante scoprire come Adriano Koch, il giovane musicista che chiuderà la serata di venerdì 23 luglio, lega la sua performance al luogo in cui verrà eseguita: “È sempre motivante vedere come una location può cambiare l’energia e il messaggio artistico di una canzone. Quindi è importante per me registrare uno spettacolo, per conservare la testimonianza di quel momento specifico che non ci sarà mai più.”

Il giorno successivo, sabato 24 luglio, il festival grigionese non poteva continuare senza la presenza del pioniere della ricerca strumentale e sonora: Simon Berz, che eseguirà sul Passo del San Bernardino una live performance suonando delle pietre. “Ho costruito – ci spiega il musicista – il mio strumento Tectonic da pietre vulcaniche sonore che ho trovato in Islanda. Le pietre ora suoneranno in un’altra ‘stanza di pietra’, quella a San Bernardino.”

Il Floating Notes Festival si distingue anche per un evento che lega musica e corpo, in una meditazione guidata di Keri Gonzato, che sarà accompagnata dalla musica registrata di Federica Furlani, in arte Effe Effe. Un soundscape cucito su misura per meditare a più di 2000 metri di altitudine.

Sabato 24 luglio invece ci sarà la prima assoluta della colonna sonora del Festival, commissionata alla musicista ticinese Chiara Dubey che descrive così il processo creativo della sua composizione: “sono partita con l’idea che, probabilmente, mi sarei lasciata ispirare dal suono degli elementi naturali in cui mi sarei trovata immersa una volta arrivata a San Bernardino, ad esempio il fruscio degli aberi o lo scrosciare dell’acqua. Siccome questo concerto rappresenta il mio primo assaggio di montagna dopo un anno strano fatto di solitudine condivisa e quiete assordante, per questo brano ho deciso di guardare verso l’interno: ho ascoltato i miei pensieri ed è stato come ritrovare una vecchia amica dopo tanto tempo. Sono certa di non essere stata la sola a vivere quest’esperienza e spero che lasciar tuonare questa canzone, Stranger – “estraneo” – nella notte del festival sarà liberatorio sia per me che per tutti i presenti, anche perché il nostro palco sarà circondato da un paesaggio montano spettacolare, di una bellezza grezza, naturale, libera”.

Chiuderanno la serata di sabato i Peter Kernel, assodato duo ticinese che ha deciso di misurarsi con un contesto e una performance inediti. Infatti, Aris Bassetti e Barbara Lehnhoff non si esibiranno con la loro tipica formazione rock, ma prepareranno un dj set esclusivo fatto di musiche ripescate dal passato e lanciate nel futuro, facendole riverberare al meglio tra i solchi delle montagne attorno: “Per noi è fondamentale instaurare una certa connessione con il pubblico, perché dobbiamo capirci a vicenda per creare un’esperienza indimenticabile. Per il Floating Notes abbiamo deciso di fare qualcosa di esclusivo, qualcosa che non facciamo mai. Non suoneremo un concerto normale, ma faremo un dj set sperimentale. Proporremo musica che in qualche modo si sposa bene in un contesto di montagna e aria fresca; e cercheremo di mixarla a modo nostro, alternando momenti eterei a situazioni molto concrete. Poi sul momento vedremo che strada percorrere in modo più marcato. L’idea però è quella di mostrare un lato inedito di Peter Kernel e di rispettare le montagne attorno”.

Domenica mattina, a chiudere questa prima edizione del Floating Notes Festival, ci penserà Leoni Leoni allietando il pubblico con il suo storto-ma-dolce live set. L’artista, ci fa sapere che di solito, per la preparazione dell’esibizione cerca di non avere troppe idee iniziali: “Non appena sono sul palco, e mi connetto con il luogo e il pubblico, tutto può cambiare a seconda dell’umore. A San Bernardino, per il Floating Notes Festival, farò quindi quello che faccio di solito per entrare in sintonia con un luogo: mi metto a terra come una pianta. Faccio crescere delle radici temporanee per raggiungere l’essenza di un luogo e delle persone che ci sono intorno”.

Il Floating Notes Festival si terrà dal 23 al 25 luglio 2021 a Mesocco nei pressi di San Bernardino. Il programma prevede esibizioni degli svizzeri Kety Fusco, Camilla Sparksss, Chiara Dubey, Leoni Leoni, Peter Kernel e Adriano Koch, dell’italiana Federica Furlani (Effe Effe) e del musicista Simon Berz. Tra le proposte vi sarà anche una meditazione guidata con Keri Gonzato. Maggiori informazioni sono pubblicate all’indirizzo www.facebook.com/floatingnotesfestival.

Le son de la montagne

Cette année, le Floating Notes Festival a lieu pour la première fois au Col du San Bernardino dans les Grisons. Ce festival est dédié à la musique expérimentale. Dans cet article, les organisateurs du festival et les artistes décrivent comment ce paysage unique influence la musique et les représentations. SUISA est un partenaire de sponsoring du festival. Texte d’Elena Rotondi, contributrice invitée

Floating Notes Festival: Le son de la montagne

Le Floating Notes Festival aura lieu du 23 au 25 juillet 2021 à Mesocco (GR) près du Col du San Bernardino. (Photo: Sebastiano Piattini)

Kety Fusco, fondatrice et programmatrice du Floating Notes Festival, a une idée bien précise de ce que sera le cœur de son festival: les artistes effectueront une recherche sonore expérimentale et inédite qui s’adaptera à l’environnement de la performance, tout en intégrant leur propre parcours artistique et musical, rendant ainsi le contenu de la performance indissociable du lieu où elle a été créée. Le Floating Notes Festival sera donc un événement tout à fait novateur, puisque la musique et le cadre seront réunis dans une performance unique.

Kety Fusco donnera le coup d’envoi du festival avec sa harpe électrique à la source du San Bernardino (GR) lors de la soirée d’ouverture, le vendredi 23 juillet. Cette initiative, affirme-t-elle, se veut un manifeste de l’idée qui fait partie du festival, à savoir le besoin d’unir l’esthétique et l’histoire du col du San Bernardino, de faire revivre un lieu qui, historiquement, a toujours attiré les voyageurs internationaux et qui, aujourd’hui encore, grâce à la beauté intacte que l’on rencontre à certains endroits, attire de nombreux visiteurs. Tout cela dans une perspective d’avenir, à travers la musique vibrante, innovante et expérimentale qui imprègnera cet environnement et lui conférera un nouveau sens.

Nous avons demandé aux artistes comment leur processus créatif les guide dans la préparation du festival et de leur performance sur scène. Camilla Sparksss, qui se produira en soirée à la Fonte Minerale, nous parle des expériences qu’elle mène sur un live set spécialement conçu pour le Floating Notes Festival: «Je crée des sons qui, à mon avis, sont très proches de ceux de la montagne, dans toute sa majesté, avec ses échos et ses dangers. Ce sera une performance qui pourrait sembler très expérimentale pour certains. Mais il suffira de fermer les yeux et d’imaginer un voyage au cœur des rochers pour se sentir en symbiose avec les montagnes».

Adriano Koch, qui clôturera la soirée du vendredi 23 juillet, lie sa performance au lieu de son concert également de manière très intéressante: «C’est toujours motivant de voir à quel point un lieu peut changer l’énergie et le message artistique d’une chanson. Voilà pourquoi il me tient à cœur de réaliser une performance qui capturera ce moment spécial qui ne se reproduira plus jamais».

Ce festival dans les Grisons ne saurait se poursuivre sans la présence du pionnier de la recherche instrumentale et sonore: le lendemain, samedi 24 juillet, Simon Berz réalisera une performance live avec des pierres sur le Col du San Bernardino. Le musicien explique: «J’ai fabriqué mon instrument TECTONIC à partir de pierres sonores volcaniques que j’ai trouvées en Islande. Ces pierres vont maintenant résonner dans un autre “environnement de rochers”, celui du Col du San Bernardino».
Le Floating Notes Festival se distingue également par une manifestation qui allie la musique et le corps: une méditation guidée par Keri Gonzato, accompagnée par la musique enregistrée de Federica Furlani, alias Effe Effe. Un paysage sonore tout à fait propice à la méditation à plus de 2000 mètres d’altitude.

Le samedi 24 juillet, la bande sonore du festival sera présentée pour la toute première fois. Celle-ci a été commandée auprès de la musicienne tessinoise Chiara Dubey. Cette dernière décrit le processus créatif de sa composition comme suit: «Au début, il y avait l’idée que je me laisserais probablement inspirer par les sons des éléments naturels dans lesquels je m’immergerais à mon arrivée à San Bernardino. Par exemple, le murmure des sapins ou le clapotis de l’eau. Ce concert étant mon premier rendez-vous avec la montagne après une année étrange de solitude partagée et de silence assourdissant, j’ai décidé pour ce morceau de me tourner vers l’intérieur: j’ai écouté mes pensées et c’était comme retrouver un vieil ami après une longue période de séparation. Je suis sûre de ne pas être la seule à avoir vécu cette expérience. Et j’espère que faire résonner cette chanson, “Stranger”, dans la nuit du festival sera une expérience libératrice pour moi ainsi que pour toutes les personnes présentes, d’autant plus parce que notre scène sera entourée d’un paysage montagneux spectaculaire, d’une beauté brute, naturelle et libre».

La soirée du samedi sera clôturée par Peter Kernel, un duo tessinois bien connu qui participera au Festival dans un contexte inhabituel et présentera une performance tout aussi atypique. Ainsi, Aris Bassetti et Barbara Lehnhoff ne se produiront pas comme un groupe de rock typique, mais prépareront un DJ set exclusif, composé de musique du passé et projetée vers l’avenir, afin qu’elle résonne pleinement dans les sillons des montagnes environnantes: «Pour nous, il est essentiel d’établir un certain lien avec le public; nous devons nous comprendre mutuellement afin de créer une expérience inoubliable. Pour le Floating Notes Festival, nous avons décidé de réaliser quelque chose d’exclusif, quelque chose que nous ne faisons jamais habituellement. Nous ne donnerons pas un concert normal, mais un DJ set expérimental. Nous jouerons de la musique qui, en quelque sorte, s’intègre bien dans le contexte des montagnes et de l’air pur; et nous essaierons de la mixer à notre manière».

Le Floating Notes Festival aura lieu du 23 au 25 juillet 2021 à Mesocco (GR) près du Col du San Bernardino. Il accueillera les artistes suisses Kety Fusco, Camilla Sparksss, Chiara Dubey, Leoni Leoni, Peter Kernel et Adriano Koch, l’Italienne Federica Furlani (Effe Effe) ainsi que le musicien islandais Simon Berz. Une séance de méditation guidée sous la conduite de Keri Gonzato sera également proposée. De plus amples informations sont disponibles sur www.facebook.com/floatingnotesfestival.
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Camp de composition de chansons SUISA 2021: dès à présent, les membres de SUISA peuvent postuler

Le quatrième camp de composition de chansons SUISA aura lieu du 5 au 7 juillet 2021 aux Powerplay Studios de Maur, près de Zurich. Il est possible qu’en raison de la pandémie de coronavirus, tous les participants ne puissent se rendre sur place, mais y assistent par Internet. Les membres de SUISA ont la possibilité de poser leur candidature. Texte d’Erika Weibel et Manu Leuenberger

Camp de composition de chansons SUISA 2021: dès à présent, les membres de SUISA peuvent postuler

Travail d’équipe au camp de composition de chansons SUISA 2019: en partant d’une feuille blanche le matin, les participants doivent avoir produit une démo complète à la fin de la journée. (Photo: Tabea Hüberli)

Grâce au camp de composition de chansons, SUISA offre à certains de ses membres l’opportunité de composer des chansons pop dans des conditions professionnelles, en collaboration avec des producteurs et des compositeurs renommés en Suisse et à l’étranger. En règle générale, l’événement réunit entre 30 et 40 musiciens sur 3 jours.

Les personnes qui souhaitent participer au camp de composition de chansons doivent avoir de solides connaissances musicales, être capables de fournir une prestation créative de haut niveau sous la pression et être ouvertes à la critique et à l’échange avec les autres compositrices et compositeurs.

La tâche exigeante est la suivante: une équipe composée de trois à cinq personnes devront écrire une chanson pop respectant les consignes et, en l’espace d’une journée – en partant d’une feuille blanche le matin, les participants doivent avoir produit une démo complète à la fin de la journée.

Chansons pop à fort potentiel

Le style musical des chansons peut englober toutes les formes de la pop contemporaine susceptibles de rencontrer un succès au hit-parade, sur les plateformes de streaming ou à la radio/TV. En effet, les chansons doivent pouvoir être proposées à des éditeurs et à des interprètes ou être appropriées pour le Concours Eurovision de la chanson.

Cet événement organisé par SUISA en collaboration avec Pele Loriano Productions a déjà produit plusieurs chansons pop qui ont connu un succès international et qui ont même atteint la grande scène du Concours Eurovision de la chanson. Le morceau «She Got Me», co-écrit et interprété par Luca Hänni, a terminé à la quatrième place au CEC 2019. Sont également qualifiés «Répondez-moi» (Gjon’s Tears, pour l’événement qui a finalement été annulé en 2020), «Stones» (2018, Zibbz) et «Sister» (2019 pour l’Allemagne, Sisters). «Amen», interprété par Vincent Bueno pour l’Autriche en 2021, est la cinquième chanson issue du camp de composition de chansons SUISA à arriver en demi-finale ou en finale du Concours Eurovision de la chanson.

Peut-être une «version hybride» du camp

La pandémie de coronavirus continue de rythmer l’actualité mondiale. En conséquence, on ne peut pas écarter l’hypothèse selon laquelle, en dépit des mesures de protection adoptées, le camp ne puisse pas se tenir comme prévu dans les Powerplay Studios avec la participation physique de toutes les personnes impliquées. C’est pourquoi toutes les candidates et tous les candidats doivent disposer d’infrastructures techniques leur permettant de participer au camp à distance. Concrètement, ils devront pouvoir échanger à distance depuis leur ordinateur par Wi-Fi avec l’auteur-compositeur ou l’autrice-compositrice et procéder eux-mêmes à des enregistrements et traitements numériques professionnels. Le Wi-Fi est disponible dans le studio. Les participant-e-s doivent avoir leur propre ordinateur et le logiciel d’enregistrement nécessaire.

Les participant-e-s seront informé-e-s à temps du protocole d’hygiène et d’une éventuelle organisation hybride du camp de composition.

Candidatures pour le camp de composition de chansons SUISA 2021

Cette année, le camp de composition de chansons aura lieu du 5 au 7 juillet 2021 aux Powerplay Studios de Maur, près de Zurich. Cet événement sera organisé cette fois encore par SUISA en collaboration avec Pele Loriano Productions. Pele Loriano Productions est mandaté par SUISA pour assurer la direction artistique du camp de composition de chansons.

Les membres de SUISA peuvent poser leur candidature pour participer au camp de composition de chansons SUISA 2021:
Tu es productrice ou producteur, autrice-compositrice ou auteur-compositeur (Topliner), autrice ou auteur de paroles et tu penses réunir toutes les conditions en matière de savoir-faire et de compétences musicales? Tu disposes en plus d’infrastructures techniques de bon niveau (ordinateur avec possibilité de communication par Wi-Fi, équipé pour les enregistrements audio et le traitement musical numérique professionnel) dont tu sais te servir et que tu peux apporter? Envoie-nous ton dossier de candidature avec les éléments suivants:

  • une courte biographie;
  • des chansons de référence probantes (fichiers MP3 ou liens Internet);
  • tes coordonnées.

Envoie ton dossier de candidature à l’adresse songwritingcamp (at) suisa (dot) ch
La date limite de dépôt des candidatures est le lundi 7 juin 2021.

Important: les places sont uniquement attribuées aux membres de SUISA. Les personnes qui posent leur candidature doivent s’assurer de leur disponibilité pendant un ou plusieurs jours du 5 au 7 juillet 2021.

Dates et sélection des participant-e-s

La sélection des artistes invité-e-s au camp est du ressort de la direction artistique. Une composition appropriée des participant-e-s est déterminante pour le succès créatif des «Songwriting sessions».

Le directeur artistique informera personnellement les personnes retenues au SUISA Songwriting Camp 2021 d’ici au 27 juin 2021; les réponses négatives ne feront pas l’objet d’une communication.

Par expérience, le nombre de candidatures dépasse souvent le nombre de places disponibles. Il convient de noter que le fait de déposer une candidature ne permet en aucun cas d’invoquer un droit de participation. Aucune correspondance ne sera échangée à propos de l’attribution des places. Nous ne pouvons actuellement donner aucune information quant à l’organisation d’autres camps de composition de chansons soutenus par SUISA.

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Activité musicale internationale et communication à SUISAActivité musicale internationale et communication à SUISA Comment obtenir les redevances de droits d’auteur pour mes concerts à l’étranger? De quoi dois-je tenir compte lors de la déclaration d’œuvre si le co-auteur d’un morceau est membre d’une société-sœur étrangère? Vous trouvez ci-après des réponses aux questions importantes souvent posées en lien avec l’activité musicale internationale. Continuer
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