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L’édition 2016 de Jazzahead! a swingué sur des rythmes suisses

Invitée d’honneur au Jazzahead! 2016 à Brême, la Suisse a présenté un vaste répertoire stylistique aux 2750 participants et 15 000 visiteurs, à l’image de sa devise «Schweizsuissesvizzerasvizra». Celle-ci symbolisait les quatre «sortes» de Suisse qui peuvent parfois avoir le même son de cloche, tout en formant un ensemble original et hétéroclite. Texte d’Urs Schnell, FONDATION SUISA

Jazzahead-2016-Pilgrim-in-concert

Le saxophoniste zurichois Christoph Irniger s’est produit sur scène avec sa formation, Pilgrim, le 21 avril 2016 lors de la Swiss Night du festival Jazzahead! (Photo: Ingo Wagner)

Invitée d’honneur, la Suisse a présenté à Brême des artistes aux influences jazz très variées sous la devise «Schweizsuissesvizzerasvizra»: celle-ci symbolisait les quatre «sortes» de Suisse qui peuvent parfois avoir le même son de cloche, mais forment un ensemble original et hétéroclite.

Le mélange des cultures a également marqué le festival Jazzahead!, qui a eu lieu durant les deux semaines précédant le salon. La grande variété de représentations proposées allait du spectacle de marionnettes «Les physiciens» de Dürrenmatt à l’exposition «L’électorat – la voix du peuple» illustrant les campagnes électorales suisses. Une affiche présentant une lolette infestée de mouches bleues a même été ressortie des archives. L’objectif de cette affiche était de rappeler à la ménagère que, une fois sortie de l’isoloir, sa place était au foyer.

Du jazz suisse en live

Le jury du Jazzahead! a présenté sa sélection helvétique de showcase, le 21 avril dans le cadre de la Swiss Night, à l’issue du premier jour du salon qui en comptait quatre. Celle-ci a révélé un vaste répertoire stylistique allant du programme solo «Beat Diary» du dynamique explorateur de sons Julian Sartorius et membre du trio Colin Vallon, aux beats perforants des nappes sonores de la formation Plaistow.

Nous y avons aussi retrouvé des visages familiers, déjà présents lors d’éditions précédentes, notamment Weird Beard et le quartet Elina Duni, tandis que Nik Bärtsch’s Ronin et Hildegard lernt fliegen étaient gratifiés d’une standing ovation lors du concert de clôture à la Glocke.

«Pour nous, tout a vraiment commencé après le showcase du festival Jazzahead! 2012», raconte Matthias Wenger, le saxophoniste de Hildegard lernt fliegen. Et bien qu’une participation au salon ne soit pas toujours suivie d’une évolution de carrière à vitesse grand V, comme ce fut le cas pour le sextuor formé autour de l’acrobate vocal Andreas Schaerer, pour beaucoup d’artistes, l’agenda de tournée se remplit sensiblement à l’issue de cet événement.

Tisser et entretenir ces relations professionnelles

Les musiciens qui participent au salon sans présenter de showcase doivent toutefois se manifester par d’autres moyens. Avec son quartet Kaleidoscope String, le violoniste Simon Heggendorn avait déjà assuré un showcase lors du salon Classical:Next. «Nous avons déjà noué quelques contacts, mais nous sommes surtout là pour la partie conférences», explique-t-il. «De plus, nous sommes davantage un groupe qu’un quatuor à cordes classique et avons donc plutôt notre place ici. C’est pour cela que je me suis inscrit au matchmaking.»

Le «matchmaking» est une sorte de speed dating durant lequel on demande aux participants quels sont leurs besoins pour ensuite leur présenter les bons interlocuteurs. La gestionnaire culturelle Nicole Mayer a, quant à elle, choisi une autre voie : «Je me renseigne le plus tôt possible sur les personnes qui seront présentes au salon et j’essaie de prendre rendez-vous avec celles qui m’intéressent ou bien de les reconnaître lorsque je les croise par hasard. Je suis seulement présente sur le stand lorsque j’y ai fixé un rendez-vous.»

Le pays invité mise sur un effet à long terme

Organisé chaque année, l’Alpine Cocktail offre la possibilité de se rencontrer dans un cadre moins structuré. Cet apéritif a permis aux participants de faire connaissance de manière informelle autour d’un verre de vin autrichien en dégustant du fromage suisse. Pour les amateurs de crus suisses, accompagnés d’un carré de chocolat noir, le Swiss Lounge accueillait cette année des représentants de la scène musicale suisse. Du collaborateur de label discographique au représentant de fondation, il était possible de les rencontrer dans le cadre de la série d’entretiens «Un verre de vin avec …».

Cette année, Jazzahead! a permis à la Suisse de se présenter à 969 exposants (la tendance est à la hausse), 2750 participants professionnels et 15 000 visiteurs. Une présence visible de toutes parts qu’elle a notamment mis en avant avec son graphisme rouge vif et un portrait plus grand que nature de Nik Bärtsch dominant le hall du salon et attirant immédiatement l’œil du visiteur.

On ne peut pas encore tirer un bilan final de l’événement. Ce n’est que rarement pendant, ou immédiatement après, que le succès de la démarche découlant d’une présence à un salon musical peut se manifester. «Pour le pays invité, les répercussions sont surtout envisagées sur le long terme», déclare Marcel Kaufmann, responsable de projet à la FONDATION SUISA qui a orchestré la présence suisse sur le salon en collaboration avec Pro Helvetia et le syndicat musical suisse (SMS). «Le jazz suisse jouit d’une excellente réputation sur la scène internationale. Nous souhaitions, à travers ce festival, qu’il marque les esprits plus encore au niveau mondial.»

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Invitée d’honneur au Jazzahead! 2016 à Brême, la Suisse a présenté un vaste répertoire stylistique aux 2750 participants et 15 000 visiteurs, à l’image de sa devise «Schweizsuissesvizzerasvizra». Celle-ci symbolisait les quatre «sortes» de Suisse qui peuvent parfois avoir le même son de cloche, tout en formant un ensemble original et hétéroclite. Texte d’Urs Schnell, FONDATION SUISA

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Jazzahead! 2016: le jazz suisse au centre de l’attention

Le monde suisse du jazz est à l’honneur: la Suisse est le pays hôte officiel de Jazzahead!, le salon et son festival entièrement dévolus au jazz. Ils se tiendront respectivement du 21 au 24 avril et du 7 au 24 avril 2016 à Brême. La FONDATION SUISA et Pro Helvetia, en collaboration avec le Syndicat musical suisse, y installeront leur quartier général. Le responsable de projet de la FONDATION SUISA, Marcel Kaufmann, explique dans un entretien pourquoi le Jazzahead! revêt une grande importance pour le jazz suisse.

Jazzahead-Aushang-Eingang

Plus de 3000 participants venant de 55 pays se sont rendus en 2015 au salon professionnel de musique Jazzahead! à Brême. (Photo: Marcel Kaufmann)

Marcel Kaufmann, le jazz suisse bénéficiera cette année d’une superbe plateforme dans le cadre du Jazzahead! Que font la FONDATION SUISA et ses partenaires pour promouvoir la scène jazz suisse lors de ce festival international?
Marcel Kaufmann: Tout d’abord, nous organisons une présence suisse commune dans le cadre du Jazzahead! et faisons ainsi en sorte que la Suisse et tous les participants suisses au salon soient concrètement visibles en un lieu central de l’événement. En tant que plateforme principale, pour trouver et être trouvé, le stand collectif suisse sera cette année à nouveau gratuitement à disposition. Il est possible de s’inscrire par le site Internet de la FONDATION SUISA et cela jusqu’au début du salon.
En De plus, cette année, plusieurs autres points forts et événements mettront le jazz suisse et ses représentants sous le feu des projecteurs. La «Swiss Night» marquera le début du du festival de showcases lors de la soirée d’ouverture, le 21 avril. A cette occasion, huit projets jazz helvétiques se présenteront à un public international de spécialistes.
En tant que pays hôte, la Suisse sera au centre de l’attention et sera donc encore plus visible du public international du salon que lors des années précédentes. Nous pouvons compter sur une scène jazz forte et incroyablement variée. Notre objectif est de présenter nos qualités et notre diversité, sous le titre «schweizsuissesvizzerasvizra», d’une manière telle que l’on se souvienne de notre présence longtemps encore après la fin du salon.

La FONDATION SUISA, Pro Helvetia et le Syndicat musical suisse ont créé à l’occasion du Jazzahead! 2016 le site temporaire www.switzerland-jazzahead.com. Quel est le but de ce site web?
Le site Internet est une sorte de boussole et un outil d’information sur la présence de la Suisse au Jazzahead! 2016, en tant que pays partenaire. Avant et durant le salon, il est possible d’y obtenir une vue d’ensemble du programme suisse et d’y trouver quelques highlights qu’on notera dans son agenda. Le site donne des informations sur les artistes et sur la présence suisse à Brême et contient  également des informations plus générales sur le thème du jazz suisse. Et, bien entendu, il est possible d’écouter de la musique sur ce site.

La Suisse sera pays hôte officiel du Jazzahead! 2016; la joie a été grande l’an passé lorsque la nouvelle est tombée. Quel honneur! Comment cela a-t-il pu être possible?
Le pays partenaire est choisi par la direction du salon. Dans ce contexte, le Jazzahead! tient beaucoup à ce que ce choix se fasse sur la base de critères artistiques, et non financiers par exemple. Ces dernières années, la Suisse s’est profilée à Brême comme un pays où le jazz sait se faire entendre. Ainsi, il y a eu très peu d’autres pays que la Suisse qui ont pu proposer autant de showcases dans le programme officiel: en cinq ans, nous avons accueilli 14 groupes, auxquels s’ajoutent huit projets cette année. En 2012, le groupe Hildegard lernt fliegen a réussi à percer internationalement notamment grâce à un showcase lors du Jazzahead!.
En outre, le nombre de visiteurs professionnels en provenance de Suisse a augmenté continuellement depuis 2011. Et, finalement, l’engagement de longue durée de la FONDATION SUISA et de Pro Helvetia, concrétisé par une présence suisse remarquée, a probablement également joué un rôle.
Tout compte fait, la Suisse a gagné cet honneur grâce à ce que le pays a pour habitude de proposer: de la qualité et de la continuité.

Pourquoi un musicien suisse de jazz ou un organisateur de concerts de jazz devraient-ils être présents au Jazzahead!?
Pour les musiciens, il est particulièrement intéressant d’obtenir l’un des showcases très convoités. Ceux-ci sont toujours mis au concours entre septembre et novembre et sont ensuite programmés par un jury indépendant. Le public est composé de spécialistes qui ne sont pas là par hasard, notamment des organisateurs travaillant pour des festivals internationaux et des clubs renommés. L’événement attire également de nombreux responsables de labels et des journalistes spécialisés dans le jazz. Et puis, contrairement à ce que l’on constate souvent dans d’autres festivals de showcases, il n’y a que quelques scènes au Jazzahead!, ainsi le public ne se disperse pas trop.
Même si un musicien n’a pas réussi à obtenir de showcase, il aura tout intérêt à se rendre au salon, car le public de spécialistes dont il a été question plus haut est également présent durant la journée. Des rencontres organisées ou impromptues ont lieu, dans les allées ou au stand. Avec un peu de talent et quelques efforts, des contacts peuvent être noués. Nous essayons de fournir un certain soutien pour cela.
Pour les organisateurs orientés vers l’étranger, le festival de showcases s’avère incontournable. Il n’existe pas d’autre lieu où l’on peut, en tant qu’organisateur dans le domaine du jazz, entrer en contact avec autant de représentants de ce domaine professionnel, provenant de nombreux pays. Mais bien entendu aussi avec des artistes prometteurs et leur entourage. De telles relations peuvent ainsi être nouées et entretenues.
Un habitué du Jazzahead! m’a un jour décrit cette réalité de la manière suivante: «Il n’y a pas d’autre endroit où l’on peut aussi nettement sentir battre le pouls du jazz international; le Jazzahead! est unique pour cela.»

Comment un visiteur peut-il se préparer afin de tirer le meilleur profit possible d’une visite?
En fait, la réponse est dans la question: tout est dans la préparation. La personne qui arrive au Jazzahead! avec un agenda vide est fortement désavantagée. Dans la plupart des cas, les rendez-vous sont en effet fixés avant l’événement. C’est pourquoi il est fortement conseillé de consulter la base de données des participants suffisamment tôt et de convenir de rendez-vous. Parallèlement à cela, il est recommandé d’étudier attentivement le programme du salon et du festival. D’une part pour prendre note des concerts intéressants et des conférences à ne pas manquer. D’autre part également pour tenter d’évaluer les probabilités de tomber «par hasard» sur une personne qui n’a pas pu être jointe jusqu’ici. Mon conseil: les apéritifs organisés sur les stands des différents pays sont tout à fait appropriés pour cela.
Il convient de tenir compte de la règle générale suivante: au Jazzahead! personne ne va t’attendre! Cela signifie que si je veux faire connaître ma musique ou mon travail à quelqu’un, je dois avoir quelque chose à présenter; matériel de promotion, enregistrements et vidéos seront donc obligatoirement du voyage! Autre aspect important: chacun doit avoir une histoire à raconter. Sinon, cela risque d’être difficile. La concurrence ne dort pas!
Le stand collectif suisse offre la possibilité de présenter du matériel de promotion et d’information, mais il constitue également un lieu où il est possible d’organiser des rencontres avec de potentiels partenaires commerciaux. Et cela gratuitement. Le personnel du stand se tient volontiers à disposition pour aider à nouer des contacts et transmettre certaines informations.

La FONDATION SUISA participe pour la neuvième fois au Jazzahead!. Quelles expériences avez-vous faites avec votre présence à ce salon musical? Combien de visiteurs utilisent l’infrastructure mise à disposition par la FONDATION SUISA au Jazzahead?
En premier lieu, je crois que nous avons réussi à montrer au monde qu’il existe une remarquable scène suisse du jazz dont la qualité n’a rien à envier à celle des scènes jazz d’autres pays. En tant que pays hôte, nous avons l’intention de renforcer cette conviction auprès du public international de manière durable.
Le Jazzahead! s’est depuis longtemps établi comme l’un des lieux de rencontre les plus importants du business international du jazz et connaît, en tant que salon, un véritable boom. Ainsi, le nombre total de visiteurs professionnels a doublé ces six dernières années, en passant de 1500 à 3000 personnes – et l’évolution se poursuit dans ce sens. Nous avons constaté cette tendance assez tôt et avons pu nous positionner en conséquence. Le stand collectif est devenu une «maison suisse» et le premier endroit auquel les participants internationaux s’adressent pour des contacts ou des informations. Nous constatons donc avec satisfaction que nous sommes sur la bonne voie avec nos mesures de promotion. Les participants suisses nous le confirment année après année. Pour cette année, nous avons déjà reçu plus de 60 inscriptions pour notre stand. Mais nous ne nous reposons pas sur nos lauriers. Nous restons attentifs à l’évolution de la scène jazz et prenons au sérieux les critiques constructives de nos co-exposants. L’objectif est, et demeure, de représenter le jazz suisse le mieux possible sur cette scène internationale.

Quels sont pour toi les temps forts du Jazzahead! de cette année – exception faite du quartier général suisse?
Je me réjouis beaucoup de la Swiss Night du 21 avril. Les groupes suisses en showcases vont faire forte impression pour l’image de la Suisse en tant que pays partenaire, j’en suis convaincu. Mais le concert de gala au Bremer Glocke, avec Nik Bärtsch’s Ronin et Hildegard lernt fliegen, sera certainement également l’un des temps forts du Jazzahead!.

Informations complémentaires:
www.switzerland-jazzahead.com
site d’information de la FONDATION SUISA sur le Jazzahead!
www.jazzahead.de (site officiel du salon)

Jazzahead-2015-Schweizer-StandJazzahead!: hier et demain La dixième édition de jazzahead!, qui s’est tenue du 23 au 26 avril 2015 à Brême, a été riche en nouveautés: nouveau lieu, nouveau record de participation, et nouveau stand pour la Suisse. Et en point d’orgue, la révélation du pays partenaire du prochain jazzahead!: en 2016, c’est la scène suisse du jazz qui sera à l’honneur. Continuer

 

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Plus de 3000 participants venant de 55 pays se sont rendus en 2015 au salon professionnel de musique Jazzahead! à Brême. (Photo: Marcel Kaufmann)

Marcel Kaufmann, le jazz suisse bénéficiera cette année d’une superbe plateforme dans le cadre du Jazzahead! Que font la FONDATION SUISA et...Continuer

Précipitation, disputes et projets lors du Womex

Depuis 2006, la FONDATION SUISA tient un stand suisse au Womex, en collaboration avec Pro Helvetia. Mais au fond, quel intérêt y a-t-il à participer à un tel salon? Ane Hebeisen du groupe bernois Da Cruz a fait le test et livre sans complaisance ses expériences à Budapest. Texte de Ane Hebeisen, contributeur invité

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Au centre de l’action du Womex 2015 à Budapest (de g. à d.): notre auteur invité Ane Hebeisen et Mariana Da Cruz (tous deux membres du groupe Da Cruz), Arnaud di Clemente (Bee-Flat im Progr), Mauro Abbühl (Artlink). (Photo: Eric van Nieuwland)

Le stand suisse du salon de musique Womex est désespérément bondé. Avec les Autrichiens, on a lancé des invitations à l’apéro, ce qui a attiré la foule. On sert du fromage, de la viande séchée et du vin, tout en menant de petits entretiens. Les sujets les plus populaires sont l’état du marché helvétique des concerts et les prix fantaisistes des chauffeurs de taxi à Budapest. Un peu à l’écart de la bousculade, la bookeuse du club zurichois Moods négocie avec une agence de concerts française; non loin de là, les organisateurs bernois de Bee-Flat se fraient un chemin à travers la foule et le manager de Sophie Hunger rencontre des gens qui semblent plus ou moins importants. Un orchestre autrichien s’apprête à pousser la chansonnette, mais le service de sécurité de la salle de congrès les fait taire rapidement. En journée, on s’occupe des affaires, la musique est réservée à la soirée.

Le dilemme est connu. Pour être musicien de nos jours, il est conseillé de ne plus se contenter de créer de la musique, mais aussi d’être booker, manager, chargé de communication et manager de label. Et puisqu’il en est ainsi, il convient de se rendre à ce genre de salon de temps à autre. Alors en avant pour le combat. Objectif: remplir la saison estivale 2016 avec quelques engagements à des festivals.

La bonne nouvelle ici au Womex: des festivals en plein air comme Glastonbury, Sziget ou Roskilde ont envoyé des émissaires à Budapest à la recherche de nouveaux groupes. La mauvaise? Ils préfèrent se faufiler incognito à travers le salon. Pourtant, dès qu’ils s’arrêtent, de «vagues connaissances» se massent tout à coup autour d’eux, essayant de leur refiler des CD et des catalogues. Cela doit être fatiguant. Mieux vaut les laisser tranquilles.

«Musique du monde» – un terme marketing désignant les musiques exotiques

Parmi les divers salons consacrés à la musique et festivals showcase, Womex est l’un des plus anciens, et en raison de la niche qu’il sert, ce n’est peut-être pas le plus branché. Mais le Womex est sous-estimé. Il change de ville chaque année, avec une alternance à ce niveau, et il est le plus grand salon du monde pour la musique dite «World Music». Un terme créé il y a près de 30 ans par des responsables marketing de maisons de disques anglaises, qui devait désigner toutes les musiques qui ne rentraient pas dans le cadre général du pop-rock anglo-américain.

Un terme encore et toujours associé à un désagréable mélange de romantisme en toile de jute, d’exotisme du Tiers Monde et de néo-colonialisme culturel. Mais la musique du monde est depuis longtemps devenue un «melting pot» dans lequel bouillonne un peu de tout, de la Global Pop de Manu Chao au Favela Funk brésilien et aux joueurs de cithare mongols, en passant par les études électro-ethnologiques de Björk. La musique du monde est ce qui sonne exotique aux oreilles des Occidentaux.

Tous ceux qui ont quelque chose de musicalement exotique à offrir sont donc au bon endroit ici. Vous êtes sûr de rencontrer quelqu’un qui vous fera avancer. La communauté Womex est devenue une famille très unie: les rédacteurs de radios à la recherche de nouvelles musiques viennent ici, tout comme les organisateurs qui n’ont pas envie de composer leur programme de concerts en se basant uniquement sur les newsletters des diverses agences. Et comme la machinerie branchée britannique s’est un peu essoufflée au cours des dernières années, même les plus gros festivals majeurs sont désormais contraints de s’ouvrir un peu plus au monde pour dénicher de nouveaux talents.

Une préparation sérieuse au salon est indispensable

S’il existe une espèce dont la cote de popularité dans les salons de musique est au plus bas, ce sont bien les représentants de groupes qui, sans y être invités, tendent des enregistrements audio au premier venu, tout en récitant des extraits de la biographie du groupe. Il faut se préparer. Plusieurs semaines avant le salon, il convient d’effectuer des recherches méticuleuses pour savoir qui parmi les organisateurs de concerts, agences ou bookers de festivals sont sur la même longueur d’onde. Ensuite, il faut arranger une brève rencontre avec eux.

Le Womex a mis en place une plate-forme Internet à cet effet, ouverte à toutes les personnes accréditées. Chaque participant y est répertorié, souvent avec son adresse e-mail directe, parfois même avec une photo. Quant à ceux qui ne veulent pas d’un rendez-vous, on les retrouvera certainement lors d’une pause cigarette ou le soir aux concerts, où les groupes d’Afro Beat les plus branchés du monde jouent à qui mieux mieux avec des M.I.A.s cambodgiennes déguisées en Mickey, des étoiles montantes brésiliennes du hip-hop ou encore des groupes de métal chinois.

Des rencontres professionnelles lors du Womex – tantôt prometteuses, tantôt vagues

Revenons au salon. Ma voix est enrouée, j’ai mal à la tête. Jusqu’ici, les réunions se sont plutôt bien passées. Le Monsieur d’un grand festival Open Air au Luxembourg a sagement écouté les liens que je lui avais préalablement envoyés et pose une option pour une date en juillet. Seul son associé pourrait encore faire capoter la situation. Il raconte, énervé, qu’il a été emprisonné pendant les émeutes Globus à Zurich et que depuis lors, il fuit la Suisse comme la peste. Je me montre touché et espère qu’il fera preuve d’indulgence.

Un festival d’Amsterdam et une grande fête de la ville d’Hanovre réservent également une date pendant l’été. Il paraît que la fête attire chaque année près de 15 000 personnes. Un organisateur d’Helsinki est également tellement enchanté par ce qu’il a entendu qu’il voudrait engager le groupe pour un festival en mai. Et la délégation d’un grand organisateur turc qui monte les plus grands festivals en plein air du pays vient carrément à la réunion avec deux organisateurs de festivals israéliens en plus. Ils disent avoir parlé ensemble du groupe, puis avoir décidé de mettre en route quelque chose en commun.

D’autres projets restent vagues. Par exemple avec les Français. Le festival Jazz à Vienne se montre intéressé mais dit qu’ils se manifesteront en cas de besoin. Tout comme le festival Les Suds à Arles. Et Roskilde? Ils sont passés en coup de vent juste pour dire bonjour. C’est tout. Glastonbury? On n’a pas vu la personne en charge de ce festival. Sziget? Une conversation avec le booker a révélé que la programmation «World» du festival est plutôt conservatrice – difficile pour un groupe qui compte un ordinateur portable parmi ses instruments.

Les efforts pour participer au salon et la persévérance dans le suivi peuvent s’avérer payants

C’est toujours pareil quand on revient d’un salon de musique: on range soigneusement les innombrables cartes de visite, on passe en revue les diverses rencontres et on se berce dans la certitude que la carrière mondiale semble être à portée de main. Trois semaines plus tard, on constate que les nouvelles amitiés et relations commerciales ne sont finalement pas aussi solides que ce que l’on croyait et que les relances sont plus difficiles que ce que l’on imaginait. Il en sera de même cette année.

Mais les années passées ont montré que les efforts ainsi qu’une certaine persévérance peuvent s’avérer payants. Des concerts au Montréal Jazz Festival, au festival en plein air Fernwärme à Vienne, au festival Fiest’A Sète, au World Village à Helsinki ou encore au Festival d’été de Québec ont pu avoir lieu grâce à la présence au Womex. Nos agences en France et en Italie nous ont également découverts ici, après que nous ayons joué lors d’un showcase en 2009 à Copenhague.

Une semaine après le salon, les Turcs se sont manifestés. Tout serait en bonne voie. Ils disent avoir déjà souvent écouté le CD et l’apprécier. Un festival espagnol nous a également contactés en nous demandant si le groupe percevait quelconques aides financières. Si oui, cela les intéresserait. Eh oui, c’est la crise. Elle ne s’est pas non plus arrêtée aux portes de la musique du monde. Les négociations peuvent démarrer.

www.womex.com

L’auteur Ane Hebeisen joue dans le groupe bernois Da Cruz et est journaliste au sein du quotidien «Der Bund».

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La Suisse est pays partenaire du jazzahead! 2016

Le jazzahead! à Brême est la plus importante rencontre internationale annuelle entre professionnels du jazz. Le statut de pays partenaire offre à la Suisse la possibilité de présenter la scène jazz helvétique dans toute sa diversité. Texte: Urs Schnell, FONDATION SUISA

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Le stand commun suisse cette année à Brême. En 2016, la Suisse sera officiellement partenaire de jazzahead! (Photo: Marcel Kaufmann)

Le pays partenaire suisse se réjouit de vos inscriptions!

La FONDATION SUISA et Pro Helvetia offrent à tous les participants suisses la possibilité de s’inscrire au jazzahead! au tarif réduit de 120 Euro (TVA non inclus). Profitez gratuitement du stand commun suisse comme plateforme et point de rencontre du salon dans la halle 6.

Les inscriptions en ligne sont ouvertes: Inscrivez-vous dès maintenant comme co-exposant: www.fondation-suisa.ch/jazzahead

Soirée d’information jazzahead 2016! dans le cadre du Jazzfestival Willisau

Le Syndicat Musical Suisse (SMS) vous invite à son apéro d’été dans le cadre du Jazzfestival Willisau le 29 août 2015 entre 17h00 et 19h30 dans la Stadtmühle Willisau pour une soirée d’information au sujet du jazzahead! 2016. Pour de plus amples informations, veuillez contacter: info(at)musiksyndikat(dot)ch

Des informations plus détaillées sur le programme du pays partenaire 2016 suivront. N’hésitez pas à contacter messen(at)fondation-suisa(dot)ch si vous avez des questions.

www.jazzahead.de

Cette fenêtre suisse ainsi mise à l’honneur est organisée par la FONDATION SUISA et Pro Helvetia en collaboration avec le Syndicat Musical Suisse (SMS).

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Le stand commun suisse cette année à Brême. En 2016, la Suisse sera officiellement partenaire de jazzahead! (Photo: Marcel Kaufmann)

Le pays partenaire suisse se réjouit de vos inscriptions!

La FONDATION SUISA et Pro Helvetia offrent à tous les participants suisses la possibilité de s’inscrire au jazzahead! au tarif réduit de 120 Euro (TVA non inclus). Profitez gratuitement du stand commun suisse comme plateforme et point de rencontre du salon dans la halle 6.

Les inscriptions en ligne sont ouvertes: Inscrivez-vous dès maintenant comme co-exposant: www.fondation-suisa.ch/jazzahead

Soirée d’information jazzahead 2016! dans le cadre du Jazzfestival...Continuer

Midem 2015: top ou flop pour cette première édition en été?

Avec des représentants de 75 pays et trois nouveaux pays proposant un stand – Afrique du Sud, Israël et Côte d’Ivoire – le Midem 2015 a eu lieu en été pour la première fois de son histoire.

Midem2015-OutsideView

Pour la première fois, le Midem n’a pas eu lieu en hiver, mais du 5 au 8 juin 2015. (Photo: DR / Midem.com)

Ci-après, une brève comparaison en chiffres entre le salon hivernal 2014 et l’édition estivale 2015:

Midem 2014 2015
Participants 6150 5500
Exposants 1236 1100
Pays 75 75
Pavillons de pays 39 35
Concerts 46 34
Journalistes 185 145
Conférences 120 93
(indications fournies par Reed Midem)
Participants au stand collectif suisse
Sociètés 37 25
Personnes 62 41
(indications fournies par la FONDATION SUISA)

Jubilé: les 50 ans du Midem

L’an prochain, le Midem fêtera son 50e anniversaire – félicitations! Qu’est-ce qui va changer, qu’est-ce qui va rester? Selon les informations en notre possession, le Midem devrait avoir lieu en été au Palais de Cannes, cela au moins pendant les cinq prochaines années. Il devrait avoir lieu en semaine, permettant ainsi aux représentants du monde musical de disposer de leurs week-ends. Le prochain Midem aura lieu du vendredi 3ème au lundi 6 juin 2016 mardi 28 juin au vendredi 1er juillet 2016.

Avis des participants au stand collectif suisse 2015

Après le Midem de cette année, nous avons demandé à quelques participants au stand collectif suisse comment ils ont vécu cette édition 2015 du salon et s’ils avaient l’intention d’y participer à nouveau l’an prochain.

Midem2015-Oberholzer-Philipp

Marcel Oberholzer (Yes Music AG) et Irène Philipp (SUISA).

Marcel Oberholzer, Yes Music AG, www.djbobo.ch:

«Après avoir fréquenté le Midem pendant 19 ans en janvier ou février, je trouve personnellement que le placement en juin n’est pas optimal. Il s’agit maintenant de voir dans quelle mesure les labels pourront adapter leurs planifications annuelles à ces nouvelles dates, et s’ils le feront effectivement.

A mon avis, l’âge moyen des participants au Midem est quelque peu en baisse, dû notamment aux nombreuses idées orientées vers l’avenir. Pour les nouveaux arrivants, le ‹Midem Networking Village› s’avère très intéressant, car il présente toute la palette proposée par l’industrie musicale en 2015. Panels, réseautage et conférences permettent ainsi aux néophytes d’obtenir une intéressante vue d’ensemble du business musical.

Avec les partenaires de longue date, des contacts quasi-quotidiens existent aujourd’hui grâce aux ‹moyens de communication modernes›, et il n’est par conséquent plus nécessaire d’attendre le ‹meeting annuel› du Midem. Cette situation explique probablement en partie le recul du nombre de visiteurs. Mais il faut tout de même constater que de nombreux nouveaux liens, souvent prometteurs, sont noués lors du Midem.

En tant que participant au stand suisse de la FONDATION SUISA, on peut profiter de la possibilité d’inviter ses partenaires d’affaires directement «chez soi», au stand; cela permet des réunions plus détendues, mais également de rencontrer davantage de personnes et d’organiser plus de rendez-vous, car il n’est pas nécessaire de se déplacer de halle en halle ou d’hôtel en hôtel.

De plus, le personnel du stand SUISA offre en tout temps un soutien professionnel et sympathique. Le stand suisse est un véritable bijou, avec une grande surface disponible et des espaces de rencontre sur le balcon extérieur qui offrent une vue magnifique sur le port et la vieille ville de Cannes – un endroit idyllique avec une véritable ambiance «Côte-d’Azur», parfait pour des rendez-vous d’affaires.

Le slogan ‹Music made in Switzerland› est ainsi décliné avec conviction au stand suisse, et communiqué au monde de la musique.»

Midem2015-Schuemichen-Lanzinger

Pia Schümichen (à g.) et Annette Lanzinger (toutes deux Dr. Sauter Musikverlag GmbH).

Dr. Sauter Musikverlag GmbH, www.sautermusik.de:

«Nous trouvons que ces dates au mois de juin conviennent bien. Nous avons cependant trouvé dommage que, malgré le beau temps, il y ait eu peu d’animations à l’extérieur, comme par exemple les prestations de petits groupes qu’on peut voir dans les cafés. Par hasard, nous sommes tombés sur un groupe dans un bar, et c’était vraiment cool.

Nous estimons qu’il n’y a pas eu plus de visiteurs que précédemment en janvier.
Globalement, nous avons apprécié ce Midem au mois de juin ; cependant, les thèmes des exposés de cette année étaient à notre avis trop restreints – synch. et streaming. Malheureusement, le nombre de visiteurs diminue chaque année et cela signifie également moins d’occasions de nouer des contacts. Nous avons constaté que certains collègues sont certes sur place, mais sans accréditation pour le Midem, et organisent leurs rendez-vous à l’extérieur du salon. Le coût élevé de l’accréditation explique certainement une telle attitude.»

Stefan Planta, TBA/Phonag:

«Nous déciderons ultérieurement si nous nous rendrons au Midem l’an prochain ou non.»

Midem2015-Martinuzzi-Prinz-Hoerhager

De g.à d.: Giancarlo Martinuzzi, Andy Prinz, David Hörhager.

Andy Prinz, Andy Prinz Publishing, www.andyprinz-publishing.com:

«Pour nous, le Midem 2015 a été un succès sur toute la ligne. Sans aucun doute possible, l’atmosphère à cette période de l’année était nettement plus détendue, et cela a eu un effet positif sur nos affaires.

Nous participerons au prochain MIDEM, c’est sûr, et cela notamment en raison des excellentes conditions offertes aux co-exposants par la FONDATION SUISA.»

Midem2015-Brunko-White

Pascal Brunko et Violeta White.

Pascal Brunko et Violeta White, Damp Music, www.damp-music.com:

«Pour nous, le Midem s’est fort bien passé. Le stand de la FONDATION SUISA était très bien organisé pour nos rendez-vous avec nos clients et la terrasse était un luxe très agréable. L’équipe de SUISA présente sur le stand s’est montrée très gentille et dynamique et nous ont fourni plein d’informations utiles pour que notre MIDEM 2015 se passe bien. Nous nous réjouissons déjà de l’année 2016!»

Serge Gauya Management / SG Productions Editions (SGPE International), www.sergegauya.com:

«Comme toujours, j’ai apprécié le stand et l’ambiance professionnelle que toute l’équipe arrive à créer. Sauf autre engagement, je serai présent en 2016.»

Midem2015-Jones-Ruessel-Allain

De g. à d.: Sabine Jones (SJ Consultancy) Marcus Ruessel (Gigmit) et Michel Allain (Fasttrack).

Sabine Jones, SJ Consultancy, sjconsultancy.net:

«En tant que consultante indépendante, avec des clients principalement en Suisse, en Allemagne et en Autriche, mais également sur le continent américain (USA, Brésil), une présence au Midem paraît logique, car c’est une bonne occasion de renforcer son réseau. Malheureusement, nous avons constaté cette année que de nombreuses personnes présentes se sont passées d’un billet d’entrée et ont profité du beau temps pour organiser des rencontres hors du Palais, au lieu de prendre le chemin des stands. Même les panels les plus intéressants n’étaient pas toujours complets – une fréquentation restreinte qui peut être due à l’organisation de certains événements en plein milieu d’un couloir.

A mon avis, l’organisation du Midem en mars ou avril serait plus judicieuse. Tout d’abord, l’été est une période de vacances; de plus, parmi mes partenaires commerciaux, certains ont déjà signalé qu’un placement du Midem en juin ou juillet s’avère trop proche des dates habituelles de décompte ou d’autres ‹dates importantes›, et qu’ils n’allaient donc pas y participer. Dans ces conditions, et au vu des coûts d’une telle présence, il est également possible que je remette en question ma participation en 2016; de plus, un séjour à Cannes en haute saison est plus onéreux qu’en janvier.»

Rudi Schedler Musikverlag GmbH, www.schedlermusic.com:

«Nous allons décider en début d’année 2016 si nous participerons, et le cas échéant à quel stand.»

Stephan Heim, Head of Marketing & Administration www.adon.ch:

«Personnellement, je trouve qu’un Midem en été est une très bonne idée; j’ai trouvé l’ambiance plus agréable, avec une plus grande créativité et une plus grande ouverture qu’en février. Cela s’explique par la participation des établissements du bord de mer au Midem; les showcases et le salon se déroule ainsi davantage à l’extérieur, ce que je trouve très positif. Et, oui, nous allons très probablement à nouveau participer l’an prochain.»

Midem2015-Kruesi-Sauder-Heim

De g. à d.: Andreas Krüsi (Adon), Sabrina Sauder, Stephan Heim (Adon).

Sabrina Sauder, www.sabrinasauder.ch:

«Ce premier Midem en juin a été très agréable pour moi, notamment parce que j’ai pu l’associer à quelques jours de vacances. Mais j’ai tout de même eu l’impression que ces nouvelles dates ont attiré moins de professionnels de l’industrie musicale à Cannes. Parmi eux, beaucoup étaient probablement en tournée avec leurs artistes; le fait est que le nombre de participants a encore diminué. Personnellement, je dois avouer que ces températures élevées ont eu tendance à me pousser vers la plage, et à me détourner quelque peu des surfaces d’exposition.

Le stand SUISA était comme toujours très bien équipé, avec également la présence d’un personnel très sympathique. Et l’apéro était l’événement à ne pas manquer! J’ai également apprécié la présence chez vous de votre propre routeur. Enfin un Internet qui fonctionne!

Je ne peux pas encore dire si je vais participer au prochain Midem. Cette année, les personnes présentes ne m’ont pas vraiment convaincues de l’utilité de notre participation et il est difficile de dire si un déplacement de l’événement encore plus tard dans l’année va améliorer cet état de faits …»

Walter Holzbaur, www.wintrup.de:

«Le Midem a été assez „chaud“ pour nous aussi, et nous avons passé la plus grande partie du temps au Carlton ou dans les bars de plage des environs. En fait, c’est bien dommage, car l’hospitalité du stand suisse est toujours fantastique! Les dates de l’années prochaine sont encore plus mauvaises que celles de cette année. Nous déciderons donc plus tard d’une éventuelle participation, et si oui sous quelle forme. Nous attendons de voir la tendance se dessiner. Le Midem est désormais divisé en deux «camps» : le premier se trouve au Palais, avec des panels pas toujours très intéressants ; le second,  plus intéressant pour nous, au Carlton et dans ses environs – dans le deuxième cas, 2 jours suffisent, avec des entretiens de 30 minutes à chaque fois.»

Midem2015-Schnell-Schiess-Wegener

De g. à d.: Urs Schnell (FONDATION SUISA), Martin Schiess (K-tel), Poto Wegener (SWISSPERFORM).

Martin Schiess, Managing Director, www.k-tel.ch:

«Midem 2016: du mardi 28 juin au vendredi 1er juillet 2016. A mon avis, ce ne sont pas de bonnes dates. Début juin, comme cette année, cela convenait. En plus, je perdrais trop de temps dans le cas d’un salon se déroulant entièrement en semaine. Le week-end, c’était parfait.
Si le salon a lieu aux dates annoncées, je ne participerai probablement pas.»

Grégoire Liechti, www.sidomusic.com:

«Le bureau du Midem nous l’avait annoncé ‹la date du rendez-vous incontournable des professionnels de la musique a changé›! Nous voici au mois de juin, à Cannes, sous un soleil radieux et une température estivale.

Me concernant, j’ai beaucoup apprécié ce Midem, même si il est vrai qu’il y avait moins de monde que d’habitude. J’ai pu comme chaque année: voir nos partenaires étrangers, rencontrer les éditeurs que nous représentons, ainsi que faire de nouvelles connaissances. Il n’y a qu’au Midem où, dans la même journée, nous pouvons rencontrer un éditeur d’un pays émergent (droit d’auteur) et un directeur créatif basé à Londres.

En ce qui concerne le prochain Midem, c’est encore trop tôt pour se prononcer. Mais on peut déjà imaginer, vu les dates annoncées, qu’il risque d’y avoir encore moins d’inscrits que pour l’édition 2015.»

Midem2015-Gelewski-Liechti

De g. à d.: Lysander Gelewski (Mymusicrights) et Grégoire Liechti (Sidomusic).

Lysander Gelewski, Mymusicrights Sàrl, www.mymusicrights.ch:

«Midem 2015 – mon point de vue subjectif: j’avoue volontiers que, après 8 heures de key notes, speedmeetings, legal summit et autres négociations bilatérales avec des sous-éditeurs du monde entier, c’était un véritable délice que de sauter dans les vagues de la Méditerranée, à deux pas du Palais des Festivals. ‹No regrets› donc en ce qui concerne la migration météorologique du Midem de janvier à juin.

Je considère que c’est un grand privilège pour nous de disposer de notre propre stand suisse, avec du personnel toujours aimable, disponible et compétent. Si bien situé que, parmi mes partenaires commerciaux, plusieurs m’ont posé la question suivante: ‹Can we meet on the nice terrace of the Swiss stand?› D’un autre côté, je trouve dommage que, année après année, d’autres stands de pays ou d’entreprises disparaissent et que de nombreux meetings se déplacent vers les lobbies d’hôtels.

Pour notre petite société, j’ai trouvé un bon équilibre entre séances d’information et réunions d’affaires. Les ‹legal workshops› ont été de mon point de vue les plus passionnants, avec des participants de haut niveau; les sujets abordés ont été principalement la révision du Copyright Act américain, les nouveaux développements au niveau de l’UE, les options stratégiques des grandes sociétés de gestion, l’échange international de données, etc. Pratiquement, j’ai beaucoup appris dans le cadre des nombreuses ‹synch-sessions›. Il s’agit là d’un marché d’avenir, également pour la musique suisse.

Alors, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes? Non. J’ai notamment été un peu choqué par l’augmentation des prix dans les hôtels et les restaurants. 10% à 30%, cela semble être la norme. Une petite anecdote: le mardi suivant le Midem, nous nous sommes assis sur l’une des terrasses les plus tape-à-l’œil de la Rue Saint-Antoine; le même menu était affiché avec deux prix différents, à un endroit € 33 et à un autre € 39. Mal à l’aise, le garçon nous lance alors: ‹Veuillez m’excuser, € 39 c’était le prix durant le Midem …› Ce n’est pas la question de quelques euros, mais de ce sentiment désagréable dont parle si bien Polo Hofer dans sa chanson ‹Kiosk›.

Je vais probablement me rendre à Cannes en 2016, même si ce sera en grinçant un peu des dents. Car le Midem reste le salon de la musique par excellence, même si sa fonction a évolué: de ‹deal-maker› à ‹trend-setter›. Et, finalement, qui peut résister au charme d’Erika, Nadia et Marcel au stand suisse?»

Sauf autre mention, photos d’Erika Weibel et de Marcel Kaufmann.

Le stand collectif suisse au Midem est organisé dans le cadre d’une collaboration entre la Fondation des producteurs de phonogrammes, la FONDATION SUISA et SUISA.

Mise à jour, 1.3.2016: Les dates du Midem 2016 ont été déplacées après la publication de cet article. Le salon se tiendra du 3 au 6 juin 2016. Les dates sont corrigées dans le texte.

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  1. Nina dit :

    Hallo!

    Die MIDEM 2016 findet vom 3.-6. Juni 2016 statt, und nicht wie hier steht, vom 28. Juni – 1. Juli 2016 …

    Nina

    • Manu Leuenberger dit :

      Liebe Nina
      Vielen Dank für den Hinweis. Der Veranstaltungstermin der Midem 2016 wurde nach Publikation dieses Beitrags verschoben. Die neuen Daten haben wir nun im Beitrag ergänzt.
      Manu Leuenberger, Kommunikation SUISA

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Avec des représentants de 75 pays et trois nouveaux pays proposant un stand – Afrique du Sud, Israël et Côte d’Ivoire – le Midem 2015 a eu lieu en été pour la première fois de son histoire.

Midem2015-OutsideView

Pour la première fois, le Midem n’a pas eu lieu en hiver, mais du 5 au 8 juin 2015. (Photo: DR / Midem.com)

Ci-après, une brève comparaison en chiffres entre le salon hivernal 2014 et l’édition estivale 2015:

Midem 2014 2015
Participants 6150 5500
Exposants 1236 1100
Pays 75 75
Pavillons de pays 39 35
Concerts 46 34
Journalistes 185 145
Conférences 120 93
(indications fournies par Reed Midem)
Participants au stand collectif suisse
Sociètés 37 25
Personnes 62 41
(indications fournies par la FONDATION SUISA)

Jubilé: les 50 ans du Midem

L’an prochain, le Midem fêtera son 50e anniversaire – félicitations! Qu’est-ce qui va changer, qu’est-ce qui va rester? Selon les informations en notre possession, le Midem devrait avoir lieu en été au Palais de Cannes, cela au moins pendant...Continuer

Présenter, c’est innover: quatrième édition de Classical:NEXT

Déménager la Classical:NEXT dans la salle de concert rotterdamoise de Doelen, après deux ans passés sur les très vénérables parquets viennois, était certainement un coup de poker osé de la part de l’organisateur Piranha Arts. Mais il s’est révélé habile, car l’objectif de ces rencontres musicales se reflète bien dans l’esprit du port néerlandais à l’architecture audacieuse, colorée et moderne: présenter les courants et les projets actuels et innovants de la scène classique internationale. Par Lisa Nolte, contributrice invité

Classical-Next-2015-Kaleidoscope-String-Quartet

Surprise lors du showcase du Kaleidoscope String Quartet suisse à la Classical:NEXT 2015: un siège est resté vide. La performance réarrangée pour un trio à cordes à la dernière minute a été saluée par une salve d’applaudissements. (Photo: Eric van Nieuwland)

La quatrième édition de l’événement musical Classical:NEXT s’est tenue à Rotterdam du 20 au 23 mai 2015. Depuis maintenant trois ans, la Suisse y est présente avec son stand commun porté par la FONDATION SUISA. Et, tout comme la Classical:NEXT avec ses 1000 participants, la musique «made in Switzerland» peut elle aussi se féliciter d’un nouveau petit record en 2015: 20 ensembles, labels, organisateurs, associations et fondations sont venus de tout le pays pour converger vers Doelen, du festival de Lucerne DC Audio Engineering, en passant par la fondation J. S. Bach de Saint-Gall et les Madrigalisten de Bâle.

Fourmillement sur le stand suisse

Il vaut toujours la peine de parcourir la longue route qui sépare désormais l’événement de la Suisse. Et les participants du stand le prouvent, eux qui sont venus une nouvelle fois au salon et ont utilisé sans relâche les bureaux «pop up» installés dans l’Arcadis Zaal du premier étage pour y organiser leurs réunions. Le Canada, pays invité, a planté sa tente juste à côté du stand suisse, ce qui a certainement contribué à entretenir le flux constant de passants sur cet emplacement un peu à l’écart. Mais c’est le désormais traditionnel apéro «Alpine cocktail», co-organisé par la Suisse et l’Autriche, qui a véritablement attiré les foules. Parmi les convives se trouvait Jasper Renema, le référent culture de l’ambassade suisse.

Les nouveaux venus ont pu d’ailleurs profiter eux aussi de l’expérience des autres participants. C’est ainsi que Felix Heri, co-directeur de la Sinfonietta de Bâle, décrit ses premières impressions: «C’est une atmosphère très particulière. Il se passe énormément de choses et l’on peut presque passer son temps à aller de stand en conférence, sans faire de pause. Pour réseauter, c’est super d’avoir à ses côtés quelqu’un comme Etienne Abelin, qui peut aider à ouvrir des portes et à nouer des contacts».

Le violoniste Etienne Abelin, membre cette année du jury des showcases, fait partie des porte-étendards suisses à la C:N. Il pense que le déménagement à Rotterdam était une bonne idée: «Ici, on ne pense pas du tout le classique comme dans les pays germanophones. On met plus l’accent sur un lien organique entre le contenu, la présentation et la communication. La transmission est d’une certaine manière pensée avec le contenu et n’en est pas séparée.»

Showcases et prix de l’innovation

La présentation joue un rôle prépondérant à la C:N, et cela se voit dans les showcases. De l’art vidéo, des ambiances lumineuses sur scène ou des chants diphoniques, accompagnés de mouvements expressifs à la limite de la danse expressionniste: voilà quelques-unes des friandises pour les yeux qui ont été offertes au spectateur.

Entre ces concerts à la scénographie sophistiquée, la performance du Kaleidoscope String Quartet semblerait presque traditionnelle, mais c’est sans compter le talent avec lequel la formation surprend son public. En effet, en l’absence du second violon, le quartet a dû réarranger dans l’urgence ses morceaux pour l’adapter à un trio à cordes. L’engagement sans relâche des trois musiciens a été salué par un tonnerre d’applaudissements et de cris d’admiration à l’issue de leur prouesse.

La présence suisse à Rotterdam a été marquée par un dernier grand moment lors du gala de clôture: la remise du premier Prix de l’innovation, décerné par la «Classical:NEXT Community» (c’est ainsi que les organisateurs aiment à appeler, depuis la première édition, tous les accrédités) par vote électronique. Le premier prix a été remis au projet Ark Nova du festival de Lucerne, qui, grâce à une salle de concert gonflable, a fait à nouveau résonner la musique dans la région japonaise du Tohoku, dévastée par le séisme et le tsunami. «L’innovation peut surgir partout et à tout moment», explique Michael Haefliger, directeur du festival de Lucerne. «Elle se trouve à l’intersection entre l’art, la communauté et le sens.»

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Déménager la Classical:NEXT dans la salle de concert rotterdamoise de Doelen, après deux ans passés sur les très vénérables parquets viennois, était certainement un coup de poker osé de la part de l’organisateur Piranha Arts. Mais il s’est révélé habile, car l’objectif de ces rencontres musicales se reflète bien dans l’esprit du port néerlandais à l’architecture audacieuse, colorée et moderne: présenter les courants et les projets actuels et innovants de la scène classique internationale. Par Lisa Nolte, contributrice invité

Classical-Next-2015-Kaleidoscope-String-Quartet

Surprise lors du showcase du Kaleidoscope String Quartet suisse à la Classical:NEXT 2015: un siège est resté vide. La performance réarrangée pour un trio à cordes à la dernière minute a été saluée par une salve d’applaudissements. (Photo: Eric van Nieuwland)

La quatrième édition de l’événement musical Classical:NEXT s’est tenue à Rotterdam du 20...Continuer

Stand commun suisse au Womex 2015 à Budapest

Cette année, le Womex aura lieu du 21 au 25 octobre à Budapest. Depuis plus de 20 ans, musiciens, programmateurs, agents artistiques et représentants de labels et de maisons d’édition se donnent rendez-vous à l’occasion du plus grand salon consacré aux musiques du monde et aux musiques folkloriques. Participez vous aussi à ce rendez-vous professionnel: la FONDATION SUISA et Pro Helvetia proposent un stand commun aux participants suisses.

Womex-2014-Showcase-Audience

Rendez-vous professionnel le jour, événement musical le soir: en 2014, les nombreux showcases du Womex ont fait le bonheur le public. (Foto: Jacob Crawfurd / Womex.com)

L’ensemble des représentants suisses de la musique traditionnelle et folklorique pourront profiter du stand commun suisse proposé par la FONDATION SUISA et Pro Helvetia à l’occasion du Womex 2015. En tant que co-exposant du stand commun, vous pourrez bénéficier des avantages suivants:

  • Accréditation à prix réduit: vous bénéficiez d’une accréditation à prix réduit pour le salon.
  • Un bureau au Womex: libre utilisation de l’infrastructure du stand commun suisse.
  • Apéritif suisse: profitez de l’apéritif organisé sur le stand suisse pour entretenir votre réseau avec vos partenaires commerciaux.
  • Service personnel: bénéficiez du soutien professionnel et engagé de l’équipe du stand.

Durant la journée, les affaires …

Durant la journée, les locaux du Womex accueillent le plus grand rendez-vous commercial annuel consacré aux musiques du monde et aux musiques folkloriques. Cartes de visite, CD et adresses Internet sont échangés dans une ambiance informelle: les programmateurs de concerts, éditeurs et labels recherchent des performances hors norme, tandis que les musiciens issus de différents continents et horizons musicaux se rencontrent pour lancer des projets communs.

Malgré une activité intense, l’ambiance du salon est plutôt détendue: autour d’un verre de bière, de vodka, de vin ou encore d’un café, les participants élaborent et évaluent des offres, signent des contrats ou partagent des réflexions personnelles sur la musique et les affaires.

… et en soirée des concerts

Tous les soirs, le Womex se transforme en véritable événement musical: on y découvre des groupes venus d’Asie, jouant d’instruments peu connus sous nos latitudes, des formations de 15 instruments à vent venues d’Amérique centrale ou encore des musiciens scandinaves, des groupes de fado, d’afrobeat, etc. …

Les concerts accueillent toujours de nombreux visiteurs. Les représentants des labels, maisons d’édition et festivals s’inspirent de ces performances, et les journalistes musicaux suivent les tendances avec grand intérêt. Les amateurs de musique pourront se laisser envoûter par les représentations variées et hors du commun. A l’instar d’Erika Stucky et du groupe bernois Da Cruz, qui ont déjà conquis le public du Womex, les musiciens folkloriques suisses et de musiques du monde ont tout intérêt à se porter candidats pour participer au programme de showcases du salon.

Des astuces pratiques pour la visite du salon

Vous êtes dans le domaine des musiques folkloriques et des musiques du monde et envisagez de participer au Womex? Nous avons réuni pour vous quelques astuces pour une visite réussie:

Si vous vendez de la musique …

  • Veillez à proposer et à présenter un produit «prêt à l’emploi», soit par exemple un groupe prêt à partir en tournée et disposant d’un site Internet, de matériel promotionnel et de chansons enregistrées de manière professionnelle.
  • Connectez-vous au site Internet virtualWOMEX. Cette plate-forme vous permet d’organiser des réunions avec des partenaires commerciaux intéressants avant le début du salon. Fixez vos rendez-vous d’affaires à temps, soit au plus tard deux semaines avant l’ouverture du salon.
  • Essayez dès que possible de placer un groupe dans un showcase Womex.

Si vous achetez de la musique …

  • Utilisez également la plate-forme virtualWOMEX en tant qu’«acheteur» pour fixer vos rendez-vous commerciaux dès que possible.
  • De nombreux showcases se chevauchent. Il est recommandé de prendre connaissance du programme à l’avance, afin de ne pas manquer les rendez-vous intéressants.

Pourquoi participer au Womex?

Les principaux faits et chiffres de l’édition 2014 du Womex sont des arguments convaincants:

  • 2400 délégués et 1470 entreprises de plus de 90 pays
  • 950 programmateurs de concerts et de festivals et organisateurs de tournées
  • 450 labels, éditeurs et distributeurs
  • 500 agents de réservation, 400 agents artistiques et 250 producteurs
  • 200 journalistes musicaux venus du monde entier
  • Plus de 60 showcases avec 320 artistes sur 7 scènes
  • virtualWOMEX – your online gateway to the global music community

Rendez-vous à Budapest pour profiter vous aussi des avantages de l’édition 2015 du Womex, le plus grand salon consacré à tous les genres de musiques du monde.

Les coûts relatifs au stand commun suisse sont pris en charge par la FONDATION SUISA, en coopération avec Pro Helvetia et SUISA.

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Cette année, le Womex aura lieu du 21 au 25 octobre à Budapest. Depuis plus de 20 ans, musiciens, programmateurs, agents artistiques et représentants de labels et de maisons d’édition se donnent rendez-vous à l’occasion du plus grand salon consacré aux musiques du monde et aux musiques folkloriques. Participez vous aussi à ce rendez-vous professionnel: la FONDATION SUISA et Pro Helvetia proposent un stand commun aux participants suisses.

Womex-2014-Showcase-Audience

Rendez-vous professionnel le jour, événement musical le soir: en 2014, les nombreux showcases du Womex ont fait le bonheur le public. (Foto: Jacob Crawfurd / Womex.com)

L’ensemble des représentants suisses de la musique traditionnelle et folklorique pourront profiter du stand commun suisse proposé par la FONDATION SUISA et Pro Helvetia à l’occasion du Womex 2015. En tant que co-exposant du stand commun, vous pourrez bénéficier...Continuer

Jazzahead!: hier et demain

La dixième édition de jazzahead!, qui s’est tenue du 23 au 26 avril à Brême, a été riche en nouveautés: nouveau lieu, nouveau record de participation, et nouveau stand pour la Suisse. Et en point d’orgue, la révélation du pays partenaire du prochain jazzahead!: en 2016, c’est la scène suisse du jazz qui sera à l’honneur. Texte: Marcel Kaufmann, FONDATION SUISA

Jazzahead-2015-stand-suisse

«Music made in Switzerland» au cœur de l’action à jazzahead!: le stand suisse, placé au centre du salon cette année à Brême, s’est imposé comme un point de rencontre incontournable et le fer de lance de la musique suisse. En 2016, la Suisse sera officiellement partenaire de jazzahead! (Photo: Marcel Kaufmann)

Il était temps de déménager dans un lieu plus grand: pour cette édition anniversaire, jazzahead! s’est offert un déménagement dans les halls 6 et 7 du centre d’exposition de Brême (Messe Bremen). Cet événement jazz d’envergure internationale avait grandi pendant les dernières années à une vitesse telle que les locaux du Congress Centrum étaient devenus trop exigus pour accueillir les désormais plus de 3000 visiteurs.

Les programmateurs de festivals et de salles de spectacles, les représentants de labels, producteurs, exportateurs, médias, artistes, et bien d’autres acteurs de la scène jazz étaient venus de 55 pays. Tous ont profité de cette dixième édition de jazzahead!, qui s’est tenue du 23 au 26 avril, pour soigner leurs relations, écouter de la musique … ou bien en jouer.

«Music made in Switzerland» au salon de la musique

Les 42 personnes et institutions suisses qui participaient au stand commun de la FONDATION SUISA et de Pro Helvetia ont pu profiter de ces nouveaux locaux plus confortables. Situé au cœur de la halle, l’incontournable stand suisse a présenté un visage uni de la musique «made in Switzerland» au reste du monde. Au milieu de l’effervescence du salon, il s’est imposé comme un point de repère et de rencontre.

Quatre formations suisses ont obtenu une place au showcase officiel et ont pu ainsi se présenter au public international en live. Le contrebassiste bernois Bänz Oester et ses Rainmakers ont séduit le public le vendredi soir. Le groupe zurichois Weird Beard, rassemblé autour du saxophoniste Florian Egli, le Fischermanns Orchestra de Lucerne et le Florian Favre Trio venu de Romandie ont montré tout leur talent le samedi.

La Suisse, pays partenaire de jazzahead! 2016

Au matin du dernier jour le nom du prochain pays partenaire de l’événement a été annoncé. Chaque année, ce programme de partenariat musical met à l’honneur un pays et sa scène jazz. Pour le jazzahead! 2016, c’est la Suisse qui sera au cœur de tous les intérêts! Cette année, la France bénéficiait de ce statut d’exception. Et par le passé, l’Espagne, la Turquie, Israël et le Danemark avaient eux aussi été placés sous les feux de la rampe.

La présence suisse à jazzahead! 2016 à Brême sera orchestrée par la FONDATION SUISA, la fondation pour la promotion de la musique de la SUISA, et Pro Helvetia, en collaboration avec le Syndicat musical suisse (SMS). L’an prochain, le salon international du jazz aura lieu du 21 au 24 avril 2016.

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La dixième édition de jazzahead!, qui s’est tenue du 23 au 26 avril à Brême, a été riche en nouveautés: nouveau lieu, nouveau record de participation, et nouveau stand pour la Suisse. Et en point d’orgue, la révélation du pays partenaire du prochain jazzahead!: en 2016, c’est la scène suisse du jazz qui sera à l’honneur. Texte: Marcel Kaufmann, FONDATION SUISA

Jazzahead-2015-stand-suisse

«Music made in Switzerland» au cœur de l’action à jazzahead!: le stand suisse, placé au centre du salon cette année à Brême, s’est imposé comme un point de rencontre incontournable et le fer de lance de la musique suisse. En 2016, la Suisse sera officiellement partenaire de jazzahead! (Photo: Marcel Kaufmann)

Il était temps de déménager dans un lieu plus grand: pour cette édition anniversaire, jazzahead! s’est offert un déménagement dans les...Continuer

Tarif préférentiel pour le salon de la musique classique Classical:NEXT 2015 à Rotterdam

Classical:NEXT est un forum international consacré à la musique classique et contemporaine. La prochaine édition de ce salon aura lieu du 20 au 23 mai 2015 au «De Doelen International Congress Centre» de Rotterdam, Pays-Bas. Inscrivez-vous sans tarder au stand collectif suisse «music made in switzerland»! Texte: Marcel Kaufmann, FONDATION SUISA, et Manu Leuenberger

Classical-Next-Takenouchi-Showcase

Outre les stands et le programme de conférences, les showcases représentent le troisième pilier du salon Classical:NEXT. Illustration: le pianiste japonais Hiroaki Takenouchi lors de son showcase au salon 2014 à Vienne. (Photo: Eric van Nieuwland)

Les organisateurs du salon pour professionnels Classical:NEXT se sont fixés comme objectif de réunir une fois par année les représentants de tous les domaines du monde de la musique classique et contemporaine, en leur proposant des rencontres et des découvertes. Depuis la première édition du salon en 2012, les organisateurs constatent une augmentation continue du nombre de visiteurs. L’an dernier à Vienne, 900 visiteurs professionnels provenant de plus de 40 pays ont participé à l’événement. Au total, 550 sociétés de la branche du classique étaient représentées.

Classical:NEXT aura lieu pour la quatrième fois en 2015. Du 20 au 23 mai 2015, les professionnels du secteur de la musique classique et contemporaine se retrouveront au «De Doelen International Congress Centre» à Rotterdam, Pays-Bas. La FONDATION SUISA, Pro Helvetia et la Coopérative suisse des artistes interprètes (SIG) mettent à la disposition des participants suisses au Classical:NEXT le stand commun «music made in switzerland» et fournissent un code suisse d’inscription à tarif préférentiel. Grâce à ce code, les co-exposants suisses bénéficient d’une réduction de EUR 50.- par accréditation.

Informations complémentaires et lien vers l’inscription:
www.fondation-suisa.ch/classicalnext

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Classical:NEXT est un forum international consacré à la musique classique et contemporaine. La prochaine édition de ce salon aura lieu du 20 au 23 mai 2015 au «De Doelen International Congress Centre» de Rotterdam, Pays-Bas. Inscrivez-vous sans tarder au stand collectif suisse «music made in switzerland»! Texte: Marcel Kaufmann, FONDATION SUISA, et Manu Leuenberger

Classical-Next-Takenouchi-Showcase

Outre les stands et le programme de conférences, les showcases représentent le troisième pilier du salon Classical:NEXT. Illustration: le pianiste japonais Hiroaki Takenouchi lors de son showcase au salon 2014 à Vienne. (Photo: Eric van Nieuwland)

Les organisateurs du salon pour professionnels Classical:NEXT se sont fixés comme objectif de réunir une fois par année les représentants de tous les domaines du monde de la musique classique et contemporaine, en leur proposant des rencontres et des découvertes. Depuis la première...Continuer

Le Midem choisit de se rapprocher de l’été

Cette année, pour la première fois, le Midem, salon de la musique pour professionnels, se tiendra en juin. Vous pourrez participer, du 5 au 8 juin 2015, à la grande rencontre des représentants de l’industrie musicale, venant du monde entier pour quelques jours à Cannes. En tant que participante ou participant suisse, vous avez la possibilité de vous accréditer à des conditions préférentielles pour le Midem, par l’intermédiaire de la FONDATION SUISA.

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Quo vadis, Midem? Le changement de date est la nouveauté la plus importante: la salon de la musique de Cannes se rapproche de l’été et aura lieu cette fois du 5 au 8 juin 2015. (Photo: Valentin Desjardins / Midem.com)

Depuis bientôt un demi-siècle, le Midem, l’un des plus importants événements de la branche musicale internationale se tenait chaque année à fin janvier à Cannes. Les organisateurs de l’événement ont pris la décision courageuse de déplacer le rendez-vous hivernal au début juin!

De la réunion d’affaires au rendez-vous festif et retour

A ses débuts, le Midem était avant tout un rendez-vous d’affaires pour les plus grands éditeurs de musique. Lors des années d’or de l’industrie musicale, l’événement s’est transformé en un immense salon de la musique. Le Midem était l’événement glamour par excellence, lieu de rencontre incontournable du monde du business musical international. Le commerce de la musique y était allègrement fêté, dans une ambiance d’autocélébration démonstrative.

Après la chute des ventes dans l’industrie des supports sonores les surfaces d’exposition ont été fortement réduites . L’approche commerciale a peu à peu repris le dessus et l’esprit festif s’est estompé.

Travail suisse de conviction

Depuis 26 ans, un stand suisse est organisé au Midem par SUISA, en collaboration avec la FONDATION SUISA et la Fondation des producteurs de phonogrammes. Par notre intermédiaire, les créateurs musicaux suisses peuvent s’accréditer à des conditions préférentielles et profiter de l’infrastructure du stand collectif.

Le nombre des participants suisses est constant depuis 10 ans, et il y a même une légère tendance à la hausse. Les réactions des participants suisses au salon ont été dans une large mesure positives jusqu’ici. Selon les dires des visiteurs du salon, le Midem permet encore de faire d’intéressantes affaires internationales. De plus, le salon serait une excellente débouché vers les marchés de la musique américain et asiatique.

Tout le monde ne semble pourtant pas être de cet avis, dans un contexte où, depuis plusieurs années, les stands collectifs européens constatent un recul des inscriptions.

De la concurrence pour le Midem

La situation actuelle est la suivante pour le Midem: une réduction bien visible des surfaces d’exposition louées, de moins en moins de participants européens, un public plus nombreux en provenance d’Asie et d’Amérique; et pendant ce temps, des festivals comme par exemple l’Eurosonic, le Festival Reeperbahn ou le MaMA connaissent des succès retentissants avec la présence de nombreux visiteurs professionnels.

Le Midem réagit en prenant différentes mesures. Une place importante est par exemple désormais accordée aux nouvelles technologies. De passionnants panels, workshops, meetings et tables rondes sont proposés. En outre, l’offre «live» a été améliorée avec l’organisation d’un grand festival de musique.

Cette palette est cependant aujourd’hui offerte dans pratiquement tout salon musical s’adressant à des visiteurs professionnels. Ce qui sera vraiment nouveau en 2015, c’est le déplacement du Midem au mois de juin. Selon des informations fournies par des collaborateurs du Midem, le salon espère ainsi attirer davantage de visiteurs asiatiques et américains. Avec des dates fixées en juin, le Midem sera l’unique salon musical européen proche des festivals de l’été. Ce n’est pas le cas pour les autres salons, qui ont lieu au printemps ou en automne.

Le Midem pourra-t-il, grâce à cette décision courageuse, renforcer sa position de salon parmi les plus importants au monde? L’avenir nous le dira. Les avis des habitués du stand suisse à ce sujet ne sont pas unanimes: «une excellente idée, je me réjouis d’aller à Cannes en juin», pour les uns; «très difficile durant la saison des festivals», pour les autres.

Midem du 5 au 8 juin: vivre l’événement de l’intérieur

Grâce à une accréditation via la FONDATION SUISA, vous pourrez participer au Midem à des conditions préférentielles et profiter des avantages du stand collectif. Concrètement: des tables de rendez-vous mises gratuitement à disposition, de la publicité sur le stand, un cocktail de stand offert, des casiers fermant à clé, un infodesk et un service de prise des messages en votre absence.

Participez au stand suisse et entretenez votre réseau commercial et vos contacts avec les représentants de l’industrie musicale internationale.

Coût de l’accréditation pour le Midem:
395 euros + TVA par personne
295 euros + TVA par personne, avec rabais d’artiste ou d’étudiant

Informations complémentaires et accès au lien pour l’inscription: www.fondation-suisa.ch/midem

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Cette année, pour la première fois, le Midem, salon de la musique pour professionnels, se tiendra en juin. Vous pourrez participer, du 5 au 8 juin 2015, à la grande rencontre des représentants de l’industrie musicale, venant du monde entier pour quelques jours à Cannes. En tant que participante ou participant suisse, vous avez la possibilité de vous accréditer à des conditions préférentielles pour le Midem, par l’intermédiaire de la FONDATION SUISA.

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Quo vadis, Midem? Le changement de date est la nouveauté la plus importante: la salon de la musique de Cannes se rapproche de l’été et aura lieu cette fois du 5 au 8 juin 2015. (Photo: Valentin Desjardins / Midem.com)

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