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Profession et vocation | avec vidéo

Comment fonder et administrer un ensemble de musique contemporaine? Où puis-je obtenir un soutien financier pour mes projets musicaux? Quelle est l’utilité de SUISA et de Swissperform? Comment puis-je faire connaître mes œuvres via Internet? Quelques impressions de la première édition de la «Journée d’orientation professionnelle» au Festival Archipel 2017. Texte, photo et vidéo Manu Leuenberger

Le samedi 1er avril 2017, les personnes présentes au Festival Archipel de Genève ont pu constater que la musique est à la fois une profession et une vocation. Durant la journée, les jeunes créateurs ont bénéficié d’informations de première main. Lors de 12 exposés, des spécialistes ont livré de nombreux trucs et astuces utiles pour l’entrée dans la vie professionnelle de musicienne ou musicien.

La vidéo ne montre qu’un petit extrait du large éventail des thèmes abordés. Lors de cette première édition de la «Journée d’orientation professionnelle», qui a eu lieu avec le soutien de SUISA, d’autres exposés ont été donnés par les personnes suivantes: Johannes Knapp – Directeur de l’ASM, Damien Pousset – fondateur du label Aeon, François Passard (Directeur) et Alain Renaud (responsable du studio de production) de L’Abri, Lucas Fagin – compositeur et co-directeur de Babelscores, Bruno Serrou – critique musical et Marie-Christine Papillon – Directrice des Editions Papillon.

Profession et vocation | avec vidéo

Festival Archipel: lors de la table ronde du 1er avril 2017 avec des compositeurs, avant la soirée de concert à l’Alhambra, il a également été question d’inspiration et de profession. Tout à droite: Xavier Dayer, Président du Conseil de SUISA.

Le soir, avant le concert à l’Alhambra, une table ronde a été organisée avec des compositeurs. Xavier Dayer, Président du Conseil de SUISA, y a participé. Dans une salle bien remplie, le public a pu comprendre pourquoi les droits d’auteur ont une importance toute particulière pour les compositeurs, qui ne touchent pas de cachets pour leurs concerts. Grâce à cette rémunération, les compositeurs comme Hanspeter Kyburz, William Blank ou Tristan Murail peuvent créer des œuvres comme celles qui furent jouées après la table ronde par le Lemanic Modern Ensemble.

www.archipel.org, site Internet du festival

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«En tant qu’auteur-compositeur, on est une sorte de loup solitaire»

Debrah Scarlett était déjà connue sur la scène internationale avant de sortir son premier EP «DYS(U)TOPIA» à la mi-mars. Au préalable, cette musicienne norvégo-suisse a rejoint SUISA. Texte de Markus Ganz, contributeur invité

Debrah Scarlett: «En tant qu’auteur-compositeur, on est une sorte de loup solitaire»

Nouvelle chez SUISA: Joanna Deborah Bussinger, qui a adopté le nom de scène de Debrah Scarlett. (Photo: Stian Foss)

«Je préfère garder les pieds sur terre, sans avoir des attentes trop élevées envers moi-même et les autres», déclare Joanna Deborah Bussinger lorsqu’on l’interroge sur ses plans d’avenir. Cette prudence a préservé la jeune femme de 23 ans, entre autres, du risque de devenir une pop star uniquement à court terme, contrainte de laisser les rênes de sa carrière à d’autres personnes. Fille d’une mère norvégienne et d’un père italo-suisse, elle avait participé en 2013 à la version norvégienne de l’émission The Voice où elle était arrivée en demi-finale.

«Je ne voulais même pas gagner», déclare-t-elle en souriant, «car si ça avait été le cas, j’aurais dû accepter des conditions problématiques.» Elle n’aurait cependant pas voulu manquer les expériences qu’elle y a acquises, ni celles d’ailleurs que lui a permis de vivre sa participation au concours de l’Eurovision de la chanson pour la Norvège en 2015 – elle avait atteint la huitième place sous son nom de scène Debrah Scarlett, en duo avec son partenaire Kjetil Mørland.

Essayer de nouvelles choses

«J’aime bien relever des défis intéressants lorsque l’occasion se présente», explique Joanna Deborah Bussinger. «Même si ceux-ci me font souvent peur dans un premier temps, ils me permettent presque toujours d’apprendre quelque chose.» Cela vaut également pour ses déplacements entre la Suisse et la Norvège. Elle a grandi dans sa ville natale de Bâle et a déménagé à l’âge de six ans en Norvège avec sa mère et ses deux frères. Puis, à l’âge de dix ans, elle a décidé «d’essayer de voir comment serait la vie avec mon père à Bâle». A 21 ans, elle a à nouveau déménagé en Norvège – «plutôt par intuition: c’était un moment où le champ des possibles était large et où rien ne m’empêchait de partir.»

Niveau carrière, sa famille a également joué un rôle important. «Mes parents m’ont toujours dit: si tu veux faire quelque chose, alors fais-le.» Le fait que Joanna Deborah Bussinger soit issue d’une famille mélomane et amatrice d’art depuis des générations a également forgé sa personnalité: sa mère peint et chante, son père joue du piano et écrit des poèmes. «A l’âge de cinq ans, je ne savais pas encore que je voulais devenir musicienne, mais je savais que je devais m’exprimer d’une manière ou d’une autre, que ce soit visuellement ou musicalement. Il s’est avéré que la musique était pour moi le moyen le plus naturel, comme un outil pour créer un monde à part.»

Au commencement un sentiment

A 15 ans, Joanna Deborah Bussinger a commencé à jouer du piano et à écrire des chansons. Rapidement, elle a pris des cours de chant et a suivi le cours préparatoire à l’Ecole de jazz de Bâle en plus du cours préparatoire à la Haute école d’art (Hochschule für Gestaltung und Kunst). Elle s’est impliquée de plus en plus, par exemple en participant au projet The Rumours en tant que chanteuse. Mais par-dessus tout, elle voulait créer sa propre musique. Malgré les nombreuses influences stylistiques, son premier EP «DYS(U)TOPIA», sorti à la mi-mars, nous offre des sons remarquablement indépendants et expressifs et séduit non seulement par son chant captivant, mais aussi par sa résonance rêveuse.

Jusqu’ici, Joanna Deborah Bussinger a écrit la plupart des chansons chez elle, seule au piano. «Mais depuis peu, je collabore également avec d’autres musiciens. C’est passionnant d’essayer des choses que l’on ne ferait pas seul à la maison car, en tant qu’auteur-compositeur, on est généralement une sorte de loup solitaire.» La plupart des chansons naissent d’un sentiment qui occupe l’espace et pour lequel elle cherche une mélodie. «Le plus souvent, cela fait émerger un thème, et en écrivant, je découvre rapidement la direction que cela doit prendre.»

Encore dans 40 ans!

La musique est devenue son «langage» – lorsqu’elle était petite, elle parlait en effet plusieurs langues sans pour autant en maîtriser aucune à la perfection. «La musique m’a permis de m’exprimer correctement.» Néanmoins, elle écrit également des paroles de chansons aussi subtiles que profondes et qui, une fois chantées, résonnent encore plus en nous. Elles sont toujours en anglais, bien que l’anglais ne soit ni sa langue maternelle, ni la langue qu’elle a héritée de son père. «Bizarrement, il est plus simple pour moi d’écrire des textes personnels en anglais. Cela confère une certaine distance au récit, comme si cela m’était arrivé il y a trois ans déjà et que je le racontais maintenant en chanson.»

Joanna Deborah Bussinger espère que sa carrière continuera d’évoluer; elle travaille ainsi déjà sur son premier album. «J’essaie de faire tout mon possible, et c’est aussi ce que fait la formidable équipe qui m’aide à Bâle, Berlin, Londres et Oslo. Mais le rythme doit être agréable et lent, pas trop rapide, pour ne pas subir la pression commerciale. Car je veux faire de la musique encore dans 40 ans.»

Une idée rassurante

Pour ce plan à long terme, SUISA joue également un rôle important, même si l’adhésion de Joanna Deborah Bussinger est très récente. «Avant, je ne voyais pas l’intérêt de devenir membre d’une société de gestion, car je n’avais pas encore publié mes compositions.» Cela a changé depuis qu’elle est sous contrat de gestion du label Radicalis. Etant donné que cette société est basée à Bâle, elle a choisi de rejoindre SUISA, même si elle continue de résider en Norvège. «Ainsi, les spécialistes de Radicalis peuvent clarifier les questions directement avec Suisa, qui est également connue pour traiter les décomptes plus rapidement que d’autres sociétés de gestion.» Elle ne sait pas encore ce qu’elle peut attendre concrètement de SUISA. «Mais je trouve que l’existence de cette coopérative est géniale pour tous les musiciens. Car, par son travail, elle simplifie nos vies et défend nos droits – savoir cela, c’est rassurant.»

Concerts:
du 4 au 6 avril au «Zermatt Unplugged Festival».

www.debrahscarlett.com, site Internet officiel de Debrah Scarlett

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Festival Archipel: rendez-vous avec la musique d’aujourd’hui

Organisé pour la 26e fois déjà, du 24 mars au 2 avril 2017 à Genève, le Festival Archipel se présente comme une invitation à rencontrer la création musicale contemporaine. SUISA s’engage cette année pour la première fois dans le cadre du Festival Archipel. Une journée d’information à l’attention des jeunes créateurs de musique aura lieu avec le soutien de SUISA le 1er avril 2017, ainsi qu’une discussion publique avec des compositeurs. L’interview du Directeur du festival, Marc Texier, réalisée par écrit, vous en dira plus. Texte/interview de Manu Leuenberger

Festival Archipel: rendez-vous avec la musique d’aujourd’hui

«La mission du festival Archipel est double: repérer de jeunes artistes de talent et présenter la musique d’aujourd’hui dans toute sa diversité», écrit Marc Texier, Directeur du Festival genevois Archipel. (Photo: Festival Archipel / Isabelle Meister)

Marc Texier, la 26e édition du Festival Archipel qui se tiendra à Genève du 24 mars au 2 avril 2017 a pour thème «Ensemble». Que se cache derrière ce slogan?
Marc Texier: Sous cet intitulé «Ensemble», mot d’ordre et nécessité, Archipel 2017 célèbre un art de la concorde que l’on aimerait voir transposé à d’autres communautés, et qui est massivement pratiqué par la jeune génération des musiciens à laquelle nous ouvrons largement nos concerts.

Quelle est la plus grande motivation pour l’organisation du festival: le désir d’offrir une vitrine aux compositeurs et interprètes contemporains ou le fait de pouvoir enthousiasmer un public plus large amateur de nouvelle musique?
La mission d’un festival est double. Repérer de jeunes artistes de talent et les aider à passer de leurs études à la vie professionnelle. Présenter la musique d’aujourd’hui dans toute sa diversité et en donner des clefs de compréhension au plus large public. Enfin, un festival se construit selon une dramaturgie, il donne à entendre la matière vivante d’un art en train de se réinventer.

Les oeuvres de compositeurs contemporains vivent souvent dans l’ombre des programmes des salles de concerts traditionnelles. Pour quelle raison préfère-t-on interpréter Bach plutôt que de la nouvelle musique?
Et encore si c’était Bach, mais c’est plutôt Tchaïkovski. Il faudrait poser cette question aux responsables des orchestres et des salles. Pourquoi y a-t-il tant de frilosité vis-à-vis de la modernité musicale? Ce n’est pas le public qui la dicte, j’ai toujours constaté sa curiosité. Ce sont les structures, orchestres, opéras, radios, qui veulent perpétuer la musique qui prévalait à l’époque de leur création, XIXe, début du XXe, en oubliant qu’elles étaient à l’époque les principaux vecteurs de la modernité. Une approche muséale s’est substituée à la découverte. Il y a heureusement de nombreuses exceptions.

Dans le cadre de la première «Académie Archipel Ose!», sous la direction de Kaija Saariaho et Daniel Kawka, six jeunes compositeurs peuvent bénéficier d’un cours d’une semaine dans le domaine de la composition symphonique. Pour quelle raison avons-nous encore besoin de formation, alors qu’il n’y a de toute façon plus de règles et que tout est désormais permis dans la musique?
Edgar Varèse, l’un des pères de la musique moderne, voulait abolir les règles (c’est de la grammaire) pour ne plus suivre que les lois (notamment celles de l’acoustique). Nous en sommes là aujourd’hui. Il n’y a effectivement plus vraiment de règles, sinon celles qu’on se crée comme des contraintes afin de canaliser son imagination. Mais il y a toujours les lois physiques du son, de son émission, de sa propagation. Il y a mille techniques d’écriture nécessaires à la construction d’une œuvre, maîtrise de sa forme, conduite du discours musical. Il y a enfin toute la technologie informatique qui s’est ajoutée à la nécessaire connaissance pragmatique de l’écriture instrumentale. Quand tout cela est acquis, reste l’essentiel: trouver sa voix, bâtir son originalité. C’est ce qu’offrent les académies en brassant les origines et les parcours, après avoir appris les «lois» au conservatoire, les jeunes musiciens découvrent leur «moi» par la confrontation aux autres créateurs de leur génération.

Quelles exigences doit avoir un jeune compositeur suisse pour que ses oeuvres soient entendues au niveau international?
Elle ne sont pas différentes de celles d’un Français ou Coréen. Depuis la chute du mur et l’accession de nombreux pays à une relative prospérité, la création musicale s’est totalement internationalisée. Pas moins de 30 pays différents, couvrant les cinq continents, étaient représentés parmi les candidats de l’Académie Archipel Ose! On attend d’eux de solides bases théoriques et pratiques, de l’inventivité, de l’originalité, puis qu’ils parcourent le monde, d’académie en académie, afin de parfaire leur formation tout en se faisant connaître à l’international.

Le samedi 1er avril 2017, une «Journée d’orientation professionnelle» destinée aux jeunes compositeurs et interprètes est organisée en coproduction avec SUISA. L’entrée à cette manifestation à «L’Abri» est gratuite. Qu’est-ce que cela peut apporter à un jeune créateur de musique?
Débutant un métier, nous avons tous éprouvé l’inquiétante distance entre l’idée que nous nous faisions de ce travail, et la réalité de son exercice. On ne peut pas totalement réduire cela, mais aider de jeunes musiciens, compositeurs et interprètes, à prendre conscience de l’environnement au sein duquel il vont faire carrière et des contraintes administratives, juridiques, technologiques, humaines qu’ils auront à gérer en plus de la pratique musicale à laquelle ils ont été spécifiquement formés. L’informatisation de la création, la dématérialisation des supports, l’abolition des frontières entre les arts, la substitution des réseaux sociaux aux anciens canaux de diffusion, télés, radios, journaux, modifient profondément l’exercice de tous les métiers de la musique, du critique musical à l’éditeur de partition, du musicien d’orchestre au créateur sonore. Les spécialistes invités à cette journée répondront à ces interrogations.

Quels événements du festival ne manquerez-vous en aucun cas cette année?
Comme je n’en manquerai bien sûr aucun, j’ai un peu de mal à répondre. Si je suis un connaisseur de la musique contemporaine, je ne manquerais sous aucun prétexte les créations de quatre compositeurs majeurs de notre temps: Murail, Kyburz, Gervasoni, Blank lors du concert du Lemanic Modern Ensemble le 1er avril. Si je souhaite m’initier à une musique contemporaine que je ne connais pas, et découvrir un peu en butinant, dans une ambiance conviviale, si je souhaite poser des questions aux artistes, alors je ne manquerais pas l’après-midi du 2 avril et ses «salons de musique» consacrés à la clarinette contrebasse et aux percussions.

www.archipel.org, site Internet du festival

Journée d’orientation professionnelle
Je suis un jeune compositeur, un interprète qui débute. Où puis-je compléter ma formation? Auprès de quelle académie? Comment m’y présenter? J’ai constitué un ensemble, comment le promouvoir, le développer, le gérer? Dois-je m’inscrire auprès d’une société de gestion? Préférer l’édition papier ou dématérialisée? Puis-je librement diffuser ma musique sur Internet ? Comment collaborer avec d’autres disciplines? Où diffuser mon travail? Ces questions, et beaucoup d’autres que se posent les jeunes artistes au début de leur vie professionnelle, nous tentons d’y répondre au cours d’une série de rencontres avec des spécialistes du droit, de l’édition, de l’enseignement, de la production musicale.Cette journée, sous l’égide de SUISA, est destinée à l’insertion professionnelle des jeunes musiciens. Elle est ouverte à tous. (Text: Festival Archipel)
Samedi 1er avril 2017, L’Abri – A2, Entrée libre
10h00 – 10h10 Welcome speech Bernard Meier – président de l’association Archipel, responsable des ateliers de la profession HEM
10h10 – 10h30 Nicolas Pont – chef du service juridique de SUISA
10h30 – 10h50 David Johnson – responsable de l’antenne romande de Swissperform
10h50 – 11h10 Johannes Knapp – directeur de l’ASM-STV
11h20 – 11h40 Damien Pousset – fondateur du label Aeon
11h40 – 12h00 Andri Hardmeier – responsable musique de Pro Helvetia
12h00 – 12h20 François Passard (directeur) et Alain Renaud (responsable du studio de production) de L’Abri
Pause
13h30 – 13h50 Marc Texier – directeur d’Archipel
13h50 – 14h10 Daniel Zea – compositeur et membre fondateur de l’ensemble Vortex
14h10 – 14h30 Tzairi Santos Garcia – responsable du développement digital chez Outhere Music
14h30 – 14h50 Lucas Fagin – compositeur et co-directeur de Babelscores
15h00 – 15h20 Bruno Serrou – critique musical
15h20 – 15h40 Marie-Christine Papillon – directrice des éditions Papillon
15h40 – 16h00 Synthèse/Débriefing
Discussion entre compositeurs
Avec Hanspeter Kyburz, Stefano Gervasoni, William Blank, Tristan Murail, Xavier Dayer. Animée par Marc Texier.

Samedi 1er avril 2017, 20h
Alhambra, entrée libre

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SUISA à la 20e édition du Festival m4music

Au cours des vingt dernières années, le Festival m4music est devenu un rendez-vous incontournable de la pop suisse. Pour son jubilé, le Festival offre en 2017 de nombreuses opportunités de networking, des réunions d’information, des soirées de concerts ainsi qu’une Showcase Stage pour les jeunes talents suisses. Grâce à ces multiples activités, le public pourra découvrir la diversité de la scène musicale actuelle. Texte d’Erika Weibel

SUISA à la 20e édition du Festival m4music

En 2016, plus de 700 chansons ont été envoyées pour la Demotape Clinic. Veronica Fusaro (photo) a reçu le premier Prix «Demo of the Year» pour sa chanson «Come To Naught» et le «FONDATION SUISA Award» dans la catégorie Pop. (Photo: Alessandro Della Bella)

SUISA soutient le Festival m4music depuis de nombreuses années. Cette année encore, les musiciens pourront profiter de l’expertise des collaborateurs de SUISA à l’occasion de deux tables rondes et étoffer leur réseau lors de l’apéritif destiné aux professionnels. En outre, SUISA sponsorise la Showcase Stage, où les jeunes talents suisses peuvent présenter leur musique au public du Festival.

La FONDATION SUISA pour la promotion de la musique est le principal partenaire de la Demotape Clinic – un événement dont la réputation n’est plus à prouver – qui a lieu dans le cadre du Festival m4music. Dans les domaines Rock, Pop, Urban et Electronic, les meilleures chansons parmi les démos reçues seront récompensées par les «FONDATION SUISA Awards». Le premier Prix «Demo of the Year» sera également remis en partenariat avec le «Pour-cent culturel Migros». La cérémonie des Awards se tiendra le samedi 1er avril 2017 à 19h00, au Box de Schiffbau. En parallèle, la FONDATION SUISA remettra, en collaboration avec les Journées de Soleure et m4music, les Prix récompensant les «Best Swiss Video Clips 2017».

Toutes les réunions d’information et les représentations de la Showcase Stage sont gratuites.

Tables rondes m4music 2017 avec la participation de SUISA

Vendredi 31 mars 2017, 14h45, Matchbox
Discussion sur les questions de droits d’auteur: extrait, remix, mashup

Les extraits et remix sont monnaie courante dans la branche musicale. Cependant, ce thème est au cœur de discussions animées et soulève des interrogations auprès des professionnels de la musique: qu’est-ce qui est autorisé, qu’est-ce qui ne l’est pas? Quels sont les droits à acquérir, où les trouver, quand et auprès de qui? Autant de questions qui prennent une nouvelle dimension en ces temps de révolution numérique. La loi régissant le droit d’auteur est-elle en mesure d’y répondre de manière adaptée? Cette table ronde sera présentée par SUISA.

Samedi 1er avril 2017, 17h45, Matchbox
Blockchain: plus qu’une tendance?

La blockchain est la technologie du moment. Aucun autre sujet ne déchaîne autant les passions des fondateurs, investisseurs et experts en stratégie informatique que le concept de monnaie digitale Bitcoin. Dans le secteur financier, il se murmure que la blockchain aurait le potentiel pour révolutionner la branche économique. Elle permet en effet des transactions ultra-rapides et entièrement sécurisées, le tout sans intermédiaire. C’est également un débat dans l’industrie musicale: les recettes pourraient être réparties automatiquement et en toute sécurité entre les ayants droit, ce qui pourrait considérablement modifier les rapports de force qui existent au sein de l’industrie. Mais comment fonctionne exactement la blockchain? Cette discussion permettra de présenter le sujet et de débattre des opportunités et défis pour les musiciens et les sociétés de gestion. Andreas Wegelin, Directeur général de SUISA, sera l’un des participants au débat.

www.m4music.ch

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Manuel Gagneux: «New York m’a contraint à l’originalité»

Nouveau chez SUISA: le Bâlois Manuel Gagneux, de Zeal & Ardor. (Photo: Matthias Willi)

Comme sorti de nulle part, Zeal & Ardor est apparu au grand jour l’an passé, avec une musique alliant gospel, chant d’esclaves, blues et black metal. Le magazine américain Rolling Stone n’a pas tari d’éloges au sujet de l’album «Devil Is Fine» de Zeal and Ardor: «Rien cette année n’a paru si original, insondable et superbe» pouvait-on y lire sous le titre «Best Metal Records of 2016 So Far». Cet album sort maintenant officiellement dans le monde entier et sera bientôt présenté lors d’une tournée internationale.

Larges influences stylistiques

Bien entendu, ce projet solo ne vient pas de nulle part. Manuel Gagneux a grandi dans une famille où la musique occupait une place centrale, avec notamment un piano qui invitait à l’expérimentation, comme le dit l’artiste de 28 ans en interview dans son local de répétition frais et sombre situé dans le quartier de Kleinbasel. Sa maman est une chanteuse afro-américaine, son papa, un Suisse, joue depuis de nombreuses années de la percussion au sein du groupe de salsa Picason et dans le groupe de funk Grand Mother’s Funck.

Ils firent prendre des cours de saxophone à leur fils, mais Manuel ne parvint à tirer rien de bien convaincant de cet instrument. A l’âge de 15 ans, il commença la guitare car il aimait (et aime toujours) le rock et le metal. Il s’intéressa ensuite au black metal, «parce que c’était la musique la plus extrême à l’époque», comme il l’avoue en riant. «bien entendu, je sais depuis longtemps qu’il y a de nombreux aspects discutables dans le black metal.»

A la recherche de défis

Manuel Gagneux a déjà prouvé avec les trois albums étonnants, variés et un peu pops de son projet solo Birdmask qu’il ne souhaite pas se cantonner à un seul style. Ces albums ont été créés en grande partie à New York, où il s’est installé dès 2012, parce qu’il estimait que la scène musicale bâloise n’était pas assez stimulante. «Quand tu fais quelque chose à New York, tu peux être sûr qu’il existe quelqu’un qui le fait mieux que toi. Cela incite à l’humilité. Dans mon cas, je crois que cela m’a également contraint à une certaine originalité, ce qui est appréciable.»

A la recherche d’une nouvelle approche créative, il procéda de manière assez inhabituelle. Sur le forum Internet 4chan, il posa la question suivante: y a-t-il deux styles de musique que vous jugez incompatibles? Et il proposa d’associer ces styles dans le cadre d’un petit exercice d’une demi-heure, en créant un morceau original. Quelqu’un publia la réponse suivante «black metal and nigger music», ce que Manuel Gagneux ne trouva pas drôle du tout (rappelons que sa maman est afro-américaine), mais stimulant musicalement.

Réunir ce qui est incompatible

Le chanteur et multi-instrumentiste se mit à la recherche de matériaux originels de la black music et tomba sur les archives en ligne de l’ethnologue américain Alan Lomax. Il s’inspira par exemple de chants d’esclaves et en reprit des bribes en les combinant avec des riffs de metal, en recourant également à des sons électroniques pour trois morceaux.

En procédant par essais et erreurs, il parvint à réunir des éléments qui paraissaient incompatibles, explique Manuel Gagneux. «Les premières chansons furent assez horribles», se souvient-il en levant les yeux au ciel. «Je remarquai à un certain moment que le mieux était de commencer les morceaux avec de la spiritual music, car c’est une musique qui incite à participer: on a tendance à se balancer, à entrer dans la danse. Le metal par contre peut être perçu comme un coup de poing dans la figure, et cela peut permettre de donner une poussée énorme à la musique.»

Le projet solo devient un groupe

Pour l’album, Manuel Gagneux a tout joué lui-même, seule la percussion est programmée, «parce que je ne suis pas doué pour la batterie». Il a également tout enregistré lui-même au laptop et «avec un micro tout simple», en effectuant également le mix. «J’ai utilisé uniquement du matériel de mauvaise qualité», dit-il en riant, «mais avec le recul, cela peut être vu comme un avantage».

Il veut probablement dire par là que, si le son des enregistrements n’est pas parfait, l’authenticité est au rendez-vous. Pour pouvoir présenter sa musique en tournée prochainement, il a créé un groupe avec cinq musiciens, pour qui il compose déjà du nouveau matériel. Après tout, l’album ne dure que 25 minutes…

«On n’y échappe pas»

Avant le véritable décollage de sa carrière, Manuel Gagneux a pris le temps d’adhérer à SUISA. Il y a longtemps que ses parents lui ont conseillé de devenir membre. «A l’époque, j’en rigolais. Et ma position par rapport à SUISA était assez ambivalente, car quelques groupes m’avaient dit que les clubs rechignaient à les engager s’ils devaient payer des redevances SUISA.»

Aujourd’hui, son manager David Burger (ReeImusic) l’a incité à adhérer, car on n’y échappe pas, selon lui. Il n’a pas encore réfléchi à ce que cela pourra lui apporter concrètement. «Je suis un nouveau membre et je n’ai aucune idée de ce que je peux espérer.»

Dates de tournée en Suisse et à proximité:
14 avril 2017 Czar Fest à Bâle, 3 mai 2017 Magnolia à Milan, 4 mai 2017 L’Usine à Genève; différentes apparitions en festival sont en outre prévues pour l’été.

www.zealandardor.com, site Internet officiel de Zeal & Ardor

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Le musicien bâlois Manuel Gagneux s’est fait remarquer au niveau international grâce à une fusion très originale de styles dans son projet Zeal & Ardor. Double national suisse et américain, il a adhéré à SUISA il y a peu. Texte de Markus Ganz, contributeur invité

Manuel Gagneux: «New York m’a contraint à l’originalité»

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Prix pour compositeurs lors des Swiss Music Awards | avec vidéo

Le jeune artiste Nickless et le producteur bien connu Thomas Fessler ont été les lauréats du tout premier prix pour compositeurs décerné en 2016 lors des Swiss Music Awards. «Waiting», la chanson qui leur a permis de gagner ce prix n’est pas tombée du ciel, mais a nécessité un grand travail de collaboration. Lors des Swiss Music Awards 2017, SUISA distinguera une nouvelle fois le travail des compositeurs et des paroliers au moyen d’un prix.

La première distinction pour compositeurs remise lors des Swiss Music Awards est allée à un nouvel arrivant et a un professionnel chevronné: l’artiste zurichois de 21 ans Nickless et le producteur Thomas Fessler ont obtenu ce prix pour la chanson «Waiting», composée ensemble.

La création de cette chanson a nécessité de l’inspiration, mais également un grand travail, qui s’est étalé sur une longue période. «Waiting» a atteint en avril 2015 la place 14 au hit-parade suisse des singles et a gagné en 2016 un Swiss Music Award dans la catégorie «Best Hit».

Pour la première fois en 2016, dans le cadre de cette même catégorie et en collaboration avec SUISA, compositeurs et paroliers sont mis en avant. Grâce au prix «Songwriter» des Swiss Music Awards, le public peut remarquer que les chansons ne tombent pas du ciel, mais qu’elles sont le fruit d’un grand travail et de beaucoup de passion , expliquait le producteur Thomas Fessler en interview. Nickless s’est quant à lui réjoui de la consécration qu’apporte cette distinction à l’œuvre.

«Derrière tout grand succès musical, il y a des compositeurs et des paroliers», souligne Andreas Wegelin, Directeur général de SUISA. «Pour SUISA, il est important que le travail de ces auteurs soit également récompensé lors des Swiss Music Awards.» C’est pourquoi en 2017, un prix sera à nouveau remis au compositeur du titre victorieux de la catégorie «Best Hit».

Les artistes et hits suivants sont nommés dans la catégorie «Best Hit» des Swiss Music Awards 2017, et par là même, pour le prix pour compositeurs:

«Angelina»
Compositeurs et paroliers: Andreas «DJ Arts» Christen, Dabu Bucher, Gianluca Giger
Interprète: Dabu Fantastic

«Thank You»
Compositeurs et paroliers: Arie Storm, DJ Antoine, Eric Lumière, Fabio «Mad Mark» Antoniali
Interprète: DJ Antoine

«Monbijou»
Compositeurs et paroliers: Joachim Piehl, Lucien Spielmann, Manillio
Interprète: Manillio

Le prix pour compositeurs sera remis au nom de SUISA, coopérative des auteurs et éditeurs de musique, lors de la cérémonie d’attribution des Swiss Music Awards, le 10 février 2017 au Hallenstadion à Zurich.

Nickless, site web
571 Recording Studios, site web
Swiss Music Awards, site web

SUISA est membre de l’association Press Play. Cette association fondée en 2012 est l’entité officielle chargée de l’attribution des prix lors des Swiss Music Awards.

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Petit bilan du Festival M4music 2016 vu par SUISA

La 19e édition du Festival M4music a eu lieu à la mi-avril 2016. SUISA était à nouveau de la partie en tant que partenaire, et a notamment présenté une table ronde à Lausanne et une autre à Zurich. Les créateurs de musique ont également pu soigner leur réseau lors du traditionnel apéritif SUISA et Swissperform réservé aux professionnels. Texte de Michael Welti

M4music-2016-Schiffbau

Le M4music 2016 a attiré environ 6000 passionnés de musique et 850 professionnels à Zurich et Lausanne. (Photo: Pour-cent culturel Migros)

Outre de nombreux concerts avec des groupes suisses et internationaux, le festival M4music a une nouvelle fois proposé un programme annexe très riche, avec des workshops et des panels. SUISA a participé à l’organisation de deux tables rondes sur des questions actuelles concernant le marché suisse de la musique.

Lausanne: débat sur les redevances en cas de concerts

M4music-2016-Panel-Le-Romandie

Débat sur l’organisation de concerts en Suisse lors du Festival M4music à Lausanne avec (de g. à d.): Gil Vassaux, Yvan Jaquemet, Patrick David, Michael Drieberg, Nadia Demont et Stéphane Gobbo (animation). (Photo: Erika Weibel)

Lors de la journée d’ouverture du festival, le club lausannois Le Romandie a accueilli un panel portant le titre suivant: «Organiser des concerts en Suisse: rien que des frais?». En début de débat, Nadia Demont, de SUISA Lausanne, a rappelé exemple à l’appui que plusieurs auteurs peuvent être ayants droit sur un titre.

Pour 20 chansons de Johnny Hallyday, il peut y avoir au total 49 ayants droit, a expliqué Nadia Demont. Alors que le cachet en cas de concert va à l’interprète -ici Johnny Hallyday-, par le biais des redevances SUISA, une rémunération est également assurée aux compositeurs et paroliers pour leur travail.

Les participants ont débattu du système tarifaire de SUISA et estimé que certaines améliorations pouvaient être apportées. Un manque de transparence concernant les différents rabais accordés sur les redevances a par exemple été relevé. Dans ce contexte, on a un peu vite oublié que les conditions tarifaires détaillées sont aisément accessibles, notamment sur le site Internet de SUISA.

Des critiques ont également été émises par les organisateurs de concerts sur le montant des redevances de droit d’auteur à payer. La totalité du risque financier est assumée par l’organisateur et les marges sont faibles. Michael Drieberg (Live Music Production) a ainsi fait remarquer: «Les belles années avec U2 et Tina Turner sont derrière nous. Aujourd’hui, c’est un fait, nous gagnons moins.»

Zurich: le droit d’auteur à l’ère d’Internet

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Les participants au débat présenté par SUISA lors du M4music à Zurich (de g. à d.): Willi Egloff, Martin Steiger, Marina Villa (animation), Patrick Dehmer, Fabian Niggemeier. (Photo: Erika Weibel)

L’après-midi du deuxième jour du festival, le Moods de Zurich a accueilli une table ronde sur le thème suivant: «Quelle place pour le droit d’auteur sur Internet?». Quel rôle joue le droit d’auteur en lien avec les évolutions technologiques numériques? Bride-t-il la créativité, ou est-ce plutôt lui qui permet à cette créativité de s’épanouir en prévoyant une rémunération des auteurs pour leur travail?

Lors du panel, il a rapidement été constaté que la discussion autour du droit d’auteur est complexe. Si d’un côté les contenus protégés doivent être utilisables, de l’autre les auteurs doivent également être rémunérés correctement pour leur travail.

Le modèle de l’industrie du film critiqué

Durant la discussion, il a été mis en évidence que la cause des infractions contre le droit d’auteur sur Internet provient souvent du manque de conscience de la situation d’illégalité, ou de l’ignorance des utilisateurs. Les modèles de mise en valeur avec publication «décalée dans le temps», comme le fait encore l’industrie du film, ont été mentionnés comme incitation possible à des comportements abusifs d’utilisation.

Willi Egloff, de l’Association suisse des producteurs de films, a répondu que les producteurs de films ne pouvaient financièrement se permettre de sortir un film dans le monde entier au même moment dans plusieurs langues. Il a signalé que les coûts de production pour un film suisse bon marché sont d’environ 1 million de francs suisses. Ces dépenses ne peuvent être récupérées que par des ventes de billets et précisément par la mise en valeur au moyen d’une publication décalée dans le temps.

Contre le manque de conscience de la situation d’illégalité et l’ignorance de certains utilisateurs, des messages d’avertissement pourraient constituer une mesure utile, a estimé Fabian Niggemeier de SUISA. Par exemple dans le cas où des parents, détenteur d’une connexion Internet, apprennent par un avertissement que leur enfant se comporte de manière illégale sur Internet.

Nécessité d’une révision du droit d’auteur

Les participants à la discussion n’étaient pas du même avis sur la question de la nécessité ou de la possibilité de bloquer des sites Internet qui violent le droit d’auteur. Ils ont par contre été unanimement d’accord quant à la nécessité d’adapter la loi sur le droit d’auteur aux réalités d’Internet.

Fabian Niggemeier a cependant émis l’avertissement suivant: la loi suisse sur le droit d’auteur devrait rester neutre par rapport aux technologies. Par exemple, la proposition actuelle de révision de la loi mentionne la technologie «peer-to-peer». Cela n’a pas de sens: «Dans dix ans, cette technologie n’aura plus d’importance», a estimé Fabian Niggemeier. Et de nouvelles technologies vont apparaître, ce qui nécessiterait à chaque fois une adaptation compliquée de la loi.

Apéritif pour professionnels, scène de showcases et demotape clinic

L’apéritif SUISA/Swissperform pour professionnels à Zurich a une nouvelle fois été fréquenté par un très grand nombre de créateurs de musique, et mis à profit pour nouer de nouveaux contacts ou entretenir le réseau existant. A Lausanne, le «Coffee and Cake by SUISA», organisé pour la seconde fois lors de cette édition, a également permis de soigner les contacts.

SUISA est aussi partenaire du Showcase Stage organisé par Swissperform. Les groupes suisses et musiciens se présenteront au public et seront sur scène vendredi et samedi à Zurich.

Lors de la demotape clinic de cette année, le prix principal «Demo of the Year 2016» a été remporté par Veronica Fusaro & Band, de Thoune, pour le titre «Come To Naught». Les «FONDATION SUISA Awards» dans les catégories rock, pop, urban et electronic sont allés à:

  • Catégorie pop: Veronica Fusaro & Band (BE) pour «Come To Naught»
  • Catégorie electronic: Audio Dope (BS) pour «Unconditional (feat. Emilia Anastazja)»
  • Catégorie rock: John Gailo (ZH) pour «Brain»
  • Catégorie urban: Pink Flamingo (GE) pour «She Goes»
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«Le Petit Prix Walo est un grand succès pour Seerugge Feger»

Originaire du canton de Thurgovie, le groupe Seerugge Feger a remporté le Petit Prix Walo 2015 dans la catégorie musique folk. Philipp Manser, le compositeur du groupe, a récemment rejoint SUISA. Découvrons la «patte Feger» et ses particularités.

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Philipp Manser dans la salle de répétition de Seerugge Feger: au sous-sol de la maison familiale, le groupe se retrouve chaque semaine pour peaufiner ses chansons. (Photo: Manu Leuenberger)

«Remporter le Petit Prix Walo est un autre grand succès pour Seerugge Feger», déclare Philipp Manser. Il est le chanteur principal du quartet et joue du schwyzerörgeli aux côtés de son frère Fabian Manser (chant, percussion) ainsi que son cousin Tobias Manser (chant, schwyzerörgeli) et Sandro Holenstein (chant, guitare basse). Les membres du groupe Seerugge Feger, tous âgés de 23 à 25 ans, ont remporté le Petit Prix Walo 2015 dans la catégorie musique folk.

Ce succès ne se limite pas au trophée en forme d’étoile, qu’ils ont reçu lors de la finale qui s’est tenue en décembre 2015 à Birr, dans le canton d’Argovie, et «qui leur permet de garder un souvenir de cette expérience». La participation au concours de jeunes talents leur a également permis de nouer des contacts avec des personnes de l’industrie de la musique. «De plus, ce concours nous a permis d’apparaître dans les médias», se réjouit Philipp Manser. «Nous allons également nous rendre au gala du ‹grand› Prix Walo où nous pourrons également nous produire.»

Tout commence avec le texte

Lors de la finale du Petit Prix Walo, Seerugge Feger a donné le meilleur de lui-même avec le morceau «Alles was i bruch», écrit et composé par Philipp Manser. «J’étais particulièrement ravi d’avoir convaincu le jury avec un morceau que j’ai moi-même écrit», déclare le jeune homme de 23 ans.

Lors de sa création cinq ans plus tôt, le groupe s’appelait Seerugge-Trio. C’est en devenant un quartet que le groupe a été rebaptisé Seerugge Feger. Sur leur site Internet, les fonctions des membres du groupe sont clairement définies. Fabian est responsable des réservations, Sandro s’occupe des finances, Tobias prend en charge tout ce qui a trait à la technique et Philipp compose les chansons.

«Mon cousin et mon frère apprécient mes morceaux en suisse allemand», affirme Philipp Manser. «La plupart de mes idées sont accueillies avec un bel enthousiasme.» C’est avec le texte que l’auteur de Seerugge Feger commence un nouveau morceau. Le texte apporte à la chanson une atmosphère, une ambiance. Vient ensuite la mélodie, qui sert alors de base à la réalisation de l’accompagnement et de l’arrangement.

Le schwyzerörgeli remplace la guitare

Chaque lundi, le groupe se retrouve pour répéter. Les cartons d’œufs soigneusement collés au plafond témoignent de l’enthousiasme du groupe pour le travail manuel lors de l’aménagement de la salle de répétition au sous-sol de la maison familiale, où Philipp Manser et son frère habitent encore avec leurs parents dans une zone rurale du canton de Thurgovie.

Pendant les répétitions, les membres du groupe écoutent les idées musicales liées aux textes. «Après quelques mesures, je vois sur leurs visages si l’idée est bonne ou pas», explique Philipp Manser. Les idées qui ont plu sont développées ou bien des modifications sont apportées par le groupe pour adapter le morceau.

«Nous souhaitons que nos chansons témoignent de l’emblématique ‹patte Feger›, déclare le compositeur. «Par principe, nous utilisons le schwyzerörgeli plutôt que la guitare, dans la mesure du possible. Associé à la batterie et à la basse, il crée ainsi un groove particulier.» Leur musique doit avoir un son moderne, voilà l’objectif revendiqué par les quatre musiciens, qui affichent sur leur site Internet leur préférence pour les groupes Coldplay, AC/DC et Status Quo.

Des apparitions à la télévision et au Vatican

La «patte Feger» est de plus en plus reconnue dans le monde de la musique folk. «Nous avons déjà pu vivre des choses extraordinaires grâce au groupe», raconte Philipp Manser. Il se souvient volontiers de leur prestation sur le plateau de «Samschtig-Jass» à la télévision suisse, au Vatican lors de la fête de la Garde Suisse le 1er août, et bien évidemment lors du concours de jeunes talents du «Musikantenstadl», grâce auquel ils ont pu se produire fin 2014 au Gala télévisé «Silvesterstadl» à Graz.

Dans le cadre de son apparition au «Silvesterstadl», Seerugge Feger a pu enregistrer son premier album. Cet album «Made in Switzerland» a été réalisé en collaboration avec le producteur Uwe Alternuied, l’ex-joueur de synthé de Klostertaler. Il est disponible depuis 2015. Un nouvel album est actuellement en préparation.

Une adhésion à SUISA par hasard

Philipp Manser a reçu son premier schwyzerörgeli de la part de son oncle, qui le lui a offert alors qu’il n’était qu’un petit garçon et lui a également donné ses premières leçons. Il a ensuite suivi des cours au conservatoire durant de nombreuses années. Il se souvient avoir composé ses premiers morceaux pour la Formation Die jungen Manser Buebe à l’âge de 16 ou 17 ans.

Philipp Manser a rejoint SUISA enautomne 2015. «C’était une erreur», explique-t-il. «Nous avons supposé que la maison de disques m’avait inscrit depuis longtemps». C’est lorsqu’il a pris contact avec SUISA qu’il a constaté qu’il n’était pas inscrit. Il a alors adhéré à SUISA.

Depuis, il a reçu le premier décompte de SUISA au printemps. Les montants versés ne lui permettent pas d’entreprendre grand chose. Contester les subventions des musiciens n’est pour l’instant pas sujet à débat selon lui.

Le Petit Prix Walo, une étape de plus pour Seerugge Feger

«Nous nous demandons parfois comment nous réagirions si le groupe avait la chance de percer véritablement», déclare Philipp Manser. Pour l’instant, les membres du groupe ont tous une profession et ne se consacrent à la musique que pendant leur temps libre.

Depuis la sortie de leur premier album l’année dernière, le groupe se produit sur scène en moyenne trois à quatre fois par mois. Les demandes de concert sont plus nombreuses, mais les musiciens ne peuvent malheureusement pas toutes les satisfaire, et ceci par manque de temps. «Nous sommes bien occupés et satisfaits de la situation actuelle», affirme Philipp Manser. Les membres du groupe Seerugge Feger avancent pas à pas dans leur carrière musicale. Le Petit Prix Walo 2015 constitue une étape supplémentaire de leur parcours.

Site officiel du groupe: www.seeruggefeger.ch

Le Prix Walo est décerné depuis 1974 par les membres de l’association Show Szene Schweiz. Ce prix distingue les artistes suisses à succès dans différents domaines: pop/rock, hip hop, jazz/blues, musique de fanfare, cabaret/comédie, productions cinématographiques, théâtrales et télévisuelles et leurs acteurs. La 42e édition de remise du Prix Walo aura lieu le dimanche 8 mai 2016 au Kongresshaus de Zurich et sera retransmis en direct sur Star TV. SUISA soutient l’association Show Szene Schweiz.

Le tremplin du Prix Walo et le Petit Prix Walo sont destinés à promouvoir les talents suisses de Show Szene. Retrouvez toutes les informations concernant les inscriptions aux événements du tremplin du Prix Walo 2016 sur le site Internet du Prix Walo.

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MusicNet 2015 à Lugano: un événement musical à 360°

La 6e édition de MusicNet a eu lieu du 16 au 18 janvier 2015 à Lugano. L’unique salon de la musique de Suisse italienne a été, comme à l’accoutumée, consacré durant trois jours à la musique sous toutes ses facettes. La manifestation était organisée et présentée par l’«Area del turismo ed eventi della città di Lugano». Les organisateurs annoncent que 18 000 visiteurs ont fréquenté la manifestation cette année.

MusicNet-2015-Charlie-Roe-live

«SUISA aide des artistes indépendants comme moi à s’y retrouver dans le monde compliqué des droits d’auteur», explique la chanteuse/compositrice tessinoise Charlie Roe, qui s’est produite avec son groupe lors de l’apéro SUISA durant la soirée d’ouverture du MusicNet. (Photo: Erika Weibel)

MusicNet comporte traditionnellement trois volets: salon de la musique, partie consacrée à la danse, avec les écoles de danse et des ateliers de mouvement, et des concerts en soirée. Cette année, le domaine de la danse et les concerts ont connu un grand succès. De nombreux participants ont tournoyé frénétiquement lors des workshops de danse; les concerts en soirée ont été très fréquentés.

Les exposants présents au MusicNet constituent généralement une palette assez variée composée de vendeurs d’instruments, des stations de radio les plus importantes du Tessin, d’éditeurs de musique d’Italie et de Suisse, de groupes de musique locaux qui souhaitent se faire connaître et de sociétés d’autres domaines du business musical. SUISA est présente depuis trois ans à cet unique salon de la musique de Suisse italienne et y propose un stand. Nous avons malheureusement dû constater un net recul du nombre des stands lors de cette 6e édition du MusicNet.

Réseautage avec SUISA lors du MusicNet

Pour la deuxième fois, SUISA a invité lors de la soirée d’ouverture du salon, en collaboration avec le «Area del turismo ed eventi della città di Lugano», les créateurs de musique, les personnalités politiques et les organisateurs de concerts à une verrée informelle. Cet apéritif a donné aux nombreux visiteurs la possibilité d’entretenir certains contacts existants et d’en créer de nouveaux. L’événement était animé musicalement par le concert de Charlie Roe, membre de SUISA.

Un aperçu de la diversité de la création musicale au Tessin lors du concours de groupes

En plus de différents concerts de musiciens confirmés de Suisse et d’Italie, les prestations de 33 groupes tessinois émergeants ont été proposées dans le cadre du concours de groupes «Palco ai giovani»; le public a fait preuve d’une belle curiosité et les groupes ont été applaudis avec enthousiasme . Le concours «Palco ai giovani» est organisé depuis 1994 et offre un tremplin aux jeunes musiciens tessinois. Le grand nombre et la diversité des groupes qui ont participé à ce concours ces vingt dernières années mettent en évidence la richesse de la création musicale au Tessin.

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La 6e édition de MusicNet a eu lieu du 16 au 18 janvier 2015 à Lugano. L’unique salon de la musique de Suisse italienne a été, comme à l’accoutumée, consacré durant trois jours à la musique sous toutes ses facettes. La manifestation était organisée et présentée par l’«Area del turismo ed eventi della città di Lugano». Les organisateurs annoncent que 18 000 visiteurs ont fréquenté la manifestation cette année.

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«SUISA aide des artistes indépendants comme moi à s’y retrouver dans le monde compliqué des droits d’auteur», explique la chanteuse/compositrice tessinoise Charlie Roe, qui s’est produite avec son groupe lors de l’apéro SUISA durant la soirée d’ouverture du MusicNet. (Photo: Erika Weibel)

MusicNet comporte traditionnellement trois volets: salon de la musique, partie consacrée à la danse, avec les écoles de danse et des ateliers de...Continuer